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PUGET-SUR-DURANCE

84360

Département de Vaucluse

Arrondissement d'Apt

Canton de Cadenet

Communauté de Communes 

des Portes du Luberon

712 habitants

43° 45" 21' Nord

5° 16" 11' Est

 

Agenda

 

 

 

 

 

VIDE GRENIER ETE ENFANT

Samedi 10 juin 2017

Journée

Salle des Fêtes

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FETE DE LA MUSIQUE

Mercredi 21 juin

Extérieur

(Infos à venir)

#

LES IMPREVUS # 2

(Concerts chorales)

Samedi 8 juillet

18h00

Temple /Salle des fêtes

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FETE VOTIVE

Vendredi 21 juillet

Samedi 22 juillet

Dimanche 23 juillet

Extérieur

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Informations diverses

plandepuget

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Calendrier annuel des périodes

d'incinération des végétaux 

  14325-1-copie-1

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Nouveaux horaires des déchèteries.

 

  4146-1

 

 

 

Bienvenue sur le blog de la Mairie de PUGET-SUR-DURANCE.

Vous pourrez accèder à toutes les informations concernant la Mairie , aux compte-rendus des réunions des différents Conseils Municipaux

et à toutes les décisions prises par votre nouvelle Municipalité.

Vous pouvez poser vos questions en faisant "ajouter un commentaire" et il vous sera répondu dans les cinq jours au même endroit.

Vos commentaires sont également les bienvenus.


Bonne visite !

Ouvertures et Permanences

 

Ouvertures de la Mairie

 

 

Nathalie et Manue vous recevront les :

 

Lundi de 9h à 12h30 et de 14h à 17h30

Mardi  de 14h à 17h30

Mercredi de 9h à 12h

Jeudi de 9h à 12h30

Vendredi de 9h à 12h30 et de 14h 17h30

Samedi de 9h à 12h

 


Permanences du Maire

 
sur rendez-vous .

 

Votre nouvelle équipe

 



Maire : Alain Sage

Premier adjoint : Jean-Daniel Duval

Deuxième Adjoint  : Danielle Faidy

Troisième Adjoint  : André Capanni

 

Quatrième Adjoint : Alain Blancheton

Conseillers Municipaux :

Jean-Claude Aoustin

Suzanne Bouchet
Christine Charbonnier

Nathalie Clausells
Christelle Fernandez

Gilbert Guérin
Sylvain Meyssard
Michèle Moulinet
Cathy Prost
Jean-Marie Scano

27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 12:17

Bibliothèque Municipale de Puget

Coup de projecteur n° 61

Prêts de la Bibliothèque départementale 

 

Bibliobus du 9 décembre 2011 (2ième liste)

 

 

ROMANS

 

LAVARENNE, Michelle : «  Le rossignol des Tuilières » 

Une saga familiale captivante sur trois générations Le Rossignol des Tuilières, c est Marguerite, qui charme ses collègues de l atelier avec son filet de voix limpide. Ouvrière dans une fabrique de porcelaine, elle est aussi une mère très occupée avec pas moins de cinq enfants à élever. Hélas ! elle ne survit pas à l arrivée du sixième. C est donc sa fille aînée, Louise, malgré son jeune âge, qui va prendre en main la destinée de la fratrie.

Biographie de l'auteur

Après des études aux Beaux-Arts à Paris, Michelle Lavarenne s adonne à l écriture avec passion. Avec sa plume ravissante, elle ressuscite quelques personnages émouvants, quelques scènes, quelques anecdotes vécues. Une invitation à découvrir l histoire d une famille simple et attachante. Elle est l auteur de La Belle Vie d Anna.

LE NABOUR, Eric : « Retour à Tinténiac »

En 1905, un inconnu, Adam Guillemot, accompagné d’une petite fille muette s’établit dans le manoir de Tinténiac, non loin d’Auray dans le Morbihan. Il ne reçoit personne à l’exception de l’institutrice du village à laquelle il confie l’éducation de l’enfant.

En investissant dans la pêche et les conserveries de sardines avec le souci d’améliorer le quotidien des Penn-sardin, les ouvrières sardinières, Guillemot s’attaque aux intérêts du baron de Saint-Victor, un riche et puissant notable, qui use de tous les moyens pour l’abattre. Mais les manœuvres du sinistre baron échouent et sa haine redouble au point de réveiller les fantômes du passé. Qui est cet étranger, d’où provient son immense fortune ?  Saint Victor se persuade qu’une des clefs du mystère pourrait être entre les mains de la fille de Guillemot, Natacha. Celle-ci devient un enjeu crucial dans le combat sans merci que se livrent les deux hommes.

MARNY, Dominique : « La conquérante »

Fuyant sa Touraine natale, Judith Fontange se lance dans le Paris des Années folles, des amitiés stimulantes et des amours tumultueuses. Engagée par un modeste bijoutier, elle se découvre alors une passion pour ce métier. Judith possède tous les atouts pour réussir : beauté, fougue, ambition, talent... Il lui faudra néanmoins se battre pour s'imposer dans le cénacle essentiellement masculin des grands joailliers et accéder à la prestigieuse rue de la Paix. A travers les engagements et les choix d'une jeune créatrice s'égrènent les rites, les secrets et le savoir-faire d'un univers fascinant, celui des pierres précieuses. Les romans de Dominique Marny (Darjeeling, Les Nuits du Caire, Mes nuits ne sont pas les vôtres et Il nous reste si peu de temps) témoignent de sa passion pour l'art, les voyages et l'histoire.

MARCHIKA, Colin : « Les poubelles du Walhalla »

N'attendez plus et entrez dans l'univers fascinant de Colin Marchika, auteur exceptionnel qui nous livre ici un recueil de nouvelles merveilleux. Si vous aimez la Fantasy, mais que pour vous elle se doit d'être originale et innovante alors ce livre est ce que vous cherchiez.

Décalé, intelligent, riche et varié dans les thèmes abordés, ce livre est une sorte d'OVNI dans le paysage de la Fantasy francophone. Laissez-vous emporter, vous ne regretterez pas le voyage...(Commentaire de « Fred Caillou « sur le site d’Amazon)

NEMIROVSKY, Irène : « Suite Française »

Ecrit dans le feu de l'Histoire, Suite française dépeint presque en direct l'exode de juin 1940, qui brassa dans un désordre tragique des familles françaises de toute sorte, des plus huppées aux plus modestes. Avec bonheur, Irène Némirovsky traque les innombrables petites lâchetés et les fragiles élans de solidarité d'une population en déroute. Cocottes larguées par leur amant, grands bourgeois dégoûtés par la populace, blessés abandonnés dans des fermes engorgent les routes de France bombardées au hasard... Peu à peu l'ennemi prend possession d'un pays inerte et apeuré. Comme tant d'autres, le village de Bussy est alors contraint d'accueillir des troupes allemandes. Exacerbées par la présence de l'occupant, les tensions sociales et les frustrations des habitants se réveillent... Roman bouleversant, intimiste, implacable, dévoilant avec une extraordinaire lucidité l'âme de chaque Français pendant l'Occupation, enrichi de notes et de la correspondance d'Irène Némirovsky, Suite française ressuscite d'une plume brillante et intuitive un pan à vif de notre mémoire. Prix Renaudot 2004.

NOTHOMB, Amélie : « Une forme de vie »

L'un de mes livres préféré d'A.Nothomb.

L'histoire d'un Gi de l'armée américaine, et de son auteure préféré qui repond aux lettres de ses lecteurs..Notre héros Melvin Mapple ne va pas s'en priver...

L'histoire est bien sûre plus alambiquée que ça, on connait notre Amélie.

Le final est très réussi, je vous laisse le découvrir tout comme ce roman que je recommande. (Commentaire de « Patroche » sur Amazon)

ORSENNA, Erik : « La chanson de Charles Quint »

En 1539, pendant un instant, Charles Quint se déchargea des affaires du monde en se réfugiant dans la solitude d'un monastère afin de pouvoir pleurer tout son soûl : il venait de perdre sa si belle et jeune épouse lusitanienne. Pour un monarque qui s'enorgueillissait de ne jamais voir le soleil se coucher sur ses états, l'astre, en tout cas, n'irradiera jamais plus son coeur. Cette anecdote historique, non relatée textuellement, est le sens du titre si joliment choisi par Eric Orsenna pour nous faire partager l'origine de son propre et terrible accablement. Un court moment de délicate émotion où des sentiments vrais émeuvent profondément, où la folie tient du devoir de survivre, et où l'humour n'est plus que la politesse du désespoir (Commentaire de « Durden » sur Amazon).

ORSENNA, Erik ; « La révolte des accents »

Après La grammaire est une chanson douce et Les Chevaliers du Subjonctif, Erik Orsenna repart explorer les territoires mystérieux de la langue française.

PANCOL, Katherine : « Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi »

Les deux livres précédents étaient géniaux - quelle déception ce dernier livre -

On reprend tous les personnages, on leur fait vivre quelques petites histoires -

On attend quelque chose qui ne vient pas......décevant. (Commentaire de « Anny » sur Amazon)

PERRIGNON, Judith : « C’était mon frère …»

Magnifique récit sur l'amour des 2 frères van Gogh, triste aussi car malheureusement leur vie a été de courte durée. Le 1er désespoir pour Vincent qui voit son frère s'éloigner, et le 2ème un peu plus tard pour Théo qui ne se remet pas de cette disparition et qui sombre jusqu'à la mort. (Commentaire de « Philsery » sur Amazon)

PEYSSONNERIE, Paul : « Le clos des bruyères »

Trente années durant, Céline et Jean-Charles ont tout partagé, surtout les épreuves, à commencer par la maladie et le chômage. Aussi lorsqu'ils découvrent sur les hauteurs de Peyreblanque une belle et vieille ferme à l'abandon, ils entrevoient aussitôt l'occasion de tourner la page et d'assouvir un vieux rêve : ouvrir un gîte rural qu'ils appelleront Le Clos des Bruyères. Mais l'ennui rôde. Après quelques saisons paysannes, Jean-Charles se sent des fourmis dans les doigts et les jambes. Jusqu'à ce jour où l'occasion lui est offerte de renouer avec sa passion. On se rappelle soudain qu'il a été un saxophoniste réputé et on l'invite à participer à une tournée en Amérique. Une tournée qui n'en finit plus, s'égare du côté de l'Argentine, et résonne en lui comme le tempo de la jeunesse. Pendant ce temps, Céline, restée au Clos des Bruyères, se languit. Elle pressent que Jean-Charles ne reviendra peut-être plus, qu'elle va devoir apprendre à son tour à vivre autrement. Noël arrive. Elle se prépare à passer la soirée, seule auprès du feu, avec sa chienne. Mais ce soir-là, un inconnu frappe à sa porte... Après Lu Fille des neiges, La Bergère du Larzac et Les Noces interdites (éditions Lucien Souny), Paul Peyssonnerie dénoue ici, fil après fil, une intrigue passionnelle riche en rebondissements. Et jusqu'au bout il nous tient en haleine : le Clos des Bruyères ne va-t-il pas se métamorphoser en nid de guêpes ?

PEYRAMAURE, Michel : « Les roses noires de St Domingue »

1791. Julien Delacour arrive à Saint-Domingue pour y recenser et collecter les richesses de la flore et de la faune. Mais, partout, ce ne sont qu'attaques d'esclaves en révolte contre les brutalités de leurs propriétaires, incendies de plantations et massacres... Alors que Saint-Domingue, devenue Haïti, sombre dans l'anarchie, le naturaliste se retrouve dans une sorte d'exil sur Port-Espérance. Là, en présence de sa compagne, Ana, descendante d'une reine indienne du temps de Colomb, il va faire, au fil des jours, le récit de ses passionnants travaux, de ses amours, et de l'histoire d'un pays...

PLUCHARD, Mireille : « Le petit bâtard »

Clarisse Chardenon, véritable petite mère pour toute sa famille, est envoyée faire la saison des vers à soie en Cévennes huguenotes. Malgré les mises en garde de son père contre « ces gens », elle se plaît au domaine Blanchon-Troupet. Elle rencontre Jean, le benjamin de la maison. Une idylle naît, le temps de la saison d élévage des vers à soie. Clarisse rentre chez elle mais elle n est plus tout à fait la même. La nuit de la Saint-Jean, elle est devenue une femme dans les bras de son amoureux. Elle cache son secret à sa famille, mais bientôt elle a confirmation de ses craintes : elle est enceinte... Le père Chardenon, furieux, a décidé d abandonner l enfant à l orphelinat, la seule place selon lui pour un bâtard. C est sans compter sur l immense amour de la mère pour son enfant...

Biographie de l'auteur

Mireille Pluchard vit à Saint-Christol, village près d'Alès, capitale du Piémont cévenol. Après avoir passé de longues années à fouiller archives, mairies et minutes notariales pour des recherches généalogiques, elle est tombée dans l'écriture tout naturellement, comme une suite logique à ses patientes recherches. Est née alors une trilogie La Saga des Teissier, narrant la vie de sept générations de ses ancêtres. Passionnée d'Histoire et d'histoires, celles des gens dont elle s'applique à brosser les portraits, la Cévenole qu'elle est aime entraîner le lecteur à travers les paysages austères et envoûtants qui ont trempé le caractère des hommes et des femmes de ce terroir.

RASPAIL, Jean : «Le camp des saints »

Ecrite il y a presque 40 ans, cette histoire ne se voulait pas prophétique mais comme une possibilité évidente et prévisible des flux de population motivées par une vie meilleur. Un exode accompagné aussi de motivations extérieures politiques et religieuses.

ROGER, Marie-Sabine : « La tête en friche »

J'ai été attiré par ce livre comparé de nombreuses fois à "l'élégance du hérisson" de Muriel Barbery. Effectivement, il s'en rapproche et se lit même plus facilement.

A la lecture de cette histoire, on réalise l'impact que certaines rencontres peuvent avoir sur une vie, ainsi la rencontre de Germain et Margueritte va ouvrir de nouveaux horizons au héros. C'est un beau roman d'amitié!! Positif, gai, réaliste. (Commentaire de « Sateva » sur Amazon)

ROLLET, Sophie : « La colline aus bruyères »

Ebranlée par une rupture sentimentale et un licenciement, Alice, jeune trentenaire, décide de redonner du sens à sa vie en partant en Ardèche faire revivre la ferme de son aïeule. Mais à peine s'est-elle installée qu'un rôdeur entre tout à la fois dans sa maison et dans son existence. Un garçon aussi inquiétant qu'attachant, qui va, qui vient, butinant ici et là, comme ces abeilles que la jeune femme a choisi d'apprivoiser sur cette colline odorante, peuplée de bruyères, de thym et d'oliviers. Alice est partagée. Bien trop rebelle pour construire sa vie autour d'un homme, elle souffre. Et cela d'autant plus qu'un halo de mystère entoure les absences, de plus en plus inquiétantes, de son compagnon. Hugo s'éloigne, revient, disparaît à nouveau. Et puis un jour... Dans ce premier roman écrit avec autant de fraîcheur que de maîtrise, Sophie Rollet dresse bien plus que le portrait d'une jeune femme d'aujourd'hui, soucieuse de son indépendance et de sa liberté, en proie au désir et aux blessures de l'amour. Elle nous invite à partager, avec son héroïne, la beauté des paysages de l'Ardèche méridionale et une complicité de chaque instant avec la vraie nature.

ROMAIN-RINGUIER, Jean-Paul : « Les terres de Marguerite »

Porteur d'un courrier écrit par un camarade de tranchée, Mathieu Lecerf frappe à la porte de la Fonterie, un domaine agricole sur les hauteurs de Béron. Marguerite vit là, avec son vieux père, et tente de résister aux assauts des Bournaud, des voisins envieux qui rêvent de mettre la main sur ses terres. Invité à rester quelques jours, Mathieu, qui n'est pas insensible au charme de Marguerite, s'active de tous côtés pour redonner vie à la Fonterie. Mais les Bournaud ne l'entendent pas de cette oreille et, pour s'en débarrasser, l'accusent d'un crime qu'il n'a pas commis. Contraint de se cacher pour échapper au bagne, Mathieu jure alors de faire éclater la vérité et de prouver son innocence. Parviendra-t-il cependant à déjouer les pièges du destin et à rassembler les preuves de l'effroyable machination ? Et pourra-t-il enfin vivre auprès de Marguerite son grand amour ? Jean-Paul Romain-Ringuier, dont voici le premier roman, nous tient en haleine au fil des pages. Fin connaisseur des mentalités villageoises, il montre les intrigues que la convoitise engendre et le peu de cas que l'on fait alors de la vie d'un homme, et fait aussi valoir que le sort se charge parfois de rendre justice...

 

WEBER, Olivier : « Le Barbaresque »

Alger, 1575 ; Miguel de Cervantès, à vingt-huit ans, est l'otage des Barbaresques qui l'ont capturé en Méditerranée. Dans cette prison à ciel ouvert, il fait la connaissance de Zorha, dont il tombe éperdument amoureux. Fille du puissant Hadji Mourad envoyé par le Sultan pour rétablir l'ordre au royaume des pirates, elle initie le futur auteur de Don Quichotte à l'imagination, la prière et la découverte de lui-même. Sa liberté, il l'obtiendra en œuvrant à l'entente entre chrétiens et mahométans, au-delà de l'hostilité que se vouent les deux mondes. Mais c'est sans compter sur la ténacité des Barbaresques et les intrigues du sérail. Voyage dans les marges du Siècle d'or et de la chrétienté, cette épopée baroque nous restitue le mystère Cervantès.

PAMIES, Sergi : « Le dernier livre de Sergi Pamies »

Ce dernier livre de Sergi Pàmies, qui heureusement ne sera pas l'ultime, propose avec une élégante concision des histoires insolites qui, nous le sentons, pourraient bien nous arriver. On écoute un chanteur, le lendemain la radio annonce qu'il est mort, la première fois c'est un hasard, mais la seconde... et la troisième ? Le personnage favori de Pàmies est notre exact contemporain, confiant dans les objets mais prudent avec son prochain. Peu héroïque, il est pris de panique à l'idée qu'il pourrait échapper à la norme. Au point qu'un simple slogan publicitaire comme "Nous avons tous un prix" le plonge dans une angoisse quasi métaphysique. Pàmies aime commencer ses nouvelles par ce genre de formule creuse, par une phrase d'apparence anodine qui endort la méfiance du lecteur, pour mieux lui faire partager sa vision drôle, cruelle mais jamais sombre du monde. Avec lui, l'intelligence est une fête.

Biographie de l'auteur

Sergi Pàmies, né à Paris en 1960 de parents réfugiés politiques, a choisi d'écrire son œuvre littéraire en catalan. Il vit à Barcelone. Ses livres sont traduits en plusieurs langues. Jacqueline Chambon a déjà publié : Aux confins du fricandeau, Infection, L'Instinct, La Première Pierre, Sentimental et Le Grand Roman de Barcelone.

CAMILLERI, Andrea : « Le ciel volé »

Pierre-Auguste Renoir a-t-il bien séjourné en 1882 dans la ville sicilienne de Girgenti (aujourd'hui Agrigente), comme l'affirme son fils Jean dans la biographie qu'il lui a consacrée ? Si oui, pourquoi n existe-t-il aucune trace de ce voyage dans les toiles du maître de l'impressionnisme ? À travers l'échange épistolaire qu'entretient le vieux notaire Michele Riotta avec la belle et mystérieuse Alma Corradi, Andrea Camilleri propose un scénario pétillant, comme à son habitude, où se mêlent passion amoureuse et enquête policière.

CAMMELLI, Stefano : « Thé vert »

Un homme, puis sa femme vingt ans après, entreprennent un voyage d'enquête en Extrême-Orient pour tenter de démêler un secret historique qui pourrait bien n'être rien d'autre que le secret qui gouverne leur propre vie... Chine, Japon, Corée ont joué entre eux au cours du XXe siècle à des jeux cruels, après avoir partagé quelques-unes des plus hautes valeurs de l'esprit. Quelques visiteurs occidentaux, mêlés à ces épisodes sanglants, ont aussi reçu là-bas, souvent dans le sillage d'amours interdites, la lumière d'une très vieille sagesse. Difficile en tout cas de démêler, dans l'histoire de chacun, la part de la clarté et celle de l'ombre... Le roman qui se cache derrière cette double investigation n'a pas grand-chose à voir, l'on s'en doute, avec un roman policier ; même si la construction en miroir du récit ne laisse pas d'ouvrir, sous les pas du lecteur, quelques pièges de l'espèce la moins attendue.

Biographie de l'auteur

Stefano Cammelli, musicologue italien dont c'est ici le premier roman, a été salué dans son pays par une critique sensible à l'exigence et à l'originalité hors modes de son propos.

ALMEIDA, Eugenia : « La pièce du fond »

Dans la petite ville tout est immuable, chacun connaît sa place et a ses convictions. Le jour où ce vieil homme s'est assis sur la place et n'en a plus bougé, la police a jugé qu'il troublait l'ordre public. En effet son silence incitait les autres à lui confier leurs problèmes, et la jeune serveuse du bar lui apportait à manger. A la clinique psychiatrique aussi, l'ordre règne sous le contrôle des harpies de l'accueil qui n'adressent la parole à personne et l'autorité du médecin-chef, imbu de sa science depuis que vingt ans auparavant il avait brillamment soigné cette gamine agitée. Puis une nouvelle psychiatre est nommée, elle est différente: elle s'exprime avec sincérité et l'ordre ancien en est ébranlé. Ces deux intrus, par leur seule présence, changent réellement tous les rapports entre les habitants de la ville. La description des différents personnages corsetés dans leurs certitudes et leur aveuglement est remarquable de justesse, la subtilité de l'écriture va au fond des rapports entre les protagonistes. Encore une fois l'auteur de L'Autobus écrit, d'une plume limpide, un roman bouleversant.

Biographie de l'auteur

Eugenia Almeida est née en 1972 à Córdoba, en Argentine, où elle enseigne la littérature et la communication. Elle écrit de la poésie. L'Autobus, son premier roman, a été traduit en Espagne, en Italie, en Grèce et au Portugal.

CHAVIANO, Daina : « L’île des amours éternelles »

E n 1861, sur la côte ouest de l'Afrique, une jeune fille est arrachée à son foyer pour être emportée par un monde inconnu... En 1882, dans un village de l'Espagne profonde, un terrible sortilège poursuit Juanca et toutes les femmes de sa famille... En 1919., un couple de jeunes mariés, chassé de Canton par les Japonais et la guerre, vit une série d'événements surprenants... Les destins de leurs descendants se noueront à Cuba... En 1998, à Miami, pour fuir une vie de solitude et d'ennui, Cecilia, jeune journaliste cubaine exilée, se réfugie, nuit après nuit, dans un bar musical où attend Amalia, une vieille et mystérieuse femme, exilée elle aussi : " J'aimerais savoir qui vous attendez, chaque soir. Vous m'avez parlé d'une Espagnole qui voit des lutins, d'une famille chinoise réchappée d'un massacre, d'une fille d'esclave finissant dans une maison close... Je crois que dans tout ça, vous avez négligé votre propre histoire. "

" - Loin de là, affirma doucement Amalia, loin de là. Le lien, il vient maintenant... "

Biographie de l'auteur

Daina Chaviano est née à La Havane mais vit aux États-Unis depuis 1991. L'île des amours éternelles est son premier livre à paraître en français et, à ce jour, le roman cubain le plus traduit au monde.

MARTINEZ de PIZON, Ignacio : « Dents de lait »

1937. Raffaele l'Italien s'exile en Espagne. La guerre civile fera de lui un fasciste décoré. Et Isabelita l'Espagnole fera renaître en lui l'amour. Deux générations, deux épouses et deux familles plus tard, Raffaele vit en vieillard solitaire. Qu'a-t-il fait pour être aussi détesté par ses propres enfants ? Quels sont les désaccords et les disputes qui ont chamboulé la vie paisible de ses trois fils ? Et quel est ce secret qu'il porte tel un lourd fardeau ? Année par année, photo par photo, voici le portrait d'une famille singulière, qui se dispute, qui se déchire et, parfois, se réconcilie. Un roman tendre et divertissant, rempli de ces petits moments mémorables et émouvants qui composent l'histoire d'une famille, l'histoire de l'Espagne du XXe siècle.

MATEO-SAGASTA, Alfonso : « Voleurs d’encre »

Dans le Madrid du Siècle d'Or, Isidoro Montemayor supervise un tripot où viennent s'encanailler de nobles dames esseulées. L'établissement appartient à son maître, don Francisco Robles, qui est par ailleurs éditeur et emploie aussi Isidoro comme rédacteur-correcteur. Robles ne décolère pas. Il a publié le Don Quichotte et attend avec impatience que l'auteur lui livre la suite ; or il apprend qu'un certain Alonso Fernàndez de Avellaneda vient de sortir une seconde partie du chef-d'œuvre ce qui met en péril la parution de l'ouvrage auquel travaille Cervantes. De plus, cette suite du Quichotte apparaît comme un livre à clés, diffamatoire envers plusieurs personnalités, dont Cervantes lui-même. Robles veut donc apprendre qui se cache derrière l'audacieux pasticheur, et envoie Isidoro à la recherche d'Avellaneda. Une enquête picaresque au cœur de grandes œuvres littéraires, dont les pages peuvent receler de brûlants secrets.

POSADAS, Carmen de : « Le bon serviteur »

Ro et Kar, deux productrices de télévision, décident de lancer une série d'émissions sur le mode de la caméra cachée. Première victime de ce canular : Inés Ruano, photographe célèbre chez qui viennent sonner deux hommes en noir pour lui faire savoir qu'elle ne doit ses derniers succès qu'au diable à qui elle aurait vendu secrètement son âme. L'un est Martin Obes, un top-modèle beau comme un dieu, ou comme le diable, l'autre Gregorio Paniagua, un érudit aux allures de Méphistophélès toujours flanqué d'un chat. Et tandis que le premier envoûte Inés, le second semble ourdir un plan où la télévision n'a pas grand-chose à voir. À moins que derrière tous ces personnages ne s'en cache un autre, une rivale qui tire les ficelles d'un jeu amoureux où niche un terrible secret. Après Petites Infamies et Cinq mouches bleues, la nouvelle comédie de Carmen Posadas est un mélange parfait entre Pedro Almodovar et Agatha Christie.

SKARMETA, Antonio : « Un père lointain »

Jacques est instituteur dans l'école du petit village de Contulmo, au Chili et traducteur pour le journal local. Il a hérité de cette passion pour la langue française de son père, Pierre, qui, un an plus tôt et du jour au lendemain, est parti retrouver son pays d'origine, la France.

Jacques et sa mère s'interrogent sur le départ de Pierre et attendent inéxorablement des nouvelles. Qui n'arrivent jamais. Même l'attirance que Jacques éprouve pour les sœurs d'un de ses élèves ne suffit pas à lui faire oublier son père...

Un texte sensible, qui recrée à merveille l'atmosphère confinée d'un pueblito perdu et de ses habitants, pris entre les conventions et les commérages.

TORO, Suso de : « Le treizième coup de minuit »

Cet authentique thriller est aussi une enquête sur la mémoire de Saint-Jacques de Compostelle qui, depuis le plus haut Moyen Age, est un haut lieu de la chrétienté. La magnificence de sa cathédrale ne doit pas faire oublier qu'elle est d'abord un tombeau, celui de son saint patron. Mais quel est cet esprit maléfique qui cherche à glisser de curieux ossements au milieu des reliques offertes à la vénération des fidèles ? Nous découvrons que le combat de la religion contre les hérésies est toujours d'actualité et qu'à la frontière brumeuse qui sépare la réalité et l'imagination populaire les forces du mal se dévoilent furtivement dans un labyrinthe de miroirs.

BUNIN, Ivan : « L’amour de Mitia »

" Mitia accompagnait Katia au théâtre, au concert, il se rendait chez elle et y demeurait jusqu'à deux heures du matin. Elle passait aussi parfois chez lui, dans son meublé de la Moltchanovka, et leurs rendez-vous s'écoulaient tout entiers dans le lourd enivrement des baisers. Cependant Mifa ne pouvait se défaire de l'idée qu'une chose terrible s'était enclenchée tout soudain, qu'un changement s'était produit, qu'une transformation s'opérait peu à peu en Katia, dans son attitude envers lui. " Et une jalousie morbide, folle, va empoisonner les relations entre Mitia, étudiant à l'université de Moscou, et Katia, jeune comédienne du Théâtre d'Art. Tout devient suspect, et les prétextes les plus futiles alimentent son désespoir, à tel point qu'il quitte Moscou pour la propriété familiale à la campagne où il espère chaque jour une lettre de sa bien-aimée. Peintre de la passion et des âmes mortes, Ivan Bounine traite de l'amour malheureux et son éternel pendant, la jalousie. Dans un style limpide et délicat, il analyse une descente aux enfers avec, en contrepoint, l'évocation délicate des beautés de la nature.

CEHOV, Anton, Pavlovic : « Contes humoristiques »

TOPOL,Jachym : « Zone cirque »

Dans la Tchécoslovaquie d'après-guerre, un orphelinat religieux est repris en main par un groupe de soldats. Les garçons reçoivent trois sous d'instruction militaire avant d'être confrontés à l'invasion du pays par les troupes du pacte de Varsovie. Alors que la population organise la résistance, le jeune héros, Ilia, se retrouve enrôlé par une division de tankistes soviétiques dont la véritable mission, longtemps tenue secrète, consiste à rassembler les cirques ambulants pour transformer la région en un grand parc d'attractions socialiste..

AVERA,Omri Teg’Amlak : « AsteraÏ »

Petgu, enfant des montagnes du Gondar, vit dans son village natal en harmonie avec la nature, ses chèvres et les siens, les Beita Israël, tribu juive perdue d'Ethiopie, descendante de la reine de Saba. Nourri des récits initiatiques de sa grand-mère, le petit berger apprend à apprivoiser les démons, à pénétrer le monde caché, et se découvre une relation intime unique avec Asteraï, l'oiseau magique qui protège et guide sa communauté. Un lien précieux qui s'avère vital quand la tribu décide de se mettre en route à travers le désert pour "rentrer" à Jérusalem, terre promise et espérée depuis des millénaires. Car, des camps de réfugiés du Soudan à l'arrivée en Israël, commence alors une épopée brutale qui va broyer la sérénité et la candeur de Petgu. Pour survivre, il lui faudra puiser force et foi dans sa culture ancestrale. Entre roman d'apprentissage et conte initiatique africain, Omri Teg'Amlak Avera signe un roman fier, limpide et bouleversant, sur la perte de l'innocence et l'accession aux fracas du monde contemporain, sur l'importance de se connaître pour rester soi-même et triompher de l'adversité. Fidèle au trajet accompli par les Juifs d'Ethiopie, témoignant d'une réalité peu ou pas explorée par la littérature israélienne, Asteraï est la première fiction écrite en hébreu par un jeune auteur éthiopien.

Biographie de l'auteur

Omri Teg'Amlak Avera est né dans la région de Gondar en Ethiopie, dans les années 1970. Parti à pied avec sa famille pour "monter" à Jérusalem en traversant le désert en 1983, il finit par arriver en Israël en 1984, au cours de l'opération "Moïse". Il vit désormais à Haïfa. Asteraï est son premier roman.

OZ,Amos : « Soudain dans la forêt profonde »

Un village au bout du monde, triste et gris, encerclé par des forêts épaisses et sombres. Un village maudit : toutes les bêtes, tous les oiseaux et même les poissons de la rivière l'ont déserté. Depuis, ses habitants se barricadent chez eux dès la nuit tombée, terrorisés par la créature mystérieuse nommée Nehi, et interdisent aux enfants de pénétrer dans la forêt. Mais surtout, ils gardent le silence. Personne ne veut se souvenir des animaux ni évoquer la vie d'avant. Seule Emanuela, l'institutrice du village, tente d'enseigner aux élèves à quoi ressemblaient ces animaux disparus. Deux enfants de sa classe, Matti et Maya, décident alors d'élucider le mystère et s'aventurent dans la forêt en dépit de l'interdit... Soudain dans la forêt profonde est un conte pour enfants et adultes. Au carrefour de la tradition biblique, du folklore yiddish et du conte européen, il nous offre une magnifique parabole sur la tolérance.

JIANG, Rong : « Le totem du loup »

Le Totem du Loup, c'est le récit d'une initiation, celle de Chen Zhen, jeune étudiant chinois qui doit apprendre, au contact des tribus mongoles, comment survivre... Les hordes de loups règnent encore sur la steppe. Les cavaliers nomades, héritiers de Gengis Khan, craignent et vénèrent cet animal qu'ils ont choisi pour emblème. La rencontre avec cette culture va bouleverser le jeune Chinois

Situé à l époque de la révolution culturelle chinoise, ce livre ne fait pas la part belle au "progrès vu par la Chine" et nous porte forcément à nous interroger sur les conséquences de nos actes pour les générations futures.

Sujet oh combien d’actualité !

Ce roman est aussi une belle histoire d amour entre un jeune homme et un louveteau, l’histoire d une fascination pour cet animal sauvage élevé au rang de divinité par les Mongols et pierre angulaire de tout l’équilibre de la steppe. Il pointe aussi les excès de l'administration chinoise responsable de la mort de la steppe et d'un mode de vie.

Pourtant Chen Zhen parle de ce que Khrouchtchev a fait au Kazakhstan. En cassant le mode de vie nomade au profit d'un développement agraire et industriel, il a fait de la steppe un désert. Mais les erreurs du voisin Russe sont reproduites par les Chinois en Mongolie.

En cela, c'est un livre emprunt de nostalgie, qui nous parle de la folie destructrice des hommes.

« J'avais acheté ce livre en tant que fervente défenseuse du loup. J'ai été quelque peu refroidie... Massacres de loups sur massacres, avec des scènes d'une très grande violence qui même parfois serre la gorge (exemple quand les louveteaux sont tués jetés en l'air). » (Commentaire de « Favennec » sur Amazon)

IKEZAWA, Natsuki : « La femme qui dort »

Les histoires d'Ikezawa Natsuki nous entraînent, du Brésil à l'île d'Okinawa, dans des voyages amoureux, tour à tour réalistes et oniriques. Elles nous emportent dans des contrées, à mi-chemin du réel et du songe, où des forces anciennes sont encore à l'oeuvre et influent sur les vivants. Elles nous parlent de la mystérieuse sémantique des rêves, de la fraîcheur vivace des sentiments surgie intacte de l'épaisseur du temps. Dans les aventures que traversent ses personnages se révèle le lien qui nous lie au passé et aux secrets les plus lointains. Mine de rien, le quotidien s'enchante alors d'une magie inattendue, d'une beauté puisant aux sources de la vie. Le regard que porte Ikezawa sur ses frères humains est à la fois espiègle et rempli de bonté. Son univers nous est très proche, et pourtant, il y suffit parfois d'une parole pour que la face du monde s'en trouve changée.

Biographie de l'auteur

Né en 1945 à Hokkaido, poète, romancier et également traducteur de l'américain et du grec, Ikezawa Natsuki a beaucoup voyagé, vécu en Grèce, à Okinawa et en France, avant de retourner en 2009 sur son île natale. La faculté d'émerveillement, les situations en marge ou en retrait du reste du monde, l'intérêt pour ce qui unit toutes les formes de vie, caractérisent les différentes facettes de son œuvre.

MORI, Ogai : « Vengeance sur la plaine du temple Goji-in »

"Aussitôt Riyo recula d'un pas et, de son sabre court dont elle serrait fermement la poignée, elle frappa instantanément Torazô. La lame s'enfonça du sommet de l'épaule droite jusqu'à la poitrine. Torazô chancela. Riyo le frappa une deuxième, puis une troisième fois. Torazô s'écroula". Riyo, la fille qui venge son père à la place de son frère ; O-Sayo-san, toute jeune, mais qui choisit elle-même son époux ; Run, la vieille femme qui attend patiemment plus de trente ans le retour de son mari exilé ; Ichi, la gamine qui va défier les autorités pour sauver son père condamné à mort, sans oublier Yu Xuanji, la poétesse des Tang qui essaie de mener librement une vie d'artiste et de femme : ces cinq récits historiques de Mori Ôgai, composés entre 1913 et 1915, constituent autant de portraits de « nouvelles femmes » du Japon d'Edo et de la Chine ancienne.

Biographie de l'auteur

Mori Ôgai (1862-1922), l'auteur de La Danseuse, Vita sexualis et L'Intendant Sanshô, est un des grands rénovateurs de la littérature japonaise moderne. Récits traduits et présentés par Emmanuel Lozerand, chercheur au Centre d'études japonaises, professeur de langue et littérature japonaises à l'Inalco.

 

HISTOIRE

 

FEUER, Didier : « Dictionnaire des souverains de France »

HAMON, Philippe : « Les Renaissances »

L’auteur présente surtout une analyse sur les évolutions démographiques, militaires, sociales, religieuses, mentales, culturelles et la construction de l'Etat et de l'idéologie royales durant la période considérée.

La dialectique du changement (emblématique des représentations sur la période) et des continuités s impose d une façon particulièrement nette : elle suppose d évaluer avec justesse l ampleur des mutations. Elle nourrit le débat, déjà ancien, sur

la « modernité » de la Renaissance ; s agit-il vraiment de l enfantement d un monde nouveau ? N’est-elle pas plutôt le point d’aboutissement d un certain rapport au  monde, issu des derniers siècles médiévaux ?

BORDONOVE, Georges : « Charles VII »

Pendant presque mille quatre cents ans, des rois se sont succédé de manière quasiment ininterrompue sur le trône de France. Ils étaient issus de trois célèbres dynasties, les Mérovingiens, les Carolingiens et les Capétiens. A travers l'épopée tumultueuse de leurs vies et de leurs règnes, où se révèlent des personnalités diverses et parfois controversées, renaissent avec un grand éclat les heures les plus prestigieuses et les plus exaltantes de notre Histoire. Charles VII, 1422-1461 - Ecarté illégalement de la succession au trône par le traité de Troyes en 1420, Charles VII, renié par sa mère, Isabeau de Bavière, et fils d'un roi fou, Charles VI, contesté par la moitié de la France, raillé par ses adversaires, parvient à chasser les Anglais de son royaume et à terminer la guerre de Cent Ans. Il rabat l'orgueil des féodaux, réforme l'armée, la justice, les finances et l'administration, en dépit des complots et des trahisons. Des noms prestigieux traversent son règne digne de Shakespeare : Jeanne d'Arc, Dunois, Jacques Cœur, Agnès Sorel. De son royaume, il fait un Etat et, de son peuple déchiré par la querelle des Armagnacs et des Bourguignons, une nation, Tout cela eût-il été possible sans la fascinante épopée de Jeanne d’Arc ?

LE FUR, Didier : «  Charles VIII »

Couronné à l'âge de 13 ans en 1484, accueilli par la population comme un espoir après le règne tyrannique de son père Louis XI, Charles VIII fut d'abord un prince-enfant, enjeu d'un pouvoir qu'il n'exerçait pas et que se disputaient les diverses factions en œuvre autour de lui : le parti des princes mené par Louis d'Orléans, et le parti Beaujeu, qui finira par l'emporter. L'arrestation du duc d'Orléans en juillet 1488, la mort de François II duc de Bretagne en septembre de la même année et la fin de la guerre de succession en Bretagne en 1491 conclurent cette période au bénéfice du jeune roi. Dés lors, le pouvoir est entre ses mains. En épousant Anne de Bretagne, fille de François II, il rétablit la paix dans le pays et fit de la France le plus riche et le plus puissant royaume de la chrétienté. A 24 ans, reprenant à son compte un projet offert à Louis XI et inabouti, il entreprend la conquête du royaume de Naples. Ses premiers succès sont éclatants, mais brutalement interrompus par sa mort prématurée, à 27 ans, en 1498. Didier Le Fur porte un regard nouveau et original sur ce roi au destin fulgurant, et sur son règne d'une particulière richesse, fondateur d'une ère de prestige pour la France, qu'on appellera Renaissance.

DUCHËNE, Jacqueline : « Françoise de Grignan ou le mal d’amour »

Ici, l'auteur dresse le portrait de Françoise de Grignan, la mal aimée. Non par sa mère qui l'adora, trop sans doute pour son bien, mais par l'Histoire qui n'a pourtant à lui reprocher qu'un chose : d'avoir été la fille de sa mère. Françoise est en effet la fille de Madame de Sévigné. "Plus jolie fille de France" - elle a failli être la maîtresse de Louis XIV - elle est pourtant éclipsée par la personnalité piquante, écrasante aussi, de sa mère. Elle ne sait pas lui dire qu'elle l'aime aussi et ce n'est qu'avec la distance, lorsqu'elle part vivre en Provence, qu'elle se révèle. Un peu. Car malheureusement, nous ne possédons que la moitié de la correspondance entre les deux femmes, les fameuses lettres de Madame de Sévigné, jamais les réponses de Françoise...

Jacqueline Duchêne a de toute évidence beaucoup de tendresse pour cette mal-aimée.Et elle nous la rend attachante malgré des digressions psychanalytiques un peu dépassées. Nul besoin d'aller mêler Freud à l'histoire d'amour de Françoise avec sa mère ou avec son mari.

PASTEUR, Claude : « La Princesse Palatine »

La princesse Palatine demeure l'un des personnages les plus étonnants du Xviie siècle. Princesse européenne par l'étendue de ses relations, elle incarne la flamboyance et le baroque de son siècle, sa truculence et sa bonhomie, sa culture et son usage du franc-parler.

Sa formation allemande, fondée sur un caractère bien trempé, lui a dicté, à la cour de France, un comportement empreint d'une grande dignité.

Sa position était difficile : son mari, le duc d'Orléans, était un jouisseur que sa passion pour les mignons et les rubans occupait à plein temps.

Elle réussit cependant à s'y accoutumer et, devenue mère de plusieurs enfants, à mener une vie familiale pleine de bonté et de générosité.

Tandis qu'elle vouait un véritable culte au monarque, elle entretenait une haine farouche à l'égard de son épouse secrète, l'habile madame de Maintenon.

Avec sa verve habituelle, Christian Bouyer nous raconte le destin exceptionnel de cette femme haute en couleur et toujours imprévisible.

GAILLE-NIKODIMOV, Marie : « Machiavel »

Marie Gaille-Nikodimov resitue Niccolb Machiavelli en son temps et en ses lieux, Florence et sa campagne, la Toscane et l'Italie, l'Allemagne et la France où il séjourna. On suivra les traces des mauvais chevaux qu'il monta pour accomplir ses missions au service de Florence, on revivra son arrestation par les Médicis en 1513 et la torture à laquelle il fut soumis, on éprouvera la frustration qu'il dut ressentir après avoir été écarté des affaires de la cité, on fera face à l'âpre réalité politique et militaire des années 1490-1530 et l'on verra comment sont nées, au contact de celle-ci, une pensée et une écriture politiques parmi les plus fascinantes qui soient.

 

 

TROYAT, Henri : « De Boris Godounov à Michel Romanov »

Homme de sagesse, descendant d'une famille noble d'origine tartare, Boris Godounov (1551-1605) s'impose à la tête de l'État russe et, au terme d'une longue régence auprès de l'insipide souverain Fédor, se fait élire tsar par les états généraux en 1598. Dans un pays encore marqué par la démesure d'Ivan le Terrible, cet esprit politique et fin stratège, ancien proche du tyran, ne recule devant rien pour garder le pouvoir. Cependant, il rend aussi de grands services à son peuple ; conscient de la réputation de grossièreté dont son pays souffre en Europe et du profit qu'il pourrait tirer des étrangers, il introduit à sa cour les meurs de l'Occident. Mais, victime du goût des Russes pour la légende, ce souverain sans héritier se retrouve brutalement aux prises avec un gigantesque mensonge qui le voue à l'opprobre. le règne de Boris Godounov et le récit haletant qu'en donne Henri Troyat dans cette biographie posthume, portrait inédit de sa Galerie des Tsars, sont l'expression même du " danger d'une calomnie méthodique, habillée en miracle, sur les entreprises d'un homme de bonne volonté ".

BARBE, Dominique : « Irène de Byzance »

Irène de Byzance (752-803) est une énigme : sanguinaire ou pieuse ? tyran ou sainte ? En tout cas, l'" empereur de Byzance " fut un personnage hors du commun. En 797, elle détrône son fils Constantin VI et lui fait crever les yeux, ce qui n'empêchera pas l'Eglise orientale de la reconnaître pour sainte. Pieuse et orthodoxe, sanguinaire et cruelle, canonisée par les uns, maudite par les autres, Irène est une souveraine qui ne fait pas l'unanimité chez les historiens. Son principal tort semble bien d'être une femme à une place que seul un homme peut occuper : le trône des Césars. Et pourtant, après s'être fait reconnaître " empereur " et non " impératrice ", elle régna plus de vingt ans sur l'Empire byzantin qui, héritier de Rome, est alors à l'aube d'un second apogée. Rêvant de réunir les empires d'Orient et d'Occident, elle imagina même d'offrir sa main à Charlemagne. Dominique Barbe, avec une rare qualité d'écriture, tente de comprendre et d'expliquer les contradictions de ce personnage mystérieux, tout en analysant une époque où la créativité et le dynamisme de la société permettaient d'échapper au lourd modèle antique.

Biographie de l'auteur

Dominique Barbe, agrégé et docteur en histoire, spécialiste de l'histoire du christianisme à l'époque du bas Empire romain et du haut Moyen Age, s'intéresse à la sainteté et à la place de l'image en Occident comme en Orient durant ces périodes.

HATZEFELD, Jean : « La stratégie des antilopes »

Jean Hatzfeld nous livre des témoignages dans un texte peint comme un reportage. L'auteur se fait le porte-voix du peuple rwandais au travers d'interviews souvent poignants, instantanés d'après génocide sur le pourquoi et le comment l'on vit après, sur l'incompréhension et le pardon. Il nous décrit une société faite de clans qui tentent à nouveau de vivre ensemble dans une dualité où s'affrontent le besoin de crier l'indicible et l'oubli. Dérangeant, instructif, à mille lieux de notre quotidien. L'histoire en somme de l'humanité dans toute sa tragédie. (Commentaire de « bilip » sur Amazon)

Marshall, Joseph : « Crazy Horse »

Avec Sitting Bull et Geronimo, Crazy Horse est l'une des figures les plus charismatiques de la résistance indienne aux États-Unis. Sa personnalité, son étonnante victoire sur le général Custer à Little Big Horn, sa mort tragique et prématurée en 1877 ont fait de lui un véritable héros qui, aujourd'hui encore, fait figure de symbole pour les Indiens d'Amérique.

" Les coutumes qu'il a pratiquées, les traditions qu'il a suivies, les valeurs qu'il a incarnées sont encore viables aujourd'hui parce qu'il a fait son possible pour les conserver. Il les a défendues en vivant en accord avec elles et en se battant pour elles. Pour toutes ces raisons, Crazy Horse sera toujours mon héros ", dit l'écrivain et historien lakota Joseph Marshall. Jamais encore l'un des siens n'avait entrepris de raconter le destin exceptionnel du chef sioux. Dans ce livre émouvant, fruit d'années de rencontres et de recherches, l'auteur du Cercle de la vie brosse un portrait " intime " de Crazy Horse et nous invite à découvrir de l'intérieur la passionnante culture des Indiens des Plaines.

PHILBRICK, Nathaniel : « Le Mayflower »

Automne 1620. Les cent deux passagers du Mayflower débarquent sur les côtes américaines. Affamés, craintifs, mais forts de leur foi, ils entrent en contact avec les tribus indiennes, elles-mêmes fragilisées par les maladies et les conflits. Que s'est-il vraiment passé ? L'histoire américaine, qui narre cette aventure comme une conquête âpre et glorieuse, a été en partie transfigurée par la légende. Nathaniel Philbrick revisite magistralement cette épopée grâce à de nombreux documents, portraits, journaux, des épisodes et des points de vue mal connus voire totalement méconnus. Il insiste en particulier sur les raisons pour lesquelles, après cinquante ans de cohabitation pacifique, l'une des guerres les plus sanglantes jamais menées sur le sol américain va opposer les Pères pèlerins à toutes les tribus de la région. Le destin de la colonie de la Nouvelle-Angleterre prendra alors une autre tournure, plus complexe, troublante et foisonnante.

PROENZA, Anne : « Les évadés de Santiago »

A l'aube du 30 janvier 1990, une incroyable nouvelle court les ondes et les rues de Santiago du Chili : dans la nuit, quarante-neuf prisonniers politiques se sont évadés de la prison centrale, au nez et à la barbe de la police de Pinochet, sans violence, sans coup de feu, s'extrayant tour à tour de l'étroit boyau qu'ils ont mis un an et demi à creuser. Vingt ans plus tard, les hommes, toujours en exil, racontent enfin la grande évasion à leurs amis Anne Proenza et Teo Saavedra : les plans prévus et abandonnés, l'organisation minutieuse du travail et de l'équipe, les affrontements politiques, la patience, l'ingéniosité, l'abnégation des uns, la ruse des autres, les amis du dehors, et, surtout, le secret à garder... Au suspense de la conspiration s'ajoute celui de l'enquête menée par le juge chargé de l'affaire par le gouvernement Pinochet. Reconstituant pas à pas le déroulement de l'évasion, en contrepoint du récit des évadés, il en vient à questionner ses propres convictions et certitudes quant au régime qu'il est censé servir. Cet épisode remarquable de la longue résistance à la dictature du général Pinochet est aussi un récit d'évasion digne des meilleurs romans d'aventure ou des plus grands films.

 

Et aussi …..

 

46 romans policiers

 

39 BD pour adultes

 

250 livres (BD, albums, romans) destinés à la section Jeunesse.

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 18:11

Bibliothèque Municipale de Puget

Coup de projecteur n° 60

Prêts de la Bibliothèque Départementale

                                              

                                            Bibliobus du 9 décembre 2011 (1ère liste)

 

 

ROMANS

 

AUSTER, Paul : « Dans le scriptorium »

Après l’immense succès rencontré par Brooklyn Follies, Paul Auster s’engage dans une exploration radicale du territoire métaphysique où son œuvre s’enracine depuis son entrée en écriture et livre un roman aux confins du fantastique qui, tout en mettant en scène la relation du romancier à ses personnages, entre en résonance avec les interrogations les plus profondes de l’Amérique contemporaine quant à ses responsabilités face à l’Histoire. Au sommet de son art et de sa notoriété, un écrivain accepte ici de se réinventer pour questionner les labyrinthes du langage et affronter les exigences de la fiction dans son essence même.

BANKS,Russell : « De beaux lendemains »

L'existence d'une bourgade au nord de l'Etat de New York a été bouleversée par l'accident d'un bus de ramassage scolaire, dans lequel ont péri de nombreux enfants du lieu. Les réactions de la petite communauté sont rapportées par les récits de quatre acteurs principaux. Il y a d'abord Dolorès Driscoll, la conductrice du bus scolaire accidenté, femme solide et généreuse, choquée par cette catastrophe. Vient Billy Ansel, le père inconsolable de deux des enfants morts. Ensuite, Mitchell Stephens, un avocat new-yorkais poursuivant avec une hargne passionnée les éventuels responsables de l'accident. Et enfin Nicole Burnell, adolescente promise à tous les succès, qui a perdu l'usage de ses jambes et découvre ses parents grâce à une lucidité chèrement payée. Ces quatre voix font connaître les habitants du village, leur douleur, et ressassent la question lancinante - qui est responsable ? - avec cette étonnante capacité qu'a Russell Banks de se mettre intimement dans la peau de ses personnages.

BANKS, Russell : «Le pourfendeur de nuages »

C'est sous forme de lettre-fleuve qu'Owen Brown, le troisième fils du célèbre abolitionniste américain John Brown, répond à la demande d'informations que lui a adressée une étudiante de Columbia University, assistante d'un illustre biographe et historien. Dans sa peinture de cette monumentale figure paternelle, dont l'idéalisme fanatique détruit tout - et tous - sur son passage, le fils, Owen Brown, révèle ce qu'il advient de ceux qui entrent dans le champ magnétique de pareil prophète. Mêlant l'histoire et la fiction avec un incomparable bonheur narratif, Pourfendeur de nuages n'est pas seulement un immense roman sur la question, toujours actuelle, de la race et du racisme, des rapports entre idéalisme et fanatisme. C'est aussi une lente plongée dans une période particulièrement agitée de l'histoire américaine - celle qui précède la guerre de Sécession - et un inoubliable tableau de la vie quotidienne rurale, âpre et austère, qui fut celle des pionniers au sein d'une nature rude et sauvage dont l'omniprésence a façonné le paysage intérieur de l'Amérique.

BANKS, Russell : « L’ange sur le toit »

Quelques nouvelles, longues et denses – petits romans, presque. L'Afrique, les Rocheuses, des banlieues anonymes : le décor change, les milieux sociaux également. L'univers de Banks est vaste. Mais partout, le même territoire intérieur s'y déploie. Homme ou femme, jeune ou vieux, arpentent ici un no man's land, un pays du non-retour, où chacun lance son cri muet pour appeler, de toutes ses forces, à la liberté, à la lumière. Causes perdues, espoirs trahis, et pourtant, la défaite n'est jamais sûre. Liberté ou prédestination ? Banks est un moraliste. Le monde est un endroit glacé, mais Russell Banks s'emploie, par son affection chaleureuse, à lui offrir la possibilité d'une rédemption.

BAYARD, Louis : « La tour noire »

Paris, 1818. Les expériences révolutionnaires et napoléoniennes ont vécu. Dans un pays en pleine confusion politique, les Bourbons, en la personne de Louis XVIII, sont de retour sur le trône. C'est dans ce contexte politique et social trouble qu'Hector Carpentier, un jeune étudiant en médecine, est soupçonné du meurtre d'un inconnu. Mais le directeur de la Sûreté nationale, François Eugène Vidocq, doute de la culpabilité d'Hector. Personnage mystérieux, féru d'investigations scientifiques et d'espionnage, Vidocq doit mettre tous ses talents en œuvre lorsqu'il comprend que l'affaire est liée à la disparition du Dauphin, Louis XVII, officiellement mort en 1795 à l'âge de dix ans à la prison du Temple, construite cinq siècles plus tôt par les Templiers. Alors qu'un tueur mystérieux continue à sévir dans les rues de Paris, commence pour Vidocq, secondé d'Hector, une enquête passionnante. Avec une intrigue mêlant politique, histoire et conspiration, et une reconstitution magistrale du Paris de l'époque, Louis Bayard nous offre, après «  Un œil bleu pâle », un thriller historique de tout premier ordre, aux rebondissements incessants, à la tension et au suspense d'une rare intensité.

BENIOFF,David : « La ville des voleurs »

Leningrad, 1941. Deux adolescents attendent leur exécution au fond d'une cellule. Mais alors que Lev et son charismatique compagnon, Kolya, s'apprêtent à recevoir la balle qui mettra fin à leurs jours, ils se voient poser un étrange ultimatum : ils auront la vie sauve à condition de se procurer une douzaine d'oeufs pour le gâteau d'anniversaire de la fille d'un puissant colonel soviétique. Dans une ville en proie aux pires privations, les deux compères se mettent en chasse, traversant les lignes ennemies à la recherche de l'impossible. Tour à tour profond et drôle, excitant et terrifiant, La Ville des voleurs est un roman d'aventures saisissant, en même temps qu'un récit initiatique à la sensibilité toute contemporaine.

BERLINSKI, Mischa : « Le crime de Martiya Van der Leun « 

Qu'est-ce qui a pu pousser Martiya Van der Leun, brillante anthropologue américaine, à assassiner David Walker, un missionnaire, avant de se suicider dans la prison thaïlandaise où elle purgeait sa peine ? Fasciné par ce fait divers, Mischa, un jeune journaliste récemment installé en Thaïlande, entreprend une véritable enquête sur le passé de la meurtrière et de sa victime.

Elle va le mener jusque dans les montagnes du nord, chez les Dyalo, la tribu dont Martiya avait adopté les croyances.

Parmi eux, il trouvera peut-être les réponses à ses interrogations sur la foi et la science, le bien et le mal, le primitif et le civilisé.

Un premier roman exceptionnel. Au-delà de l'intérêt que l'on peut porter aux peuples premiers, à l'anthropologie et à ses grands noms - de Malinowski à Lévi-Strauss -, on ne peut être que captivé par la puissance narrative de Mischa Berlinski, son intrigue complexe et passionnante, et ses héros hors du commun.

BROOKS, Max : « World War Z « 

La guerre des Zombies a eu lieu, et elle a failli éradiquer l'ensemble de l'humanité. L'auteur, en mission pour l'ONU - ou ce qu'il en reste - et poussé par l'urgence de préserver les témoignages directs des survivants de ces années apocalyptiques, a voyagé dans le monde entier pour les rencontrer, des cités en ruine qui jadis abritaient des millions d'âmes jusqu'aux coins les plus inhospitaliers de la planète. Il a recueilli les paroles d'hommes, de femmes, parfois d'enfants, ayant dû faire face à l'horreur ultime.

COOPER, Hélène : « La maison de Sugar Beach « 

1966, enfance dorée, Monrovia, Liberia. Aujourd'hui, grand reporter, Washington, Etats-Unis. Helene Cooper a grandi et vécu sa première adolescence dans le très privilégié milieu des Congos, ces descendants des esclaves affranchis d'Amérique venus créer le Liberia au XIXe siècle en Afrique. Le 12 avril 1980, grand ciel bleu, elle se réveille dans sa maison de 22 pièces, se prépare à sa leçon de ballet et à faire la demoiselle d'honneur l'après-midi. Mais non, c'est le coup d'Etat, sa société est renversée. Un mois plus tard elle fuit aux Etats-Unis avec sa mère et sa soeur, laissant derrière elle Eunice, soeur adoptée et meilleure amie, d'une tout autre caste. Helene Cooper fait un magnifique récit sur le Liberia contemporain, à partir de sa propre histoire. Avec un subtil mélange de tendresse et d'honnêteté, elle raconte comment des gens comme elle se sont rendus coupables d'effroyables injustices sans être pour autant monstrueux. Les anecdotes sont souvent drôles, les télescopages de la grande et de la petite histoire donnent la mesure des paradoxes de chacun. Helene Cooper est enjouée, franche, impitoyable.

Biographie de l'auteur

Journaliste au New York Times, Helene Cooper est correspondante de la Maison Blanche. Née à Monrovi au Liberia, elle vit à Washington. La Maison de Sugar Beach est son premier livre.

EGOLF, Tristan : « Kornwolf »

Owen Brynmor ne comptait plus retourner dans la Pennsylvanie profonde de son enfance, pays provincial et rétrograde partagé entre " Habits rouges " et " Bataves ", autrement dit entre beaufs américains et amish rigoristes. Mais à peine engagé comme reporter au journal local, il décroche un scoop : le retour du Démon de Blue Bail, cette bête mystérieuse qui jadis ravagea la région. À moins qu'il ne s'agisse d'un canular... Or, si son enquête l'amène à exhumer la légende du Kornwolf, ce loup-garou qui hanta l'Europe du dix-septième siècle, elle croise aussi, à chaque pas, la trajectoire d'Ephraim Bontrager, un orphelin muet qui vit en marge de sa communauté religieuse. Mais où s'incarne vraiment le Mal ? Dans un monstre quelconque, ou parmi les humains qui le pourchassent ?

EVANS, Nicholas : « La ligne de partage « 

C'est donc dans le Montana qu'aura pris fin la cavale d'Abbie Cooper. C'est là, en effet, que le corps de la jeune fille, recherchée pour meurtre et actes d'éco-terrorisme, a été retrouvé, prisonnier des glaces d'un lac gelé. Bien que les circonstances de sa mort demeurent obscures, pour Sarah, sa mère, le responsable est tout désigné : c'est Ben, son mari. C'est lui qui a, par ses actes impardonnables, précipité la décomposition de leur famille et la dérive incontrôlable de leur fille...

 

 

 

Galchen, Rivka : « Perturbations atmosphériques »

En disparaissant, l'épouse du psychiatre Leo Liebenstein laisse derrière elle un seul indice, déconcertant : une femme qui lui ressemble en tout point, qui parle et se comporte comme elle — ou presque comme elle — et va jusqu'à prétendre qu'elle est sa femme. Alors que tout le monde se laisse tromper par ce simulacre, Leo sait que, dans les affaires du coeur, on ne peut se fier à ses sens. Persuadé que la vraie Rema est en vie et se cache quelque part, Leo se met en quête de son amour perdu. Perturbations atmosphériques est tout à la fois une histoire d'amour fou, une sombre comédie, un thriller psychologique et le tableau troublant d'une fissure intérieure.

GILDINER , Catherine : « Séduction »

C'est ainsi qu'au bout de dix ans de réclusion Kate Fitzgerald est devenue une spécialiste de Freud. Aussi accepte-t-elle le marché que lui propose son psychiatre : enquêter sur des révélations susceptibles de remettre en cause les fondements de la psychanalyse en échange de sa mise en liberté conditionnelle. Elle sera aidée dans sa mission par un coéquipier : Jackie Lawton, un ancien cambrioleur reconverti en détective privé. Mais une série de meurtres va entraîner ce duo haut en couleur dans une course folle, entre Toronto, Vienne et Londres, où vit encore Anna Freud qui veille sur l'héritage de son père. Humour mordant et personnages décalés font de ce thriller intellectuel une lecture passionnante.

GREER, Andrew, Sean : « L’histoire d’un mariage »

Holland Cook est un jeune homme d'une grande beauté, à la personnalité mystérieuse. Pearlie tombe amoureuse de lui au premier regard. Séparés par la guerre, ils se retrouvent en 1949 à San Francisco et se marient. Pearlie pense vivre un bonheur tranquille. Quatre ans plus tard, la belle histoire vole en éclats lorsqu'elle reçoit la visite de Charles Drumer, un homme d'affaires qui lui propose un étrange marché. Avec son intrigue flamboyante et ses décors à la Douglas Sirk, L'Histoire d'un mariage est d'abord un magnifique roman d'amour. Portrait de l'Amérique des années 50, celle de l'affaire Rosenberg, de la guerre de Corée et de la ségrégation raciale, c'est aussi une critique de cette société minée par les peurs et les préjugés.

HOSSEINI, Khaled : «  Mille soleils splendides »

Après l'immense succès des Cerfs-volants de Kaboul : le nouveau roman de Khaled Hosseini. Sur fond de chaos et de violence dans un Afghanistan déchiré par cinquante ans de conflits, l'histoire bouleversante de deux femmes dont les destins s'entremêlent, un chant d'amour poignant à une terre sacrifiée et à une ville : Kaboul. Forcée d'épouser un homme de trente ans son aîné, Mariam ne parvient pas à lui donner un fils. Après dix-huit années de soumission à cet homme brutal, elle doit endurer une nouvelle épreuve : l'arrivée sous son propre toit de Laila, une petite voisine de quatorze ans. Enceinte, Laila met au monde une fille. D'abord rongée par la jalousie, Mariam va finir par trouver une alliée en sa rivale. Toutes deux victimes de la violence et de la misogynie de leur mari, elles vont unir leur courage pour tenter de fuir l'Afghanistan. Mais parviendront-elles jamais à s'arracher à cette terre afghane sacrifiée, et à leur ville, Kaboul, celle qui dissimulait autrefois derrière ses murs " mille soleils splendides » ?

Hunt, Laird : « New York numéro 2 »

Au cours d'une chaotique errance dans l'East Village de New York, au lendemain des attentats contre le World Trade Center, le très vulnérable Henry fait la connaissance de Mr Kindt, affable et étrange vieillard, grand amateur de hareng mariné, qui lui propose de rejoindre son équipe, spécialisée dans la réalisation, sur commande, d'assassinats fictifs. Autour de Mr Kindt gravitent quelques individus, aussi baroques que potentiellement dangereux, avec lesquels Henry s'efforce de se familiariser, entre fascination et effroi grandissant. "New York n° 2", avec ses allures de faux roman noir, fait surgir le visage secret d'une ville meurtrie dont la refondation reste marquée au sceau du cauchemar.

JAMES, Henry : « La maîtresse de M.Briseux »

La France a été une référence majeure pour Henry James durant toute sa carrière. Il y fait son premier voyage hors des Etats-Unis, avec ses parents, à l'âge de deux ans. Il y retourne à treize ans, acquérant ainsi une parfaite connaissance du français. Puis il séjourne un an à Paris, en 1875, avant de s'installer définitivement à Londres. La France, pour lui, est le territoire des moeurs libres entre hommes et femmes, qui le séduisent tout en choquant sa nature puritaine. Sa toute première nouvelle, Une tragédie de l'erreur, est une sorte de comédie noire, se déroulant au Havre, autour d'une femme adultère et criminelle. Même s'il s'est souvent irrité que le sujet romanesque français par excellence soit l'adultère, la position de James à l'égard de l'" immoralité " des Français a changé au cours de sa vie, et il a fini par voir plus de dureté et même de cruauté dans la rigidité moraliste américaine.

KING, Stephen : « Misery « 

Annie Wilkes est cinglée, mais Paul Sheldon, l'auteur à succès des aventures de Misery Chastain, a besoin d'elle depuis son accident de voiture. Car Annie l'a ramassé sur le bord de la route, puis séquestré et mutilé. Une occasion inespérée pour elle de manipuler son écrivain fétiche à sa guise. Ressusciter Misery qu'il a fait mourir dans un épisode précédent, ou être exécuté par sa geôlière : voilà à quel dilemme Paul est désormais confronté. Mais ce n'est pas tout. S'il redonne trop vite corps à son héroïne préférée, Annie sera tentée de se débarrasser de lui dès qu'il aura achevé le manuscrit. Et s'il fait traîner l'intrigue, de rage, elle pourrait le supprimer ! Un huis clos insoutenable où l'imagination, la folie et l'absurde cohabitent à merveille.

LAWSON, Mary : « L’autre côté du pont »

Dans le décor grandiose du Grand Nord canadien, un roman d'une rare finesse, dont la construction subtile mêle intimement deux époques. Une œuvre sobre et sensible sur l'ambiguïté des rapports fraternels, la rivalité, l'obsession amoureuse et la confusion des sentiments. A Struan, Ontario, dans les années trente. La famille Dunn mène la vie rude des fermiers du Nord. Les deux fils, Arthur et Jake, sont aussi différents que possible. Le premier est effacé, taciturne : tout le portrait de son père. Le plus jeune, Jake, est brillant, rusé et choyé par sa mère. Tyrannique et insolent, il ne cesse de provoquer Arthur, qui cède, immanquablement. Jusqu'au jour où la situation dérape...

LINDHOLM, Megan : « Le dernier magicien »

A Seattle, on l'appelle le Magicien. C'est un anonyme, un sans-abri, qui lutte contre ses démons du Vietnam. Sa magie, c'est celle des petits riens du quotidien. Il a le Don. Il réconforte d'une parole, réchauffe le cœur de ceux qu'il rencontre. Mais son pouvoir est plus puissant qu'il ne le croit. Lui seul pourra, au péril de sa vie, sauver la ville d'un mal insidieux, d'une magie noire comme du goudron. Mais seulement s'il le décide...

STEEL, Danielle : « Une femme libre »

En avril 1912, le Titanic fait naufrage, emportant avec lui le père et le frère d'Annabelle. Elle n'a alors que dix-huit ans. Pour oublier son chagrin, elle travaille bénévolement dans les hôpitaux et découvre sa vocation : la médecine. En épousant son meilleur ami, la jeune fille pensait enfin renouer avec le bonheur. Mais Josiah lui a caché son homosexualité. Trahie, Annabelle fuit New York et embarque pour la France, afin de soigner les soldats blessés sur le front de la Première Guerre mondiale. Son destin est en marche...

VITCHEK, André : « Point de non- retour »

Karel est grand reporter pour le Weekly Globe.

Il va là où nous n'allons pas, pour être nos yeux et nos oreilles, pour informer et surtout témoigner.À la fois idéaliste et désinvolte, amateur de femmes et assoiffé d'ivresses, il traverse les soubresauts de noire époque à la poursuite de la vérité, passant des rues de New York aux routes de Gaza, des hauteurs de Lima aux terrasses du Caire, des villages incendiés d'Indonésie aux insurrections d'Amérique latine.En marge de son quotidien violent et déraciné s'ébauche une histoire d'amour à l'issue incertaine et se profile l'ombre d'une catastrophe.

CONNOLLY, John : « Les portes »

Au coeur des montagnes suisses, un groupe de scientifiques travaille sur un accélérateur de particules duquel, suite à une erreur, semble s'être échappé un mystérieux élément.Peu de temps après, Samuel, 11 ans, et son chien Boswell croisent leurs étranges nouveaux voisins du 666 Crowley Road, les Abernathy, qui semblent s'adonner à des rites sataniques.

HARTNETT, Sonya : « Finnigan et moi »

Jeune garçon victime d'un mal inconnu, Anwell arrive au terme d'une longue agonie. Il raconte comment son enfance sordide fut bouleversée par l'apparition de Finnigan, l'enfant des bois, son opposé, son idéal. Les deux amis ont un pacte : dès qu'il faudra mal agir, Finnigan s'en chargera. Anwell n'aura plus qu'à faire le bien. C'est alors qu'une épidémie d'incendies ravage leur petit village australien, laissant la police locale impuissante et plongeant les habitants dans la crainte et la suspicion. Mais qui est-il, ce mystérieux compagnon qui apparaît et disparaît comme un fantôme et dont la présence devient de plus en plus incontrôlable et malveillante ?

O’HAGAN,Andrew : « Sois près de moi »

Le père David Anderton, 57 ans, s'installe dans la petite ville ouvrière de Dalgarnock, en Ecosse, pour prendre en charge la paroisse. Arrivant d'Angleterre, il se heurte à l'hostilité de ses concitoyens et peine à trouver sa place dans cet univers si éloigné du sien. Il se lie néanmoins avec Mark et Lisa, deux adolescents rebelles, ainsi qu'avec son étonnante gouvernante, Mrs Poole. Mais son amitié avec le jeune homme éveille une certaine suspicion. Le père David devient alors la cible de l'hystérie collective... Dans ses moments de solitude, il est submergé par les réminiscences de son enfance et de ses études à Oxford dans les années 1960, en plein cœur des révoltes estudiantines. Il porte un regard amer sur ses amours et ses idéaux perdus.

0’HAGAN, Andrew : »Vie et opinions de Maf le chien et de son amie Marylin Monroe »

Quel chien, et quelle vie...

Splendide...

Andrew 0' Hagan a pris la voix d'un chien pour écrire une étude subtile, drôle et émouvante de l'Amérique à l'aube de l'une de ses plus grandes crises.

Maf est un observateur perspicace de la modernité et du siècle américain.

Un véritable Tocqueville de notre temps. Un ouvrage empli de fines plaisanteries, d'amusante sagesse, de profonde sensibilité vis-à-vis des personnages et des lieux.

C'est avant tout un livre qui prête une grande attention au plaisir du lecteur et c'est ce plaisir, si pur et complet, qui rend ce livre tellement particulier.

 

 

PRIEST, Christopher : «Le prestige »

Dans l'Angleterre de la fin du Xixe siècle, où les numéros de magicien et le spiritisme attirent les foules, deux prestidigitateurs, Alfred Borden et Rupert Angier, se rendent célèbres grâce à l'audace de leurs tours.

Cette notoriété ne les protège pas de la jalousie, et bientôt les deux hommes se lancent dans une tragique compétition, chacun mettant au point un numéro de téléportation. Quelle folie ont-ils osé commettre pour devenir le plus grand des magiciens ? Christopher Priest est connu dans le monde entier pour son roman " Le Monde inverti ", considéré comme un des grands classiques de la science-fiction moderne.Le Prestige, récompensé par le World Fantasy Award, est son chef-d'œuvre.

YATES, Richard : « Easter parade »

Filles d'un couple divorcé, Sarah et Emily Grimes vivent une enfance maussade, ballottée entre diverses banlieues petites-bourgeoises de New York, qui flattent les aspirations sociales de leur mère perpétuellement déconcertée par la vie. Elles se rêveraient bien un père éditorialiste du Sun mais comprennent vite qu'il ne sera jamais qu'un " simple préparateur de copie ". Au sortir de l'adolescence, Sarah, la préférée de leur père, la plus jolie et la plus sensible, entame une histoire d'amour avec le fils de leurs voisins, un beau parti élevé dans une école privée anglaise. Sur une photographie datée de 1941, lors de l'Easter Parade, le couple est immortalisé dans tout l'éclat de sa jeunesse. Un avenir radieux semble s'offrir à lui. Trop différentes pour être proches, les deux soeurs suivent chacune leur chemin, sans vraiment perdre le lien. Jusqu'à ce qu'une série d'événements tragiques n'oblige Emily à remettre leur relation en perspective... Paru en 1976, Easter Parade raconte la chute lente de personnages qui se rêvent trop pour se demander qui ils sont vraiment. Comme l'ensemble de son oeuvre, ce roman a marqué toute une génération d'écrivains, parmi lesquels André Dubus, Raymond Carver ou Richard Ford, et continue de fasciner nos contemporains.

MEYRINK, Gustav : « Histoires fantastiques pragoises »

Au tout début du XXe siècle, à Prague, un banquier connu pour ses extravagances est victime d'une violente campagne de diffamation et jeté en prison. A sa sortie, Gustav Meyrink abandonne la finance et se tourne vers la littérature : très vite, il s'impose comme l'écrivain le plus brillant de Prague. En marge de ses romans ésotériques, et notamment du célèbre Golem, il a laissé de nombreux récits brefs, pour la plupart inédits en français, dont ce volume propose une sélection. Les êtres fictifs tel Daraschekoh, le Persan démoniaque, y côtoient le comte Sporck, illustre Pragois, ou le peintre Alfred Kubin ; le château du Hradschin, le Pont de pierre, la Daliborka se voient peuplés de savants pervers et de créatures monstrueuses... Meyrink réinvente la légende pour faire de Prague un seuil - entre l'Orient et l'Occident, entre l'ici-bas et l'au-delà.

ZEH, Juli : « L’ultime question « 

Une fois par mois, Oskar, chercheur en physique fondamentale, vient de Genève à Fribourg pour passer la soirée dans la famille de son ami de faculté, désormais professeur d’université. Ce soir-là, une belle soirée de juin, l’ironie et le cynisme gâchent l’ambiance. Oskar reproche à son ami d’avoir défendu en public la théorie des mondes multiples, ce que Sebastian nie. Tout récemment, un jeune homme accusé de meurtre s’est prétendu originaire d’un monde parallèle où sa victime est toujours en vie, en pleine santé. Il aurait d’ailleurs commis son crime dans le seul but de prouver l’existence des mondes multiples. Un grand magazine politique avait donc demandé à Sebastian d’expliquer cette théorie à ses lecteurs. Il s’était affranchi de cette tâche sans prendre position. Pour Oskar, cette « compromission » n’est pas seulement exécrable mais dangereuse. Il défie Sebastian, et lui propose un débat dans une émission de télévision pour aller au fond de cette question de la physique quantique : Qu’est-ce la réalité ? Est-elle unique ? Existe-t-elle en dehors de notre perception ? Maïke, la femme de Sebastian, sent que cette soirée risque d’être la dernière du genre. Elle ignore que par la suite, ce n’est pas seulement l’amitié des deux physiciens qui se trouvera ébranlée, mais aussi sa propre petite vie jusqu’alors si tranquille. Au fur et à mesure que l’intrigue avance, métaphysique et physique quantique se mêlent dans le déploiement de ce thriller vivement mené. De la première à la dernière ligne : suspense, intelligence et plaisir de lecture garantis.

L'Auteur :

Née le 30 juin 1974 à Bonn, Juli Zeh a d’abord suivi des études de droit international. A ce jour, Juli Zeh compte sept ouvrages à son actif. Elle écrit régulièrement pour les plus importants journaux de langue allemande. Son œuvre d’essayiste et de romancière a été récompensée par une dizaine de prix et distinctions.

LOO, Tessa de : « Les jumelles »

Les Jumelles, best-seller de la Néerlandaise Tessa de Loo, est une saga historique bouleversante sur l exploration du lien fraternel.

Dans les années 1990, deux sœurs jumelles que la vie a précocement séparées se retrouvent par hasard dans une station thermale. Parvenues au soir de leur existence, les deux vieilles dames vont essayer de renforcer le fil ténu qui les relie encore. Ensemble, elles vont revisiter leur passé.

Les destins d Anna et Lotte Bamberg basculent avec la mort de leurs parents, alors qu’ elles ne sont encore que des enfants. Anna doit aussitôt partir pour la ferme de son oncle, dans une région pauvre et conservatrice d Allemagne où elle travaille durement, tandis que Lotte, tuberculeuse, est envoyée à l étranger, en Hollande, chez de la famille éloignée, dans un milieu beaucoup plus favorisé et ouvert sur le monde. En dépit de la distance, malgré les années qui passent, les deux sœurs  continuent de penser chaque jour l’ une à l’autre. Mais quand la Seconde Guerre mondiale éclate, l’ Histoire se charge de placer les deux jeunes Allemandes dans des camps opposés, cristallisant des rancœurs que même le temps ne parviendra pas à apaiser...

Construit autour de flash-back qui permettent de suivre pas à pas le destin des deux héroïnes, et de la difficile confrontation des points de vue d Anna et Lotte cinquante ans plus tard sur des questions plus que jamais d’ actualité comme le devoir de mémoire, la responsabilité collective ou le libre arbitre individuel, Les Jumelles, après avoir rencontré un large succès à l étranger, est enfin traduit en français.

Biographie de l'auteur

Née en 1945 à Bussum (Pays-Bas), Tessa De Loo de son vrai nom Tineke Duyvené De Wit a grandi en Allemagne. Elle partage aujourd’hui sa vie entre la France, les Pays-Bas et le Portugal. Les Jumelles a été vendu à 3,5 millions d'exemplaires aux Pays-Bas et en Allemagne, et a reçu plusieurs récompenses (The Most Popular Book of the Year Award, The Reader's Award). Il a également été adapté au cinéma et nominé aux Oscars en 2004.

STRINDBERG, August : « Le rêve de Torkel »

Deux îles de l'archipel de Stockholm. L'une est habitée par des pêcheurs, marins, gens aigris et miséreux : un enfer. L'autre, lieu de villégiature, abrite hôtels, villas, port de plaisance : un paradis. Surtout pour qui n'y a jamais mis les pieds. Torkel, enfant solitaire, fils d'un pilote renvoyé pour faute professionnelle et mis au ban de la communauté, n'a qu'un désir : traverser la baie, atteindre le " paradis ". Un jour, il y parvient. A force d'abnégation et de zèle, il s'y fait accepter : comme garçon de courses puis serveur dans un bel hôtel. Mais son grand rêve reste d'être marin. Pour le réaliser, il est prêt à tous les sacrifices. Progressivement, l'image féerique qu'il s'est forgée commence à se fissurer : puni pour une faute qu'il n'a pas commise, il se voit reprocher des transgressions dont il n'est pas coupable... L'idylle s'évanouit, le paradis commence à ressembler à l'enfer qu'il a laissé derrière lui. La rencontre d'un vieil officier de marine le sauve du désespoir : il comprend grâce à lui que la vie n'est ni belle ni laide, que la seule satisfaction véritable est celle que l'individu éprouve en se comportant avec dignité, probité et courage.

Biographie de l'auteur

August Strindberg (1849-1912) est un immense écrivain connu le plus souvent pour son œuvre dramatique. Le Rêve de Torkel (En barnsaga) donne un autre éclairage de son génie. Ce récit inédit en français est extrait du recueil Fagervik et Skamsund paru en 1902.

BARBIER, Elisabeth : « les gens de Mogador »

Du Second Empire à la Seconde Guerre mondiale, trois femmes, Julia, Ludivine et Dominique Vernet, se succèdent pour diriger le domaine provençal de Mogador. Trois femmes qui, chacune à sa manière et selon son époque, luttent au nom de l'amour, de la liberté individuelle et du bonheur contre les antagonismes de la politique, les fatalités de la guerre et les interdits de la morale. Une chronique intimiste où la langue authentique et riche, la psychologie chaleureuse, l'occitanisme fervent de l'auteur se mêlent pour créer un climat romanesque singulier fait de parfum de vendanges, de goût de la passion et d'énergie féminine.

CAMUS, Albert : « La mort heureuse »

" Je suis certain qu'on ne peut être heureux sans argent. Voilà tout. Je n'aime ni la facilité ni le romantisme. J'aime à me rendre compte. Eh bien, j'ai remarqué que chez certains êtres d'élite il y a une sorte de snobisme spirituel à croire que l'argent n'est pas nécessaire au bonheur. C'est bête, c'est faux, et dans une certaine mesure, c'est lâche. "

Biographie de l'auteur

En 1938, Albert Camus abandonne son premier roman, La mort heureuse, pour commencer à rédiger L'étranger. Ce premier projet romanesque, publié à titre posthume, est riche pourtant de descriptions lumineuses de la nature et de réflexions anticonformistes. Le héros, Mersault, recherche désespérément le bonheur, fût-ce au prix d'un crime. Son parcours est nourri de la jeunesse difficile et ardente de Camus; ses choix et ses pensées annoncent les récits et les essais à venir.

CLAUDEL, Philippe : « La petite fille de Monsieur Linh »

Monsieur Linh est un vieil homme. Il a quitté son village dévasté par la guerre, n’emportant avec lui qu’une petite valise contenant quelques vêtements usagés, une photo jaunie, une poignée de terre de son pays. Dans ses bras, repose un nouveau-né. Les parents de l’enfant sont morts et Monsieur Linh a décidé de partir avec Sang Diû, sa petite fille. Après un long voyage en bateau, ils débarquent dans une ville froide et grise, avec des centaines de réfugiés.

 Philippe Claudel accompagne ses personnages avec respect et délicatesse. Il célèbre les thèmes universels de l’amitié et de la compassion. Ce roman possède la grâce et la limpidité des grands classiques.

Biographie de l'auteur

Philippe Claudel est né en 1962. Son roman Les âmes grises (prix Renaudot 2003, Grand prix littéraire des lectrices de Elle en 2004, consacré meilleur livre de l'année 2003 par le magazine Lire) a été traduit dans vingt-deux pays.

DEL CASTILLO, Michel : « Mamita »

Pianiste virtuose, Xavier s’installe à Redwoods, sa maison du Vermont, pour préparer l’enregistrement de l’œuvre de Chopin, intimement liée à son existence. Au gré de ses déplacements entre New York, le studio de Boston et les paysages américains, il fait deux rencontres essentielles, Sarah et le jeune Tim, admirateur fervent. Chacune le renvoie à son enfance dénaturée.

Par cercles concentriques de plus en plus étroits, il s’enfonce jusqu’au trou noir de la mémoire - le désamour et la trahison de son énigmatique Mamita.

DJAVANN, Chahdortt : « Je ne suis pas celle que je suis »

Des vies différentes dans des villes différentes, et une même femme. Deux histoires entrelacées. L'une, picaresque, nous fait voyager en compagnie de l'héroïne, qui traverse mille et une épreuves, de Téhéran au golfe Persique, de Dubaï aux rives du Bosphore. Et l'autre, intime, à Paris, se construit dans le cabinet d'un psy. Pour la première fois une psychanalyse nous est dépeinte, séance par séance, comme un tableau impressionniste. Le rapport au père, à la mère, aux hommes, la prison, la torture, le viol, la prostitution, la solitude, l'exil et la langue française dont il faut s'emparer pour faire le récit d'une vie, pour se réconcilier avec la vie sont les thèmes de ce livre.

DOUMENC, Philippe : « Contre-enquête sur la mort d’Emma Bovary »

Elle s'appelle Emma Bovary et son histoire est célèbre. Amoureuse de l'amour, elle a vécu d'illusions et ruiné son ménage. Dans un geste de désespoir, elle se tue en absorbant une forte dose d'arsenic - c'est du moins ce que prétendra Flaubert. Or c'est un fait reconnu que l'arsenic, en une seule prise, n'est presque jamais mortel... Voici ce qui s'est réellement passé : au chevet de la jeune femme, deux médecins ont été appelés. L'un, le docteur Canivet, relève des traces discrètes de contusions ; l'autre, le professeur Larivière, témoignera des derniers mots chuchotés par Emma : « Assassinée, pas suicidée. » Deux policiers de Rouen sont dépêchés à Yonville afin d'élucider l'affaire. Et les voilà bientôt nantis de plusieurs suspects possibles : un mari cocufié, un prêteur sur gages, deux femmes de caractère, un cynique libertin, un pharmacien concupiscent... Dans le décor médiocre et petit-bourgeois où Emma suffoquait d'ennui, Philippe Doumenc orchestre une contre-enquête brillante et talentueuse - un vrai et noir roman qui nous révèle enfin ce que Flaubert lui-même feignait d'ignorer....

FAZI, Mélanie : « Serpentine »

Une aire d'autoroute qui devient un refuge à la nuit tombée. Une ligne de métro où l'on fait d'étranges rencontres. Un restaurant grec dont la patronne se nomme Circé. Une maison italienne où deux enfants croisent un esprit familier. Tels sont les décors du quotidien où prennent racine ces dix histoires. Dix étapes, et autant de façades rassurantes au premier abord... mais qui s'ouvrent bientôt sur des zones troubles. Car les lieux les plus familiers dissimulent souvent des failles, écho de ces fêlures que l'on porte en soi. Il suffit de si peu, parfois, pour que tout bascule

Biographie de l'auteur

Née en 1976, Mélanie Fazi est la princesse du fantastique français, acclamée par les critiques et le public. Plusieurs de ses nouvelles ont même été traduites et publiées dans des revues anglo-saxonnes. Elle a reçu le prix Merlin en 2002 (meilleure nouvelle) et 2004 (meilleur roman), le prix Masterton en 2005 (meilleur roman) et le Grand Prix de l'Imaginaire en 2005 (meilleure nouvelle) et en 2007 (meilleure traduction). Excusez du peu.

 

 

GERMAIN , Sylvie : « Magnus » - Prix Goncourt des Lycéens 2005 -

Après une grave maladie qui l'a amputé de toute mémoire, Franz-Georg (cinq ans) doit tout réapprendre : qu'il est allemand, que son pays est en guerre, que son père médecin dirige un grand établissement et que sa mère l'aime autant que sa patrie. Il a aussi Magnus, son ours en peluche à l'oreille légèrement brûlée. Né juste avant la guerre, Franz a grandi dans le culte du héros nazi. Exilé à la fin de la guerre, livré au sentiment d'abandon, il ne peut malgré lui se défaire du passé allemand. Il mettra une grande partie de sa vie à s'extraire de cette légende maternelle, car tout est mensonge et affabulation.

Biographie de l’auteur

Traduite dans plus d'une vingtaine de langues, étudiée à l'université, Sylvie Germain est considérée comme l'un des écrivains les plus importants de la littérature contemporaine. La plupart de ses romans ont été couronnés par de nombreux prix dont le Prix Femina pour Jours de colère en 1989.

GLEIZE, Georges-Patrick : « Le sentier des pastelliers »

Au XVIe siècle, entre Ariège et Lauragais, la culture du pastel, dont on tirait la couleur bleue préférée des rois, connaissait son âge d'or. La région portait le beau nom de " pays de Cocagne ", la coque étant une boule de pastel broyée et séchée. Mais, quatre siècles plus tard, en 1912, il ne reste plus rien de ce passé glorieux. Aussi, lorsque Charles Van Dyck, homme aussi pieux qu'industriel avisé, décide de relancer la culture de la mythique plante colorante, la vie de paysan épicurien de François Donnadieu bascule. Et, tandis que les collines se couvrent à nouveau des fleurs d'or du pastel, l'entreprise réveille jalousies, haines et convoitises... Un beau roman, âpre et émouvant, baigné par la douceur nonchalante et nostalgique de la " Belle Époque ".

HALBERSTADT, Michèle : «  L’incroyable histoire de Mademoiselle Paradis »

Maria-Theresia von Paradis naît à Vienne en 1759, sous d'heureux auspices. Fille unique du conseiller de l'impératrice, admirée pour sa beauté et son talent précoce pour le piano, elle est atteinte encore enfant par une cécité brutale. A dix-sept ans, son père qui lui a déjà fait subir des traitements inopérants et douloureux la confie au célèbre magnétiseur Mesmer (qui a découvert avant Freud le pouvoir du psychisme et de la suggestion pour guérir)... Entre eux, le courant passe aussitôt... jusqu'à lui faire recouvrer la vue et l'envie de la reperdre, car Maria-Theresia comprend vite ce dont la cécité la protégeait : le pouvoir, le calcul, le ressentiment, l'avidité, tout ce qui empêche les hommes d'être sereins.

HAMEL, Françoise : « Madame écrit « 

Madame Palatine, veuve de Monsieur frère de Louis XIV, reste à la Cour après la disparition brutale de son mari en 1701. Elle qui n'aima jamais le métier d'être femme se voue avec passion au " métier d'écrire ". Son mariage forcé avec un homme entouré de favoris fut malheureux, mais sans rancune elle reste éblouie par le Roi, et note dans sa célèbre correspondance les grands et petits faits de Versailles, du Palais-Royal, de Fontainebleau... Revirements de Madame de Maintenon la crotte de souris, cabale contre son fils adoré devenu le " Régent ", scandale financier de la Banque de Law, misère des Français, sacre du jeune Louis XV pour ses douze ans... Mais aussi joie d'écrire en compagnie de dix épagneuls. Cette femme intelligente, cultivée, affectueuse, cocasse, nous réconcilie avec la vie et donne, malgré les chagrins, une furieuse envie de continuer.

HUTIN, Patrick : « La prisonnière du Tibet »

Du jour au lendemain, la vie de Thomas Fayette bascule. Alors qu'il vient de vivre une folle passion avec Gandhali, une jeune femme d'origine tibétaine, son épouse et ses filles périssent brusquement dans un accident de voiture. Selon les services secrets, il ne saurait s'agir d'un pur hasard. Lorsque Thomas veut retrouver Gandhali, celle-ci a disparu. Est-elle impliquée dans la tragique disparition de sa famille ? Fait-elle partie, en réalité, d'un réseau nationaliste tibétain visant à troubler le déroulement des Jeux olympiques et à déstabiliser le régime de Pékin ? Thomas Fayette commence à le penser. Ivre de chagrin et de vengeance, faisant fi des dangers, Thomas s'envole pour le Tibet à la recherche de Gandhali. Il l'a aimée, maintenant il veut la tuer. Mais c'est une autre vérité, plus tendre et plus cruelle à la fois qui l'attend... La Prisonnière du Tibet possède la force d'un suspense bouleversant et l'élan d'un grand roman d'amour engagé.

LABORIE, Christian : « Les sarments de la colère »

Lui est un petit paysan, elle est la petite-fille du marquis de Frontillargue. Enfants, ils s'aimaient d'amour tendre ; à vingt ans, ils s'aiment passionnément. Mais leurs parents s'opposent à cette union... Quand Adrien part cinq longues années à l'armée, Camille est mariée de force. Toute leur vie, les deux amoureux n'auront de cesse de se retrouver alors que le destin s'acharne sur les vignes et sur leurs familles...

LAFAYE, Claude : « Le miracle de la tempête »

A la fois fusible et bouc-émissaire dans une ténébreuse affaire financière, Vincent Peillerec se trouve mis " au vert " dans un bourg calme et maussade. Là, fuyant l'image d'homme traqué qui le poursuit à la une des journaux et sur l'écran de son téléviseur, il s'enfonce dans des forêts dévastées par la tempête de décembre 1999. Parmi les bûcherons et les villageois, au milieu des arbres meurtris, il découvre l'amour, l'amitié, une humanité insoupçonnée. Bien vite, cependant, son " affaire " le rejoint. Alors qu'il travaille d'arrache-pied à sa défense, il est arrêté et incarcéré en préventive dans le quartier des V.I.P. de la Santé. Vincent Peillerec parviendra-t-il, dans le temps qui le sépare de son procès, à finir de démonter le sombre complot dont il est la victime ? Surtout, pensant aux arbres qui, malgré leurs blessures, rassemblent leurs forces pour renaître et s'épanouir, pour revenir à la vie, saura-t-il puiser en lui ces forces singulières qui nous permettent parfois de sortir tête haute des épreuves les plus terribles.

LAROUI, Fouad : « Une année chez les Français »

C est en 1970 que le ciel tombe sur la tête de Medhi. Ébloui par l intelligence de son jeune élève, son instituteur s est battu pour lui obtenir une bourse d interne dans le prestigieux lycée Lyautey de Casablanca. Medhi a passé ses dix premières années au pied de l Atlas. Pauvre, libre, heureux, choyé par une mère imprégnée de culture ancestrale et par un père qui rêve pour son pays d un avenir démocratique et moderne, il n’envisageait rien d autre que de continuer à jouir de l existence et de se repaître de ces livres merveilleux dont l’abreuvait son instituteur. Du jour où l'un de ses oncles l’abandonne à l entrée du lycée Lyautey, la vie de Medhi change. Les jours passent, les situations étonnantes se succèdent. Et, au bout de quelques semaines, au moment où il commence à s’habituer à cet univers, une nouvelle épreuve surgit. Il est l'unique interne du lycée qui ne rentre pas chez lui le week-end et le directeur, refusant de mobiliser trois personnes pour un seul élève, le confie à une famille française...

« Nuancé, distancié mais sentimental, Fouad Laroui n est pas un donneur de leçons, il passe par l anecdote, le détail quotidien, pour parler d’intégration, de colonialisme, d’identité. Mais Une année chez les Français est également un hymne à la littérature qui fait tomber les barrières et à la lecture qui sauve de toutes les solitudes. » Christine Ferniot - Lire

 

 

 

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 13:54

                                          BIBLIOTHÈQUE
                                          La Grande enquête

 

Des bénévoles actifs et une belle capacité de mobilisation : voilà ce que nous a démontré le projet de « Grande enquête » lancé en novembre dernier. 350 dépliants ont été distribués dans les boîtes aux lettres des Pugétains pour cette opération de communication.

Si le nombre de réponses n’a pas atteint le pourcentage que nous espérions (seulement 18 réponses, soit environ 5 % de retours…) Elle nous a cependant permis de mieux cerner certaines attentes des Pugétains, en terme de service et d’animations.

Le spectacle de La Naïve a connu un joli succès début décembre réunissant une trentaine de personnes. Et nous avons de nouveaux projets : un atelier qui dès le mois de janvier vous proposera un voyage au pays des mots (Dis-moi dix mots), une rencontre régulière autour d’un livre les lundis à 17h30, des spectacles… N’hésitez pas à venir vous renseigner (à la bibliothèque, la mairie ou directement sur notre site internet : www.biblilub.fr)

Dès janvier 2012, de nouveaux bénévoles nous rejoignent avec plaisir. Je suis également très heureuse, avec Delphine ma collègue, d’ouvrir désormais la bibliothèque au public tous les vendredis matins de 10h à 12h. À bientôt !

Claire Oggioni
Bibliothécaire de Puget

 

                              NOUVEAUX HORAIRES : JANVIER 2012

Vendredi 10h-12h
Samedi 10h-12h

 

APPEL BÉNÉVOLAT

Nous recherchons de nouveaux bénévoles pour ouvrir la bibliothèque au public le mercredi après-midi de 15h à 17h. Un tour de rôle pourrait être mis en place. N’hésitez pas à nous contacter !

 

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 20:41

A partir de janvier nouveaux horaires pour la bibliothèque :

Chaque vendredi de 10h à 12h avec Claire, notre bibliothécaire professionnelle, et Delphine, notre contrat aidé.

Chaque samedi de 10h à 12h avec l’équipe de bénévoles Anne-Marie, Jocelyne, Monique et Mireille
 
Toute personne, souhaitant s’investir dans le travail en bibliothèque, est la bienvenue.

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 18:20

Bibliothèque Municipale de Puget

Coup de projecteur n° 59

Nouvelles Acquisitions

 

Décembre 2011

 

Jenni, Alexis : « L’art français de la guerre » (Prix Goncourt 2011)

 Ce roman est captivant. J'ai été enthousiasmé par les 300 premières pages, très denses, très bien écrites avant de faire face à une partie un peu longue au milieu du roman, néanmoins la dernière partie du roman renoue avec le rythme et la prose magnifique du début. Ce roman pose de bonnes questions sur le colonialisme, sur l'intégration dans notre société, même si on devine les penchants politiques de l'auteur, propose des personnages attachants ainsi qu'une belle histoire d'amour.

Vraiment une réussite pour un premier roman!!!! (Commentaire de Loïc 62128 sur le site Amazon).

Trop de digression tue la digression ! L'œuvre est dense, fouillée , et aurait peut-être gagnée à faire 200 pages de moins. Résultat, on s'ennuie parfois. Les débuts de réflexion s'arrêtent trop vite à mon goût, au profit d'exercices de style réussis d'ailleurs. Frustrant. (de » Celdranco » sur le site Amazon)

Carrère, Emmanuel : « Limonov » (Prix Renaudot 2011)

 Limonov n’est pas un personnage de fiction. Il existe. Je le connais. Il a été voyou en Ukraine ; idole de l’underground soviétique sous Brejnev, clochard, puis valet de chambre d’un milliardaire à Manhattan, écrivain branché à Paris, soldat perdu dans les guerres des Balkans,  et maintenant, dans l’immense bordel de l’après-communisme en Russie, vieux chef charismatique d’un parti de jeunes desperados. Lui-même se voit comme un héros, on peut le considérer comme un salaud : je suspends pour ma part mon jugement. C’est une vie dangereuse, ambiguë : un vrai roman d’aventures. C’est aussi, je crois, une vie qui raconte quelque chose. Pas seulement sur lui, Limonov, pas seulement sur la Russie, mais sur notre histoire à tous depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Liberati, Simon : « Jane Mansfield 1967 » (Prix Fémina 2011)

« Aux basses heures de la nuit, le 29 juin 1967 sur un tronçon de la route US 90 qui relie la ville de Biloxi à la Nouvelle Orléans, une Buick Electra 225 bleu métallisé, modèle 66, se trouva engagée dans une collision mortelle. »

Dans cette Buick broyée se trouvait une femme, une "Hollywood movie star" de trente-quatre ans, danseuse nue à Las Vegas, célébrissime sex-symbol des années 50.Simon Liberati ressuscite Jayne Mansfield, l'actrice méconnue la plus photographiée au monde, fouille amoureusement dans les recoins les plus ténébreux de sa vie, retrace ses dernières heures en plein été hippie, qui disent aussi le crépuscule de l'âge d'or hollywoodien. Au programme : perruques-pouf, LSD 26, satanisme, chihuahuas, amants cogneurs, vie désaxée, mort à la James Dean, cinq enfants orphelins et saut de l'ange dans l'underground.

Une oraison funèbre et morbid chic dans la droite ligne de Truman Capote et Kenneth Anger.

 

Chalandon, Sorj : « Retour à Killybegs » (Prix de l’Académie Française 2011)

Chalandon nous offre ici un grand roman, une histoire puissante, une plume sublime qui lui vaut le grand prix de l'académie française, une Irlande aimée à en mourir pour sa cause, et enfin un personnage central magnifique qui allie tout cela : l'amour de la terre irlandaise, la haine de l'occupant qui le fait très vite basculer dans cette IRA du quotidien (toutes ces scènes de luttes dans les petites rues, les cours, les portes qui s'ouvrent pour aider, ces mains qui se tendent pour saisir une arme qui vient de tuer et la faire disparaitre, oui toutes ces scènes sont d'une puissance absolue), les années de prison et de torture, et enfin cette trahison qui survole chaque page, cette trahison improbable, inenvisageable et qui pourtant survient...

Oui, un grand roman qui vous saisit, vous heurte, vous touche et vous emporte.

Lindon, Mathieu : « Ce qu’aimer veut dire » (Prix Médicis 2011)

 Après une adolescence ensevelie sous les livres, Mathieu Lindon est devenu un ami très proche de Michel Foucault, passant le plus clair de sa jeunesse rue de Vaugirard dans l'appartement du philosophe qui lui en laissait la libre jouissance avant chacun de ses départs pour l'étranger. Nous sommes à la croisée des années soixante-dix et quatre-vingts. Un vent de liberté souffle et ébouriffe l'existence jusqu'alors rangée d'un jeune homme en formation. Ce sont ces années d'incandescence que l'écrivain raconte avec une sincérité et une élégance rares. L'écriture soignée, très consciente, s'attache à refléter l'extraordinaire personnalité de Michel Foucault qui apparaît, au fil des souvenirs, d'une extrême gentillesse, disponible, profondément attentionné et compréhensif, à l'écoute de ceux qu'il aime. En contrepoint se dessine de façon pointilliste le portrait complexe du père, Jérôme Lindon, fondateur révéré des prestigieuses éditions de Minuit, d'une stature impressionnante et sans doute extrêmement pesante pour un jeune homme ayant de surcroît choisi d'embrasser une carrière littéraire.

De Vigan, Delphine : « Rien ne s’oppose à la nuit » (Prix Renaudot des Lycéens 2011)

Le sixième livre de cette habituée des romans autobiographiques évoque sa mère dont la mort prématurée l'a incitée à écrire sur elle. Bâti à travers différents témoignages, ce livre retrace l'histoire de Lucile, troisième enfant d'une grande fratrie au destin douloureux.

Cette enquête poignante au coeur de la mémoire familiale magnifiquement écrite dévoile les souvenirs les plus gais comme les secrets les plus enfouis par petites touches. La cache en réalité des blessures et des drames dont on ne parle pas en famille, mais qui impacte le destin de chacun des enfants.

Une réussite! (Commentaire de Minerva sur le site Amazon)

Martinez, Carole : « Du domaine des murmures » (Prix Goncourt des Lycéens 2011)

Fin du XIIe siècle, en Franche-Comté.

Une jeune femme se tranche l'oreille sur l'autel de l'église le jour de son mariage, c'est le seul moyen de se faire entendre : elle ne veut pas épouser l'homme qui lui est promis. Elle annonce qu'elle est liée au Christ et demande à finir ses jours murée dans un cachot contre l'église du château. Son geste va dépasser les limites du domaine des Murmures et les pèlerins accourent pour lui rendre visite.

Une histoire magnifique qui traite de la femme, de la religion, des limites entre foi et superstitions, des Croisades, de l'amour d'un père pour sa fille, de la douleur nécessaire pour une mère de couper le cordon avec son enfant, du pardon.

L'écriture de Carole Martinez est légère, on y retrouve le souffle des contes médiévaux et des chansons de geste et la légende d'Esclarmonde nous est narrée comme dans une veillée, au coin du feu, par un troubadour. (Commentaire de Tim Lorry sur le site Amazon)

Tesson, Sylvain : « Dans les forêts de Sibérie » (Prix Médicis Essai 2011)

Sylvain Tesson, pour rassasier son besoin de liberté, a trouvé une solution radicale et vieille comme les expériences des ermites de la vieille Russie : s’enfermer seul dans une cabane en pleine taïga sibérienne, sur les bords du Baïkal, pendant six mois. De février à juillet 2010, il a choisi de faire l’expérience du silence, de la solitude, et du froid. Sa cabane, construite par des géologues soviétiques dans les années brejnéviennes, est un cube de rondins de trois mètres sur trois, chauffé par un poêle en fonte, à six jours de marche du premier village et à des centaines de kilomètres d’une piste. Vivre isolé du monde nécessite avant tout de s’imposer un rythme. Le matin, Sylvain Tesson lit, écrit, fume, ou dessine. Puis ce sont cinq longues heures consacrées à la vie domestique : il faut couper le bois, déblayer la neige, préparer les lignes de pêche, réparer les avanies de l’hiver… Le défi de six mois d’ermitage, c’est de savoir si l’on réussira à se supporter. En cas de dégoût de soi, nulle épaule où s’appuyer, nul visage pour se lustrer les yeux. L’inspecteur forestier Chabourov qui l’a déposé sur cette grève le premier jour le savait. Il lui a glissé, énigmatique, en se touchant la tempe : « Ici, c’est un magnifique endroit pour se suicider ». La solitude finira par se révéler fertile : quand on n’a personne à qui exposer ses pensées, la feuille de papier est un confident précieux ; le carnet de note, un compagnon poli. C’est ce journal que nous offre à lire Sylvain Tesson. En notant minutieusement, presque quotidiennement, ses impressions face au silence, ses luttes pour survivre dans une nature hostile, ses désespoirs, ses doutes, mais aussi, ses moments d’extase, de paix intérieure et d’osmose avec la nature, Sylvain Tesson nous fait partager une expérience hors du commun. Finalement « la vie en cabane apprend à peupler l’instant, à ne rien attendre de l’avenir et à accepter ce qui advient comme une fête. Le génie du lieu aide à apprivoiser le temps ». Une expérience comme seule la littérature peut la ressaisir afin qu’elle ne soit pas seulement une aventure isolée, mais une aventure exceptionnelle à la portée de tous.

Biographie de l'auteur

Écrivain, journaliste et grand voyageur, Sylvain Tesson est né en 1972. Après un tour du monde à vélo, il se passionne pour l’Asie centrale, qu’il parcourt inlassablement depuis 1997. Il s’est fait connaître en 2004 avec un remarquable récit de voyage, L’axe du loup (Robert Laffont).

Guégan, Gérard : « Fontenoy ne reviendra plus » (Prix Renaudot Essai 2011)

« Comme je viens d’une époque, voire d’un monde, où chacun jurait de rester éternellement fidèle à ses convictions, je me suis souvent demandé pourquoi tant de figures énergiques avaient ensuite, et sans trop tarder, tourné la page de leur jeunesse. Cette question – qu’est-ce qui pousse un homme à changer de camp, à passer, par exemple, de la gauche la plus enragée à la droite la moins clémente ? – a fini par m’obséder. J’aurais pu en tirer la matière d’un pamphlet si ce n’est que je voulais toucher au-delà du cercle des convaincus. Aussi ai-je ressuscité un écrivain du siècle dernier, Jean Fontenoy, qui, pour reprendre le mot de Malraux, fut partout où cela comptait, tout du moins dans ses 20 ans : la Grande Guerre, Dada, Octobre, Maïakovski, Lénine et Trotski, Moscou et Shanghai, etc. Or, lui qui était né pauvre, que l’école de la République avait su distinguer et dont les livres avaient séduit aussi bien Kessel que Colette, Blanchot que Céline, voilà que, contre toute attente (il avait dénoncé le nazisme dès 1933), il se fit soudain fasciste. Quelques années plus tard, non sans logique (et aussi par haine de la lâcheté), il ne lui resterait plus qu’à partir se suicider dans Berlin assiégée par l’Armée rouge. « Reste que je n’ai écrit  Fontenoy ne reviendra plus  que pour comprendre de quoi nous sommes faits et à quoi tiennent nos destinées. » Gérard Guégan

Ni récit ni biographie, le nouveau livre de Gérard Guégan est porté par une figure si romanesque au destin si tragique qu’il ressemble et se situe avant tout en littérature. C’est le roman de Fontenoy. Ses engagements, ses amours, ses obsessions, ses déguisements, l’histoire d’un homme qu’on rêverait tout à la fois de rencontrer et de fuir, d’aimer et de quitter, comme il n’aura cessé de se quitter lui-même.

Biographie de l'auteur

Écrivain, journaliste, éditeur, traducteur, Gérard Guégan a publié une trentaine de livres, aussi bien des romans que des ouvrages sur le cinéma et des essais politiques.

Bloch-Dano, Evelyne : « Le dernier amour de George Sand »

Décembre 1849. George Sand, auteur prolifique de romans à succès, admirée par Balzac et Dostoïevski, scandaleuse menant une vie de bohème sous un pseudonyme masculin, muse du romantisme, femme engagée, est en France une célébrité au faîte de sa gloire. Pour Noël, cette année-là, son fils Maurice invite à Nohant un jeune homme de ses amis, un graveur inconnu : Alexandre Manceau. George Sand a quarante-cinq ans, Alexandre trente-deux. Ils ne se quitteront plus. On connaît la liaison tumultueuse de Sand avec Musset, son amour de neuf ans avec Chopin. Mais qui se souvient des années qu’elle a passées aux côtés du tendre Manceau, son dernier compagnon ? De la maison de Nohant à l’agitation parisienne, de la brouille avec sa fille Solange au mariage de son cher fils Maurice, de l’amitié avec les plus grands artistes de son temps à la mort de sa petite-fille Nini, du coup d’Etat de Napoléon III aux combats de George pour l’amnistie des prisonniers politiques, des spectacles joués dans l’intimité aux pièces créées à l’Odéon, ce sont ici des jours et des nuits de travail, de bonheur, de tristesse aussi. Dans cette biographie foisonnante, Evelyne Bloch-Dano fait revivre avec éclat quinze ans de la vie passionnée de George Sand.

Biographie de l'auteur

Evelyne Bloch-Dano, agrégée de lettres modernes, journaliste au Magazine littéraire et à Marie-Claire, est l’auteur, chez Grasset, des premières biographies de Madame Zola (1998, Grand Prix des lectrices de Elle), et de Madame Proust (2004, Prix Renaudot essai), d’une biographie de Flora Tristan (2001, Prix François Billetdoux de la SCAM), d’un récit, La Biographe (2007), et d’un essai, La fabuleuse histoire des légumes (2008, Prix Eugénie Brazier).

 

Policiers 

 

Minier, Bernard : « Glacé »

Décembre 2008, dans une vallée encaissée des Pyrénées. Au petit matin, les ouvriers d'une centrale hydroélectrique découvrent le cadavre d'un cheval sans tête, accroché à la falaise glacée.

Le même jour, une jeune psychologue prend son premier poste dans le centre psychiatrique de haute sécurité qui surplombe la vallée.

Le commandant Servaz, 40 ans, flic hypocondriaque et intuitif, se voit confier cette enquête, la plus étrange de toute sa carrière. Pourquoi avoir tué ce cheval à 2 000 mètres d altitude ? Serait-ce, pour Servaz, le début du cauchemar ?

Une atmosphère oppressante, une intrigue tendue à l extrême, une plongée implacable dans nos peurs les plus secrètes, ce premier roman est une révélation.

 

Slaughter, Karin : « Irréparable » (Prix du Festival du polar de Cognac)

Avec ses belles maisons et ses rues bordées d’arbres, Ansley Park est l’un des quartiers les plus prisés d’Atlanta. Mais dans l’une de ces demeures parfaites, dans une chambre somptueuse d’adolescente, une jeune fille a été sauvagement assassinée. Sa mère horrifiée git au pied de l'escalier, après avoir tué à mains nues l’agresseur de sa fille.

L’inspecteur Will Trent du Georgia Bureau of Investigation est dépêché sur les lieux et ne tarde pas à s’apercevoir que la police locale a commis une grave erreur, en décelant ce qui échappe aux autres enquêteurs : quelque chose dans la traînée de sang, dans une preuve médico-légale, dans les yeux de la mère traumatisée. En quelques minutes, Trent prend le contrôle de l’affaire… et en découvre une seconde. Pour lui, cela ne fait aucun doute : une autre jeune fille a disparu et le tueur court toujours.

Entouré d'ennemis, dont une coéquipière qui a toutes les raisons de le haïr, Trent comprend que cette affaire, dans un décor luxueux, va faire ressurgir le désir de vengeance d'une poignée de personnages dont l'existence a été dévastée.

Biographie de l'auteur

Karin Slaughter est née en 1971 et a grandi dans une petite bourgade du sud de la Géorgie. Elle vit aujourd’hui à Atlanta et se consacre à l’écriture, nourrie de l’ambiance pesante du Sud profond. Elle est l’auteur, chez Grasset, de nombreux ouvrages à succès, dont la série Grant County, et Tryptique suivi d’ »Irréparable ».

 

 

 

 

 

 

 

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 15:31

Bibliothèque Municipale de Puget

Coup de Projecteur n° 58

                                                   Nouveautés                                                                                               

 

ROMANS

 

Grangé, Jean-Christophe : « Le vol des cigognes »

Le premier thriller de Grangé, et resté un peu méconnu, il bénéficie maintenant à juste titre de l'effet "Rivières Pourpres" et préfigure largement le style si particulier de l'auteur et ses thèmes récurrents. Je l'ai lu après avoir découvert les "Rivières Pourpres" puis le "Concile de Pierre" et "L'Empire des Loups" et, franchement, je pense que je le placerai en tête. Le fil du départ, ténu, débouche sur une double intrigue particulièrement bien menée, riche et complexe. A la différence des livres au démarrage fort mais dont la trame s'étiole vite, il faut au contraire savoir rentrer progressivement dans celui-ci pour que l'intrigue atteigne vraiment sa dimension après le premier tiers du roman, dans une intensité progressive et irrésistible. La partie "africaine" du roman est particulièrement bien rendue, avec son atmosphère terrible et oppressante à souhaits. Bravo pour le dénouement, à mon avis largement mieux maîtrisé que dans le "Concile de Pierre" et "L'Empire de loups", un peu décevants sur ce point. Au plan des (petites) critiques, on aurait aimé en savoir un peu plus sur les connexions entre certains des personnages, mais l'ensemble reste impeccablement mené. (Commentaire de Olivier « Cekool » sur le site Amazon).

Deforges, Régine : « Et quand viendra la fin du voyage … »

En 1966, le général de Gaulle charge François Tavernier d'une mission secrète : se rendre en Bolivie où Klaus Barbie, le criminel de guerre nazi, a trouvé refuge. Là, il devra obtenir l'extradition du tortionnaire de Jean Moulin ; faute de quoi, il l'enlèvera, voire l'éliminera... A peine débarqué, Tavernier est en butte à l'hostilité déclarée des exilés allemands : les attentats contre sa vie se multiplient. Pendant ce temps, Che Guevara, auquel s'est rallié le Français Régis Debray, conduit la guérilla dans le sud-ouest du pays ; Charles, fils adoptif de Léa, ne tarde pas à les rejoindre... Après avoir traversé bien des épreuves, Léa et François se trouvent de nouveau entraînés dans le tourbillon de l'Histoire : cette fois, elle se parera pour eux de funestes couleurs...

Freeman, Judith : « Dernières épouses »

Judith Freeman nous emmène dans un lieu et à l’intérieur d’une culture qui vous hanteront, longtemps après que la dernière page aura été tournée. L’histoire est fascinante, la langue et le style incroyables, les personnages aussi impressionnants que les paysages de l’Utah. Avec ce livre, Judith Freeman prouve une fois encore qu’elle est l’un des écrivains les plus talentueux de ce pays.

Territoire de l’Utah, 1877. Un homme d’une soixantaine d’années s’apprête à mourir, il s’appelle John D. Lee et a accepté à la fois par résignation comme par conviction d’endosser une faute abominable qui n’est pas la sienne. A cause de cela, lui et sa famille ont connu la disgrâce. A cause de cela, il a été accusé, jugé et condamné par le siens, les Mormons, qui s’apprêtent à l’exécuter. Sur ses dix-neuf épouses, seules trois lui sont restées fidèles et dévouées dans la déchéance, et ce malgré une existence austère et rude au sein d’une terre hostile.

Telles les héroïnes d’une tragédie grecque, Emma, Ann et Rachel racontent tour à tour cette incroyable histoire et disent le lien particulier qui les unit toutes trois à leur époux, un homme complexe et charismatique, torturé et généreux. Formidable portrait de femmes, livre fascinant sur un monde étrange, extraordinaire histoire d’amour et de foi, « Red Water « s’impose avant tout comme une œuvre littéraire de premier plan.

Besson, Patrick : « La Titanic »

" La devise de mes parents était de ne jamais faire les choses à moitié, surtout si ça concernait leur fils unique. La preuve : quand ils m'offraient une place de bateau, c'était sur le Titanic. En fait, il faut dire la Titanic, car en anglais les navires sont du genre féminin, les navires sont des femmes. " Patrick Besson livre sa version du plus célèbre des naufrages : et si les femmes étaient aussi à l'origine du funeste destin du transatlantique ?

Lenoir, Frédéric – Cabesos, Violette : « La promesse de l’ange »

Rocher battu par les tempêtes, lieu de cultes primitifs sanctifié par les premiers chrétiens, le Mont-Saint-Michel est loin d’avoir révélé tous ses secrets. Au début du XIe siècle, les bâtisseurs de cathédrales y érigèrent une abbaye romane.

Mille ans plus tard, une jeune archéologue passionnée par le Moyen Âge se retrouve prisonnière d’une énigme où passé et présent se rejoignent  étrangement.

Clavel, Bernard : « Amarok »

L'Abitibi et le Grand Nord canadien semblent loin, très loin de l'Europe. Lorsqu'éclate la Seconde Guerre mondiale, ses hommes, pionniers d'un courage exemplaire, répugnent à s'engager dans une nouvelle tuerie. Timax Landry, le trappeur sans malice, a tué accidentellement un sergent recruteur. Tous ceux d'Harricana et de Val Cadieu s'unissent alors pour le protéger et organiser sa fuite vers la banquise, là où l'hiver efface toute trace. Un attelage de chiens le conduira. À sa tête, Amarok, le chien mâtiné de loup au regard déchirant, un animal bouleversant d'intelligence, de générosité et de dévouement dans cette course vers la liberté.

Mais y a-t-il encore une place en ce monde pour les indomptés ?

Grisham, John : « L’engrenage »

Avec le talent dont il fait preuve roman après roman, Grisham nous entraîne dans un monde qu’il explore pour la première fois: les coulisses du monde politique, avec ses enjeux de pouvoirs et ses peu ragoûtants montages financiers, ses liens avec la pègre et ses compromis immoraux, mais aussi des personnages pleins d’humour et totalement amoraux. Une intrigue de haute volée et d’un machiavélisme irrésistible.

Grisham, John : « Le maître du jeu »

Tout jury a son leader, et c'est lui qui, à l'instant décisif, détient la clef du verdict... " Pour tous ceux qui aiment une vraie histoire, née de notre époque, Grisham, l'ex-avocat, plaide la cause de ses succès, pour le plus grand plaisir des lecteurs ", Le Parisien. ‘’ En tissant la toile d'un inconcevable jeu de dupes, John Grisham donne ici un roman d'une originalité et d'une habileté à laisser pantois ", Madame Figaro. " Encore un roman signé John Grisham qui ne vous lâchera qu'au petit matin, haletant et sidéré devant la perfection de ce flamboyant trafic d'influence ", La Croix Nord.

Tyler, Anne : « Un mariage amateur »

Pauline et Michael semblent former le couple idéal.

À Baltimore, alors que la Seconde Guerre mondiale fait rage en Europe, ils se rencontrent, s'aiment et se marient, avant d'avoir trois beaux enfants. Pauline est séduisante, impulsive, bavarde, un peu tête en l'air. Michael est organisé, sérieux, responsable, gérant scrupuleux du commerce familial. Petites querelles, malentendus plus ou moins graves, disparition d'une fille dans la tourmente des années 70... Les liens du mariage et la volonté de tenir seront-ils assez forts pour leur permettre de traverser la vie et ses épreuves ?

Avec humour et finesse, Anne Tyler saisit les heurs et malheurs d'une famille américaine sur trois générations, brossant un portrait coloré de l'Amérique moyenne des années 40 à nos jours.

Pouillon, Fernand : « Les pierres sauvages »

Dans les murs de l'abbaye du Thoronet vibrent à jamais le génie et la foi. Un moine bâtisseur construisit, au XIle siècle, ce chef-d'œuvre cistercien. Son journal de bord raconte les difficultés techniques infinies, la faiblesse et le courage des hommes, et aussi les doutes qui l'assaillent. Il partage ses angoisses, ses réflexions, et s'émerveille de la rencontre scellée entre l'art et Dieu.

Mossé, Claude : « Pétrarque : Vagabond amoureux « 

Né un an avant l'arrivée des papes dans Avignon, mort deux ans avant que la papauté ne revienne à Rome, François Pétrarque (1304-1374) est le premier des géants de la littérature moderne. Il a vécu à une époque charnière de notre civilisation : le Moyen Age s'achevait, la Renaissance s'annonçait. François Pétrarque a su se retourner sur le passé, mais aussi regarder vers l'avenir. Trois siècles avant Luther et Calvin, il a voulu préserver l'Eglise de ses dérives. Par la pensée, cet admirateur des Anciens a été avant l'heure un Réformé. Comme beaucoup de ses contemporains, comme - hélas - quelques-uns des nôtres, il n'aimait guère les juifs. C'était, avec l'Inquisition, dans l'air du temps. Ne se souvenir de ce Toscan que pour sa passion amoureuse avec Laure, plus Muse qu'amante, serait fâcheux. S'il a souffert des tourments de l'Amour, il fut aussi un diplomate avisé. Cette biographie volontairement romanesque n'a d'autre but que de faire sortir François Pétrarque, l'un des plus délicats esprits de toute l'aventure humaine, du cercle restreint des érudits, de le placer à l'écart aussi du mercantilisme touristique qui pollue aujourd'hui sa retraite solitaire de Fontaine-de-Vaucluse. Le septième centenaire de sa naissance était une excellente occasion pour ce faire.

Constant, Paule : « Confidence pour confidence »

Ce n'est pas un sabbat de sorcières, chacun sait qu'elles n'existent plus, et pourtant... Les quatre héroïnes qui se retrouvent dans le Kansas chez Gloria Patter sortent toutes d'un colloque féministe des "Sorcières de Middleway". Sont donc réunies : l'hôtesse, Gloria, une universitaire noire, Aurore Amer, une romancière française dont le patronyme indique suffisamment qu'elle n'a pas tout le succès qu'elle estime mériter, Lola Dohl, qui fit les beaux jours du cinéma suédois mais ne scandalise plus personne et enfin Babette Cohen, d'origine pied noir qui s'est parfaitement intégrée dans l'enseignement américain. Dans ce quatuor féminin, chacune joue sa partition, mais la musique au fond est toujours la même. À l'âge des bilans, ces femmes se retrouvent seules ou mal entourées, désabusées sans vouloir se l'avouer, et surtout le reconnaître devant les autres. Leurs échanges à fleurets mouchetés sont un régal d'humour, entre coups de griffes et coups de blues. Ce septième roman de Paule Constant a obtenu le prix Goncourt 1999.

Ormesson, Jean (d’) : « C’était bien « 

Dans cet ouvrage, Jean d'Ormesson se retourne sur son passé et sur une vie déjà longue. Comme chacun d'entre nous, il a été emporté par un temps qui invente tout avant de tout détruire. Il a vécu dans un des siècles les plus sanglants de l'Histoire. Il a assisté au triomphe d'une science porteuse désormais d'autant de craintes que d'espérances. Il a essayé d'être heureux dans un monde où le mal se mêle inextricablement à la recherche du bonheur. Sur cette terre périssable, il a aimé les livres, les femmes et les bains de mer. Les livres ont été la grande affaire de son existence passagère dont il parle avec distance et gratitude. Gratitude envers qui ? Émerveillé par le jeu sans trêve du hasard et de la nécessité, enchanté par un monde qu'il a parcouru d'un bout à l'autre (avec une préférence pour la Méditerranée), il croit en un ordre des choses dont il ignore le sens. Avec une allégresse ironique et un peu mélancolique, il communique au lecteur trois sentiments qu'il éprouve avec force : la stupeur devant l'Univers, l'effroi devant l'Histoire, la ferveur devant la Vie.

Sinoué, Gilbert : « Des jours et des nuits »

Entre l'Argentine et les terres brûlées de Grèce, c'est l'histoire d'une obsession vieille comme le monde, celle d'un homme à la recherche d'une femme. À une différence près: Ricardo Vacarezza aurait connu Sara il y a trois mille ans...

Moggach, Déborah : « Le peintre des vanités »

Avec un brio digne des grands maîtres de la peinture hollandaise, Deborah Moggach nous fait revivre l'un des épisodes les plus tumultueux de cet âge d'or que fut le XVIIe siècle aux Pays-Bas.

     Mêlant habilement fiction et histoire de l'art, ce roman qui ne ressemble à nul autre est un magnifique hommage au talent foisonnant d'une époque, une fête pour l'esprit et les sens.

Servan-Schreiber, David : « On peut se dire au revoir plusieurs fois « 

Dans un livre court, une centaine de pages, et très personnel, David Servan-Schreiber fait le bilan de son long combat contre le cancer, plusieurs fois victorieux et semé de rechutes. Avec lucidité, et de façon lumineuse, il parle de la douleur, de la peur et du courage face au mal, mais aussi de l’espoir, de la force de vivre, et de ses rêves d’avenir. Écrit par un homme que la maladie atteint mais ne brise pas, ce témoignage poignant évoque la mémoire de Jean-Dominique Bauby et de son Scaphandre dans la manière qu’il a de nous faire aimer la vie en regardant la mort en face.

 

 

HISTOIRE

 

Castries, Duc de : « La Du Barry «

Intrigues, amour, haine, sexe, rien ne manque à la vie de Jeanne Bécu, comtesse du Barry, dernière favorite de Louis XV. Cette comédie galante s'acheva dans la plus sanglante des tragédies.

Roux, Julie : « Les Cisterciens »

 

 

POLICIERS

 

Sylvain, Dominique : « Guerre sale »

La nébuleuse Françafrique et son affairisme officieux constituent la toile de fond de l'histoire brillante proposée par Dominique Sylvain. Rétro-commissions relatives à des ventes d'armes, financement occulte de campagne électorale, étouffement des scandales politico-financiers...

 

 

 

Indridason, Arnaldur :

Marie n’était pas du genre à se suicider : c’est ce que soutient une de ses proches au commissaire Erlendur. On l’a pourtant retrouvée pendue dans son chalet, sur les bords gelés du lac deThingvellir. Erlendur rouvre l’enquête et découvre que, peu avant sa mort, la victime était entrée en contact avec sa mère défunte grâce à un médium. Celle-ci avait promis de lui envoyer un« signe ». Erlendur ne croit pas aux fantômes.

Coben, Harlan : « Faute de preuves »

Journaliste dans une émission de télé-réalité, Wendy piège en direct les prédateurs sexuels. Sa dernière prise, Dan Mercer, un éducateur pour adolescentes : tout l'accable, on le soupçonne même de meurtre. Mais les preuves font défaut. Wendy le sent bien, quelque chose ne tourne pas rond. Et si elle avait été manipulée ? Si Dan était innocent ? La jeune femme va alors se pencher sur le passé de Dan, ses années d'étudiant à Princeton, ses quatre amis inséparables. Des amis avec qui il a tout partagé, même le pire. Secrets, disparitions, complots, cabales sur le net, confréries malfaisantes, vengeance. Un concentré d'adrénaline pour le tout nouveau thriller du maître de nos nuits blanches.

Higgins Clark, Mary : « Cette chanson que je n’oublierai jamais »

Une ritournelle lancinante trotte dans la tête de Kay. D'où vient-elle ? Que signifie-t-elle ? Pourquoi l'obsède-t-elle à ce point ? En plongeant dans ses souvenirs, la jeune femme revoit une scène imprécise, lorsqu'elle était enfant, dans la propriété des Carrington où elle a grandi... Depuis, Kay a épousé Peter, l'héritier de la famille. Mais les rumeurs qui courent sur son époux concernant la disparition d'une jeune fille et la mort accidentelle de son ex-femme, retrouvée noyée dans la piscine, se confirment, et Peter se retrouve en prison. Convaincue de son innocence, Kay se laisse emporter par cette musique, sans savoir qu'elle recèle un secret très dangereux pour elle, et pour lui...

Higgins Clark, Mary : « Avant de te dire adieu »

Entre vérités et mensonges, entre normal et paranormal, entre ambition et trahison : tout l'art de la reine du suspense dans un nouveau thriller surprenant. Une fois encore, Mary Higgins Clark sème habilement le doute et frappe un grand coup.

Higgins Clark, Mary : « Tu m’appartiens »

Susan Chandler, psychologue très médiatique, intervient régulièrement sur les ondes d'une radio new-yorkaise. Un jour, elle a l'occasion de s'intéresser au cas de Regina Clausen, une journaliste de télévision disparue après avoir débarqué d'une croisière à Hong Kong. On a seulement retrouvé dans ses affaires une bague avec l'inscription "Tu m'appartiens". Une auditrice lui fait part de sa rencontre avec un homme qui, sur le bateau, lui a offert un bijou identique. Ce témoignage en déclenchera d'autres et Susan ravivera la folie d'un psychopathe qui n'aura plus qu'une idée en tête : la placer bien en vue sur la liste de ses prochaines victimes.

Higgins Clark, Mary : « Et nous nous reverrons »

C'est la stupeur dans la bonne société de Greenwich, dans le Connecticut : le jeune et brillant chirurgien Gary Lasch est retrouvé la tête fracassée par une statuette de bronze. Les soupçons se portent immédiatement sur son épouse, Molly, qui clame son innocence. Tous les témoignages l'accusent et elle est condamnée à six ans de réclusion. Quand elle sort de prison, Jenna et Fran, ses deux amies d'enfance, décident de l'aider à prouver son innocence. Dès lors, les trois femmes devront se plonger dans leur passé commun et affronter une inquiétante conspiration où la mort réclame son dû. Tel un maître des échecs, Mary Higgins Clark place avec patience les pièces d'un jeu machiavélique où chaque réponse est bousculée par une nouvelle question. Au fil des pages, les masques tombent et l'on voit surgir les ombres du passé. Dans cette formidable énigme médico-financière, le lecteur haletant a à peine le temps de reprendre son souffle qu'il sent à nouveau se resserrer les mâchoires de l'étau. Angoissant et démoniaque !

 

Les livres présentés ci-dessus ont été donnés par quelques habitant(e)s de Puget.

Un grand merci pour ces dons qui enrichissent la Bibliothèque Municipale !

 

 

Prêts récents de la BDP

 

ROMANS

 

RASPAIL, Jean : « Le camp des saints »

La lecture de ce roman laisse pantois. Écrit en 1973, il décrit déjà l'état de déliquescence et de décrépitude de notre civilisation européenne sapée à la base par le remords, l'autosuffisance et un invraisemblable aveuglement qui lui fait rejeter tout ce qui a fait sa splendeur. Et si ce roman a pu se lire comme une fiction impossible dans les années soixante-dix, il semble prémonitoire en ce début de XXI° siècle. Comme si Jean Raspail avait été visionnaire et c'est terrifiant !

Weber, Olivier : « Le barbaresque »

Alger, 1575 ; Miguel de Cervantès, à vingt-huit ans, est l'otage des Barbaresques qui l'ont capturé en Méditerranée. Dans cette prison à ciel ouvert, il fait la connaissance de Zorha, dont il tombe éperdument amoureux. Fille du puissant Hadji Mourad envoyé par le Sultan pour rétablir l'ordre au royaume des pirates, elle initie le futur auteur de Don Quichotte à l'imagination, la prière et la découverte de lui-même. Sa liberté, il l'obtiendra en oeuvrant à l'entente entre chrétiens et mahométans, au-delà de l'hostilité que se vouent les deux mondes. Mais c'est sans compter sur la ténacité des Barbaresques et les intrigues du sérail. Voyage dans les marges du Siècle d'or et de la chrétienté, cette épopée baroque nous restitue le mystère Cervantès.

Duroy, Lionel : « Le chagrin »

De l'Occupation jusqu'à nos jours en passant par la guerre d'Algérie et Mai 68, des avenues chics de Neuilly aux cités dortoirs de Rueil, Lionel Duroy retrace l'itinéraire chaotique d'un enfant, puis d'un homme, pris au piège d'une odyssée familiale désastreuse. Un roman poignant qui fouille les mentalités françaises des cinquante dernières années.

Abecassis, Eliette : « Une affaire conjugale »

L'histoire d'un divorce. On suit au "coup par coup", pas-à-pas, le délitement d'un couple ayant deux enfants (des jumeaux). Le point de départ : un comportement suspect de Jérôme, le mari, puis les découvertes scabreuses de sa femme, Agathe (sites de rencontre sur Internet...). Ensuite, les disputes à répétition, les menaces... jusqu'à la décision de divorce. Là, c'est le parcours du divorce : avocat, notaire... un parcours long, difficile, éprouvant. Une histoire de vie racontée avec talent, avec grand style.

Aicard, Jean : « Contes et récits de Provence « 

Au fil de ces nouvelles, sélectionnées par Dominique Amann, président de l'association des Amis de Jean Aicard, l'auteur brosse une série de tableaux provençaux, tantôt gais et tantôt graves. Tour à tour, nous suivons l'amour patient de Pierre le pauvre joueur de flûte pour Jacqueline, ainsi prénommée en mémoire des Jacques qui sous l'ancien régime faisaient trembler l'ordre seigneurial, les grands rêves de Martin, savetier besogneux et économe, le destin de Justin le capitaine du Meyfret ou encore la légende inquiétante de la Gueuse des marais qui hante la Camargue.

Biographie de l'auteur

Né à Toulon, le 4 février 1848, poète, romancier et auteur dramatique, Jean Aicard, profondément marqué par son enfance méridionale, s'est fait chantre de la Provence. Adolescent, il fréquente Lamartine et Victor Hugo. Son oeuvre la plus célèbre est le roman Maurin des Maures (1908). Il devint en 1894 président de la Société des gens de lettres et fut maire de Solliès-Ville (Var). Plusieurs fois lauréat de l'Académie française, il y est élu en 1909, où il est reçu par Pierre Loti. Jean Aicard est mort le 13 mai 1921.

 

 

DOCUMENTAIRES

 

Hawking, Stephen : « Y a-t-il un grand architecte dans l’univers ? »

Pourquoi et comment l'Univers a-t-il commencé ? Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Quelle est la nature de la réalité ? Comment expliquer que les lois naturelles soient aussi finement ajustées ? Et nous, pourquoi donc existons-nous ?

Longtemps réservées aux philosophes et aux théologiens, ces interrogations relèvent désormais aussi de la science. C'est ce que montrent ici avec brio et simplicité Stephen Hawking et Leonard Mlodinow, s'appuyant sur les découvertes et les théories les plus récentes, qui ébranlent nos croyances les plus anciennes.

Pour eux, inutile d'imaginer un plan, un dessein, un créateur derrière la nature. La science explique bel et bien à elle seule les mystères de l'Univers.

Des réponses nouvelles aux questions les plus élémentaires : lumineux et provocateur !Le premier ouvrage important de Stephen Hawking depuis dix ans.

Biographie de l'auteur

Stephen Hawking est professeur à l'Université de Cambridge et le célébrissime auteur d' "Une brève histoire du temps", de "Trous noirs et Bébés univers" et de "l'Univers dans une coquille de noix".

Lenoir, Frédéric : «  Petit traité de vie intérieure »

" De tous mes livres de philosophie et de spiritualité, celui-ci est certainement le plus accessible, mais sans doute aussi le plus utile. Car ce n'est pas un savoir théorique que je cherche à transmettre, mais une connaissance pratique, la plus essentielle qui soit : comment mener une vie bonne, heureuse, en harmonie avec soi-même et avec les autres. Ce que je dis ici avec des mots simples et des exemples concrets, comme au cours d'une conversation avec un ami, est le fruit de trente années de recherches et d'expériences. Mon témoignage personnel importerait peu s'il n'était éclairé par la pensée des philosophes et des sages de l'humanité qui ont marqué ma vie : le Bouddha, Confucius, Socrate, Aristote, Épicure, Épictète, Jésus, Montaigne, Spinoza, Schopenhauer, Lévinas parmi d'autres. Exister est un fait, vivre est un art. Tout le chemin de la vie, c'est passer de l'ignorance à la connaissance, de la peur à l'amour ".

Biographie de l'auteur

Frédéric Lenoir est philosophe et écrivain. Il est notamment l'auteur de La Rencontre du bouddhisme et de l'Occident ; Le Christ philosophe et Socrate, Jésus, Bouddha. Il a aussi écrit une pièce de théâtre, Bonté divine !, et plusieurs romans dont La Promesse de l'ange (avec Violette Cabesos) et L'Oracle della luna, qui ont connu un succès international.

Adler, Laure – Bollmann, Stefan : « Les femmes qui lisent sont dangereuses »

Même si le titre peut le laisser supposer, ce livre n'est ni un traité sociologique sur la question, ni une charte revendicative sur le droit de lire des femmes.

Il est avant tout à ranger dans la catégorie des « beaux livres » car il est davantage à contempler. En effet, cet ouvrage réunit quelque cent trente œuvres, en grande partie picturales, représentant chacune une femme en compagnie d'un livre. Il nous offre une galerie, du Moyen Âge au XXe siècle, de portraits de femmes en flagrant délit de lecture.

Ainsi, dans la deuxième partie de l'ouvrage, Stefan Bollmann, par ses passionnants commentaires, nous apporte bien des éclaircissements d'une part sur ses propres choix puis sur l'histoire de la lecture chez les femmes.

Mais revenons tout de même au titre qui est à lui seul un puits de réflexions. Les femmes qui lisent seraient dangereuses ! Mais pour qui donc ?

Laure Adler développe un tant soit peu certaines conceptions dans une longue et riche préface. Les femmes ont établi, à force de frustrations et de privations, une relation toute particulière avec les livres. Elles ont bien perçu au fil des temps, que la lecture, par les interdits qui l'ont entourée, était sans aucun doute une des clés de leur émancipation. Longtemps, très longtemps, il a été plus ou moins interdit aux femmes de lire. La lecture serait source d'oisiveté alors qu'elles auraient tant à faire au nom de leurs sacro-saintes responsabilités d'épouse et de mère avant tout.

Alors, le livre serait-il objet de perdition voire de perversion ? Ou plutôt l'objet satanique capable de faire basculer un certain pouvoir ? En tout cas, il représente sans aucun doute une arme pour certains, rendant ainsi son utilisatrice dangereuse.

Les réflexions sont multiples et le puits n'est pas près de se tarir.

Voilà donc un beau livre, c'est incontestable. Des œuvres admirables y sont réunies à commencer par la première de couverture qui est déjà à elle seule une magnifique introduction à cette bien belle galerie. Toutefois, je reste convaincue que le titre n''est pas tout à fait approprié à son contenu bien qu'il ait l'immense mérite d'induire de nombreuses réflexions. (Commentaire de « Véro » sur le site Amazon)

 

 

 

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 10:13

 

Bibliothèque Municipale de Puget

Coup de Projecteur N° 57

Nouvelles acquisitions

Octobre 2011

                            

ROMANS

 

CHANDERNAGOR, Françoise : « Les enfants d’Alexandrie »

Alexandrie : joyau d’un empire qu’Antoine et Cléopâtre, l’Imperator et la Reine des Rois, vont entraîner dans leur chute.

Le couple mythique avait deux jumeaux magnifiques, Hélios et Séléné (en grec Soleil et Lune), cadets de Césarion, fils de César, et ainés du fragile Ptolémée. Petits princes élevés dans la pourpre et l’encens du Quartier-Royal, « cité interdite » d’Alexandrie, ils étaient si jeunes lorsque la ville tomba…

Tous, tôt ou tard, seront massacrés par les Romains, sauf Séléné : prisonnière en terre étrangère, elle vivra pour venger ses frères et faire survivre dans le monde des vainqueurs la lignée des vaincus.

Explorant vérités et silences de l’Histoire, Françoise Chandernagor questionne un passé deux fois millénaire. Un récit singulier, haletant.

BARBERY, Muriel : « Une gourmandise »

C'est le plus grand critique culinaire du monde, le Pape de la gastronomie, le Messie des agapes somptueuses. Demain, il va mourir. Il le sait et il n'en a cure : aux portes de la mort, il est en quête d'une saveur qui lui trotte dans le cœur, une saveur d'enfance ou d'adolescence, un mets original et merveilleux dont il pressent qu'il vaut bien plus que tous ses festins de gourmet accompli. Alors il se souvient. Silencieusement, parfois frénétiquement, il vogue au gré des méandres de sa mémoire gustative, il plonge dans les cocottes de son enfance, il en arpente les plages et les potagers, entre campagne et parfums, odeurs et saveurs, fragrances, fumets, gibiers, viandes, poissons et premiers alcools... Il se souvient et il ne trouve pas. Pas encore.

DYENS, Dominique : « Intuitions »

Tout semble réussir à cette famille BCBG de Bois-Joli, petite ville des Yvelines. Nathalie et Patrice Royer affichent sérénité et prospérité : deux enfants, une jolie maison, de belles situations. Cependant, des non-dits couvent sous le vernis. Leur vie de couple est inexistante : Nathalie rêve de tromper son mari, tandis que ce dernier est déjà passé à l'acte. De plus l'avocat respectable feint d'ignorer que son épouse n'a jamais surmonté le drame qui les a frappé dix ans plus tôt. Autre indice d'un malaise sous jacent, cette mystérieuse chambre dans laquelle personne n'a le droit de pénétrer... Tout explose quand les Royer reçoivent un SMS de leur fils Grégoire, parti à New-York. Il annonce son prochain mariage avec Gala, une jeune française vivant aux Etats-Unis comme lui. La fiancée inspire immédiatement à Nathalie une très grande méfiance. Elle décide alors, guidée par son intuition, de mener une enquête sur la jeune femme. Cette réaction paranoïaque et irrationnelle va, contre toute attente, lever le voile sur de lourds secrets. Dominique Dyens esquisse le tableau d'une famille, en apparence comblée, mais en réalité au bord de l'implosion. Rythmé par une enquête haletante, ce roman, à mi-chemin entre raison et folie, nous plonge dans les secrets d'un microcosme bourgeois où tout se révèle factice. Inscrit dans la droite lignée des films de Claude Chabrol, Intuitions, autopsie d'une écriture acérée, ce milieu prêt à tout pour sauver les apparences.

PLAZENET, Laurence : « La blessure et la soif »

La Fronde bouleverse la France. La dynastie des Ming, en Chine, meurt. Deux hommes, passionnément, aiment des femmes qu'ils tremblent de perdre. L'un est français, l'autre chinois. Dans le chaos, ils cherchent la vérité et la justice. Des continents les séparent : M. de La Tour et Lu Wei ne devraient pas se rencontrer. L'amour fou. Dieu et le Vide vont avoir raison des continents entre eux. Pendant douze ans, deux hommes s'efforcent de briser l'absence qui les ronge. la privation, la ruine, les spectres du deuil. Ils leur opposent la fidélité, l'extase. Un jour, Lu Wei confie à M. de La Tour quelques sceaux qui sont tout ce qu'il a conservé de son univers. Les chemins les plus merveilleux sont des détours. Port-Royal et Louis XIV attendent encore M. de La Tour. Une femme aussi.

SIMON, Sophie : « Americans clichés »

Howard est un prodigieux chanteur d’opéra davantage reconnu par son chien que par sa femme. Debby est une midinette séduisante qui se cherche un mari parmi ses amis homosexuels. Ed et sa femme coulent des jours tranquilles jusqu’au soir où il renverse le fiancé de sa nièce…

Mais on est en Amérique, et rien n’est jamais noir, rien n’est jamais perdu. Tout commence dans les années 1950, le mythe de l’American Dream est à son apogée. Les foyers sont coquets, les banlieues paisibles et familiales, les cow-boys ont les mains calleuses mais le cœur tendre, et les actrices, forcément blond platine, sont sexy et névrosées.

D’autres nouvelles se situent de nos jours, les jeunes femmes prennent des amants tandis que leurs maris rêvent de beaux enfants blonds dans leur jolie banlieue. Les héros de ce recueil viennent des quatre coins des États-Unis. Ils ne vivent pas à la même époque, n’ont rien en commun, si ce n’est une réalité qui ne leur convient pas vraiment.

On les rencontre à un moment crucial de leur vie. Là où quelque chose, normalement, devrait changer la donne.

ERNAUX, Annie : « L’autre fille »

Un jour, tandis qu'elle joue dans la cour de l'épicerie de ses parents, la petite Annie entend sa mère raconter à une femme qu'elle a eu une autre fille, morte à six ans et « bien plus gentille que celle-là ».

Jamais Annie ne fera allusion à ce secret de famille, mais le jour où l'éditrice de la nouvelle collection « les affranchis » lui demande d'écrire « une lettre que vous n'avez jamais écrite », elle décide de s'adresser à « l'autre fille », cette soeur qu'elle n'a pas connue et dont la mort a permis sa naissance, car ses parents n'avaient pas les moyens d'élever deux enfants.

Petit texte (il ne compte que 70 pages), mais grand récit, poignant, bouleversant. L'auteur arrive à se mettre en retrait et à parler d'elle, petite fille face à ce lourd secret, comme d'une autre. Jamais elle ne montre ses émotions, sentiments, souffrances. Mais c'est pour nous les rendre encore plus forts, plus marquants.

 

 

 

DE CAROLIS, Patrick : « La dame du Palatin »

Arelate, l'antique Arles, an 38 après Jésus-Christ. Paulina, fille du riche armateur Pompeius Paulinus, est ballottée de Charybde en Scylla : Taurus, son époux, fuit en Orient avec sa maîtresse et disparaît dans un naufrage. Son fils unique meurt. Elle embarque alors pour Rome et accoste sur un rivage de l'île de Corsica à cause d'une tempête. C'est là qu'elle rencontre le philosophe stoïcien Sénèque, exilé pour raisons politiques. Après avoir intercédé pour la réhabilitation du philosophe auprès d'Agrippine, la redoutable mère du futur Néron, la jeune Gauloise devient la dame du Palatin en épousant Sénèque. Alors qu'elle commence à apercevoir le bonheur, Paulina est confrontée aux intrigues de la cour, aux complots, aux assassinats et aux frasques de l'Empereur sanguinaire. Accompagnant le philosophe sur le long chemin de la sagesse, Paulina rencontre les personnages les plus célèbres de son siècle et notamment celui qui deviendra Saint Paul, en pleine persécution des chrétiens. Face à la cruauté qui règne sur la cour, Paulina est touchée par ce qui commence à se murmurer dans tout Rome : Dieu est amour… Patrick de Carolis nous plonge dans les décors somptueux de la Rome impériale, décrivant avec brio le faste légendaire des banquets, où l'essence des parfums les plus précieux de l'Empire se mêle au soufre des conjurations.

KEEGAN, Claire : « Les trois lumières »

Voici un très beau roman rempli de grâce et de délicatesse. Cent pages que l'on ressent, que l'on vit dans une Irlande rurale que Claire Keegan décrit à merveille. Mais bien plus, elle excelle à distiller des éléments que nous découvrons en même temps que la fillette. Au début sur la pointe des pieds, en se faisant petit, on observe à travers ses yeux. Elle est surprise par ce couple Kinsella si bienveillant. Ils semblent vivre différemment que ses parents et surtout ils lui montrent de l'affection. Petit à petit, la fillette prend ses marques et se sent mise à l'aise l'aise. Des gestes, des regards tendres, autant de signes d'amour qui lui donnés. Ce bonheur d'été est parsemé de tâches d'ombres. Elle apprend et comprend le malheur arrivé au couple.

Sans en dire de trop, j'ai été happée par cette lecture. L'ambiance du départ avec les non-dits, la dureté de la vie se modifie au fil des pages. Elle devient plus gaie et débouche sur un final lumineux et émouvant !

Une écriture aux accents poétique, très sensorielle où chaque détail a son importance. Claire Keegan dévoile les sentiments de ses personnages tout en finesse et avec beaucoup de pudeur. Un enchantement.

KENNEDY, Douglas : « La poursuite du bonheur »

Dans l'Amérique de l'après-guerre minée par ses contradictions, des années noires du maccarthysme à nos jours, La Poursuite du bonheur nous plonge au coeur d'une magnifique histoire d'amour.

Manhattan, Thanksgiving 1945. Artistes, écrivains, musiciens... tout Greenwich Village se presse à la fête organisée par Eric Smythe, dandy et dramaturge engagé. Ce soir-là, sa soeur Sara, fraîchement débarquée à New York, croise le regard de Jack Malone, journaliste de l'armée américaine. Amour d'une nuit, passion d'une vie, l'histoire de Sara et Jack va bouleverser plusieurs générations.

Un demi-siècle plus tard, à l'enterrement de sa mère, Kate Malone remarque une vieille dame qui ne la quitte pas des yeux. Coups de téléphone, lettres incessantes... Commence alors un harcèlement de tous les instants. Jusqu'au jour où Kate reçoit un album de photos... La jeune femme prend peur : qui est cette inconnue? Que lui veut-elle ?

 

Douglas Kennedy nous livre ici un roman ambitieux où, à travers d'inoubliables portraits de femmes, résonnent les thèmes qui lui sont chers : la quête inlassable du bonheur, la responsabilité individuelle, la trahison.

Douglas Kennedy, quarante-six ans, est américain. Marié et père de deux enfants, il vit entre Paris et Londres. Après Cul-de-sac (Gallimard, Série noire, 1998), il a tenait un a immense succès avec L'Homme qui voulait vivre sa vie et Les Désarrois de Ned Allen (Belfond, 1998 et 2000).

KENNEDY, Douglas : « Rien ne va plus »

À Hollywood, comme chacun sait, tout va plus vite, plus haut, plus fort ! Les succès peuvent être soudains et tonitruants, les chutes foudroyantes. David Armitage, scénariste en quête de reconnaissance va en faire la redoutable expérience... Alors qu'il écrit depuis plus de dix ans des textes qui ne recueillent que l'indifférence des grands pontes de l'usine à rêves, l'impensable se produit : son dernier scénario est acheté par une chaîne branchée du câble. Sa série adaptée se révèle un fabuleux succès public et critique et David devient du jour au lendemain la coqueluche du tout-Hollywood. Adieu les vaches maigres, bonjour les paillettes ! La toute nouvelle star abandonne femme et enfant pour une productrice en vogue, troque sa vieille voiture pour une porsche et met à profit sa providentielle notoriété : les contrats pleuvent, les courtisans aussi, un Emmy award vient même récompenser la plume la plus convoitée du moment. Jusqu'au jour où tout bascule.

Traîné dans la boue par un magasine people, David voit le rêve américain se transformer en cauchemar : la descente aux enfers sera totale ! Finis les contrats mirobolants, les soirées mondaines et le projets de superproduction, le jeune prodige est relégué au rang de paria. Suite de hasards malencontreux ou orchestration diabolique ? En conteur doué et expérimenté, Douglas Kennedy ménage suspense et rebondissements, histoire de mieux vous embarquer dans un roman qui se lit d'une traite et dont on regrette de tourner la dernière page. Dans la veine satirique et féroce des Désarrois de Ned Allen et de L'Homme qui voulait vivre sa vie, il règle avec humour son compte au mythe hollywoodien, déshumanisé par la cupidité, la superficialité et le star-system. Le tout avec un art consommé de la narration et des dialogues enlevés et drôles qui font de. Rien ne va plus un vrai plaisir de lecture.

LITTELL, Robert : « L’hirondelle avant l’orage »

Littell nous transporte en quelques phrases au coeur des années 30 en Urss pour nous faire revivre la chute et la déportation du poéte Mandelstam relatées par différents témoins.Un très grand livre qui se lit comme un polar et nous bouleverse tout à la fois.

Riche en anecdotes historiques et incroyablement documenté, L'hirondelle avant l'orage est un roman intelligent où tout est maitrisé : le style, le rythme et l'histoire. On ne peut que s'émerveiller devant les connaissances et le talent de conteur de Robert Littell. Il réussit la prouesse étonnante de nous faire plonger avec délice dans les heures les plus sombres de l'union soviétique.

LE CARRE, John : « Un homme très recherché »

Excellent roman de John Le Carré qu'on a du mal à lâcher jusqu'au retournement final.

Les errements de la guerre contre le terrorisme de l'ère Bush mais situés à Hambourg d'où sont arrivés les terroristes du 11 septembre, rappelons-le. Guerre des services, retournement d'agents, zèle, violation des lois et principes démocratiques, surveillance high tech, l'homme très recherché ressemble comme deux gouttes d'eau à des internés de Guantanamo et de la prison de Bagram en Afghanistan. Comme toujours chez Le Carré, les personnages principaux sont humains et attachants, leurs petites histoires individuelles prises dans la grande Histoire.

 

POLICIERS

 

MAC CARTHY, Cormac : « Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme »

A la frontière du Texas, Moss découvre un carnage : un homme à moitié mort, d'autres déjà froids, des armes, de l'héroïne et deux millions de dollars. La tentation est trop forte. Mais on ne vole pas impunément des narco trafiquants. Moss devient l'objet d'une impitoyable chasse à l'homme. A ses trousses, un vieux shérif et un tueur psychopathe de la pire espèce...

Biographie de l'auteur

Né en 1933 dans l'Etat de Rhode Island, Cormac McCarthy, auteur de nombreux romans plusieurs fois primés, est l'un des écrivains américains les plus talentueux de sa génération.

BAYER, William : « Le rêve des chevaux brisés »

Dans une ville du Midwest, par un après-midi torride, un homme et une femme sont entrain de faire l'amour dans une chambre de motel quand, soudain, la porte s'ouvre à la volée. Une silhouette en imperméable brandit un objet long et sombre. Suit une double détonation... Les deux victimes sont Barbara Fulraine, égérie de la haute société, et son amant Tom Jessup, modeste professeur dans une école privée. Comment une grande bourgeoise à la beauté spectaculaire a-t-elle pu finir de façon aussi sordide et tragique ? Vingt-six ans après, David Weiss revient dans cette ville où il a grandi, à l'occasion d'un procès qu'il doit couvrir en tant que dessinateur judiciaire. Il va tenter de répondre à cette question qui le hante. Pour cela il se plonge dans les documents relatifs à l'affaire Fulraine, et dans les papiers de son père - qui était par ailleurs le psychanalyste de la victime. Il se souvient que le double meurtre avait profondément perturbé la vie de ses parents. Lui non plus ne sortira pas indemne de cette histoire quand il découvrira la vérité. Erotique, psychanalytique, énigmatique et noir, Le Rêve des chevaux brisés conjugue admirablement suspense et émotion. C'est le chef-d'œuvre de William Bayer à ce jour.

BAYER, William : « Pèlerin »

Pam Barret est journaliste à la télévision. Mais on ne peut pas dire que sa carrière décolle. Jusqu'au jour où elle assiste à une scène proprement stupéfiante : en plein New York, une jeune patineuse est assommée et égorgée par un oiseau géant qui disparaît aussi vite qu'il est venu. Panique, stupeur, les témoins croient avoir rêvé, mais des touristes ont filmé l'attaque. Pam comprend qu'elle a une chance de faire la " une " en rapportant ces images insensées. Un ornithologue lui confirme bientôt que le " meurtrier " est un faucon pèlerin femelle, mais un spécimen anormalement grand, et jamais ce type d'oiseau ne fondrait sans raison sur un humain, encore moins pour le tuer. De plus, comment cet animal s'est-il perdu dans Manhattan ? Peut-être n'est-il pas perdu justement, et dans ce cas, l'affaire n'est plus du ressort des ornithologues mais de la police. Palpitant, envoûtant, ce thriller nous plonge dans le monde mystérieux de la fauconnerie. Une fois encore, Bayer fait preuve d'une maîtrise éblouissante. Paru à la série noire dans une version tronquée, ce livre a été intégralement retraduit.

BEHM, Marc :« La reine de la nuit »

La reine de la nuit relate, sur un mode picaresque, la mortelle randonnée d'une jeune Allemande devenue nazie à son corps défendant, qui se retrouve, d'aventures en tribulations, membre des S.A. Puis des S.S., avant de finir pendue pour crimes contre l'humanité. L'humour particulièrement noir de l'auteur est totalement ravageur, notamment dans les chapitres où figurent tous les ténors du Reich. D'autres passages se révèlent, eux, à la limite du supportable. Quoi qu'il en soit, un fabuleux roman." (Jean-Pierre Deloux, Polar) "Un livre qui pourrait bien être en avance sur son temps et qui traite l'horreur des années de l'holocauste en thriller métaphysique, picaresque, psychologique qui, souvent, tourne au pur surréalisme." (Maxim Jakubowski)".

CONNELLY, Michael : « La défense Lincoln »

Défenseur attitré des chauffards, bikers et autres dealers, Mickey Haller est habile au prétoire mais méprisé par le barreau de Californie. Il passe sa vie dans sa Lincoln à traquer les petites affaires. Un jour, pourtant, il décroche le gros lot: un riche fils de famille fait appel à ses services. Mais l'excitation des débuts cède bientôt la place à l'inquiétude. Haller s'aperçoit que cette "aubaine" pourrait bien lui coûter la vie...

CONNELLY, Michael : « Le verdict du plomb »

L'avocat à la Lincoln est de retour. Guéri de son addiction aux antalgiques, Mickey Haller hérite de la clientèle d'un confrère mystérieusement assassiné. Il décroche ainsi l'affaire de l'année: Walter Elliot, un magnat de Hollywood, est accusé du meurtre de sa femme et de son amant. Bien que tout .l'accable, Elliot semble curieusement peu inquiet de l'issue du procès...

SYLVAIN, Dominique : « Guerre sale »

La nébuleuse Françafrique et son affairisme officieux constituent la toile de fond de l'histoire brillante proposée par Dominique Sylvain. Rétro-commissions relatives à des ventes d'armes, financement occulte de campagne électorale, étouffement des scandales politico-financiers... Ce roman d'enquête est de ces œuvres empreintes d'une noirceur et d'une tension permanentes, nourries par une intrigue dense, un tantinet complexe dont la compréhension est toutefois facilitée par un effort soigné, quasi didactique, d'explication des tenants et aboutissants de l'affaire exposée.

 Faux-semblants et chausse-trappes émaillent une histoire parfaitement maîtrisée, menée à un rythme débridé et portée par des acteurs dont les profils sonnent juste. Dominique Sylvain ne sombre pas dans l'écueil de la caricature et ne transige guère avec la véracité des faits. Le soin particulier apporté à la construction des dialogues et à la narration en général renforce le sentiment d'avoir parcouru un roman choyé par son auteur, où l'originalité et l'expression, voire la quintessence de certains sentiments (la vengeance par l'inconvenante loi du talion), avivent l'intérêt d'une lecture jamais en proie à l'ennui. Le soin particulier apporté à la construction des dialogues et à la narration en général renforce le sentiment d'avoir parcouru un roman choyé par son auteur, où l'originalité et l'expression, voire la quintessence de certains sentiments (la vengeance par l'inconvenante loi du talion), avivent l'intérêt d'une lecture jamais en proie à l'ennui.

MAC DONALD, John Dan : “ Strip tilt “

« Il tira de sa poche la montre en or de l'oncle Omar. Il se mit à la tripoter distraitement. Il la remonta puis tira sur le remontoir pour la mettre à l'heure de sa montre-bracelet. Elle possédait non seulement une aiguille des heures, une aiguille des minutes et une trotteuse, mais aussi une quatrième aiguille, immobilisée à douze heures et qui était en argent au lieu d'être en or comme les autres. Il se demanda à quoi elle servait. »

Drôle d'héritage que cette montre... Et si l'aiguille d'argent n'était autre que la porte vers la liberté totale doublée de la complète immunité ?

THEORIN, Johan : « L’heure trouble »

"L"heure trouble" de Johan Theorin, réunit toutes les qualités que l'on peut attendre d'un polar scandinave. Une écriture précise, sans tape-à-l'oeil, des personnages vrais, justes et débordant d'humanité, une tension psychologique maintenue de bout en bout.

Cette "heure trouble" dont il est question, c'est le crépuscule, le moment où, sur l'île d'Oland, en pleine mer Baltique, un petit garçon échappa à l'attention de son grand-père pour faire une mauvaise rencontre et ne jamais reparaître. Vingt ans plus tard, la mère de l'enfant tente de comprendre pour enfin faire le deuil, aidée par ce père que ronge toujours la culpabilité. Une quadra dépressive, un vieillard malade : drôle d'attelage. Le talent du jeune romancier suédois est de rendre passionnante leur enquête si maladroite, si peu professionnelle, mais si débordante d'amour.

 

DOCUMENTAIRES

 

CLIFFORD, D. Conner :« Histoire Populaire des Sciences »

Nous connaissons tous l'histoire des sciences telle que nous l'avons apprise dans les manuels scolaires : comment, grâce à son télescope, Galilée démontra que la Terre n'est pas au centre de l'univers ; comment Newton découvrit l'existence de la gravité en voyant tomber une pomme ; comment Einstein résolut les mystères de l'espace et du temps grâce à une simple équation... Le récit traditionnel de cette épopée attribue à une poignée de grands hommes aux grandes idées l'intégralité de ces découvertes. Pourtant les sciences sont depuis toujours une oeuvre collective. Ce livre raconte l'histoire des savoirs établis par les chasseurs-cueilleurs, les petits paysans, les marins, les mineurs, les forgerons, les guérisseuses et tant d'autres gens qui devaient assurer leur subsistance au contact quotidien de la nature. La médecine trouve son origine dans la découverte par les peuples préhistoriques des propriétés thérapeutiques des plantes. La chimie et la métallurgie se développent à partir des savoirs produits par les mineurs, les forgerons et les potiers de l'Antiquité. Les mathématiques doivent leur existence aux topographes, aux marchands et aux comptables. Au XIXe siècle, l'alliance du capital et de la science marque le coup d'envoi de la civilisation de la technoscience, dominée par les experts et obsédée par la puissance, l'efficacité, la rationalisation, l'accumulation et le profit. Comprendre ce basculement nous permet de saisir la nature de la tyrannie technologique qui nous aliène aujourd'hui.

Biographie de l'auteur

Après avoir exercé de nombreux métiers, Clifford D Conner devient historien, notamment des sciences. Son oeuvre maîtresse, Histoire populaire des sciences, est enfin disponible en français.

ZIZEK, Slavoj : « Tout ce que vous avez voulu savoir sur Lacan sans jamais oser le demander à Hitchcock »

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Lacan sans jamais oser le demander à Hitchcock revisite les chefs-d'oeuvre d'Hitchcock à travers les concepts de la pensée de Jacques Lacan : Vertigo, L'Homme qui en savait trop, Psychose, La Mort aux trousses... Le titre, inspiré de Woody Allen, reflète également la méthode provocatrice de ce grand livre: comprendre le cinéma via la psychanalyse, mais aussi la psychanalyse via le cinéma ! Slavoj Zizek a dirigé cet ouvrage collectif réunissant de nombreux auteurs dont notamment le grand philosophe américain Fredric Jameson.

 

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 23:56

Bibliothèque Municipale de Puget

 

Coup de Projecteur N° 56

Livres empruntés au Bibliobus du 12 Mai 2011

 

ROMANS ( Suite )

 

FOENKINOS, David : « La délicatesse »

« François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m’en vais. C’est la boisson la moins conviviale qui soit. Un thé, ce n’est guère mieux. On sent qu’on va passer des dimanches après-midi à regarder la télévision Ou pire : chez les beaux- parents. Finalement, il se dit qu’un jus, ça serait bien. Oui, un jus, c’est sympathique. C’est convivial et pas trop agressif. On sent la fille douce et équilibrée. Mais quel jus ?  Mieux vaut esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l’orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye

ou la goyave, ça fait peur. Le jus d’abricot, c’est parfait. Si elle choisit ça, je l’épouse…

- Je vais prendre un jus… Un jus d’abricot, je crois, répondit Nathalie. Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité ». La délicatesse a obtenu neuf prix littéraires et été traduit dans plus de quinze langues.

Biographie de l'auteur

David Foenkinos est l'auteur de neuf romans dont Le potentiel érotique de ma femme, Nos séparations et La délicatesse. Ses romans sont traduits dans plus d'une vingtaine de pays.

 

 

GAUDE, Laurent : « Eldorado »

A Catane, le commandant Salvatore Piracci travaille à la surveillance des frontières maritimes. Gardien de la citadelle Europe depuis vingt ans, il sillonne la mer, de la Sicile à la petite île de Lampedusa, pour intercepter les bateaux chargés d’émigrés clandestins qui ont tenté la grande aventure en sacrifiant toute leur misérable fortune… en sacrifiant parfois leur vie, car il n’est pas rare que les embarcations que la frégate du commandant accoste soient devenues des tombeaux flottants, abandonnés par les équipages qui ont promis un passage sûr et se sont sauvés à la faveur de la nuit, laissant hommes, femmes et enfants livrés à la plus abominable des dérives.

Un jour, c’est justement une survivante de l’un de ces bateaux de la mort qui aborde le commandant Salvatore Piracci, et cette rencontre va bouleverser sa vie.

Touché par l’histoire qu’elle lui raconte, il se laisse peu à peu gagner par le doute, par la compassion, par l’humanité… et entreprend un grand voyage.

 

 

GAVALDA, Anna : « La consolante »

« Charles Balanda, 47 ans, architecte à Paris, apprend incidemment la mort d'une femme qu'il a connue quand il était enfant, et adolescent.

« Il déchire la lettre et la jette dans la poubelle de la cuisine. Quand il relève son pied de la pédale et que le couvercle retombe, clac, il a l’impression d’avoir refermé, à temps, une espèce de boîte de Pandore, et, puisqu’il est devant l’évier, s’asperge le visage en gémissant.

Retourne ensuite vers les autres. Vers la vie. Se sent mieux déjà. Allez... C’est fini.

C'est fini, tu comprends ?»

Le problème, c'est que non, il ne comprend pas. Et il n'y retourne pas, vers la vie. Il perd l’appétit, le sommeil, abandonne plans et projets et va essayer de comprendre pourquoi tout se fissure en lui; Et autour de lui. Commence alors un long travail de deuil au bout duquel il est obligé de se rendre à l’évidence : l’échelle de cette vie-ci est illisible et il faut tout rebâtir.»

 

JUDENNE, Roger : « Drôle de moisson »

L'exode ? Pour Lucien, pas de quoi abandonner la belle moisson qui s'annonce. A Verdun en 14, il en a vu d'autres. Et puis, maintenant, la France possède sa ligne Maginot... Pourtant, un matin, c'est la panique. Le voilà contraint de partir avec sa petite famille. Objectif : la Loire, il faut franchir la Loire...

Biographie de l'auteur

Roger Judenne est né dans une famille d'origine rurale. Son enfance se déroule au contact de la nature et des paysages de la Beauce. Devenu instituteur et secrétaire de mairie, il s'adonne à l'écriture, alternant avec bonheur romans du terroir et romans pour la jeunesse.

 

KHADRA, Yasmina : « Ce que le jour doit à la nuit »

Algérie, dans les années 1930. Les champs de blés frissonnent. Dans trois jours, les moissons, le salut. Mais une triste nuit vient consumer l'espoir. Le feu. Les cendres. Pour la première fois, le jeune Younes voit pleurer son père. Et de pleurs, la vie de Younes ne manquera pas. Confié à un oncle pharmacien, dans un village de l'Oranais, le jeune garçon s'intègre à la communauté pied-noire. Noue des amitiés indissolubles, françaises, juives : "les doigts de la fourche ",,comme on les appelle. Et le bonheur s'appelle Emilie, une "princesse" que les jeunes gens se disputent. Alors que l'Algérie coloniale vit ses derniers feux, dans un déchaînement de violences, de déchirures et de trahisons, les amitiés se disloquent, s'entrechoquent. Femme ou pays, l'homme ne peut jamais oublier un amour d'enfance...

 

LAROUI, Fouad : « La femme la plus riche du Yorkshire » - Humour -

Un jeune universitaire marocain, titulaire d une chaire d économétrie à l université de York, se retrouve plongé dans l univers étrange et mouillé de la campagne anglaise. Pour échapper à l ennui qui le guette, il décide d effectuer une étude ethnographique du peuple anglais, se servant des méthodes utilisées par les ethnologues occidentaux quand ils étudient les peuples primitifs. Partant du principe que le pub est à l Anglais ce que l arbre à palabres est aux Bambaras, il y installe ses pénates et note scrupuleusement sur un petit carnet les détails de la vie quotidienne, les meurs  et les rites de ces curieux indigènes. De cette étude va naître une rencontre avec une terrifiante et richissime vieille dame anglaise.

Entre ces deux énergumènes que tout oppose, le choc est inévitable. Et les plongera, l’un comme l’autre, dans des situations inextricables et drôles...

 

En filigrane de ce roman intelligent et enlevé, une critique acerbe et désopilante de l Angleterre, de l ethnologie, des riches, des alcooliques, des Marocains et de la météorologie... Fouad Laroui rit de tout. Heureuse tournure d esprit qui en fait un des écrivains contemporains les plus inventifs.

Biographie de l'auteur

Marocain de naissance, économiste de formation, professeur de littérature francophone à l université d Amsterdam, romancier de langue française, poète de langue néerlandaise, journaliste politique, critique littéraire, Fouad Laroui court le monde, chargé de son sac de voyage et de sa vaste culture. Aux Éditions Julliard, Fouad Laroui a fait paraître : Les Dents du topographe, De quel amour blessé, Méfiez-vous des parachutistes, Le Maboul, La Fin tragique de Philomène Tralala, Tu n as rien compris à Hassan II, et chez Robert Laffont : De l islamisme, une réfutation personnelle du totalitarisme religieux.

 

LEFEVRE, Kim : « Les eaux mortes du Mékong »

La jeune Mây, 15 ans, devine la présence de l'ennemi depuis la cave où elle se cache. De ce lieutenant français installé dans sa maison au bord du Mékong, Mây ne connaît que la voix... Prise dans le tourbillon de la guerre d'Indochine, face aux interdits que lui impose sa culture, Mây devra choisir entre son père, veuf inconsolé, et son amour pour le soldat français.

Biographie de l'auteur

Kim Lefèvre est née d'un père français et d'une mère vietnamienne. Cette double appartenance traverse tous ses ouvrages, de Métisse blanche à moi, Marina la Malinche. Les Eaux mortes du Mékong est son premier roman en Points.

 

 

NOTHOMB, Amélie : « Biographie de la faim »

L'auteur de Stupeur et tremblements (Grand Prix du roman de l'Académie française 1999) et de Métaphysique des tubes fait revivre ses souvenirs de petite enfance au Japon mais aussi à Pékin, à New York, au Bangladesh et autres lieux où l'a conduite la carrière d'un père diplomate. Au cœur du kaléidoscope : sa faim. Le mystère de la faim, la faim goinfre, joyeuse ou tragique et angoissante, quête perpétuelle d'un accomplissement inaccessible, qui explique autant l'histoire des peuples que celle des individus. Les figures du père, d'une nourrice japonaise, d'une sœur tendrement aimée se dessinent aussi dans ce récit pudique et sincère, maniant l'humour noir et la provocation.

 

ORMESSON, Jean d’ : « La création du monde »

Quatre amis passent huit jours de vacances dans une île de Méditerranée. L'un d'entre eux a apporté un manuscrit envoyé par un certain Simon Laquedem. Sa lecture provoque dans le groupe des réactions contradictoires... Un ange annonce à Simon qu'il est le nouvel Abraham, le nouveau Moïse, le nouveau Mahomet et que Dieu insiste pour lui parler. Dieu lui apparaît et lui raconte avec simplicité et clarté, parfois avec gaieté, les origines de l'univers, le big-bang, l'espace et le temps, l'eau, l'air, la lumière, la vie si tragiquement passagère des hommes, leur pensée et leur histoire, les dramaturgies du savoir, de l'ambition, de l'amour et du sexe. Entre Bible et bande dessinée, entre texte sacré et canular, cette odyssée allègre de l'esprit universel remplacera avantageusement toutes les bibliothèques imaginaires et réelles.

 

PEYRAMAURE, Michel : « Chat bleu … chat noir »

Montparnasse, 1928 : Sylvaine la provinciale découvre le Paris des Années folles. Elle survit difficilement en dansant chaque nuit dans un troquet minable. Malgré la misère, ce monde d'artistes géniaux et de cinglés magnifiques l'enchante. Elle se jure qu'elle aura un jour son propre cabaret. Elle tombe dans les bras d'un homme de presse influent et, avec la ténacité et la passion qui la caractérisent, se bat pour accomplir son rêve. Ce sera Le Chat bleu. On y croisera Foujita, Man Ray, Kiki de Montparnasse et tant d'autres... Mais le grand amour se présente à elle sous les traits d'un metteur en scène en vue qui lui fera découvrir le cinéma muet. Les années passent, Le Chat bleu est devenu Le Chat noir, un cabaret grand-guignol où Sylvaine partage la vedette avec sa fille Monika - qui est éprise d'un jeune étudiant allemand. La guerre arrive, rendant dangereux cet amour naissant. Mère et fille iront se réfugier en Corrèze, à Saint-Roch, auprès de leur fidèle amie Cécile.

 

PEYRAMAURE, Michel : « La petite danseuse de Degas »

Marie Von Goethem naît dans une famille pauvre d'origine belge. Le père est tailleur, la mère blanchisseuse. La famille s'est établie à Paris en 1861. Comme ses deux sœurs, Marie entre à l'Opéra et devient petit rat. Sa participation aux spectacles ainsi que des séances de pose auprès d'artistes fournissent un complément non négligeable aux revenus de la famille.

Elle croise Degas qui en fait le modèle d'une de ses œuvres les plus originales. Comment s'opère cette rencontre décisive ? Quelle relation s'instaure entre le peintre amoureux des corps et des formes au point de lui faire produire cette statue, œuvre magnifique parmi les plus célèbres au monde ?

Une histoire se noue, avec ses passions et ses drames. Michel Peyramaure en retrace toute la saveur, ressuscitant l'univers artistique de la deuxième moitié du XIXe siècle et les débuts de l'impressionnisme.

Biographie de l'auteur

Michel Peyramaure appartient à la fameuse école de Brive. Parmi ses nombreux succès, son roman sur Suzanne Valadon (Robert Laffont) qui marque son goût et son érudition pour le monde artistique.

 

PUJADE-RENAUD, Claude : « Les femmes du braconnier »

C'est en 1956, à Cambridge, que Sylvia Plath fait la connaissance du jeune Ted Hughes, poète prometteur, homme d'une force et d'une séduction puissantes. Très vite, les deux écrivains entament une vie conjugale où vont se mêler création, passion, voyages, enfantements. Mais l'ardente Sylvia semble peu à peu reprise par sa part nocturne, alors que le "braconnier " Ted dévore la vie et apprivoise le monde sauvage qu'il affectionne et porte en lui. Bientôt ses amours avec la poétesse Assia Wevill vont sonner le glas d'un des couples les plus séduisants de la littérature et, aux yeux de bien des commentateurs, l'histoire s'achève avec le suicide de l'infortunée Sylvia. Attentive à la rémanence des faits et des comportements, Claude Pujade-Renaud porte sur ce triangle amoureux un tout autre regard. Réinventant les voix multiples des témoins - parents et amis, médecins, proches ou simples voisins -, elle nous invite à traverser les apparences, à découvrir les déchirements si mimétiques des deux jeunes femmes, à déchiffrer la fascination réciproque et morbide qu'elles entretiennent, partageant à Londres ou à Court Green la tumultueuse existence du poète. L'ombre portée des oeuvres, mais aussi les séquelles de leur propre histoire familiale - deuils, exils, Holocauste, dont elles portent les stigmates -, donnent aux destins en miroir des "femmes du braconnier" un relief aux strates nombreuses, dont Claude Pujade-Renaud excelle à lire et révéler la géologie intime.

Biographie de l'auteur

Nouvelliste et romancière, Claude Pujade-Renaud a reçu le grand prix de la Société des gens de lettres en 2004. Elle a publié la quasi-totalité de son oeuvre chez Actes Sud. Derniers titresparus : Le Jardin forteresse (2003 ; Babel n° 646), Chers disparus (2004 ; Babel n° 757), Le Désert de la grâce (2007 ; Babel n° 959). Simultanément, Actes Sud publie un premier volume des oeuvres - romans et nouvelles - de Claude Pujade-Renaud dans la collection "Thesaurus".

 

SINOUE, Gilbert : « Erevan »

" Je voudrais voir quelle force au monde peut détruire cette race, cette petite tribu de gens sans importance dont l'histoire est terminée, dont les guerres ont été perdues, dont les structures se sont écroulées, dont la littérature n'est plus lue, la musique n'est pas écoutée, et dont les prières ne sont pas exaucées. Allez-y, détruisez l'Arménie ! Voyez si vous pouvez le faire. Envoyez-les dans le désert. Laissez-les sans pain ni eau. Brûlez leurs maisons et leurs églises. Voyez alors s'ils ne riront pas de nouveau. Car il suffirait que deux d'entre eux se rencontrent, n'importe où dans le monde, pour qu'ils créent une nouvelle Arménie. " William Saroyan.

Biographie de l'auteur

Gilbert Sinoué est à la fois écrivain et historien. Né au Caire, où il a vécu jusqu'à l'âge de 18 ans, et arrivé en France en 1968, il est l'auteur de 17 romans, essais et biographies, parmi lesquels Le Livre de Saphir, Prix des Libraires 1996, L'Enfant de Bruges, Les Silences de Dieu, Grand Prix de littérature policière

 

SOLLERS, Philippe : « Une vie divine »

D’emblée, la citation de Nietzsche, placée en exergue du livre, donne le ton, puisqu’elle met en valeur l’idée de bonheur. Car ce sont bien des promesse de vie et de bonheur que recèle ce roman qui s’élève contre le nihilisme contemporain. Contre, aussi, la littérature de l’impasse, du malheur et de la mélancolie. Car ce texte à contre-courant est aussi en rapport avec l’actualité la plus directe… Le narrateur, professeur de philosophie, s’est vu confier un projet ambitieux par une institution internationale : réfléchir à une philosophie mondiale. Libre à lui de mener ce travail comme il l’entend, à une seule contrainte près : ne pas évacuer la dimension religieuse de l’humanité. Au fil de ses recherches et de ses discussions avec les deux femmes de sa vie, Nelly l’étudiante en philosophie, cérébrale et réfléchie, et Ludivine la frivole qui ne pense qu’à la mode au point d’en faire son métier, le narrateur va découvrir qu’un seul penseur se montre assez solide pour fonder un projet de philosophie mondiale : Nietzsche. Mais un Nietzsche débarrassé des oripeaux dont on a cru bon, par la suite, d’affubler sa pensée jusqu’à la falsifier. Livre politique et roman philosophique, Une vie divine est aussi un texte grave et drôle sur la possibilité – la nécessité, même – d’être heureux.

 

 

 

 

 

STENDHAL : « La chartreuse de Parme »

À Parme, l'ombre de la chartreuse s'étend sur la cour et sur les intrigues aristocratiques des quelques happy few qui l'animent : Gina la belle duchesse, le comte Mosca, mais surtout le jeune Fabrice del Dongo, qui suscite l'amour de tous ceux qui le croisent. Comment ne pas l'aimer, ce jeune rêveur plein de grâce, qui transfigure la réalité ? Mais lui, que tout le monde aime, qui saura-t-il aimer ? C'est la question qui hante Fabrice, et Stendhal nous entraîne dans sa quête, qui le conduira de Milan à Parme, de Waterloo au lac de Côme, jusqu'à la prison de la tour Farnèse où son destin va basculer...

Roman d'apprentissage ou rêverie italienne ? Tout l'art de Stendhal tient justement à cette ambiguïté, entre un amer constat d'impuissance et une invitation à la magie poétique, entre désenchantement et ré-enchantement. Sans conteste, La Chartreuse de Parme est, avec Le Rouge et le Noir, le chef-d'oeuvre de Stendhal.

 

TEULE, Jean : « Charly 9 »

Le règne de Charles IX fut court – il meurt à 23 ans –, extravagant – on dit du roi qu’il lâchait des cerfs dans ses appartements pour le plaisir de les courser – et atrocement sanglant. Même si le projet fut sans doute de Catherine de Médicis, c’est Charles IX qui ordonna, en août 1572, le massacre de la Saint-Barthélemy. Accablé par l’horreur de ce carnage, il sombra dans une démence qui le conduisit en quelques mois à la mort. C’est cette terrifiante descente aux enfers que Jean Teulé raconte dans ce roman baroque et magnifique.

Biographie de l'auteur

Jean Teulé est l'auteur de treize romans. Parmi les plus notables, Je, François Villon a reçu le Prix du récit biographique ; Le Magasin des suicides a été traduit en dix-neuf langues. Son adaptation en film d'animation par Patrice Leconte est en cours de tournage. Darling a été adapté au cinéma par Christine Carrière, avec Marina Foïs et Guillaume Canet dans les rôles principaux ; Le Montespan, prix Maison de la presse et grand prix Palatine du roman historique, a été élu parmi les vingt meilleurs livres de l'année 2008 par le magazine Le Point. La totalité de son œuvre romanesque est publiée aux Éditions Julliard.

 

VAILL            AND, Roger : « Les mauvais coups »

Retranchés dans une maison du Jura, Milan, décorateur parisien, et sa femme Robert, jadis si libertins, si souverains, se haïssent de s'être trop aimés. Leurs excès les ont enchaïnes. Entre l'alcool et les visites d'Hélène, la jeune institutrice du village, les jours s'égouttent comme du poison. Roberte cherche à pervertir Hélène ; Hélène va aimer Milan : Milan ne veut plus aimer. Il a tué la passion en lui et veut renaître, seul et grand. Ce roman, l'auteur le voulait "cruel, horrible et plein de foi quand même dans le bonheur"...

Biographie de l'auteur

Roger Vailland (1907-1965), co-fondateur dans sa jeunesse de la revue Le Grand Jeu, avec René Daumal et Roger Gilbert-Lecomte, il devient reporter à Paris-Soir. Résistant, il découvre au cours d’une mission chez Daniel Cordier un exemplaire de Lucien Leuwen qui le bouleverse. Le voici stendhalien, et romancier. L’après-guerre le verra communiste et libertin, en tout cas anticonformiste. Il obtient le prix Goncourt en 1957 avec La Loi. Les Mauvais coups a été publié en 1948.

 

 

 

 

KHOSRO,Varasteh : « Rhapsodie persane »

Nous sommes à la fin du XIXe siècle, à Chiraz, en Iran. Parviz, un bel adolescent issu d'une riche famille, découvre l'amour avec Mariam, l'épouse du mollah. Ensemble ils s'enfuient à Ispahan, lui déguisé en femme afin de ne pas être reconnu. La supercherie durera plusieurs mois. Il finira par abandonner son déguisement et, redevenu homme, s'enfuira. S'ensuit une longue série d'aventures. De ville en ville, Parviz déclenche les passions des femmes. Les nombreux tableaux qui composent ce roman transportent le lecteur dans un monde riche de saveurs, l'entraînant dans de multiples péripéties amoureuses, en filigrane desquelles il découvre l'environnement politique et social de ce pays qui essaye de rejoindre la modernité alors que les grandes puissances manifestent à cette époque leur intérêt pour ses innombrables richesses. Clin d'oeil aux Mille et une nuits, la lecture de Rhapsodie persane nous berce dans un Orient aux multiples intrigues.

Biographie de l'auteur

On ne sait rien de l’auteur. Cet ouvrage, publié par Robert Laffont en 1951, réimprimé à plusieurs reprises, a connu un important succès et est considéré comme un roman clé pour comprendre la société iranienne de cette époque. Il est fort probable qu’il s’agisse d’un roman en partie autobiographique, et que l’auteur, à l’occasion des troubles politiques de cette époque, ait quitté l’Iran pour rejoindre la France où il résida de nombreuses années, voire y termina sa vie. Khosro Varasteh est également l’auteur de : Le vrai visage d’Omar Khayyam, publié par l’Administration générale des Beaux Arts de Téhéran en 1957.

 

VAUTRIN, Jean : « Quatre soldats français » tome 02

Des tranchées de la guerre de 1914 au Paris des années folles... 1917. Ils sont quatre rescapés de l'offensive Nivelle. Quatre soldats français dont les chemins se séparent le temps d'une permission... Montech, le viticulteur, a le bonheur d'embrasser enfin sa femme en ses terres de Gironde, Malno, le peintre, erre dans un Montmartre désenchanté et Ramier, l'ouvrier, est cajolé par une belle infirmière. À La Cigogne bleue, le plus chic bordel de la capitale, de Tincry, l'aristocrate, rencontre Guynemer et les as de l'aviation. Il se laisse aussi envoûter par la " femme au gant rouge ". S'appelle-t-elle Rosa Lumière ou Rosa Licht ? Est-elle autrichienne ou française, danseuse ou agent double, cette mystérieuse protégée de Clemenceau à laquelle aucun homme, semble-t-il, n'est en mesure de résister ? Roman-feuilleton, roman comique, roman historique, roman sentimental, roman d'aventures ou roman d'espionnage... à chaque page de cette fresque, drôle, poignante et mouvementée, la mort et l'amour se regardent dans un extraordinaire face-à-face.

Biographie de l'auteur

A l'origine photographe, puis metteur en scène et scénariste-dialoguiste, Jean Herman se consacre pendant quinze ans au cinéma. Fidèle équipier de Michel Audiard, il devient Jean Vautrin et publie au début des années 1970 dans la Série noire. Depuis, il a écrit une trentaine d'ouvrages. Sur la lancée de succès de librairie comme Billy-ze-Kick ou La Vie Ripolin, il obtient le prix Goncourt et le Goncourt des lycéens en 1989 pour Un grand pas vers le bon Dieu. Livre après livre, il explore la quadruple veine du roman historique, du roman noir, de la nouvelle et de la bande dessinée. Chez Robert Laffont, outre Adieu la vie, adieu l'amour, il a déjà publié Le Journal de Louise B. Il a reçu le Prix populiste et le prix Louis-Guilloux pour l'ensemble de son œuvre.

 

VIAN, Boris : « L’écume des jours »

Un titre léger et lumineux qui annonce une histoire d'amour drôle ou grinçante, tendre ou grave, fascinante et inoubliable, composée par un écrivain de vingt-six ans. C'est un conte de l'époque du jazz et de la science-fiction, à la fois comique et poignant, heureux et tragique, féerique et déchirant. Dans cette œuvre d'une modernité insolente, livre culte depuis plus de cinquante ans, Duke Ellington croise le dessin animé, Sartre devient une marionnette burlesque, la mort prend la forme d'un nénuphar, le cauchemar va jusqu'au bout du désespoir. Seuls deux choses demeurent éternelles et triomphantes : le bonheur ineffable de l'amour absolu et la musique des Noirs américains...

 

VINCENOT, Henri : « Les livres de la Bourgogne »

Voici réunis les grands livres qu'Henri Vincenot consacra à la Bourgogne, à la fois berceau, sépulture et terre de renaissance dans sa vie comme dans son œuvre.

On y retrouvera la Gazette, prophète et mendiant, Gilbert le sculpteur, le grand-père Tremblot, Glaude Bourguignon et tous ceux de Montfranc-le-Haut.

On s'y perdra dans les taillis et les forêts, on y verra venir la nuit, sans crainte, à la façon d'autrefois.

On y croisera des Bourguignons très divers, ceux de l'herbe et ceux du vin, ceux de la pierre et ceux du bois, beaucoup d'esprits paradoxaux et beaucoup d'insolent bon sens.

On y puisera à ses innombrables sources des leçons de vie, enracinées dans l'éternité et contées dans une langue truculente et sonore que Vincenot eut plaisir à vivifier.

 

VIOLLIER, Yves : « La route de la glace »

Dans La Flèche rouge, Pierre, un jeune communiste français, tombait fou amoureux d une très belle danseuse du Bolchoï, Maïa, à l occasion d un voyage en train joignant Saint-Pétersbourg à Moscou. Une passion commune que le début de la Seconde Guerre mondiale se chargea de réduire à néant... Treize ans plus tard, Pierre s est résigné à reconstruire sa vie et connaît un mariage heureux avec la douce Hélène. Mais quand l'occasion se présente de retourner à Moscou, il ne peut résister : il part retrouver Maïa. Là-bas, les deux amants renouent, l'espace d'une nuit, avec la force dévastatrice de leur amour. Rentré dans son village, Pierre souffre mille morts. Comment peut-il abandonner Maïa ? De quel droit ose-t-il trahir Hélène ? Lorsque, quelques années plus tard, Maïa décide de profiter du passage du Bolchoï à Paris pour fuir le régime communiste, Pierre va l'aider sans hésiter. En faisant ce choix, il sait qu'il va briser la vie d Hélène pour ce qui n'est peut-être qu'un rêve d'adolescent, mais il ignore encore les autres épreuves qui l attendent...

Biographie de l'auteur

Avec ses romans et récits publiés chez Robert Laffont, dont Les Saisons de Vendée, L Étoile du Bouvier et, récemment, Les Lilas de mer, Les S urs Robin, L Orgueil de la tribu et Elle voulait toucher le ciel, Yves Viollier a conquis un large public. Ce nouveau roman est la suite de La Flèche rouge (Robert Laffont, 2005)

 

 

 

VOLINE, Alain : « Garden-parties » Juillet 1976.

Le village de Barbizon, en bordure de la forêt de Fontainebleau, affronte la sécheresse que personne n'a vu venir. Les feux d'artifice et l'arrosage sont interdits, une mort lente guette les jardins. Au parc des Grisards, chez le docteur Brucke qui veut fêter avec faste ses quarante ans, Dem, le nouveau jardinier, succède à beaucoup d'autres. Il ne sait pas encore qu'à l'abri des haies du parc, la montée inexorable de la température va échauffer les esprits, modifier les perceptions du monde et du temps, pousser chaque être à rencontrer son destin. Dem, lui-même qui connaît les humains et sait lire les signes subtils que la nature nous envoie, se retrouve bouleversé par Nelly, l'insatisfaite femme du docteur. La sagesse propose, l'amour dispose.

Biographie de l'auteur

Alain Voline vit près de Paris, il a exercé les métiers de graphiste et de paysagiste. D'origine russe, il est le petit-fils du révolutionnaire Voline. Garden-Parties est son premier roman.

 

ZELLER, Florian : «La fascination du pire »

Un jeune écrivain est invité par l'ambassade de France au Caire pour donner une conférence. Une proposition qui prend une autre dimension à la lecture des lettres égyptiennes de Flaubert : "J'ai baisé des filles de Nubie qui avaient des colliers de piastres d'or leur descendant jusque sur les cuisses, et qui portaient sur leur ventre noir des ceintures de perles de couleur." L'Égypte d'aujourd'hui ressemble-t-elle à l'Orient de Flaubert ? La sensualité orientale se dévoile-t-elle toujours dans les bas-fonds du Caire ? Comment conjuguer islam et sexualité ? Voilà ce que va essayer de découvrir le narrateur de ce livre contemporain, où les rumeurs du monde d'aujourd'hui croisent les fantômes des voyageurs littéraires d'autrefois. L'occasion de réfléchir sur la frustration sexuelle de l'Orient comme de l'Occident... Un troisième roman aussi polémique que percutant.

Quatrième de couverture

«Ce livre est une fiction : la plupart de ce qui y est dit est faux ; le reste, par définition, ne l'est pas non plus. »

Tel est l'avertissement de ce roman aux inquiétants parfums d'Orient, où la violence du monde d'aujourd'hui croise, dans les bas-fonds du Caire, les fantômes des grands voyageurs littéraires d'autrefois.

 

CARCASI, Giulia : « Je suis en bois «  

Un gouffre d'incompréhension sépare Giulia de Mia, sa fille de dix-huit ans. Chacune triche, joue un rôle, et tait l'essentiel. La lecture du journal intime de Mia replonge sa mère dans le passé. Elle lui confie alors par lettres ce qu'elle ne lui avait jamais dit. Dans les secrets des générations passées, c'est sa propre histoire que découvre la jeune fille. Deux vécus de la féminité se font écho, tissent une narration polyphonique, bicolore comme les mots noirs sur la feuille blanche. À travers le jeu de miroirs d'un labyrinthe familial et sentimental se dessine un aveu difficile, le prix à payer pour que tombent les masques et que commence la vie.

Biographie de l'auteur

Née en 1984, Giulia Carcasi vit à Rome où elle mène des études de médecine. Je suis en bois, publié à vingt-trois ans a peine, a été d'emblée un best-seller italien. Couronné par de nombreux prix, ce roman fait l'objet d'une adaptation cinématographique.

 

DE SILVA, Diego : « Je veux tout voir »

Céleste, seize ans, lycéenne plutôt insignifiante, prostituée à ses heures, vit dans une petite ville du bord de mer auprès de sa mère, ménagère scrupuleuse qui l'entoure de son affection, et de son père, qui a perdu la mémoire. Un homme entraîne une fillette chez lui et la tue. Après avoir procédé à un mystérieux rituel, il met l'enfant dans un grand sac à dos et se dirige vers la plage pour la cacher derrière un rocher. Sur la plage se trouve précisément Céleste, qui a tout vu. Se noue alors entre la jeune fille et l'assassin - un célèbre avocat - une relation étrange et trouble, faite de silences, de gestes et de secrets. Dans un style efficace et limpide, Diego De Silva restitue, à l'instar des grands classiques, l'incompréhensibilité des choses.

Biographie de l'auteur

Diego De Silva est né à Naples en 1964. Avocat de profession, il est l'auteur de deux autres romans. Ces enfants-là, paru chez Fayard en 2004, a fait l'objet d'un long métrage diffusé en Italie.

 

RICCARELLI, Ugo : « Une douleur parfaite « 

Le jour où Annina ouvre la porte et se trouve face à Cafiero, elle cherche encore une fois au fond de son cœur le sentiment familier qu'elle a toujours associé au jeune homme. Un mélange de chagrin, d'inquiétude et de douleur. Elle plonge les yeux dans les siens, si près de lui qu'elle sent son odeur, et comprend enfin que ce chagrin s'est transformé en amour. Mais Cafiero, c'est le fils du " Maître " d'école, révolutionnaire et idéaliste. Annina, la fille du cupide Ulysse Betorelli, marchand de cochons. Dans le petit village de Colle, au cœur des collines toscanes, la vie ne sera pas qu'un rêve pour les jeunes amoureux. Le roman entrelace le destin de ces deux familles emportées par le flux de l'Histoire : la Première Guerre mondiale commence ses ravages, la grande épidémie de grippe s'abat sur le pays et le fascisme est en train de naître. Cette ample fresque familiale est un hymne aux idéaux, à l'utopie et à tous ces instants de vie qui ne sont qu'une " douleur parfaite ".

Biographie de l'auteur

Né en 1954 près de Turin dans une famille toscane, Ugo Riccarelli est l'auteur de plusieurs romans, dont Un nommé Schulz. Une douleur parfaite a reçu le prix Strega 2004. Riccarelli écrit également pour le théâtre et la presse. Il vit aujourd'hui. à Rome.

 

BAULENAS, Lluis-Anton : « Le bonheur »

Barcelone, quartier du Paral'lel, 1909. Chaque soir, dans un cabaret, Nonnita se produit devant un public friand de belles femmes. Chaque soir, Demi Gambûs, avocat détrousseur issu d'une longue lignée de voleurs, vient l'admirer. Chaque soir, après son numéro, Nonnita rentre chez elle, dans un quartier populaire de Barcelone qui doit être détruit pour faire place à la grande avenue Laietana. Victime de la violence qui s'abat sur les pierres comme sur le petit peuple, Nonnita se rend chez Demi Gambûs pour lui demander de l'aide. Mais celui-ci refuse. Désespérée, elle décide de tenter le tout pour le tout. Amour, haine, intrigues, chantages : Le Bonheur met en scène avec un plaisir jubilatoire ces petites gens balayées au nom du progrès.

Lluis-Anton Baulenas, né à Barcelone en 1958, est l'auteur de plusieurs romans, contes et pièces de théâtre. Après le succès du Fil d'argent(Flammarion, 2001), Le Bonheur Iui a valu la plus haute distinction littéraire catalane en 2002.

 

 

FUENTES, Carlos : « Le bonheur des familles « 

Les gens heureux n'ont pas d'histoire, c'est bien connu. Mais les familles heureuses ? Tout au long de ces seize récits qui sondent les différentes couches de la société mexicaine, l'exploration des relations familiales dans leur intimité la mieux gardée fait voler en éclats idées reçues et principes. Les relations qu'entretiennent les familles heureuses de ce recueil sont faites d'amour, de haine, de pardon, de vengeance, de tendresse et de candeur. Carlos Fuentes crée des personnages dont les élans, les petitesses et les vices nous interpellent autant qu'ils nous fascinent. Avec ce livre, le grand romancier mexicain nous offre une véritable " Comédie humaine ".

Biographie de l'auteur

Carlos Fuentes est né à Mexico en 1928. Fils de diplomate, il a poursuivi ses études au Chili, en Argentine et aux Etats-Unis. De 1975 à 1977, il a été ambassadeur du Mexique à Paris, où il avait longuement vécu auparavant. Tout en explorant le champ du roman, de la nouvelle, du théâtre et de l'essai littéraire, il a mené un nombre considérable d'activités culturelles dans les deux Amériques et a écrit dans la presse européenne. Le prix Roger Caillois lui a été décerné en 2003 pour l'ensemble de son oeuvre.

 

 

SOMOZA, José Carlos : « Daphné disparue « 

Encore un Somoza complètement impossible à définir. Un écrivain perd la mémoire. Il n'a que les quelques phrases écrites avant son accident pour retrouver son identité. Sont-elles réelles ou fictives? Une réflexion sur l'écriture et la fiction dans un labyrinthe de fausses pistes et de dédoublement de réalité. Qui sommes nous en tant que lecteur, en tant qu'auteur, en tant qu'être humain ?

Une quête d'identité dans un dédale de folie. Comme la réalité en fait...

Pour un public averti et littéraire.

Fabuleux!

Daphné disparue est un roman ludique et inventif qui met en lumière les arcanes de la création.

L'Auteur :

José Carlos Somoza est né à La Havane en 1959. Il est psychiatre et vit à Madrid. Il a reçu en Espagne les prix les plus prestigieux. Traduit dans une quinzaine de langues, il est publié en français chez Actes Sud : La Caverne des idées (2002 ; Babel n° 604), roman dont la traduction anglaise a obtenu le célèbre Dagger Gold Prize, Clara et la pénombre (2003 ; Babel n° 669), La Dame n° 13 (2005 ; Babel n° 793), et La Théorie des cordes (2007 ; Babel n° 911). Daphné disparue a été finaliste du Prix Nadal.

 

CASTELO BRANCO, Camilo : « Les mystères de Lisbonne »

Un homme meurt à Rio, laissant dans sa chambre un manuscrit qui commence ainsi : " J'étais un garçon de quatorze ans, et je ne savais pas qui j'étais. " Et nous voilà aussitôt plongés dans la Lisbonne du XIXe siècle. Joao est orphelin. Interne dans un collège religieux, il est élevé par l'énigmatique Père Dinis, qui lui dévoile un jour le douloureux secret de sa naissance. Dès lors, entraîné dans une quête où ce qu'on tient pour acquis se révèle incertain, où les personnages endossent des identités multiples au gré des lieux et des époques, le jeune homme n'aura de cesse de démêler l'écheveau de son histoire...

Biographie de l'auteur

Auteur d'une oeuvre prolifique, Camilo Castelo Branco (1825-1890) demeure l'un des plus grands noms de la littérature portugaise. Publiés en trois volumes en 1854, ces Mystères de Lisbonne sont considérés comme son chef-d'oeuvre. Ils n'avaient jusque-là jamais été traduits.

 

OLIVEIRA, Carlos de : « La maison sur la dune »

Il s'agit ici de l'un des chefs-d'œuvre d'Oliveira dont nous avions déjà publié deux ouvrages. Dans ce premier roman, écrit à 22 ans, nous assistons au destin tragique d'une famille de petits propriétaires terriens et de la communauté paysanne qui lui est étroitement liée. La force unique de ce roman tient au fait que tout est montré avec une sobriété exemplaire, mais jamais démontré. Ici, pas de théories économiques et sociales, pas de discours grandiloquents, même si les convictions politiques de l'auteur sont transparentes ; mais, sans angélisme, elles rejoignent des constatations évidentes et dressent le tableau profondément humain de populations accablées de désastres s'accumulant sur une terre condamnée. Le romancier a su subtilement, grâce à un sens consommé de l'ellipse, faire porter ce drame par des personnages très forts, tant du côté des notables ou des bourgeois que du côté des paysans qui revêtent une épaisseur psychologique tout à fait insolite en littérature.

Biographie de l'auteur

Né au Brésil en 1921, d'abord influencé par le courant néoréaliste, traducteur de Supervielle, Aragon, Eluard, Carlos de Oliveira a su transposer, dans ses romans et dans sa poésie, sa préoccupation sociale sur le plan plus élevé du mythe et du symbole.

 

URBANO, Tavares Rodrigues : « Violeta et la nuit » C'est un portrait de notre temps sans concession que nous offre Violeta et la nuit à travers des personnages interchangeables, qui tentent de donner un sens à leur vie, à leur mort, et prennent tour à tour la parole ou la plume pour raconter le chassé-croisé cruel ou vengeur de leurs destins, avec une sorte de cynique légèreté, de lucide désenchantement, sur fond de modernité vaine et frelatée. Brefs miracles de l'instant, de l'éphémère festif, d'un paysage, d'un parfum, d'un corps. Mais le sort peut être cruel, et le jeu tourne alors au drame, ainsi pour Valério, atteint d'un cancer, et candidat à l'euthanasie. Lisbonne en toile de fond, et le Tage, et la côte : mélange de poésie urbaine et maritime égrenant un quotidien qui, à travers le Portugal, est celui de toute l'Europe. La réflexion politique sur les grands problèmes, moraux, sexuels, sociaux, ouvre sur une rédemption qui dit la foi en l'humanité. Ce roman à travers la différence portugaise nous renvoie à notre propre image, la fascination du dépaysement nous confirme que l'universel, c'est le local moins les murs.

Biographie de l'auteur

Né en 1923 à Lisbonne, mais issu d'une famille de l'Alentejo, région qui marquera son œuvre, Urbano Tavares Rodrigues est l'auteur d'une cinquantaine de romans, essais, livres de critique et chroniques de voyage. Ses convictions politiques lui ont valu l'incarcération en 1963 et en 1968, sous le régime de Salazar, et il n'a été réintégré dans l'enseignement au Portugal qu'après le 25 avril 1974.

 

PESSOA, Fernando : « Lisbonne »

" Pour le voyageur arrivant par la mer, la ville s'élève, même de loin, comme une belle vision de rêve, se découpant nettement contre un ciel bleu vif que le soleil réchauffe de ses ors. Et les dômes, les monuments, les vieux châteaux surplombent la masse des maisons, tels les lointains hérauts de ce délicieux séjour, de cette région bénie des dieux. " Fernando Pessoa " Lisbonne, ville de l'intranquillité, après la Prague de Kafka et le Dublin de Joyce, fait son entrée dans la littérature, et son "passant intégral", Fernando Pessoa, en est l'introuvable et mélancolique fantôme. " 

 

Fernando Pessoa (1888-1935), un des grands poètes universels de ce siècle, est né, a vécu et est mort à Lisbonne. Lisbonne, sa ville, sa patrie, qu'il appelait aussi « sa maison », lieu suprême de son inspiration et théâtre omniprésent de son oeuvre, est désormais indissociable du nom de Pessoa: sa gloire est dans le nom de Lisbonne.

 

TAGORE, Rabindranath : « Chârulatâ »

Bhupati consacre sa vie au journal anglophone qu'il a fondé. Il en délaisse sa femme, la belle et jeune Chârulatâ, et confie à son cousin Amal, étudiant qu'il héberge, le soin de la distraire... A sa parution, au tout début du XXe siècle, Chârulatâ scandalise la bonne société bengalie. Aujourd'hui, on admire la critique des mœurs, la très subtile tension érotique et, plus singulièrement, les rapports ici clandestins entre séduction et littérature. Ironie et poésie donnent à cette passion inassouvie le charme fou de l'Inde éternelle. Après Quatre chapitres (2004), Chârulatâ est le deuxième roman de Tagore inédit en français publié chez Zulma.

Biographie de l'auteur

Tagore a 39 ans quand il écrit Chârulatâ. Plusieurs de ses biographes ont vu dans ce court roman le souvenir des relations que le jeune Rabindranath entretenait avec la femme d'un de ses frères aînés. Elle n'avait que sept ans de plus que son beau-frère dont elle partageait les goûts littéraires. Elle se suicida à l'âge de 25 ans, quelques mois seulement après le mariage du poète. En 1964, Satyajit Ray en a tiré un chef-d'œuvre du cinéma. On y retrouve la même émotion et la même folie d'aimer. Romancier, poète, dramaturge, musicien, acteur, peintre, Rabindranath Tagore (1861-1941) obtient le Prix Nobel de littérature en 1913.

 

AXIONOV, Vassili : « Les hauts de Moscou » - Humour -

L'action se situe dans les années 1950, un peu avant la mort de Staline, qui apparaît dans le roman. L'essentiel des péripéties a pour cadre un des sept gratte-ciel staliniens, repaire de l'élite scientifique et littéraire bien en cour, mais aussi de dangereux espions. Un poète, un scientifique, son épouse et leur fille, komsomole de choc à la cuisse légère, et un amiral... se retrouvent en étroit voisinage avec des titistes yougoslaves, et Tito en personne, venus à Moscou fomenter un horrifique complot contre le dictateur. Un roman picaresque, proche de L'Ile de Crimée, où l'auteur n'hésite pas à user du grotesque, et riche d'un sous-texte que le lecteur attentif découvrira, au détour d'un chapitre, dans une allusion à Mour (le fils de Marina Tsvetaïeva) ou ailleurs à un personnage d'Une saga moscovite. Au bout du compte, sans qu'on y ait pris vraiment garde, Axionov nous aura conduits par le bout du nez, nous faisant prendre - pour notre plus grand plaisir - des vessies pour des lanternes, mentant-vrai comme jamais, pour nous brosser le tableau d'une époque, d'un "temps déraisonnable. Ce roman, qui est aussi une fable, a connu un grand succès en Russie. Il a su y faire découvrir à des lecteurs d'aujourd'hui un pan trop souvent mythifié de leur histoire avec un humour toujours aussi décapant.

Biographie de l'auteur

Né à Kazan en 1932, Vassili Axionov vit entre Biarritz et Moscou, après un long séjour obligé aux Etats-Unis, où il enseignait la littérature russe à la suite de son bannissement d'URSS, en 1981. Après une enfance en Sibérie, où ses parents avaient été déportés, comme sa mère, Evguenia Guinsbourg, l'a raconté dans Le Ciel de la Kolyma, il entreprend des études de médecine à Leningrad. Son premier roman, Confrères, paru en 1960, lui vaut une gloire immédiate. De lui, Actes Sud a déjà publié Les Oranges du Maroc (Babel n° 573), Lumineuse césarienne (2003) et A la Voltaire (2005 et Babel n° 831).

 

BOUNINE, Ivan Alexeevitch : « L’amour de Mitia »

Mitia accompagnait Katia au théâtre, au concert, il se rendait chez elle et y demeurait jusqu'à deux heures du matin. Elle passait aussi parfois chez lui, dans son meuble de la Moltchanovka, et leurs rendez-vous s'écoulaient tout entiers dans le lourd enivrement des baisers. Cependant Mitia ne pouvait se défaire de l'idée qu'une chose terrible s'était enclenchée tout soudain, qu'un changement s'était produit, qu'une transformation s'opérait peu à peu en Katia dans son attitude envers lui.

Et une jalousie morbide, folle, va empoisonner les relations entre Mitia, étudiant à l'université de Moscou, et Katia, jeune comédienne du Théâtre d'Art. Tout devient suspect, les heures où la jeune fille se montre soudain plus passionnée, un baiser particulièrement prolongé... « Comment, où avait-elle appris à embrasser ainsi ? »

Parti pour quelques semaines à la campagne, dans la propriété familiale, Mitia va attendre une lettre qui ne vient pas, qui vient enfin, mais ce ne sera pas celle qu'il attendait.

Biographie de l'auteur

Né en 1870 en Russie centrale, Ivan Bounine publie pour la première fois à dix-sept ans un poème dans un magazine de Saint-Pétersbourg. En 1891, une de ses nouvelles paraît dans un journal littéraire : son talent de nouvelliste le fait alors découvrir au grand public. À cette époque, il correspond avec Tchekhov, Gorki et Tolstoï. Son premier recueil de poèmes est publié en 1901 ; il est plébiscité par les critiques. Ivan Bounine rafle trois fois le prix Pouchkine et, en 1909, est élu à l’Académie russe. Il est également réputé pour ses travaux de traduction. Après la révolution d’Octobre, il s’installe dans le sud du pays, puis part pour les Balkans, Paris et enfin Grasse. En 1933, il est le premier écrivain russe à obtenir le prix Nobel de littérature. Durant les dernières années de son existence, il s’emploie à dénoncer le régime soviétique, mais aussi le nazisme. Il meurt à Paris en 1953.

 

DOUROVA,Nadejda : « Cavalière du tsar »

Nadejda Andreïevna Dourova (1783-1866) se distingue dans l'histoire de la littérature pour avoir embrassé la carrière des armes avant la carrière des lettres et avoir recherché la liberté que les convenances du monde lui refusaient.

 

HAMEIRI, Israel : « Symbiose »

Daniel se décrit comme un homme franc et autoritaire. Il est colonel de réserve dans l’armée israélienne, dirige d’une main de fer une réserve naturelle en Haute Galilée et consacre sa thèse à une variété de guêpes très particulière. Il est marié avec la belle mais froide Orna, et sa relation avec Ruti, une des soldates qui travaille avec lui comme guide touristique, est destinée à satisfaire ses besoins sexuels. Une vie bien réglée en apparence. Mais au fur et à mesure du récit et du flux de la pensée de Daniel, le vernis craque, et le trouble s’installe. La disparition de Ruti réveille le souvenir de la mort d’un étudiant américain quelques temps auparavant, et l’agressivité de Daniel à l’égard de son fils, sous prétexte que ce dernier aime la musique et la danse, apparaît de plus en plus incompréhensible. Qui est réellement Daniel ? Un suspense savamment entretenu, une intrigue originale et habillement construite, mais surtout la manière dont la nature, les paysages de Haute Galilée, et bien entendu le motif des guêpes, sont utilisés par l’auteur pour créer une ambiance réellement envoûtante font de ce roman un texte tout à fait à part dans la littérature israélienne contemporaine.

 

KENAZ, Yehoshua : « Infiltration »

Ce long roman retrace le destin d’appelés du contingent israéliens aux profils déficients. Construite comme une tragédie grecque, avec unité de lieu, d’action et de temps, l’histoire se déroule pendant un été dans une base militaire d’entraînement du désert du Néguev. Le livre s’ouvre alors que le narrateur reprend conscience après s'être évanoui au cours d’un exercice. C’est à travers son regard que le lecteur découvre l’univers du roman et les personnages qui le peuplent. Plongé dans un état de semi-conscience, le narrateur se trouve d’emblée à la réalité de l’armée, au rituel de l’humiliation, aux ordres, aux exercices, aux gestes répétés indéfiniment, sous la chaleur implacable de l’été. A la description quasi-documentaire de l’entraînement sont entremêlées la réaction et l’expérience personnelle de chacune des recrues. Venus de différents univers, cultures et ethnies, ces jeunes gens réagissent tous différemment face à la machine à broyer. De la révolte à la soumission la plus totale, en passant par la peur, la honte et la nausée, le jeu social de l’armée se fait jour. A la fin du livre, l'armée a provoqué une sorte de réaction chimique: les appelés accèdent au statut mythique du soldat. La conséquence de cette transformation est mise dans la bouche de l’un d’entre eux :

« Il y a ici des gens qui seront cassés pour le restant de leur vie, qui ne vont jamais pouvoir guérir de cette blessure. »

La nécessité de se défendre puis la logique de la guerre qui engendre haine, souffrance et mort représente pour ces instructeurs, officiers et simples soldats, une marque de Caïn. Elle constitue la blessure qui unifiera l’Etat d’Israël.

 

SHAFAK, Elif : « Lait noir » - Humour -

Comment concilier la blancheur du lait et la noirceur de l'encre ? Pas facile en effet d'être à la fois mère et créatrice, et encore moins de critiquer dans un pays patriarcal, les stéréotypes liés à la maternité. Dans ce roman polyphonique, Elif Shafak fait parler les voix intérieures qui l'ont questionnée après la venue de son premier enfant. Miss Cynique Intello, miss Ego Ambition, miss Intelligence pratique, Dame Derviche, Maman Gâteau et Miss Satin Volupté sont autant de petites créatures mentales et capricieuses, qui tentent de s'imposer à l'esprit d'une trentenaire en mal de repères. A son secours, l'auteur convoque de grandes figures littéraires telles que Simone de Beauvoir, Zelda Fitzgerald, Doris Lessing… Elif Shafak conte avec humour et érudition une bataille rangée, entre plaisir et culpabilité, bonne conscience et pêché, au carrefour entre orient et occident, la bataille de la féminité.

Biographie de l'auteur

Fille de diplomate, Elif Shafak est née à Strasbourg en 1971. Elle a passé son adolescence en Espagne avant de revenir en Turquie. Après des études en " Gender and Women's Studies " et un doctorat en sciences politiques, elle a un temps enseigné aux Etats-Unis. Elle vit aujourd'hui à Istanbul. Internationalement reconnue, elle est l'auteur de dix livres, dont La Bâtarde d'Istanbul (Phébus, 2007) et Bonbon Palace (Phébus, 2008).

 

 

 

KAWAKAMI, Hiromi : « Manazuru »

Une femme, sa fille, son amant... et son mari disparu. Non pas défunt, mais mystérieusement évanoui dans la nature. Le seul indice qu'il a laissé est le mot Manazuru écrit dans son journal. Ce qui amène sa femme à se rendre régulièrement dans la station balnéaire du même nom. Comme toujours dans les romans de Kawakami, le temps se tisse lentement et le secret des coeurs se donne à lire dans les gestes, les étreintes éphémères, la délicatesse des sensations. Mais dans Manazuru plus que dans les autres, la présence d'un monde invisible imprègne le quotidien et bouleverse la géographie sentimentale des êtres. Là-bas, au bord de la mer, il y a le bruit de la pluie dans le ciel immense, l'éblouissement d'étincelles d'un incendie, l'envol de hérons blancs sur des maisons en ruine : un instant de lumière à saisir, peut-être, entre apparition et disparition, souvenir et oubli, mystère de l'absence et appel de la vie.

Biographie de l'auteur

Kawakami Hiromi est née à Tokyo en 1958. Sa nouvelle Hebi o fumu est couronnée en 1996 par le prix Akutagawa, en 1999, Kamisama obtient le prix des Deux Magots et le premier prix Pascal des jeunes auteurs de nouvelles, en 2000 Oboreru reçut le prix de Littérature féminine et c'est en 2001 que Sensei no kaban, " Les Années douces ", fut couronné par le grand prix Tanizaki. Kawakami Hiromi a su s'imposer dans le monde littéraire japonais par la tonalité très particulière de son style, à la fois simple et raffiné, dont les thèmes privilégiés sont le charme de la métamorphose, l'amour et la sexualité.

 

BIOGRAPHIES - MEMOIRES

 

ADLER, Laure : « Françoise »

Et si Françoise Giroud était encore plus grande que sa légende ? Plus riche, plus complexe, plus intéressante que l'image d'Epinal de la jeune femme talentueuse qui devint la première journaliste de son temps ?

La trajectoire, on la connaît : engagée par Hélène Lazareff à la création de Elle puis cofondatrice de L'Express, et enfin chroniqueuse au Nouvel Observateur, l'ex script-girl de Jean Renoir avait le sens des phrases assassines : la griffe sous le sourire enjôleur. Compagne et complice de Jean-Jacques Servan-Schreiber, farouche opposante à la guerre d'Algérie, amie fidèle de Mendès France et de Mitterrand, celle qui "inventa" la Nouvelle Vague et roulait en décapotable fut une grande amoureuse, aimant le plaisir autant que le devoir. Femme politique, cette fille d'immigrés turcs ne passa jamais son bac, mais devint Secrétaire d'Etat à la condition féminine sous Giscard d'Estaing. Travailleuse acharnée, élégante en diable, éprise de liberté, c'était une visionnaire, qui incarna la naissance de la femme moderne.

Mais on découvre ici que ce tempérament passionné a aussi ses zones d'ombre - expérience de la trahison, coup de folie passionnelle, tentative de suicide, mort d'un fils... Et si une phrase de sa mère, sur son lit de mort, avait déterminé sa trajectoire et son destin ?

A travers le portrait d'une femme d'exception, c’est une époque de feu que ressuscite ici Laure Adler : un temps, pas si lointain, où l'on savait encore se battre pour des idéaux.

Biographie de l'auteur

Laure Adler, journaliste, historienne et écrivain, est l'auteur d'un récit, A ce soir, adapté au cinéma, et de plusieurs biographies qui furent des succès de librairie : Marguerite Duras (Prix Fémina de l'essai, Gallimard, 1998), Dans les pas Hannah Arendt (Gallimard, 2005), L'Insoumise, Simone Weil (Actes Sud, 2008).

 

AVRIL, Nicole : « Voyage en Avril »

J'avais besoin de parler de toi, mon père, et j'ai commencé à parler d'elle, de ta mort. En avais-je le droit ? Je n'écris pas contre l'oubli, aussi longtemps que mon cerveau vivra dans un semblant d'ordre, je me souviendrai. Je n'écris pas pour transmettre une expérience originale, c'est au contraire sa banalité qui la rend à mes yeux extraordinaire. Je n'écris pas dans l'espoir de te retrouver. J'écris pour te trouver. Et peut-être pour me trouver. Je t'ai aimé, je t'ai aimé plus fort et même plus passionnément que je ne l'ai cru, cependant je ne t'ai jamais connu. Tu m'as toujours paru impénétrable. Sans doute chaque père donne-t-il à chaque enfant, à chaque fille, à chaque fille unique, le sentiment d'être une énigme ? Nicole Avril.

 

EL KENZ, Suzanne : « La maison du Neguev »

1975 : La mère de Suzanne l’emmène à Beer Sheva, dans le Néguev pour revoir la maison où elle a grandi. Elles sont palestiniennes. La maison est occupée par des juifs. Comment partager l émotion qui les étreint ?

« J avais même cru apercevoir l’esquisse d un sourire complice quand, tenant le napperon dans ses mains, ma mère regardait la sœur du juif. Comme si, dans un ultime espoir, cette histoire de napperon allait tout régler. Une femme parle de broderie à une autre femme. Elles sont du même âge, de la même génération. »

D’exil en exil, Suzanne raconte sa vie de palestinienne, une vie sans lieu, une vie éclatée, une vie non choisie.

Un récit de forces et de faiblesses, lancé comme un cri qui se répercute sur les murs ceux de la maison ceux de la honte.

Biographie de l'auteur

Suzanne El Farrah El Kenz vit à Nantes où elle est professeur de langue arabe dans un lycée. Née en 1958 à Ghazza, dix ans après la Nakba, elle a vécu dans plusieurs pays : l'Égypte, l'Arabie saoudite, l'Algérie, la Tunisie et la France. La Maison du Néguev est son premier roman inédit en France. Le Grand Prix Yambo-Ouologuem lui a été décerné en février 2010 pour son roman. La Maison du Néguev. Ce prestigieux prix littéraire, qui porte le nom de l'écrivain malien Yambo Ouologuem, lauréat du prix Renaudot en 1968, récompense une œuvre écrite en français d'un auteur du continent africain.

 

CHRISTIE, Agatha : « La romancière et l’archéologue »

« Épousez un archéologue : plus vous vieillirez, plus il vous aimera », a dit un jour Agatha Christie (1890-1976). Cette fine mouche qui riait de tout pratiquait l’autodérision avec un art consommé. Outre ses soixante-dix romans p

oliciers, il y a mieux et beaucoup plus savoureux que son autobiographie : ce sont ses aventures au Moyen-Orient qu’elle publia en 1946 pour répondre à tous ceux qui lui demandaient sans cesse comment elle avait vécu là-bas auprès de son deuxième mari.

Comment pouvait-elle imaginer, en effet, alors qu’elle voyageait pour la première fois à bord de l’Orient-Express en 1928, combien son existence allait être modifiée à jamais ? Elle laissait en Angleterre une enfance heureuse passée dans un manoir victorien du Devon, l’échec d’un premier mariage et une carrière littéraire déjà bien assise pour partir en Iraq à la découverte des champs de fouilles d’Our, invitée par les archéologues Leonard et Katherine Woolley. La romancière avait toujours été fascinée par l’Orient, à tel point qu’elle rendit de nouveau visite à ses amis l’année suivante.

Cette fois, les Woolley eurent l’excellente idée de la confier à un jeune archéologue prometteur, Max Mallowan. Ce dernier devint son cicérone, ils visitèrent ensemble la Chaldée et s’éprirent l’un de l’autre. Agatha était âgée de quarante ans, Max n’en avait que vingt-six, mais il la trouvait irrésistible d’intelligence, de charme et d’esprit, qualités qu’elle-même appréciait chez ce garçon si singulier qui n’avait jamais lu aucun de ses romans et n’était nullement impressionné par sa notoriété. Ils se marièrent avant la fin de l’année.

Commença alors une vie de voyage avec son époux. Ils travaillèrent essentiellement en Syrie et en Iraq, et Agatha l’accompagna avec joie dans ses pérégrinations. Elle continua à écrire ses propres ouvrages sur place tout en étant une assistante précieuse pour son mari. Elle prenait des photos, les développait, étiquetait les objets trouvés. (Pour dépoussiérer les plus fragiles elle utilisait une aiguille à tricoter et un pot de crème pour le visage !).

L'auteur vu par l'éditeur

La Romancière et l’archéologue regroupe cinq saisons de fouilles entre 1934 et la fin des années 1930 avec toujours pour fil directeur une solide expérience de la nature humaine et un humour inoxydable, et ce quel que soit le sujet évoqué – la constipation des ouvriers ou les sous-vêtements d’un chauffeur. Rien n’échappe à Agatha Christie, depuis les dissensions opposant les diverses ethnies jusqu’au sort des femmes musulmanes. Notons que ces voyages lui inspirèrent trois de ses plus célèbres romans : Mort sur le Nil, Le Crime de l’Orient-Express et Meurtre en Mésopotamie.

 

DUCRET, Diane : « Femmes de dictateur »

Elles s'appellent Nadia, Clara, Magda, Jiang Qing, Elena, Catherine, Mira,…Ils s'appellent Lénine,

Mussolini, Staline, Hitler, Salazar, Mao, Ceausescu, Bokassa, Milosevic. Epouses, compagnes, égéries, admiratrices, elles ont en commun d'être à la fois amoureuses et triomphantes, trompées et sacrifiées, parfois jusqu'à la mort. A leurs hommes cruels, violents et tyranniques, elles font croire qu'ils sont beaux, charmeurs, tout puissants. Car la sexualité est l'un des ressorts du pouvoir absolu, et les dictateurs ont besoin d'enrôler les femmes dans leurs entreprises de domination. Diane Ducret raconte par le menu les rencontres, les stratégies de séduction, les rapports amoureux, l'intervention de la politique, et les destinées diverses, souvent tragiques, des femmes qui ont croisé le chemin et passé par le lit des dictateurs.

Biographie de l'auteur

Ancienne élève de la Sorbonne et de l'Ecole normale supérieure, Diane Ducret est auteur de films documentaires culturels et animatrice d'émissions dédiées à l'histoire.

 

CORRESPONDANCE

 

APOLLINAIRE, Guillaume : « Lettres à Lou »

" Lyon-Vaise, 4 avril 1915. Jour de Pâques. Six heures du soir. Mon petit Lou très chéri. Je t'écris sans savoir si même je dois t'écrire et si mes lettres te font plaisir. Nous sommes en gare de Lyon-Vaise. Je t'écris sur mon sac individuel. Il paraît que nous allons non en Argonne mais à Mourmelon-le-Petit dans le groupe de 90 de la 38 ème 43 e batterie qui a été amochée. Dès que j'ai su que définitivement t'étais plus à moi, en ai eu un peu de peine, peut-être même beaucoup. Je suis fidèle comme un dogue ai-je écrit dans Alcools et tu aurais dû te douter que tout ce que je disais de te tromper n’était pas vrai. Pour le moment, je préfère mourir et ferai tout pour cela. Si pas possible, on verra. " Cette nouvelle édition est augmentée de plusieurs lettres restées longtemps inédites.

 

 

 

GUITRY, Sacha : « Correspondance de Paul Roulier-Davenel »

Cette œuvre totalement inconnue, écrite en 1909, à 25 ans, fut publiée d'abord sous forme de chroniques dans le journal comoedia... Au lecteur candide qui risquerait de donner dans le panneau, nous nous devons de dire que tout est faux dans ce livre. Oui, toutes ces lettres, les préfaces successives, la liste des ouvrages "du même auteur", les passages censurés, l'index des noms cités, et même les fautes d'orthographe, tout cela est faux... Tout, sauf le talent du véritable auteur, Sacha Guitry lui-même, son sens inné du rire, son inépuisable invention comique, son goût des femmes, son amour fou du théâtre, cette petite planète qui tourne jour et nuit autour de la nôtre, nous permet de la mieux comprendre, et la rend plus habitable

 

 

HISTOIRE

 

DUCHENE, Jacqueline : « Françoise de Grignan ou le mal d’amour »

Tout le monde connaît Mme de Sévigné. Personne ne parle de Françoise de Grignan, sa fille qui écrivit elle-même à son mari d'admirables pages d'amour. Il faut lire la célèbre correspondance pour mesurer le poids écrasant d'un amour maternel excessif et indiscret qui utilise supplications et pressions, ruse même, pour faire venir la bien-aimée à Paris, l'y garder jalousement et l'arracher à la Provence où la retiennent pourtant mari, enfants, devoirs. Françoise était la troisième femme d'un mari qui avait presque l'âge ... Lire la suite de sa mère, beaucoup d'esprit et de charme, un grand nom et des dettes immenses. Elle s'appliqua avec résolution à sa tâche harassante d'épouse du représentant du Roi dans la plus importante province de France. Son comportement avec ses deux belles-filles et les trois enfants qui lui restèrent des six qu'elle mit au monde montre son dévouement et sa tendresse maternelle, moins envahissante mais non moins passionnée que celle de Mme de Sévigné. Ces tensions, ces devoirs ou ces affections qui l'accablèrent toute sa vie avec excès, Françoise les vécut avec excès, même si elle donna par maladresse, ou voulut donner d'elle, une image froide qui la défendit de sa trop grande sensibilité. Son corps traduisit en des maux fluctuants, incessants, le trouble et les passions de son âme. Farouchement désireuse d'aimer et d'être aimée, Françoise de Grignan fut souvent trop aimée ou mal aimée, et ce mal retentit profondément en elle jusqu'à lui en faire une blessure mortelle.

 

MASSOUD, Sediqa : « Pour l’amour de Massoud »

Ce nom évoque l'homme qui a résisté dans les montagnes d'Afghanistan contre les soviétiques, puis contre les talibans. le héros assassiné par les extrémistes de l'islam, le 9 septembre 2001, deux jours avant les attentats du world trade center. Ce témoignage exceptionnel est celui de la femme que Massoud a aimée, épousée dans le plus grand secret, et avec qui il a eu six enfants. Elle a 17 ans lors de leur mariage, lui 34. Il l'appelle " pari ", " ange ". il l'a choisie parce qu'elle a grandi dans la guerre, et qu'elle saura vivre sa vie de résistance. On découvre un Massoud qui rentre parfois brisé par les combats, et qui parle la nuit durant à sa femme pour se libérer des tensions. Un homme qui rêve de voir son pays enfin en paix, et aussi un passionné de poésie et de littérature, adorant ses enfants. Dans ce cadre d'héroïsme permanent qu'est la guerre contre plus fort que soi, l'histoire d'amour de Massoud et Sediqa est bouleversante, parce qu'elle est secrète, toujours en danger, et qu'elle s'inscrit forcément dans l'histoire internationale.

Sediqa Massoud nous révèle ici la face cachée d'un grand chef de guerre, visionnaire, épris de liberté, que le monde entier respecte et dont la vie personnelle reste à ce jour un mystère.

 

HATZFELD, Jean : « La stratégie des antilopes »

Un matin brûlant de mai 2003, une file de prisonniers franchit les portes du pénitencier de Rilima, en chantant des alléluias. Ces anciens tueurs rwandais viennent d’être libérés, à la surprise de tous, notamment des rescapés qui les regardent s’installer à nouveau sur leurs parcelles, à Nyamata et sur les collines de Kibungo ou Kanzenze.

 

GREGORY, James : « Goodbye Bafana »

Le livre qui a inspiré le film de Bille August. Lorsque James Gregory, jeune gardien de prison assigné à la surveillance d'un groupe d'activistes noirs au pénitencier de Robben Island, a vu Nelson Mandela pour la première fois, il le haïssait de toutes ses fibres. Et pourtant, c'est une amitié profonde, unique, qui est née entre eux. Enfant, James avait grandi dans une ferme africaine, avec l'horizon pour limites, et un jeune Zoulou comme ami et compagnon de jeu. Mais à l'âge adulte, dressé par des années d'apprentissage à l'apartheid, il avait la haine au cœur pour ceux qui n'étaient pas de sa couleur. Goodbye Bafana raconte comment sa rencontre avec Mandela - son prisonnier devenu son ami, l'homme qui lui a appris à voir le monde autrement qu'en noir et en blanc - a changé sa vie. Il dit comment ils en sont venus à partager les mêmes peines et les mêmes drames, les mêmes bonheurs volés - et le même idéal. Il dresse de Mandela un portrait émouvant, inoubliable. Il donne à cette amitié sa dimension d'aventure personnelle et humaine aussi bien que de symbole universel.

 

 

SCIENCE FICTION

 

BANKS,Iain Menzies : « Une forme de guerre »

Horza est un Métamorphe, un des derniers survivants de cette variété de l'espèce humaine qui peut modifier sa forme à sa guise. Et il est engagé dans une croisade personnelle contre la Culture. Son combat, comme celui de Balveda, l'envoyée de la section Circonstances Spéciales de la Culture, n'est qu'une escarmouche insignifiante sur la toile de fond de la guerre qui oppose la Culture et les Idirans. Une guerre qui embrase la Galaxie. Une guerre inexpiable comme toute guerre de Religion. Une guerre où aucun compromis n'est possible, qui se soldera par la victoire d'un seul camp. Celui des Idirans, qui veulent soumettre à leur divinité tous les peuples de la Galaxie. Ou bien celui de la Culture, qui est parfaitement tolérante et qui, à ce titre, ne peut accepter aucune intolérance. lain M. Banks décrit dans Le Cycle de la Culture une immense société galactique, complexe, rusée, bigarrée, baroque et attachante, qui a déjà pris place dans les annales de l'Histoire du Futur aux côtés de Dune et d'Hypérion.

 

CRICHTON, Michael : « Next »

John Burnet, atteint d'un cancer, apprend que son médecin traitant a vendu ses cellules à un laboratoire de recherches en génétique. Le laboratoire les a brevetées... ainsi John n'est plus le propriétaire de ses propres cellules et le labo peut, quand il le désire, lui en prélever. Affolé, John disparaît. Le labo se tourne alors vers sa fille et son petit-fils, qui partagent son patrimoine génétique. Pions déshumanisés d'une bataille scientifique qui les dépasse, Alex et Jamie deviennent le gibier d'une chasse à l'homme terrifiante. Leurs alliés les plus inattendus dans ce monde où toutes les frontières de la morale et du bon sens sont transgressées sont Gérard, le perroquet qui se prend pour un homme, et Dave, le singe transformé en petit garçon. Deux de ces hybrides monstrueux dotés de raison et de sentiments qui, demain, peupleront peut-être nos villes. L'enjeu : le contrôle pharmaceutique des gènes de l'humanité et les millions de dollars qui vont avec. Les victimes : nous tous.

Nous pensions ce monde encore lointain ? Non, nous y sommes déjà ! Michael Crichton ne fait qu'anticiper de quelques années, de quelques mois, ce qui pourrait arriver. Lorsque les frontières du vivant deviennent floues et que la barrière des

Espèces est aussi facile à franchir qu'un tourniquet, cela donne Next : ce qui arrive quand la science devient science-fiction.

Bienvenue dans le monde cruel, délirant, dangereux des manipulations génétiques...

 

KLEIN, Gérard : « La loi du talion »

Lorsque deux téléphones sonnent en même temps, il n'y a pas, il n'y a jamais de coïncidence. Surtout lorsque deux voix promettent à Jérôme Bosch des avenirs très différents... Lorsqu'un éléphant vous tend une boule de papiers froissés, vous vient-il d'abord à l'esprit qu'il s'agit d'un message secret ? Lorsque les éclairs de mille soleils nucléaires ont fondu une ville, que reste-t-il sous les scories ? Sinon la vie dans un passé tout proche... Là où se pressent, sur une planète impossible, les ambassades de cinquante peuples stellaires jaloux et méfiants, quelle autre règle appliquer que La loi du talion ? Cautériser une planète, dans une zone de guerre, c'est la rendre à jamais inutilisable par l'ennemi. Mais que faire, si on s'est trompé, sinon tenter une Réhabilitation ? Etc. Voici onze nouvelles de Gérard Klein, dont une au moins a obtenu le Grand Prix de la Science-fiction Française. Devinez laquelle ? De toute façon, en les lisant, vous avez gagné.

 

BARKER, Clive : « Hellraiser »

Il avait enfin résolu le puzzle de la boîte de Lemarchand. Il se tenait sur le seuil d'un nouveau monde de sensations exacerbées. D'ici quelques instants, les Cénobites - qui ont passé l'éternité à la recherche de la sensualité ultime - seraient là. Ils allaient pouvoir lui révéler les secrets les plus sombres qui le transformeraient pour toujours. Mais avec les plaisirs les plus exquis viendront une douleur sans pareille. Afin d'échapper à ses tortionnaires, et de retourner dans son monde, il allait avoir besoin de l'aide de sa belle-sœur, Julia, la femme qui l'aimait. Mais par-dessus tout, il allait avoir besoin de sang...

Biographie de l'auteur

Clive Barker, né en 1952 à Liverpool, est l'un des plus grands artistes du domaine de l'horreur. C'est une industrie à lui tout seul avec ses livres, films, comics, tableaux et jouets fondés sur ses créations. Auteur des recueils Les Livres de sang, des romans Le Royaume des devins, Cabale, Le Voleur d'éternité ou Coldheart Canyon, et du cycle Abarat (illustré par des centaines de ses propres peintures), il a également réalisé les films Cabale Le Maître des illusions et Hellraiser, œuvre culte dont voici le récit original, inédit en français. Il a ainsi révolutionné l'horreur et, à ce titre, été immédiatement salué par Stephen King : " J'ai vu l'avenir de l'horreur, son nom est Clive Barker ".

 

ROMAN POLICIER

 

Jentz, Terri : « La nuit sauvage »

Jeunes et brillantes élèves de Yale, Terri et sa colocataire décident sur un coup de tête de tenter la traversée des États-Unis à vélo. La grande aventure commence, avec son lot d'imprévus, quand une nuit, près de la petite ville de Cline Falls, un inconnu roule sur leur tente puis tente de les achever à la hache. Cette agression sanglante et le miraculeux rétablissement des deux filles font les gros titres des journaux : le forcené, lui, n'est jamais retrouvé. Dans les années 90, devenue scénariste à New York, Terri décide de retourner à Cline Falls sur les traces de son passé. Elle y fait une découverte extraordinaire : les habitants connaissent l'identité de l'agresseur, qui vit toujours dans les parages. Parviendra-t-elle à le faire payer ? À la fois document choc et thriller haletant, La Nuit sauvage livre un fascinant portrait de psychopathe au sang froid et propose une réflexion subtile sur le traumatisme. Ce récit d'une puissance rare a été salué par de grands auteurs tels que Harlan Coben et Eve Ensler.

Biographie de l'auteur

Née en 1957, Terri Jentz est scénariste. Elle vit à Los Angeles où elle s'occupe d'associations pour les droits des femmes. La Nuit sauvage, dont l'adaptation cinématographique est en cours d'écriture, est son premier livre.

 

RECITS DE VOYAGES

 

RIEGEL, Caroline : « Du Baïkal au Bengale » tome 1 et tome 2

Soifs d'Orient est le premier des deux tomes qui retracent le périple de Caroline Riegel en Asie : vingt-deux mois du lac Baïkal jusqu'à Bangkok. Avec une assurance rieuse, elle nous entraîne dans une aventure exceptionnelle.

Biographie de l'auteur

Caroline Riegel, diplômée en France et en Allemagne, a travaillé un an aux Etats-Unis avant de suivre la construction d'un barrage dans la Montagne noire, puis un second au Gabon. Le parcours de cette passionnée de montagne et de photographie est avant tout motivé par une intarissable soif de rencontres et de partage.

 

SANAHUJAS, Simon : « Sur la piste de Tarzan »

Sur la piste de Tarzan est un récit illustré de nombreuses photographies, des étonnantes pérégrinations de deux Français partis explorer le Gabon sur les traces du légendaire héros d'Edgar Rice Burroughs.

Durant plus d'un mois, ce livre suit leurs pas dans les recoins les plus improbables d'un pays oublié des voyageurs, côtoyant les populations de gorilles du Moukalaba-Doudou et arpentant les vastes et désertes plages de l'Afrique Centrale, traversant forêt équatoriale, lagunes et rivières, avec toujours cette curieuse idée en tête : et si la légende de Tarzan se révélait finalement bien réelle?

 

ESSAI

 

TODOROV, Tzvetan : « La littérature en péril »

Une conception étriquée de la littérature, qui la coupe du monde dans lequel on vit, s'est imposée dans l'enseignement, dans la critique et même chez nombre d'écrivains. Le lecteur, lui, cherche dans les oeuvres de quoi donner sens à son existence. Et c'est lui qui a raison.

 

 

 

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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 14:00


FERMETURE DE LA BIBLIOTHEQUE MUNICIPALE AU PUBLIC

 

                                       
                                                                 

DU SAMEDI 2 JUILLET AU SAMEDI 30 JUILLET 2011 INCLUS

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 13:08

La bibliothèque municipale de Puget est ouverte à toutes et à tous ,en plus du samedi matin , le lundi de 16h30 à 18h30.

 

 

Bibliothèque Municipale de Puget

 

Coup de Projecteur N° 55

Livres empruntés au Bibliobus du 12 Mai 2011

 

 

 

ROMANS

 

ALCOOT, Louisa May : « Secrets de famille »

Après avoir mis en scène dans «  Derrière le masque » une femme avide de pouvoir et sans scrupules qui parvient à ses fins grâce à un stratagème, Louisa May Alcott nous introduit ici dans une famille déchirée par des secrets inavouables. Pris dans un imbroglio de tromperies en cascade dont ils sont à la fois les instigateurs et les victimes, la narratrice et le héros louvoient entre haine, désir de vengeance, folie et suicide. Mais jouer avec la confiance d'autrui mène plus loin qu'on ne le croit. Et, contrairement aux idées reçues, l'amour n'est pas toujours salvateur : il peut parfois se transformer en piège fatal...

 

 

ANCHEE, Min : « Souveraine »

Veuve de l'empereur de Chine, Orchidée assure l'éducation de son fils, le jeune prince Tongzhi. Sa tâche n'est pas simple car elle doit louvoyer entre les manigances de la corégente, Nuharoo, l'ambition du prince Kung, les révoltes des musulmans dans les lointaines provinces et les exigences croissantes des Occidentaux. Sa mission devient d'autant plus délicate que Tongzhi meurt bientôt, victime de la débauche. Le fils adoptif et neveu d'Orchidée monte alors sur le trône sous le nom de Guangxu. Dotée d'une volonté de fer, l'impératrice est acculée à prendre parfois des décisions impitoyables, souvent mal comprises, mais toujours destinées à préserver la grandeur de l'Empire du Milieu. La vie tumultueuse et le destin tragique de Tseu-Hi, l'impératrice Orchidée, sonnent ainsi le glas d'une Chine millénaire.

Biographie de l'auteur

Née à Shanghai en 1957, Anchee Mina a commencé une carrière de comédienne avant d'émigrer aux États-Unis en 1984. Son autobiographie sous la tyrannie maoïste, L'azalée rouge, publiée chez .J'ai lu, a été un best-seller. Après La concubine, elle poursuit sa saga riche en rebondissements et fondée sur des événements authentiques.

 

 

 

 

AUEL, Jean M : « Enfants de la terre » (tome 6) «  Le pays des grottes sacrées »

La petite orpheline Cro-Magnon recueillie par une tribu Neandertal a fait bien du chemin depuis Le Clan de l'Ours des Cavernes, le premier tome de ses aventures publié il y a maintenant trente ans. Ayla vient de mettre au monde une petite fille

prénommée Jonayla, et a été peu à peu adoptée par les membres de la Neuvième Caverne, le clan de son compagnon Jondalar. A tel point que la Zelandoni, guérisseuse et chef spirituel de la Neuvième Caverne, la choisit pour lui succéder un jour. Pour parvenir à cette fonction, Ayla suit pendant plusieurs mois la grande prêtresse. Son initiation passe notamment par la visite des nombreuses grottes ornées de la région, l'occasion pour l'apprentie Zelandoni de découvrir des sites magnifiquement décorés, dont elle apprend à comprendre le sens. Cette formation, jalonnée de rites de passage, n'a rien d'une promenade de santé, et Ayla devra franchir bien des obstacles avant de devenir Zelandoni. Saura-t-elle trouver un équilibre entre ses obligations de jeune mère et d'épouse et les exigences de son apprentissage ? L'amour de Jondalar et d'Ayla résistera-t-il à tant d'épreuves ?

Biographie de l'auteur

En 1977, alors âgée de quarante ans, l'Américaine Jean Auel décide de quitter son emploi, un poste à responsabilité dans une entreprise d'électronique. En attendant d'obtenir un travail plus stimulant, cette mère de cinq enfants se met à écrire une nouvelle consacrée à une femme de la préhistoire. Ainsi naît Ayla, l'héroïne des " Enfants de la Terre ", une formidable saga préhistorique qui s'est à ce jour vendue à plus de 45 millions d'exemplaires à travers le monde.

 

AUSTER, Paul : « Seul dans le noir »

“Seul dans le noir, je tourne et retourne le monde dans ma tête tout en m’efforçant de venir à bout d’une insomnie, une de plus, une nuit blanche de plus dans le grand désert américain.” Ainsi commence le récit d’August Brill, critique littéraire à la retraite. Contraint à l’immobilité par un accident de voiture, il s’est installé dans le Vermont chez sa fille Miriam, qui ne parvient pas à guérir de la blessure que lui a infligée un divorce pourtant déjà vieux de cinq ans. Elle vient de recueillir sa propre fille, Katya, anéantie par la mort en Irak d’un jeune homme avec lequel elle avait rompu, précipitant ainsi, du moins le croit-elle, le départ de ce dernier pour Bagdad… Pour échapper aux inquiétudes du présent et au poids des souvenirs, peu glorieux, qui l’assaillent dans cette maison des âmes en peine, Brill se réfugie dans des fictions diverses dont il agrémente ses innombrables insomnies. Cette nuit-là, il met en scène un monde parallèle où le 11 Septembre n’aurait pas eu lieu et où l’Amérique ne serait pas en guerre contre l’Irak mais en proie à une impitoyable guerre civile.

 

BAKER, Nicholson : « Une boîte d’allumettes »

Prenez un rédacteur médical de quarante-quatre ans en pleine crise existentielle, placez-le tous les matins, « à l’heure où l’aube noircit la campagne », face à ses pensées et à l’âtre de sa petite maison perdue dans les frimas de l’hiver, ajoutez-y l’évocation tendrement triste de sa famille, les mille et un objets domestiques qui encombrent son esprit et son intérieur bourgeois, les souvenirs pseudo-nostalgiques de sa jeunesse sans relief, un chat, une cane domestique, et même quelques ratons-laveurs… ne reste plus alors qu’à craquer une allumette au début de chacun des trente-trois chapitres pour voir s’animer à la lueur incertaine de la flamme tout le drôle de petit monde ainsi créé par Nicholson Baker pour son anti-héros.

 

BENCHLEY, Robert : « Le supplice des week-ends »

Dans la préface qu'il a rédigée pour ce choix de textes humoristiques écrits par Robert Benchley au cours de sa féconde carrière dans les plus célèbres revues de son temps - Vanity Fair et The New Yorker -, le propre fils de l'auteur nous prévient: Il faut lire ce recueil avec précaution, tout au moins "à dose homéopathique". Membre du célèbre Round Table de l'hôtel Algonquin, qui réunissait les esprits les plus brillants de l'époque (Dorothy Parker, lames Thurber entre autres), Robert Benchley se montre ici digne de ses pairs et peut-être même leur maître à tous dans le registre du nonsense où il déploie une insolence glacée ainsi qu'un sens du coq-à-l'âne et de la logique (souvent inversée) qui ont peu d'équivalents dans la littérature universelle. Benchley, on adore ou on déteste, impossible en revanche de rester indifférent à cette sorte de philosophie de la vie qui nous prend à contre-pied. Avec modération? C'est à voir: Benchley, c'est aussi un antidote contre tous les supplices de la vie quotidienne.

 

BOYLE,Thomas Coraghessan : « Le cercle des initiés »

1956 : Le professeur Kinsey, auteur du célèbre "Rapport sur la sexualité des hommes" (1948), "et des femmes" (1953), meurt prématurément d'une crise cardiaque. Partant d'une récente biographie de Kinsey, Boyle invente le personnage de Milk, l'étudiant innocent, "coincé", encore puceau, qui sera toute sa vie l'assistant du professeur. A travers ses mémoires, le lecteur entre dans le "cercle d'initiés" avec lequel Kinsey a effectué ses recherches. Etaient-ils engagés dans une quête scientifique sérieuse, manipulés par le gourou Kinsey, ou avaient-ils viré à la débauche?

De scènes de sexe décrites avec une précision clinique en crises conjugales et en relations humaines ambiguës, cette satire de l'Amérique puritaine des années 1940 donne à réfléchir sur les compromis nécessaires à l'ordre social.

Biographie de l’auteur

Tom Coraghessan Boyle anime, depuis 1978, des ateliers d'écriture à l'Université de South Carolina. Chez Grasset, il est l'auteur de plusieurs recueils de nouvelles, ainsi que de nombreux romans dont America (1997, Prix Médicis étranger) et D'amour et d'eau fraîche (2003).

 

BUKOWSKI,Charles : « Contes et nouvelles »

" Lisons, relisons cet aveu d'Henry Chinaski, le double, voire le jumeau, de Bukowski : "Écrire n'avait jamais été un travail pour moi. Aussi loin que remontaient mes souvenirs, ça s'était toujours déroulé de la même façon : mettre la radio sur une station de musique classique, allumer une cigarette ou un cigare, ouvrir une bouteille. La machine à écrire faisait le reste. Il me suffisait d'être là. Tout ça me permettait de continuer quand la vie elle-même avait peu à m'offrir, quand elle virait au film d'horreur. Il y avait toujours la machine pour m'apaiser, me parler, me divertir, me sauver. Dans le fond, c'est pour ça que j'écris : pour sauver ma peau, pour échapper à la maison de fous, à la rue, à moi-même." Voilà qui est parler net. Chinaski-Bukowski ne ramène pas l'écriture à l'observance d'hypothétiques règles du beau. Il ne court pas après la forme, il l'incarne. Sur la table, il n'y a que sa peau. "

Biographie de l'auteur

Charles Bukowski, Hank pour ses amis, est né en 1920 à Andernach, en Allemagne. Il est mort à San Diego (Californie) le 9 mars 1994. Tour à tour postier, magasinier, employé de bureau, Bukowski, venu tard à la littérature, est aujourd'hui un écrivain reconnu dans son pays comme le successeur d'Hemingway et de Kerouac.

ELLIS, Mary Relindes : « Wiskonsin »

La famille Lucas vit dans le nord du Wisconsin, belle terre oubliée peuplée d'ouvriers européens immigrés et d'Indiens Ojibwés. John, violent et alcoolique, passe son temps dans les bars, quand il ne s'acharne pas sur sa femme et ses enfants. L'aîné, James, lassé des frasques paternelles, s'engage pour le Vietnam. Il ne reviendra pas, laissant son jeune frère Bill à ce sombre quotidien. Seuls les Morriseau veillent de loin et le soutiennent pendant le périlleux passage de l'enfance à l'âge d'homme. Mais au cœur de cette nature immuable et splendide qui panse les blessures et apaise les peurs, ce qui reste d'amour donne doucement la force de survivre

 

FAULKNER, William : « L’arbre aux souhaits »

Tout est possible un jour d'anniversaire. Ainsi la jeune Dulcie se réveille-t-elle un matin pour découvrir un petit rouquin qui lui promet monts et merveilles : un poney, un cirque, un château et, comble de la magie, un Arbre aux Souhaits ! Non seulement un arbre dont les feuilles prennent la couleur du souhait de chacun, mais un arbre qui exauce les vœux de tous, pour de vrai...

Biographie de l'auteur

William Faulkner est l'un des écrivains les plus représentatifs de la littérature américaine. Né le 25 septembre 1897 à New Albany, dans le Mississippi, il interrompt ses études au début de la Première Guerre mondiale, s'engage dans l'aviation canadienne, gagne l'Angleterre où il est affecté dans la Royal Air Force et est blessé en France dans un accident de vol. De retour aux Etats-Unis, il publie, en 1919, son premier poème, intitulé " L'Après-midi d'un faune " et exerce divers métiers avant de se consacrer à l'écriture ; il est ainsi successivement peintre en bâtiment, facteur, libraire, charpentier. Son premier recueil de vers est imprimé en 1924 ; son premier roman, Monnaie de singe, paraît en 1926. Mais c'est Le Bruit et la Fureur (1929) et surtout Sanctuaire (1931) qui le révèlent au grand public. Désormais les romans s'enchaînent : Tandis que j'agonise (1930), Lumière d'août (1932), Pylône (1935), Absalon ! Absalon ! (1936), Descends, Moïse (1942)... En 1949, il reçoit le prix Nobel de littérature. L'Arbre aux souhaits, écrit vers 1927, n'a été publié qu'en 1967, cinq ans après la mort de son auteur.

 

FAULKNER, William : « Les Snopes »

Les convulsions que subit le comté de Yoknapatawpha, Mississippi, se propagent à partir d'une horde d'intrus rusés et opportunistes, les Snopes, ces canailles de petits blancs sans foi ni loi, dont l'ascension et la multiplication mettent en péril l'identité du Sud. Une fois l'onde de choc appréciée à sa juste mesure, le vieux Sud sort de sa léthargie et relève le gant. Une guerre inavouée, pernicieuse et sauvage, sorte de pendant de la guerre de Sécession.

 

FITZGERALD, Francis Scott : « Gatsby »

Dans le Long Island des années vingt, la fête est bruyante et la boisson abondante. Surtout chez Jay Gatsby. Aventurier au passé obscur, artiste remarquable par sa capacité à se créer un personnage de toute pièce, Gatsby, figure solaire par son rayonnement, lunaire par le mystère qu'il génère, est réputé pour les soirées qu'il donne dans sa somptueuse propriété. L'opulence, de même que la superficialité des conversations et des relations humaines, semblent ne pas y avoir de limites. C'est pourquoi l'illusion ne peut être qu'éphémère.

Parmi les invités de cet hôte étrange se trouve Nick Carraway, observateur lucide qui seul parvient à déceler une certaine grandeur chez Gatsby, incarnation de multiples promesses avortées. Ce roman visuel qui se décline dans des tons d'or, de cuivre et d'azur, s'impose également comme la chronique d'une certaine époque vouée, telle la fête qui porte en elle son lendemain, à n'être magnifique que le temps d'un air de jazz.

 

GABALDON,Diana : «Une affaire privée »

Londres, 1757. Par une belle matinée de la mi-juin, John Grey émerge de son club de gentlemen, le Beefsteak, en plein désarroi. Jeune aristocrate et haut gradé de l'armée de Sa Majesté britannique, il vient d'assister à une scène on ne peut plus " shocking "... Ses efforts pour éviter un scandale susceptible de détruire sa famille sont toutefois interrompus par une affaire plus urgente encore : la Couronne le charge d'enquêter sur le meurtre brutal d'un compagnon d'armes, soupçonné de haute trahison. Contraint de mener de front les deux investigations, le major Grey se trouve emporté dans un réseau de traîtrises politiques et sentimentales qui touche toutes les strates de la société... et menace tout ce qui lui tient à cœur. Des lupanars sordides du monde de la nuit aux salons d'apparat de la noblesse en passant par les entrepôts de la puissante Compagnie des Indes orientales, lord John se lance sur la piste d'un mystérieux valet de pied et d'une non moins intrigante femme en robe de velours vert...

Biographie de l'auteur

Auteur du " Cercle de pierre ", la grande saga entamée avec Le Chardon et le Tartan, Diana Gabaldon signe avec Une affaire privée le premier volet d'une envoûtante trilogie historique, où elle révèle un don certain pour l'énigme policière à l'anglaise, sans oublier les grandes passions amoureuses.

 

GESSEN, Keith : «La fabrique des jeunes gens tristes »

A chacun sa génération perdue. Après les "jeunes gens tristes" de Scott Fitzgerald et les trentenaires survoltés de Jay McInerney, voici Mark, Sam et Keith, les anti-héros du premier roman de Keith Gessen. Mark termine une thèse sur les mencheviks et consulte des sites pornographiques. Sam rêve d'écrire le " grand roman sioniste " mais perd beaucoup de temps à vérifier sa popularité sur Google. Keith soutient la candidature d'Al Gore. Tous trois possèdent le charme propre aux jeunes gens que leurs brillantes études ont condamnés à une lucidité aussi précoce qu'inutile. Touchants, exaspérants, irrésistibles, ces trois garçons sont les protagonistes d'une nouvelle éducation érotique et sentimentale. L'on ne saurait trop remercier l'auteur d'avoir pris le parti de la légèreté contre celui, si prévisible, de la gravité. Keith Gessen n'hésite pas à bousculer les vaches sacrées de l'avant-garde officielle, en lançant au passage quelques pétards sur les grognards de la gauche intellectuelle américaine, en toute injustice. Avec ce roman en forme de comédie, il rejoint d'emblée le peloton de tête d'une jeune littérature anglo-saxonne à l'esprit mordant.

Biographie de l'auteur

Keith Gessen est né en Russie et a grandi dans le Massachusetts. Contributeur régulier du New Yorker et du New York Times, il est l'un des fondateurs de la revue littéraire n + 1, qui mélange critique littéraire, analyse politique et fiction.

 

GOWAN, Lee : « Jusqu’au bout du ciel »

Marié, père de famille, le jeune Sam McMahon dirige une agence bancaire dans une petite ville de l'Ouest canadien. Homme de goût, il apprécie les costumes italiens de marque et adore l'opéra. Sam a tout l'air d'avoir " réussi " sa vie... Jusqu'au jour où sa femme le quitte pour son propre frère, qui a repris la ferme familiale. Surgit alors l'ombre de son grand-père, dont il porte le prénom, mort tragiquement l'année de ses neuf ans... Deux voix, celles du grand-père et du petit-fils, tissent un récit doux-amer auquel se mêlent un jeune couple indien, égaré dans une tempête de neige à bord d'une voiture volée, et une Asiatique chargée des repérages sur le dernier film d'un grand cinéaste américain... Avec un style élégant, un sens de l'espace étonnant, et grâce à de formidables personnages, Lee Gowan, l'un des meilleurs jeunes écrivains canadiens, réussit un roman original et complexé, tout à la fois poignant et drôle.

 

GRAYSON, Emily : « Les amants du belvédère »

Une fois par an, l'amour est au rendez-vous. Chaque 27 mai au crépuscule, un homme et une femme se retrouvent dans le square d'une petite ville non loin de New York. Tous les ans, ils fêtent leur rencontre, après s'être juré l'un à l'autre de rester fidèles à leur passion de jeunesse. Une passion brûlante et secrète qui pourtant les sépare depuis si longtemps... Au-delà des espoirs et des illusions de l'amour fou, ce roman nous entraîne, entre Paris, Londres et Florence, dans un voyage à travers le temps et les sentiments.

 

GREER, Andrew Sean : « Histoire d’un mariage »

Pearlie pense vivre un bonheur paisible. En 1949, à San Francisco, elle a retrouvé et épousé Holland Cook, son amour d'adolescence. Holland a survécu à la guerre et refuse d'en parler. Une chose est certaine: il n'est plus le même... Le passé ressurgit le jour où un homme d'affaires, Charles Drumer, s'immisce dans la vie du couple et propose à Pearlie un étrange marché.

Biographie de l'auteur

Né en 1969 à Washington, Andrew Seau Greer commence très tôt à écrire. Il vit à San Francisco. Il est également l'auteur des Confessions de Max Tivoli, disponible en Points.

 

GRISHAM, John : « Le dernier match »

John Grisham abandonne le thriller le temps d’un court roman. Une histoire poignante d’humanité et un hommage au sport dans la veine de Million Dollar Baby.

Eddie Rake va mourir. Pendant trente ans il a été le coach de l’équipe de foot du lycée de Messina, petite ville du Sud des États-Unis. Tandis que la nouvelle de son agonie se répand, les joueurs qu’il a entraînés au cours de sa longue carrière reviennent dans la ville en prévision des funérailles. Dans le stade vide de Messina où ils ont jadis connu la gloire, Nelly, Nat, Jesse et les autres se retrouvent pour attendre ensemble la dernière heure de leur coach. Ils se souviennent alors de leurs belles années… qui furent aussi les plus dures de leur vie. Et la question soudain surgit : faut-il aimer ou haïr Eddie Rake ? Lui doivent-ils le meilleur ou le pire de leur existence ?

Neely a cru qu’il deviendrait un grand joueur professionnel ; mais une blessure au genou en première année de fac l’a renvoyé à l’obscurité dont il était sorti trop jeune. De retour à Messina pour la première fois depuis l’accident, il se demande s’il doit pardonner à Eddie Rake d’avoir instrumentalisé sa jeunesse… Autour de lui, il y a Nat, le seul homosexuel avoué de Messina, le premier à avoir compris l’humanité qui se cache sous les méthodes de tortionnaire de Rake ; Jesse, qu’on va sortir du pénitencier où il purge ses vingt ans de prison pour lui permettre d’assister aux obsèques de son coach ; ou encore Mal, qui se rappelle avoir appliqué l’enseignement d’Eddie Rake pour survivre au Vietnam. Pendant ces quelques heures passées dans le stade vide, les héritiers d’Eddie Rake seront tous transformés par ce " dernier match "…

 

Biographie de l'auteur

Né en 1955, John Grisham a commencé par exercer la profession d'avocat. Passionné d'écriture, il écrivait à ses heures perdues. Avec La Firme, parue en 1991 et vendue à des millions d'exemplaires, il rencontra son premier grand succès. Depuis, L'Affaire Pélican, le Couloir de la Mort, Le Maître du jeu, L'Associé, La Loi du plus faible, Le Testament, L'Héritage, La Transaction, Le Clandestin (tous publiés chez Robert Laffont) ont déclenché le même enthousiasme auprès d'un nombre de plus en plus impressionnant de lecteurs.

 

HA JIN : « La mare »

Dans une petite commune industrielle du nord de la Chine, peu avant la mort de Mao, Shao Bin est ajusteur à l'usine d'engrais. Sa jolie femme Meilan et lui s'entassent avec leur fille de deux ans dans une pièce unique. Il attend avec impatience la liste de ceux à qui seront alloués les nouveaux appartements du Parc des Travailleurs. Quand la liste paraît, stupeur ! son nom ne figure pas, malgré son mérite et son ancienneté. Il se plaint aux dirigeants de la commune qui l'envoient promener. Fou de rage, Bin qui est aussi calligraphe et peintre amateur de talent, envoie au journal local une caricature signée dont la légende accuse les supérieurs de favoritisme et de corruption. Mais ce n'est qu'un début : d'autres dénis de justice et abus de pouvoir des cheffaillons lui inspirent d'autres caricatures vengeresses qui surgissent dans les journaux ou sur les panneaux d'affichage de l'usine. Et le litige s'envenime, porté de plus en plus haut lieu…

Premier roman de Ha Jin superbement rythmé, cocasse , parfois truculent, La Mare est tout à la fois une fable émouvante à l'ironie brechtienne sur la morale et le pouvoir, sur des êtres simples, dignes, mais pleins de ressources face à des forces qui les oppriment, une étude subtile qui laisse aux personnages et aux situations leur ambiguïté, tandis que les évocations pointillistes de la nature aux quatre saisons lui confèrent la grâce des estampes chinoises.

L'auteur vu par l'éditeur

Né en Chine en 1956, Ha Jin a servi six ans dans l'armée populaire de libération avant de quitter sa Chine natale pour les Etats-Unis en 1985 grâce à une bourse. Fait remarquable : après des études à Brandeis University, il a choisi la langue anglaise pour écrire deux volumes de poèmes, trois recueils de nouvelles et trois romans remarqués. Le deuxième, La longue attente (Seuil, 2002), couronné par le National Book Award, le PEN/Faulkner Award, finaliste du Pulitzer Prize, fait l'objet d'une adaptation cinématographique par Peter Chan (cf Tigre et Dragon et Le roi et moi). Le Seuil publie simultanément son premier roman, La mare, et son troisième, La démence du sage. Ha Jin vit dans le Massachusetts et enseigne l'anglais à l'université de Boston.

 

JAMES, Henry : « La maîtresse de M Briseux » et sept autres nouvelles.

La France a été une référence majeure pour Henry James durant toute sa carrière. Il y fait son premier voyage hors des Etats-Unis, avec ses parents, à l'âge de deux ans. Il y retourne à treize ans, acquérant ainsi une parfaite connaissance du français. Puis il séjourne un an à Paris, en 1875, avant de s'installer définitivement à Londres. La France, pour lui, est le territoire des moeurs libres entre hommes et femmes, qui le séduisent tout en choquant sa nature puritaine. Sa toute première nouvelle, Une tragédie de l'erreur, est une sorte de comédie noire, se déroulant au Havre, autour d'une femme adultère et criminelle. Même s'il s'est souvent irrité que le sujet romanesque français par excellence soit l'adultère, la position de James à l'égard de l'" immoralité " des Français a changé au cours de sa vie, et il a fini par voir plus de dureté et même de cruauté dans la rigidité moraliste américaine.

 

LODATO, Victor : « Mathilda Savitch »

C'est l'Amérique des minutes de silence, des peurs irraisonnées, des enfants qui se déguisent en terroristes. Mathilda Savitch, adolescente en colère, déborde d'imagination sur les circonstances de la disparition d'Helene, sa soeur, écrasée par un train. Une imagination dont elle joue au quotidien, que ce soit pour torturer son chien bien-aimé ou pour attirer l'attention de ses parents aux yeux desquels elle se sent transparente. Cruellement inventive, Mathilda cherche sa place. L'auteur impose un style nerveux, mélange d'interrogations et d'affirmations péremptoires, d'innocence et de dureté, de naïveté et de perversité. Sans clichés ni complaisances.

Biographie de l'auteur

Victor Lodato, poète et dramaturge, vit entre l'Arizona et New York a reçu de nombreux prix pour ses pièces de théâtre. Mathilda Savitch, son premier roman, l'a fait remarquer par les éditeurs du monde entier.

 

MATHESON, Richard : « Journal des années de poudre »

Après plusieurs années durant lesquelles leurs routes ne se sont pas croisées, le journaliste Frank Leslie rencontre par hasard son ami Clay Halser dans un saloon. Clay est une véritable légende de l'Ouest, la presse l'a surnommé " le Prince des Pistoliers ". Il a survécu à la guerre de Sécession, a été hors la loi un temps, marshal fédéral ensuite, avant de sombrer dans le désespoir et le jeu. A peine âgé de trente ans mais usé jusqu'à la trame, Clay n'a plus rien d'un homme ; il ressemble à une créature de la nuit. Alors que Frank est sur le point de demander à son ami quels sont les événements qui l'ont vampirisé à ce point, celui-ci est assassiné, laissant derrière lui une femme qui ne le pleurera pas, une fille de trois ans et un journal - quelques cahiers qui décrivent la vie quotidienne d'un homme confronté à la violence, condamné à payer au. prix fort son entrée dans l'Histoire. Avec le Journal des années de poudre, fantastique western ou peut-être western fantastique, Richard Matheson dresse un portrait impitoyable de la conquête l'Ouest. Ici, les cow-boys sentent la poussière et le sang, et les armes à feu ne sont toujours pas d'une fiabilité à toute épreuve.

 

MOSBY, Katherine : « Sous le charme de Lillian Dawes »

"Il y a presque toujours dans la vie un moment clé, un point divisant le temps entre un avant et un après - un accident ou une histoire d'amour, un voyage ou peut-être un décès". Ainsi commence le récit que fait Gabriel, dix-sept ans, de l'été qui changea le cours de sa vie. Renvoyé du pensionnat, il s'installe à Manhattan chez son frère Spencer, qui a renoncé à la carrière diplomatique pour la bohème littéraire. Enivré par sa liberté toute neuve, Gabriel goûte aux plaisirs de la ville et croise le chemin de Lillian Dawes. Artiste ? Aventurière ? Espionne ? Cette jeune femme, indépendante et mystérieuse, est de celles qui enflamment l'imagination des hommes. Ni Spencer ni Gabriel ne sortent indemnes de cette rencontre...Servi par une prose raffinée, un roman d'apprentissage dans le New York des années 1950.

Biographie de l'auteur

Professeur à l'université de New York, Katherine Mosby collabore au New Yorker et à Vogue. Poète et romancière, elle est l'auteur de trois romans. Sous le charme de Lillian Dawes est le deuxième. Il a fait partie de la sélection 2002 du New York Tintes. Née à Cuba en 1957, elle vit aujourd'hui à New York.

 

ROTH, Philip : « Le complot contre l’Amérique »

Juin 1940 : Charles A. Lindbergh, l’aviateur héroïque adulé des Américains, est choisi par le parti républicain comme son candidat aux élections présidentielles face à Franklin D. Roosevelt. La nouvelle fait l’effet d’une bombe. Car le brillant aventurier est aussi un admirateur de l’Allemagne nazie et un antisémite notoire. Tout comme les autres familles juives de Newark, les parents du petit Philip (le narrateur, âgé de sept ans) sont atterrés. Car, déjouant tous les pronostics, Lindbergh, exploitant à fond le pacifisme américain, imposant son slogan « Lindbergh ou la guerre ! » devient en novembre 1940 président des États-Unis. Dès son arrivée à la Maison-Blanche, il s’empresse de signer un pacte de non-agression avec Hitler, puis avec le Japon. Les Juifs ne tardent pas, alors, à être considérés comme des indésirables au même titre que les Noirs, puis pire encore… Mais, entre certains membres de la communauté juive qui soutiennent la paix à tout prix prônée par Lindbergh et ceux qui osent entrer en dissidence, voire créer des « brigades internationales » anti-nazies qui partent combattre en Europe, le fossé va s’élargir jusqu’à la rupture…

Avec ce roman de politique-fiction où il procède par une accumulation de détails précis, d’autant plus convaincants qu’ils s’appuient sur des documents authentiques (comme l’hallucinant discours antisémite réellement prononcé par Lindbergh en 1941), Philip Roth dessine le portrait aussi juste que dérangeant d’une Amérique frileuse, préoccupée avant tout de sa sécurité, certes éprise de grands idéaux, de paix et de justice, mais prête à piétiner ses principes si elle le croit nécessaire. Une Amérique d’hier et aussi d’aujourd’hui, qui est peut-être, à en croire l’auteur, la véritable Amérique.

 

ROTH, Philip : « Un homme »

Un homme. Un homme parmi d'autres. Le destin du personnage de Philip Roth est retracé depuis sa première confrontation avec la mort sur les plages de son enfance jusque dans son vieil âge, quand les maux physiques l'accablent. Entre-temps, publicitaire à succès, il aura connu épreuves familiales et satisfactions professionnelles. D'un premier mariage, il a eu deux fils qui le méprisent et, d'un second, une fille qui l'adore. Il est le frère d'un homme sympathique dont la santé lui inspire de l'amertume et l'ex-mari de trois femmes qu'il a entraînées dans des mariages chaotiques. En fin de compte, c'est un homme qui est devenu ce qu'il ne voulait pas être. Ce roman puissant - le vingt-septième de Roth - prend pour territoire le corps humain. Il a pour sujet l'expérience qui nous est commune et nous terrifie tous.

 

ROTH, Philip : « La tache »

Portrait d'une Amérique à la fois profonde et proche. Voilà le dessein de Philip Roth. Un portrait brossé sans mise à quatre épingles et à travers la figure centrale d'un professeur d'université, Coleman Silk, juif et noir à la peau claire, âgé de soixante et onze ans, accusé à tort de racisme puis à qui l'on reproche d'entretenir une relation avec une femme de trente-quatre ans, illettrée et agent d'entretien. De quoi faire tache dans la bonne conscience américaine, dans les Berkshires, où "il reste des gens, des péquenots comme des universitaires, qui n'auront jamais le bon goût de renoncer à leurs vieilles valeurs pour se mettre au pas de la révolution sexuelle. Des pratiquants étriqués, des maniaques des convenances."

 

SINGER, Isaac Bashevis : « Shosha »

Varsovie, 1939. Pour la communauté juive de Pologne, le temps des dernières illusions est passé. Le drame qui se prépare va tout emporter, tout détruire. Le jeune Arele Greidinger - qui ressemble comme un frère à Isaac Bashevis Singer à vingt-cinq ans - fait comme tout le monde : il vit " comme si ". Comme si le succès était quelque chose d'important, comme si on pouvait encore tomber amoureux, comme si demain existait... Arele a publié un livre que tout le monde lit à Varsovie. Alors qu'il travaille sur une pièce, sa principale actrice, Betty, qui est américaine, lui propose de l'épouser. Mais Arele a retrouvé Shosha, une petite amie d'enfance qu'il n'avait jamais réussi à oublier. Enfantine, fragile - arriérée, disent certains - Shosha va incarner toute la pureté, la fraîcheur, l'innocence dont il rêvait sous ses allures de jeune Don Juan blasé. On retrouve dans ce roman l'univers familier d'Isaac Bashevis Singer ; peuplé de rabbis miraculeux, de sages et de fous, de savants talmudistes et de jeunes révolutionnaires, il est comme " illuminé de l'intérieur ", transfiguré par la présence de la petite Shosha.

Biographie de l'auteur

Né en 1904 en Pologne, Isaac Bashevis Singer a émigré aux Etats-Unis en 1935. Auteur d'une quinzaine de romans, de nouvelles et de nombreux ouvrages pour la jeunesse, il a reçu le prix Nobel de littérature en 1978.

 

WHARTON, Edith : « Une affaire de charme »

Un milliardaire de Wall Street se retrouve littéralement envahi par la très entreprenante famille de sa toute jeune et ô combien charmante épouse. Une femme mariée plante son amant à la gare pour rester avec son mari parce qu'elle s'est trompée de jour pour sa permanente. Jeunes intrigantes, maris trompés, de New York à Venise en passant par Paris, Edith Wharton plonge dans les profondeurs ténébreuses de ces coeurs amoureux, disséquant avec une savoureuse férocité cet univers cosmopolite et mondain. 

Biographie de l'auteur

Edith Wharton est née à New York en 1862. Auteur de nombreux livres, comme Sur les rives de l'Hudson, Les dieux arrivent ou La récompense d'une mère, elle reçoit en 1921 le prix Pulitzer pour Le temps de l'innocence. Venue s'installer en France, elle rédige son autobiographie, Les chemins parcourus, et meurt en 1937.

 

BALLARD, James Graham : « Super Cannes »

À l'aube du IIIe millénaire, la côte d'Azur est devenue la nouvelle perle high-tech du sud de la France. Sur les hauteurs de Cannes s'élève désormais Eden-Olympia – "Cité de l'intelligence" – et future Silicon Valley européenne. Aussi, de la Croisette au paquebot résidentiel de Marina-Baie des Anges, rien ne doit venir contrarier les hommes et les femmes venus y travailler, attirés par la sécurité et l'efficacité, et ne se souciant pas un seul instant de l'envers du décor. Dans ce paradis artificiel d'un nouveau genre, Paul Sinclair débarque à bord de sa Jaguar millésimée, accompagnant sa jeune femme médecin, Jane, venue pour remplacer le docteur Greenwood au poste de pédiatre d'une luxueuse clinique. Or, le docteur Greenwood vient de défrayer la chronique en assassinant sept cadres supérieurs avant de se suicider. Un geste de folie ? Sinclair, qui profite de son temps libre pour explorer le microcosme d'Eden-Olympia, finit par reconstituer le parcours mortel du docteur Greenwood et découvre sous l'apparente honorabilité la face cachée de l'extrême libéralisme.

J. G. Ballard, passé maître dans l'art d'une fiction s'insinuant dans les failles de la réalité, décrit cette fois les utopies les plus effrayantes d'un capitalisme à outrance. Il est également l'auteur, entre autres ouvrages, de Crash dont la version filmée par David Cronenberg avait suscité la controverse.

 

BRINK, André : « Dans le miroir »

Au Cap, Steve est architecte. Marié et père de deux enfants, séducteur et carriériste, il découvre un matin avec effroi que la couleur de sa peau a changé. Cet homme qui jusqu'alors se payait le luxe de ne pas être engagé politiquement, ce Blanc avide de privilèges, se retrouve soudain du mauvais côté de l'histoire sud-africaine. Au soir de cette étrange métamorphose, Steve est confronté à la violence d'un groupe armé et cagoulé... Dans le restaurant où se déroulait l'attaque dînaient également un pianiste et une soprano. Incapables d'oublier la violence de cette soirée, ils partent pour quelques jours à l'écart de la ville. Mais cette soudaine promiscuité révèle en eux une dangereuse fascination... Dans ces deux récits qui, avec La Porte bleue (Actes Sud, 2007), se répondent en composant un subtil triptyque, André Brink met en scène deux couples aux vies parallèles et qui subissent sous un éclairage différent de troublantes épreuves. Jouant en virtuose de la réalité comme du paraître, l'auteur explore de façon envoûtante leur identité. Comme si l'Afrique du Sud avait à ce niveau un pouvoir de destruction aux frontières du sortilège.

 

BROOKNER, Anita : « Une chute très lente »

Retour sur l’enfance, flash-back sur les souvenirs, précis sur les méthodes pour remplir le temps de la solitude, le livre d’Anita Brookner, outre son titre, ne présageait rien de nouveau et avait l’allure d’un plat convenu et fade. Sacrée surprise, il prouve que le roman à l’ancienne peut laisser un écho chez bien des jeunes âmes, parce qu’il sait renouveler toutes ces méthodes que sont le découpage, le rythme, le suspens. Curieusement, les héroïnes, deux sœurs anglaises proches de la retraite qui vieillissent en s’épiant, surprennent. Le regard porté sur la place du travail également. Au fil des pages, on se surprend à les apprécier sans les plaindre ni les juger, et on se laisse interroger. Cette capacité à s’embourber dans des diktats familiaux, à regarder la vie comme un film dont on ne serait ni le metteur en scène ni le scénariste, serait-ce la nôtre ? Quand faut-il renoncer au plaisir et d’ailleurs qu’est-ce que le plaisir ? Vivre seul, est-ce mourir doucement ? Voilà quelques-unes des questions pointées par cette grande dame du roman. Au-delà, cette antithèse au roman à la mode impose une langue riche, classique, balzacienne, qui doit sans doute beaucoup à une traduction, précise et sans emphase. Intuitivement, on la pressent très fine, un peu comme si l’on devinait l’empathie de la traductrice avec son sujet. Une chute très lente est un livre qui flirte avec le chic anglais, surmonté de ces petites anicroches d’excentricité dont sont capables les gens de ce pays. Un vrai ravissement.

 

CONRAD, Joseph : « Nouvelles complètes »

« Parler de Conrad, c'est parler tout naturellement de Rimbaud, la ressemblance entre les deux destins est plus que frappante - évidente », écrit Jacques Darras dans sa préface. Découvrir ou redécouvrir, dans leur ordre chronologique, ces trente nouvelles, c'est mesurer le caractère exceptionnel de ce destin qui conduit le jeune aristocrate polonais exilé par l'empire russe, après quinze années d'aventures sur toutes les mers du globe, à devenir l'un des plus grands romanciers de langue anglaise du début du XXe siècle. C'est aller des merveilleux récits maritimes encore hantés par la séduction de l'Orient jusqu'aux nouvelles où il jette sur la vision poétique et sur la société de son temps un regard d'une ironie impitoyable et d'une pénétration qui font de lui le maître du récit politique moderne. Qu'advient-il, demande Conrad, quand les Rimbaud tombent dans le commerce alors qu'ils étaient partis vers de visionnaires croisades ?

« Et je me rappelle ma jeunesse, ce sentiment qui ne reviendra plus - le sentiment que je pouvais durer éternellement, survivre à la mer, au ciel, à tous les hommes: ce sentiment dont l'attrait décevant nous porte vers des joies, vers des dangers, vers l'amour, vers l'effort illusoire - vers la mort: conviction triomphante de notre force, ardeur de vie brûlant dans une poignée de poussière, flamme au coeur, qui chaque année s'affaiblit, se refroidit, décroît et s'éteint - et s'éteint trop tôt, trop tôt - avant la vie elle-même. Et c'est encore ainsi que l'Orient m'apparaît. » - Joseph Conrad, Jeunesse, 1898

 

 

FOLLETT, Ken : « Le réseau Corneille »

Fin mai 1944, les armées alliées préparent le débarquement sur les côtes normandes. Dans le village de Sainte-Cécile, à quinze kilomètres de Reims, les Allemands ont installé un central téléphonique à l'intérieur d'un château historique. En vain, l'aviation britannique a essayé de détruire cette place stratégique. Un raid des résistants locaux organisé par Betty Clairet, major de vingt-neuf ans dans l'armée anglaise, s'est également soldé par un échec car le MI6 avait sous-estimé les effectifs de la garnison. Revenue à Londres en ayant subtilisé le laissez-passer d'une femme de ménage du central téléphonique, Betty réussit à convaincre ses supérieurs d'organiser une nouvelle tentative de sabotage en recrutant elle-même quelques femmes qui vont former un commando unique en son genre. Elles ont une semaine pour réussir leur mission mais elles ignorent qu'à Sainte-Cécile, un agent de renseignement nazi a pu obtenir des informations capitales sur la résistance en torturant un des rescapés de l'assaut manqué.

Ken Follett excelle par-dessus tout dans le thriller historique et son roman, qui se déroule durant les dix jours qui précédèrent le débarquement allié du 6 juin 1944, ne

déroge pas à la règle. Construit selon une suite de rebondissements dramatiques qui opposent en permanence les deux camps, Le Réseau Corneille met en lumière le rôle indispensable joué par la résistance, et plus particulièrement la place tenue par les femmes dans ce combat quotidien.

 

 

HUTH, Angela : « Amour et désolation »

George Elkin, jeune diplômé d'Oxford, ne gérera pas le cabinet d'avocats de son père qui vient de mourir. Depuis toujours il rêve de reprendre la ferme familiale. Il va se lancer dans cette aventure bucolique avec l'aide de deux amis d'enfance qui exploitent une proprio voisine : Prodge et sa sueur Nell. C'est au moment l'amour de Nell pour George s'épanouit qu'il reçoit visite de Lily, une copine d'université. Lily va s'installer. Rêves et désirs vont tourner à la pire confusion tant que l'Angleterre rurale affronte une crise dramatique. A la fois dramaturge habile et fine aquarelliste des âmes. Angela Huth livre, dans ce huis clos mouvementé, un roman sur la confusion des sentiments, sur fond de crise de la vache folle.

 

KELLY, Cathy : « Le meilleur de la vie »

Elles n'ont rien en commun mais seront pourtant bientôt inséparables ! Abby, star du petit écran dont le couple est un naufrage, Lizzie, divorcée qui ne pense qu'aux autres, et Erin, de retour en Irlande après neuf ans d'absence, se retrouvent régulièrement dans le salon de beauté de Sally, mère de famille hyperactive aux soirées très prisées. Dans leur nouveau QG, les quatre femmes vont apprendre à se connaître, partager leurs plus intimes secrets et prendre conscience du lien qui les unit. Et c'est au moment le plus critique, quand le malheur va frapper, qu'elles vont tester la force de leur amitié et apprécier réellement le meilleur de la vie...

 

PILCHER, Rosamunde : « La maison abandonnée »

Virginia n'a jamais oublié l'homme qu'elle avait rencontré à la fin de son adolescence, au cours de vacances en Cornouailles... Stanley avait peint la vie de couleurs magiques et promis de l'appeler avant son retour à Londres. Mais elle était repartie déçue et blessée par son silence. Dix ans plus tard, jeune veuve et mère de deux enfants, elle revient en Cornouailles et, cherchant à louer une villa, laisse ses pas la conduire jusqu'aux falaises qui lui rappellent irrésistiblement Stanley. Leurs chemins se croiseront-ils une seconde fois ? Les années de silence et de séparation ont-elles altéré leurs sentiments inavoués ?

 

ROSNAY, Tatiana de : « Rose »

Paris, sous le Second Empire. Des centaines de maisons sont rasées et des quartiers réduits en cendres. Alors que le vieux Paris s'effondre sous les ambitions du baron Haussmann, de nombreux Parisiens protestent sans parvenir à infléchir les ordres d'expropriation. Dans sa maison de la rue

Childebert, à l'ombre de l'église Saint-Germain-des-Prés, Rose Bazelet mène une vie paisible, rythmée par la lecture du Petit Journal, les visites à Alexandrine, sa locataire et amie fleuriste du rez-de-chaussée, les soins de Germaine et Mariette ses domestiques dévouées. Jusqu'au jour où elle reçoit une lettre de la préfecture, la sentence tombe : le tracé du boulevard St Germain passe par chez elle, rue Childebert. Liée par une promesse faite à son défunt mari, Armand, Rose ne peut envisager de quitter la demeure familiale. Déterminée à résister jusqu'à son dernier souffle, elle confie à Armand, son amour disparu, son combat quotidien. De lettres en lettres, elle replonge dans

son passé et dévoile peu à peu un secret qu'elle a gardé pendant plus de trente ans. Dans ce roman épistolaire, Tatiana de Rosnay nous entraîne au coeur d'un monde où les petits métiers, herboriste, relieur, chiffonnier fleurissaient, et dont il ne reste que les vestiges. Tandis qu'une page de l'Histoire se tourne, Rose devient le témoin d'une époque et raconte le traumatisme suscité par ces grands travaux d'embellissement. Entre introspection et rédemption, ces lettres rendent hommage au combat d'une femme seule contre tous. Dans cette ode à la capitale, les maisons regorgent de secrets et les murs sont imprégnés de souvenirs.

 

SAMSON, C.J. : « Un hiver à Madrid »

Harry Brett a peut-être eu tort d'accepter la mission de l'Intelligence Service. Neuf ans après sa première visite, le jeune homme retourne à Madrid dans des conditions épouvantables : la guerre d'Espagne a transformé la capitale en un champ de ruines tenu d'une main de fer par Franco. L'ancien camarade de classe qu'il doit surveiller est devenu l'ami des fascistes. Et le souvenir de Bernie, son vieil ami porté disparu pendant la guerre civile, flotte dans les rues madrilènes. L'hiver 1940 promet d'être long pour l'apprenti agent secret. A moins que la rencontre de Sofia, jeune et éblouissante républicaine, ne change tout pour Harry, englué dans cette ville de faux-semblants et de trahisons...

Biographie de l'auteur

C J Sansom est né en Angleterre en 1952 et vit dans le Sussex. Après des études de lettres et d'histoire à l'université de Birmingham, il a exercé divers métiers dont celui d'avocat. Il se consacre désormais à l'écriture et est l'auteur de plusieurs romans parus chez Belfond : Dissolution (2004), Les Larmes du Diable (2005), Sang royal (2007), Un hiver à Madrid (2008) et Prophétie (2009).

 

SHAFAK, Elif : « La bâtarde d’Istanbul »

Chez les Kazanci, Turcs d'Istanbul, les femmes sont pimentées, hypocondriaques, aiment l'amour et parlent avec les djinns, tandis que les hommes s'envolent trop tôt pour l'au-delà ou pour l'Amérique. Chez les Tchakhmakhchian, Arméniens émigrés aux Etats-Unis dans les années 1920, quel que soit le sexe auquel on appartient, on est très attaché à son identité et à ses traditions. Le divorce de Barsam et Rose, puis le remariage de celle-ci avec un Turc nommé Mustafa suscitent l'indignation générale. Quand, à l'âge de vingt et un ans, la fille de Rose et de Barsam, désireuse de comprendre d'où vient son peuple, gagne en secret Istanbul, elle est hébergée par la chaleureuse famille de son beau-père. L'amitié naissante d'Armanoush Tchakhmakhchian et de la jeune Asya Kazanci, la " bâtarde ", va faire voler en éclats les secrets les mieux gardés...

Biographie de l'auteur

Fille de diplomate, Elif Shafak est née à Strasbourg en 1971. Elle a passé son adolescence en Espagne avant de revenir en Turquie. Elle est titulaire d'un Master of Gender and Women's Studies et d'un Phd en Sciences Politiques. Elle a enseigné aux Etats-Unis (Arizona) la politique du Proche-Orient. Internationalement reconnue, Elif Shafak est l'auteur de neuf livres, dont Bonbon Palace (Phébus, 2008). Elle vit aujourd'hui à Istanbul.

 

SHARPE, Tom : « Comment échapper à sa femme et ses quadruplées …. »

Loin d'être séduit par la perspective de vacances en famille, notre ami Wilt s'invente un cours de théorie marxiste pour échapper à l'embarrassante invitation d'un oncle américain. Alors que sa femme et ses quadruplées s'envolent pour le Nouveau Monde, il décide de partir à l'aventure à

travers l'Angleterre... L'occasion rêvée de nous offrir ce condensé explosif d'humour british, burlesque et caustique à souhait ! " Attention, danger ! La fréquentation du Britannique Tom Sharpe provoque une maladie incurable, particulièrement contagieuse, l'épilepsie hilarante. Tout ça à cause de romans délicieusement foldingues : un cocktail savamment dosé de burlesque, de delirium à la Ubu et de gaudrioles à la Mack Sennett. A quoi il faut ajouter un sens

redoutable de la satire, sous la plume d'un caricaturiste fielleux qui ne cesse de tailler des croupières à la perfide Albion. " André Clavel, Le Temps

Biographie de l'auteur

Tom Sharpe, le bien nommé (sharp signifie " futé " en anglais), est né en 1928 en Angleterre. Après des études à Cambridge, il sert dans les Marines avant de s'installer en 1951 en Afrique du Sud. Travailleur social puis professeur, il dirige également un studio de photographie. Dix ans plus tard, Tom Sharpe est expulsé pour avoir écrit et représenté une pièce contre le régime de l'apartheid. De 1963 à 1972, il enseigne l'histoire au College of Art and Technology de Cambridge. Reconnu depuis Wilt 1 comme l'un des plus grands humoristes anglais contemporains, Tom Sharpe a reçu, en 1986, le Grand Prix de l'humour noir pour l'ensemble de son œuvre. Son dernier roman, Comment échapper à sa femme et ses quadruplées en épousant une théorie marxiste est la quatrième aventure de Wilt. Tom Sharpe s'est aujourd'hui installé en Catalogne, pour fuir le système de santé britannique, comme il se plait à le dire.

 

LAGERLOF, Selma : « Les liens invisibles »

Ce que sont les liens invisibles qui réunissent la vingtaine de nouvelles composant ce recueil - écrit en 1894 par Selma Lagerlöf, après son premier roman, La Saga de Gösta Berling -, ce sera finalement au lecteur de le définir. S'agit-il des présences magiques qui hantent la forêt où des paysans ont tué un ours le jour de Noël, et la lande où une jeune femme visionnaire danse jusqu'à en mourir ? S'agit-il des chaînes secrètes qui lient hommes et femmes aux anciens membres de leur famille ? On pourrait aussi penser à la communauté de destin entre la jeune fille bernée par un menteur, la femme liée à la disparition d'une ville sous les eaux et ces militantes des droits des femmes ou des pauvres... De terribles spectres passent, cachés derrière un portrait, dissimulés dans une armure ou sous l'habit d'un cocher de fiacre. La nature toujours est présente, des fleurs tranquilles d'un jardin aux vagues grises de la mer et aux grottes de montagne, refuge des renégats. Et Selma Lagerlöf, une fois encore, maîtrise à la perfection ces éléments, des plus austères aux plus luxuriants, pour dresser de changeants décors aux drames humains tissés de culpabilité et d'espoir, de remords et d'amour, tramés de fils qu'hommes et femmes négligent trop souvent mais qui déterminent leurs vies

Biographie de l'auteur

Selma Lagerlöf (1858-1940), Prix Nobel de littérature en 1909, est sans conteste l'un des plus célèbres écrivains suédois. Son œuvre est nourrie des légendes et de l'histoire de la région du Värmland, merveilleusement transposées par son imagination lyrique hors du commun. Parmi ses livres les plus fameux, on peut citer La Saga de Gösta Berling et le texte qui lui valut sa renommée internationale. Le Merveilleux Voyage de Nils Holgersson à travers la Suède, réédité par Actes Sud dans sa version intégrale en 1990. Chez Actes Sud ont aussi paru Le Livre de Noël (1994), Des trolls et des hommes (1995), Màrbacka (1997), Le Cocher (1998), Le Banni (1999) et Le Violon du fou (2001).

 

MAZETTI, Katarina : « Le mec de la tombe d’à côté »

Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari, qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire et citadine, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance, rempli de livres. Au cimetière, elle croise souvent le mec de la tombe d'à côté, dont l'apparence l'agace autant que le tape-à-l'œil de la stèle qu'il fleurit assidûment. Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s'en sort comme il peut, avec son bon sens paysan et une sacrée dose d'autodérision. Chaque fois qu'il la rencontre, il est exaspéré par sa voisine de cimetière, son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie. Un jour pourtant, un sourire éclate simultanément sur leurs lèvres et ils en restent tous deux éblouis... C'est le début d'une passion dévorante. C'est avec un romantisme ébouriffant et un humour décapant que ce roman d'amour tendre et débridé pose la très sérieuse question du choc des cultures.

Biographie de l'auteur

Née en 1944, Katarina Mazetti est journaliste à la radio suédoise. Auteur de livres pour la jeunesse et de romans pour adultes, elle a rencontré un succès phénoménal avec Le Mec de la tombe d'à côté, traduit en de nombreuses langues.

 

FOGTDAL, Peter H : « La naine du tsar »

Intelligente, érudite et impertinente, un peu sorcière aussi, Sorine Bentsdatter est experte dans la préparation d'herbes secrètes dont elle fait un usage pas toujours orthodoxe. Il faut dire que la vie n'a guère été clémente pour la naine danoise en ce XVIIIe siècle. Orpheline de mère, vendue par son père à l'âge de douze ans à un comte très croyant, toujours montrée du doigt, ridiculisée et souvent maltraitée... de quoi haïr Dieu et tout le genre humain, y compris les autres nains dont elle refuse de partager le sort. Par-dessus tout, elle tient à sa dignité et à son mauvais caractère. C'est en créant un scandale à la cour de Frédéric IV qu'elle attire l'attention de Pierre le Grand, tsar de Russie en visite à Copenhague. Elle lui est offerte en guise de présent, puis trimballée sur les routes d'Europe avant de séjourner à Saint-Pétersbourg puis en Pologne. A travers le regard sans indulgence de la narratrice, l'auteur décrit les secrets, les faiblesses, les travers de ceux qui gouvernent et de ceux qui les servent, tout en recréant la réalité d'une époque. Mais au-delà de l'intérêt historique, ceci est avant tout le témoignage, émouvant et toujours actuel, d'une personne dite " différente" qui ne trouve pas sa place dans la société de son temps.

Biographie de l'auteur

Peter H. Fogtdal est né en 1956 à Copenhague. Son parcours est aussi éclectique que son œuvre. Animateur radio, astrologue, formateur, il est l'auteur d'une dizaine de romans qui s'attachent à des périodes historiques fortes. Sont aussi traduits en français Le rêveur de Palestine et Le front chantilly. Ce dernier s'est vu attribuer le Prix littéraire des Ambassadeurs francophones du Danemark en 2005.

 

APPANAH, Natacha : « Le dernier frère »

Lorsque David lui apparaît en rêve, Raj se retrouve projeté dans son enfance : les champs de canne, un père à la violence prévisible, la tendresse maternelle, les jeux près de la rivière avec ses frères, le soleil brûlant, les pluies diluviennes. Un bonheur précaire balayé par un cyclone, et l'installation de la famille près de la prison où vivent de mystérieux réfugiés. Le 26 décembre 1940, l'Atlantic accoste à Port-Louis avec, à bord, quelque 1500 Juifs, refoulés de Palestine et déportés à l'île Maurice, alors colonie britannique. À cette époque Raj ignore tout du monde et des tragédies qui s'y déroulent. Au soir de sa vie, il est rattrapé par le souvenir de ces événements qui l'ont marqué au fer rouge. Et par la honte d'être un homme.

Biographie de l'auteur

Nathacha Appanah est née en 1973 à Mahébourg (île Maurice). Elle vit à Paris et travaille pour une ONG.

En trois romans parus chez Gallimard - Les Rochers de Poudre d'Or (2003, prix RFO 2003) ; Blue Bay Palace (2004, grand prix littéraire des océans Indien et Pacifique) ; La Noce d'Anna (2005, prix grand public du Salon du livre) - Nathacha Appanah a imposé une œuvre puissante, proche d'Arundhati Roy et de J.M. Coetzee.

 

ASSOULINE, Pierre : « Le portrait »

Et si un tableau pouvait parler ? Dire tout ce qu'il voit et tout ce qu'il entend, partout où il est accroché ? Le portrait de la baronne Betty de Rothschild, peint par Ingres en 1848, raconte un siècle et demi des fastes et des tourments de sa famille. Du 19 rue Laffitte, où se croisaient le duc d'Orléans, Rossini, Chopin, Balzac, Adolphe Tiers et Napoléon III, à l'hôtel Lambert aujourd'hui, en passant par les années sombres de l'Occupation et les généreux prêts aux musées, se dévoile l'une des plus célèbres et des plus secrètes dynasties financières d'Europe.

Biographie de l'auteur

Pierre Assouline est journaliste et écrivain. Il est l'auteur d'une vingtaine de livres, des biographies, notamment du collectionneur Moïse de Camondo et du photographe Henri Cartier-Bresson, ainsi que des romans " La cliente ", " Double vie ", " Etat limite ", " Lutetia ", " Le portrait ", " Les invités ".

 

AZZEDINE, Saphia : «

 Mon père est femme de ménage »

Avec le sens de la formule, le rythme virevoltant, la verve irrésistible qui ont fait le succès, en librairie et au théâtre, de Confidences à Allah, Saphia Azzeddine donne la parole à Paul, 14 ans. Il a une famille impossible, des amours inexistantes, sa cité est lugubre, son avenir douteux, mais il a découvert une arme pour s'en sortir : les mots, et il commence à se demander si la fatalité ne peut pas être vaincue, parfois.

 

BARBIER, Elizabeth : « Les gens de Mogador »

Du Second Empire à la Seconde Guerre mondiale, trois femmes, Julia, Ludivine et Dominique Vernet, se succèdent pour diriger le domaine provençal de Mogador. Trois femmes qui, chacune à sa manière et selon son époque, luttent au nom de l'amour, de la liberté individuelle et du bonheur contre les antagonismes de la politique, les fatalités de la guerre et les interdits de la morale. Une chronique intimiste où la langue authentique et riche, la psychologie chaleureuse, l'occitanisme fervent de l'auteur se mêlent pour créer un climat romanesque singulier fait de parfum de vendanges, de goût de la passion et d'énergie féminine.

Biographie de l'auteur

Elisabeth Barbier est née à Nîmes, le 25 avril 1911. Après des études de lettres à Paris où elle s'intéressa au théâtre et fut l'amie des Pitoëff, elle épousa un médecin et s'installa à Avignon. Elle participa à la création du Festival et fut une des proches de Jean Vilar. Elle fut membre du jury du prix Femina. Elle s'est éteinte le 19 février 1996.

 

BEN JELLOUN, Tahar : «Le dernier ami »

Le Dernier ami est peut-être le plus étrange des romans de Tahar Ben Jelloun. Sa brièveté, volontaire, induit une écriture épurée, précise et limpide à la fois. Plus étrange encore : ce texte commence dans le ton de ce qu'on pourrait appeler une littérature d'aveu, mais qui se trouvera ici subverti. En effet c'est d'un double aveu qu'il s'agit, d'un aveu "croisé" pourrait-on dire de sorte que chacun de ces aveux jette un trouble sur la véracité de l'autre. Roman cruel et dérangeant sur l'amitié, c'est aussi un livre sur la sincérité, sur l'impossible et périlleuse sincérité.

Enraciné dans la réalité marocaine des cinquante dernières années, très concret dans ses péripéties, ce roman atteint cependant à l'universel.

À travers le témoignage contradictoire de deux hommes qui furent longtemps amis, un court roman sur l'amitié et la trahison. L'histoire commence dans le Maroc des années 50 et 60, décennies marquées par la répression policière et la tentation des jeunes pour l'utopie révolutionnaire. Il s'achève dans la mélancolie tangéroise de la fin du siècle, dans une société marocaine à la fois moderne et toujours archaïque.

Avec une incroyable constance, suivi de livre en livre par un public considérable, Tahar Ben Jelloun approfondit ici les thèmes qui hantent tous ses livres : amitié, amour, plaisir, oppression, difficulté des rapports entre hommes et femmes, etc. Il les approfondit en ce sens qu'il s'approche sans cesse davantage du feu. On verra que ce roman-là brûle pour de bon…

 

BENZONI, Juliette : « Suite italienne »

Cette suite italienne se compose de tableaux où brillent les grands personnages de la Renaissance. À chaque famille correspond une cité au vaste rayonnement. Rome, bouillant comme un chaudron de sorcière sous ses papes jouisseurs, artistes et sanguinaires mais tremblant sous le fouet de César Borgia, dont le masque noir cache les ravages de la syphilis. Florence, soumise comme une femme amoureuse à la laideur puissante mais si pleine de charme de Laurent de Médicis. Ferrare et ses duchesses rebelles, Venise et sa sorcière, Milan et le dernier bal de Béatrice d'Este... Dans le même temps, la vieille terre italienne allait offrir au monde une civilisation qui servira de modèle. Avec son immense talent, Juliette Benzoni nous conte les fantastiques chroniques de ces souverains et souveraines, qui par leur beauté et leurs excès entrèrent dans l'éternité...

 

BURON, Nicole de : « Drôle de Sahara »

Hier on mourait de soif au Sahara : aveuglé, étouffé, loin des pistes par de terribles simoun. On y desséchait de chaleur le jour, on y grelottait de froid la nuit. Aujourd'hui, on rit au Sahara. Ce livre en est la preuve. L'humour d'une jeune et jolie femme, Nicole de Buron, spirituelle et moqueuse, fait retentir sur les vastes étendues désertiques, d'oasis en oasis, les échos d'une irrésistible gaieté. Guillaume le mari, nonchalant, bohème, truffé de tous les défauts masculins prétend que sa femme est insupportable. Elle, Pénélope, ronde petite femme un peu hurluberlue répond qu'il est odieux. Se supportant mal à Paris, ils ont décidé de passer leurs vacances en plein désert. Curieuse idée ! Ecrasés par une masse de bagages hétéroclites qui encombrent la voiture, ils se débattent dans les situations les plus comiques qu'ils sont seuls à ne pas trouver drôles.

Biographie de l'auteur

L'auteur Nicole de Buron est un peu comme son héroïne : elle aime rire de tout, d'elle-même, des autres, de la vie. Dans Drôle de Sahara, livre divertissant, aventureux et espiègle, elle se moque souvent des hommes pour le plaisir des lectrices. Mais pour la joie des lecteurs, elle sait aussi malicieusement se moquer d'elle-même dans les sables de ce Sahara cocasse où, avec elle, elle nous convie à passer de drôles de vacances.

 

CHAMPION, Jeanne : « Le fils du silence »

Au cours d'une visite dans un musée, vous découvrez un tableau qui vous intrigue : à qui appartient ce visage renversé éclairé par la bougie d'un jeune valet ? La lumière rendue par le peintre Georges de la Tour, la main du jeune homme, le profil du mort inconnu hanteront ce récit jusqu'au bout. Qui est cet étranger qui a choisi un dessous d'escalier pour y vivre durant dix-sept ans avant d'y rendre l'âme ? Alexis, qui hanta la chrétienté du Ve au XIXe siècle, fut le fils unique d'une riche famille romaine qui l'envoya terminer ses études chez l'empereur. A l'adolescence, son père le rappela à la maison afin de le marier. Disparu le soir de ses noces, sa famille le fit désespérément chercher. En vain. Il se réfugia en Orient, jusqu'au jour où il décida de partir sur les traces de saint Paul de Tarse. A la suite d'une tempête, il échoua sur un rivage proche de Rome où il se rendit. Après avoir demandé asile à son père - personne parmi ses intimes ne le reconnut - il vécut durant dix-sept ans sous l'escalier du palais paternel où les serviteurs le traitèrent comme un chien. Avant de mourir, il écrivit ses mémoires, accablant cette famille qui n'avait pas su reconnaître le fils tant pleuré. Pourquoi Alexis a-t-il attendu d'être mort pour révéler son identité ? Qui lui a dicté un geste aussi cruel pour ceux qu'il n'a cessé de faire souffrir ?

Biographie de l'auteur

Peintre, biographe et romancière, Jeanne Champion a publié de nombreux romans ; elle est l'auteur de Lambeaux de mémoire (Pion, 2001), et de Mémoires en exil (Fayard, 1989) où elle donne la parole aux émigrés et aux déracinés. Dans J'hallucine (Mille et une nuits, 2002), elle répond au désarroi et à la violence des adolescents du Val-Fourré. Les E ditions Fayard ont réédité sa biographie de Suzanne Valadon (prix Goncourt de la biographie) et publié Le Terrible, récit inspiré de la vie du tsar Ivan (2005).

 

CHOCAS, Viviane : « Bazar Magyar »

" Parfois, il suffit de manger pour que tout, ou presque, puisse être dit. " Pour Klara, c'est une aubaine, car Zsuzsa et Péter, ses parents, ne lui ont rien dit, rien transmis de leur histoire, restée cadenassée derrière le rideau de fer. Même leur langue maternelle, ils l'ont comme oubliée. Seule concession à leurs origines, la cuisine de Zsuzsa entre goulasch et Tokay. Klara chérit ce lien. Son alphabet intime ce sont ces voyelles paprika, ces consonnes galuska, ces accents graves au goût de noix, aigus à l'amertume du concombre. Pour le reste, elle va tout imaginer - la fuite hors de Hongrie en 1956, ses oncles et tantes, les rives du Danube. Pièce par pièce, mot par mot, elle recompose son identité, , son " bazar magyar ", jusqu'à s'approprier l'histoire familiale d'avant l'exil, jusqu'à faire le voyage. Quête des origines, guidée par les saveurs qui font surgir les souvenirs, Bazar magyar est un festin littéraire.

Biographie de l'auteur

Née en 1962, à Paris, de parents nés à Budapest, Viviane Chocas est journaliste reporter depuis vingt ans. Bazar magyar est son premier roman.

 

COURTILLE, Anne : « La chambre aux pipistrelles »

En 1840, au sein de la bonne société de Clermont-Ferrand, la jeune Hortense évolue dans le secret de son histoire familiale et s'éveille aux idées modernes. Hortense vit chez sa grand-mère, aristocrate auvergnate à Bellemaison, proche du domaine de Randan. Faisant fi des manières et des usages de son rang, la jeune fille fréquente Procule, fille et petite-fille de guérisseuses, et est révoltée par le sort misérable réservé aux métayers du domaine. L'histoire familiale de la jeune fille est riche en secrets et en drames. Hortense devient bientôt la protégée d'une amie de sa mère, Delphine Beaumont, qui gravite dans la haute société clermontoise. Là, elle fait la rencontre déterminante d'hommes et de femmes progressistes et passionnés. Parmi lesquels Anatole, dont elle tombe amoureuse... A travers ce roman où s'entremêlent intrigues familiales et amours interdites, Anne Courtillé évoque la création des premières crèches et du chemin de fer, le progrès scientifique avec le savant Lecoq, le socialisme en marche, et peint la ville de Clermont-Ferrand, qui lui est si chère.

 

DARNE, Alain : « Lété de feu »

1793 : Paris a instauré le régime de la Terreur. Mais Lyon se rebelle, emprisonne les représentants du gouvernement et fait guillotiner les plus farouches. La capitale envoie ses troupes, Lyon refuse de rendre les armes. Le conflit est inévitable... Gabriel Odérieux, un comédien lyonnais installé depuis une dizaine d'années à Paris, abandonne sa carrière pour revenir dans sa ville natale où son père, un partisan du gouvernement de la Terreur, vient d'être arrêté par les modérés. Dans les rues assiégées, il sauve la vie d'un soyeux, Laurent Sivinces, qui, pour le remercier, l'accueille dans le magnifique hôtel particulier de sa famille et le présente à sa sœur Julia et au fiancé de celle-ci, Alexis. Très vite, Gabriel tombe amoureux de la jeune fille, alors que la ville est bombardée de toutes parts et que les quartiers s'embrasent. C'est le moment pour chacun de choisir son camp et de défendre ses amours. Attaques meurtrières, bombardements et incendies, bientôt Lyon est à bout de résistance, et c'est dans d'ultimes déchirements que le destin des personnages va basculer... Un roman flamboyant.

Biographie de l'auteur

Diplômé de lettres modernes, d'histoire de l'art et d'archéologie, Alain Darne a enseigné le français au lycée. ! Il a également étudié au conservatoire d'art dramatique de Lyon et il est aujourd'hui comédien. Il a écrit plusieurs pièces de théâtre et publié deux romans historiques, Le Journal de Néron (Payot) et Akhenaton, l'hérétique (Anne Carrière).

 

DUBOIS, Pierre : « Comptines assassines »

" Il était une fois un assassin. Il était une fois une victime. Il était une fois une ville apparemment encline à favoriser leur rencontre. " Que se passerait-il si le cruel Croquemitaine ressuscitait ? Et Dracula ? Et Barbe-Bleue ? Pire encore, imaginons le Chat botté, non plus au service du marquis de Carabas, mais comme un impitoyable serial killer, obsédé par l'infirmité. Et si Blanche-Neige, " lèvres rouges comme la rose, cheveux noirs comme l'ébène, et blanche comme neige ", n'était pas l'innocente que nous présentent les frères Grimm ? Après Les contes de crimes, Pierre Dubois détourne de nouveau les contes de fées. Il nous en offre une version tour à tour drôle et terrifiante, nourrie d'un vocabulaire ensorcelant où l'extrême noirceur se combine au raffinement.

Biographie de l'auteur

Pierre Dubois est né dans les Ardennes en 1945. C’est au coeur de cette forêt légendaire que, très tôt, il aurait rencontré pour la première fois l’Esprit des lieux et foulé l’Herbe enchantée. Auteur des trois grandes encyclopédies sur les lutins, les fées et les elfes qui l’ont fait connaître dans le monde entier, il est également scénariste de bandes dessinées.

 

FISNOT, Alain : « Le maître tanneur »

Nicolas Rémy est apprenti tanneur dans la ville de Bar, en Lorraine, à la fin du XVIe siècle. La peste ayant emporté ses parents, il vit chez son oncle avec sa jeune sœur et rêve de devenir maître tanneur. Mais la maudite maladie lui enlève aussi sa cadette. Pour ne pas sombrer dans le désespoir, le jeune homme se lance à corps perdu dans la quête de la toile de Saint Irénée qui a été dérobée dans l'église paroissiale Notre-Dame de Bar.

Biographie de l'auteur

Alain Fisnot est né en 1957 à Bar-le-Duc. Très jeune, il découvre la muse de la plume et l'activité journalistique en tant que correspondant pour L'Est républicain. Il explore alors tous les domaines de l'écriture, du théâtre à la poésie, en passant par les contes pour enfants, la télévision ou l'Histoire locale. Passionné par sa région, il est l'auteur, avec l'aide de son épouse Jocelyne, de Haumont-près-Samogneux, biographie d'un village disparu, 1792, Mourir pour Verdun, du Secret d'Antonin paru en 2006 aux éditions de l'Ecir et des Grandes Affaires criminelles de la Meuse paru en 2006 aux éditions De Borée.

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