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PUGET-SUR-DURANCE

84360

Département de Vaucluse

Arrondissement d'Apt

Canton de Cadenet

Communauté de Communes 

des Portes du Luberon

712 habitants

43° 45" 21' Nord

5° 16" 11' Est

 

Agenda

 

 

 

 

 

 

 

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FETE VOTIVE

Vendredi 21 juillet

Samedi 22 juillet

Dimanche 23 juillet

Extérieur

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Informations diverses

plandepuget

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Calendrier annuel des périodes

d'incinération des végétaux 

  14325-1-copie-1

#

Nouveaux horaires des déchèteries.

 

  4146-1

 

 

 

Bienvenue sur le blog de la Mairie de PUGET-SUR-DURANCE.

Vous pourrez accèder à toutes les informations concernant la Mairie , aux compte-rendus des réunions des différents Conseils Municipaux

et à toutes les décisions prises par votre nouvelle Municipalité.

Vous pouvez poser vos questions en faisant "ajouter un commentaire" et il vous sera répondu dans les cinq jours au même endroit.

Vos commentaires sont également les bienvenus.


Bonne visite !

Ouvertures et Permanences

 

Ouvertures de la Mairie

 

 

Nathalie et Manue vous recevront les :

 

Lundi de 9h à 12h30 et de 14h à 17h30

Mardi  de 14h à 17h30

Mercredi de 9h à 12h

Jeudi de 9h à 12h30

Vendredi de 9h à 12h30 et de 14h 17h30

Samedi de 9h à 12h

 


Permanences du Maire

 
sur rendez-vous .

 

Votre nouvelle équipe

 



Maire : Alain Sage

Premier adjoint : Jean-Daniel Duval

Deuxième Adjoint  : Danielle Faidy

Troisième Adjoint  : André Capanni

 

Quatrième Adjoint : Alain Blancheton

Conseillers Municipaux :

Jean-Claude Aoustin

Suzanne Bouchet
Christine Charbonnier

Nathalie Clausells
Christelle Fernandez

Gilbert Guérin
Sylvain Meyssard
Michèle Moulinet
Cathy Prost
Jean-Marie Scano

17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 08:49

 BIBLIOTHEQUE MUNICIPALE

HORAIRES D’OUVERTURE AU PUBLIC :
 
le samedi de 10h à 12h
(horaires d’hiver) de 9h30 à 12h à compter du 27 mars (horaires d’été)

le mercredi de 15h à 17h à compter du 23 mars
où Claire assurera une animation pour les enfants un mercredi sur 2.
Nous attendons confirmation d’une personne bénévole pour assurer la permanence le mercredi où Claire sera absente.
 
l’ouverture du lundi de 16h30 à 18h30 est supprimée pour quelques semaines, vous serez informés de la réouverture

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 08:04

 BIBLIOTHEQUE DE PUGET

Armelle Scano a terminé son contrat et ne peut plus assurer sa permanence en bibliothèque le mercredi de 10h à 12h. Actuellement, l’Etat ne permet plus de renouveler les contrats CAE.
Claire, notre professionnelle (aussi bibliothécaire à Lauris), peut assurer une permanence le mercredi après midi, tous les 15 jours, avec ouverture au public et petite animation pour les enfants entre 15h et 17h.
Nous sommes donc à la recherche d’une personne bénévole souhaitant donner un peu de son temps pour la bibliothèque afin d’assurer une ouverture au public un mercredi sur 2 de 15h à 17h à compter du 23 mai

Les nouveaux horaires de la bibliothèque municipale à compter du 14 mars 2011 :
 
Lundi            : 16 h 30 – 18 h 30
Mercredi    :  15 h    -    17  h                  (1 mercredi sur 2)
Samedi        :     9h     -    12 h
 
N’hésitez pas à venir,  de nombreuses nouveautés attendent petits et grands !

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 13:50

Bibliothèque Municipale de Puget

Coup de Projecteur N°54

                                   

                                                                                           Février 2011

 

Prêts de la BDP : Nouveaux titres disponibles suite à nos réservations.                       

                                     

« J’ai épousé un communiste »  de Philip Roth :

 

Le maccarthysme a beau déferler sur l'Amérique au tournant des années cinquante, Ira Ringold se croit à l'abri de la chasse aux sorcières. Non seulement parce que son appartenance au parti communiste est ignorée même de ses amis, mais surtout parce que l'enfant des quartiers pauvres de Newark, l'ancien terrassier au lourd passé, s'est réinventé en Iron Rinn, vedette de la radio, idéale réincarnation de Lincoln, et heureux époux de Eve Frame, ex-star du muet. Mais c'est compter sans la pression du pouvoir, sans les aléas du désir et de la jalousie, sans la part d'ombre que cachent les êtres les plus chers. Car si Ira a changé d'identité, Eve elle-même a quelque chose à cacher. Et lorsqu'une politique dévoyée contamine jusqu'à la sphère intime, les masques tombent et la trahison affecte, au-delà d'un couple, une société tout entière. Ne reste alors aux témoins impuissants, le frère d'Ira et son disciple fervent, le jeune Nathan Zuckerman, qu'à garder en mémoire ces trajectoires brisées, avant enfin, au soir de leur vie, de faire toute la lumière sur une page infâme de l'Amérique. Un roman qui rend justice à ces individus détruits par la tourmente des événements et qui décrit avec une rare puissance comment l'Histoire ébranle la trame même de nos existences

 

« La tache »  de Philip Roth :

 

Portrait d'une Amérique à la fois profonde et proche. Voilà le dessein de Philip Roth. Un portrait brossé sans mise à quatre épingles et à travers la figure centrale d'un professeur d'université, Coleman Silk, juif et noir à la peau claire, âgé de soixante et onze ans, accusé à tort de racisme puis à qui l'on reproche d'entretenir une relation avec une femme de trente-quatre ans, illettrée et agent d'entretien.

De quoi faire tache dans la bonne conscience américaine, dans les Berkshires, où "il reste des gens, des péquenots comme des universitaires, qui n'auront jamais le bon goût de renoncer à leurs vieilles valeurs pour se mettre au pas de la révolution sexuelle. Des pratiquants étriqués, des maniaques des convenances."

L'existence de Coleman, son destin et les êtres gravitant autour de lui ont valeur d'illustration, rapportée par une présence omnisciente, jugeant ici et là les personnages. Pour ce faire, Philip Roth se crée un double, Nathan Zuckerman, qu'il n'épargne pas d'impuissance sexuelle ni d'un cancer de la prostate... Jouant sur le présent, revenant au passé pour conter la jeunesse de Coleman, multipliant les regards, en saute-mouton de narrateur, Philip Roth passe en revue l'enlisement de la guerre du Vietnam et ses horreurs, la pêche à la ligne sur les lacs glacés, les arcanes de l'art noble (jab, droite, gauche, crochet et uppercut), la bouffonnerie du hasard, les cuistreries philologiques, bibliographiques et archéologiques des universitaires, jusqu'au scandale éclaboussant la Maison Blanche, émue et excitée par Monica Lewinsky, dite "Gorge profonde", "pompant généreusement le sexe" de Bill Clinton... Troisième volet (indépendant) d'un regard drôle et acerbe sur le Nouveau monde, après Pastorale américaine et J'ai épousé un communiste, c'est là le plus tragi-comique des romans de Roth. L'un des plus puissants aussi.

 

 

« Le baby-sitter » de Jean-Philippe Blondel :

 

Pour payer le loyer de son appartement, Alex, étudiant en anglais de 19 ans, a décidé de faire du baby-sitting.

Même si le choix est original et pas forcément simple pour convaincre les parents, les clients affluent rapidement.

Le bouche à oreille fonctionne à merveille car Alex a un véritable don.

Il a le chic pour bouleverser la vie des gens qu'il croise.

Il rabiboche les couples, sauve un enfant de la mort, redonne goût à la vie, le tout, sans même s'en rendre compte.

Le jeune homme est une sorte de bon génie qui dégage la joie de vivre qu'il n'a pas forcément au fond de lui.

Car Alex est perdu dans ses préoccupations de post-adolescent : la vie, la famille, les femmes, l'avenir.

Le jeune homme aura-t-il lui aussi la chance de voir un Alex changer sa vie ?

 

 

« Adieu au Connemara » de Hervé Jaouen :

 

Au lendemain de la grande famine d’Irlande de 1846, deux jeunes gens quittent tout pour tenter de rejoindre le Nouveau Monde. Ils embarquent sur un bateau d’émigrants. Les conditions de vie à bord sont terribles.

Refoulés dans tous les ports, ils finiront par échouer au Canada. Soutenus par un profond attachement mutuel, ils vont traverser les pires épreuves : l’hostilité, la haine d’officiers anglais, les tentatives d’assassinat, la maladie, la peur, la faim. William meurt des suites d’une fièvre étrange tandis que Joséphine donne naissance à une petite fille à Terre-Neuve.

Hervé Jaouen a signé de nombreux succès littéraires dont Que ma terre demeure (Prix Bretagne 2001). Il donne un éclairage essentiel et bouleversant sur une page de l’histoire irlandaise : la Grande Famine et l’émigration vers l’Amérique.

 

 

 « Ceux de Kers-Askol » de Hervé Jaouen :

 

Ceux de Ker-Askol raconte le destin tragique d'une jeune Bretonne, Maï-Yann, au début du XXe siècle. Encore enfant, elle a été séparée de sa soeur Jabel et conduite dans un couvent de Haute-Savoie. A l'âge du noviciat, un homme abuse de sa naïveté. Pour étouffer le scandale, les religieuses la renvoient en Bretagne, dans un hameau perdu, et scellent sa vie à celle d'un vieux garçon, mi-paysan mi-bedeau, autre âme en peine qui n'est pas le mari que Maï-Yann espérait. Dans les terres isolées de Ker-Askol, marquées par les saisons et le travail de la terre, le petit Martial va grandir " comme une bête sauvage, dans l'innocence de ses origines et dans l'ignorance de la folie de sa mère... ". Hervé Jaouen dépeint un monde en vase clos, où la religion exerce son emprise sur les esprits simples. Il ressuscite le passé, pas si lointain, d'un couple frappé de malédiction, dans une Bretagne impressionnante de réalisme. Un grand roman, sombre et digne, servi par une admirable écriture.

 

 

« Ciels de la baie d’Audierne » de Hervé Jaouen :

 

Tout allait bien pour les Mérour. Un quotidien paisible et heureux au cœur du pays breton, jusqu'à ce matin terrible où Mélodie voit son père, accusé des pires crimes, quitter le domicile familial encadré par des policiers. L'incrédulité cède rapidement la place à l'angoisse, la douleur, puis la colère... Sur la foi d'un témoignage improbable, l'existence de Mélodie et des siens sombre dans le chaos : père emprisonné, déménagement dans un quartier sordide, nouveau lycée, travail de nuit de la mère, mutisme inquiétant du petit frère. Après avoir touché le fond, la jeune fille trouvera-t-elle la force de renouer avec la vie, de retrouver sa dignité et de pardonner?

 

« L’attentat » de Yasmina Khadra :

 

Dans un restaurant bondé de Tel-Aviv, une femme fait exploser une bombe qu'elle dissimulait sous sa robe de grossesse. Toute la journée, le docteur Amine, Israélien d'origine arabe opère à la chaîne les innombrables victimes de cet attentat atroce. Au milieu de la nuit, on le rappelle d'urgence à l'hôpital pour lui apprendre sans ménagement que la kamikaze est sa propre femme. Il faudra l'audace rare de Yasmina Khadra pour oser aborder un tel sujet.

Dans ce roman extraordinaire, on retrouve toute la générosité d'un écrivain qui n'en finit pas d'étonner par son imaginaire et son humanisme.

 

Biographie de l'auteur

Yasmina Khadra, de son vrai nom Mohammed Moulessehoul, est né en 1955 dans la Sahara algérien. Il est aujourd'hui l'une des plus importantes voix du monde arabe et un digne ambassadeur de la langue française. Ses romans sont traduits dans dix-sept pays et rencontrent un intérêt grandissant. Les Hirondelles de Kaboul, traduit aux USA par John Cullen est soutenu par les plus importants libraires américains et canadiens, a été élu Meilleur livre de l'année aux Etats-Unis par le San Francisco Chronicle et le Christian Sciences Monitor. Le prix Nobel J.M. Coetzee voit en cet écrivain prolifique un romancier de premier ordre.

 

Le dahlia noir » de James Ellroy – roman policier -

 

Le 15 janvier 1947, la police de Los Angeles trouve sur un terrain vague le cadavre nu d'une femme de 22 ans, Betty Short. Le corps est sectionné en deux au niveau de la taille, vidé de ses organes et de son sang, il présente de nombreuses lacérations et brûlures, notamment aux seins, et la bouche a été ouverte d'une oreille à l'autre. La police met toutes ses forces sur ce meurtre qui, à cause de la tendance de la victime à se vêtir de noir, devient "l'affaire Dahlia noir". Elle va faire la une du Herald Express pendant douze semaines.

 

 

 

 

 

 

 

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 17:47

Bibliothèque Municipale de Puget

Coup de projecteur n° 53

 

 

Février 2011

NOUVELLES  ACQUISITIONS

 

ROMANS :

« Ouragan » de Laurent Gaudé

A La Nouvelle-Orléans, alors qu'une terrible tempête est annoncée, la plupart des habitants fuient la ville. Ceux qui n'ont pu partir devront subir la fureur du ciel. Rendue à sa violence primordiale, la nature se déchaîne et confronte chacun à sa vérité intime : que reste-t-il en effet d'un homme au milieu du chaos, quand tout repère social ou moral s'est dissous dans la peur ? Seul dans sa voiture, Keanu fonce vers les quartiers dévastés, au coeur de la tourmente, en quête de Rose, qu'il a laissée derrière lui six ans plus tôt et qu'il doit retrouver pour, peut-être, donner un sens à son existence... Dans un saisissant décor d'apocalypse, Laurent Gaudé met en scène une dizaine de personnages qui se croisent ou se rencontrent. Leurs voix montent collectivement en un ample choral qui résonne comme le cri de la ville abandonnée à son sort. Roman ambitieux à l'écriture empathique et incantatoire, Ouragan mêle la gravité de la tragédie à la douceur bienfaisante de la fable pour exalter la fidélité, la fraternité, et l'émouvante beauté de ceux qui restent debout.

« Le goût des pépins de pomme » de Katharina Hagena

A la mort de Bertha, ses trois filles, Inga. Harriet et Christa, et sa petite-fille, Iris, la narratrice, se retrouvent dans leur maison de famille, à Bootshaven, dans le nord de l'Allemagne, pour la lecture du testament. A sa grande surprise, Iris hérite de la maison et doit décider en quelques jours de ce qu'elle va en faire. Bibliothécaire à Fribourg, elle n'envisage pas, dans un premier temps, de la conserver. Mais, à mesure qu'elle redécouvre chaque pièce, chaque parcelle du merveilleux jardin qui l'entoure, ses souvenirs se réveillent, reconstituant l'histoire émouvante, parfois rocambolesque, mais essentiellement tragique, de trois générations de femmes. Katharina Hagena nous livre ici un grand roman sur le thème du souvenir et de l'oubli.

Biographie de l'auteur

Katharina Hagena est née en 1967. Spécialiste de l'oeuvre de Joyce, elle enseigne la littérature anglaise et allemande à l'université de Hambourg.

« Cet été là » de Véronique Olmi

Comme chaque année, trois couples d'amis passent le 14 Juillet au bord de la mer, en Normandie. C'est un rite immuable et léger. Une parenthèse joyeuse.

Cet été-là, pourtant, un adolescent inconnu surgit et s'immisce dans leur petit groupe pour raviver, peut-être malgré lui, des culpabilités anciennes, des blessures, des secrets. En quelques jours, le destin de ces êtres va basculer.

Cet été-là est un roman sur la fragilité des existences que l'on voudrait heureuses - mais dont les failles se creusent au rythme des mensonges et des compromis. C'est un roman vrai sur la solitude, lorsque le temps a passé, lorsque la lucidité a remplacé l'insouciance, et les doutes la jeunesse. Etre un homme. Etre une femme. Sait-on seulement ce que c'est ? Et comment l'on y parvient ?

« Marina » de Carlos Ruiz Zafon

Cette fois Zafon nous convie dans le Barcelone d'aujourd'hui, cependant la plume demeure, l'atmosphère qu'il sait imposer aux lieux reste tout aussi efficace, et la magie de l'ensemble nous plonge inlassablement dans son roman, à l'instar de ces deux précédents, pour ne plus nous lâcher.

Il y est toujours question de demeures somptueuses et vaporeuses du passé, de cimetière introuvable, de personnages gothiques, de mystères insondables et autres curiosités, mais il est préférable de ne rien dévoiler. Car en vérité, il est si délicieux de se laisser porter par Zafon, le laisser nous guider le long de ruelles inquiétantes, alors à quoi bon vous priver de tout cela !

« La chute des géants » « Le siècle » Tome 1 de Ken Follett

Ken Follett nous plonge dans l'une des périodes les plus captivantes et les plus violentes de l'Histoire... La grande aventure du XXe siècle, telle que personne ne l'a jamais racontée. En 1911, les grandes puissances vivent leurs derniers instants d'insouciance. Bientôt la guerre va déferler sur le monde... De l'Europe aux Etats-Unis, du fond des mines du pays de Galles aux antichambres du pouvoir soviétique, en passant par les tranchées de la Somme, cinq familles vont se croiser, s'unir, se déchirer, au rythme des bouleversements de l'Histoire. Passions contrariées, rivalités et intrigues, jeux politiques et trahisons... Cette fresque magistrale explore toute la gamme des sentiments humains à travers le destin de personnages exceptionnels, visionnaires et ambitieux... Billy et Ethel Williams, Lady Maud Fitzherbert, Walter von Ulrich, Gus Dewar, Grigori et Lev Pechkov vont braver les obstacles et les peurs pour s'aimer, pour survivre, pour tenter de changer le cours du monde. Entre saga historique et roman d'espionnage, drames amoureux et lutte des classes, ce premier volet du Siècle raconte une vertigineuse épopée où l'aventure et le suspense rencontrent le souffle de l'Histoire...

Biographie de l'auteur

Ken Follett, né au pays de Galles en 1949, compte parmi les plus grands auteurs de thrillers et de romans d'espionnage (L'Arme à l'oeil, Les Lions du Panshir, Le Réseau Corneille, Le Troisième Jumeau...), mais c'est avec ses romans historiques Les Piliers de la terre et Un monde sans fin qu'il a connu ses plus grands succès: vingt millions d'exemplaires vendus à travers le monde. Plusieurs de ses livres ont été adaptés au cinéma. Il vit à Stevenage, en Angleterre, avec son épouse députée travailliste.

La grand-mère de Jade » de Frédérique Deghelt

Quand Jade, une jeune femme moderne, " enlève " sa grand-mère pour lui éviter la maison de retraite et fait habiter à Paris celle qui n'a jamais quitté la campagne, beaucoup de choses en sont bouleversées. A commencer par l'image que Jade avait de sa Mamoune, si bonne, si discrète... Une histoire d'amour entre deux femmes, deux générations, au dénouement troublant...

Biographie de l'auteur

Journaliste et réalisatrice de télévision, Frédérique Deghelt est l'auteur de plusieurs romans, dont La vie d'une autre et La nonne et le brigand. La grand-mère de Jade a été récompensé par les prix Solidarité et Chronos 2010.

« La Mecque – Phuket » de Saphia Azzeddine

Quel bonheur!!! SA a le chic pour dire des choses fondamentales avec légèreté et humour. De formules qui claquent, en dialogues hilarants, la Mecque-Phuket est bien plus que ce que j'ai pu en lire dans différents articles de presse. Et n'en déplaise à certains, c'est de la littérature. Réconcilier ceux qui ne lisent plus avec le simple geste d'ouvrir un livre, c'est déjà immense. Car les livres de SA ne sont pas prétentieux, la forme et le fond sont privilégiés (là ou d'autres nous ennuient qu'avec la forme) et surtout on ne peut plus les lâcher. Fairouz est énervée et ça fait un bien fou car elle dit tout ce qu'on pense coincée dans le trafic ou dans le métro ou quand on allume la télé. Le passage sur Ni putes ni soumises est irrésistible de bon sens (aïe, ça fait mal) et le tourisme de masse et le milieu de la mode s'en prennent plein la figure aussi. Merci SA de nous faire rire, réfléchir et lire. Commentaire d’une lectrice sur le site d’amazon.fr

« Les Petits » de Christine Angot

Hélène et Billy se rencontrent. Elle est d'origine européenne, a une fille, il vient de Martinique, il est noir, a un groupe de reggae, vit en électron libre. Cela se passe simplement, ils s'installent ensemble, ont une fille, Clara. Puis un deuxième enfant, puis trois et quatre. Elle a arrêté de travailler, prend les rênes de l'appartement, s'embarque dans le bouddhisme. Il connaît des hauts et des bas professionnels. Les mois passent, l'entente s'érode, l'air de rien. Les petits les réunissent et les divisent. Parfois il disparaît, plusieurs jours, parfois elle le harcèle, pendant des heures. L'hostilité croissante entre un homme et une femme, la violence quotidienne entre un père et une mère, les manipulations et déchirements qu'éveillent les enfants, d'abord dans des disputes qui dégénèrent et dont ils sont témoins, puis dans un procès dont ils sont l'enjeu : la narratrice restitue ces scènes, tantôt de manière tendre, tantôt implacable. Quand ellemême partage la vie de Billy, elle l'accompagne pour voir les petits pendant les quelques heures de visite obtenues après des mois de lutte. Elle investit son récit avec un souci de véracité et de modernité saisissantes. L'écriture s'impose ici avec une émotion contenue et une clairvoyance remarquable : seul l'amour qui lie deux êtres ou qui s'attache à des enfants peut affronter l'existence, lorsqu'elle est devenue invivable. Il semble que, ces temps-ci, seul soit de mise un discours positif sur la puissance féminine, le côté sombre n'est jamais évoqué et l'utilisation par certaines femmes de leur pouvoir maternel tentaculaire n'est jamais souligné.

ESSAIS

«Le trottoir au soleil » de Philippe Delerm

Le trottoir au soleil s’inscrit dans la lignée des textes brefs, La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules, La sieste assassinée, Dickens, barbe à papa et autres nourritures délectables… qui ont fait le succès de Philippe Delerm. Avec la même minutie que dans les recueils précédents, il évoque ces petits éclats de vie qui

font la trame des jours heureux : le miroitement du soleil sur l’eau, les moments passés avec un enfant, les arrivées à Paris sous la verrière de la gare Saint-Lazare… une pure merveille, ce nouveau Delerm! a savourer lentement, délicatement, ce n'est pas la madeleine de Proust mais un bouquet de sensations, souvenirs, sentiments et juteuses observations.... a lire absolument et sans modération!

« Indignez-vous ! » de Stéphane Hessel

Pour Stéphane Hessel, le « motif de base de la Résistance, c était l indignation. » Certes, les raisons de s indigner dans le monde complexe d aujourd hui peuvent paraître moins nettes qu au temps du nazisme. Mais « cherchez et vous trouverez » : l écart grandissant entre les très riches et les très pauvres, l état de la planète, le traitement fait aux sans-papiers, aux immigrés, aux Roms, la course au toujours plus , à la compétition, la dictature des marchés financiers et jusqu aux acquis bradés de la Résistance retraites, Sécurité sociale... Pour être efficace, il faut, comme hier, agir en réseau : Attac, Amnesty, la Fédération internationale des Droits de l homme... en sont la démonstration.

 

BIOGRAPHIE

« L’affaire de l’esclave Furcy » de Mohammed Aissaoui

Le 16 mars 2005, les archives concernant " L'affaire de l'esclave Furcy " étaient mises aux enchères, à l'hôtel Drouot. Elles relataient le plus long procès jamais intenté par un esclave à son maître, trente ans avant l'abolition de 1848. Cette centaine de documents - des lettres manuscrites, des comptes rendus d'audience, des plaidoiries - illustrait une période cruciale de l'Histoire. Les archives révélaient un récit extraordinaire : celui de Furcy, un esclave âgé de trente et un ans, qui, un jour d'octobre 1817, dans l'île de la Réunion que l'on appelle alors île Bourbon, décida de se rendre au tribunal d'instance de Saint-Denis pour exiger sa liberté. Après de multiples rebondissements, ce procès, qui a duré vingt-sept ans, a trouvé son dénouement le samedi 23 décembre 1843, à Paris. Malgré un dossier volumineux, et des années de procédures, on ne sait presque rien de Furcy, il n'a laissé aucune trace, ou si peu. J'ai éprouvé le désir - le désir fort, impérieux - de le retrouver et de le comprendre. De l'imaginer aussi.

Biographie de l'auteur

Mohammed Aïssaoui est journaliste au Figaro littéraire.

 

ROMANS POLICIERS

« L’enfant allemand » de Camilla Läckberg

Pourquoi la mère d'Erica avait-elle conservé une médaille nazie ? Erica contacte un vieux professeur retraité à Fjällbacka pour essayer de comprendre l'histoire. Quelques jours plus tard, l'homme est assassiné. La visite d'Erica a-t-elle déclenché un processus qui gêne et qui, en tout cas, remue une vieille histoire familiale ? Patrik Hedström, en congé parental, ne va pas rester inactif.

« Règle n°1 » de Robert Crais

Quand des bandes rivales venues d'Europe de l'Est sèment la terreur et les cadavres dans les beaux quartiers de Los Angeles... Un thriller aussi oppressant qu'efficace, qui nous dévoile les zones d'ombre de Joe Pike, fidèle acolyte d'Elvis Cole. Le LAPD est sur les dents : Frank Meyer, un homme d'affaires sans histoires, est sauvagement assassiné avec toute sa famille. Seul témoin : Ana, la fille au pair serbe, qui agonise à l'hôpital. L'enquête piétine, jusqu'au jour où l'agent Terrio découvre un lien qui unit Frank Meyer à Joe Pike. Les deux hommes sont d'anciens mercenaires. De vieux amis aussi... Déterminé à venger la mort de Meyer, Pike va se replonger dans un passé qu'il pensait enterré à jamais... Meurtres, prostitution, enlèvement d'enfant, trafic d'armes... Pour lutter contre la mafia serbe, Joe Pike devra en apprendre les codes. Règle numéro un : être prêt à tout sacrifier, même les siens...

Biographie de l'auteur

Robert Crais est né en Louisiane et vit en Californie. Avec L.A. Requiem, Indigo Blues, Un ange sans pitié, Otages de la peur, adapté au cinéma, Le Dernier Détective, L'Homme sans passé, Deux minutes chrono, Mortelle protection et A l'ombre du mal (tous publiés chez Belfond et repris par Pocket), il s'est imposé parmi les plus grands noms de la littérature policière d'aujourd'hui, à l'égal d'un Ellroy ou d'un Connelly.

« Blanc comme la nuit » de Ann Cleeves

Dans un coin perdu d'archipel écossais, un polar insomniaque et virtuose, une nouvelle enquête de Jimmy Perez, flic taciturne et compatissant, dont le métier s'accorde mal avec un encombrant complexe de bon Samaritain... Macabre découverte à Biddista, petit hameau des Shetland. Dans une cabane de pêcheur, le corps d'un homme, pendu. Fait étrange, son visage est dissimulé par un masque de clown. Pour l'inspecteur Jimmy Perez, l'affaire s'avère d'autant plus délicate que personne ne semble connaître la victime. Une chose est sûre, il ne croit pas au suicide. Mais, malgré les renforts, les investigations piétinent. C'est alors qu'un nouveau corps est retrouvé au pied de la falaise. Le cadavre de Roddy, l'enfant chéri de l'île, un jeune violoniste célèbre. Quel lien peut bien unir ces deux crimes ?Y aurait-il un tueur en série à Biddista ? Durant ces jours étranges où le soleil ne se couche jamais, Jimmy Perez n'aura pas trop de sa légendaire ténacité et de son art de la psychologie pour faire la lumière sur le passé d'une petite communauté en apparence idyllique...

Biographie de l'auteur

Ann Cleeves est l'auteur prolifique de quatre séries policières rassemblant plus de vingt romans, parmi lesquels les enquêtes de Vera Stanhope et le quartet des Shetland. En 2006, elle reçoit le prestigieux prix Duncan Lawrie Dagger du meilleur roman policier pour Noire solitude (Belfond, 2009). Elle vit aujourd'hui avec son mari et leurs deux filles dans le Yorkshire. Après Des vérités cachées (2008 ; Pocket, 2009), Morts sur la lande (2008 ; Pocket, 2010) et Noire solitude, Blanc comme la nuit est son quatrième roman publié chez Belfond.

« L’inconnu du Grand Hôtel » de Jean Contrucci

Le 8 janvier 1898, l’avocat d’affaires Louis Natanson, très lié aux milieux de l’armement, confie à son épouse Hélène à son meilleur ami, le négociant Jacques Bernès, l’imminence d’un rendez-vous avec un client qui, en l’échange d’un contrat juteux lui a demandé la discrétion absolue. L’avocat disparaît. Les recherches demeurent vaines.

Jusqu’au jour où une lettre parvient à la Justice. Un certain Henry Brougham – le client en question - s’accuse d’avoir tué accidentellement l’avocat. On découvre la dépouille de Louis Natanson dans une maison isolée où il avait l’habitude de donner des rendez-vous discrets. Sauf qu’Henry Brougham semble n’avoir jamais existé. Qui se cache derrière cette fausse identité ? L’assassin… ou le commanditaire du meurtre de l’avocat ?

Dix ans plus tard, Raoul Signoret est abordé par un étrange jeune homme : c’est Guillaume, le fils de Natanson. Il demande au reporter de reprendre l’enquête à son compte. Avec l’aide de son oncle, Eugène Baruteau, chef de la police marseillaise, aux prises avec la création des fameuses Brigades du Tigre réclamées par Clémenceau, Raoul va dénouer les fils d’un complot machiavélique qui le fera remonter jusqu’aux véritables auteurs de l’assassinat C’est une fois de plus Cécile, l’épouse du reporter, qui mettra celui-ci sur la bonne voie : celle qui conduit à la résolution de l’énigme.

Après avoir enquêté dans Le vampire de la rue des Pistoles, au long des rues du plus vieux quartier de France, celui du Panier, peuplé de petites gens, Raoul Signoret nous entraîne dans ce neuvième épisode des Nouveaux Mystères de Marseille dans les milieux affaires et la grande bourgeoisie au temps où le grand port était la Porte de l’Orient.

Biographie de l'auteur

Jean Contrucci vit dans la cité phocéenne. Les Nouveaux Mystères de Marseille conquièrent chaque année depuis 2002 un public de plus en plus enthousiaste.

« L’honneur de Sartine » de Jean-François Parot

1780, la France en guerre aux côtés des Insurgents américains peine à financer les opérations maritimes contre l’Angleterre. Alors qu’il affronte la colère du peuple au cimetière des Innocents où les cadavres croulent dans les maisons, Nicolas Le Floch est appelé pour enquêter sur la mort suspecte d’un ancien contrôleur général de la marine.

Que dissimule cet apparent accident domestique ? Quels secrets divisent la famille de Ravillois ? Qu’a-t-on dérobé dans la chambre du défunt où se rencontrent tant d’étranges indices ? Pourquoi de précieux vases chinois disparaissent-ils? Que redoutent le roi, Sartine et Necker pour s’intéresser autant à l’affaire ? Dans cet imbroglio, quels rôles jouent financiers, traitants et l’ennemi anglais ?

 De Versailles aux Porcherons, de la basse-geôle aux hôtels particuliers du nouveau Paris, le commissaire des Lumières et ses amis, anciens et nouveaux, se mettront en chasse, affrontant les embûches d’un dangereux adversaire aux multiples apparences avant un dénouement surprenant. Face aux périls, aux cabales et aux menaces de défaveur, cette neuvième enquête sera aussi l’occasion pour Nicolas Le Floch, acteur et témoin du siècle, d’un poignant retour sur lui-même.

« Du bois pour les cercueils » de Claude Ragon – Prix quai des Orfèvres 2011.

Le commissaire Gradenne prend froid dans l’hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine…

Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d’une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts !

Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d’un Poulsard… ? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d’âge sans beaucoup d’affinage à la PJ, mais avec du… nez, avisé et goûteux !

Biographie de l'auteur

Ingénieur dans l'industrie de transformation du bois, Claude Ragon connaît à coeur le massif jurassien, ses habitants et leur caractère âpre. Cet univers minéral, végétal et humain inspire une écriture également rude et attachante.

« Temps mort » de Harlan Coben

Jouer les gardes du corps pour Brenda Slaughter, jeune espoir du basket féminin menacée par des coups de fils anonymes ? Pas vraiment le genre de Myron Bolitar, ex-agent du FBI. Sauf circonstances particulières : à vingt ans d'intervalle, Brenda a vu Anita, sa mère et son père - ancien mentor de Myron -, se volatiliser mystérieusement. A l'époque de sa disparition, Anita travaillait pour la puissante dynastie Bradford. Le début d'une piste... Mais à l'heure où l'un des fils Bradford se présente au poste de gouverneur, personne ne semble vouloir se pencher sur la question. Sauf Myron...

« Peur noire » de Harlan Coben

Alors que sa vie professionnelle comme agent sportif semble piétiner, et que son père se remet non sans mal d'un infarctus, Myron Bolitar est brutalement précipité dans une affaire dont il se serait bien passé. Son ex-petite amie, Emily Downing, qui l'avait plaqué pour aller épouser son pire ennemi, resurgit dans sa vie en réclamant son aide : elle a un fils de 13 ans atteint de l'anémie de Fanconi. Seule une greffe de moelle osseuse pourrait désormais le sauver. Sauf que le donneur compatible inscrit au fichier est introuvable. Pire, il semble vouloir se cacher. De qui ? Pour quelle raison ? Flanqué de sa garde rapprochée, Myron Bolitar plonge au coeur d'une histoire familiale sombre et vénéneuse, qui l'implique de manière très... personnelle

 

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 15:34

Bibliothèque Municipale de Puget

Coup de projecteur n° 52

                        Octobre 2010

 

Soucieuse de satisfaire le mieux possible votre soif de lectures, la bibliothèque municipale vous propose de nouveaux livres : des achats récents et de nouveaux prêts de la BDP. Nous vous les présentons dans la liste ci-dessous.

 

ROMANS

Nouvelles acquisitions :

 

« Infrarouge » de Nancy Huston 

Artiste et reporter-photographe, Rena Greenblatt rejoint à Florence son père Simon et sa belle-mère Ingrid pour une semaine de promenades parmi les splendeurs de la Renaissance. Maisl'idylle n'est pas au rendez-vous. Naguère scientifique brillant, Simon est désormais un homme fatigué à l'élocution hésitante, et sa femme - solide nature batave - semble peu réceptive aux chefs-d'oeuvre toscans. Le couple parental traîne la patte. Et Rena, toute au regret de Paris et de son jeune amant Aziz, s'impatiente. Alors lui viennent quantité de souvenirs, fantasmes et pensées secrètes qu'elle ne petit partager qu'avec Subra, son "amie spéciale", son double, son invisible confidente. Seule Subra sait à quels infrarouges réagit Rena : désir et déchirements de la maternité, beauté et liberté du sexe, émotion devant les corps masculins débarrassés de leurs oripeaux machistes, et que Rena adore photographier dans l'abandon de la jouissance... Deschapitres vifs et brefs mêlent présent et passé, révoltes en banlieue parisienne (on est en octobre 2005) et insurrection intime, retours du refoulé - l'enfance émerveillée et endolorie, l'adolescence saccagée - et mirages de la clairvoyance. Ainsi, infrarouge raconte deux voyages : celui, désopilant, de vacances ratées, et celui, plus sombre et passionné, qui explore les liens et les conflits familiaux, les codes féminin et masculin, les archétypes trompeurs et les vérités inavouées.

« En attendant Babylone » de Amanda Boyden

''Un roman fort et émouvant, qui est aussi le portrait de La Nouvelle-Orléans d'avant Katrina à travers les destinées de quelques habitants d'une rue d'un quartier défavorisé.
Ces voix, qu'Amanda Boyden anime avec talent et maîtrise, sont celles d'une Babylone américaine qui bataille et prend la vie à bras le corps, les délices comme les désastres.''
Publishers Weekly
Eté 2004 : Orchid Street est en train de changer. Ariel May et son mari juste arrivés du Minnesota essaient de prendre la mesure de leur nouvelle ville. Depuis sa véranda, Philomenia Beauregard observe ses nouveaux voisins, les Gupta, originaires d'Inde, qui emménagent dans l'une des plus grandes maisons. De l'autre côté de la rue, un adolescent noir vient de sortir de maison de correction. Plus loin, Cerise Brown espère juste finir ses jours tranquillement.

Mais un incident va venir perturber le calme apparent de ce quartier et tandis que l'ouragan destructeur s'annonce au loin, de nouvelles tensions apparaissent, des relations évoluent et le destin de ces familles bascule, pour le meilleur ou pour le pire.

 

A travers cinq voix, En attendant Babylone raconte une année dans Orchid Street, mais c'est avant tout le portrait d'une Amérique fissurée par les différences de races et de classes, une Amérique qui nous ressemble étrangement.

« Dans la nuit brune » de Agnès Desarthe 

Jérôme est un homme calme. C'est du moins ce qu'il croit. Lorsque l'amoureux de sa fille Marina meurt dans un accident, il tombe dans une profonde agitation. Que faire du chagrin de Marina ? D'autres secousses, de plus en plus fortes, viennent ébranler la vie de Jérôme. II doit alors se rendre à l'évidence : de lui-même et de ses origines, il ne sait rien, sinon qu'il fut recueilli jadis, errant dans les bois, par un couple qui l'adopta. D'où vient Jérôme, l'enfant sauvage ? Pour le savoir, il lui faudra plonger à nouveau dans la nuit brune, guidé par un étrange mentor. Dans ce livre, un homme doit se confronter à des forces qui le dépassent, et qui portent des noms si anciens qu'ils ont presque perdu leur sens, comme Eros ou Thanatos. Pour lui, l'Histoire est vraiment un cauchemar dont il essaie de s'éveiller. Usant de toutes les ressources du romanesque, sans se priver de celles du conte, Agnès Desarthe ne cesse de nous surprendre et de nous enchanter.

« L’atlas des inconnus » de Tania James

Linno et Anju sont deux adolescentes qui grandissent au Kerala, en compagnie de leur père et de leur grand-mère. Leur mère est morte alors qu’elles n’étaient encore que des enfants.

Anju, la plus jeune, possède un fort caractère. Elle souhaite plus que tout quitter l’Inde pour aller étudier à New York. L’aînée, Linno, est très introvertie, peut-être en raison de son handicap : enfant, elle a perdu une main en jouant avec des pétards. Ainsi, quand une Américaine vient leur proposer une bourse pour passer une année dans une école d’art à New York, Anju, prête à tout pour obtenir ce passeport vers l’Amérique, s’approprie les superbes dessins de Linno. Elle partira à New York, laissant sa soeur meurtrie par cette trahison.

De nombreux aléas vont ponctuer l’odyssée new-yorkaise d’Anju et la rencontre avec Bird, jeune femme qui a bien connu leur mère dans sa jeunesse, va bouleverser l’histoire de cette famille.

Tout en maintenant une tension très forte de bout en bout, Tania James nous conte les destins de trois femmes : Anju et Linno doivent choisir le monde dans lequel elles souhaitent vivre, entre modernité occidentale et traditions indiennes, tandis qu’on entend parallèlement la voix de leur mère, Gracie, dont les dilemmes vingt ans plus tôt résonnent encore dans la vie de ses filles.

Ce premier roman a été remarqué pour son style plein de pudeur, d’élégance, dont la charge émotive ne va pas sans drôlerie et légèreté.

« Sukkwand Island » de David Vann

Une île sauvage du sud de l'Alaska, accessible uniquement par bateau ou par hydravion, tout en forêts humides et montagnes escarpées. C'est dans ce décor hostile que Jim décide d'emmener son fils de treize ans pour y vivre dans une cabane isolée, une année durant. Après une longue succession d'échecs personnels, c est l'occasion de renouer avec ce garçon qu'il connaît si mal.

Les dangers auxquels ils sont confrontés et les défail- lances du père ne tardent pas à transformer ce séjour en cauchemar. Alors que la situation devient vite hors de contrôle, le fils assiste peu à peu au naufrage de son père et commence à prendre les choses en main. Jusqu'au drame violent et imprévisible qui scellera leur destin.

Sukkwan Island est une histoire de désolation et de survie au suspense insoutenable. Avec ce roman poignant qui nous entraîne au coeur des ténèbres de l'âme humaine, David Vann s'installe d'emblée parmi les jeunes auteurs américains de tout premier plan.

« Musashi : La pierre et le sabre et La parfaite lumière » de Eiji Yoshikawa

Dans le Japon du XVIIe siècle, le jeune Takezó devient le samouraï Miyamoto Musashi et n'a plus qu'un seul but : tendre à la perfection. Dépasser ses sentiments et persévérer pour s'améliorer, se perfectionner et parvenir à comprendre le sens profond de la vie en développant son art, l'art du combat. Duel après duel, il crée son propre style. Son parcours initiatique, mariant aventures, amour et quête de soi, nous entraîne dans une grande fresque épique. Un chef-d'œuvre !

Biographie de l'auteur

Né au Japon en 1892, il publie à vingt ans ses premiers textes dans des revues de Tokyo. Sa carrière littéraire féconde fera de lui l'un des plus grands romanciers japonais du XXe siècle. Eiji Yoshikawa meurt en 1962, couvert de gloire.

« Demain dans la bataille pense à moi » de Javier Marias

Divorcé depuis peu, Victor, scénariste pour la télévision, et nègre à l'occasion, est invité un soir à dîner chez Marta, mariée, mère d'un enfant. Alors qu'ils sont dans la chambre " à demi vêtus et à demi dévêtus ", Marta se sent de plus en plus mal, jusqu'à agoniser et mourir. À trois heures du matin, dans un appartement inconnu à Madrid, que doit faire Victor ? Se débarrasser du cadavre ? Prévenir le mari ? Réveiller l'enfant endormi ? Victor choisira de fuir. Avant de se laisser mener par les événements, certains inoffensifs, d'autres périlleux. Sur une trame d'une extrême originalité, Javier Marias réussit une intense variation sur des sujets qui nous touchent tous : la dissimulation, le mensonge, l'ignorance de ce qui nous fait agir, le rejet de ceux que nous avons aimés.

Biographie de l'auteur

Javier Marias, né à Madrid en 1951, est l'une des figures majeures de la littérature espagnole et européenne actuelle. Il est l'auteur d'une dizaine de romans, dont L'homme sentimental, prix Herralde du roman en 1986, Le roman d'Oxford, prix de la ville de Barcelone en 1989, Un coeur si blanc, prix de la Critique 1993 en Espagne et prix international de littérature Impac Dublin en 1997, et Demain dans la bataille pense à moi, prix Femina étranger en 1996. Il est également traducteur, notamment de Tristram Shandy de Sterne pour lequel il reçut le prix national de la Traduction en 1979. Il a enseigné la littérature à Oxford et à Wellesley College. Il vit actuellement à Madrid.

« Proses de l’almanach provençal » de Frédéric Mistral

Récits joyeux, facéties, sornettes, gausseries et gaudrioles, contes ou proses légères, expriment avec justesse et saveur l'âme et le génie de la Provence. Son grand poète, Frédéric Mistral, pour avant tout apporter joie, coulas et passe-temps à tout le peuple du Midi, publia l'essentiel de ses textes en prose, sous divers pseudonymes, dans le célèbre Armana prouvençau. Impossible de dire, écrit-il dans Mes Origines - Mémoires et Récits, le soin, le zèle, l'amour-propre que Roumanille et moi avions mis sans relâche à ce cher petit livre, pendant les quarante premières années (...) et si le peuple provençal, un jour, pouvait disparaître, sa façon d'être et de penser se retrouverait telle quelle dans l'almanach des félibres. Ces proses d'almanach, destinées à un large public, épris de traditions populaires, sont autant de témoignages de la renaissance littéraire provençale au XIXe siècle. Elles furent publiées en trois volumes, divisés chacun en sept gerbes, bien des années après la mort de Mistral, chez Bernard Grasset. Pierre Devoluy (1862-1932), mistralien fervent, grand animateur du mouvement félibréen, majoral puis capoulié de 1901 à 1909, se chargea d'en assurer l'édition et de les traduire en français.

Biographie de l'auteur

Frédéric Mistral (1830-1914), poète majeur, né et mort à Maillane, prix Nobel 1904, fut aussi le chef d'école de la renaissance de la poésie provençale connue sous le nom de Félibrige.

 

Prêts de la BDP :

 

« Sépharade » de Eliette Abécassis

Peut-on échapper à son destin ? A celui qu'on choisit pour vous ? se demande Esther Vital. Juive marocaine née à Strasbourg, écrasée par le poids de la tradition et de la famille, mais aussi déchirée par la nostalgie des paradis abandonnés - l'Espagne de Cordoue à Tolède, le Maroc, de Mogador à Fès -, Esther tente de savoir qui elle est, dans l'illusion de la liberté. Lorsqu'elle choisit l'amour comme évasion, tout ce à quoi elle pensait avoir échappé la rattrape. La veille de son mariage, vêtue de la robe pourpre des promises sépharades, Esther découvre les maléfices du mauvais oeil, et le terrible secret qui la marque... A travers cette quête des origines, Eliette Abécassis explore avec émotion et érudition l'histoire des juifs marocains, depuis l'Inquisition jusqu'à l'époque contemporaine, leurs rivalités, leur culture et leurs croyances. Voici le grand roman du monde sépharade.

«L’insomnie des étoiles » de Marc Dugain

Automne 1945, alors que les Alliés se sont entendus pour occuper Berlin et le reste de l'Allemagne, une compagnie de militaires français emmenée par le capitaine Louyre investit le sud du pays. En approchant de la ville où ils doivent prendre leurs quartiers, une ferme isolée attire leur attention. Les soldats y font une double découverte : une adolescente hirsute qui vit là seule, comme une sauvage, et le corps calciné d'un homme. Incapable de fournir une explication sur les raisons de son abandon et la présence de ce cadavre, la jeune fille est mise aux arrêts. Contre l'avis de sa hiérarchie, le capitaine Louyre va s'acharner à connaître la vérité sur cette affaire, mineure au regard des désastres de la guerre, car il pressent qu'elle lui révélera un secret autrement plus capital.

« Farrago » de Yann Apperry - Prix Goncourt des Lycéens 2003 –

Soudain, une étoile filante a traversé le ciel de Farrago : " Je souhaite avoir un destin, j'ai murmuré. Je souhaite vivre une histoire qui fasse de ma vie un destin. " L'homme qui chuchote ainsi dans la nuit se nomme Homer Idlewilde. Nous sommes en 1973, dans une bourgade perdue de la Californie. Tandis que les B52 pilonnent Hanoi et que les astronautes sont sur la Lune, Farrago rumine encore le refrain de ses pionniers : Far away, long ago, Farrago. Depuis qu'il s'y est établi comme vagabond, Homer traîne ses attentes et ses questions d'un bout à l'autre du comté. Il a pour compagnons Elijah, Duke, Fausto et Ophelia, membres comme lui de la confrérie des errants de l'Amérique profonde. Chacun à sa manière poursuit sans le savoir la même folie devenir le héros de sa propre vie. Farrago est un roman, un conte, une allégorie, une histoire à dormir debout, un feuilleton, une odyssée. Patrick Grainville, Le Figaro. Magnifique roman, aussi puissant que généreux. Philippe-Jean Catinchi, Le Monde. Un chef-d'œuvre. François Busnel, L'Express.

« Un roman français » de Frédéric Beigbeder  - Prix Renaudot 2009 -

" C'est l'histoire d'une Emma Bovary des seventies, qui a reproduit lors de son divorce le silence de la génération précédente sur les malheurs des deux guerres. C'est l'histoire d'un homme devenu un jouisseur pour se venger d'être quitté, d'un père cynique parce que son coeur était brisé. C'est l'histoire d'un grand frère qui a tout fait pour ne pas ressembler à ses parents, et d'un cadet qui a tout fait pour ne pas ressembler à son grand frère. C'est l'histoire d'un garçon mélancolique parce qu'il a grandi dans un pays suicidé, élevé par des parents déprimés par l'échec de leur mariage. C'est l'histoire d'un pays qui a réussi à perdre deux guerres en faisant croire qu'il les avait gagnées, et ensuite à perdre son empire colonial en faisant comme si cela ne changeait rien à son importance. C'est l'histoire d'une humanité nouvelle, ou comment des catholiques monarchistes sont devenus des capitalistes mondialisés. Telle est la vie que j'ai vécue : un roman français. "

« L’énigme du retour » de Dany Laferrière  - Prix Médicis 2009  -

Le narrateur retourne chez lui, à Haiti, à la suite de la mort de son père. C'est un retour d'exil, avec la souffrance de l'exil qui est ici exprimé mais aussi l'étrangeté de la redécouverte, de la réappropriation de ses racines.Le texte est présenté comme un poeme ce qui est un peu déroutant au départ. Récit profond et émouvant

«Le quai de Ouistreham » de Florence Aubenas

" La crise. On ne parlait que de ça, mais sans savoir réellement qu'en dire, ni comment en prendre la mesure. Tout donnait l'impression d'un monde en train de s'écrouler. Et pourtant, autour de nous, les choses semblaient toujours à leur place. J'ai décidé de partir dans une ville française où je n'ai aucune attache, pour chercher anonymement du travail. J'ai loué une chambre meublée. Je ne suis revenue chez moi que deux fois, en coup de vent : j'avais trop à faire là-bas. J'ai conservé mon identité, mon nom, mes papiers, et je me suis inscrite au chômage avec un baccalauréat pour seul bagage. Je suis devenue blonde. Je n'ai plus quitté mes lunettes. Je n'ai touché aucune allocation. Il était convenu que je m'arrêterais le jour où ma recherche aboutirait, c'est-à-dire celui où je décrocherais un CDI. Ce livre raconte ma quête, qui a duré presque six mois, de février à juillet 2009. J'ai gardé ma chambre meublée. J'y suis retournée cet hiver écrire ce livre. ", Florence Aubenas.

« Les jeux de la nuit » de Jim Harrison

Dans la veine de ses plus grands recueils de nouvelles, Jim Harrison tisse trois destins solitaires, trois personnages tragiques en quête de rédemption qui évoluent dans l Amérique idéale de l écrivain, aux habitants aussi rudes que les saisons du Montana. Les trois nouvelles des Jeux de la nuit mettent en scène autant d existences magnifiques et rebelles, qui trouvent

leur salut dans la beauté de la nature, des mots et des sens.

« La reine violée » de Chantal Touzet

Tome 1 « Eclose entre fleurs de lys »

Isabelle Wittelsbach Visconti d'Ingolstad, princesse de Bavière, et Charles VI, le plus beau et puissant des princes d'Occident, se rencontrent lors d'un pèlerinage à Saint-Jean d'Amiens. Il en tombe amoureux fou et l'épouse sur-le-champ, en juillet 1385. Un mariage de conte de fées, avili par une nuit de noces horrifique. Il a dix-huit ans, elle en a treize. Blessée dans sa chair et son âme, femme-enfant d'un roi désaxé, Isabelle est aussitôt emportée dans la tourmente de la guerre de Cent Ans, au cœur d'une cour de France belliqueuse, gouvernée par les " princes des Fleurs de lys ", les oncles du roi aux ambitions dévorantes et qui veulent sa perte. Elle luttera farouchement alors que Dieu et les démons s'en mêleront, connaîtra l'ivresse et les dangers de l'adultère, jusqu'au triomphe de son sacre à la Sainte-Chapelle, en 1389. Cette fresque foisonnante, étayée par une solide documentation historique, nous fait entrer de plain-pied dans le monde médiéval avec une puissance de reconstitution peu commune. Isabelle de Bavière, reine diabolisée par l'Histoire sous le sobriquet d'Isabeau, porte en elle la malédiction et la puissance romanesque des Wittelsbach, dont Sissi et Louis II de Bavière sont les illustres descendants.

Tome 2 « Le duel des dames »

Isabelle princesse de Bavière, a enfin été sacrée reine de France, mais si elle se trouve sous la protection de Dieu, elle n'est pas - pour alliant à l'abri des appétits dévorants. Le frère cadet du roi, le beau duc Louis d'Orléans, en épousant la volcanique Valentine Visconti, glisse parmi les fleurs de lys " la Couleuvre milanaise ", qui convoite rien de moins que la couronne royale. Seul un fils assurerait à l'épouse de Charles VI la pérennité du trône. Mais ce dernier use sa jeunesse en fêtes et en excès qui. altèrent sa santé et le font basculer dans la démence, laissant le pouvoir vacant par intermittence. D'autres conflits font écho à cette rivalité : l'antagonisme des maisons d'Orléans et de Bourgogne divise la Cour ; celui des papes de Rome et d'Avignon, la Chrétienté ; les cousins Plantagenêt et Lancastre luttent pour le trône d'Angleterre ; deux empereurs se disputent la couronne impériale du Saint-Empire... Mariée à un mort vivant, Isabelle fait face avec courage et ténacité. Reine, elle est de fait l'arbitre des arbitraires, tandis que le royaume de France sombre inexorablement dans le chaos.

 

ROMANS POLICIERS 

 

Prêts de la BDP :

 

« Zulu » de Caryl Férey  - Grand Prix des lectrices de ELLE 2009  -

Enfant, Ali Neuman a fui le bantoustan du KwaZulu pour échapper aux milices de l'Inkatha, en guerre contre l'ANC, alors clandestin. Même sa mère, seule rescapée de la famille, ne sait pas ce qu'elles lui ont fait... Aujourd'hui chef de la police criminelle de Cape Town, vitrine de l'Afrique du Sud, Neuman doit composer avec deux fléaux majeurs : la violence et le sida, dont le pays, première démocratie d'Afrique, bat tous les records. Les choses s'enveniment lorsqu'on retrouve la fille d'un ancien champion du monde de rugby cruellement assassinée dans le jardin botanique de Kirstenbosch. Une drogue à la composition inconnue semble être la cause du massacre. Neuman qui, suite à l'agression de sa mère, enquête en parallèle dans les townships, envoie son bras droit, Brian Epkeen, et le jeune Fletcher sur la piste du tueur, sans savoir où ils mettent les pieds... Si l'apartheid a disparu de la scène politique, de vieux ennemis agissent toujours dans l'ombre de la réconciliation nationale...

Biographie de l'auteur

Né en 1967, Caryl Férey s'est imposé comme l'un des meilleurs espoirs du thriller français avec la publication de Haka (Folio Policier n°286) et Utu (Folio Policier n°500), Prix Sang d'Encre 2005, Prix Michel Lebrun 2005 et Prix SNCF du Polar 2005.

« Dernière escale » de James Patterson

Une mère, ses trois enfants... Depuis la mort de son mari et son remariage avec Peter Carlyle, célèbre avocat new-yorkais, Katherine Dunne est au bord de la crise de nerfs. Carrie,18 ans, Mark, 16 ans, et Ernie, 10 ans, ne supportent pas leur beau-père et font vivre à leur mère un enfer. Un yacht de rêve... Pour apaiser les esprits, Katherine part en croisière dans les Bahamas avec ses trois enfants. Mais, à peine les amarres larguées, les ennuis s'accumulent... jusqu'au naufrage. Les Dunne sont portés disparus ! Et une croisière qui vire au cauchemar ! Les recherches, arrêtées faute de résultats, reprennent le jour où un pêcheur remonte par miracle une bouteille contenant un SOS. Les Dunne sont en vie! Mais quelqu'un a tout intérêt à les retrouver avant les autorités, et à les éliminer... définitivement!

 

BIOGRAPHIES

 

« Zita, Impératrice Courage » de Jean Sévillia  (Nouvelle acquisition de la BMP)

Née en 1892, morte à 97 ans en 1989, la dernière impératrice d'Autriche et reine de Hongrie, née Zita de Bourbon-Parme, vécut près d'un siècle de bouleversements historiques : de 1916 (date de son accession au trône) à 1918, les efforts désespéré de l'empereur Charles Ier, son époux, pour sortir son pays du conflit mondial ; en 1918, l'écroulement de l'Empire austro-hongrois et l'exil de la dynastie dans une totale misère ; en 1921, la relégation du couple impérial à Madère, où Charles Ier mourut en 1922. Veuve à 30 ans, Zita se voua à l'éducation de ses huit enfants, préparant Otto, l'aîné, à prendre la succession. A partir de 1930, les Habsbourg soutinrent la résistance antinazie. Après un exil de soixante-trois ans en Amérique, le retour de Zita en Autriche, en 1982, fut un triomphe. Jean Sévillia dépeint ici avec force et sensibilité le destin poignant d'une femme dont la vie force l'admiration et le respect.

« Avec Tolstoï » de Dominique Fernandez  (Prêt de la BDP)

Dominique Fernandez nous propose une passionnante analyse de l'œuvre et de la vie de Tolstoï. Clairvoyant et critique, il est sans complaisance pour les défauts de ce géant de la littérature. Il en profite, au passage, pour réhabiliter aux yeux du public, Sophie, son épouse, qui a eu le courage de supporter les contradictions de son mari avec une scrupuleuse honnêteté intellectuelle (c'est elle qui, après un entretien avec le Tsar, a obtenu la levée de la censure frappant la "Sonate à Kreutzer", livre dans lequel elle est directement mise en cause).

Quelques chapitres de littérature comparée confronte Tolstoï à Dostoïevski, Balzac et Stendhal pour en éclairer le style.

Je conseille donc la lecture de cet ouvrage qui permet de mieux comprendre cet écrivain protéïforme et donc de mieux le lire. »

 

HISTOIRE

 

« Métronome » de Lorant Deutsch  (Nouvelle acquisition de la BMP)

Saviez-vous que la Lutèce des origines ne se situait pas sur l'île de la Cité, mais à Nanterre ? Que les derniers combattants gaulois massacrés par les Romains reposent sous la tour Eiffel ? Que les vestiges de la première cathédrale de Paris se trouvent sous le parking d'un immeuble moderne du Ve arrondissement ? Au fil de ses découvertes, Lorànt Deutsch vous emmènera vers ce qui fut le Pont-au-Change, ancêtre de la Bourse, puis chez ce bistrotier qui entasse ses bouteilles dans une cellule de la Bastille sauvée de la destruction, et tout au long des rues où se cachent des trésors que vous ne soupçonniez pas. Une promenade captivante, où défilent les seigneurs alliés comme les princes rebelles, et tout ce qui a forgé le pays. Vous verrez s'ériger des murailles contre l'envahisseur, s'agiter l'Église, s'imposer les marchands, s'ébrouer les artistes, l'Université s'installer sur des ballots de paille place Maubert, le peuple de Paris se soulever - violent, sanglant, emblématique -, et se construire ainsi toute l'histoire de France.

 

ARTS

 

NOUVELLES ACQUISITIONS

 

« La merveilleuse Provencedes peintres » de André Alauzen di Genova

La Provence, la magie de sa lumière, ses monuments et ses paysages mythiques méritent le regard émerveillé des peintres.

Pour notre bonheur, ils ont célébré le géant mont Ventoux et l'altière Sainte-Victoire. Ils ont vénéré le Pont du Gard et la basilique Saint-Victor... Ils se sont attardés sur les deux rives du Rhône, aimant autant celle de Villeneuve que celle d'Avignon. Ils ne se sont pas contentés d'Arles et de la Camargue, ils ont investi les Alpines et la Montagnette pour interroger le rocher des Baux.

 

Admirez ces Vieux-Port d'un siècle à l'autre, ces vues et ces coins de Marseille... L'Estaque fut un haut lieu de l'exploration picturale. Cézanne, Renoir, Derain, Braque, Dufy, Marquet, Othon Friesz y séjournèrent pour taquiner les violences de l'azur.

 

Laissez-vous charmer par ces bords de mer, ces cabanons, ces campagnes. Goûtez le calme placide de Martigues et de la Côte Bleue, qui s'oppose à la falaise de cap Canaille.

 

Regardez Toulon, Cassis et le golfe de Saint-Tropez qui fut redécouvert par Signac peu avant 1900. Bonnard, Dufy, Manguin, Derain, Vlaminck, Braque, Camoin y déferlèrent plus par souci de profiter d'une atmosphère de farniente qu'en conquérants de la couleur pure.

 

Ce livre est une invitation à découvrir l'inépuisable Provence des paysagistes. Encore plus que de récréation, on peut qualifier de délectation le voyage qu'il nous offre.

« Histoire visuelle de l’art » de Claude Frontisi.

L' " Histoire visuelle de l'art " présente en 1000 oeuvres l'évolution de l'art occidental, de l'Antiquité à nos jours, en peinture, sculpture et architecture. Dans ce musée idéal, te lecteur parcourt chaque double page telle une salle consacrée à un foyer artistique, un mouvement, un style, une technique, un artiste. Organisé de manière chronologique, cet ouvrage montre à quel point la création artistique est à la fois inséparable et distincte de l'époque qui l'a vue naître.

Biographie de l'auteur

Claude Frontisi est professeur émérite en Histoire de l'art contemporain à l'Université Paris X où il a inauguré la chaire "Art du xxe siècle ". Avec son équipe, il a choisi de faire partager sous une forme très accessible sa passion et son intelligence de l'art.

 

 

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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 11:34

Bibliothèque Municipale de Puget

 

51 ième Coup de Projecteur

 

 

Nouveaux livres prêtés par la BDP

Septembre 2010

ROMANS :

 

« La société des jeunes pianistes » de Björnstad Ketil

Etrange de se plonger dans un monde si peu semblable à soi, et pourtant on s'y sent plutôt bien. La neige, le froid, la nature norvégienne en toile de fond, l'apprentissage difficile et jaloux de la musique, en artiste avec la virtuosité comme objectif, les relations familiales et amoureuses enfin, tissent un roman profond, simple et juste. A lire au coin du feu, pour son romantisme moderne et le souvenir d'un temps où s'aimer était aussi difficile.

« Le diable vit à Notting Hill » de Johnson Rachel

L'argent ne fait pas le bonheur... même quand on habite sur un square privé de Notting Hill, l'adresse la plus branchée, la plus recherchée, la plus snob de Londres. Prenez Clare et Mimi. Elles ont moins de quarante ans, sont mariées, copines, voisines, mènent une existence de rêve. Jusqu'au jour où débarque un milliardaire américain, célibataire et démon tentateur. Le ver est dans la pomme. Chassés-croisés amoureux et intrigues immobilières se succèdent sur la verte pelouse. Ce coin de paradis si cher payé se révèle infernal. Notting Hill ? Notting Hell plutôt ! La tranquillité des beautiful people vole en éclats. Et le lecteur, lui, éclate de rire. Comédie de moeurs dans un jardin anglais, Le Diable vit à Notting Hill est un roman hilarant. Son auteur, Rachel Johnson, journaliste et soeur du maire de Londres, connaît son square sur le bout de la plume. Elle y a vécu pendant des années avant de le fuir...

« Alabama Song » de Leroy Gilles  - Prix Goncourt 2007 -

Alabama, 1918. Quand Zelda, " Belle du Sud ", rencontre le lieutenant Scott Fitzgerald, sa vie prend un tournant décisif. Lui s'est juré de devenir écrivain : le succès retentissant de son premier roman lui donne raison. Le couple devient la coqueluche du Tout - New York. Mais Scott et Zelda ne sont encore que des enfants : propulsés dans le feu de la vie mondaine, ils ne tardent pas à se brûler les ailes... Gilles Leroy s'est glissé dans la peau de Zelda, au plus près de ses joies et de ses peines. Pour peindre avec une sensibilité rare le destin de celle qui, cannibalisée par son mari écrivain, dut lutter corps et âme pour exister.. . Mêlant éléments biographiques et imaginaires, Gilles Leroy signe ici son grand " roman américain ".

 

 

 

« Les disparues de Vancouver »  de Fontenaille Lise

Le Vancouver que les Jeux Olympiques ont soigneusement évité. Et pour cause...

Une vision extrêmement sombre des agissements non seulement de ceux qui naviguent dans les bas-fonds mais également des autorités qui semblent avoir une attitude bien partiale selon la qualité des victimes...

 

« L’exposition coloniale » de Orsenna Erik

Gabriel aime le caoutchouc, Auguste Comte et par-dessus tout les amours impossibles. Grâce à Ann et Clara, sa vie ressemble à une exposition coloniale : " Un faux empire, des rêves trop grands, un spectacle pour les familles... " De Levallois à Belem do Para, Gabriel poursuit sa quête d'ailleurs, si chère à sa grand-mère Marguerite. Nostalgies de fin d'empire, rêves d'une France plus grande, Erik Orsenna nous balade avec ironie et tendresse dans cette première moitié du XXe siècle.

 

« L’entreprise des Indes » de Orsenna Erik

«J’ai voulu m’attacher à cette période peu connue de l’histoire de la curiosité humaine. Ce moment où naît une nouvelle liberté en même temps que se développe l’Inquisition et que les Juifs sont chassés. Ces années où se conçoit peu à peu l’unité de la planète, préalable à la première mondialisation, qui ne va plus tarder.

Pour ce faire, j’ai osé donner la parole au jeune frère, Bartolomé. C’est lui qui parle, c’est lui qui raconte : il est complice, et premier témoin de l’Entreprise depuis ses tout débuts. C’est aussi lui qui s’interroge : pourquoi, et comment, cette belle passion de la Découverte s’est-elle changée en génocide des Indiens ? À quoi sert de découvrir si l’on tue ce et ceux que l’on découvre ? » (Erik Orsenna)

 

« Personne » de Aubry Gwenaëlle  - Prix Fémina 2009 -

Comment parler d'un père qu'on a très peu connu, dont la vie est longtemps restée pour vous un mystère? Ange? Démon? Le maudire? Lui pardonner? La narratrice a choisi la voie d'un dialogue imaginaire, alternant ses propres souvenirs avec les notes écrites au fil du temps par ce père absent, retrouvées dans ses affaires après sa mort. Chaque chapitre prend pour titre un personnage (au hasard: Jean-Pierre Léaud, Dustin Hoffman, un flic, un clown) auquel le père a pu ressembler au cours de ses métamorphoses. Fragile, il avait pourtant tout pour lui, l'intelligence, la beauté, celle du corps et celle du coeur, mais il était habité par un constant mal de vivre, sans jamais la petite étincelle qui vous rend heureux d'exister et vous permet d'aimer. Ses périodes "fastes", ses amours et ses métiers, entre séjours psychiatriques et clochardise, n'ont jamais été que des faux-semblants, des tentatives désespérées pour exister aux yeux des autres, de ses enfants en premier. Remarquablement bien écrit, ce court roman vous prend à la gorge, et la communion est totale avec les deux personnages. On souffre, on rit avec eux. Que demander de plus à un roman?

 

« Premier amour »  de Olmi Véronique

Une femme prépare un dîner aux chandelles pour fêter son anniversaire de mariage. Elle descend dans sa cave pour y chercher une bouteille de vin, qu'elle trouve enveloppée dans un papier journal dont elle lit distraitement les petites annonces. Soudain, sa vie bascule : elle remonte les escaliers, éteint le four, prend sa voiture, quitte tout. En chacun d'entre nous repose peut-être, tapie sous l'apparente quiétude quotidienne, la possibilité d'être un jour requis par son premier amour...

 

« Ru » de Thuy Kim

Une femme voyage à travers le désordre des souvenirs : l'enfance dans sa cage d'or à Saigon, l'arrivée du communisme dans le Sud-Vietnam apeuré, la fuite dans le ventre d'un bateau au large du golfe de Siam, l'internement dans un camp de réfugiés en Malaisie, les premiers frissons dans le froid du Québec. Récit entre la guerre et la paix,Ru dit le vide et le trop-plein, l'égarement et la beauté. De ce tumulte, des incidents tragi-comiques, des objets ordinaires émergent comme autant de repères d'un parcours. En évoquant un bracelet en acrylique rempli de diamants, des bols bleus cerclés d'argent ou la puissance d'une odeur d'assouplissant, Kim Thúy restitue le Vietnam d'hier et d'aujourd'hui avec la maîtrise d'un grand écrivain.

 

 

« Frère de la côte » de Conrad Joseph

Conrad ne se résume pas à Lord Jim.

Méconnu, ce superbe roman est le dernier éclat d'un phare de la littérature maritime, le dernier publié du vivant de l'auteur, un génie de l'écriture au sommet de son art. Exceptionnellement, pour un roman de Conrad, l'action se déroule en France, sur la côte de Provence. Dans la droite ligne des héros de Conrad, Joseph Peyrol, vieil écumeur des mers, aspire au repos. Il livrera, sur la presqu'île de Giens, son dernier combat, entre le siège de Toulon et Trafalgar.

Amour et espionnage, guerre et intrigues mêlent leurs trames pour broyer les vies. Juste avant l'avènement de l'Empire, l'action trouve son cadre dans un épisode de la rivalité navale franco-anglaise. Mais, au-delà du beau roman d'aventures, les héros de Conrad, malgré leur force de caractère, leur indépendance, leur capacité à la solitude nous apportent leur vision lucide, parfois mélancolique, de l'inutilité de tout

 

 

« Où on va, papa ? » de Fournier Jean-Louis

L'auteur nous apprend comment on peut rire sans se moquer, en racontant simplement et avec humour tout l'amour porté à ces deux "petits oiseaux déplumés", qui sont arrivés un jour dans son nid.

Un livre très très drôle dont on sort avec... un mal de gorge inouï.

Merci Monsieur Fournier.

 

 

« Invisible » de Auster Paul

New York, 1967: un jeune aspirant poète rencontre un énigmatique mécène français et sa sulfureuse maîtresse. Un meurtre scelle bientôt, de New York à Paris, cette communauté de destins placés sous le double signe du désir charnel et de la quête éperdue de justice. Superbe variation sur "l'ère du soupçon", Invisible explore, sur plus de trois décennies, les méandres psychiques de protagonistes immergés dans des relations complexes et tourmentées. Le vertigineux kaléidoscope du roman met en perspective changeante les séductions multiformes d'un récit dont le motif central ne cesse de se déplacer. On se délecte des tribulations du jeune Américain naïf et idéaliste confronté au secret et aux interdits, tout autant qu'on admire l'exercice de haute voltige qu'accomplit ce très singulier roman de formation. Au sommet de son art narratif, Paul Auster interroge les ressorts mêmes de la fiction, au fil d'une fascinante réflexion sur le thème de la disparition et de la fuite.

 

 

 ROMANS POLICIERS :

 

« Délégation norvégienne » de Boris Hugo

Est-ce l'alcool en carafon, le cuir brun, le mobilier vieux chêne, le feu qui crépite dans la cheminée ? Ce climat anglais où l'on s'assassine en grignotant des scones et en buvant du thé ? Il lui semble que chaque chose est bien à sa place, que chaque personne autour de cette table est un peu trop racée pour être honnête. S'appelle-t-on Ethel Brakefield dans la vie ? Ou Ernst von Sydow ? Ou même Lucas Cranach ? " Un relais de chasse absent de tous les guides spécialisés. Cinq hommes, deux femmes, qui viennent des quatre coins de l'Europe et ne se connaissent pas. Sept chasseurs pris par la neige, qui doivent se défendre du froid, de la faim, de la paranoïa qui les guette. Prisonniers ? D'une île à la rigueur, mais d'une forêt ? Ils le sont pourtant, serrés par les arbres, piégés par la neige. L'un d'eux commence à douter : et s'ils n'étaient pas victimes du hasard, de la malchance ? Au fil des pages, René Derain acquiert la conviction qu'il est condamné, qu'il va mourir. Non pas de froid, de fatigue, de gangrène ; il sera assassiné. Il sent, dans son dos, le souffle d'une intelligence. Il sait qu'ils sont devenus de vulgaires pantins. Et que le piège ne demande qu'à se refermer. Un style vif et moderne, des personnages énigmatiques et ambivalents, La Délégation norvégienne est un roman fantastique au climat lourd et oppressant. Une mise en abyme vertigineuse !

 

« Cantique des innocents » de Leon Donna

Pour cette nouvelle enquête, Donna Leon nous entraîne dans les méandres de Venise la magnifique et dans ceux, sordides, d'un réseau de trafic d'enfants. « Le seizième volet des aventures du commissaire Brunetti est éblouissant. Donna Leon peaufine toujours, elle dépeint chaque fois des portraits vivants de ses personnages et de Venise, sans jamais se départir de sa faculté d'indignation » (The New-York Times) 

 

 « Patrouille de l’aube » de Winslow Don

Boone Daniels ne pense qu'au surf. Avec sa " patrouille" - quatre garçons et une fille qui les vaut tous -, il affronte les vagues tous les matins. Pour assurer son quotidien spartiate, il est détective privé. Boone a l'air cool, comme ça, mais un drame passé le ronge: quand il était flic, la petite Rain a disparu et elle n'a jamais été retrouvée. La défenestration d'une strip-teaseuse lui donne l'occasion de se racheter: chargé de l'enquête, il met au jour l'exploitation de très jeunes clandestines mexicaines dans les champs de fraises de l'arrière-pays. Et cela juste au moment où l'on annonce la plus grosse houle jamais vue sur la plage de San Diego... un vrai rêve de surfeur. S'il la manque, c'en est fini de la patrouille de l'aube. Voici un roman ample comme une vague, entre ombre et lumière, fraternité limpide et trafics sordides. Thriller dur traversé par des flèches d'humour, il évoque avec générosité une certaine Amérique, caractérisée par l'idéal de liberté et la mixité ethnique.

 

 

 

 

 

 

RECITS DE VOYAGES :

 

« En canot sur les chemins d’eau du roi » de Raspail Jean

1949. Jean Raspail a vingt-trois ans et un rêve : descendre en canot du Saint-Laurent à La Nouvelle-Orléans sur les traces des premiers explorateurs français. Sept mois durant, avec trois compagnons, il va affronter intempéries, accidents et naufrages, tenant chaque soir son journal de bord. Miraculeusement retrouvées, ces notes nous permettent de croiser Champlain, Le Moyne d'Iberville, le père Marquette, Cavelier de la Salle, mais aussi les officiers du roi, les garnisons des forts... Hymne à la France américaine, ce " voyage d'apprentissage " est aussi une fabuleuse aventure humaine.

 

« Les Indiens Kogi » de Julien Eric

Sauvé d'un oedème pulmonaire par les héritiers de l'une des plus brillantes sociétés précolombiennes du continent sud-américain (Les Tayronas, Colombie), Eric julien partage, depuis plus de vingt ans, sa vie entre ses missions de conseil en entreprises et son engagement auprès des douze mille membres de la communauté Kogi. Vice-président et fondateur de l'association française Tchendukua-Ici et Ailleurs, il les accompagne afin de les aider à retrouver leurs terres ancestrales d'où ils ont été chassés. Nourri de textes, d'interviews de représentants de la société kogi et de nombreuses photographies, cet ouvrage collectif est une "mise en dialogue" de notre modernité avec les descendants de cette civilisation précolombienne. Construit autour des principes fondamentaux de la vie en société, on y découvre le rapport des Kogis au vivant, à la loi, à autrui, au pouvoir, à la religion, au territoire, mais aussi la manière dont ils conçoivent la santé, l'éducation, l'épanouissement individuel et collectif.

 

ESSAI POLITIQUE :

« L’enfer de Matignon »  de Bacqué Raphaëlle

Parce qu'être Premier ministre est synonyme de pression, de solitude, de mensonge et souvent de trahison. Douze locataires de l'Hôtel Matignon racontent, sans langue de bois, leur expérience de chef du gouvernement.

 

 

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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 13:45

 

Bibliothèque Municipale de Puget

 

50ième Coup de Projecteur

 

                       Juillet 2010 (Bibliobus de mai 2010)

Romans

 

« Une femme » de Aleramo, Sibilla

                  Avec ce premier roman publié en 1906 en Italie, Sibilla Aleramo connaît une gloire soudaine à l'âge de trente ans : Une femme est aussitôt traduit en français, Anatole France s'enthousiasme dans un article du Figaro sur ce prodige de la littérature italienne et le Tout-Paris la fête : Rodin, Anna de Noailles, Valery Larbaud, Charles Péguy, Apollinaire, Colette se disputent la compagnie de cette jeune femme fascinante. « Qui n'a pas vu Sibilla Aleramo à Rome en cette première décennie du XXe siècle n'a rien vu », s'exclamera l'écrivain Stephan Zweig après l'avoir rencontrée à Rome, à son tour conquis par cette figure légendaire, après Gorki, Brandes, Pirandello et tant d'autres. Une femme, roman autobiographique, rempli de passion, osé, reflète le tempérament totalement indépendant et affranchi de Sibilla et porte déjà la marque si personnelle qui caractérise toute l'oeuvre de cet écrivain unique dans l'histoire de la littérature moderne. Près d'un siècle après sa parution, l'oeuvre de Sibilla Aleramo continue, de génération en génération, à conquérir de nouveaux lecteurs qui se reconnaissent dans cette voix chaude, sensuelle, éprise de liberté, d'amour et de justice sociale - dans l'éternelle rebelle Sibilla.

« La tante marquise » de Agnello Hornby, Simonetta

C'est dans un château sicilien, en 1859, que naît Constanza. Elle est rejetée par sa mère, et sa chevelure rousse flamboyante lui vaut bien des railleries. Pourtant, à force de volonté, elle parviendra à prendre la tête de son aristocratique famille. Le singulier destin de cette héroïne prisonnière d'un monde d'hommes est aussi un magnifique portrait de femme. "La baronne tourna la tête avec un mouvement de colère. "C'est une fille, je n'en veux pas, ce devait être un garçon." Née dans une famille de l'aristocratie sicilienne, S. Agnello Hornby vit à Londres où elle est avocate.

« Autoportait de Van Eyck » de Bélorgey Elisabeth

1441. Jan Van Eyck est au soir de sa vie. Il ne le sait pas encore, il s'en doute peut-être, mais dans cette même année, il va mourir. En attendant, c'est un peintre parvenu à la reconnaissance, salué, écouté, célébré. Rescapé aussi, sauvé in extremis d'une agression, non loin de Bruges. Mais le prix de cette survie est élevé. Le grand peintre ne parvient plus à voir les couleurs. Son monde est désormais partagé entre le blanc et le noir, loin de ces flots de rouge qu'il a chéris, enrichis, dilués, étalés sur la toile. Van Eyck a survécu mais il est déjà mort, prisonnier de ses blessures, de ses frustrations, de sa mélancolie. Moins pour le divertir que pour le consoler un peu, un ami lui suggère d'écrire. Faute de peindre, Van Eyck va raconter sa peinture, à travers son autobiographie : son parcours pictural, depuis sa naissance (en 1390), ses écoles successives, ses années de service, ses amours, son travail des pigments son obsession pour le rouge, "dans un récit sans apprêt". Faux autoportrait mais véritable portrait d'un homme blessé, qui se cherche dans la tourmente, où la fiction se mêle à la réalité historique l' Autoportrait de Van Eyck est aussi un remarquable tableau de la Flandre au XVe siècle, évoquée subtilement, en petites touches, à la manière du peintre de Bruges. --Céline Darner

 

 « Une chute très lente » de Brookner Anita

L'histoire de deux soeurs qui approchent de la cinquantaine, toutes deux très différentes et à la fois proches. Retour sur l’enfance, flash-back sur les souvenirs, précis sur les méthodes pour remplir le temps de la solitude, le livre d’Anita Brookner, outre son titre, ne présageait rien de nouveau et avait l’allure d’un plat convenu et fade. Sacrée surprise, il prouve que le roman à l’ancienne peut laisser un écho chez bien des jeunes âmes, parce qu’il sait renouveler toutes ces méthodes que sont le découpage, le rythme, le suspens. Curieusement, les héroïnes, deux sœurs anglaises proches de la retraite qui vieillissent en s’épiant, surprennent. Le regard porté sur la place du travail également. Au fil des pages, on se surprend à les apprécier sans les plaindre ni les juger, et on se laisse interroger. Cette capacité à s’embourber dans des diktats familiaux, à regarder la vie comme un film dont on ne serait ni le metteur en scène ni le scénariste, serait-ce la nôtre ? Quand faut-il renoncer au plaisir et d’ailleurs qu’est-ce que le plaisir ? Vivre seul, est-ce mourir doucement ? Voilà quelques-unes des questions pointées par cette grande dame du roman. Au-delà, cette antithèse au roman à la mode impose une langue riche, classique, balzacienne, qui doit sans doute beaucoup à une traduction, précise et sans emphase. Intuitivement, on la pressent très fine, un peu comme si l’on devinait l’empathie de la traductrice avec son sujet. Une chute très lente est un livre qui flirte avec le chic anglais, surmonté de ces petites anicroches d’excentricité dont sont capables les gens de ce pays. Un vrai ravissement. --Luc Biecq—

« Résumé d’Ana » deCarone Modesto

" Les Godoy de Almeida exploitaient des terres près d'Itavuvu, contrée rattachée à la commune de Sorocaba. On ne dispose d'aucun document relatif à leurs titres, mais il est probable qu'au fil des ans, de propriétaires qu'ils étaient, ils soient devenus fermiers et que dans les dernières décennies du XIXe siècle ils aient vécu de cultures vivrières. Ana naquit sur la terre familiale en décembre 1887 et perdit père et mère à l'âge de cinq ans. Les données concernant ses parents sont imprécises, voire inexistantes : il semble qu'ils moururent à la même époque, victimes de quelque épidémie frappant les campagnes. A leur mort, les aînés, Joào et Gabriel, décidèrent de placer leur sœur. Ils la confièrent à une famille intéressée, disposée à l'élever. Ana quitta la ferme d'Itavuvu et fut recueillie par une dame protestante de Sorocaba chez qui dès lors elle habita, dans l'étroite rue Treze de Maio, aujourd'hui l'une des principales artères du centre ville. Pendant douze ans, de 1892 à 1904, elle fut moins la fille adoptive de la maison, comme on le disait, que la servante d'Ernestina Pacheco." A travers deux destinées, celle d'Ana, puis celle de son fils Ciro, c'est un siècle d'histoire du Brésil qui défile sous nos yeux, saisi à ras du sol, là où vivent les "fidèles serviteurs" de ses paysages.

 « Peintre de la reine » de Chauvel Geneviève

En marge de « Souvenirs » dictés pour être publiés au soir de sa vie, la plus célèbre femme-peintre de son époque retrouve le cahier qui a reçu ses confidences au fil des années, et le remet à sa gouvernante. Un récit instantané de son parcours, de son ascension, de sa vérité : l'enfance joyeuse; le père vénéré qui lui a appris les rudiments d'un art pour lequel elle s'est révélée très vite une élève surdouée ; la disparition subite de celui-ci alors qu'elle entrait dans l'adolescence. Tout bascula brutalement ! Adieu, la petite fille choyée !

Elisabeth dut se mettre à travailler dur pour entretenir sa mère et son jeune frère. Travailler jusqu'à l'épuisement et achever en même temps son éducation artistique. Mais grâce à des dons exceptionnels, le succès ne se fit pas attendre. Les aristocrates se bousculèrent dans son atelier pour lui commander leur portrait. Bientôt ce fut au tour de Marie-Antoinette de tomber sous le charme de ce pinceau raffiné. Elisabeth devint ainsi le peintre favori de la reine. Sa célébrité ne cessa de grandir. Puis, soudain, à l'approche de la Révolution, le tourbillon se brisa net. Il lui fallut s'enfuir pour un exil qu'elle n'aurait jamais cru si long : à Rome, à Naples, et jusqu'à Saint-Pétersbourg. Et, pour subvenir à ses besoins, où qu'elle fût, elle dut continuer à peindre inlassablement : les empereurs, les rois, les reines, les ducs, les princes. Tous ceux qui lui rendaient visite succombaient à la magie de son art. Mais, derrière cette vie tumultueuse, que de faits cachés, de joies et de tristesses inavouées ! Un destin extraordinaire nous est dévoilé ici pour la première fois à travers le journal intime recréé d'une femme qui ne renonça jamais à se battre.

 

 

« La Sauvagine » de Courchay, Claude

Jean est un baroudeur. Grand reporter, photographe, il écume le monde, là où la guerre et la misère font rage. A chacun de ses retours, il squatte à Paris l'appartement d'une amie. Lorsqu'il choisit plutôt de descendre dans le Midi de son enfance, il s'arrête à Aix-en-Provence chez " Vieux Monsieur ", son presque père, puis chez Jeanne, sa presque sœur qui vit avec sa vieille mère dans une bergerie des collines bas alpines. Pour Jeanne, les retours de Jean sont comme une renaissance. Recluse, séquestrée volontaire auprès d'une mère aussi seule qu'elle, Jeanne a toujours caché l'amour qu'elle porte à ce feu follet. Elle attend Jean, sûre qu'il renoncera bientôt à ses voyages pour s'installer avec elle. Peu importe, dès lors, les filles de passage puisque Jeanne reste la favorite. Tout bascule lorsque Jean rencontre à Paris Léa, une actrice débutante, dont le charme et la jeunesse l'émerveillent et le bousculent. Pour Jean et Jeanne, plus rien ne sera pareil...

Biographie de l'auteur

Avant de se mettre à l'écriture, Claude Courchay, agrégé d'histoire, s'est essayé à plusieurs métiers : maçon, serveur, caissier; professeur:.. Il est l'auteur de nombreux romans parmi lesquels Chronique des collines (1996), Quelqu'un dans la vallée (1997), Des Journées ocre et sèches (1999), Drôle de tribu (2003) et Seuls sont les indomptés (2006) publiés aux éditions Lattés.

 

« Mazareh, mon amour » de Crowther, Yasmin

En 1953, Maryam refuse tout net la vie que son père envisage pour elle. Pour ses seize ans, ce général au service du Shah lui a choisi un mari. Mais Maryam s'entête : elle veut être libre et devenir infirmière. À la suite d'un acte anodin, jugé irréparable, son père la renie mais la laisse étudier. Maryam s'exile en Angleterre où elle se marie et donne naissance à Sara. Trente ans plus tard, une scène terrible se joue en plein Londres et Maryam, qui jusqu'alors muselait son passé, décide de retourner à Mazareh, son village natal. Là-bas, quelqu'un l'attend depuis longtemps... Pour raconter l'histoire de Maryam, femme farouche et rêveuse, Yasmin Crowther choisit la nuance et ouvre toutes les frontières : celles qui vont de l'Angleterre à l'Iran, celles aussi qui mènent de l'innocence à la responsabilité et de l'amour à la cruauté.

Biographie de l'auteur

Née en 1970, d'une mère iranienne et d'un père britannique, Yasmin Crowther vit en Angleterre. Diplômée en relations internationales, elle signe ici son premier roman, traduit simultanément dans douze pays.

 

« Avant l’aube » de Cueto, Alonso

Adriàn Ormache, avocat de renom, découvre à la mort de sa mère le rôle joué par son père dans la lutte contre le Sentier lumineux. Officier de l'armée péruvienne, commandant d'une garnison dans la région d'Ayacucho, il faisait arrêter de jeunes indiennes qu'il violait avant de les remettre à ses hommes, jusqu'au jour où il tomba amoureux de l'une d'entre elles et décida de la garder prisonnière avec lui dans la caserne. Mais un matin, avant l'aube, la jeune fille réussit à s'enfuir. Confronté au passé de ce père qu'il a peu connu, Adriàn part à la recherche de cette jeune fille et entreprend un voyage qui le conduira dans une région des Andes où la souffrance, la pauvreté et la mémoire des disparus hantent le quotidien. Ce bourgeois liménien, pour qui ne comptent que le succès, l'argent et l'apparence, devra affronter une douloureuse réalité. Des secrets de famille aux secrets d'Etat, des quartiers résidentiels aux bidonvilles de Lima, il prendra conscience des aspects les plus inavouables de ce conflit qui ensanglanta le Pérou entre 1980 et 1992. Basé sur une histoire vraie, construit comme un roman policier, le récit d'Alonso Cueto nous entraîne dans une aventure riche en intrigues et en rebondissements.

Biographie de l'auteur

Alonso Cueto est né à Lima en 1954. Il est l'auteur d'une quinzaine de livres salués par une critique enthousiaste et couronnés de prix. Avant l'aube est son premier roman traduit en français.

 

« Le printemps des cathédrales » de Diwo Jean

 Au XIIe siècle, l'abbé Suger, une personnalité rayonnante, décide d'embellir l'abbaye de Saint-Denis, au nord de Paris. En neuf ans, il en fait reconstruire la façade et le chevet. L'ensemble sera considéré comme le tout premier chef-d'œuvre de l'art gothique. Pasquier est maître d'œuvre, et travaille avec ses deux fils. Ils ont à la fois un rôle de sculpteur et d'architecte, et sortent de la pierre une célébration qui rayonne encore aujourd'hui. Sous l'impulsion de Suger, Saint-Denis servira de modèle. La France entière se couvrira de cathédrales. Jean Diwo s'intéresse à un corps de métiers et à ses traditions, ses secrets, ses techniques. Un siècle entier se rapproche de nous, vibrant d'enthousiasme. Très bon ouvrage qui permet non seulement d'imaginer ce qui faisait la vie de ces compagnons de la pierre, leur foi, leurs connaissances,la philosophie de leurs vies, mais qui donne une immense envie au lecteur de visiter ou revisiter ces lieux qui ont fait notre histoire.

 

 

« Calligraphe » de Docx Edward

 

Jasper Jackson, Londonien cosmopolite, croit s'être construit une vie de rêve : calligraphe renommé et séducteur hors pair, il passe ses journées à transcrire les poèmes d'amour de John Donne pour un riche mécène américain, et ses nuits à cumuler des conquêtes amoureuses. Jusqu'au jour où il rencontre Madeleine, sublime créature aussi séduisante, intelligente et joueuse que lui. Que peut faire un jeune libertin qui commet l'erreur de tomber amoureux ? Surtout quand l'objet de ses désirs se révèle être une adversaire de taille... Aussi drôle que Nick Hornby, aussi méchant que Martin Amis, Edward Docx réactualise dans Le calligraphe les thèmes éternels de l'amour et de la vengeance avec une dérision et une légèreté irrésistibles.

Biographie de l'auteur

Le calligraphe est le premier roman d'Edward Docx. Il vit à Londres où il partage son temps entre le journalisme et l'écriture.

 

« Fille sauvage » de Fergus, Jim

En 1932, au cœur des territoires vierges de la Sierra Madre, un chasseur de pumas fait une bien étrange capture : celle de la Nina Bronca, jeune femme appartenant à l'une des dernières tribus apaches vivant à l'état " sauvage " dans les montagnes. Exposée aux yeux de tous comme une bête de foire, ligotée à moitié nue sur le sol glacial d'une cellule, elle ne souhaite plus qu'une seule et unique chose : se laisser mourir. C'est compter sans l'aide miraculeuse de Ned Giles, apprenti photographe qui, accompagné d'une courageuse anthropologue, d'un étudiant dandy et de deux éclaireurs indiens, va braver la mort et les dangers afin de ramener l'envoûtante sauvageonne parmi les siens. Au risque de croiser le chemin du terrifiant Indio juan, redoutable chef apache dont la barbarie n'a d'égale que sa monstrueuse difformité physique... " Un superbe roman. " Philippe Lemaire - Le Parisien / Aujourd'hui en France

 

« La double vie de Vermeer » de Guarnieri, Luigi

Voici l'incroyable et véridique histoire de Han Van Meegeren, peintre traditionaliste né aux Pays-Bas en 1889, qui, éreinté par les critiques de son époque, décida de se venger de manière grandiose : il réalisa plusieurs faux Vermeer dont certains furent considérés par la presse comme des chefs-d'œuvre du maître de Delft. Ce n'est qu'en 1945 que la supercherie fut découverte, quand la police saisit la collection de Goering, et que Van Meegeren fut accusé de haute trahison pour avoir vendu un Vermeer à ce maréchal du Reich nazi. S'ensuivit un procès mémorable, qui vit défiler responsables de musée, critiques d'art et experts de renom... Croisant les biographies de Vermeer et de Van Meegeren, mais également celles de Proust et de Goering, Luigi Guarnieri signe un palpitant roman à l'ironie délicieuse, tout à la fois enquête policière et réflexion jubilatoire sur la relativité des œuvres d'art et des jugements qu'elles suscitent, sur la folie, la passion du beau, et les infinies séductions du mensonge.

Biographie de l'auteur

Luigi Guarnieri est né à Catanzaro en 1962 et vit à Rome. Après La Double Vie de Vermeer (2006, finaliste du prix Campiello en Italie), il a publié un deuxième roman chez Actes Sud : La Jeune Mariée juive (2007).

« Je connais des gens de toutes sortes » de Labro, Philippe

Vogue, Le Point, Le Monde… depuis les années soixante-dix, Philippe Labro, journaliste, écrivain, "homme de média" comme on dit, s'est frotté à ce que l'on fait de mieux. Des artistes, politiques, vedettes en tous genres. Je connais gens de toutes sortes est un recueil des meilleurs portraits écrits par Philippe Labro pour ces journaux. Que de figures du siècle ! Ici, Philippe Labro rencontre Kennedy ou Mitterrand, là Hemingway ou Malraux, ici encore Jean-Jacques Goldman ou Platini. À chaque portrait, Labro cherche l'homme. Ce journaliste ne peut s'empêcher d'être écrivain. C'est d'ailleurs ce qui rend ces portraits encore lisibles, touchants et, la plupart du temps, drôles. Son œil capture le détail physique signifiant. Tout de suite, l'homme apparaît. C'est Modiano et sa maladresse nonchalante, les paupières rougies plissées de Mitterrand malade, Jean-Luc Godard un journal vissé sous la manche de son trench-coat, le naturel intégral d'un Jack Nicholson, les épaules trop larges du veston de Rocard, les silences éloquents de Malraux. Voyez comme Labro est écrivain, c'est toujours la matière humaine qu'il scrute et pétrit. Notez que l'auteur a tenu à rajouter dans cet album souvenir une postface à chaque portrait où il reconsidère le temps qui s'est écoulé depuis. En creux, à travers les portraits de tant d'hommes différents, c'est aussi Labro, un homme affable portant des bretelles, qui se livre et qui tente de conjurer le temps qui passe par l'écriture. --Denis Gombert

 

« Les racines de l’espérance » de Liandier , Louis –Jacques

Auvergne, 1914. Pierre n'a que quatre ans lorsque son père part pour le front. C'est là son premier souvenir. L'enfant va vite prendre conscience des désastres engendrés par la guerre. À cause de la pénurie d'hommes, les maisons sont à l'abandon, les bras manquent pour cultiver les champs et pour soigner le bétail. Son petit village part en ruine, les friches s'installent partout. Devenu homme et père de famille, Pierre mettra tout en œuvre, son temps libre, ses économies, son énergie, pour rebâtir pierre par pierre maisons, hangars et granges dans ce " coin perdu du bout du monde " où ne vit plus qu'un seul habitant... Sur un sujet magnifique, qui nous renvoie à des préoccupations très actuelles, Louis-Jacques Liandier signe un grand roman d'émotion.

Biographie de l'auteur

Louis-Jacques Liandier vit en Auvergne. Il est l'auteur de poèmes, de nouvelles et de romans, notamment Les Gens de Bois-sur-Lyre (Presses de la Cité, 1999).

 

« L’invité de la dernière heure » de Link, Charlotte

Désespérée par la mort de son mari, Rebecca Brandt, réfugiée dans sa maison de Provence, est sur le point de mettre fin à ses jours lorsque surgit Max, le meilleur ami de son mari, qui déclare vouloir passer quelques jours de vacances avec elle. Il est accompagné d'un jeune couple d'étudiants, Marius et Inga, qu'il vient de prendre en stop. Rebecca oublie à leur contact son sinistre projet et leur propose de camper dans son jardin. Au bout de quelques jours, Marius, qui semblait si léger et si gai, se montre soudain irascible et agressif. Surtout envers Rebecca, qui, incrédule, comprend peu à peu que le cauchemar ne fait que commencer...

Biographie de l'auteur

Avec La Maison des sœurs, Les Roses de Guernesey et Le Sceau du secret, tous parus aux Presses de la Cité, l'Allemande Charlotte Link s'est imposée comme une reine du suspense psychologique qui n'a rien à envier à ses consœurs britanniques.

 

« Histoire de la grande maison »  de Majdalani Charif

Dans le Liban de la fin du XIXe siècle, un homme doit fuir son village à la suite d'une obscure querelle. Repartant de rien, Wakim Nassar, le proscrit, va créer dans les environs de Beyrouth, à force d'audace et de volonté, des plantations d'orangers, fonder une nombreuse famille, devenir un chef de clan, un " zaïm " craint et respecté. La Grande Maison qu'il fait construire au centre des vergers, que les gens admirent de loin, à Ayn Chir, est le symbole de sa gloire. Puis la Première Guerre mondiale, la maladie, les frasques d'un de ses fils auront raison de son éphémère empire. Les descendants de Wakim devront quitter, un à un, la Grande Maison qui menace ruine, et prendre les chemins de l'exil. C'est l'ascension, la grandeur puis la décadence du clan Nassar que conte ce roman haut en couleur, fertile en rebondissements, traversé de caractères hors du commun. En toile de fond défile une partie de l'histoire du pays, de l'Empire ottoman au mandat français. Un destin libanais.

Biographie de l'auteur

Charif Majdalani, né en 1960, dirige le département de lettres françaises de l'université Saint-Joseph de Beyrouth. Adepte du métissage culturel, amoureux du baroque, il se définit volontiers comme " méditerranéen ".

Le salut de la littérature française viendrait-il de l'étranger ?

Ce premier roman d'un auteur libanais nous change des livres mornes et prétentieux de nos auteurs actuels.

Cette Histoire de la Grande Maison est superbement écrite, avec de la poésie, du souffle et une belle puissance narrative.

L'auteur reconstitue avec nous la saga étonnante de sa famille dans l'empire ottoman. Il nous raconte ce qu'il a pu apprendre des autres membres vivants de la famille tout en échaffaudant différentes hypothèses dans le but de raccorder les bribes connues. Le lecteur assiste en direct au choix de l'hypothèse la plus probable (ou parfois la plus excitante) puis admire dans la foulée son développement brillant.

Ce livre a fait partie de la première et deuxième sélection du prix Médicis 2005. Il aurait bien mérité de l'obtenir.

 

« D’une même voix » de Mann, Susan

Zara n'est qu'une enfant lorsqu'elle quitte la France et débarque avec sa mère et son grand-père en Afrique du Sud. Elle grandit dans ce pays meurtri qui cherche à se relever après les terribles heures de l'apartheid et apprend à faire face chaque jour à la violence, aux secrets et aux drames qu'ont connus ses habitants. A vingt ans, elle s'inscrit dans la prestigieuses Ecole des Beaux-Arts et se laisse séduire par son directeur Jake Coleman, un peintre de grande renommée, charmé par cette étrange jeune fille sauvage et tourmentée. A travers l'odyssée d'une famille française en Afrique du Sud, D'une même voix décrit avec une lucidité implacable les espoirs et les combats d'un peuple hanté par son passé.

Biographie de l'auteur

Susan Mann est née à Durban en Afrique du Sud. Elle vit au Cap et enseigne à l'université. D'une même voix est son premier roman.

 

« Jusqu’à ce que mort s’ensuive »  de Martin, Roger

Que sait-on exactement de la manière dont tourne le monde ?

Qui tire les ficelles ? Qui a voix au chapitre ? Qui ne l a pas ?

Pour une fois, un roman nous montre l envers du décor.

Ce roman ancré dans la réalité des dernières années (Guerre en Irak, attentats du 11 septembre) nous montre une face de l Amérique qu n est pas souvent développée dans les livres :

La société noire bien pensante, endoctrinée, patriote à outrance opposée à la communauté noire en prise avec une réalité quotidienne beaucoup plus sombre et douloureuse, que l on muselle, mais qui ne veut pas se taire

Ce roman va bien plus loin que la simple quête de Douglas pour connaître la vérité sur la mort de son grand-père.

Il nous révèle une face cachée de la seconde guerre mondiale : les scandaleuses exécutions expéditives des soldats noirs (pour l essentiel), jugés à la va vite, condamnés souvent à tort.

Il met à jour, par conséquent, la difficulté pour les familles de connaître la vérité, puis retrouver et rapatrier les restes des leurs enterrés en France dans des cimetières clandestins Et cela , même de nos jours !

Il est question d organisations parallèles destinées à étouffer les remous, il est aussi question de la voix noire qui s élève pour revendiquer des droits.

Dans le présent comme dans le passé, ce roman nous fait voir la société américaine autrement.

Ce pays, si fier de lui, a de nombreux squelettes dans ses placards !

J ai trouvé très intéressant le regard que l auteur porte sur la France et sur la Belgique. Souvent tendre et bienveillant, il est malgré tout sans concessions sur certains travers franchouillards !

Ce livre est vraiment très intéressant et bien mené de bout en bout.

 

« Contours du jour qui vient » de Miano, Léonora

Après la guerre qui a ravagé le Mboasu, cet État imaginaire et ô combien réel d'Afrique, le pays est exsangue. Les parents, incapables de prendre soin de leurs enfants, les chassent loin de chez eux, les accusant d'être la cause de leurs malheurs. Décidée à retrouver sa mère, la jeune Musango traverse un pays frappé de folie. Des rivages du fleuve Tubé aux bas-fonds de Sombé, métropole d'Afrique en proie à l'anarchie, Musango retrouvera-t-elle cette mère, symbole d'une Afrique à la dérive ? Sa rencontre avec le petit Mbalè, marquera-t-elle les prémices d'un jour nouveau pour tout un continent ?

 

Biographie de l'auteur

Née à Douala, au Cameroun, en 1973, Léonora Miano vit en France depuis 1991. Saluée par la critique et plébiscitée par le public, elle reçoit en 2005 le prix Révélation de la Forêt des Livres, ainsi que le prix Louis Guilloux en 2006 pour son premier roman L'intérieur de la nuit (Plon, 2005), classé 5e au palmarès des meilleurs livres de l'année par le magazine Lire. Son deuxième roman, Contours du jour qui vient, paru aux éditions Plon en 2006, a été distingué la même année et a reçu le prix Goncourt des lycéens.

 

«La rançon » de Nothomb, Paul

Ce roman qui à l'époque de sa première publication (Gallimard, 1952) avait séduit quelques lecteurs de haut rang - Roger Nimier, Claude Mauriac, Jean-Louis Bory, Roger Stéphane... - n'avait bizarrement jamais été réédité.

Sur fond de guerre en Espagne, deux combattants étrangers venus soutenir la cause des Républicains, un Belge et un Français (ce dernier, sous le nom de Réaux, étant clairement désigné comme un double de Malraux), font équipe dans le même avion. L'heure est à la méfiance (les « camarades » voient des traîtres partout); les deux hommes s'observent, se parlent ou se taisent, finissent par s'avouer quelques secrets - et vont tenter d'exorciser ensemble un passé souvent lourd à porter...

 

Confusions de l'Histoire et confusion des sentiments... le problème est moins de trouver le courage de se battre que de tenter d'y voir clair à l'heure du combat.

 

Paul Nothomb, dernier survivant de l'escadrille Espana fondée en 36 par Malraux - dont il restera l'ami jusqu'au dernier moment - a poursuivi depuis la fin de la guerre une couvre de romancier et de philosophe que les lecteurs d'aujourd'hui sont en train de redécouvrir (N'y être pour rien Non lieu, Le Délire logique, Malraux en Espagne, Le Second Récit - tous aux Éditions Phébus).

 

« La fille du fossoyeur » de Oates, Joyce Carol

En 1936, une famille d'émigrants fuyant désespérément l'Allemagne nazie, les Schwart, échoue dans une petite ville du nord de l'état de NY où le père, un ex-professeur de lycée ne se voit offrir qu'un seul job : celui de fossoyeur-gardien de cimetière. Humiliation, pauvreté, frustrations quotidiennes portent en elles les germes de l'épouvantable tragédie dont Rebecca la benjamine des trois enfants sera le témoin. Prémices de l'étonnante aventure à multiples rebonds que va devenir très vite la vie de Rebecca, contrainte à une fuite en avant pour échapper entre autres à un mari abusif et dangereux, et protéger son petit garçon ; mais une fuite qui est aussi une quête émouvante née du désir profond, quoique inconscient chez la jeune femme, de retrouver une sorte d'appartenance à ce même cruel passé, de se rattacher en fin de compte à sa véritable identité. Ce que le destin ne lui permettra qu'au terme d'une existence d'intranquillité. L'apprentissage des hommes, du mariage, de la maternité, le combat d'une femme pour son indépendance dans la société américaine de l'après-guerre font de ce livre le plus magnifique des hymnes à la survie et à la résilience humaine. Peut-être l'inspiration exceptionnelle qui anime ces pages est-elle due en partie à Blanche Morgensten, la grand-mère de l'auteur, qui a servi au départ de modèle à l'héroïne. Comme Rebecca en effet, Blanche était la fille d'un immigrant juif allemand devenu fossoyeur qui, un beau jour, attaqua brutalement sa femme avant de se tirer une balle dans la tête. Et comme Rebecca, Blanche mariée en premières noces à un ivrogne qui la battait, s'était retrouvée seule à élever son fils, le père de JCO. Le reste de cet extraordinaire roman n'étant plus alors que (superbe) littérature...

Biographie de l'auteur

Joyce Carol Oates, née en 1938, est l'auteur d'une œuvre considérable qui l'a placée au premier rang des écrivains contemporains. Elle a reçu le prix Femina étranger en 2005 pour Les Chutes.

 

« Inishowen » de O’Connor, Joseph

Joe O’Connor, qui passe désormais pour l’un des trois ou quatre romanciers les plus sûrs de la nouvelle littérature irlandaise, a une manière bien à lui de dynamiter les apparences : à son service un mélange explosif de réalisme brutal, d’humour ravageur - et de compassion sans limites.

Tristan et Iseut à la mode irlandaise d’aujourd’hui. Elle habite New York, vient d’apprendre qu’elle a un cancer et décide de retourner dans l’île Verte où elle est née. Lui est flic à Dublin, un peu abîmé par la vie et par le whiskey, fatigué surtout de se battre contre la mafia locale qui a résolu, il le sait, de lui faire la peau. Ces deux êtres poussés à bout vont se retrouver tout au nord de l’Irlande, au petit port d’Inishowen : un lieu de beauté et de paix... où le sang coule aussi bien qu’ailleurs. La presse anglo- saxonne a applaudi ce roman, qu’elle a mis d’emblée sur le même plan que Desperados - l’autre maître-livre de Joe O’Connor.

 

« Le rire de l’ogre » de Péju, Pierre

Au début des années soixante, dans la forêt qui entoure une petite ville de Bavière faussement paisible, a lieu un drame effroyable que le secret et le silence recouvrent bien vite. Paul Marleau est un adolescent français qui séjourne en Allemagne chez un correspondant. Il fait la connaissance de Clara, fille d'un ancien médecin de la Wehrmacht. Enfants de la paix, ils comprennent que des «fêlures de guerre» se propagent dans la douceur apparente de leur époque. Guerres que l'on croit finies, ou guerres actuelles jamais très lointaines. Mais les années passent. Clara devient photographe et Paul sculpteur. Ils s'attirent autant qu'ils se fuient et leurs chemins ne cessent de se croiser puis de se séparer. D'autres personnages bouleversent leurs existences : Max Kunz, professeur de philosophie et ancien soldat d'Algérie, Philibert Dodds, artiste solitaire qui vit dans le Vercors, ou Jeanne, la jeune sage-femme pleine d'énergie.

Roman de guerre, roman d'amour, méditation sur le mal, sur l'art et le bonheur, Le rire de l'ogre est l'histoire de toutes ces vies confrontées à l'ambiguïté et à la brutalité du siècle.

Biographie de l’auteur

Philosophe, romancier et essayiste, Pierre Péju a publié une quinzaine d’ouvrages, parmi lesquels Naissances (collection Haute Enfance, 1998, Folio n° 3384), La vie courante (Folio n° 4159) et La Petite Chartreuse (collection blanche 2002, prix du Livre-Inter 2003, Folio n° 3991), adapté au cinéma par Jean-Pierre Denis en 2005.

 

« Le refuge de l’ange » de Roberts, Nora

Joe O’Connor, qui passe désormais pour l’un des trois ou quatre romanciers les plus sûrs de la nouvelle littérature irlandaise, a une manière bien à lui de dynamiter les apparences : à son service un mélange explosif de réalisme brutal, d’humour ravageur - et de compassion sans limites.

Tristan et Iseut à la mode irlandaise d’aujourd’hui. Elle habite New York, vient d’apprendre qu’elle a un cancer et décide de retourner dans l’île Verte où elle est née. Lui est flic à Dublin, un peu abîmé par la vie et par le whiskey, fatigué surtout de se battre contre la mafia locale qui a résolu, il le sait, de lui faire la peau. Ces deux êtres poussés à bout vont se retrouver tout au nord de l’Irlande, au petit port d’Inishowen : un lieu de beauté et de paix... où le sang coule aussi bien qu’ailleurs. La presse anglo- saxonne a applaudi ce roman, qu’elle a mis d’emblée sur le même plan que Desperados - l’autre maître-livre de Joe O’Connor.

 

« Aimez-vous Brahms ? » de Sagan, Françoise

Quarante ans. L'âge de la plénitude  ? Françoise Sagan s'interroge, à travers le personnage de Paule. Paule est décoratrice, divorcée et vit seule. Elle est séduisante et pourtant son visage a perdu sa fraîcheur. Il a quelquechose de résigné. Elle aime Roger depuis six ans et résiste patiemment à ses infidélités. Elle est son point d'ancrage, elle le sait. Mais l'attente et la solitude l'éprouvent chaque jour davantage. Elle rencontre un jeune homme, Simon, le fils d'une cliente, qui s'éprend d'elle passionnément.

L'auteur évoque cette relation triangulaire du point de vue de chaque personnage. Mais dans le fond, il s'agit surtout de Paule, de ses doutes, de ses renoncements, de ses désirs. Françoise Sagan scrute avec tendresse les réactions de cette femme qui se laisse aimer éperdument, comme si c'était la dernière fois.

 

L'analyse psychologique est subtile. Mais le ton est résolument léger. La lecture de ce roman invite au sourire ; Un sens de la dérision sous-tend l'écriture constamment et livre un regard bienveillant sur l'existence.

 

« L’enfant de Vinci » de Saint Bris, Gonzague (de)

Arthur a treize ans. Le jour de son anniversaire, son père le convoque dans la salle des gardes du château familial, le Clos Lucé, où jadis François les accueillit Vinci au soir de sa vie. Il lui dit : " A partir d'aujourd'hui, tu as le droit d'aller dormir dans le lit de Léonard, cela te donnera des idées. " Ainsi commence la vie rêvée, la vraie, dans cette demeure hantée par le génie. Léonard mène la pavane des secrets d'une Renaissance éternellement vivante. L'enfant entre en contact avec l'esprit du maître toscan ; il souhaite que ce dernier rédige ses devoirs de vacances. Une intrigue captivante se met peu à peu en place, mêlant aux silhouettes surgies du passé des personnages singuliers qui sont à la recherche des deux secrets du Clos Lucé le Codex disparu et un chef-d'œuvre égaré. Au cours de cette chasse aux trésors des vraies richesses, Arthur renoue les fils du temps en découvrant que les habitants du manoir sont aussi des blessés de la vie. Roman initiatique où Léonard de Vinci nous est dévoilé dans sa troublante vérité et sa déchirante grandeur, le livre de Gonzague Saint Bris unit la poésie de la connaissance à la précision d'une enquête. L'histoire, sous sa plume, s'incarne, s'éclaire, se conjugue au présent. Et l'on sort métamorphosé de cette lecture qui donne chair au plus grand des génies et rend intelligible son éternel message. Avec L'Enfant de Vinci, on retrouve le style inimitable des Vieillards de Brighton (prix Interallié 2002). Gonzague Saint Bris est l'auteur de trente livres : essais, romans, biographies.

 

« La reine de l’Idaho » de Savage, Thomas

À travers la magistrale évocation d'une grande famille de l'Ouest américain, Thomas Savage retrace l'histoire des siens, faite de destins extraordinaires et de vies brisées, porteuse, aussi, d'un terrible secret qui marquera profondément son œuvre. Thomas Burton est écrivain. Il a cinquante ans. Et un succès très relatif, car ses lecteurs le trouvent parfois trop difficile. Pourtant, un beau matin, quelques mots très simples vont bouleverser sa vie. Le contenu d'une lettre écrite par une inconnue qui prétend être sa sœur... Pour faire la lumière sur cette étrange révélation, l'écrivain devra explorer le passé de sa famille, un clan de riches éleveurs dominé d'une main de fer par sa grand-mère, la " reine du mouton de l'Idaho ", une femme exceptionnelle, mais incapable de prévenir les terribles drames qui frapperont ses descendants, parmi lesquels Thomas Burton, alias Thomas Savage..

Biographie de l'auteur

Thomas Savage est né en 1915 à Salt Lake City et a grandi dans un ranch du Montana. Auteur de treize livres récompensés par de nombreux prix aux États-Unis, il a été révélé en France grâce au Pouvoir du chien (Belfond, 2002). Son roman autobiographique, La Reine de l'Idaho, était jusqu'alors inédit en français. Décédé le 25 juillet 2003 à son domicile de Virginia Beach

 

« Odette Toulemonde » de Schmitt,Eric-Emmanuel

La vie a tout offert à l'écrivain Balthazar Balsan et rien à Odette Toulemonde. Pourtant, c'est elle qui est heureuse. Lui pas. Leur rencontre fortuite va bouleverser leur existence. Huit récits, huit femmes, huit histoires d'amour. De la petite vendeuse à la milliardaire implacable, de la trentenaire désabusée à une mystérieuse princesse aux pieds nus en passant par des maris ambigus, des amants lâches et des mères en mal de filles, c'est une galerie de personnages inoubliables qu'Eric- Emmanuel Schmitt poursuit avec tendresse dans leur quête du bonheur.

 

« Vingt ans et un jour » de Semprun, Jorge

L'amalgame intime de violence et de sexe dans ce roman, riche en personnages, événements et commentaires, est symbolisé par le tableau `Judith et Holopherne' de Artemisia Gentileschi avec `sa froideur de la fureur, sa sérénité de la violence et sa provocatrice indécence.'

Dans cette oeuvre à la fois politique, sociale et érotique, Jorge Semprun mélange avec une virtuosité époustouflante le passé, le présent et l'avenir par des associations brillantes.

 

« La maison du Caire »  de Serageldin, Samia

Toute petite, Gihan ose braver l'interdit : une nuit, elle désobéit à sa mère en se glissant pieds nus, hors de la maison, pour assister au sacrifice du mouton. Le Caire d'alors, d'avant Nasser, est une ville cosmopolite où la grande bourgeoisie est aux affaires. Des années plus tard, l'enfant choyée va pourtant se plier au désir de sa famille. Elle épouse l'homme que tante Zohra lui destine et met au monde un fils. Celle qui rêvait d'amour et de liberté découvre alors qu'elle n'est qu'une possession de plus pour son époux et sa belle-famille et essaie de s'émanciper. Contrainte de quitter les siens, Gihan gagne l'Occident. Comment vivre entre deux civilisations ? Comment être moderne sans rompre avec les siens ? Dans ce premier roman largement autobiographique, Samia Serageldin raconte comment Gihan la douce, la rebelle, finira par trouver l'apaisement. Samia Serageldin est née au Caire et vit aujourd'hui aux Etats-Unis.

 

« La joueuse de Go » de Shan Sa

1937. Alors que la Mandchourie est occupée par l'armée japonaise, une lycéenne de seize ans semble ignorer tranquilement la guerre, les cruautés, les privations. Mélancolique, seule, l'adolescente joue au go. D'où tient-elle cette maîtrise ? Place des Mille Vents, la lycéenne s'amuse à mentir. Ses mains déplacent les pions sans jamais se tromper, les joueurs s'assoient en face d'elle à une table gravée en damier et la défient. Le go est une esquive. Est-elle amoureuse de Min ou de Jing ? Sait-elle qu'ils aident tous deux à la résistance contre les japonais ? Entre les bras duquel des deux perd-elle une virginité fiévreuse ? Elle ignore encore son adversaire de demain : un officier japonais, à peine plus âgé qu'elle, un samouraï de métal, sanglé dans le sacrifice nécessaire à la Patrie impérialiste qu'il défend.

 

« Le livre de saphir » de Sinoué, Gilbert

Eblouissant d’érudition, éblouissant de maîtrise historique, éblouissant de connaissance religieuse, éblouissant de qualité romanesque servie par une brillante intrigue. Réussir un ouvrage réunissant toutes ces qualités est un tour de force, que l’auteur a réalisé pour notre plus grand plaisir.

En 1487, sous l’inquisition espagnole, créée en 1478 par Fernando d’Aragon et Isabelle de Castille souverains d’Espagne, trois hommes, que tout oppose en apparence, vont partir en quête d’un mystérieux livre de saphir sensé contenir la parole Divine. Pour cela ils devront suivre un parcours semé d’embûches, guidés par les énigmes laissées par un non moins énigmatique érudit, mort sur le bûché du grand inquisiteur Torquemada.

Ces trois hommes, brillants lettrés, sont les dignes représentants des trois religions d’Abraham. Chacun attend, à la lecture du livre de saphir, avoir la révélation que sa religion est la vrai, la seule et l’unique. Qu’en sera-t-il ?

Au cours de ce périple les trois personnages vont nous donner une très grande leçon de respect, de tolérance, d’ouverture d’esprit, de fraternité et d’espoir qui ne sont pourtant pas monnaie courante en ces temps troublés de l’inquisition.

 

« L’ourse » de Thévenin, Jean-Paul

Un petit matin frileux et mouillé dans la Cordillère cantabrique, au nord-ouest de l'Espagne, Jean-Paul Thévenin scrute les nappes de brouillard qui s'effilochent.

Le temps d'une éclaircie, lui apparaît alors Vanessa, l'ourse mythique...

L'Ourse est né de cette vision éphémère, mais bien réelle.

Histoire naturelle, ce récit relate la vie de Vanessa, une existence marquée par des événements dramatiques dans ces montagnes où se côtoient loups, aigles, isards, cerfs, chevreuils...

Mais c'est aussi une histoire d'hommes où s'affrontent Alberto, le braconnier, et Francis, le naturaliste, représentants de deux mondes opposés.

L'amour de Jean-Paul Thévenin pour les grands espaces de cette région d'Espagne et une connaissance accomplie de sa vie sauvage font de L'Ourse un récit poignant d'une grande vérité.

 

« Dahlias rouge et mauve » de Vitoux, Frédéric

« – J’aimerais que vous me parliez de ma mère. J’ai tout mon temps.

Alors, je lui parlai de sa mère, de ce que je savais de Suzanne. De son intelligence si rapide, si ironique. De sa bonne humeur et de son appétit de vivre. De nos fous rires pour un rien. Elle ne se plaignait jamais. Elle ne voulait pas vieillir. Elle lisait beaucoup. Ses jugements étaient sans appel. Je lui parlais peut-être aussi d’une Suzanne qui n’avait jamais existé. On se crée toujours des amis imaginaires. Je lui racontai l’histoire du disque soixante-dix-huit tours de mon enfance.

– Je n’ai pas le souvenir de l’avoir jamais entendue chanter, me dit-elle. »

L'auteur vu par l'éditeur

Frédéric Vitoux est né en 1944. Il est chroniqueur littéraire au Nouvel Observateur. Il a publié des essais (dont plusieurs consacrés à Louis-Ferdinand Céline et une monographie sur Rossini), des romans comme La Comédie de Terracina, et un récit plus personnel sur la collaboration, L’Ami de mon père.

 

Romans Policiers

 

 

« Pélagie et le moine noir » de Akounine, Boris

A la fin du XIXe siècle, sur l'île de Canaan, au nord de l'immense Russie, le Nouvel Ararat, célèbre lieu de pèlerinage, est le théâtre d'apparitions aussi inquiétantes qu'inexpliquées. Huit siècles après sa mort, le fantôme du fondateur, saint Basile en personne, terrorise religieux et pèlerins. Les moines demandent l'aide de l'évêque Mitrophane, mais les émissaires qu'il dépêche sur place sont successivement victimes de celui que la rumeur a déjà surnommé le Moine Noir. Crises de démence, terreur collective et morts brutales, seule la malicieuse sœur Pélagie, fidèle assistante de l'évêque, semble en mesure de calmer les esprits.

Biographie de l'auteur

Grigori Chalvovitch Tchkhartichvili, alias Boris Akounine, est né en 1956 en Géorgie. Auteur de nombreuses traductions de l'anglais et du japonais, et d'un essai intitulé L'Écrivain et le suicide, il a également écrit, sous le pseudonyme de Boris Akounine, une série policière qui relate le parcours d'Eraste Pétrovitch Fandorine au sein de la police secrète. Il a publié depuis Altyn Tolobas, le premier roman d'un nouveau cycle, dont le héros n'est autre que le petit-fils d'Eraste Pétrovitch Fandorine, ainsi qu'une trilogie policière emmenée par Pélagie, une jeune nonne orthodoxe dans une province de la Russie à la fin du XIXe siècle.

 

« Le dramaturge » de Bruen, Ken

L'impossible s'est finalement produit. Jack Taylor ne se drogue plus, il ne boit plus. Même les clopes semblent parties en fumée. Il sort avec une femme qui est presque de son âge et s'il ne peut encore se considérer comme un citoyen ordinaire, il flirte avec cette illusion. Certains prétendent même qu'il va à la messe... Malheureusement, le monde autour de Jack, lui, n'a pas changé : deux étudiantes sont retrouvées mortes à quelques jours d'intervalle. Dans les deux cas, un exemplaire d'une œuvre de John Millington Synge est découvert sous le corps des jeunes victimes. Très vite, sourd aux appels de sa raison qui lui dicte de faire demi-tour, Jack se met en chasse de cet assassin froid et calculateur. Alors que son passé s'apprête à resurgir et que l'Irak s'enflamme, Jack Taylor oscille à l'extrême bord du précipice...

Biographie de l'auteur

Ken Bruen est né en 1951 à Galway (Irlande). Après avoir parcouru le monde en qualité d'enseignant d'anglais, il décide de se consacrer à l'écriture. Il est l'auteur d'une dizaine de livres et lauréat de nombreux prix de littérature policière. Le Dramaturge est son huitième ouvrage à paraître aux Editions Gallimard.

 

« Le sommeil des innocents » de Buchanan,Edna

Deux nouvelles affaires non résolues pour la célèbre brigade de Miami... À travers le destin de deux familles dévastées par les deuils et les secrets se dessine le portrait d'une Amérique trouble, cruelle et fascinante. La brigade du lieutenant Riley pensait boucler vite fait sa mission : se rendre sur une scène de crime datant de 1961 - la maison d'un jeune politicien assassiné - et confirmer l'impossibilité de rouvrir le dossier. C'était compter sans la macabre découverte qui les attendait à la cave... Parallèlement, l'inspecteur Sam Stone réalise le but de sa vie : reprendre l'enquête sur le meurtre de ses parents, abattus en 1972. Premier constat : leur mort a tout d'une exécution. Mais pourquoi éliminer des gens sans histoires ? Y aurait-il un lien avec leur passé de militants des droits civiques ?

Biographie de l'auteur

Edna Buchanan, journaliste d'investigation durant plus de vingt ans à Miami, a reçu le prix Pulitzer en 1986. Le Sommeil - des innocents est son quatrième roman publié chez Payot. Traduit de l'anglais (États-Unis) par Frédéric Grenier.

 

« Un été ardent » de Camilleri, Andréa

D'abord une invasion de cafards, puis de souris, et enfin de rats : la villa que le commissaire Montalbano a trouvée à Vigàta pour des amis semble vraiment maudite. La série de catastrophes atteint son paroxysme lorsque le petit garçon du couple disparaît... pour être finalement retrouvé sain et sauf dans un sous-sol dont les locataires ignoraient l'existence. Mais une autre découverte y attend le commissaire : le cadavre d'une jeune fille du village disparue plusieurs années auparavant. Dans la chaleur étouffante du mois d'août en Sicile, Montalbano se lance dans une nouvelle enquête dont la progression est perturbée par la soeur jumelle de la défunte, la ravissante Adriana. L'été sera chaud...

Biographie de l'auteur

Né en 1925, cet ami de Leonardo Sciascia a derrière lui une longue carrière à succès de metteur en scène pour le théâtre, la radio, et aussi la télévision, pour laquelle il a adapté Maigret. Auteur de poèmes et de nouvelles, Camilleri s'est mis sur le tard à écrire dans la langue de cette Sicile qu'il a quittée très tôt pour y revenir sans cesse. Depuis de nombreuses années, le bouche à oreille d'abord, et l'intérêt des médias ensuite, ont donné naissance au " phénomène " Camilleri en Italie où ses livres sont régulièrement en tête des ventes. Son héros, Salvo Montalbano, un concentré détonnant de fougue méditerranéenne et d'humeur bougonne, évolue avec humour et gourmandise au fil de ses enquêtes.

 

«La mystérieuse affaire de Styles » de Christie, Agatha

D'abord une invasion de cafards, puis de souris, et enfin de rats : la villa que le commissaire Montalbano a trouvée à Vigàta pour des amis semble vraiment maudite. La série de catastrophes atteint son paroxysme lorsque le petit garçon du couple disparaît... pour être finalement retrouvé sain et sauf dans un sous-sol dont les locataires ignoraient l'existence. Mais une autre découverte y attend le commissaire : le cadavre d'une jeune fille du village disparue plusieurs années auparavant. Dans la chaleur étouffante du mois d'août en Sicile, Montalbano se lance dans une nouvelle enquête dont la progression est perturbée par la soeur jumelle de la défunte, la ravissante Adriana. L'été sera chaud...

Biographie de l'auteur

Né en 1925, cet ami de Leonardo Sciascia a derrière lui une longue carrière à succès de metteur en scène pour le théâtre, la radio, et aussi la télévision, pour laquelle il a adapté Maigret. Auteur de poèmes et de nouvelles, Camilleri s'est mis sur le tard à écrire dans la langue de cette Sicile qu'il a quittée très tôt pour y revenir sans cesse. Depuis de nombreuses années, le bouche à oreille d'abord, et l'intérêt des médias ensuite, ont donné naissance au " phénomène " Camilleri en Italie où ses livres sont régulièrement en tête des ventes. Son héros, Salvo Montalbano, un concentré détonnant de fougue méditerranéenne et d'humeur bougonne, évolue avec humour et gourmandise au fil de ses enquêtes.

 

« La revanche de Flint » de Eddy, Paul

Femme-flic insensible au danger, Grace Flint est à la poursuite de Grober, ancien membre de la Stasi qui recycle l'argent en provenance de l'ex-bloc soviétique, et de son complice albanais Carçani, à la tête d'un réseau international de prostitution et de trafic d'organes. Pour infiltrer cette tentaculaire organisation, Flint endosse une fausse identité : celle d'une investigatrice spécialisée dans la fraude fiscale qui a rejoint les rangs des trafiquants. Cette couverture saura-t-elle la protéger des représailles sanglantes de Grober ? Pourra-t-elle sauver son fils des griffes de la tueuse à gages lancée à ses trousses ? Emportée par sa rage de justice, mais fragilisée comme jamais, Flint sera contrainte, pour mener son combat à terme, d'affronter un à un les fantômes de son passé.

Biographie de l'auteur

Journaliste d'investigation, notamment au London Sunday Times, Paul Eddy a longtemps enquêté sur le monde de l'espionnage et du terrorisme international. Il vit aujourd'hui dans le sud de la France. Après Flint (2001) et Nom de code : Mandragore (2003), La Revanche de Flint est le troisième volet des aventures de Grace Flint.

 

« Seul le silence » de Ellory, Roger-Jon

Voici un roman au long souffle qui, s'il s'inscrit dans la veine du thriller, n'en demeure pas moins avant tout un grand roman, bien plus riche qu'un page-turner bien huilé.

 

Joseph Vaughan a 12 ans à peine quand son père meurt, il est donc élevé seul par sa mère à Augusta Falls, une petite ville de Géorgie, sous le regard également bienveillant de son institutrice, Alexandra, qui a décelé chez lui un réel potentiel d'écrivain. Cette vie paisible bascule dès lors qu'une petite fille est sauvagement assassinée. Les meurtres se multiplient. Avec ses copains d'enfance, Joseph crée le groupe des Anges gardiens, par le biais duquel ils se promettent de toujours veiller sur leurs petites voisines. Peine perdue bien sûr, ce ne sont que des gosses.

 

« Seul demeure son parfum » de Feng, Hua

Dans une ville de Chine, un tueur frappe les femmes en toute impunité. Longtemps ces crimes conservent pour les enquêteurs leur épaisseur de mystère. Peu à peu pourtant, grâce à l'esprit de déduction et à l'intuition de Pu Ke, le policier chargé de l'affaire, les indices se croisent et se resserrent autour d'un seul suspect. Pu Ke est aidé dans sa quête par Mi Duo, une jeune femme rencontrée chez des amis communs, et l'histoire de leur relation va se trouver intimement liée à celle du meurtrier. Car chacun porte en lui un secret, une part d'ombre inavouée, qui est comme une clé ouvrant une porte interdite débouchant sur l'horreur.

Une plongée dans les profondeurs de l'âme humaine, qui est aussi une radioscopie aux rayons X des relations entre hommes et femmes dans la Chine d'aujourd'hui.

 

« Meurtre chez les francs-maçons » de London, Mary

A Londres, un grand banquier est assassiné de façon curieuse lors d'une cérémonie maçonnique. Sir Ivory, le gentleman champion d'échecs, amateur d'orchidées et de livres rares, va se trouver confronté à une énigme d'autant plus sombre que le secret règne en loi absolue dans ce monde mystérieux. D'ailleurs pourquoi une femme du meilleur monde assisterait-elle ce jour-là à un rite d'habitude réservé aux hommes ? Mary London, en nous faisant pénétrer dans les arcanes d'un monde fascinant et mal connu, propose ici une énigme policière d'une intensité singulière que seul son enquêteur génial pouvait résoudre.

 

«La Sibérienne » de Panich, Igor

Une première : un thriller sur la mafia russe, écrit par un auteur russe vivant en Occident. De Moscou à New-York et Saint-Tropez, s'entrecroisent les destins de trois personnages : Andrei Krylov, brillant esprit de l'ancien parti communiste, aujourd'hui l'un des mafieux les plus puissants.

 

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 17:31

Bibliothèque Municipale de Puget sur Durance

 

49ième coup de projecteur sur les livres empruntés au Bibliobus le 6 Mai 2010

 

 

 

CLAUDEL, Philippe : Le rapport de Brodeck  - roman –

(Prix Goncourt des Lycées 2007)

Le métier de Brodeck n'est pas de raconter des histoires. Son activité consiste à établir de brèves notices sur l'état de la flore, des arbres, des saisons et du gibier, de la neige et des pluies, un travail sans importance pour son administration. Brodeck ne sait même pas si ses rapports parviennent à destination. Depuis la guerre, les courriers fonctionnent mal, il faudra beaucoup de temps pour que la situation s'améliore. On ne te demande pas un roman, c'est Rudi Gott, le maréchal-ferrant du village qui a parlé, tu diras les choses, c'est tout, comme pour un de tes rapports.

Brodeck accepte. Au moins d'essayer. Comme dans ses rapports, donc, puisqu'il ne sait pas s'exprimer autrement. Mais pour cela, prévient-il, il faut que tout le monde soit d'accord, tout le village, tous les hameaux alentour. Brodeck est consciencieux à l'extrême, il ne veut rien cacher de ce qu'il a vu, il veut retrouver la vérité qu'il ne connait pas encore. Même si elle n'est pas bonne à entendre.

À quoi cela te servirait-il Brodeck ?  s'insurge le maire du village. N'as-tu pas eu ton lot de morts à la guerre ?

Qu'est-ce qui ressemble plus à un mort qu'un autre mort, tu peux me le dire ? Tu dois consigner les événements, ne rien oublier, mais tu ne dois pas non plus ajouter de détails inutiles. Souviens-toi que tu seras lu par des gens qui occupent des postes très importants à la capitale. Oui, tu seras lu même si je sens que tu en doutes...

Brodeck a écouté la mise en garde du maire. Ne pas s'éloigner du chemin, ne pas chercher ce qui n'existe pas ou ce qui n'existe plus. Pourtant, Brodeck fera exactement le contraire.

 

COMBESCOT, Pierre : Les filles du Calvaire  - roman –

(Prix Goncourt et prix Goncourt des Lycées 1991)

Derrière le comptoir du bistrot des Trapézistes, aux Filles-du-Calvaire, trône Madame Maud, née Rachel Aboulafia, Tunisienne dont la grand-mère alimenta jadis la chronique de La Goulette. Autour d’elle, un petit monde interlope et coloré où se côtoient artistes du Cirque d’Hiver tout proche, souteneurs, prostitués des deux sexes, rabbins, danseuses, flics et commerçants. Mille et une destinées qui emplissent ce livre baroque, dans le Paris de la première moitié du siècle, ressuscité avec une poésie et une verve qui auraient enchanté Apollinaire et Carco. Une étincelante réussite, couronnée par le prix Goncourt .


CONSTANTINE, Barbara : Tom, petit Tom, tout petit Tom  - roman -

Tom a onze ans. Il vit dans un vieux mobil-home déglingué avec Joss, sa mère (plutôt jeune : elle l'a eu à treize ans et demi). Comme Joss aime beaucoup sortir tard le soir, tomber amoureuse et partir en week-end avec ses copains, Tom se retrouve souvent tout seul. Et il doit se débrouiller. Pour manger, il va dans les potagers de ses voisins, pique leurs carottes, leurs pommes de terre... Mais comme il a très peur de se faire prendre et d'être envoyé à la Ddass (c'est Joss qui lui a dit que ça pouvait arriver et qu'elle ne pourrait rien faire pour le récupérer), il fait très attention, efface soigneusement les traces de son passage, replante derrière lui, brouille les pistes. Un soir, en cherchant un nouveau jardin où faire ses courses, il tombe sur Madeleine (quatre-vingt-treize ans), couchée par terre au milieu de ses choux, en train de pleurer, toute seule, sans pouvoir se relever. Elle serait certainement morte, la pauvre vieille, si le petit Tom  n'était pas passé par là...

 

CUNEO, Anne : Le Trajet d’une rivière  - roman -

On plonge dans l'univers de l'art, à l'époque de Shakespeare et de Monteverdi, parcourant l'Europe à la suite d'un musicien. Le style est tellement vivant que lorsque sont évoquées les soirées entre amis à Amsterdam, où danse et musique s'entremèlent, on croit sentir l'odeur du pain d'épices et entendre le bruit des sabots frappant le parquet en rythme. Un voyage goûteux au coeur d'une époque où la créativité foisonne.

 

CUSSET,Catherine :  Un brillant avenir  - roman -

En 1958, malgré l'opposition de ses parents, Elena épouse Jacob, un Juif. Elle réalise son rêve : quitter la Roumanie communiste et antisémite de Ceausescu et émigrer aux Etats-Unis. Elle s'y fait appeler Helen et rompt avec son passé. Mais, vingt ans plus tard, elle se retrouve confrontée à une réalité qui lui échappe : l'indépendance de ce fils à qui elle a tout sacrifié, et qui épouse Marie, une Française. Compte-t-il partir à son tour ? Helen n'aime pas la jeune femme, qu'elle trouve égoïste et arrogante. Marie a peur de cette belle-mère dont le silence recèle une hostilité croissante. Pourtant, entre ces deux femmes que tout oppose - leur origine, leurs valeurs et leur attachement au même homme -, quelque chose grandit qui ressemble à de l'amour.

 

DE CASTRO, Eve : Ayez pitié du cœur des hommes  - roman -

(Prix des libraires 1992)

A bord du bateau qui les déporte en Guyane, Came del Prato, l'aristocrate débauché et Aimé Halloir, le naïf communard, échangent leur nom et leur destin; sept ans de bagne contre l'exil et des espérances de fortune. Mais la vie admet-elle les secondes donnes?

Viviane, qu'ils épouseront tous deux, Anna la prostituée et l'énigmatique Lézarde les accompagnent au long de cette épopée fertile en rebondissements, qui les entraîne de la Guyane à l'Amazonie, où les rêves les plus fous s'offrent à portée de désir.

 

DUGAIN, Marc : La Chambre des officiers  - roman -  (Prix des libraires 1999)

En 1914, tout sourit à Adrien, ingénieur officier. Mais, au début de la guerre, lors d'une reconnaissance sur les bords de la Meuse, un éclat d'obus le défigure. En un instant, il est devenu un monstre, une "gueule cassée".

Adrien ne connaîtra pas l'horreur des tranchées, la boue, le froid, la peur, les rats. Transféré au Val-de-Grâce, il rejoint la chambre réservée aux officiers. Une pièce sans miroir où l'on se voit dans le regard des autres. Il y restera cinq ans. Cinq ans entre parenthèses. Cinq ans pour penser à l'avenir, à l'après-guerre, à Clémence qui l'a connu avec son visage d'ange. Cinq ans à nouer des amitiés déterminantes pour le reste de son existence…

Eliart, Astrid :  Nuits de noces  - Nouvelles -

Sur la place de la mairie, on se bouscule, les mains brandissent des appareils photo pour intercepter nos sourires, à Jean-Paul et moi. Je tâche de cacher mes dents derrière mes lèvres qui restent scellées, et lève le menton bien haut, pour affiner la ligne de mon cou. Je voudrais avoir l'air d'une grande amoureuse, et m'agrippe au bras de Jean-Paul, comme si on était sur un radeau et qu'il y avait du roulis, genre " vous voyez, son amour me donne le vertige". Souriez-moi, car je n'en aurai jamais assez. Pour la mariée, le jour du mariage est souvent l'aboutissement d'un rêve de petite fille : un instant elle peut se prendre pour une princesse de conte de fées ou pour une actrice de cinéma. C'est le temps de la fête, des rires et des chansons, qui précède la nuit de noces. Dans la chambre nuptiale, loin des flashes des photographes, les couples sont confrontés à leur vérité. Les uns s'aiment sincèrement, les autres font semblant. Seule certitude : ils ont franchi le pas, reculer leur est désormais impossible... Astrid Éliard met en scène six couples, six mariages et six nuits de noces. Et six façons bien différentes de vivre cette étape décisive : des nouvelles tour à tour tendres, mélancoliques ou gentiment ironiques, comme autant de paraboles douces-amères.

 

ELLROY, James :  American tabloid  - roman policier -

Mêlant allègrement la fiction à des faits réels, James Ellroy se sert de ses quatre protagonistes pour réécrire l'histoire politique des États-Unis de 1958 à 1963, date de l'assassinat de John F. Kennedy. Il utilise des faits jusqu'alors ignorés ou cachés qui démythifient l'honorable famille Kennedy et notamment son patriarche. Dans cette fresque épique à quatre voix, il adopte sa forme stylistique préférée : phrases courtes, descriptions minimales, nombreux dialogues. Une fois capté dans cet écheveau, le lecteur ne peut s'en défaire et se trouve pris dans un tourbillon qui le laisse assommé. --Claude Mesplède

 

FOTTORINO, Eric : Baisers de cinéma  - roman -    (Prix Fémina 2007)

Voilà un très beau livre, plein de douceur et de poésie, de vérités et de douleurs. Baisers de cinéma est un livre très bien écrit : Fottorino est certes un journaliste connu, mais il apparaît aussi ici comme un bon écrivain. Pour dire l'absence, la solitude, mais aussi l'amour ou la passion dévorante, Fottorino use d'un style tout à fait agréable et juste, et réussit même à éviter les clichés alors qu'il brasse beaucoup de sujets assez convenus. Sans conteste, Baisers de cinéma est un ouvrage réussi qui mérite tout à fait son prix.

 

FOTTORINO, Eric :  Korsakov  - roman -   (Prix des Libraires 2004)

Ce livre est un chef d'oeuvre de l'art du roman. Eric Fottorino est un grand écrivain et ce roman en est la dernière preuve s'il en fallait. Korsavov est l'histoire en 3 temps d'un homme atteint d'une maladie qui le prive de sa mémoire pour mieux se réinventer un passé. Petit garçon sans père, il s'inventera une famille, devenu grand neurologue, il doit sans cesse réinventer son passé et jouer avec ses souvenirs et ses absences. Quel sujet que l'invention de sa mémoire pour un écrivain et Eric Fottorino sait jouer avec nos cordes les plus sensibles, décrivant cet abîme de l'oubli et le réconfort de son imagination. Un grand roman qui laisse un goût doux amer.

 

HAUSSER, Isabelle :  Nitchevo  - roman -   (Prix des Libraires 1993)

Nitchevo ! Qu'importe! C'est sans importance! Tant pis! disent couramment les Russes face à un malheur qui les dépasse et qui, peut-être, leur procure un immense plaisir secret. Ce petit mot, qui correspond normalement au «rien» français, renferme dans ses trois syllabes toute la puissance de résignation russe. Celle qu'il a fallu pour survivre aux trois générations dont ce roman évoque le sort, au milieu des tourmentes qui ébranlèrent leur pays, des premiers jours de la révolution de 1917 jusqu'au putsch du 19 août 1991.

Leur histoire n'est pas présentée de manière linéaire. En quatre coups de projecteur, sans ordre chronologique, se dessine la vie d'une famille russe, à l'image de celles de millions d'autres, déchirées par soixante-dix ans de peurs et d'erreurs politiques. Les trois générations de femmes du roman (Marina, Nadia et Natalia) ont, vaille que vaille, à travers ces années terribles, assuré la survie matérielle de la famille et transmis leur force morale à leur lignée. Leurs portraits et ceux des hommes qui les entourent (Sergueï, Kolia et Sacha) - plus complexes et trop souvent absents - permettent d'approcher l'âme russe confrontée au communisme triomphant puis déclinant. Leur destin éclaire la faillite intérieure d'un système qui a fait peser son étreinte sur le monde durant presque un siècle.

 

HUSTON, Nancy : Instruments des ténèbres  - roman -   (Prix des Lycées 1996)

Écoutez, tendez l'oreille. Vous entendrez une de ces variations sur le même thème (celui de la quête de soi) que Nancy Huston affectionne. La première voix serait celle, plaintive et langoureuse, d'une de ces violes galbées du XVIIIe siècle. Elle raconte l'histoire des jumeaux orphelins, Barbe et Barnabé. Le duo, vibrant d'amour l'un pour l'autre, tâche de survivre dans le Berry miséreux de cette même époque. L'autre voix serait interprétée par quelque flûte vénitienne, au son aigre et obstiné. Elle est celle de la narratrice qui, régulièrement, interrompt l'écriture de son carnet intime pour poursuivre celle de son roman, l'histoire de Barbe et de son frère. Son tempo, très contemporain, donne un ton étrange à l'ensemble. Le tout est une sonate infiniment émouvante. L'auteur y explore les fonds ténébreux de ces souvenirs "au formol" qui l'empêchent de naître.

 

KOUROUMA, Ahmadou :  Allah n’est pas obligé   - roman -   

(Prix Renaudot et Prix des Lycées 2000)

Balade sordide mais drôle au Liberia et en Sierra Leone, pays en guerre, ce roman nous fait cheminer sur la trace de Birahima, un enfant qui ne ressemble pas vraiment à notre progéniture occidentale. C'est l'un de ces jeunes déshérités qui errent dans le pays, d'un camp politique à un autre. Un "small soldier sans peur et sans reproche" comme il aime à se faire appeler. Perdu dans une guerre absurde, il ne se sépare jamais de sa kalachnikov, fidèle compagne d'infortune qui lui procure sa ration quotidienne et sa dose de hasch. Aux côtés du grigriman Yacouba, qui ne croit pas lui-même à la force de ses talismans, il rencontre les plus grand-guignolesques dictateurs et côtoie la mort.

Adoptant le point de vue à la fois naïf et cruel de l'enfant, Ahmadou Kourouma nous fait vivre de l'intérieur l'horreur des guerres qui secouent l'Afrique de l'Ouest. Son langage même est à l'image de l'absurdité du propos. Ainsi, le récit est-il ponctué d'expressions choisies du pidgin (la langue libérienne) qu'il traduit à l'aide de définitions issues d'un "inventaire des particularités" et de deux dictionnaires.

Malgré l'originalité de la narration et du style, le roman n'arrive pas à convaincre. On rit à certains passages, bien sûr, mais l'on aurait voulu être plus séduit par l'aspect tragi-comique d'Allah n'est pas obligé. Kourouma tente de faire de l'humour une arme contre la violence.

 

RAHIMI, Atiq :  Syngué Sabour : Pierre de patience   - roman -   (Prix Goncourt 2008)

Cette pierre que tu poses devant toi... devant laquelle tu te lamentes sur tous tes malheurs, toutes tes misères... à qui tu confies tout ce que tu as sur le cœur et que tu n'oses pas révéler aux autres... Tu lui parles, tu lui parles. Et la pierre t'écoute, éponge tous tes mots, tes secrets, jusqu'à ce qu'un beau jour elle éclate. Elle tombe en miettes. Et ce jour-là, tu es délivré de toutes tes souffrances, de toutes tes peines...Comment appelle-t-on cette pierre?  En Afghanistan peut-être ou ailleurs, une femme veille son mari blessé. Au fond, ils ne se connaissent pas. Les heures et les jours passent tandis que la guerre approche. Et la langue de la femme se délie, tisse le récit d'une vie d'humiliations, dans l'espoir d'une possible rédemption.

 

SALINGER, Jérôme-David :  L’attrape-cœurs   - roman -

Phénomène littéraire sans équivalent depuis les années 50, J. D. Salinger reste le plus mystérieux des écrivains contemporains, et son chef-d'oeuvre, « L'attrape-cœurs », roman de l'adolescence le plus lu du monde entier, est l'histoire d'une fugue, celle d'un garçon de la bourgeoisie new-yorkaise chassé de son collège trois jours avant Noël, qui n'ose pas rentrer chez lui et affronter ses parents. Trois jours de vagabondage et d'aventures cocasses, sordides ou émouvantes, d'incertitude et d'anxiété, à la recherche de soi-même et des autres. L'histoire éternelle d'un gosse perdu qui cherche des raisons de vivre dans un monde hostile et corrompu.

 

XENAKIS, Françoise :  Attends-moi   - roman -   (Prix des Libraires 1993)

Menue, enfantine et presque muette, Jeanne Pottier assiste en absente à son propre procès. Elle a assassiné son mari, Claude, pour tenir une promesse : il lui a jadis demandé de le tuer s'il ne l'aimait plus.

Pendant quatre jours d'audience, témoins et avocats vont raconter un amour qui ressemble à bien d'autres : serments et trahisons, fidélités et petites tromperies... L'acquittement final ne détournera pas Jeanne de donner elle-même une conclusion au drame.

Procès de la jalousie ? de la douleur ? ou tout simplement d'un amour absolu et forcément tragique... C'est une histoire éternelle qui nous est magistralement contée dans ce livre, couronné en 1993 par le Prix des Libraires.

 

ZWEIG, Stefan :  La confusion des sentiments   - roman -

À l'occasion de son soixantième anniversaire, R. de D., professeur de philologie, reçoit de la part de ses élèves et collègues un livre d'hommage, relation a priori exhaustive de l'intégralité de ses œuvres, articles et discours. Il y manque pourtant la clé de voûte de son parcours intellectuel, l'événement de sa jeunesse qu'il garde secrètement enfoui au plus profond de lui-même : la rencontre décisive d'un homme, un professeur, qui a naguère suscité en lui enthousiasme et admiration. Il entreprend alors de rédiger des "notes intimes", dans lesquelles il retrace sa vie de jeune étudiant, de ses années de libertinage à son attachement exalté pour son maître, avec lequel il noue une relation faite de souffrances et de confusion. À l'époque, il ne s'aperçut pas du glissement insensible que prirent leurs rencontres, jusqu'au jour où le vieux pédagogue lui livra un brûlant secret…

Dans cette nouvelle, parue en 1927, Stefan Zweig (Vingt-quatre heures de la vie d'une femme, Le Joueur d'échecs…) excelle à décrire la force destructrice de la passion, en butte aux contraintes de la morale. Avec la finesse de style qui le caractérise, l'auteur dit l'ambiguïté du désir et de l'amitié, la "confusion" des pulsions et des êtres, la complexité de la nature humaine. Sa capacité à révéler dans La Confusion des sentiments la réalité du tabou de l'homosexualité fut saluée notamment par Freud.

 

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Voici la liste des livres réservés et livrés. Prochainement nous vous présenterons d’autres livres empruntés au Bibliobus du 6 mai .

 

 

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 13:37

BIBLIOTHEQUE MUNICIPALE DE PUGET

 

 

BULLETIN D’INFORMATIION DU 7 MAI 2010

 

 

 

A partir du lundi 10 Mai, la bibliothèque municipale sera  ouverte au public trois jours par semaine aux horaires suivants :

Lundi         : 16h30 – 18h30

 

Mercredi    : 10h – 12h

 

Samedi       : 9h30 – 12h (en horaire d’été)

                      

                      10h – 12h   (en horaire d’hiver)

 

Nous espérons que ces nouveaux horaires seront plus pratiques et vous faciliteront la fréquentation de la bibliothèque. Dès le samedi 8 Mai, vous trouverez de nombreux nouveaux livres choisis lors du dernier passage du bibliobus.

Un nouveau coup de projecteur (le 49 ième) vous présentera prochainement certains d’entre eux. D’autres suivront régulièrement.

 

En attendant le plaisir de votre visite.

  

L’équipe des bénévoles

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 20:14

Bibliothèque Municipale de Puget sur Durance

 

48ième  coup de projecteur :

Nouveaux livres achetés le 20 Avril 2010

 

ROMANS

 

AUSTER Paul : « Invisible » - roman -

New York, 1967: un jeune aspirant poète rencontre un énigmatique mécène français et sa sulfureuse maîtresse.

Un meurtre scelle bientôt, de New York à Paris, cette communauté de destins placés sous le double signe du désir charnel et de la quête éperdue de justice.

Superbe variation sur "l'ère du soupçon", Invisible explore, sur plus de trois décennies, les méandres psychiques de protagonistes immergés dans des relations complexes et tourmentées. On se délecte des tribulations du jeune Américain naïf et idéaliste confronté au secret et aux interdits, tout autant qu'on admire l'exercice de haute voltige qu'accomplit ce très singulier roman de formation.

Le vertigineux kaléidoscope du roman met en perspective changeante les séductions multiformes d'un récit dont le motif central ne cesse de se déplacer.

Au sommet de son art narratif, Paul Auster interroge les ressorts mêmes de la fiction, au fil d'une fascinante réflexion sur le thème de la disparition et de la fuite

 

BICHELBERGER  Roger : « La fille à l’étoile d’Or » - roman -

Un jeune Allemand de 16 ans, né à Aix-la-Chapelle dans une famille catholique antinazie, se retrouve prisonnier en Normandie, dans un camp américain.

Il avait pourtant déserté la Wehrmacht où il avait été enrôlé de force.

Il ne peut oublier les exactions dont il a été le témoin ni sa camarade Elsa, la fille à l'étoile d'or. Disparue avec toute sa famille, elle hante pour toujours sa mémoire.

Après Le Déserteur (Grand Prix du Roman de la Sgdl) et son héros, un jeune soldat français qui ne voulait pas faire la guerre, Roger Bichelberger évoque ici une autre résistance, celle d'un adolescent d'outre-Rhin, sensible, amoureux et nostalgique

 

GALLAY Claudie : « Dans l’or du temps » - roman -

Le narrateur passe l'été en famille, avec sa femme et leurs jumelles de sept ans, dans leur maison normande au bord de la mer. Il rencontre par hasard Alice, une vieille dame abrupte et bienveillante à la fois, volontiers malicieuse. Il lui rend visite à plusieurs reprises et une attente semble s'installer : l'homme est en vacances, vacant pour ainsi dire, intrigué et attiré malgré lui ; Alice a des choses à raconter, qu'elle n'a jamais pu dire à personne, des souvenirs qui n'attendaient que lui pour remonter à la surface et s'énoncer.

Tout commence par un voyage à New York qu'elle a effectué dans sa jeunesse, en 1941, en compagnie de son père photographe et d'André Breton.

Ensemble, ils ont approché les Indiens hopi d'Arizona, dont l'art et les croyances les ont fascinés.

Dans l'or du temps plonge au plus intime de ses personnages par petites touches, l'air de rien. Hommage à la figure d'André Breton et à la culture sacrée des Indiens hopi, ce magnifique roman célèbre les rencontres exceptionnelles, celles qui bouleversent l'âme et modifient le cours des existences 

GIESBERT Franz-Olivier : « Un très grand amour » 

"Sur son lit de souffrances, quelques semaines avant de mourir, maman m'avait mis en garde : "Qu'est-ce que c'est bête, un homme.

- Je ne comprends pas.

- C'est bête, égoïste et pas fiable.

Antoine, promets-moi de ne jamais te comporter comme un homme.

" Je me souviens que j'avais hoché la tête. Encore une promesse que je n'ai pas tenue. Je suis toujours resté à l'affût. Même quand j'étais heureux en ménage, ce qui fut souvent le cas, je continuais à rechercher le très grand amour, celui qui, selon Spinoza, constitue un "accroissement de nous-même".

C'est exactement la sensation que j'éprouvais en observant la jeune fille aux cheveux d'or. Je m'accroissais. Je m'élevais aussi.

 

LEVY Marc : « La première nuit » - roman -

L'amour est l'ultime aventure, mais l'aventure n'est pas sans dangers...

Il est une légende qui raconte que l'enfant ;dans le ventre de sa mère connaît tout du mystère de la Création, de l'origine du monde jusqu'à la fin des temps.

À sa naissance, un messager passe au-dessus de son berceau et pose un doigt sur ses lèvres pour que jamais il ne dévoile le secret qui lui fut confié, le secret de la vie.

Ce doigt posé qui efface à jamais la mémoire de l'enfant laisse une marque.

Cette marque, nous l'avons tous au-dessus de la lèvre supérieure, sauf moi.

Le jour où je suis né, le messager a oublié de me rendre visite, et je me souviens de tout... Des hauts plateaux éthiopiens aux étendues glacées du nord de l'Oural, Marc Levy conclut avec ce nouveau roman la fantastique épopée commencée avec Le Premier Jour.

 

MODIANO Patrick : « L’Horizon » - roman -

«  Il suivait la Dieffenbachstrasse.

Une averse tombait, une averse d'été dont la violence s'atténuait à mesure qu'il marchait en s'abritant sous les arbres.

Longtemps il avait pensé que Margaret était morte. Il n'y a pas de raison, non, il n'y a pas de raison. Même l'année de nos naissances à tous les deux, quand cette ville, vue du ciel, n'était plus qu'un amas de décombres, des lilas fleurissaient parmi les ruines, au fond des jardins. »

 

MÜLLER Herta : Prix Nobel de Littérature 2009 - « La convocation » - roman -

Dans le tramway qui la mène au bureau de la Securitate, où elle a de nouveau été convoquée, la narratrice lutte pour ne pas se laisser entraîner par son angoisse et le sentiment d'humiliation que son interrogateur va s'ingénier à provoquer dès son entrée. Elle a, un jour, osé glisser un message dans la poche du pantalon de luxe qu'elle cousait pour une maison italienne, comme une bouteille à la mer, depuis elle est convoquée. Elle voudrait pouvoir résister...

Herta Müller nous transmet l'expérience de la dictature, de la peur et de l'humiliation à travers un style dont les phrases courtes ont la force et l'intensité d'un poème.

 

NDIAYE Marie : «Trois femmes puissantes »  - roman -

Prix Goncourt 2009 ! Trois récits, trois femmes qui disent non. Elles s'appellent Norah, Fanta, Khady Demba. Chacune se bat pour préserver sa dignité contre les humiliations que la vie lui inflige avec une obstination méthodique et incompréhensible. L'art de Marie NDiaye apparaît ici dans toute sa singularité et son mystère. La force de son écriture tient à son apparente douceur, aux lentes circonvolutions qui entraînent le lecteur sous le glacis d'une prose impeccable et raffinée, dans les méandres d'une conscience livrée à la pure violence des sentiments.

 

ROMANS POLICIERS

 

CLEEVES Ann : « Noire solitude »                                                             

 Par une matinée glaciale de janvier, Fran Hunter, tout juste de retour sur l'île de son enfance, remarque une scène étrange. Un éclat rouge, la danse macabre des corbeaux sur la lande couverte de neige. Et soudain, sous ses yeux, le cadavre de Catherine Ross, une adolescente du village. Tous les regards se tournent alors vers le coupable idéal : Magnus Tait, un vieil homme solitaire, simple d'esprit, rejeté par les habitants. Mais pour l'inspecteur Jimmy Perez, débarqué du continent avec ses hommes, la piste semble un peu trop évidente. Lorsqu'il décide de poursuivre ses investigations, la suspicion et la peur s'emparent de la petite communauté shetlandaise. Les portes se ferment tandis que le tueur rôde...

 

CORNWELL Patricia : «Scarpetta » 

Blessé, terrorisé, Oscar Bane exige d'être admis dans le service psychiatrique de l'hôpital de Bellevue. Il prétend avoir échappé au meurtrier de sa petite amie, et ne se laissera examiner que par Kay Scarpetta, médecin légiste expert, l'unique personne en qui il ait confiance. A la demande du procureur, Jaimie Berger, Kay se rend à New York avec son époux, Benton, et sa nièce, Lucy. Une chose est sûre : une femme a été torturée et tuée, et d'autres morts violentes sont à craindre. Très vite, une vérité s'impose à Kay : le tueur sait précisément où se trouve sa proie, ce qu'elle fait et, pire encore, il est au courant des progrès de l'enquête. Kay Scarpetta doit affronter l'incarnation du mal...

 

GALLERNE Gilbert : « Au pays des ombres » 

Le prix du Quai des Orfèvres a élu cette année un roman EXCEPTIONNEL . Il est impossible de reposer ce livre avant de l'avoir terminé.

Un policier « PJPP » est victime d’une machination qui l’implique avec son arme professionnelle dans un assassinat, à deux pas de sa résidence secondaire normande… « Il prend un an de prison, sort la semaine dernière, et fonce se faire tuer devant chez moi. Que venait-il me dire ? »

Un an plus tôt, sa femme s’est-elle vraiment suicidée ? Coupable ? Culpabilisé ? Il s’est mis à boire. La police locale diffère sa décision de mettre en garde à vue un collègue apprécié de ses supérieurs du 36. Pour prouver son innocence, celui-ci met à profit cette hésitation en menant sa propre enquête et en doublant ceux qui en ont la charge.

 

« GOETZ Adrien : « Intrigue à Versailles » 

Revoici Pénélope, la jeune conservatrice du patrimoine, toujours amoureuse de Wandrille, journaliste dandy et rieur. Après avoir résolu l'énigme de la tapisserie de Bayeux dans Intrigue à l'anglaise, elle est nommée au château de Versailles. Dès son arrivée, elle découvre un cadavre, un Chinois et un meuble en trop. C'est effrayant, c'est étrange, c'est beaucoup. Dans ce temple de la perfection et de la majesté vont s'affronter les bourrasques de la mafia chinoise et d'une société secrète qui se perpétue depuis le XVIIe siècle. Des salons aux arrière-cabinets du château, des bosquets du parc aux hôtels particuliers de la ville, Pénélope, bondissante et perspicace, va percer les mystères de Versailles.

 

GRISHAM John : « Le Contrat » 

Malgré son armée d'avocats, malgré ses bataillons d'experts, malgré ses moyens et sa stature, Krane Chemical vient de perdre un procès retentissant. Reconnue coupable de pollution délibérée, la multinationale a été rendue responsable de la mort de deux personnes. 41 millions de dollars de dommages et intérêts. Avec les centaines de cas similaires qui se présentent déjà, c'est la ruine assurée... Mais Carl Trudeau, son P.-D.G., n'est pas homme à se laisser abattre. Et il lui reste un dernier recours : faire casser ce jugement. Pour cela, il a besoin d'une oreille bienveillante à la Cour suprême du Mississippi. Pour cela, il lui suffit d'y faire élire un homme prêt à toutes les compromissions...

                                                                                                             

MONTEIL Claudine : « Complots mathématiques à Princeton » 

Charlotte arrive à Princeton, aux Etats-Unis, pour passer quelque temps avec son père, Jean-Claude Cavagnac, le célèbre mathématicien professeur à l'institut où s'illustrèrent Robert Oppenheimer et Albert Einstein. À son arrivée, Cavagnac disparaît. Son corps est retrouvé dans le lac Carnegie. Suicide ? Assassinat ? Pour quelles raisons ? Des collègues jaloux ? Des étudiants déçus ? Ses travaux mathématiques l'avaient-ils mis sur la voie d'une découverte stratégique pour une grande puissance ? La CIA, le FBI et les services secrets français sont sur les dents. Et s'il s'agissait d'un règlement de comptes où les Etats-Unis et la France sont impliqués ? Avec l'aide de Michael Taylor, l'agent du FBI en charge de l'affaire, Charlotte va dénouer les mystères de cette disparition. Un thriller impitoyable dans une élégante ville universitaire aux apparences trompeuses.

 

MULLER Dominique : « Laguna Nostra » 

Le cadavre d'un égorgé bute dans un rio contre un escalier de marbre. Un bébé est arraché à un trafic de petits clandestins. Une riche veuve recrute des chérubins pour chanter du Purcell. Un escroc en oeuvres d'art est protégé par un brillant avocat. La directrice d'un réseau de charme sur le Net est terrorisée par un Albanais philanthrope. Ces mystérieuses, affaires se nouent autour d'Alvise Campana, l'infatigable commissaire auréolé de succès qui veille sur Venise, protège ses touristes et assure la paix du commerce. Ni les criminels ni les femmes ne résistent à sa ténacité, et le bel Alvise serait comblé s'il ne partageait son palais délabré avec sa soeur et ses deux oncles, un trio de célibataires excentriques qui rêvent à des plafonds restaurés, à des chefs-d'oeuvre dénichés, à l'harmonie du monde retrouvée. Bousculé par leurs intuitions artistiques, le pragmatique commissaire ne jure que par la véracité des faits pour mener son enquête. Mais, de chamailleries en quiproquos, de faits divers cocasses en crimes abominables, les quatre Campana vont la résoudre ensemble. Enfants de Venise, ils savent que la marée a toujours purifié les eaux troubles de leur lagune.

 

THEORIN Johan : « L’écho des morts »  Prix du meilleur Polar suédois

Joakim et sa femme Katrine ont décidé de quitter Stockholm pour s'installer dans une vieille ferme sur l'île d Öland. Katrine et les enfants s'y installent alors que Joakim achève l'année scolaire au collège où il enseigne.

Après la noyade accidentelle de Katrine, Joakim sombre dans une profonde dépression. En faisant des travaux dans la maison, il tombe sur des inscriptions mystérieuses. Il apprend alors que dans le passé, les habitants de la ferme ont souvent été victimes d'accidents mortels. Les inquiétantes légendes d'Öland refont surface et Joakim se prend à imaginer qu'à l'instar d'autres esprits, Katrine pourrait revenir. Le suspense s'épaissit. D'étranges cambriolages en série surviennent sur l'île. La jeune policière Tilda Davidsson qui mène l'enquête a bien du mal à dénouer tous ces fils qui s'entrecroisent.

Après le brouillard d'automne de L'Heure trouble, L'écho des morts, livre d'hiver sur le deuil et la mémoire, est soutenu par l'écriture sobre, très personnelle et d'une efficacité troublante de Johan Theorin.

 

WILSON Laura : « La guerre de Stratton » 

Souvent comparée à Ruth Rendell, Laura Wilson (prix Polar du Point 2005) est aujourd'hui une des grandes figures du roman policier psychologique britannique, fascinée par la période du Blitz, qui lui a déjà inspiré un de ses meilleurs suspenses, L'Amant anglais. Histoire de trahison, de chantage et de meurtre, La Guerre de Stratton nous plonge à nouveau dans l'atmosphère oppressante du Londres de la Seconde Guerre mondiale, qu'elle évoque à la perfection.                                                                                                                         

Le " suicide " par défenestration d'une star déchue du muet ne convainc pas l'inspecteur Ted Stratton. Ignorant le veto de ses supérieurs, il continue de mener son enquête, qui va rapidement croiser celle de l'élégante Diana Calthrop, recrutée par le MI5 pour infiltrer un groupuscule néo-nazi. Mais le supérieur de Diana, le puissant Sir Neville Apse, est-il au-dessus de tout soupçon ? Stratton et la jeune femme comprendront-ils à temps que les intérêts des Services secrets et de la pègre londonienne peuvent parfois concorder ?

 

 

 

BIOGRAPHIES

 

 

BONA Dominique : « Clara Malraux – Nous étions deux »

" Malraux, ce n'est pas seulement André. C'est aussi Clara : sans elle, sa vie, sa légende auraient sans doute été différentes. Entre eux a existé un lien fait de complicité et de passion. Ils se sont aimés, déchirés, trompés. Ils ont tout connu ensemble, sauf l'ennui. Vivant éperdument et en communion les fêtes des années vingt, à la confluence des débats intellectuels, politiques et artistiques, ils ont trouvé dans les voyages l'exotisme, la révolution chinoise, la drogue qui convenait à leurs tempéraments survoltés. L'initiatrice du voyage en Indochine et du pillage des temples d'Angkor, c'est elle. Mais c'est elle aussi qui sauve Malraux de la prison et se lance avec lui dans toutes ses aventures, y compris la guerre d'Espagne. Amoureuse mais libre, vivant ses amours à sa guise, elle supporte mal que son illustre compagnon lui rende la pareille. Supplantée par d'autres femmes - Josette Clotis, Louise de Vilmorin - , elle souffre de l'abandon mais ne se résigne pas. C'est une battante. Faute de partager les combats de Malraux, elle se dresse contre ses idées. Elle milite de plein coeur du côté des faibles, des opprimés, et rêve de fraternité universelle. Destin magnifique et cruel. Ce livre montre comment une femme moderne, libre, tente d'exister à l'ombre d'un grand homme. Non pas par lui mais avec lui. Et même, sans lui. "

 

 


DIETETIQUE

 

 

MONTIGNAC Michel : « Maigrir avec la méthode Montignac » 

Vous voulez en finir avec les régimes restrictifs à effet " yo-yo ", perdre du poids de manière efficace et durable, diminuer les risques cardio-vasculaires et prévenir l'apparition du diabète ? Bref, vous voulez maigrir tout en continuant à bien manger ? Conçue par Michel Montignac il y a vingt-cinq ans, la méthode Montignac n'a jamais été aussi actuelle et indispensable. Bien plus qu'un régime, c'est un programme alimentaire

parfaitement équilibré : il ne s'agit pas de manger moins, mais de manger mieux en faisant les bons choix. Avec ce livre, la méthode Montignac est enfin à la portée de tous ! L'index glycémique, les grandes catégories alimentaires et le métabolisme n'auront plus de secret pour vous. Que manger au petit déjeuner, pendant un déjeuner d'affaires, à la cafétéria, au dîner, pendant les repas festifs ? Quand peut-on passer de la phase-1 (phase d'amaigrissement) à la phase-2 (phase de stabilisation) ? Quel sport pratiquer en accompagnement de la méthode ? Avec ce livre, Michel et Sybille Montignac s'occupent personnellement de votre ligne ! Découvrez aussi plus de 40 recettes, 4 semaines de menus et la fameuse partie des Dix pour profiter des bienfaits de la méthode Montignac, sans oublier la table des index glycémiques des aliments les plus courants !

 

 

 

fin du Coup de Projecteur 48 – Avril 2010 - amv

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Published by mairie de puget - dans Bibliothèque Municiaple
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