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PUGET-SUR-DURANCE

84360

Département de Vaucluse

Arrondissement d'Apt

Canton de Cadenet

Communauté de Communes 

des Portes du Luberon

712 habitants

43° 45" 21' Nord

5° 16" 11' Est

 

Agenda

 

 

AG PUGET LOISIRS

Samedi 11 mars 2017

11h00

Salles des Fêtes

#

SOIREE SPECTACLE D'IMPRO

Samedi 11 mars 2017

20h30

Salle des Fêtes

#

TOURNOI POKER ALTER EGO

Vendredi 17 mars 2017

21h00

Salles des fêtes

#

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Informations diverses

plandepuget

  # 

Calendrier annuel des périodes

d'incinération des végétaux 

  14325-1-copie-1

#

Nouveaux horaires des déchèteries.

 

  4146-1

 

 

 

Bienvenue sur le blog de la Mairie de PUGET-SUR-DURANCE.

Vous pourrez accèder à toutes les informations concernant la Mairie , aux compte-rendus des réunions des différents Conseils Municipaux

et à toutes les décisions prises par votre nouvelle Municipalité.

Vous pouvez poser vos questions en faisant "ajouter un commentaire" et il vous sera répondu dans les cinq jours au même endroit.

Vos commentaires sont également les bienvenus.


Bonne visite !

Ouvertures et Permanences

 

Ouvertures de la Mairie

 

 

Nathalie et Manue vous recevront les :

 

Lundi de 9h à 12h30 et de 14h à 17h30

Mardi  de 14h à 17h30

Mercredi de 9h à 12h

Jeudi de 9h à 12h30

Vendredi de 9h à 12h30 et de 14h 17h30

Samedi de 9h à 12h

 


Permanences du Maire

 
sur rendez-vous .

 

Votre nouvelle équipe

 



Maire : Alain Sage

Premier adjoint : Jean-Daniel Duval

Deuxième Adjoint  : Danielle Faidy

Troisième Adjoint  : André Capanni

 

Quatrième Adjoint : Alain Blancheton

Conseillers Municipaux :

Jean-Claude Aoustin

Suzanne Bouchet
Christine Charbonnier

Nathalie Clausells
Christelle Fernandez

Gilbert Guérin
Sylvain Meyssard
Michèle Moulinet
Cathy Prost
Jean-Marie Scano

11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 09:39

Bibliothèque Municipale de Puget

Coup de projecteur N° 72

Prêt de la Bibliothèque départementale

 

                                       Bibliobus du 28 novembre 2013

 

 

ROMANS

 

Littérature de langue française

 

ADAM, Olivier : « Les lisières » - Imprimé en grands caractères -

"Le roman le plus ambitieux, le plus puissant [...]d'Olivier Adam. On y suivra les pas d'un écrivain dont l'existence prend l'eau. A 40 ans,le héros de Adam a été mis à la porte de chez lui[...].Il boit trop,lutte contre la dépression[...] est obligé de quitter la Bretagne et de revenir dans la banlieue sud." Lire juin 2013

 

ALEXIS, Isabelle : « Tous à mes pieds »

Attachée de presse dans l’édition parisienne, Patricia pensait qu'elle avait tout pour réussir sa vie professionnelle et sentimentale. Mais il semblerait qu'une mauvaise fée lui ait refilé un don un peu encombrant, celui de la gaffe. Petites ou énormes, elle les enchaîne avec un talent qui confine à la maestria. Invitée dans la maison de campagne d’un auteur à succès, Patricia se prépare à une aventure amoureuse de rêve, mais le bel écrivain n'a pas un regard pour elle… Au Salon du Livre, elle drague Antoine, un irrésistible grand reporter. A qui raconte-telle sa folle nuit le lendemain ? A la propre femme d'Antoine !
Entre amitiés et amours, bourdes et crises d'angoisse, la vie de Patricia est un irrésistible soap opera, dont chaque week-end serait un point d’orgue.

 

ANGLADE, Jean : « La bonne rosée » - Imprimé en grands caractères -

Digne fils du défunt Pitelet l’Artiste et fier héritier des Ventres jaunes, les « aristocrates » de la profession coutelière, Auguste est, comme son père, ouvrier émouleur à Thiers, la capitale du couteau. Quelque temps après son retour du service militaire, il acquiert son propre atelier. Son mariage avec Toinette et la naissance de leur fille, Gilberte, en font le plus heureux des hommes, mais, à Thiers comme dans le reste de l’Europe, des temps sombres se préparent… De 1912 à 1936, le destin des membres de la famille Pitelet est semé de drames, de doutes et de bonheurs, éclairé par l’espoir que la bonne rosée se répande enfin sur leurs vies.

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ANNE, Sylvie : « Le pain des Cantelou » - Imprimé en grands caractères -

Dans la famille Cantelou, on survit comme tant d'autres face à la Terreur, la famine qui sévit. Le père est saisonnier, la mère garde le foyer et les enfants dont certains ont déjà été fauchés par la " Familière ". Alors, pour lui éviter la mort, on envoie Michel, l'aîné, à Caen " dans la grande ville " pour être apprenti boulanger. Il y apprend le métier dans le fournil des Bellery puis, auprès de Thérèse Baret, veuve d'un boulanger. Une manne d'argent providentielle lui permet d'acheter un petit arpent de terre, de construire sa boulangerie. Il se marie, fait prospérer son commerce en attendant que la nouvelle génération des Cantelou prenne la relève des pétrisseurs de levain.

 

BELEZI, Mathieu : « C'était notre terre »

Le domaine de Montaigne, quelque part dans le Dahra berbère, propriété depuis plus d'un siècle des Saint-André. Tel est le décor de ce roman choral entêtant qui tisse la trame complexe d'une page douloureuse de l'histoire de l'Algérie à travers les voix de six personnages. Tour à tour conquérantes, désespérées, implorantes, le plus souvent discordantes, ces voix s'interpellent et se répondent pour composer le chant funèbre de l'Algérie coloniale, celui des vainqueurs comme des vaincus, unis désormais dans la souffrance d'un déracinement insurmontable. L'écriture libre et singulière de Mathieu Belezi, le souffle et le rythme incantatoire de ce roman en font une oeuvre unique.

 

BORDES, Gilbert : « Le barrage »  - Imprimé en grands caractères -

Un projet de barrage vient troubler le paisible bourg de Bossenac. Tandis que jeunes et vieux s'associent pour lutter contre l'engloutissement de leurs maisons et de leur cimetière, Fabienne, la plus belle fille du village, tombe éperdument amoureuse de François Belmont, l'ingénieur en charge des travaux... 2011, vallée de la Corrèze. Un projet de barrage hydroélectrique vieux de 60 ans refait surface. But de l'opération : créer, dans cette contrée qui meurt, de l'activité par le tourisme, les sports nautiques, la baignade, autour d'un immense lac de retenue. L'électricité produite servira à alimenter en énergie bon marché les entreprises qui viendront s'installer dans ce pays déserté par les jeunes. Toutefois, la création du barrage implique de noyer la moitié du village de Bossenac, dont le cimetière, qu'on projette de reconstruire à l'identique. Mais peut-on déplacer des morts ?Aussitôt se forme une association de défense de la vallée....

 

CASTELAIN, Anne-Marie : « La dentellière de la brume » - Imprimé en grands caractères -

Les bateaux reviennent chargés de sardines, les femmes ne ménagent pas leur peine à la conserverie et les petites mains s'agitent à la fileterie. Au port, chacun travaille dur pour apporter de l'argent à la maison et les pêches heureusement sont miraculeuses. Pourtant Angélique aimerait échapper à son destin tout tracé en s'instruisant. La rencontre avec la comtesse de Kéradec, qui l'engage comme apprentie dentellière, va ouvrir les portes de son rêve...

 

CHARTON, Ariane ; « Le Roman d'Hortense »

Enchantement était l’un des mots préférés d’Hortense Allart. Au cœur de l’époque romantique, nul n’a peut-être su mieux qu’elle vivre la magie de l’amour sans crainte des préjugés.
Après une liaison avec un jeune marquis déjà marié, cette jolie blonde au profil antique prit le chemin de l’Italie pour élever son fils et partir, comme Stendhal, à la quête du bonheur. Espoirs et déceptions, solitude, attentes vaines, battements de cœur… entre le souvenir de son premier amour malheureux et les passions qu’elle inspira, Hortense fit son éducation sentimentale. Elle se laissa séduire par Chateaubriand sous le soleil romain.                             

 
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Hortense plaçait « l’amour et l’indépendance au-dessus de tout ». Près de deux cents ans plus tard, par ses idées féministes, sa vie libre et son énergie, cette héroïne du XIXe siècle est aussi notre contemporaine. Intrigue toute en élégance, documentation sans faille, Ariane Charton réussit ici le magnifique portrait d’une femme qui méritait qu’on la porte au grand jour.

 

CONSTANTINE, Barbara : « Et puis, Paulette .. » - Imprimé en grands caractères -

Constantine nous conte avec rythme et finesse une très bonne histoire, drôle et légère . Certes des sujets lourds sont abordés mais on referme ce livre plein d'optimisme . Un hymne à la solidarité . Un joli coup de coeur ............ (Dominique de Fnac Montpellier)

 

DECOIN, Didier : « La pendue de Londres »

Londes, immédiat après-guerre. Ruth Ellis ressemble à Betty Boop, enjouée et désirable, elle plaît aux hommes, et sans doute les choisit-elle fort mal. Mais derrière son sourire et sa bouche trop maquillée, que cache-t-elle ? Dans le Londres charbonneux de l'après-Blitz, d'entraîneuse, Ruth devient prostituée. Un jour, malheureuse, jalousée, violentée, mais toujours belle, et mère de famille, elle tue son amant, à bout portant. La voici condamnée à la pendaison.
Dans ce roman envoûtant, reconstitution en cinémascope d'un Londres luisant de « fog » et de pluie, théâtre de vices cachés dans une société bien-pensante, Didier Decoin alterne le chant du bourreau et de la victime. Saisissant.

DELAMOTTE, Isabelle : « Le roman de Jeanne »

Le Roman de Jeanne est une magnifique plongée dans la France du XIXe siècle, il éclaire aussi d’un jour nouveau les quinze dernières années de la vie de Zola, un homme tiraillé entre deux femmes, mais aussi le père attentif et comblé de Denise et Jacques, les deux enfants que lui a donnés Jeanne. L’écrivain ne se séparera jamais d’Alexandrine, et Jeanne devra accepter son statut de femme cachée. Seule la force de leur amour l’aidera à supporter les contraintes de cette double vie, y compris la fureur d’Alexandrine lorsqu’elle découvrira leur histoire. À la mort de l’écrivain, en 1902, Alexandrine et Jeanne feront la paix pour élever ensemble Denise et Jacques.

Titulaire d’un doctorat de littérature française, Isabelle Delamotte fait partie du groupe de recherches sur Émile Zola et le naturalisme à Paris-III. Son travail porte sur les rapports entre médecine et littérature auXIXe siècle. Elle a publié en 2003, aux éditions La Différence, Le Médecin des dames.

DENUZIERE, Maurice : « Un chien de saison » - Imprimé en grands caractères -

Quand un célibataire bien tranquille accepte de prendre en pension, le temps des vacances, le chien de son meilleur ami, l'aventure commence. Il faut reconnaître que Néron, boxer bringé, lourd de quarante kilos de muscles et de malice canine, a une étonnante propension à faire d'énormes bêtises.
La preuve est ainsi administrée qu'un chien peut bouleverser une existence quiète et organisée, tout en se révélant un compagnon fidèle et tolérant. Ce roman humoristique de Maurice Denuzière, dédié à la mémoire d'un boxer, est un livre tendre et drôle, où sont notamment évoquées : la solitude du coeur, la fragilité des relations sociales et, surtout, l'affection sincère dont ont besoin les chiens... et les hommes.

DESMEUZES-BALLAND,Sylvie : « Les enfants de l'école du diable » - Imprimé en grands caractères -

Ils s'appellent Marie, Hervé, Roger, Nadège... Orphelins de l'Assistance, sans le sou, cancres, bons à rien, ce sont les élèves de l'école laïque de Brennac.

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Au coeur de la Bretagne rurale des années 1950 où l' Eglise régente tout, l'école sans Dieu, républicaine, gratuite et mixte, est encore l'école du diable ! Mais les jets de cailloux de "ceux du privé", le mépris des "bien-pensants", l'hostilité du maire qui refuse le plus petit centime pour acheter des craies ou un poêle à une classe déjà dépouillée de tout n'altèrent en rien l'énergie de l'institutrice, Julia, qui, en un véritable sacerdoce, s'acharne envers et contre tous à mener dignement ses protégés vers un minimum de "savoir-faire à défaut de savoir". Elsa, huit ans, raconte ici son enfance imprévisible et brosse un bouleversant portrait de sa mère, héroïne des temps modernes. Ainsi défile une chronique profondément humaine sur l'engagement et l'école pour tous.

DESARZENS, Corinne : « Un roi »

Alors qu’elle mène une vie paisible près de Genève la narratrice de ce texte, décide un jour de se battre pour les « requérants », terme qui, en Suisse, désigne les sans-papiers. Elle révèle la stupidité, l’injustice et la mauvaise foi d’une administration butée, et essaie par tous les moyens de lutter contre les expulsions et le triste sort réservé à ces « requérants ». Parmi ces hommes jeunes, il y en a un dont elle va tomber éperdument amoureuse : un Roi. Il est Ethiopien et soudain s’impose à elle l’idée de partir pour l’Éthiopie. Le texte se transforme alors en un récit de voyage vivant, original et émouvant parce qu’à la découverte d’un pays dont elle ignorait tout se mêle le récit d’une passion violente, décrite avec une profondeur et une pudeur immenses.

DUMAS, Alexandre : « Marie Stuart » - Imprimé en grands caractères -

Femme d'exception, Marie Stuart (1542-1587) connut un destin aussi complexe que tragique. Fille du roi Jacques Ier d' Ecosse et de son épouse française Marie de Guise, elle fut l'objet de convoitises politiques brutales dès sa plus jeune enfance. Élevée à la cour des Valois, considérée comme la princesse la plus cultivée de la Renaissance, elle fut deux fois reine (d' Ecosse à 6 jours, puis de France à 17 ans), se maria trois fois et donna naissance au futur Jacques Ier d'Angleterre. Victime des passions religieuses et claniques de son temps, mais aussi de ses choix amoureux, elle mourut décapitée à 45 ans, au terme de 19 années de souffrances et de captivité. Marie Stuart fascine, émeut, intrigue.

ECHENOZ, Jean : « Courir »

« Incroyable histoire d’Emile Zatopek. J’adore lire des biographies des gens inimitables, brillants dans leurs domaines… et là, j’étais servie ! J’ai sûrement entendu parler de ce grand coureur, mais delà à s’imaginer à quoi ressemblait la vie d’un des plus grands des athlètes d'après la guerre dans un pays meurtri par la Guerre et surtout déviée par une idéologie (alors que je suis née pourtant dans un pays derrière le rideau de fer….). Où se trouvait la frontière entre le sport et l’idéologie ?… à l’époque, on ne parlait encore ni argent ni dopage...
J’ai vraiment aimé cette histoire, très courte et simple mais en même temps très émouvante et bouleversante. J’ai passé un très bon moment en écoutant l’interprétation de son auteur. Je le conseille vraiment ! « (Commentaire d'une lectrice sur Amazon)

 

FISCHER, Elise : « Les cigognes savaient » - Imprimé en grands caractères -

L'Alsace est chère au coeur de Clémence. A l'aube de la trentaine, la jeune femme y a ses racines, et une promesse à tenir. Sa mère, Louise, sur son lit de mort, lui a demandé de faire la lumière sur la tragédie qui a anéanti les siens. A Muhlzwiller, près de Strasbourg,

 Clémence s'installe dans une belle maison à restaurer, qui jouxte l'ancienne demeure familiale. En découvrant de très vieilles lettres cachées, Clémence réalise alors comment secrets de famille, amours interdites, drames de la guerre, ambition et passion de la musique ont pu s'entremêler et conduire au destin tragique de sa famille.

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FISCHER, Elise : « Un rire d'ailleurs » - Imprimé en grands caractères -

J'ai racheté la belle maison vosgienne de mon enfance pour y finir mes jours. Mes enfants sont loin et mon mari m'a quittée. J'ai passé trop de temps à écrire et à courir le monde, de reportage en cause humanitaire. J'ai négligé les miens, oublié qu'on peut faire le bien près de chez soi.
J'ai voulu retrouver des lieux à défaut des êtres. Des souvenirs à défaut d'une famille.
Et puis j'ai reçu cette lettre. Une lettre de ma soeur, Lou. Mais Lou est morte il y a vingt ans...

 

FORÊT, Chantal : « L'heure du thé »

Après avoir été séparée de sa soeur cadette depuis l'enfance, Nelly s'apprête à retrouver Anne dans un restaurant. Mais Anne n'est pas au rendez-vous. Inquiète de son silence, Nelly se rend au domaine de la Boissière, en Auvergne, pour y rencontrer la belle-famille d'Anne.
Dans la pénombre d'une maison de maître, au fond d'un parc à l'abandon, Paul Maréchal, le mari d'Anne, et Alice, sa mère, accueillent en parente celle dont ils ignoraient l'existence. La vieille dame en noir apprend alors à Nelly que sa soeur s'est tuée trois jours plus tôt dans un accident de voiture...
Malgré sa réticence à partager l'intimité de ces inconnus, les soupçons qu'elle nourrit déjà incitent Nelly à rester pour en savoir plus : comment Anne, jeune artiste bohème, a-t-elle pu épouser cet homme soumis et échouer dans ce domaine isolé ? Alice Maréchal, possessive et hautaine, la considérait-elle vraiment comme sa propre fille ? Pourquoi Mado, la gouvernante, paraît-elle gênée par les questions de Nelly ? Dans le silence ouaté de la demeure bourgeoise, entre l'heure du thé et celle de la promenade, Nelly, en quête de vérité, marche dans les pas de sa soeur et prend d'instinct la place qui était la sienne au sein de cette famille... Un mimétisme qui pourrait lui coûter cher.

 

GARNIER, Pascal : « Les Insulaires et autres romans (noirs) »

Voici trois romans, chefs-d'œuvre d'humour noir aux rebondissements rocambolesques. On y retrouve tout l'univers de Pascal Garnier, à la fois tendre et cruel, habité de personnages dont le quotidien dérape pour des aventures qu'on trouve, d'ordinaire, à la page des faits divers. Dans la Place du mort, un homme tranquille se découvre veuf... et trompé. Les Insulaires conte les retrouvailles hasardeuses de deux amants, coupables d'une folie homicide. Et dans Trop près du bord, on s'attache à Eliette, veuve sexagénaire isolée dans sa villa ardéchoise, qui s'acoquine bien malgré elle avec un petit truand frais sorti de prison. Mais on n'a rien dit de l'art de Pascal Garnier si on oublie l'écriture, étonnamment visuelle, cousue de mots d'esprit et de croquis à main levée : le monde qui nous entoure est le plus mal connu, Garnier nous en restitue le fond humain d'une plume admirable.

 

GAVALDA, Anna : « L'échappée belle »

Simon, Garance et Lola, trois frère et soeurs devenus grands (vieux ?), s'enfuient d'un mariage de famille qui s'annonce particulièrement éprouvant pour aller rejoindre Vincent,le petit dernier, devenu guide saisonnier d'un château perdu au fin fond de la campagne

tourangelle. Oubliant pour quelques heures marmaille, conjoint, divorce, soucis et mondanités, ils vont s'offrir une dernière vraie belle journée d'enfance volée à leur vie d'adultes.

 

 

 

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GROSMAN, Maurice : «  N'habite plus à l'adresse indiquée » - Imprimé en grands caractères -

« Soixante ans se sont écoulés depuis ce mauvais coup à la hanche que Maurice a reçu pendant la récréation en 1942.
Comme pour exulter son mal, celui qui ronge son âme d'être sorti de cette machine effroyable qu'était le nazisme, parce qu'il se sent coupable d'être, lui, en vie, comme pour libérer son coeur et sa conscience, comme pour soulager sa souffrance languissante. Maurice Grosman nous livre son enfance douloureuse, sans larmoyer sur son sort, sans même s'apitoyer alors qu'il en aurait toute les raisons. » (Commentaire d'un lecteur sur Amazon)

 

HEBOYAN ? Esther : « Les Passagers d'Istanbul « 

Ce recueil de neuf nouvelles restitue l'ambiance des familles marquées par l'exil et les souvenirs d'enfance sous forme de chroniques parfois loufoques où se mêlent une tonalité caustique et des bouffées de nostalgie.

Esther Heboyan est née à Istanbul dans une famille arménienne ; elle émigre en Allemagne puis en France avant d'étudier aux Etats-Unis où se confirme une impérieuse nécessité d'écrire. Elle se consacre à l'enseignement et à la recherche en littérature américaine et a publié des traductions (notamment depuis le turc) et des nouvelles en français et en anglais.

 

HOFFMANN, Stéphane : « Les autos tamponneuses »

Lorsque Pierre veut prendre sa retraite pour passer le reste de sa vie auprès de sa femme dans leur belle maison du golfe du Morbihan, Hélène ne l'accepte pas. Elle ne tient pas à découvrir un vieux mari en l'homme qu'elle aime depuis toujours.

 

HUTIN, Patrick : « La prisonnière du Tibet » - Imprimé en grands caractères -

Combinant les genres du suspense et de l’aventure, du roman d’espionnage et du drame amoureux, La Prisonnière du Tibet a la force des récits passionnés.
Un livre documenté autant qu’émouvant qui offre sur le monde d’aujourd’hui, et sur la question du Tibet en particulier, un éclairage à rebours de la bien-pensance.

 

JUBIEN, Aurélie : « Un jour d'octobre »

François aime sa mère. De tout son cœur. Une question le tourmente cependant : pourquoi cette femme l'a-t-elle abandonné à sa naissance ? Orphelin de l'Assistance publique, François va devoir se construire malgré cette absence obsédante. Placé dans une famille de fermiers, il découvre la rude existence des paysans... et les coups de ceinturon que l'on réserve aux enfants comme lui. Mais sur le chemin de l'école, il rencontre Blanche, une jolie fille qui ressemble à une promesse : celle d'un amour auquel il n'a jamais eu droit.

 

LAPORTE, Gilles : « Cantate de Cristal »

Baccarat, de 1843 à 1881. Enfant unique ardemment désiré, Florent est l'objet de toutes les attentes et ambitions des siens. Son père, ouvrier verrier, veut que, dans le respect de la tradition, il prenne sa relève au four de la Compagnie des Verreries et Cristalleries de Baccarat en plein âge d'or. Un jour, à l'église, l'épouse du sous-directeur de la fabrique,

Regina Galtier, découvre, bouleversée, la voix du jeune garçon, une voix pure et cristalline. Malgré leurs dix ans de différence, porté notamment par l'amour de la musique, un lien puissant les unit. Commence alors pour Florent le plus cruel des dilemmes : sa passion du chant ou son devoir filial, devenir verrier ?

 

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LEMAIRE, Philippe : « L'oiseau de passage » - Imprimé en grands caractères -

Du jour au lendemain, Isabelle a quitté son mari, Maxence, propriétaire de fermes et d’étangs. Nul ne sait ce qui s’est passé, leur fille Jeanne pas plus que les autres, à qui l’on répète que sa mère est partie pour l’Australie. Maxence s’enferme dans la solitude de la maison familiale prisonnière de son damier de terre et d’eau, et envoie l’enfant en pension. 
Jeanne grandira, livrée à elle-même. Elle traversera la nuit de l’Occupation puis se laissera emporter par le tourbillon de la Libération qui la conduira à Nice. Au gré d’amitiés indéfectibles et de ses rêves d’amour déçus, elle reviendra sans cesse à ce père muré dans son secret. Il appartiendra à son fils Jacques de remonter le fil d’Ariane de cet amour fou qui unissait son grand-père Maxence à Isabelle…

 

LENZINI, José : « La Princesse des sables » - Imprimé en grands caractères -

En plein XIXe siècle, le destin romanesque d'une femme hors normes.
Bercée toute son enfance par les récits de son père sur la conquête algérienne, Aurélie Picard ne pensait pas rencontrer un jour Ahmed Tidjani, descendant du Prophète et chef d'une influente confrérie du Sud algérien. Elle en tombe pourtant amoureuse un soir de 1870 et l'épouse, bravant les tabous de l'époque - dont l'interdiction par les autorités françaises et par l'Église catholique de voir une jeune femme épouser un musulman. Elle n'a que vingt-deux ans lorsqu'elle suit son mari dans cette Algérie lointaine.

« Par rapport au roman "Djebel Amour" de Frison Roche, il s'agit d'une biographie non romancée et plus précise. Fort bien écrite au demeurant. «  (Commentaire d'un lecteur sur Amazon)

 

MALAVAL, Jean-Paul : « L'armoire allemande » - Imprimé en grands caractères -

Que contient l'armoire allemande qui trône en bonne place au cœur de la demeure corrézienne des Delalande ? C'est la question qui hante Alexandrine depuis son enfance. Jusqu'à ce jour de l'été 1979 où elle hérite de la fameuse armoire et surtout des secrets qu'elle recèle. Les carnets d'Hélène, sa mère, projettent Alexandrine aux heures fiévreuses de la Libération, après que cette femme singulière, volage et insouciante, s'est trouvée emportée par une passion scandaleuse. La découverte de cette part d'ombre, soudain révélée, va à jamais bouleverser son existence. 

 

Megnin, Jean-Philippe : « La patiente « 

« Lui est gynécologue à Paris, dans le paisible quartier de la place Saint-Sulpice. Mais elle, qui est-elle? Quand elle vient le consulter, leur seul échange de regard dans la salle d'attente fait naître en lui un malaise. Cette femme n'est pas une patiente comme les autres. Il le pressent. Il le sent. Il le sait. » (Commentaire d'une lectrice sur Amazon)

 

MORIN, Pascal : « Comment trouver l'amour à cinquante ans quand on est parisienne »

Au centre de la ronde, Catherine Tournant, élégante prof divorcée un rien perfectionniste, dont la rencontre avec un jeune plombier black, Dimitri Diop, puis avec son père, va la confronter à ses préjugés. Comment Natacha Jackowska, élève médiocre de banlieue, peut-elle conquérir les codes de la branchitude parisienne, travailler pour Jérémie Lesdiguières, styliste gay, et faire lien avec Ève-Marie Saada, psychanalyste fragilisée par la quarantaine ?


NEMIROVSKY, Irène : « Deux » - Imprimé en grands caractères -

Peu après la Première Guerre mondiale, Marianne, la vingtaine insouciante, fille d’un peintre connu et d’une riche héritière, rencontre Antoine, le charmeur volage. Ils deviennent amants, finissent par se marier. Elle l’aime, il ne l’aime pas, il la trompe avec

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sa sœur cadette, elle se réfugie dans la maternité. Au fil des ans la force des habitudes, du paraître et de la sécurité deviennent le ciment du lien conjugal, « d’autant plus fort qu’il est forgé dans l’hypocrisie, la contrainte […] Le mariage n’a pas besoin du personnage réel, mais de l’apparence du masque. » Deux est une anatomie du couple qui pousse loin la satire sociale et l’analyse sans concession de la passion et de son désenchantement.

NOTHOMB, Amélie : « Le fait du prince »

« Tout le monde a déjà eu envie d'être quelqu'un d'autre. Ce livre exploite cette tendance humaine avec brio. Le style d'écriture est très agréable, très intéressant à lire. Les personnages sont intéressants et ambigus. » (Commentaire d'un lecteur sur Amazon)

NOTHOMB, Amélie : « Le voyage d'hiver »

« Ce qui fait le charme de cette histoire, c'est que Nothomb semble se moquer du milieu dans lequel elle évolue. En créant le personnage d'une auteure presque autiste, elle en profite pour lancer des piques sur le monde de l'édition, riant des auteurs qui mettent leur photo sur la couverture (alors qu'Amélie Nothomb le fait en permanence)... bref, on trouve une bonne dose de moquerie et d'auto-dérision et c'est très plaisant. » (Commentaire d'un lecteur sur Amazon)

ORIVEL, Michel : « L'Horizontale »

Au printemps 1944, Margot, brillante lycéenne de modeste souche paysanne, s'éprend d'un soldat allemand. Sciemment, elle transgresse le contexte, s'avère enceinte pendant l'été, alors que survient la Libération de son terroir. La sanction n'attend pas : elle est tondue. Dans un environnement rural où elle se retrouve de moins en moins, Margot assume son destin choisi, affronte les humiliations et la déchéance, secourue par quelques âmes compatissantes. Baignée dans l'atmosphère justicière de l'épuration, l'héroïne comprend progressivement que la raison apparente de son châtiment en dissimule une autre, étrangère au conflit. 

PEYRAMAURE, Michel : « La reine de Paris »  - Imprimé en grands caractères -

" Quel roman que ma vie ! " confiait Mme Tallien au crépuscule de sa vie. D'un château l'autre – de celui de sa naissance en 1773, près de Madrid, à celui du Hainaut, où elle finit ses jours en 1835 –, cette beauté brune espagnole, née Thérésa Cabarrus, fascine tous ceux qui croisent sa route.
Elle n'a que quatorze ans lorsqu'elle épouse un aristocrate, qui la présente à la cour de Louis XVI. Mais, au grand dam de son époux, elle prend fait et cause pour les idées nouvelles au moment où éclate la Révolution. Plus tard, sous le Directoire, elle se retrouve au premier rang des " merveilleuses ", jeunes femmes élégantes qui révolutionnent la mode et les usages. Régnant en maîtresse sur la société de son temps, elle est désignée " Reine de Paris ".

POSTEL, Alexandre : « Un homme effacé » - Prix Goncourt du premier roman 2013 -

Damien North est professeur de philosophie dans une université cossue. Veuf, il mène une vie triste et solitaire. Mais un jour, il est embarqué par la police qui l'accuse d'avoir téléchargé sur son ordinateur des images provenant d'un réseau pédophile... L'affaire fait grand bruit, d'autant que Damien est le petit-fils d'Axel North, figure politique historique. Le terrible engrenage commence tout juste à se mettre en marche.

 

 

 

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Published by mairie de puget - dans Bibliothèque Municiaple
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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 15:42

Bibliothèque municipale de Puget


Coup de projecteur n° 71


Prix littéraires - Nouvelles acquisitions
CHALANDON,Sor j : « Le quatrième mur » - Prix Goncourt des Lycéens 2013 -
Cette tentative fantasque et fantastique nous fait mieux comprendre le Moyen-Orient que
les meilleurs essais. Une petite phrase en dit long : «C'est le Liban qui tire sur le Liban.»
Malheureusement, le lien entre ce pays et la tragédie est tellement évident. Pour jouer
encore plus sur le contraste, l'auteur ajoute une dimension personnelle au récit - son
expérience de la guerre, la vie avec sa femme, avec son enfant. Il pense qu'il a plus vécu
en cinq jours à Beyrouth que toute sa vie entière. Sorj Chalandon suit la longue et
magnifique voie des auteurs qui savent que créer, c'est parfois réécrire, puiser dans
l'essentiel, après Sophocle, Anouilh, Brecht et d'autres. Car Antigone - «la petite maigre,
qui est assise là-bas, et qui ne dit rien...» -, celle qui dit non, n'est pas seulement éternelle,
elle est d'actualité. Et plus vivante que jamais. On a toujours besoin d'elle peut-être plus
au Moyen-Orient que partout ailleurs. (Mohammed Aïssaoui - Le Figaro du 14 novembre
2013)
Le théâtre comme une trêve, le jeu comme acte de résistance, la tragédie comme arme de
paix. Dit ainsi, la profession de foi paraît candide et dérisoire. Romancé par Sorj
Chalandon, c'est poignant. Parce que le journaliste - doit-on le rappeler, grand reporter,
prix Albert Londres - connaît son sujet, la guerre. Parce que l'écriture du romancier - prix
Médicis*, Grand Prix du roman de l'Académie française** et donc désormais Prix Goncourt
des lycéens pour "Le quatrième mur" - est d'une puissance telle qu'il nous fait sentir la
tension, l'horreur, l'absurdité, en des scènes d'une force visuelle rare. (Charlotte Pons - Le
Point du 14 novembre 2013)
DARRIEUSSECQ,Marie : « Il faut beaucoup aimer les hommes » - Prix Médicis 2013 -
Une femme rencontre un homme. Coup de foudre. Il se trouve que l’homme est noir. «
C’est quoi, un Noir ? Et d’abord, c’est de quelle couleur ? » La question que pose Jean
Genet dans Les Nègres, cette femme va y être confrontée comme par surprise. Et c’est
quoi, l’Afrique ? Elle essaie de se renseigner. Elle lit, elle pose des questions. C’est la
Solange du précédent roman de Marie Darrieussecq, Clèves, elle a fait du chemin depuis
son village natal, dans sa « tribu » à elle, où tout le monde était blanc. L’homme qu’elle
aime est habité par une grande idée : il veut tourner un film adapté d’Au coeur des
ténèbres de Conrad, sur place, au Congo. Solange va le suivre dans cette aventure,
jusqu’au bout du monde : à la frontière du Cameroun et de la Guinée Équatoriale, au bord
du fleuve Ntem, dans une sorte de « je ntem moi non plus ». Tous les romans de Marie
Darrieussecq travaillent les stéréotypes : ce qu’on attend d’une femme, par exemple ou
les phrases toutes faites autour du deuil, de la maternité, de la virginité... Dans Il faut
beaucoup aimer les hommes cet homme noir et cette femme blanche se débattent dans
l’avalanche de clichés qui entoure les couples qu’on dit « mixtes ». Le roman se passe
aussi dans les milieux du cinéma, et sur les lieux d’un tournage chaotique, peut-être parce
qu’on demande à un homme noir de jouer un certain rôle : d’être noir. Et on demande à
une femme de se comporter de telle ou telle façon : d’être une femme.
FORD, Richard : « Canada » - Prix Fémina étranger 2013 -
La lecture de Canada, de Richard Ford, est d'une évidence troublante. Troublante à ce
point qu'un (court) temps on s'en défierait presque, comme si la fluidité sans écueil des
quelque 500 pages du roman risquait de signaler une densité manquante - manque qui
serait alors facilité, celle d'une langue trop peu inquiète d'elle-même pour que quelque
chose de saillant y advienne. Mais il y a une autre forme d'évidence, une autre forme de
fluidité qui se trouve être l'horizon et la fierté d'un romancier : celle par laquelle il est
parvenu, au prix d'un travail qu'il a l'élégance d'avoir enfoui, à donner cet heureux
sentiment que les phrases, puis les paragraphes, puis les chapitres, glissent infiniment les
uns sur les autres, en cette forme ici rhapsodique par laquelle le narrateur, Dell Parsons,
professeur désormais à la veille de la retraite, déroule en soixante-neuf séquences le long
ruban d'une période décisive, violente et insensée de sa jeunesse...
C'est cela, l'évidence troublante de ce livre, celle par laquelle l'écriture, puissance picturale
et musicale, en faisant magiquement circuler le langage dans la matière des choses, les
renoue enfin entre elles et les réconcilie avec celui qui les pense - et aussi, bien sûr, avec
celui qui les lit. (Tanguy Viel - Le Monde du 12 septembre 2013)
Dans « Canada », Richard Ford suit le destin de deux adolescents qui vont payer cher les
erreurs de leurs parents...
Ford joue de toutes les noirceurs. Comme si le fond n'était jamais atteint. Il nous entraîne
dans une réflexion sur l'idée du basculement et de la maîtrise du destin. « On aurait tort de
passer à la trappe des événements, même néfastes, car ils sont la seule voie qui nous
mène au présent. » Le présent n'est pas le seul sujet de Ford. L'avenir l'est aussi. Mais de
qui dépend-il ? De soi ? Des autres ? Du hasard ? De quoi méditer une fois refermé
l'immense roman de Ford. (Valérie Trierweiler - Paris-Match, novembre 2013)
Gouraud,Jean-Louis : « Le pérégrin émerveillé »
Le 1er mai 1990, Jean-Louis Gouraud quitte la région parisienne avec deux chevaux et
entame un voyage qui va l'amener jusqu'à Moscou après avoir parcouru 3 333 kilomètres
en soixante-quinze jours. Arrivé à destination le 14 juillet, il est le premier Occidental
autorisé à entrer à cheval en Union soviétique. En vingt ans, Gouraud a souvent refait le
voyage, revu ceux qui l'avaient accueilli lors de son premier parcours et surtout pris la
mesure de changements majeurs : l'Allemagne est aujourd'hui réunifiée, la Pologne
intégrée à l'Union européenne, et l'URSS a été remplacée par des républiques qui ne
croient plus au communisme... Mais, au-delà du politique, qu'est-ce qui a vraiment changé
? C'est l'une des questions auxquelles se confronte l'auteur qui, aidé de ses nombreuses
notes, déploie un voyage insolite, où la multiplicité des paysages égale la densité des
rencontres, et livre, en même temps qu'une réflexion sur le temps et l'espace, le portrait
d'un empire où en chaque homme sommeille un cosaque. Les voyages de Jean-Louis
Gouraud l'ont amené à découvrir un texte étrange du célèbre et sulfureux Raspoutine, qui
fut lui aussi un pérégrin. Il en est donné ici la première traduction en français.
LAPIERRE, Alexandra : « Je te vois reine des quatre parties du monde »
Comme Christophe Colomb, Dona Isabel Barreto rêva de repousser les limites des
mondes connus. Admirée - haïe aussi -, elle devint, au temps des conquistadors, la
première et la seule femme amirale de la flotte espagnole. En 1595, elle part de Lima avec
quatre galions en quête du cinquième continent : l'Australie. Elle traverse le Pacifique,
couvrant près de la moitié du globe sur une route maritime inexplorée. Au fil de ses
découvertes, elle va devoir affronter la violence et tenir tête à la mort. Elle aimera
follement deux hommes qui partageront son ambition. Mais pour survivre, elle accomplira
des actes qu'elle-même ne pourra se pardonner... Connue pour la rigueur de ses
enquêtes, Alexandra Lapierre a suivi sa trace dans les bibliothèques d'Europe et
d'Amérique du Sud, traquant de Lima à Séville tous les témoignages de cette existence
passionnée. Par le souffle et la vivacité de son écriture, elle brosse de cette femme qui
osa l'impossible un portrait baroque et puissant, à la mesure d'un destin sans égal.
« Un très bon nouveau livre d'Alexandra Lapierre.
Une fois de plus, elle s'investit à fond dans une histoire que peu de gens connaissent et
en fait une épopée passionnante.
L'itinéraire de Dona Isabel Bareto sur les "Mers du Sud" du Pérou à la quête de l'Australie
qu'elle n'atteindra jamais est décrit avec une verve et une précision qui captivent le lecteur.
L'échec de la tentative, avec, quand même, la découverte fortuite des îles marquises et
une arrivée par une nouvelle route à Manille, est sublimé par la personnalité d'Isabel,
première femme à devenir amiral d'une armada espagnole. Et puis, ses amours
successifs pour Alvaro de Hernando, décédé lors de la traversée, puis pour Hernando de
Castro sont décrits avec pudeur et profondeur.
On redécouvre aussi tout le système des autorisations papales, royales ou impériales pour
pouvoir partir à la découverte des nouveaux territoires et toutes les intrigues par lesquelles
les grands explorateurs ont dû passer : Colomb, Magellan…
Ce livre, qui a demandé trois ans de travail à Alexandra Lapierre, est sans doute un de ses
meilleurs, en compagnie de "Tout l'honneur des hommes" et de
"L'Excessive". »(Commentaire d'un lecteur sur Amazon)
LEMAITRE, Pierre : « Au revoir là-haut » - Prix Goncourt 2013 -
Rescapés du chaos de la Grande Guerre, Albert et Edouard comprennent rapidement que
le pays ne veut plus d'eux.
Malheur aux vainqueurs ! La France glorifie ses morts et oublie les survivants.
Albert, employé modeste et timoré, a tout perdu. Edouard, artiste flamboyant devenu une
« gueule cassée », est écrasé par son histoire familiale. Désarmés et abandonnés après
le carnage, tous deux sont condamnés à l'exclusion. Refusant de céder à l'amertume ou
au découragement, ils vont, ensemble, imaginer une arnaque d'une audace inouïe qui
mettra le pays tout entier en effervescence... Et élever le sacrilège et le blasphème au
rang des beaux-arts.
Bien au delà de la vengeance et de la revanche de deux hommes détruits par une guerre
vaine et barbare, ce roman est l'histoire caustique et tragique d un défi à la société, à
l'Etat, à la famille, à la morale patriotique, responsables de leur enfer. Dans la France
traumatisée de l'après guerre qui compte son million et demi de morts, ces deux
survivants du brasier se lancent dans une escroquerie d'envergure nationale d'un cynisme
absolu.
« Après quelques romans policiers très réussis Pierre Lemaitre opère un grand virage et
nous livre un roman sur l'après- guerre de 14/18. L'histoire débute sur la décision du
lieutenant d'Aulnay-Pradelle de mener ses hommes à un dernier combat malgré la
certitude d'un armistice très proche. Trois rescapés lors de cette boucherie: Aulnay-
Pradelle et deux hommes Albert Maillard et Edouard Péricourt qui, malgré ses blessures,
sauvera son camarade. Revenus à la vie civile force est d'admettre que la France est bien
plus reconnaissante envers ses morts qu'envers ses vivants, blessés, fracassés par cette
terrible guerre. Un salaud et deux héros qui sont la base de ce roman très documenté et
formidablement bien écrit. L'auteur, en véritable humaniste, en profite pour dénoncer
toutes les hypocrisies et les non-dits autour de la guerre, grande pourvoyeuse de progrès
industriels.
Pierre Lemaître envisage une grande fresque allant de 1913 à 2013 où, selon sa volonté,
chaque nouveau roman s'ouvrira sur un personnage secondaire du roman précédent. Je
m'en réjouis déjà. » (Commentaire d'une lectrice sur Amazon)
MUNRO, Alice : « Amie de ma jeunesse » - Prix Nobel de Littérature 2013 -
Tous les jours, des vies de femmes sont bouleversées. Une lettre, un voyage, un
fantasme, un souvenir... Et l’existence bascule. Dans ces dix nouvelles, peu de mots
suffisent à Alice Munro pour suggérer l’essentiel. L’adultère, l’amour, le sens du devoir
sont le piment et le poison de ces vies mélancoliques, qui nous apprennent que les plus
grands changements sont intérieurs.
« Ce sont pourtant des vies fracassées, ternes ou ratées mais comme c'est doux à lire...
Le style d'Alice Munro est précis et fluide tout à la fois: on se laisse porter docilement dans
l'univers de ces femmes (mais d'hommes également) qui à un moment donné ont laissé
les choses se faire, les ont subies ou au contraire, ont choisi de faire valoir leur librearbitre.
Cela semble souvent d'une terrible banalité: la trahison, la faillite, la maladie, l'amour qui
disparaît, la haine qui s'installe et pourtant Alice Munro arrive à faire de ses personnages
des gens qui méritent toute notre estime et notre bienveillance parce que vraiment la vie
n'est pas aussi simple que certains veulent bien le dire.
Finesse psychologique de l'auteur qui rend ses ouvrages inoubliables. On n'est pas loin de
l'atmosphère de Richard Ford mais en beaucoup plus "féminin". A celles qui
rechercheraient des histoires à l'eau de rose, style collection "Arlequin", elles devront
passer leur chemin, rien à voir avec ce "must" de la littérature.
Prix Nobel mérité...vraiment. Il faut à tout prix entrer dans l'univers d'Alice Munro. Certes
au départ ça demande un effort mais quelle récompense ! (Commentaire d'une lectrice sur
Amazon)
MUNRO, Alice : « L' amour d'une honnête femme »
Les femmes occupent le premier plan de ce recueil de nouvelles. Dans ces huit récits
prenant place au Canada entre les années 1940 à 1960, la vie quotidienne d’une mère,
d’une fille, d’une épouse, ou encore d’une amante, bascule, provoquant des
bouleversements irrémédiables. Comme Flora, dont le futur mari s’entiche de sa soeur.
L’amour, la maternité, l’incommunicabilité entre les êtres sont les trames qui traversent les
décennies et relient ces femmes entre elles. « L'amour d'une honnête femme nous amène
dans un univers très étrange!Leparti pris de l'écrivain pour une écriture épousant les
méandres de l'esprit des personnages rend la lecture un peu difficile et requiert un effort
du lecteur.Mais on ne peut que s'en réjouir si on a la volonté de ne pas décrocher....C'est
la vraie originalité de cet écrivain qui mérite qu'on décide de l'accompagner dans son
monde.A recommander à ceux qui n'ont pas peur d'entrer dans un univers étrange mais
très dėpaysant.Que demander d'autre à une oeuvre romanesque?« (Commentaire d'une
lectrice sur Amazon.

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Published by mairie de puget - dans Bibliothèque Municiaple
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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 12:08

Bibliothèque Municipale de Puget

Coup de projecteur N°70

Nouvelles acquisitions

 

BENHAMOU - HUET, Judith : « Les artistes ont toujours aimé l'argent » 

 

 La société contemporaine considère d'un mauvais œil les Jeff Koons et autres Damien Hirst qui ne cachent pas leur désir de richesse. Pourtant, des artistes ont toujours créé pour devenir prospères et reconnus. Au XXe siècle, Magritte a "fabriqué" en série ses pipes qui n'en étaient pas. Mais, bien avant lui, Cranach fut le peintre fortuné d'une infinité de Lucrèce, de Judith et autres Vénus, qui se ressemblent toutes – en se reproduisant déjà au XVIe siècle comme des clones. La "Factory" de Rubens, si elle n'était pas franchement rock'n'roll, n'en restait pas moins un lieu de production quasi mécanisé destiné à ce que les toiles du maître d'Anvers envahissent toutes les cours d'Europe. Quant à Courbet, l'homme de L'origine du monde, il comptait bien sur une fine stratégie médiatique pour devenir riche et célèbre. Même Van Gogh, l'archétype de l'artiste maudit, mort pauvre et incompris, avait pour protecteur un des plus grands marchands de tableaux de Paris, autrement dit son frère Théo. Ce livre démontre en treize cas courant à travers l'histoire les idées préconçues sur des artistes qui appartiennent à la postérité – et prouve, au passage, que l'appât du gain n'est pas le privilège de la période actuelle.
Un voyage dans la grande histoire de l'art remplie de toutes petites histoires d'hommes devenus d'immenses artistes.

 

BERGSVEINN, Birgisson : « La Lettre à Helga »

 

"Mon neveu Marteinn est venu me chercher à la maison de retraite. Je vais passer le plus clair de l'été dans une chambre avec vue plongeante sur la ferme que vous habitiez jadis, Hallgrimur et toi". C'est ainsi que Bjarni Gíslason de Kolkustadir commence sa réponse - combien tardive - à sa chère Helga, la seule femme qu'il aima, aussi brièvement qu'ardemment, du temps de sa jeunesse. Et c'est tout un monde qui se ravive : entre son élevage de moutons, les pêches solitaires, et sa charge de contrôleur cantonal du foin dans ces rudes espaces que l'hiver scelle sous la glace, on découvre l'âpre existence qui fut la sienne tout au long d'un monologue saisissant de vigueur. Car Bjarni Gislason de Kolkustadir est un homme simple, taillé dans la lave pétrifiée de sa terre d'Islande, soumis aux superstitions et tout irrigué de poésie, d'attention émerveillée à la nature sauvage. Ce beau et puissant roman se lit d'une traite, tant on est troublé par l'étrange confession amoureuse d'un éleveur de brebis islandais, d'un homme qui s'est lui-même spolié de l'amour de sa vie. « Cette longue lettre (130 pages) est la confession ultime d'un vieil homme, Bjarni, à la seule femme qu'il ait jamais aimée et avec laquelle il n'a pas pu, ou pas su, vivre pleinement sa passion. 

                                                                                                                                         6

 

 

 S'il y a souvent de la mélancolie dans le livre de Birgisson, pas trace de complaisance en revanche et encore moins d'effets mélodramatiques. Les dernières lignes, avec sa cruelle révélation, en sont d'autant plus poignantes. Le ton du livre est vigoureux et alerte, avec des traînées d'humour irrésistibles qui font parfois place à une crudité éclatante dès lors qu'il s'agit d'exprimer les vertiges du désir. Sans oublier un lyrisme diffus et élégiaque, ode splendide à la beauté dangereuse de la nature islandaise. La traduction de Catherine Eyjolfsson est magnifique. » (Commentaire d'un lecteur sur Amazon)

 

DESARTHE, Agnès : « Comment j'ai appris à lire »

 

Comment apprend-on à lire ? Comment notre désir de lecture peut-il être entravé ? Comment l’écriture peut elle rendre meilleur lecteur ? Cheminant à travers ses souvenirs, Agnès Desarthe mène une enquête passionnante, puisant au coeur d’un secret : celui de n’avoir pas aimé lire pendant longtemps. « Mme Desarthe revient sur ce qui fut son anomalie intime. Après avoir appris à lire- techniquement - au Cours Préparatoire, sans difficulté particulière, comme presque tous les enfants, et tout en développant un goût marqué et précoce pour l'écriture - d'emblée elle se sait et se vit écrivaine - elle est restée pendant une dizaine d'années incapable d'ouvrir un livre, de s'y intéresser, d'en venir à bout. » « Ce livre démontre qu'aimer lire n'est pas automatique même si on naît dans un milieu familial intellectuel. Aimer lire, pour l'auteur a été l'aboutissement d'un long chemin, d'une expérience qui s'est forgée peu à peu, loin des certitudes immédiates. J'ai aimé la forte personnalité de l'auteur, son entêtement dans le refus de ne pas entrer dans le "moule", son goût de l'indépendance de pensée. » (Commentaires sur Amazon)

 

CONNELLY, Michael : « Le cinquième témoin »

 

 

Récit particulièrement brillant d’un procès, Le Cinquième Témoin est aussi une fine analyse de la crise des subprimes, dont les conséquences se font encore sentir dans le monde entier. « Le cinquième témoin est un énième récit de procès qui passionnera ceux qui trouvent fascinantes les arcanes du système judiciaire américain et risque de laisser de marbre les autres par le luxe de détails procéduriers. Oui, c'est un polar convenu, bloqué entre les quatre murs d'un tribunal, mais qui se révèle diabolique par le talent de Connelly à scénariser son histoire, avec des rebondissements à n'en plus finir, jusqu'à la chute finale, cynique et narquoise. L'avocat de la défense est sympathique et retors, sa consœur de l'accusation glaciale et ... retorse, le juge sévère et juste. Michael Connelly connait ses classiques et de ce point de vue là, c'est sans surprise. Aussi intéressant, sinon davantage, est le contexte dans lequel se déroule l'affaire. L'auteur, bien documenté, trace le portrait d'une classe moyenne américaine surendettée, prise à la gorge par les banques. » (Commentaire d'un lecteur sur Amazon)

 

GIESBERT, Franz-Olivier : « La cuisinière d'Himmler »

Ceci est l'épopée drolatique d'une cuisinière qui n'a jamais eu peur de rien. Personnage loufoque et truculent, Rose a survécu aux abjections de cet affreux XXe siècle qu'elle a traversé sans rien perdre de sa sensualité ni de sa joie de vivre. Entre deux amours, elle a tout subi : le génocide arménien, les horreurs du nazisme, les délires du maoïsme. Mais, chaque fois, elle a ressuscité pour repartir de l'avant. Grinçant et picaresque, ce livre raconte les aventures extraordinaires d'une centenaire scandaleuse qui a un credo : "Si l'Enfer, c'est l'Histoire, le Paradis, c'est la vie".

                                                                                                                                       6

 

« L'histoire est rondement menée. Le titre est un peu trompeur, Himmler n'apparaissant que tardivement dans le récit qui d'ailleurs s'enlise un peu en sa présence. Mais l'auteur est un bon romancier, à l'écriture alerte et pleine de gouaille, y compris pour décrire l'horreur et la tragédie que vit Rose, l'héroïne. Au passage, le journaliste qui dort en l'écrivain ne peut s'empêcher de nous rappeler les travers de certaines de nos icônes nationales, comme le comportement trouble de Sartre et de De Beauvoir pendant l'occupation. Ce roman est réussi. Facile à lire, intéressant, c'est un bon moment de lecture. » (Commentaire d'un lecteur sur Amazon)

GREMILLON, Hélène : « Le confident »

Camille vient de perdre sa mère. Parmi les lettres de condoléances, elle découvre un étrange courrier, non signé. Elle croit d’abord à une erreur mais les lettres continuent d’arriver, tissant le roman de deux amours impossibles, de quatre destins brisés. Peu à peu, Camille comprend qu’elle n’est pas étrangère au terrible secret que cette correspondance renferme. Dans ce premier roman sur fond de Seconde Guerre mondiale, Hélène Grémillon mêle de main de maître récit historique et suspens psychologique. Le confident a obtenu cinq prix littéraires et été traduit en dix-huit langues. 

« Le mystère se dévoile peu à peu comme un objet précieux emballé dans de fines couches de papier superposées. On est très vite emporté par le récit, qui bien que complexe et intelligent n'est jamais lourd et se laisse lire avec délectation. L'écriture sait rester simple mais subtile, délicieusement soignée et très agréable. On sent un travail minutieux et précis pour tailler ce sublime joyau. » (Commentaire d'une lectrice sur Amazon)

 

GREMILLON, Hélène : « La Garçonnière »

« Je viens de finir dans le week-end La garçonnière: à la fois j'ai retrouvé des éléments du Confident (sur la jalousie notamment), et en même temps, l'univers est renouvelé, et c'est époustouflant. On est embarqué, et impossible de lâcher cette histoire à rebondissements. Ce que j'ai retenu, et voudrais partager, en vrac: le tango, des hommes au passé trouble, et dans l'intrigue policière il y a un sens du détail digne d'Agatha Christie. Chaque petite histoire mène à sa manière au dénouement; c'est virtuose ! et j'ai presque préféré La garçonnière au Confident, que j'avais pourtant dévoré. »(Commentaire d'une lectrice sur Amazon)

 

LESBRE, Michèle : « Ecoute la pluie »

« Je découvre Michèle Lesbre, et j'apprécie hautement, le verbe, le rythme des mots, l'élégance de l'écriture, l'évasion qu'elle procure au fil des pages !!! 100 Pages, lues en un trait, mais qui donnent un avant goût. Je lis depuis d'autres livres de cette auteure, mais j'avoue que 'Ecoute la pluie' est percutant, bouleversant, et d'une sensibilité à fleur de plume !!!! »  « Un accident extérieur à notre vie nous met dans un état de choc... cet instant de paralysie nous oblige à nous arrêter, puis remettre en question une histoire et se dire que nous nous étions assoupis, oubliés et qu'il est temps d'entamer un autre cycle de vie. » (Commentaires de 2 lectrices sur Amazon)

 

 

                                                                                                                                          6

 


 LORI, Roy : « Bent road »

« Une menace sourde pèse dès les premières lignes ce beau premier roman et Lori Roy en alternant les points de vue diffuse subtilement l'angoisse autour de chaque personnage avant le dénouement tout aussi sobre. » (Nicolas de Fnac Paris - Ternes-)

 

 

MINARD, Céline : « Faillir être flingué »

 

« C'est un roman très prenant, très bien construit avec des personnages magnifiques et des scènes captivantes» « Voilà un roman génial qui ne risque pas de vous tomber des mains. Céline Minard déploie un imaginaire exceptionnel dans le cadre d'un Far-West mythique, burlesque et en même temps très humain. Elle vous embarque dès les premières lignes dans le chariot brinquebalant, tiré par des bœufs, des frères Mac Pherson perdus dans leurs songes d'avenir, là-bas dans l'Ouest. Brad deviendra paysan et Jeff commerçant, tandis que leur vieille mère est à l'agonie à l'arrière. Elle ne vous lâchera plus tout au long de son incroyable galerie de personnages improbables et de leurs aventures entremêlées. Derrière la dimension parodique désopilante, elle sait donner chair et âme à ces coureurs des forêts et des plaines, elle les rend attachants et nous poursuivons avec eux le périple jusqu'à cette ville finalement atteinte et son édification au gré des rêves de chacun. »(Commentaires sur Amazon)

 

ORMESSON, Jean (d') : « Un jour je m'en irai sans avoir tout dit »

 

« Ce livre est aisé et profond. On y retrouve ce qui a fait le succès des précédents ouvrages : la foi en la littérature, l'importance des sentiments, l'absence d' illusions, le goût du bonheur, la recherche de la vérité. Le tout comme soulevé par la grâce d'un style et d'une écriture ailée. » « Ce nouveau livre de Jean d' Ormesson est un de ses meilleurs; il revient sur plusieurs étapes de sa vie qui l'on marqué et les raconte avec finesse, tendresse tout en se posant quelques questions philosophiques et morales. Il y aborde la famille, la religion, l'amour et se pose la question de notre présence sur terre tout en développant une thématique passionnante sur le temps qui passe. Sous forme de petits chapitres, on en apprend beaucoup et c'est un hymne à la vie, au bonheur, au soleil. On prend du plaisir à chaque chapitre! » (Commentaires sur Amazon)

 

RECONDO,Leonor (de) : « Pietra Viva »

 

« "Rêves oubliés" le précédent roman de Léonor de Récondo était un petit miracle. "Pietra viva" peut donc facilement décevoir. Le sujet de "Pietra viva", les tourments existentiels de Michel-Ange, est à coup sûr plus artificiel et moins attachant que le destin d'une famille de réfugiés basques...Il s'agit pourtant d'un beau livre. Il y a quelque chose de magique dans l'écriture de Léonor de Récondo, quelque chose d'épuré qui fait baigner l'action dans un monde à la Giotto . Léonor de Récondo qui, par ailleurs, est violoniste baroque sait rendre signifiante chaque scène, elle théâtralise en quelque sorte. Le résultat est que l'on ne s'ennuie pas au fil de ce récit à l'intrigue pourtant mince. Et puis on finit par s'attacher à ce Michelangelo au départ bien antipathique, malgracieux, irascible, imbu de son génie. Ses fêlures intérieures nous rapprochent de lui en dépit d'attitudes parfois odieuses et il a l'estime des tailleurs de pierre, l'amitié du fou du village et des petites gens.

 

                                                                                                                                       6

 

 

 

 

En fait il souffre de ses obsessions et de ses enfouissements, la mort du beau moine Andréa qu'il aimait platoniquement, le manque de sa mère décédée alors qu'il n'avait que 6 ans. Lorsque Michelangelo arrive à Carrare pour choisir les blocs de marbre nécessaires à l'édification du tombeau du pape Jules 2, son intériorité est celle d'un enragé quelque peu misanthrope. Il va progressivement évoluer, s'ouvrir, se réconcilier avec lui-même et son passé, réorienter son projet de sculpteur »(Commentaire d'un lecteur sur Amazon)

 

 

RUFIN, Jean-Christophe : « Immortelle randonnée »

 

Jean-Chistophe Rufin a suivi à pieds, sur plus de 800 km, le "Chemin du Nord" jusqu'à Saint-Jacques de Compostelle. Beaucoup moins fréquenté que la voie habituelle des pèlerins, cet itinéraire longe les côtes basque et cantabrique puis traverse les montagnes sauvages des Asturies et de Galice. Galerie de portraits savoureux, divertissement philosophique sur le ton de Diderot, exercice d'auto-dérision plein d'humour et d'émerveillement, "Immortelle randonnée" se classe parmi les grands récits de voyage littéraires. On y retrouvera l'élégance du style de l'auteur du Grand Cœur et l'acuité de regard d'un homme engagé, porté par le goût des autres et de l'ailleurs. « Un parcours personnel qui peut apporter beaucoup à chacun d'entre nous.. » (Commentaire d'un lecteur sur le site de la Fnac)

 

THOMAS, Chantal : « L'échange des princesses »

 

En 1721, Philippe d’Orléans est Régent, dans l’attente que Louis XV atteigne la maturité légale. L’exercice du pouvoir est agréable, il y prend goût. Surgit alors dans sa tête une idée de génie : proposer à Philippe V d’Espagne un mariage entre Louis XV, âgé de onze ans, et la très jeune Infante, Maria Anna Victoria, âgée de quatre ans – qui ne pourra donc enfanter qu’une décennie plus tard. Ce laps de temps permet l’espoir d’un « malheur » qui l’assiérait définitivement sur le trône de France… Et il ne s’arrête pas là : il propose aussi de donner sa fille, Mademoiselle de Montpensier, comme épouse au jeune prince des Asturies, futur héritier du trône d’Espagne, pour conforter ses positions.
La réaction à Madrid est enthousiaste, et les choses se mettent vite en place. L’échange des princesses a lieu début 1722, en grande pompe, sur une petite île au milieu de la Bidassoa, la rivière qui fait office de frontière entre les deux royaumes. Tout pourrait aller pour le mieux. Mais rien ne marchera comme prévu.

« Voici la véritable et triste histoire de deux jeunes princesses, l'une d'Espagne l'autre de France, échangées, pour satisfaire les ambitions politiques des souverains. Aucune ne rencontrera le prince charmant et toutes deux y laisseront quelques illusions. A découvrir avec tout le talent de C.Thomas en prime. » (Coup de cœur des libraires : Hélène de Fnac Lille.)

VIEL,Tanguy : « La disparition de Jim Sullivan »

« Voilà ce que ferait Tanguy Viel s'il écrivait un roman américain. Il se lance et nous raconte par le détail, comment il l'écrirait, lui, son roman américain. Connaissant ses classiques, c'est spirituel, enlevé, intelligent. » (Elizabeth de Fnac  Noisy-le-Grand) « En fait, l'auteur analyse et s'empare de tous les clichés qui constituent la matière des romans américains et se lance dans une tentative de pastiche. Tout y est. Les poncifs les plus éculés y font florès.

                                                                                                                                      6

 

 

L'auteur, qui est le narrateur, s'immisce dans le roman, entremêlant l'action romanesque et ses réflexions d'écrivain à la recherche d'une voie, ou d'une autre. Au début, il est agaçant cet empêcheur de lire en rond qui réfléchit à haute voix, hésite entre un chemin, ou un autre! Mais il est drôle et très vite on s'y laisse prendre. Le roman américain se dessine. La machine s'emballe. La manière accompagne l'histoire... C'est une réussite. » (Commentaire d'un lecteur sur le site de la Fnac)

 

LE MEN, Yvon : « Le tour du monde en 80 poèmes »

La poésie ne s'arrête pas aux frontières. C'est pour cela qu' Yvon Le Men a choisi, dans le sillage de Jules Verne et de son héros le gentleman anglais Phileas Fogg, de traverser à nouveau les mers et de proposer cette fois-ci un tour du monde en 8o poèmes et presque autant de pays. De l'Antiquité à nos jours, de l'Afrique du Sud au Venezuela, de la Hollande à la Grèce en passant par l'Irlande, l'Espagne, le Brésil, la Pologne, c'est un atlas inédit que l'on découvre poème après poème. Cette anthologie est une heureuse invitation au voyage.

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16 août 2013 5 16 /08 /août /2013 15:39

Bibliothèque Municipale de Puget

Coup de Projecteur n° 69

Prêts de la Bibliothèque départementale

                                                      

                                                             Bibliobus du 30 Mai 2013

 

 

ROMANS

 

Littérature de langue anglaise

 

CRICHTON, Michael : « Etat d’urgence »

A San Francisco, le milliardaire George Morton s'écrase du haut d'une falaise à bord de sa Ferrari quelques minutes seulement après avoir annoncé qu'il retirait son soutien à un mouvement écologiste international... Avant de disparaître, George avait laissé un message énigmatique. Peter, son avocat, et Sarah, son assistante, le décryptent... et se trouvent emportés dans une course-poursuite qui va les précipiter des glaces de l'Antarctique aux forêts vierges de Mélanésie. Face à eux, un ennemi insaisissable prêt à détruire la planète pour prouver qu'elle est en danger. Tremblement de terre, tsunami, cyclone : si les idéalistes fous ne sont pas neutralisés, des milliers de gens vont mourir dans une série de catastrophes naturelles d'une ampleur sans précédent...

DELILLO, Don : « L’homme qui tombe »

Affrontant, avec les seules armes de son art, un monde en morceaux dont la représentation s'est perdue avec les attentats du 11 Septembre, Don DeLillo donne à voir les ressorts brisés de la belle machine humaine - psychisme, langage et corps impuissant confondus. Voyage au cœur de notre histoire commune, exploration magistrale des effets et des causes d'une catastrophe, ce roman fraye le chemin d'une catharsis qui autorise à regarder en face le Mal dans tous ses inévitables et fulgurants avènements.

FURST, Alan : « Le correspondant étranger »

Paris, 1938. Le rédacteur en chef d'un journal antifasciste clandestin est découvert mort dans un hôtel. La police conclut à un suicide, mais ses camarades émigrés italiens n'ont aucun doute : la police secrète de Mussolini a encore frappé.

GAINES, Ernest J : « Mozart est un joueur de blues »

Ce recueil, composé de nouvelles inédites éclairées par deux textes autobiographiques, vous donnera envie de lire toute son œuvre. Ernest J. Gaines, né en 1933 en Louisiane, est considéré comme un des auteurs majeurs du "roman du Sud " des États-Unis.

HARUF, Kent : « Colorado blues »

Charmeur, beau parleur, Jack Burdette a toujours trompé son monde. Malgré ses frasques d'adolescent, la ville de Holt lui a confié sans hésiter la plus importante de ses entreprises : la coopérative agricole. Jack s'empresse de détourner l'argent et disparaît subitement, abandonnant sa femme, Jessie enceinte, et ses deux enfants. La vengeance des habitants s'abat alors sur Jessie. Jusqu'au drame. Huit ans plus tard, l'enfant terrible revient au pays. Il a tout perdu et il est bien décidé à regagner le cœur de sa femme... Une histoire simple, des sentiments forts... Kent Haruf explore avec sobriété et pudeur toutes les passions humaines. Sa langue, tout en délicatesse, en émotions retenues, en élégance, est la marque d'un rare talent d'écrivain.

KALOTAY, Daphne : « Un papillon sous la neige » - Grands caractères -

Lorsqu'elle décide de mettre en vente son incroyable collection de bijoux, Nina Revskaïa, ancienne étoile du Bolchoï surnommée « Papillon », est persuadée qu'elle a tiré un trait sur son passé. Nina n'a jamais partagé les terribles secrets de cette époque, mais deux personnes vont tout faire pour les découvrir : Drew Brooks, la jeune femme qui s'occupe de la vente des bijoux, et Grigori Solodin, un professeur de russe persuadé que Nina détient la clé de son propre passé. Ensemble, ils vont lever le voile sur ce mystère et trouver des réponses qui bouleverseront pour toujours leur existence.

KING, Stephen Michael : « Christine » - Livre lu -

Christine est belle, racée, séduisante. Elle aime les sensations fortes, les virées nocturnes et le rock n'roll des années héroïques. Depuis qu'elle connaît Arnie, elle est amoureuse. Signe particulier : Christine est une Plymouth « Fury », sortie en 1958 des ateliers automobiles de Detroit. Une seule rivale en travers de sa route : Leigh, la petite amie d'Arnie…

ORRINGER, Julie : « Comment respirer sous l’eau »

Les nouvelles de Julie Orringer sont lyriques, violentes, et terriblement justes. Ce premier livre affirme un sens du tragique et une maîtrise de style qui la placent dans la lignée de Flannery O'Connor.

ROBBINS, Tom : « Une bien étrange attraction »

Tout ce qu'on adore de l’Amérique .... Sa contre culture: Fantasque, drôle et ... féroce !

ROBBINS, Tom : « Comme la grenouille sur son nénuphar »

Délectable du début à la fin. Tom Robbins est une fois de plus en parfait équilibre entre le burlesque et le profond.

ROTH, Philip : « Exit le fantôme »

Après onze ans de réclusion volontaire dans la campagne du Massachusetts, Zuckerman remet les pieds à New York, pour une intervention bénigne. Et voilà Zuckerman, qui se croyait immunisé, en proie à un dernier coup de foudre. Pour Jamie, la très charmante jeune femme du couple. Va-t-il passer à l'acte ? Ou se servir de ce dernier amour pour écrire encore - traduire dans une fiction les fantasmes qu'il lui inspire ?

BUCHAN, John : « Les trente-neuf marches »  - Grands caractères –

Traduction révisée, texte intégral suivi d'une biographie de John Buchan. Classique parmi les classiques du roman d'espionnage, Les Trente-neuf marches relate les péripéties de Richard Hannay, ancien ingénieur des mines en Afrique du Sud. Revenu à Londres après avoir fait fortune, il se retrouve aux prises avec une puissante organisation criminelle nommée La Pierre Noire. Composée d'espions allemands, celle-ci fomente un complot visant à jeter l'Europe dans la guerre. Pourchassé sur la lande écossaise, Richard Hannay se bat pour sauver sa vie et déjouer la conspiration. Il a vingt jours pour déchiffrer le code qui permettrait aux services secrets anglais de stopper l'infernale machination. Captivant de bout en bout, Les 39 marches inspireront en 1935 le célèbre film d'Alfred Hitchcock.

 

 

Littérature de langue italienne

 

BEVILACQUA, Alberto : « A travers ton corps »

L'Amant de Lady Chatterley est un des romans les plus célèbres du XXe siècle. Mais on ne sait guère que les découvertes érotiques de Constance Chatterley dans les bras de son garde-chasse ont été imaginées par Lawrence lors de ses nombreux séjours en Italie et en particulier après les semaines qu'il passa au bord de la mer de Ligurie avec son épouse allemande, Frida von Richthofen. Mieux encore : le personnage de Mellors aurait été largement inspiré à l'auteur par un superbe Italien, Angelo Ravagli, qui fut l'amant puis le troisième mari de Frieda à la mort de Lawrence. Telle est la révélation surprenante qui constitue le point de départ d'À travers ton corps.

BIASION, Renzo : « S’agapo »

S'agapo (" Je t'aime " en grec) évoque des épisodes romancés de l'occupation italienne en Grèce "1941-1943). Description du quotidien de cette armée censée " rompre les reins " du peuple grec. Dans des paysages d'une prodigieuse beauté, dans l'intimité des campements ou dans les bras des--- femmes, soldats et officiers trompent l'attente, l'épuisement et la peur.

BOSONETTO, Marco : « Grand-père Rosenstein nie en bloc »

Joueur de clarinette, époux volage, père intermittent, instable caractérisé et alcoolique appliqué, Simon Rosenstein achève de consterner sa famille en rédigeant des mémoires où il affirme entre autres que la Shoah n'a pas existé et que les prétendues victimes ont été évacuées par les sionistes vers l'Australie - ce qui surprend quelque peu de la part... d'un rescapé d'Auschwitz. Le grand-père indigne et ses nouveaux amis négationnistes font route pour Paris dans l'intention d'y tenir une conférence de presse. Poursuivis par la tribu atterrée, les services secrets israéliens et une fort curieuse secte new age. Au terme de force péripéties, le mystérieux comportement de " pépé Rosenstein " trouvera une bouleversante explication.

CARCASI, Giulia : « Je suis en bois »

Un gouffre d'incompréhension sépare Giulia de Mia, sa fille de dix-huit ans. Chacune triche, joue un rôle, et tait l'essentiel. La lecture du journal intime de Mia replonge sa mère dans le passé. Elle lui confie alors par lettres ce qu'elle ne lui avait jamais dit. Dans les secrets des générations passées, c'est sa propre histoire que découvre la jeune fille.

DEMARCHI, Cesare : « La vocation »

Luigi Martinotti a trente-cinq ans et vit à Milan. Pour des raisons économiques, il a dû renoncer à des études universitaires et a été successivement gardien de parking et commis dans une librairie. Mais désormais, il est employé dans un fast-food où il fait cuire des frites pendant huit heures par jour. Le week-end, il retrouve Antonella, elle aussi employée dans le même restaurant et mère d’un petit garçon. Malgré l’intensité de leur relation charnelle, malgré son attachement pour l’enfant, Luigi tient à conserver sa liberté pour se consacrer à sa passion secrète : l’Histoire, et plus particulièrement celle d’Attila, dont il tente de percer la stratégie politique.

PENNACCHI, Antonio : « Canal Mussolini »

Les Peruzzi : dix-sept frères et sœurs, une tribu. Des paysans sans terre, tendance marxiste, à la tête dure et au sang chaud. Parce qu'un certain Benito Mussolini est un ami de la famille, ils abandonnent le rouge pour le noir. En 1932, avec trente mille autres affamés, ils émigrent dans les marais Pontins, au sud de Rome, où démarre le chantier le plus spectaculaire de la dictature. Huit ans sont nécessaires pour creuser un gigantesque canal, assécher sept cents kilomètres carrés de bourbiers infestés de moustiques et bâtir des villes nouvelles. Enfin, les Peruzzi deviennent propriétaires de leurs domaines. Mais tandis que l'histoire emporte les aînés dans le tourbillon des conquêtes coloniales et de la Seconde Guerre mondiale, au Canal, les abeilles d'Armida, l'ensorcelante femme de Pericle, prédisent un sombre avenir. Entre chronique et farce, Pennacchi signe un roman époustouflant où la saga d'une famille sur trois générations croise un demi-siècle de l'histoire italienne.

 

Littérature de langue espagnole

 

ETXEBARRIA, Lucia : « Cosmofobia »

Lavapiès. Un quartier populaire en plein Madrid, mosaïque de cultures et de couleurs. En son cœur, un centre associatif, avec ludothèque et garderie. Jeunes et vieux s'y croisent. Téléopératrice fauchée, dealer, éducatrice végétarienne, clandestin, môme hyperactif sont autant de personnages en quête d'identité qui s'aiment, virevoltent, se ratent, sans jamais se mélanger. Comédie humaine survoltée et tendre à la fois, Cosmofobia capte l'essence même de notre société métissée et fragmentée..«À travers ces portraits, Etxebarria nous dresse un catalogue épicé de toutes ces pathologies qui poussent sur les trottoirs des villes comme du chiendent. Sans misérabilisme, mais avec du nerf et du rire.»

HERNANDEZ, Felipe : « La partition »

Un jeune compositeur, José Medir, survit en donnant des leçons de piano dans une famille bourgeoise, jusqu'au jour où l'ancien directeur du conservatoire, un curieux personnage devenu le maître incontesté de l'Auditorium de la ville, s'intéresse soudain à lui. Il lui commande une étrange partition dont il se réserve l'exclusivité. Le jeune musicien à l'oreille exceptionnelle se trouve alors inexorablement happé par un tourbillon. Felipe Hernández excelle à mener l'intrigue d'un roman qui n'est ni simplement réaliste ni délibérément fantastique, et qui est aussi une réflexion sur la création.

LAGO, Eduardo : « Voleur de cartes »

Comment naît une histoire ? Dans un monde sans dieux, la réponse demeure dans l’incertitude la plus totale. Sophie – Brooklyn de son vrai nom –, la trentaine, revient vivre à Paris après des années d’absence. Un peu perdue, elle furète sur Internet, quand elle tombe sur le mystérieux e-mail d’un écrivain qui propose à qui le veut bien de lire ses contes et nouvelles. Intriguée, elle demande à les recevoir, sans imaginer qu’ils vont la conduire à Trieste où elle fera la connaissance d’Ali Farkem, le séduisant voleur de cartes.

MARSE, Juan : « Calligraphie des rêves »

Ringo a perdu tout espoir de devenir pianiste. Adolescent rêveur, il erre dans le quartier de Gracia. Réfugié dans le bistrot de la señora Paquita, il observe les déshérités qui défilent. Sous l'ombre menaçante de la dictature franquiste des années quarante, il s'accroche à l'écriture, dépeint les extravagances de ses voisins et tente de percer les secrets de son père.

ONETTI, Juan Carlos : « Les bas-fonds du rêve »

 Les personnages de Juan Carlos Onetti sont ceux des tangos populaires que l'on fredonne en Uruguay, en Argentine. Ils ont pour rendez-vous Santa Maria. C’est dans cette ville imaginaire, quintessence de la vie provinciale, que se déroulent la plupart des romans et des nouvelles qu'Onetti à écrits tout au long de sa vie. Santa María, c'est Montevideo ou Buenos Aires, où échouent les errants du monde entier en quête de fortune, d'identité, d'oubli. Ecoutez cette voix poignante qui raconte avec une pitié pudique et une pointe d'humour noir l'angoisse quotidienne, le spleen et les médiocres joies du petit peuple : elle colle à la mémoire comme un air de bandonéon.

OVEJERO, José : « Mauvaise année pour Miki »

2001, une mauvaise année pour Miki. Animateur radio solitaire, amateur de jeux vidéo et de sites porno, Miki voit sa routine bouleversée par les morts successives de son fils, dans un accident de voiture, et de sa femme, assassinée dans des conditions troublantes. Alors que tout le monde s'attend à ce qu'il s'effondre, Miki reste spectaculairement indifférent et froid, reclus dans son univers virtuel d'écrans, de consoles et de caméras de surveillance. Une sorte de régression le lance à la redécouverte d'une adolescence fantasmée, faite d'insouciance, de drogues et de sexe sans lendemain, tandis que l'enquête sur la mort de sa femme n'en finit plus de piétiner.

RIVERA, Hernan : « Le virtuose »

Les habitants de la mine de salpêtre Coya Sur sont confrontés à deux événements majeurs qui vont changer leur vie pour toujours : la fermeture définitive de la mine et le dernier match de foot contre Maria Elena, la mine voisine, leur rivale de toujours. Seul un miracle peut leur faire gagner cette rencontre ultime. C'est alors qu'apparaît dans le village écrasé de soleil, exhaussant toutes les prières, le Virtuose, jonglant de façon incroyable avec son ballon, qui laisse les habitants sans voix : le Messie du ballon est arrivé...Hernán Rivera Letelier revient à l'imaginaire de la pampa et des mines avec cette histoire touchante et amusante, dans laquelle des personnages inoubliables jouent leur vie au nom de l'orgueil, de l'amitié, du courage. Et surtout, de l'amour.

DEL VALLE, Ignacio : « Empereurs des ténèbres »

L hiver 1943 s éternise tout comme la guerre sur le front russe près de Leningrad. La División Azul, composée de militaires franquistes et de phalangistes, se bat aux côtés de l armée allemande. Un matin, on découvre, pris dans les glaces d une rivière, le cadavre égorgé d un soldat espagnol portant sur l épaule une mystérieuse phrase inscrite au couteau : « Prends garde, Dieu te regarde. » Il est la première victime d une étrange série que l’ex-lieutenant Arturo Andrade, garçon violent, arriviste et lui-même assassin est chargé d élucider. Le froid, la faim, la neige et la folie sont la toile de fond de ce roman où la violence des combats côtoie le quotidien des habitants. Des fous sont oubliés dans un asile servant de refuge aux pires produits d un conflit sans fin. Des soldats ayant bravé la mort jouent le soir à la roulette russe. On assassine, on aime, on se trahit. Les ténèbres sont là. L ambiguïté humaine aussi. Thriller historique hanté par la notion du mal et de la rédemption, Empereurs des ténèbres montre que toute âme, qu’elle soit sombre ou innocente, est infiniment complexe et peut ouvrir les portes de l enfer sur terre.

VALERA, Juan : « Pepita Jiménez »

Le jeune don Luis de Vargas s'apprête à prononcer les vœux de la prêtrise. Élevé au séminaire par un oncle doyen qui lui a insufflé sa foi, il croit sa vocation inébranlable jusqu'au jour où il retourne sur sa terre natale, l'Andalousie. Là, tout vacille avec douceur. Dans une correspondance quotidienne adressée à son oncle, le jeune séminariste évoque le dégoût que lui inspirent les mondanités, son père, cacique du village, bon vivant plus proche des femmes que de Dieu, et la jeune veuve qu'il entend épouser, Pepita Jiménez, puis le souvenir doux et cruel de sa mère, sa vocation, sa foi et toujours et encore le charme de la belle Pepita. Jour après jour se dessine ainsi une éducation sentimentale fort délicate, et bien moins innocente qu'il n'y paraît. Joyau de la littérature andalouse et grand succès populaire, ce roman écrit en 1874 n'a jamais été traduit dans son intégralité en français. Pourtant Pepita Jiménez a été adapté trois fois au cinéma. Le célèbre compositeur espagnol, Isaac Albéniz, en a également fait un opéra du même nom.

 

Littérature d’autres langues

 

COLLIANDER, Tito : « Une enfance à Pétrograd » - Grands caractères -

Tito Colliander, fils d'un colonel du Tsar, vit à Petrograd (aujourd'hui Saint-Pétersbourg) lorsqu'éclate la Révolution russe de 1917. Il a 13 ans. Tout son univers familier bascule. Il découvre l'ostracisme (il est Finlandais et parle suédois), la haine, la peur. Ses amis deviennent ses ennemis...  Si sa famille quitte finalement la Russie en 1918 pour échapper à la Révolution, les quatorze années de cette enfance russe marqueront à jamais Tito Colliander de leur empreinte.

AMADO, Jorge : « Tieta d’Agreste »

Adolescente, la charnelle chevrière Tieta a fui les collines d’Agreste sous l’opprobre publique et le bâton vindicatif du vieil Esteves, son père. Trente ans plus tard, devenue une femme influente de São Paulo, elle regagne le paradis perdu de sa bourgade natale, dans la province de Bahia. Les habitants d’Agreste, mus par divers intérêts, semblent alors décidés à faire table rase du passé pour accueillir comme il se doit la riche veuve Antonieta Esteves Cantarelli, accompagnée d’une virginale jeune femme qu’elle présente comme la fille de son époux défunt. D’emblée, Tieta est consacrée figure tutélaire de la petite communauté bahianaise. C’est pourtant la même Tieta qui, lorsqu’une industrie chimique menace de s’installer sur la paradisiaque plage du Mangue Seco, devient à son insu le porte-flambeau voluptueux et souriant d’une cabale menée contre l’usine et son cortège de maux que sont la pollution et la corruption. Mais comment réagiront les protégés bien-pensants de la Pauliste quand ils découvriront que derrière une façade de joyeuse respectabilité se dissimule une tenancière de maison-close au service des millionnaires, et qui, loin d’avoir étouffé sa sensualité, dévoie chaque nuit son chaste neveu promis à embrasser la carrière de séminariste ? ( Tieta d'Agreste est un livre foisonnant et coloré qui, à lui tout seul, pourrait représenter le Brésil. L'héroïne, Tieta, fait danser tout ce joli monde et le lecteur avec. Si vous ne devez lire qu'un seul livre de Jorge Amado, ce qui serait dommage, alors lisez celui-ci!)

PAASILINNA, Arto : « Le potager des malfaiteurs ayant échappé  la pendaison »

Humour loufoque, gaudriole, pitreries rabelaisiennes, Arto Paasilinna est l'inventeur d'une sorte de commedia dell'arte scandinave où Scaramouche et Matamore ont passé le relais à de chauds Lapons qui observent les dérives et les sottises de leur époque. Avec Le Potager des malfaiteurs ayant échappé à la pendaison, le romancier poursuit son travail de satiriste pour épingler une brochette de parasites : tous ceux qui, malfrats minables ou PDG cyniques, espèrent passer entre les mailles de la justice. (André Clavel - L'Express, juin 2011)

YOSHIMURA, Akira : « Le convoi de l’eau »

Un homme étrange s’engage au sein d’une équipe chargée de construire un barrage en haute montagne. Perdu dans la brume, tout au fond d’une vallée mal connue, se révèlent les contours d’un hameau, mais les travaux ne sont pas remis en question par cette découverte: le village sera englouti sous les eaux. Au cours de ce terrible chantier, le destin de cet homme entre en résonance avec celui de la petite communauté condamnée à l’exil. A la veille du départ qui leur est imposé, il observe les premières silhouettes alignées sur le sentier escarpé. Elles sont innombrables et portent sur leur dos un singulier fardeau. Des images de toute beauté, inoubliables.

 

DOCUMENTAIRES

 

PSYCHOLOGIE

 

COTE, Sophie : « L’épanouissement de l’enfant doué »

Un peu plus de 2 % des enfants sont précoces intellectuellement. Deux caractéristiques sont essentielles chez eux: leur rapidité de compréhension et d'apprentissage, et leur extrême sensibilité. La première les met en décalage par rapport aux enfants de leur classe: ils s'ennuient à l'école dont ils jugent le rythme trop lent. La seconde les rend particulièrement vulnérables: pour se protéger, ils adoptent parfois des comportements ou des mécanismes de défense qui leur compliquent la vie et ne facilitent pas celle de leur entourage familial et scolaire. Sophie Côte et Ladislas Kiss aident les parents à repérer la précocité éventuelle de leur enfant et les éclairent sur certaines de ses réactions. Ils leur indiquent comment l'aider à s'épanouir harmonieusement dans sa famille, à l'école et socialement, tout en satisfaisant sa curiosité intellectuelle. Car un enfant précoce épanoui aura tous les atouts pour être un adulte équilibré et accompli.

RUBIN, Gabrielle : « Il faut aider les pères »

On exige aujourd'hui des pères l'impossible. Ils doivent représenter aux yeux des enfants la force et la sécurité, leur montrer le bon chemin, les obliger à se comporter convenablement, alors même que l'environnement social, de plus en plus violent et contestant toute autorité, ne leur fournit aucune aide. Pour Gabrielle Rubin, il faut d'urgence aider les pères à trouver, inventer une nouvelle autorité paternelle, car si l'abolition d'une organisation sociale fortement hiérarchisée a été extrêmement bénéfique aux adultes et à la société, les enfants, par contre, en sont les victimes. Aider les pères ? Certes, mais comment ? Eh bien, en reconnaissant déjà qu'ils jouent un rôle spécifique auprès des enfants. Et, par conséquent, en admettant qu'ils ne sont pas des mères

SERVANT, Dominique : « Ne plus craquer au travail »

Ce guide clair et complet, illustré de nombreux témoignages et de conseils concrets, s'adresse à tous : dirigeants, salariés et managers. Car mieux organiser sa vie professionnelle, et y développer de nouvelles capacités psychologiques, peut nous aider à faire (ou à refaire) de notre travail une activité intéressante et enrichissante. « Ce livre se lit très facilement donne des outils et des points de vue bien ciblés et qui permettent de voir rapidement sans effort un point de vue qui permet de lacher prise plus facilement sur des situations qui contrarie, énerve ou déstabilise au travail. Des outils aussi pour mieux gérer son stress. Vraiment  très bien. À conseiller dans le monde du travail mais aussi des relations de groupes ou associatives. »(Commentaire d’un client sur Amazon)

 

RELIGIONS

 

LENOIR, Frédéric : « Socrate, Jésus, Bouddha »

La crise actuelle n'est pas simplement économique et financière, mais aussi philosophique et spirituelle. Contre une vision purement matérialiste de l'homme et du monde, Socrate, Jésus et Bouddha sont trois maîtres de vie. Une vie qu'ils n'enferment jamais dans une conception étroite et dogmatique. Leur parole a traversé les siècles sans prendre une ride, et, par-delà leurs divergences, ils s'accordent sur l'essentiel : l'existence humaine est précieuse et chacun, d'où qu'il vienne, est appelé à chercher la vérité, à se connaître dans sa profondeur, à devenir libre, à vivre en paix avec lui-même et avec les autres. Un message humaniste, qui répond sans détour à la question essentielle du sens de la vie.

PAYAN, Paul : « Entre Rome et Avignon »

Rome, printemps 1378. La ville est en effervescence. Le dimanche de Pâques, on a couronné un nouveau pape, un Italien, Urbain VI. Les Romains n'ont pas assisté à une élection pontificale depuis... soixante-quinze ans, car les sept derniers papes, tous d'origine française, ont choisi de résider à Avignon. La papauté est-elle de retour dans la Ville éternelle ? C'est oublier les cardinaux, qui supportent mal la manière dont Urbain les traite. Au début de l'été, ils quittent Rome et désignent un nouveau pape, Clément VII, qui s'installe dans le palais de ses prédécesseurs à Avignon. L'Eglise, désormais, a deux têtes. Le Grand Schisme a commencé. Jusqu'en 1417, deux lignées de pontifes vont s'affronter: à Avignon comme à Rome, ils activent des réseaux diplomatiques complexes pour rallier les puissances européennes, ils guerroient par mercenaires ou par théologiens interposés, ils lèvent des impôts divers pour remplir des caisses toujours vides. Guerres, chantages, excommunications, alliances et défections aboutissent à des situations extravagantes: on verra ainsi le roi de France décider, en 1398, de soustraire son royaume à toute obédience, un épisode inédit dans l'histoire de la Chrétienté; on encore, en 1409. Non plus deux, mais trois papes revendiquer le trône de saint Pierre. Ce livre raconte l'extraordinaire partie d'échecs qui a mis aux prises l'Europe entière, quarante ans durant.

 

SOCIETE

 

DAKHILYA, Jocelyne : « Les musulmans dans l’histoire de l’Europe »

Tome 1 -  Ce premier volume d'une vaste enquête sur l'histoire de la présence musulmane en Europe a l'ambition d'expliquer pourquoi cette réalité est restée ignorée et à quelles difficultés on se heurte à vouloir définir un "musulman" dans un contexte européen, ce qui, aujourd'hui comme hier, pose des problèmes éthiques et politiques forts.

Tome 2 - Ce livre plus théorique invite à sortir d’une problématique toujours sous-jacente du « choc des civilisations », en montrant que les frontières politiques et religieuses ne recoupent pas nécessairement des ensembles culturels cohérents.  Les antagonismes religieux ou politiques, aussi rédhibitoires soient-ils, ne doivent pas empêcher de voir les lieux d’une proximité ou d’une identité d’être, au sens de l’être social ou culturel et non pas au sens de l’humanisme.

AUBENAS, Florence : « Le quai de Ouistreham »

Désireuse de saisir au plus près la réalité sociale de la crise, Florence Aubenas s'est immergée pendant six mois dans le quotidien d'une travailleuse précaire. Sans autre qualification que le baccalauréat sur son CV, elle s'inscrit au Pôle Emploi de Caen. Son objectif : décrocher un CDI. Elle devient alors "agent de nettoyage" et enchaîne les heures par-ci par-là. Dans son livre, elle témoigne de la misère ordinaire de la France d'en bas. Un document exceptionnel qui a dévoilé le vrai visage de la crise.

PIERRAT, Emmanuel : « Familles, je vous hais »

Des veuves abusives aux petits-neveux de la concierge, les héritiers d'auteurs sont pour beaucoup devenus des ayants droit... «d'emmerder le monde» !Avocat au barreau de Paris, Emmanuel Pierrat dirige un cabinet spécialisé dans le droit de la propriété intellectuelle.

 

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 11:35

 

Bibliothèque Municipale de Puget

Coup de Projecteur N°66


 Prêt de le Bibliothèque Départementale

 

Bibliobus du 22 novembre 2012

 

 

 

ROMANS

 

Littérature de langue anglaise

 

AUEL, Jean-M : «Les enfants de la terre » - Tomes 1 à 5 –

Cette saga de Jean M. Auel nous fait découvrir la vie de nos ancêtres il y a plus de 35000 ans. A travers l'histoire d'une petite fille de 5 ans, nous découvrons les us et coutumes des hommes de Neandertal qui cohabitent un certain temps avec les Homo Sapiens avant de disparaître.... « J'ai trouvé très intéressante et très originale l'approche de l'auteure sur ces deux cultures à la fois si proches et si inconciliables... » (Avis d’un lecteur sur le site de la Fnac)

 COOPER, Hélène : « La maison de Sugar Beach »

1966, enfance dorée, Monrovia, Liberia. Aujourd'hui, grand reporter, Washington, Etats-Unis. Helene Cooper a grandi et vécu sa première adolescence dans le très privilégié milieu des Congos, ces descendants des esclaves affranchis d'Amérique venus créer le Liberia au XIXe siècle en Afrique. Le 12 avril 1980, grand ciel bleu, elle se réveille dans sa maison de 22 pièces, se prépare à sa leçon de ballet et à faire la demoiselle d'honneur l'après-midi. Mais non, c'est le coup d'Etat, sa société est renversée. Un mois plus tard elle fuit aux Etats-Unis avec sa mère et sa soeur, laissant derrière elle Eunice, sœur adoptée et meilleure amie, d'une tout autre caste. Helene Cooper fait un magnifique récit sur le Liberia contemporain, à partir de sa propre histoire. Avec un subtil mélange de tendresse et d'honnêteté, elle raconte comment des gens comme elle se sont rendus coupables d'effroyables injustices sans être pour autant monstrueux. Les anecdotes sont souvent drôles, les télescopages de la grande et de la petite histoire donnent la mesure des paradoxes de chacun. Helene Cooper est enjouée, franche, impitoyable.

« Un très bon témoignage, sur un pays, une époque, une vie, c'est rythmé, intéressant, bien écrit et différent de ce que j'ai l'habitude de lire. »(Commentaire d’une lectrice sur Amazon)

FITZGERALD, Francis, Scott : « Les enfants du jazz »

Ces nouvelles, choisies parmi les meilleures écrites par Scott Fitzgerald, replongent le lecteur dans l'époque des années vingt, que les Américains appellent le Jazz Age et dont Scott Fitzgerald demeure le héros romantique et désenchanté.

 

KAPLAN, Janice : « Botoxland »

Lacy Fields mène une existence de rêve. Elle gagne (très bien) sa vie en décorant les villas des stars de Los Angeles, tandis que Dan, son mari, est leur chirurgien esthétique préféré. Ils ont trois enfants exaspérants et craquants, bref, normaux. Tout bascule quand la police se présente un matin à la porte de leur luxueuse demeure: Dan est inculpé du meurtre d'une ravissante starlette, qu'il assure pourtant n'avoir jamais vue. Lacy est bien la seule à le croire innocent; même son avocat a des doutes au vu des éléments du dossier...En tant que décoratrice, Lacy est habituée à remarquer le moindre détail. Or, quelque chose cloche dans cette histoire. Elle veut en avoir le cœur net. « En lisant ce livre, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. Ecriture fluide, beaucoup d'humour, des situations cocasses ! Un polar très glamour sur les hauteurs de Los Angeles. A découvrir sans attendre. » (Commentaire d’une lectrice sur Amazon)

KENNEDY, Douglas : « Quitter le monde »

«  Douglas Kennedy réussit une nouvelle fois à faire pénétrer son héroïne dans notre propre vie. On compatit, on sourit, on pleure et on vit avec elle jusqu'à la dernière page. » (Eve de Fnac, Pau)

MORRISON, Toni : « Beloved »

L'histoire d'une esclave qui a essayé de se battre au nom de la liberté et pour épargner les siens des souffrances vécues. Quel texte! Un coup de poing littéraire dont on ne ressort pas indemne.

Le Mot de l'éditeur : Beloved Toni Morrison prétend être entrée en littérature par effraction. Pourtant, en 1993, elle devient la huitième femme et le premier écrivain noir américain couronné par le prix Nobel. C'est en 1988 qu'elle reçoit une première consécration, le prestigieux prix Pulitzer, pour son cinquième roman, Beloved.

OATES, Joyce Carol : « Petit oiseau du ciel »

Quand Zoe Kruller, jolie serveuse se rêvant star de country, est découverte brutalement assassinée dans son lit, la police de Sparta vise aussitôt deux suspects : Delray, le mari dont Zoe est séparée, et Eddy Diehl, l'amant de longue date. Mais, sans preuve, l'enquête piétine. Les rumeurs s'amplifient, ravageant au passage l'existence des deux hommes et imprimant un cours étrange à celle de leurs enfants.

Aaron Kruller et Krista Diehl, adolescents sacrifiés à l'histoire familiale, chacun persuadé que le père de l'autre est l'assassin, conçoivent peu à peu une redoutable obsession réciproque. Étrange lien que l'éloignement et les années n'entameront en rien. Aussi, lorsque longtemps après le drame ils se rencontrent de nouveau, ils semblent prêts à exorciser les fantômes du passé, à se réconcilier avec leur lourd héritage. « On peut compter sur l'auteur pour disséquer comme toujours d'une façon captivante et implacable le sort de tous les personnages mêlés à cette tragédie. » (Commentaire d’une lectrice sur Amazon)

ROBERTS, Nora : « Rêves dorés »

Comblée par un travail qui la passionne et entourée d'amies fidèles, Parker Brown a tout pour être heureuse, hormis l'essentiel : l'amour. Alors qu'elles ont toutes rencontré l'homme de leur vie et s'apprêtent à les épouser, Parker l'attend toujours. Jusqu'à ce qu'elle revoie l'ami de son frère, Malcolm Kavanaugh, garagiste de son état. Un type arrogant, fan de moto, dragueur impénitent. A première vue, aucun intérêt pour notre jeune et raffinée célibataire. Pourtant, un premier baiser va faire vaciller bien des certitudes... Rêves dorés est le quatrième et dernier volume de la série romanesque Quatre saisons de fiançailles, best-seller mondial.

RUSSELL, Sean : « La guerre des cygnes »

Tome 1 : Le royaume unique

 A l'instar des œuvres de Robin Hobb ou de R. E. Feist, La guerre des cygnes, trilogie dont Le royaume unique est le premier volet, renouvelle avec brio les codes de la fantasy. Mêlant magie et complots, violence et humour, la plume subtile de l'auteur entraîne le lecteur dans un voyage exaltant.

Tome 2 : L’île de la Bataille – Tome 3 : Les routes de l’ombre

STEINBECK, John : « Le poney rouge »

« Pour jeunes et adultes, un livre merveilleux sur l'amour d'un petit garçon pour son cheval et le monde dur et impitoyable de la vie à la campagne. Vraie littérature américaine. On devrait le lire en anglais. » (Commentaire d’une lectrice sur Amazon)

URQUHART, Jane : « Les amants de pierre »

Au Canada, Klara entretient une liaison amoureuse avec Eamon, brutalement interrompue pendant l'été 1914. Tilman, le frère de Klara, fuit sa maison natale pour rejoindre la famille de son ami Giorgio. Ces trois personnages se retrouvent en France durant les années d'après-guerre. Le sculpteur Walter Allward les engage pour construire le monument de Vimy, en mémoire des soldats canadiens décimés par la Grande Guerre. C’est là, au pied de cet édifice, que Klara met en œuvre tout son talent pour sculpter, créer, se souvenir. Intense et rédempteur, Les Amants de pierre retrace le parcours d'immigrés installés au Canada, dont la volonté de survie est aussi forte que le besoin de rêver.

Jane Urquhart vit dans le sud-ouest de l'Ontario avec son mari. Elle a reçu l'insigne de chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres en France en 1996 et vient d'être nommée officier de l'Ordre du Canada. Son roman Niagara, a obtenu le prix du Meilleur Livre Etranger en 1992.

YATES, Richard : « La fenêtre panoramique »

April et Frank Wheeler forment un jeune ménage américain comme il y en a tant : ils s'efforcent de voir la vie à travers la fenêtre panoramique du pavillon qu'ils ont fait construire dans la banlieue new-yorkaise. Frank prend chaque jour le train pour aller travailler à New York dans le service de publicité d'une grande entreprise de machines électroniques mais, comme April, il se persuade qu'il est différent de tous ces petit-bourgeois au milieu desquels ils sont obligés de vivre, certains qu'un jour, leur vie changera... Pourtant les années passent sans leur apporter les satisfactions d'orgueil qu'ils espéraient. S'aiment-ils vraiment ? Jouent-ils à s'aimer ? Se haïssent-ils sans se l'avouer ?... Quand leur échec social devient évident, le drame éclate.

AUSTEN, Jane : « Lady Susan »

Une veuve spirituelle et jolie, mais sans un sou, trouve refuge chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle sans scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou juste une coquette qui veut s'amuser ? Le jeune Reginald risque de payer cher la réponse à cette question... Grande dame du roman anglais, Jane Austen trace le portrait très spirituel d'une aventurière, dans la lignée des personnages d'Orgueil et préjugé et de Raison et sentiments.« Ce roman est resté inédit du vivant de Jane Austen qui n'a sans doute jamais été suffisamment prête à le faire éditer. L'écriture est pleine de charme et c'est un vrai régal de retrouver ces subjonctifs passés pouvant paraître bien désuets et pourtant ils confèrent au texte un certain lyrisme, une douce musicalité. Jane Austen manie l'art du portrait avec délicatesse. Elle joue, dans cet ouvrage, d'une précision insidieuse, de sarcasmes sous-jacents, pour nous présenter le personnage de Lady Susan. »(Commentaire d’une lectrice sur Amazon)

BARNES, Julian : « Lettres de Londres »

Sollicité par le magazine américain le New Yorker pour écrire, entre 1990 et 1994, une série de reportages sur l'actualité anglaise, Julian Barnes est devenu, selon ses propres termes, un «correspondant étranger dans son propre pays». Le résultat, ce sont quatorze désopilantes «Lettres de Londres» qui mettent à mal Mrs. Thatcher, une de ses têtes de Turcs préférées, la famille royale au grand complet et l'infortuné John Major qui n'avait pas la moindre chance dès le départ d'échapper à ses coups de griffe. Ajoutons le récit de quelques épisodes peu glorieux de la vie politique anglaise et une joyeuse visite chez un fabricant de labyrinthes (il n'y en a qu'un au monde et, bien sûr, il est anglais). Tout cela nous vaut un livre tonique et férocement drôle.

BENNETT, Alan : « La Reine des lectrices »

Que se passerait-il outre-manche si Sa Majesté la Reine se découvrait une passion pour la lecture? Si, d'un coup, rien n'arrêtait son insatiable soif de livres, au point qu'elle en vienne. à négliger ses engagements royaux? C'est à cette drôle de fiction que nous invite Alan Bennett, le plus grinçant des comiques anglais. Henry James, les sœurs Brontë, Jean Genet et bien d'autres défilent sous l'oeil implacable d'Elizabeth, cependant que le monde so British de Buckingham Palace s'inquiète. Du valet de chambre au prince Philip, tous grincent des dents tandis que la royale passion littéraire met sens dessus dessous l'implacable protocole de la maison Windsor. Un succès mondial a récompensé cette joyeuse farce qui, par-delà la drôlerie, est aussi une belle réflexion sur le pouvoir subversif de la lecture.

DICKENS, Charles : « Le Grillon du foyer »

Charles Dickens est un romancier de proximité : il se met dans la peau de chacun de ses lecteurs-personnages, partage tellement leur vie qu’il parle de lui en parlant d’eux. Il veut se reconnaître dans ses personnages comme il veut que les classes moyennes qu’il connaît et décrit se reconnaissent en eux.

FORESTER, Cecil Scott : « Corsaire malgré lui »

Cette histoire tirée met face à face une frégate américaine et une escadre britannique dans les eaux des Antilles. Au jeu du chat et de la souris pour perturber le blocus britannique des ports américains, le commandant Peabody tire son épingle du jeu. Ce livre ne serait qu'une succession de poursuites et de combats si n'y était pas entré avec habileté le jeu de la politique et des neutres comme la France. A partir de ce moment va s'enclencher une partie de Poker menteur magistrale qui trouvera paradoxalement une issue finale très honorable par l'entremise de la gent féminine.

KURNIVAL, Kate : « Le Jade et le rubis »

1928. Chassée de sa Russie natale par les bolchéviques, la belle Valentine s'est réfugiée avec sa fille Lydia à Junchow, au nord de la Chine. Elles tentent de survivre, aristocrates mais ruinées, méprisées par toute la colonie occidentale de la ville. Très vite, la jeune Lydia devient un pickpocket hors pair. Un jour, elle dérobe un somptueux collier de rubis, s'attirant aussitôt les foudres des redoutables triades. Condamnée à mort, elle est sauvée in extremis par un mystérieux Chinois, Chang An Lo. Entre eux naît une passion irrésistible, forcément impossible : tout les sépare. D'autant que Chang An Lo a rejoint le Parti communiste et vit dans la clandestinité, traqué par les troupes de Tchang Kaï-chek. Pourtant, incapable de résister à la sensualité de son amant, Lydia prend tous les risques. Peu à peu, le piège se referme sur le couple maudit. Lydia devra alors choisir : entre son amour impossible pour un fugitif consumé par ses idéaux et la fuite en Russie pour y retrouver ses racines...

MAC CAN, Colum : « Et que le vaste monde poursuive sa course »

Dans le New York des années 1970, un roman polyphonique aux subtiles résonances contemporaines, une œuvre vertigineuse.

 

7 août 1974. Sur une corde tendue entre les Twin Towers s'élance un funambule. Un événement extraordinaire dans la vie de personnes ordinaires. Une ronde de personnages dont les voix s'entremêlent pour restituer toute l'effervescence d'une époque. Porté par la grâce de l'écriture de Colum McCann, un roman vibrant, poignant.

ROSNAY, Tatiana de : « Boomerang »

A la suite d'un accident de voiture, Antoine va tenter d'éclaircir les parts d'ombre autour du décès de sa mère survenu 35 ans plus tôt. Sur un ton fluide et soutenu, Tatiana de Rosnay nous livre un récit sur le passé et le poids des secrets. Un livre qui vous tient en haleine jusqu'à la dernière page!

STEVENSON, Robert, Louis : « Le Diamant du rajah »

Qui aurait cru qu'un diamant puisse provoquer une telle avalanche de catastrophes dans la haute société londonienne ? Certainement pas le jeune et distingué Harry Hartley, victime bien à malgré lui du maléfique diamant du rajah...

 

Littérature de langue italienne

 

BARICCO, Alessandro : « Novecento »

Parce que ce livre est une vraie fable poétique, parce que Baricco est sans doute parmi les meilleurs écrivains du siècle enfin parce que la beauté de l’histoire vous emmènera au-delà des mers traversées par Novecento,ce livre est à lire et relire.

DE LUCA, Erri : « Le Jour avant le bonheur »

Nous sommes à Naples, dans l’immédiat après-guerre. Un jeune orphelin, qui deviendra plus tard le narrateur de ce livre, vit sous la protection du concierge, don Gaetano. Ce dernier est un homme généreux et très attaché au bien-être du petit garçon, puis de l’adolescent. Il passe du temps avec lui, pour parler des années de guerre et de la libération de la ville par les Napolitains ou pour lui apprendre à jouer aux cartes. Il lui montre comment se rendre utile en effectuant de menus travaux et d’une certaine façon, il l’initie même à la sexualité en l’envoyant un soir chez une veuve habitant dans leur immeuble. Mais don Gaetano possède un autre don : il lit dans les pensées des gens, et il sait par conséquent que son jeune protégé reste hanté par l’image d’une jeune fille entraperçue un jour derrière une vitre, par hasard, lors d’une partie de football dans la cour de l’immeuble. Quand la jeune fille revient des années plus tard, le narrateur aura plus que jamais besoin de l’aide de don Gaetano… Dans la veine de Montedidio, ce nouveau livre du romancier italien s’impose comme un très grand roman de formation et d’initiation.

TAMARO, Susana : «  Ecoute ma voix »

La petite-fille rebelle et lointaine de « Va où ton cœur te porte » est de retour à la maison. C'est elle cette fois-ci qui écrit à sa grand-mère, et à nous, évoquant ses souvenirs, ses inquiétudes, cette rancœur sourde qu'elle éprouve pour la femme qui l'a élevée et aimée. Surtout, elle avoue le besoin de chercher les traces des seules personnes qu'elle aurait vraiment voulu connaître : son père et sa mère. Pour cette raison, elle explore la villa de sa grand-mère et arrive jusqu'au grenier. A travers des lettres et des photos éparpillées, elle parvient à reconstruire le puzzle de la vie de ses parents défunts, un chemin nécessaire à sa propre reconstruction. C'est une histoire intense qui aborde des sujets éternels : le besoin de se reconnaître dans un passé afin de fonder ses racines, la nécessité vitale de cultiver patiemment de quoi donner un sens à l'avenir.

 

 

DOCUMENTAIRES

 

Une sélection de livres parmi d’autres à découvrir à la Bibliothèque Municipale …….

 

Psychologie  

 

LANI - BAYLE, Martine : « Les Secrets de famille »

Une étude passionnante, fouillée et très illustrée, sur le poids que l'on prête aujourd'hui aux ancêtres et à leurs secrets.

Psychologue clinicienne. Professeur en sciences de l'éducation. Martine Lani-Bayle enseigne à l'université de Nantes.

 

Sciences Sociales 

 

BENDERSON, Bruce : « Transhumain »

Transhumain décrit le temps, pas si lointain, où la biologie et la technologie seront étroitement imbriquées et produiront une nouvelle espèce humaine dont les facultés seront améliorées et augmentées considérablement.

BOYSSON, Emmanuelle : « La Beauté des femmes mûres »

Au détour de ces différents chapitres - qui sont autant de thèmes et de tranches de vies, autant de témoignages et de confidences - se dessine une femme libre, indépendante qui a su s'émanciper de ses tabous et s'est épanouie dans toute sa splendeur.

JOUBERT, Anne : « De la zone à l’ENA »

Anne Joubert est diplômée de l'ENA (promotion Aristide Briand 2006-2008), mais c'est une énarque à nulle autre comparable dont la vie fut une suite de défis. Elle a vécu l'expérience de la zone au milieu de délinquants, clochards, drogués. Elle a fait la manche, passé des nuits dehors ou dans des squats. La volonté de s'en sortir, d'élever ses filles, l'a menée au journalisme puis à l'enseignement, mais elle voulait aller encore plus loin, prouver que c'était elle qui distribuait les cartes et qu'elle serait désormais aux commandes de sa vie mais toujours au service des autres. Et ce fut la gageure du concours d'entrée de l'ENA. Quelle magnifique leçon de vie que ce récit sans pathos où l'espoir se construit à force de volonté !

TORRES, Dominique : « Lila, être esclave en France et en mourir »

Lila arrive en France à 14 ans pour servir de bonne à tout faire. Elle est corvéable à merci, ni payée ni scolarisée. Quatre ans plus tard, cette jeune fille joyeuse et douce est renvoyée in extremis à Madagascar, son pays natal, pour y mourir quelques jours après. Sa famille constate son extrême maigreur et de nombreuses traces de coups sur son corps. Cette mort suspecte provoque l'ouverture d'une enquête en France et, en 2005, ses " employeurs " sont mis en examen pour, notamment, " viol et non-assistance à personne en danger ". Depuis, la justice s'est enlisée dans ses lourdeurs et ses lenteurs et a finalement décidé de classer l'affaire. Pis : elle a refusé d'entendre les témoignages essentiels recueillis par les auteurs de ce livre, à Tananarive et dans la banlieue parisienne. Le destin de Lila illustre le drame de l'esclavage moderne en France et l'indifférence devant des victimes trop souvent ignorées de tous.

ICHER, François : « Les Compagnons ou l’amour de la belle ouvrage »

Inscrit depuis 2010 sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité, le Compagnonnage est une école unique de transmission des savoir-faire et des savoir-être. François Icher retrace l'histoire de cette institution qui a su évoluer dans le temps et préserver son identité pour concerner aujourd'hui plus de quarante mille

hommes et femmes.

SOBOCZYNSKI, Adam : « Survivre dans un monde sans pitié »

Brillant, drôle, élégant, un petit essai jubilatoire. Comment survivre dans un monde sans pitié, où seule compte l'apparence, où émotivité rime avec faiblesse, où authenticité est synonyme de niaiserie et où duplicité et tromperie sont reines.

 

Sciences de la Nature

 

ROBERT-ESIL,Jean-Luc : « Oh, l’Univers : Petit guide de voyage »

À quand une colonisation de l'espace proche ? D'où vient la couleur des galaxies ? Pourquoi parle-t-on de matière noire et d'énergie noire ? Faut-il avoir peur des rayons cosmiques ? Comment faire de l'astronomie au fond de la mer ? Et encore comment s'est formée la Lune ? Quel est l'avenir du Soleil ? Ce petit livre nous transporte, avec humour et sans équation, de la Terre aux confins de l'Univers. Dans ces domaines, voyager loin, c'est voyager vers le passé. Un saut de plusieurs milliers d'années-lumière qui nous mène très loin des paysages familiers, de la " banlieue " de notre planète jusqu'au Big Bang... Le voyage est agrémenté d'encarts qui décryptent les idées- clés de l'astronomie et de portraits de ces grands découvreurs qui nous ont précédés.

Jean-Luc Robert-Esil est chargé de la communication au sein du Laboratoire astroparticule et cosmologie (APC, université Paris Diderot) et de l'Institut national de physique nucléaire et de physique des particules.

PELT, Jean-Marie : « Après nous le déluge ? »

 Une vie immensément belle, mais infiniment plus rare et fragile que ce que nous croyons. Une vie agressée par les pollutions chimiques, génétiques, et par la disparition accélérée de milliers d'espèces. Une vie menacée par notre usage du monde. Nos sociétés, nos économies se sont développées à partir de l'axiome d'une Terre inépuisable, corvéable à merci. Et aujourd'hui, nous devons affronter l'épuisement des ressources naturelles (eau, pétrole, gaz, sols arables, forêts) et une transformation peut-être irréversible. 

 

Technologie – Sciences appliquées 

 

TEMAN, Corine : « J’aime la cuisine de ma mère mais sans les kilos »

Ce livre, hommage à la cuisine des mères des quatre coins du monde, rassemble des plats traditionnels du terroir et d'ailleurs. Souvent riches, ces recettes familiales ont été adaptées pour répondre à nos désirs de minceur, de santé et de plaisir gustatif. 125 recettes faciles à réaliser, conviviales, savoureuses et diététiques ; des menus minceur gourmands, des menus pour les repas de famille ou pour compenser les lendemains de fête ; des tableaux pour choisir les aliments bénéfiques pour la ligne et la santé.

CorineTeman est médecin nutritionniste, membre du réseau REPOP pour la prévention et la prise en charge de l'obésité pédiatrique.

 

 

 

 

 

Arts

 

CHARBONNEAUX, Jean : « Grèce hellénistique, 330-50 av.J.-C. »

"L'Univers des Formes ", collection voulue par André Malraux, est la plus prestigieuse Histoire universelle de l'art.

En vingt volumes, cette nouvelle édition présente les grandes civilisations et l'histoire de leurs chefs-d’œuvre, de la Préhistoire au déclin de la Rome antique. Rompant avec le canon du siècle de Périclès, le monde hellénistique a longtemps été considéré comme une période de décadence, annonçant la mainmise des Romains sur la Méditerranée. Les grandioses découvertes par M. Andronikos en 1977 des tombes royales macédoniennes ont radicalement changé notre point de vue.

Là où nous avions des copies romaines, nous nous trouvons désormais face à des originaux du IVe siècle. De même, la multiplication des fouilles au-delà des frontières de la Grèce classique, sur les territoires occupés par les Grecs depuis l'Egypte lagide jusqu'au Pendjab, nous montre la grandeur inouïe de l'art et de la civilisation de ces trois derniers siècles av. J.-C. Dépassement des frontières, curiosité pour les peuples nouvellement côtoyés au quotidien, dans leurs croyances et dans leurs expressions artistiques : cette acculturation du monde hellénistique allait produire des chefs-d’œuvre originaux et exceptionnels dans tous les domaines.

TEXIER, Simon : « L’architecture exposée : la Cité de l’Architecture et du Patrimoine »

 Exposer l'architecture est aujourd'hui la vocation de la Cité de l'architecture et du patrimoine en associant la conservation à la création, insistant sur l'idée d'un patrimoine vivant et d'une architecture contemporaine respectueuse du contexte où elle s'inscrit. Simon Texier, historien de l'architecture, raconte ici l'aventure fondatrice de la Cité.

RUBIN, James Henry : « Manet »

Peu d'artistes ont suscité autant de controverses ou en sont ressortis avec davantage de renommée qu'Edouard Manet. A son époque, l'avant-garde ne constituait pas seulement un défi lancé aux traditions artistiques, mais aussi un coup de fusil visant la société dans son ensemble. Avec Olympia (1863), Manet devint pour citer Edgar Degas "aussi célèbre que Garibaldi". Pourtant, la façon dont le rejeton, courtois et réservé, d'une famille bourgeoise, devint le père de la peinture moderne est une histoire complexe et fascinante. James H. Rubin invite le lecteur à découvrir, ou redécouvrir, deux cents chefs-d’œuvre relatant la totalité de la carrière de Manet. Des analyses rapprochées de ses toiles offrent par ailleurs des approfondissements sur sa technique, son style si personnel et sa signature - l'indélébile "M" qu'il inscrivit sur ses œuvres comme pour jouer sur l'homonyme latin de son nom et signifier manet et manebit : il reste et restera.

James H Rubin est professeur d'histoire de l'art à la State University of New York at Stony Brook et spécialiste de l'art français du XIXe siècle.

DENIZEAU,Gérard : « Guide de la Musique : Une initiation par les œuvres »

Le Guide de la musique propose d'acquérir les bases d'une culture musicale, à travers l'écoute et le commentaire de 60 œuvres célèbres du répertoire, du Moyen Age à l'époque contemporaine. Les œuvres présentées dans cet ouvrage unique en son genre ont été choisies pour répondre aux attentes pédagogiques et documentaires des enseignants et des élèves, mais aussi à celles de n'importe quel lecteur voulant s'initier à l'histoire de la musique.Accessible à tous, par son organisation comme par son style synthétique et clair, le Guide de la musique, constitue par ailleurs une discothèque idéale où chacun pourra puiser selon ses goûts.

 

Sports

 

DIOF, Pape : « De but en blanc »

Football, racisme, argent et leçon de vie, c'est toujours avec la verve qu'on lui connait et une bonne dose d'un humour qui lui est propre que Pape Diouf se confie à Pascal Boniface pour la plus grande joie de ses fans et sans doute même de ses détracteurs.

QUEFFELEC, Yann : « Tabarly : Une vie »

« Comme l'ont dit mes prédécesseurs, le titre est un peu déroutant car le récit mêle les propres souvenirs marins de l'auteur à ceux d'Eric Tabarly qu'il a fréquenté toute sa vie. Personnellement j'ai trouvé ces apartés intéressant en ce qu'ils posent l'auteur comme un autre amoureux de la mer, ce qui ne donne que plus de relief et de crédit à son propos. Il n'en reste pas moins que le texte est absolument magnifique, très bien écrit et empreint d'une véritable admiration envers Tabarly. On ressort de cette lecture plus respectueux encore des valeurs de la mer et de ses gens, que le commandant des Pen Duick continuera longtemps d'incarner. » (Commentaire d’un lecteur sur Amazon).

 

 

Et aussi  ……  58 romans policiers, 13 BD pour adultes

                         

                         72 BD et 30 romans pour enfants

 

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Bibliothèque Municipale de Puget

Coup de Projecteur N° 67


Nouvelles Acquisitions 

 

Cinq Mars 2013

 

 

 

ROMANS

 

CONSTANT, Paule : « C’est fort la France ! »

La narratrice fait renaître dans une évocation féroce, véritable apocalypse comique, ce monde disparu aux couleurs de l'Afrique, où madame Dubois maintenait les rites surannés d'une métropole idéalisée. « Paule Constant a un vrai talent de conteuse pour évoquer avec humour et férocité la petite tribu de Blancs qui tentent "de poursuivre la mission civilisatrice de la France en Afrique", à Bantouri, lieu improbable entre forêt et brousse, à 400 kms de la ville la plus proche. Mme Dubois, la femme de l'administrateur, véritable personnage héroï-comique, règne sur la petite communauté. Perdue dans une Afrique qu'elle ne connaît pas et qui la terrorise, elle se réfugie dans le souvenir d'une France qu'elle sublime. » (Commentaire d’un lecteur sur Amazon).

Paule Constant est docteur ès lettres, professeur des universités et spécialiste de la littérature du XVIIIe siècle. Elle a passé la majeure partie de sa vie outremer, séjournant tour à tour en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud. Elle vit aujourd'hui à Aix-en-Provence. Tous ses romans sont publiés aux Editions Gallimard.

JOFFRIN, Laurent : « Le grand complot »

Dans la France de 1804, la politique est-elle autre chose que le règne de la violence et du cynisme ? Alors qu'il a brillamment enquêté sur l'attentat de la rue Saint-Nicaise et malgré son trouble passé révolutionnaire sous la Terreur, Donatien Lachance garde une part d'idéalisme. Mais, lors d'une fête à La Malmaison, sa vie prend un nouveau tournant, et il se retrouve plongé dans les secrets sanglants du régime consulaire. Ayant appris que des royalistes menaçaient sa vie, Bonaparte confie à celui qu'il considère comme son policier le plus intelligent la mission de déjouer le projet d'attentat.

Makine, Andreï : « Une femme aimée »

L’art de ce grand roman transcende la biographie. L’effervescence du XVIIIe siècle européen se trouve confrontée à la violente vitalité de la Russie moderne. « L'auteur n'aime pas la Russie nouvelle, son rapport au pouvoir, à l'argent à l'histoire.

Pour exprimer son désarroi sans s'exposer aux critiques, il use de l'arme fatale, le roman. » (Commentaire d’un lecteur sur Amazon)

SAINT- ANDRE, Alixe (de) :« Garde tes larmes pour plus tard : Françoise Giroud »

Chargée d'interviewer Françoise Giroud pour le magazine Elle, Alix de Saint-André était bien décidée à lui rentrer dans le chou. Cette figure tutélaire du journalisme, fondatrice de L'Express, et ancienne secrétaire d'État, chargée de la Condition féminine, promue grande conscience nationale, lui courait sur les nerfs. Mais elle tombe sur une vieille dame en pleine dépression qui lui fait du thé et la bouleverse. Elle range son revolver. En ce mois de décembre 1987, quarante ans les séparent, elles n'ont pas deux idées en commun, mais elles aiment les mots, leur métier et les chats. Elles deviennent amies…

 

Histoire

 

DUVERGER, Christian : « Cortés et son double : Enquête sur une mystification »

1568 : u ancien compagnon de Cortés, Bernai Diaz del Castillo, écrit, à la fin de sa vie, L'Histoire véridique de la conquête de la Nouvelle-Espagne, considérée encore aujourd'hui non seulement comme un document de première main, mais comme un authentique chef-d’œuvre littéraire, qui met en scène, sur fond de volcans mexicains, des conquistadores, des franciscains, des courtisans, des guerriers indigènes... Voilà la version officielle. Mais elle ne résiste pas à l'examen approfondi auquel se livre Christian Duverger. Alors surgit une énigme : qui est cet homme qui se cache dans l'ombre ? Quel est son dessein ? Avec une écriture jubilatoire, Christian Duverger nous entraîne dans une enquête au long cours, où l'on côtoie Cortés et Malinche, Diaz del Castillo, Charles Quint et José Maria de Heredia. On s'invite à quelques procès, on ouvre des testaments, on surprend des complots d'antichambre. On suit à la trace de précieux manuscrits qui disparaissent et réapparaissent en Espagne, au Mexique, au Guatemala. On entre peu à peu dans l'alchimie d'une insoupçonnée création littéraire qui sut déjouer l'absolutisme et ses interdictions pour défier le temps. Et au cœur de l'énigme, on découvre ce que la gloire doit au secret.

« Se lit comme un roman et captive le lecteur mais en plus apporte un éclairage nouveau sur le sujet. » (Commentaire d’un lecteur sur Amazon)

FAUVELLE-AYMAR, François-Xavier : « Le Rhinocéros d’Or »

 Si l’Afrique ancienne n’a pas d’écritures, elle a bien sûr une histoire depuis longtemps sous-estimée lorsqu’elle n’est pas simplement niée. À partir des traces laissées par des civilisations brillantes et les traditions orales, François-Xavier Fauvelle-Aymar reconstitue de manière captivante la richesse de ce continent retrouvé. Le Rhinocéros d’or offre un panorama de l’Afrique subsaharienne du VIIIe au XVe siècle.

Le premier à guider ses lecteurs est un voyageur chinois du temps de Charlemagne. Le dernier sera Vasco de Gama, au XVe siècle.

 Conduit par les négociants, les aventuriers, les géographes, les diplomates qui nous ont renseignés sur l’Afrique médiévale, mais aussi par les archéologues du temps présent, le lecteur parcourt le continent du Sahara jusqu’aux rives du fleuve Niger ; de l’empire du Mali jusqu’aux royaumes chrétiens de Nubie ou d’Éthiopie ; des principautés de la côte d’Afrique de l’est jusqu’aux énigmatiques pouvoirs qui ont laissé les ruines majestueuses de Grand Zimbabwe. Le Rhinocéros d’or se fonde sur une connaissance de première main des sites, des objets et des archives.

 Une riche iconographie présente des documents inédits ; plusieurs cartes permettent de localiser les sites. Un glossaire et un index complètent les possibilités de parcours multiples à l’intérieur du livre.

 François-Xavier Fauvelle-Aymar est directeur de recherches au CNRS (laboratoire TRACES, Toulouse). Il a publié notamment une Histoire de l’Afrique du Sud (Seuil, 2006) et La mémoire aux enchères (Verdier, 2009). Il fait partie des quelques rares historiens spécialistes de l’Afrique ancienne internationalement reconnus.

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 21:47

Bibliothèque Municipale de Puget

Coup de Projecteur N° 65


Prêts de la Bibliothèque départementale

 

 Bibliobus du 22 Novembre 2012

 

 

ROMANS 

 

Littérature de langue Française

 

ADAM,Olivier : « Le cœur régulier »

«Vu de loin on ne voit rien», disait souvent Nathan. Depuis la mort de ce frère tant aimé, Sarah se sent de plus en plus étrangère à sa vie, jusque-là «si parfaite». Le cœur en cavale, elle s'enfuit au Japon et se réfugie dans un petit village au pied des falaises. Nathan prétendait avoir trouvé la paix là-bas, auprès d'un certain Natsume. En revisitant les lieux d'élection de ce frère disparu, Sarah a l'espoir de se rapprocher, une dernière fois, de lui. Mais c'est sa propre histoire qu'elle va redécouvrir, à ses risques et périls.

Grâce à une écriture qui fait toute la place à la sensation, à l'impression, au paysage aussi bien intérieur qu'extérieur, Olivier Adam décrit les plus infimes mouvements du cœur et pose les grandes questions qui dérangent.

ALEXAKIS,Vassilis : « AP. J.-C. »

Athènes, de nos jours. Nausicaa, une dame de quatre-vingt-neuf ans, demande à un étudiant en philosophie qu'elle héberge d'enquêter sur le mont Athos, cette «république monastique» où les femmes ne sont pas admises. Songe-t-elle à laisser sa fortune aux moines ? Espère-t-elle retrouver son frère disparu ? Grand prix du roman de l'Académie française 2007.

« Un voyage original dans une Grèce historique et religieuse, complexe. Le personnage narrateur nous entraîne dans son voyage initiatique auprès des moines du Mont Athos. Nous découvrons les " dessous" historico - politiques de la religion orthodoxe!!Nous ne pouvons pas nous empêcher de faire un rapprochement et une analyse de l'état actuel des problèmes économiques et politiques de ce pays qui ne l'oublions pas reste le berceau de la démocratie, malgré toutes les tempêtes de l'Histoire. A lire pour réfléchir sur l'évolution des Pouvoirs religieux et politiques en Europe. Agréable à digérer avec un style - Alexakis humoristique, vivant quoiqu’impitoyable. » (Commentaire d’un lecteur sur Amazon)

BARDOT,Thierry : « Les Mauvaises herbes »

Thibault achète le domaine des Tailles qui lui réserve bien des surprises Pour redonner un sens à sa vie, Thibault décide d’ acheter le domaine des Tailles à un vieux paysan et de se lancer dans l’ élevage de chèvres. Mais ce dernier regrette soudain sa vente et souhaite récupérer ses biens. Thibault ne s’explique pas ce revirement jusqu’à ce qu’il découvre un cadavre enterré dans sa propriété...

 

BAUDOUIN, Jacques : « Shangai club »

En 1870, la concession française de Shanghai ne compte qu'une centaine de négociants, entrepreneurs, missionnaires, employés des Messageries et quelques fonctionnaires. Autant de chances, pour un aventurier déterminé, d'y faire fortune. Tel est l'objectif de Charles Esparnac lorsqu'il se lance dans le commerce sur le Yangzi de toutes les marchandises destinées à l'Europe : soie, thé, porcelaine… Très vite, il se retrouve à la tête d’un petit empire. Pour asseoir tout à fait sa position, il ne lui reste plus qu'à prendre femme et fonder une famille. C’est ainsi qu’un jour de1871, Olympe de Crozes quitte ses Cévennes natales et embarque à Marseille pour rejoindre Charles. Sans rien connaître de son futur époux, ni de ce pays lointain et mystérieux… Par l’auteur du Mandarin blanc, prix du roman historique 1999, la grande saga d’une famille française dans la« Babylone de l’Asie »à la fin du XIXe siècle.

BOUYGUES, Jean-François : « Au bord des cendres »

 Novembre 1994. Vincent, meurtri par la vie, part à la recherche de sa grand-mère Valentine, perdue depuis juin 1944. Il la retrouve finalement dans un hôpital psychiatrique. Commence alors un étonnant voyage dans le temps, entre 1936 et 1944. Une saga familiale conduite par les destins croisés de deux sœurs, Valentine et Susie. Une chronique villageoise, entre bonheurs et souffrances, entre amour et trahison, au cœur d’une époque mouvementée et sombre, celle du régime de Vichy, de l’Occupation et de la Résistance. Une galerie de personnages authentiques… un crescendo captivant et un dénouement bouleversant.

 BOUCHET, Maurice : « La Bergerie d’Aiguebelle »

Victime d'un accident en montagne, le jeune Martial a perdu tout à la fois la parole et l'usage de ses jambes. Mais, chez lui, le désir de vivre et de braver le destin est plus fort que tout. Grâce à un " vélo " que l'on actionne à la seule force des bras, il parvient, à bout de souffle et d'efforts, à " réveiller " ses jambes, que l'on disait à jamais engourdies. Et bientôt il remarche. Dans le même temps, sa complicité d'enfant avec la jeune Frida se mue en un amour réciproque et plus rien ne semble interdire aux deux jeunes gens de se marier et de réaliser leur rêve : redonner vie à la vieille bergerie d'Aiguebelle et y conduire à nouveau un troupeau. Sauf que le destin s'acharne : en proie à un doute aussi terrible que soudain, étouffant de ne pouvoir parler, Martial sombre dans une terrible dépression et Frida ne sait plus comment le rassurer. Un jour, croyant le libérer de son désarroi, elle lui apprend qu'elle attend un enfant et qu'il va devenir père. Martial comprend alors qu'il ne pourra jamais faire entendre sa voix à l'oreille de son enfant. Fou de douleur, il perd la tête et s'enfuit dans la montagne... 

CAROLIS, Patrick de: « Les Demoiselles de Provence »

« Patrick de Carolis signe ici un très beau livre, on suit aves plaisir le destin de ces 4 sœurs : Marguerite future reine de France, Eléonore future reine d'Angleterre, Sancie qui sera promise à Richard (frère de Henri mari d'Eléonore), et Beatrice mariée au comte d'Anjou. On suit avec plaisir, leur enfance très brève puisqu'elles sont mariés à l'âge de 13 ans! Ce sont des unions essentiellement politiques. Beatrice leur mère, une femme très instruite et de caractère, très moderne tient à les instruire pour qu'elles puissent avoir une influence sur leur époux et leurs décisions. Eléonore reflètera cette réussite! On en apprend davantage sur les croisades, qui marqueront un tournant pour les différentes sœurs et leurs pays. Très bien documenté à lire....  (Commentaire d’une lectrice sur Amazon)

CASTILLON, Claire : « Dessous, c’est l’enfer »

Une femme écrivain observe son fiancé en silence. Elle tâche de le respecter.

Sa sœur, sa mère et sa grand-mère le lui ont dit : l’amour qu’une femme doit à un homme commence avec le respect et finit avec la soumission. Mais le regard de l’écrivain est implacable. A ses yeux qui scrutent et épient, le fiancé n’a bientôt plus de corps, mais seulement des parties, des humeurs, des couleurs, des odeurs. Et comme elle dissèque mentalement sa carcasse, elle morcelle également son langage. Elle s’arrête sur ses balbutiements, s’attarde sur sa grammaire ou sa prononciation, son ridicule. Son esprit focalisé malgré lui sur tel détail rédhibitoire, elle ne voit plus l’homme. Alors elle le quitte. Pour un autre aperçu dans un café. Mais bien sûr elle emporte avec elle ce regard chirurgical qui la constitue, et auquel ce nouvel amant ne résistera guère mieux.

CHATTAM, Maxime : « Autre monde »  

Volume 1 : Ce premier volume nous plonge dans cet Autre-Monde, pose les premières bases. Une tempête déferle sur New York pour ne laisser au matin que les enfants, les adolescents, et d'étranges mutants. Le jeune Matt, désormais seul, part à la recherche de ses amis, et rejoint son meilleur copain, Tobias. Commence alors pour les deux garçons une suite d'aventures dans cet autre monde, où rien n'est plus comme avant, où les plantes, les animaux et mêmes certains survivants réagissent de manières étrange ou hostile. L'intérêt pour les jeunes héros ne faiblit pas tout au long du volume, on les suit dans cette exploration du monde d'après la Tempête, on découvre avec les eux les changements irréversibles de la nature et de l'Homme.

Volume 2 : Un monde nouveau où trois adolescents tentent de déjouer les pièges d'une mystérieuse reine, acharnée à leur perte : Malronce. « On retrouve avec un immense plaisir les aventures des héros de l'Alliance des trois. Sans aucun temps mort ce second volume plus sombre et un peu plus adulte nous plonge dans un monde fascinant et magique. Les pérégrinations des protagonistes sont haletantes et fascinantes. Un superbe moment de détente. » (Commentaire d’un lecteur sur Amazon)

CHABRIER, Gwendolyn : « Un destin asiatique »

Sabrina, enfant précoce et entêtée, née dans les années cinquante d'une mère membre du tout New York et d'un père alcoolique, se débat dans les méandres de cette famille très riche mais dysfonctionnelle. Ses uniques confidents sont ses peluches et ses animaux de compagnie, jusqu'à ce que Didi, son aristocrate britannique de beau-père fasse son entrée.

Une année avec Didi en Birmanie est synonyme de révélation pour Sabrina, qui est initiée au Bouddhisme et s'épanouit dans la culture spirituelle de Rangoon, à l'opposé de sa vie en Amérique, banale et solitaire. L’idylle prend fin beaucoup trop vite. Plus tard, Sabrina retournera brièvement dans une autre région d'Asie, en tant que jeune maman, ce qui aura des conséquences tragiques et amères.

Cependant, restée fidèle à une prédiction, survenue pendant son premier séjour en Birmanie, sa détermination à se souvenir du peuple birman et à l'aider - par extension, à aider son amie d'enfance Aung San Su Ky, devenue le leader menacé du mouvement démocratique de Birmanie - demeure inaltérable. Une juxtaposition fascinante des cultures de l'Est et de l'Ouest, écrite avec l'authenticité de quelqu'un qui a vu le meilleur et le pire des deux.

CHAPSAL, Madeleine : « Deux sœurs » - Livre lu MP3 -

Sara voue à sa sœur aînée une jalousie terrifiante qui la pousse à la calomnie et à la violence. « Pourtant nous nous aimions tant quand nous étions enfant... », s’afflige Emma qui ne comprend pas pourquoi sa petite sœur, devenue sa pire ennemie, s’acharne à la détruire. Longtemps elle va espérer la désarmer par un excès de patience et de générosité, mais rien n’y fait : plus elle lui cède plus sa sœur s’enflamme... C’est au décès de leur mère puis de leur père que Sara achève d’exploser : au mépris de la loi et même du bon sens, elle commet l’impensable pour arriver à dépouiller sa sœur, quitte à en pâtir elle-même...

DEFORGES, Régine : « Pour l’amour de Marie Salat » - Livre lu audio -

C'est en faisant des recherches en Gironde pour La Bicyclette bleue que j'ai rencontré Marie Salat. Ayant acheté, chez un libraire brocanteur d'un hameau perdu, trois cartes postales anciennes pour la joliesse de l'image, je les ai lues dès mon retour à Malagar. A mesure de ma lecture, une émotion et une gêne profondes m'envahissaient ; je surprenais des lettres d'amour d'une femme à une autre femme, et quel amour ! Le lendemain, je me suis précipitée chez le brocanteur. Dans le fouillis de ses boîtes, j'ai retrouvé quatre autres cartes, aussi belles, aussi émouvantes. « Cela ferait une belle histoire », me suis-je dit. Pendant trois ans, cette histoire a mûri dans ma tête, et puis le temps est venu pour moi de la raconter. J'ai choisi de prolonger la correspondance de Marguerite et d'imaginer les réponses de Marie. Ces cartes ont été échangées en 1903 et 1904 entre deux jeunes femmes mariées habitant un petit village de trois cents habitants : l'une était couturière, l'autre ouvrière. Bien entendu, les noms propres et les lieux sont imaginaires.

DIOME, Fatou : « Kétala »

« Le kétala est la cérémonie pendant laquelle la famille d'un défunt se partage ses biens. Et c'est justement en attente de ce kétala que les meubles de Mémoria, jeune femme récemment décédée, décident de se raconter ce qu'ils savent de celle-ci, afin que chacun connaisse leur ancienne maîtresse de façon approfondie au moment de la séparation. Ce procédé narratif est particulier, et fonctionne bien. Nous découvrons par bribes la vie de Mémoria, jeune Sénégalaise mal mariée, qui suit par la force des choses son mari en France, et dont le destin va être tragique, tiraillé entre désir de liberté et obligations sociales. Les meubles se font parfois des réflexions «philosophiques» non dénuées de sens sur la condition humaine, et font montre d'un humour peu commun. Un roman agréable, peut-être pas complètement abouti, mais avec lequel on passe un bon moment. » (Commentaire d’une lectrice sur Amazon)

DUROY, Lionel : « Le chagrin »

Lionel DUROY émeut en livrant ses souvenirs difficiles au sein d'une famille nombreuse ou le respect n'était pas vraiment de mise. Son livre est rudement bien écrit, les mots choisis bouleversent. Aucun excès prompt à pousser la larme à couler. Et pourtant, le livre se lit la gorge nouée. C'est plein de vie, ça prend aux tripes, ça secoue l'Humain. C’est beau, vraiment très beau. Merci à l'auteur d'avoir, en levant le voile sur un passé qu'il n'en finit plus de digérer, suscité chez le lecteur de tels flots salvateurs d'émotions.

FONTENEAU, Pascale : « Propriétés privées »

Un banal cambriolage amène les citoyens du lotissement des Fleurs à s'organiser en patrouilles de vigilance pour venir "en aide à la police". Chaque soir, à bord de leur véhicule, Henri et Robert surveillent des rues où il ne se passe rien. Ils en profitent pour commenter leurs vies et celles de leurs voisins : Denis Lassalle, ex-militaire, Régis Weiss, seul opposant aux milices, les frères Sauter, les Durant et quelques autres, trop tôt disparus. Henri, déprimé par le départ de sa femme, reprend goût à l'existence au contact d'un Robert aux théories imparables du genre : "Si ce gars était là sans raison, c'est qu'il était là pour de mauvaises raisons." Jusqu'au soir où un cadavre perturbe la tournée des vigiles amateurs. Pour ne pas troubler la tranquillité du quartier, les deux hommes se débarrassent du gêneur. Le lendemain, un patrouilleur est porté disparu. Puis, c'est au tour de Robert de se volatiliser. Henri va devoir chercher une explication et, comme le lui conseillait sa femme, se décider "à mettre un pied devant l'autre". Parce qu'ils ont oublié que pour vivre en paix dans le lotissement des Fleurs il y a des règles à respecter, certains de ses habitants y demeureront pour l'éternité. Avec une écriture maîtrisée et un humour caustique, Pascale Fonteneau observe les individus dans leur médiocrité, les petits compromis du quotidien et leurs grandes conséquences.

HUMBERT, Fabrice : « La Fortune de Sila »

Paris, juin 1995. Dans un grand restaurant, un serveur est violemment frappé par un client. Autour de lui, personne n'intervient. Ni le couple russe, ni la femme de l’homme en colère, ni les deux jeunes traders. Une simple anecdote ? Pas même un fait divers ? De la chute du mur de Berlin à la crise financière de 2008, dans un monde façonné par l'argent, les destins croisés des acteurs de cette scène inaugurale tissent peu à peu une toile. Et au centre de la toile, Sila, le serveur à terre, figure immobile autour de laquelle tout se meut. Après L'Origine de la violence, Fabrice Humbert signe avec La Fortune de Sila un roman captivant sur nos sociétés mondialisées. Grand Prix RTL-Lire 2011.Une prodigieuse plongée dans le monde de l’argent fou. Delphine Peras, L’Express.Une grande fresque romanesque aux accents balzaciens. Bernard Lehut, RTL.

KORMAN, Cloé : « Les Hommes-couleurs »

En 1989, l'ingénieur Joshua Hopper retrouve à New York un ancien ouvrier mexicain, seul témoin d'un chantier ferroviaire qui a englouti dans les années 1950 des sommes considérables, mobilisé des milliers d'hommes... mais qui n'a pas laissé la moindre trace. Le récit de Gris Bandejo entraîne Josh à Minas Blancas, une petite ville au sud de la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Là, au seuil du désert, l'ingénieur français Georges Bernache et sa femme Florence, une Américaine, ont dirigé les opérations sans qu'un pouce de rail soit posé. Pourtant les ouvriers n'ont cessé d'affluer : pendant des années, ils ont creusé sous terre un tunnel destiné à les conduire aux États-Unis. Joshua découvre peu à peu la vie de ces deux expatriés, isolés avec leurs enfants au milieu d'une foule mexicaine qui les fascine et les inquiète. Entre les murs du jardin des Bernache, miracle de verdure dans ce paysage pierreux, leur fille Suzanne et leurs jumeaux grandissent avec bonheur sous le regard de l'aîné, Nino, enfant adopté aux airs de dieu aztèque. Mais bien qu'ils soient complices de l'entreprise des clandestins, Georges et Florence savent aussi qu'elle risque à tout moment de les détruire. Dans ce roman sensible et puissant, l'histoire d'une famille se mêle à l'épopée des migrations modernes.

LANGLOIS, Virginie : « La Grande Eclaire »

Un peintre rencontre une femme singulière qui perçoit le monde intensément, de tout son être. Lui qui observe et représente ce qu'il est convenu d'appeler la réalité se sent attiré par la belle aveugle, et celle-ci le guide vers une autre forme de clairvoyance, sensuelle et intuitive. Il la voit un soir amasser d'importants gains à la roulette d'un casino de la Côte d'Azur ; les chiffres semblent lui obéir - mathématiques, chance ou don ? Dans une université californienne, un étudiant en physique s'étonne de la disparition soudaine de son directeur de recherche, notoirement porté sur la bouteille mais génial dans son domaine. Bientôt le professeur prend contact avec le jeune homme : il a besoin d'aide. De la Californie à Montréal, de Paris à la Côte d'Azur, le vertige de la mécanique quantique donne son épaisseur et son originalité à ce thriller scientifique palpitant. Après Les Sabliers du temps, récit intimiste et poétique, Virginie Langlois change de registre mais pas de propos : ses livres donnent à comprendre - tout au moins à entrevoir- les mystères que la science saura un jour expliquer.

LE CALLET, Blandine : « Une pièce montée »

Une pièce montée a pour toile de fond un mariage à la campagne dans la bourgeoisie de province. Chaque chapitre, centré sur un des personnages de la fête, raconte une histoire qui prend place dans l'album de famille. De la demoiselle d'honneur confrontée à l'injustice au collègue dragueur invétéré, ou à la tante excentrique en quête d'amour, de la grand-mère indigne à la mariée au bord de la crise de nerfs, les personnages hauts en couleurs défilent à travers des scènes drôles, cocasses ou attendrissantes. On passe sans cesse du rire aux larmes. Les masques tombent et les secrets de famille éclatent. Blandine Le Callet nous entraîne à travers une galerie de portraits justes et émouvants. Elle nous plonge au cœur de situations fortes en émotions aux dialogues drôles et percutants.

LEVY, Marc : « Si c’était à refaire »

Andrew Stilman, grand reporter au New York Times, vient de se marier.

Le 9 juillet 2012 au matin, il court le long de l’Hudson River quand il est soudainement agressé. Une douleur fulgurante lui transperce le dos, il s’effondre dans une mare de sang. Andrew reprend connaissance le 9 mai 2012… Deux mois plus tôt, deux mois avant son mariage. A compter de cette minute, il a soixante jours pour découvrir son assassin, soixante jours pour déjouer le destin.

De New York à Buenos Aires, il est précipité dans un engrenage vertigineux. Une course contre la montre, entre suspense et passion, jusqu’au dénouement… à couper le souffle.

MABANCKOU, Alain : « Black bazar »

 Le narrateur, originaire du Congo, habite Paris depuis plus de quinze ans. Le jour où sa compagne le quitte, il commence à fréquenter le Jip's, un bar du 1er arrondissement. Il y rencontre des personnages truculents et, se découvrant à leur contact une vocation littéraire, il se lance dans l'écriture pour retranscrire entre sarcasme et cocasserie la folie du monde qui l'entoure.

• Né au Congo-Brazzaville en 1966, Alain Mabanckou enseigne aujourd'hui la littérature francophone à l'université de Californie-Los Angeles. Il est également l'auteur en Points de Verre cassé (2006), Les Petits fils nègres de Vercingétorix (2006) et de Mémoires de Porc-épic (2007) pour lequel il obtient le Prix Renaudot en 2007.

MICHELET, Claude : « La nuit de Calama » - Livre lu MP3 -

Le Mot de l'éditeur : La nuit de Calama Longtemps, Christian Leyrac a tout ignoré de son père mort en déportation à Dachau, en 1944. « Il a voulu faire de la résistance et il en est mort. » Une phrase sèche et ambigüe dont il s'est contenté pendant des années. Aujourd'hui, grand reporter, il vient de se faire jeter dans une geôle puante à Calama par les sbires de Pinochet. Dans quelques jours, quelques heures, victime d'une méprise grotesque, il va mourir. Comme son père, cet inconnu, dont il a fini par élucider le destin tragique et l'extraordinaire secret. Il est désormais en paix avec lui-même. Les gardes peuvent entrer.

MUSSO, Guillaume : « Sept ans après »

Après un divorce orageux, Nikki et Sebastian ont refait leur vie, très loin l’un de l’autre. Jusqu’au jour où leur fils Jeremy disparaît mystérieusement.

Fugue ? Kidnapping ? Pour sauver ce qu’elle a de plus cher, Nikki n’a d’autre choix que de se tourner vers son ex-mari qu’elle n’a pas revu depuis sept ans.

Contraints d’unir leurs forces, ils s’engagent alors dans une course-poursuite, retrouvant une intimité qu’ils croyaient perdue à jamais…

NOTHOMB, Amélie : « Ni d’Eve, ni d’Adam »

Ici, la narratrice entreprend de donner des cours de français à des Japonais dans l’espoir de mieux maîtriser… la langue nippone. Et voilà le tonique Rinri qui pointe son joli minois et entend progresser en français aux côtés d’une professeure compétente... Rinri ? C’est un étudiant un peu loser qui a raté son entrée dans les plus prestigieuses universités japonaises et qui est un rejeton de la haute bourgeoisie tokyoïte. C’est surtout un jeune homme avec qui le dialogue des cultures s’établira… jusqu’à la relation sentimentale, avec son lot de conventions sociales délirantes, entre une mémorable présentation du professeur à la belle famille et quelques quiproquos drolatiques.

« On y retrouve le style à la fois fluide et pourtant complexe de l'auteure, ainsi que son humour cinglant que j'aime tout particulièrement. Cette autobiographie est je trouve la plus touchante qu'elle ait écrite et on passe un excellent moment à suivre la vie de Nothomb rythmée par les coutumes locale. » (Commentaire d’un lecteur sur le site de la Fnac)

OLLAGNIER, Virginie : « Rouge argile » - Coups de cœur des libraires -

Rosa vient de perdre Egon, son père « adoptif », seul lien qui la rattache encore à sa maison d’enfance à Meknès, au Maroc. Venue pour un dernier adieu et pour régler la succession, prête à faire table rase de cet héritage qui l’encombre dans sa vie bien établie et bien réglée de Saint-Germain-en-Laye, elle va retrouver une part d’elle-même soigneusement enfouie, depuis vingt ans. 

« Une romancière de talent à découvrir .Troisième roman de V Ollagnier, très fort, très émouvant, sur la vie, les secrets de famille, les origines, la perte d'êtres aimés. Suivez Rosa et Egon au Maroc, dans la terre rouge argile ou repose maintenant Egon et ou Rosa, sa fille adoptive, va comprendre et accepter qui elle est et ce qu'elle veut dans la vie. » (Corinne de Fnac – Lyon – Bellecour)

ORMESSON, Jean d’ : « C’est une chose étrange à la fin que le monde. » - Livre lu MP3 - « Si la question du sens de notre vie ou, plus globalement, le sens de la vie se pose à tous les humains, voilà un moteur pour y réfléchir avec comme carburant un mélange tonique de culture et d'humour. Ajoutez-y un zest de bon sens et vous verrez les étoiles autrement !! »(Commentaire d’un lecteur sur le site de la Fnac)

PETITFILS, Jean-Christian : «Le frémissement de la grâce »

S’il retrace la vie d’Alain-Fournier jusqu’à sa mort au champ d’honneur en 1914, ce récit est moins une biographie que l’exploration d’un « paysage amoureux » unique, qu’une rencontre fugace a illuminé pour toujours. Exploration littéraire aussi, qui remonte aux sources d’inspiration d’une des œuvres les plus célèbres de la littérature française.

PEYRAMAURE, Michel : « Les grandes libertines »

 Sous le règne des derniers Bourbons, l’ Opéra est le temple de la cantatrice Sophie Arnould, la Comédie-Française le royaume de la tragédienne Françoise Raucourt. Âgées d’à peine vingt ans, Sophie et Françoise connaissent la célébrité, la fortune et la gloire ; leur beauté et leur intelligence remarquables leur valent de figurer parmi les personnalités les plus en vue et les plus courtisées de la capitale. Bientôt, les orages de la Révolution viendront assombrir leur éclatante destinée... Un parfum de scandale et une odeur de soufre entouraient la vie de ces deux grandes libertines, à l’homosexualité fièrement revendiquée.

« Une très intéressante biographie de deux personnalités féminines un peu tombées dans l'oubli qui, après celle de Mme Tallien, « La reine de Paris » et celle d'Olympe de Gouges « L'ange de la paix », achève la trilogie que Michel Peyramaure a consacré à ces quatre destins d'exception. Les documents sérieux manquant, il a opté pour une version très romancée en introduisant le personnage de fiction de Virginie et en prenant quelques libertés avec les dates des évènements. Avec honnêteté, il l'explique lui-même dans sa postface. Et là, se situe bien le principal intérêt de ce livre qui permet de mesurer dans quel état de déliquescence se trouvait toutes les élites aussi bien religieuses, politiques que culturelles.

PEYRAMAURE, Michel : « Mandrin »

Né en 1724, Louis Mandrin a dix-huit ans quand son père meurt, le laissant responsable d'une famille de neuf enfants. Compromis dans une rixe en 1753 et condamné à être roué vif, il se réfugie dans l'illégalité et s'enrôle dans une bande dont il devient bientôt le chef. A la tête de trois cents hommes, il pratique la contrebande sur une échelle inédite jusqu'alors : cuirs, peaux, grain, fourrage, poudre et plomb, tabac, sel, tissus, produits coloniaux sont acheminés vers la France. Il vend ses marchandises dans les foires de villes du bord du Rhône, qu'il investit le temps de son commerce. Le temps aussi de libérer les prisonniers, séduire les femmes et dépenser sans compter. Ses succès lui valent la sympathie d'une grande partie de la population et sa notoriété devient si considérable qu'elle menace l'autorité royale, qui jure sa perte...

REVAY, Thérésa : « Tous les rêves du monde »

1945. Xénia Ossoline rejoint Berlin en ruine, déterminée à retrouver l'homme de sa vie, Max von Passau. Mais rescapé d'un camp de concentration, il n'est plus que l'ombre de lui-même. Sous les décombres, une nouvelle génération cherche sa voie : lorsqu'on a été élevé dans l'adulation du Führer, comment admettre les crimes nazis ? Que peuvent espérer de jeunes juifs dont les parents ont été assassinés par les SS ? Dans cette époque troublée, le bonheur est décidément un défi à relever.

ROCHE, Corinne : « Mazel tov, mister Poullaouec »

Une maîtrise d'anglais en poche, un poste de professeur qui l'attend à Brest, Benjamin, vingt-cinq ans, peut enfin voler de ses propres ailes. Et dire adieu à sa vie nomade et décousue. Pourquoi se sauve-t-il alors en Israël sur un coup de tête ? Pourquoi s'invente-t-il un grand-père juif alors que le sien tenait l'harmonium tous les dimanches dans l'église de Trémadec ? Il est cinglé, complètement cinglé. Et pourtant, grâce à cet élan de liberté, ce jeune Français en quête d'identité va trouver sa voie et redevenir un homme, à trois mille kilomètres de chez lui, dans un Proche-Orient déchiré. Entre émotion et filiation, ces tribulations d'un Breton en Terre sainte marquent le retour à la comédie de Corinne Roche.

SOURY, André : « La terre de la colère »

Pendant plus de trente ans, Francis, Guitou, Didier et d’autres simples fermiers vont se battre pour le respect du statut du fermage et du métayage voté en 1946. Ils se nomment les Insurgés du droit et combattent pour défendre les droits des paysans sans terre contre les gros propriétaires terriens et l’État. Du Larzac au Poitou-Charente, les fermiers sont victimes de bailleurs peu scrupuleux. À grand renfort de manifestations, d’« opérations tracteurs », de fauchages et d’ensemensages « illégaux », de plaidoiries et de réquisitoires, les Insurgés du droit usent les nerfs des « gros » et réussissent à ranger les tribunaux de leur côté. La lutte est longue et elle continue encore aujourd’hui. André Soury nous plonge dans la réalité de l’agriculture française moderne, dans les luttes des paysans sans terre. De l’intérieur on comprend alors le drame qui ronge les campagnes françaises. Elles se dépeuplent, victimes de la modernisation de l’agriculture qui demande des surfaces toujours plus grandes à cultiver. « Trois petites fermes valent mieux qu’une grande ! » clament les Insurgés. Les Insurgés se battront pour les derniers fermiers, jusqu’ au jour où leurs fils partiront « pour s'en aller gagner leur vie loin de la terre où ils sont nés.

 

TROYAT, Henri : « Le Pas du juge »

Pour beaucoup, André Chénier demeure l'une des victimes les plus attachantes mais aussi les plus symboliques de la Terreur. Le destin de ce jeune poète mort pour avoir cru jusqu'au bout, à l'heure même où régnaient dictature et répression sanglante, à cet idéal de liberté, de conscience et d'expression, ayant guidé les premiers élans révolutionnaires, a en effet de quoi susciter la réflexion en même temps que l'émotion. Le martyre d'André Chénier, guillotiné en 1794 - deux jours avant la chute de Robespierre, qui aurait pu le sauver --pour s'être opposé par ses écrits aux excès de la Convention, se double d'un drame familial lourd de sens. Son jeune frère Marie-Joseph Chénier, qui a partagé son enthousiasme pour la philosophie des Lumières, est devenu un jacobin fanatique, membre de la Convention, et il restera indifférent au sort tragique de son aîné. Romancier puissant et historien méticuleux, Henri Troyat a su utiliser ces matériaux hors pair pour nous donner une magistrale reconstitution d'une époque où les passions politiques déchaînées venaient souvent faire oublier toute humanité, déchirant la société, écartelant les familles et broyant les êtres.

VIGAN, Delphine de : « No et moi »

 Lou Bertignac a 13 ans, un QI de 160 et des questions plein la tête. Les yeux grand ouverts, elle observe les gens, collectionne les mots, se livre à des expériences domestiques et dévore les encyclopédies. Enfant unique d’une famille en déséquilibre, entre une mère brisée et un père champion de la bonne humeur feinte, dans l’obscurité d’un appartement dont les rideaux restent tirés, Lou invente des théories pour apprivoiser le monde. A la gare d’Austerlitz, elle rencontre No, une jeune fille SDF à peine plus âgée qu’elle. No, son visage fatigué, ses vêtements sales, son silence. No, privée d’amour, rebelle, sauvage. No dont l’errance et la solitude questionnent le monde. Des hommes et des femmes dorment dans la rue, font la queue pour un repas chaud, marchent pour ne pas mourir de froid. « Les choses sont ce qu’elles sont ». Voilà ce dont il faudrait se contenter pour expliquer la violence qui nous entoure. Ce qu’il faudrait admettre. Mais Lou voudrait que les choses soient autrement. Que la terre change de sens, que la réalité ressemble aux affiches du métro, que chacun trouve sa place. Alors elle décide de sauver No, de lui donner un toit, une famille, se lance dans une expérience de grande envergure menée contre le destin. Envers et contre tous. Roman d’apprentissage, No et moi est un rêve d’adolescence soumis à l’épreuve du réel. Un regard d’enfant précoce, naïf et lucide, posé sur la misère du monde. Un regard de petite fille grandie trop vite, sombre et fantaisiste. Un regard sur ce qui nous porte et ce qui nous manque, à jamais.

VIOLLIER, Yves : « La mère »

Le destin héroïque d’une « mère Courage » – un vibrant hommage à la détermination dont font preuve les êtres humains les plus démunis. Ils sont treize frères et sœurs. Ils sont heureux, épanouis, libres. Ils ont réussi leur vie. Tous, garçons et filles, éprouvent la même violente émotion quand on évoque devant eux le souvenir de leur mère. Elle s’appelait Reine… Née dans les années 1920, orpheline à sept ans, élevée par un père aimant et sous la protection affectueuse et vigilante des religieuses, son destin était tout tracé. Mariée à vingt ans à un jeune homme sournois et cruel, elle deviendra une mère Courage soumise à la volonté de Dieu. Son quotidien fut pénible et ses souffrances muettes, étouffées par le conformisme et la rigueur religieuse… Mais jamais elle ne laissera triompher l’adversité.

 

 

HISTOIRE

 

BRUNAUX, Jean-Louis : « Nos ancêtres les Gaulois »

Les aventures d'Astérix et les souvenirs des leçons d'histoire ont forgé dans nos esprits une image des Gaulois stéréotypée et contradictoire.

Entre les guerriers indisciplinés et querelleurs, trop désunis pour résister à la conquête romaine de César, et les druides, prêtres et magiciens adeptes du sacrifice humain, il importait de rétablir la vérité. Jean-Louis Brunaux examine les principales idées reçues sur " nos ancêtres les Gaulois " : pour chacune, il recourt à une documentation précise, et nourrie par les récentes découvertes de l'archéologie.

C'est une Gaule désormais libérée de tout préjugé et de toute erreur qui voit le jour. Mais la nouvelle image des Gaulois qui est ainsi offerte, plus proche de la réalité historique, n'en est pas moins fascinante.

BRUNAUX,Jean-Louis : « Voyage en Gaule »

Un archéologue de notre temps, spécialiste de la civilisation gauloise, commente le voyage réel effectué en Gaule plusieurs siècles auparavant par Poseidonios d’Apamée, illustre géographe grec, qui rapporta de précieuses informations sur les habitants du pays, leur milieu et leur mode de vie. Un dialogue fictif naît entre ces deux personnages, véritable entreprise ethnographique qui confronte les observations du savant antique avec les connaissances contemporaines : des paysages aux mœurs sociales, de l’économie à la religion, de la politique aux mythes, ils dressent avec finesse et précision le portrait d’une Gaule encore trop méconnue. Un guide de voyage inédit et passionnant sur ces Gaulois que l’on n’en finit pas de redécouvrir.

DUMEZIL, Bruno : « Les Barbares expliqués à mon fils »

Des brutes sanguinaires, sans foi ni loi ? Des guerriers qui sont allés jusqu’à détruire Rome et qui ont dominé l’Europe ? Un peuple sans civilisation et sans culture ? Comment expliquer que le terme de barbares ait pris une place si importante dans le langage courant ? Bruno Dumézil dresse le portrait de ces peuples barbares qui ont autant fasciné qu’effrayé, et qui constituent encore aujourd’hui un réservoir littéraire et cinématographique inépuisable. Vandales, Wisigoths et Vikings ont eux aussi fait l’Europe.

VIRGILI, Fabrice : « Naître ennemi »

Le Mot de l'éditeur : Naître ennemi : les enfants de couples... Entre 1941 et 1949, des dizaines de milliers d'enfants sont nés, en France, de père allemand soldat puis prisonnier de guerre, ou en Allemagne, de père français prisonnier puis soldat de la zone française d'occupation. Des enfants nés ennemis. Dire l'histoire de ces pères, de ces mères et de ces enfants, lui donner un sens général, suivre leur parcours depuis l'invasion allemande jusqu'à aujourd'hui, tel est l'objet de ce livre qui a nécessité presque dix ans de recherches. Histoire de l'intime, il s'attache aux filles mères et aux «enfants de Boches», à la reconnaissance et à l'abandon, à l'amour et à la maltraitance. Histoire politique, il montre l'enjeu que ces enfants ont représenté dans ce qui fut une guerre démographique entre la France et l'Allemagne. Histoire de la filiation, il suit ces enfants entre rejet, secret et quête des origines à la recherche d'une réconciliation aussi bien politique que familiale.

SIGNOLES, Aude : « Le Hamas au pouvoir : et après ? »

Aude Signoles est spécialiste de la question palestinienne et maîtrise le sujet. Cet ouvrage se lit rapidement et possède toutes les clés pour comprendre et appréhender le Hamas. Elle est appréciée de Nadine Picaudou, auteur, professeur et conférencière spécialiste reconnue du Moyen-Orient. (Commentaire d’un lecteur sur Amazon)

TOLAN, Sandy : « La maison au citronnier »

Israël, 1967. Dans la ville d'al-Ramla, un jeune Palestinien, Bashir Khairi, frappe à la porte d'une vieille bâtisse de pierre flanquée d'un citronnier. C'est la maison dans laquelle il a grandi ; il est revenu voir le cadre de son enfance, dix-neuf ans après que sa famille a fui précipitamment, au moment de la première guerre israélo-arabe. Bashir est accueilli par Dalia Eshkenazi, une jeune Israélienne ; la famille de la jeune femme vit dans l'ancienne demeure des Khairi depuis qu'elle a quitté la Bulgarie pour Israël en 1948. Sur le seuil de leur maison commune, Dalia et Bashir nouent malgré tout ce qui les sépare une amitié profonde, qui survivra à quatre décennies du conflit le plus âpre au monde.C'est l'histoire de ces deux familles, qui existent réellement, que raconte Sandy Tolan. Et en narrant le contexte dans lequel se déroule la vie des Eshkenazi et des Khairi, il peint une fresque saisissante des destins intriqués d'Israël et de la Palestine au xxe siècle.Avec une rigueur remarquable et sans porter de jugement sur aucun des deux camps, Sandy Tolan parvient à faire comprendre au lecteur qu'il n'y a là ni bons ni méchants, seulement des êtres humains.

COQUERY-VIDROVITCH, Catherine : « Petite histoire de l’Afrique : l’Afrique au sud du Sahara, de la préhistoire à nos jours »

L'Afrique subsaharienne est le berceau de l'humanité, et son histoire la plus vieille du monde. Ce petit livre, qui se destine à un public curieux mais non spécialiste, se nourrit d'un demi-siècle de travaux fondamentaux portant sur la question. Non seulement il fait le point sur une histoire au moins aussi variée et passionnante que les autres, mais il s'attache à déconstruire un à un les grands clichés qui continuent de nourrir les imaginaires occidentaux ; ceux qui font de l'Afrique un continent subalterne, à part, irrémédiablement à la traîne. Or l'Afrique, depuis toujours, influe sur le reste du monde ; elle lui a fourni main-d’œuvre, or et matières premières, qui ont joué un rôle essentiel, aujourd'hui encore méconnu, dans la mondialisation économique. Elle a développé, au fil des siècles, un savoir parfaitement adapté à ses conditions environnementales, savoir qui fut taillé en pièces par l'extrême brutalité de la colonisation, pourtant si brève au regard de l'histoire longue. Mais, si on lui a beaucoup pris, l'Afrique a aussi donné, avec une formidable vitalité. Cet ouvrage n'a pas pour objet de raconter l'histoire africaine dans le détail, mais il en dégage les étapes cruciales, en mettant en avant, pour chacune d'elles, quelques idées fondamentales et souvent neuves. L'objectif de ce livre est aussi, et surtout, d'aider à comprendre le présent et à en dégager des perspectives d'action pour l'avenir.

Biographie de l'auteur

Professeure émérite à l'université Paris-VII, Catherine Coquery-Vidrovitch est spécialiste de l'histoire africaine. Elle a publié de nombreux ouvrages sur la question, parmi lesquels, parus récemment, Enjeux politiques de l'histoire coloniale (2009) et Des victimes oubliées du nazisme (2007).

DALEMBERT, Louis-Philippe : « Le Roman de Cuba »

Dans l'imaginaire occidental, Cuba reste cette terre de plaisir, où des plages de carte postale le disputent à la beauté insolente des femmes, où les meilleurs cigares du monde, s'accompagnent de la dégustation d'un rhum vieux. La sensualité n'est pas un vain mot. Les amateurs y verront là un avant-goût du paradis terrestre, que Christophe Colomb situe à quelques milles marins des côtes cubaines.

D'autres y ajouteront les nombreux rythmes semés le long de son histoire : habanera, son, danzón, boléro, rumba, cha-cha-cha, mambo, salsa. Les grosses américaines des années 1940 et 1950 qui continuent de rouler, le million de kilomètres au compteur, leur carcasse rutilante sur les routes cabossées de l'île charrient leur part de stéréotypes. Le cinéma hollywoodien aussi, avec des films comme Cuba de Richard Lester, Havana de Sydney Pollack ou The Lost City d'Andy Garcia. Même la révolution castriste, et ses cinquante ans de pouvoir absolu, aura contribué à façonner l'image d'un pays suspendu dans le temps.

Les amoureux de Cuba savent que l'identité de l'île ne s'arrête pas à ces regards nostalgiques, ni à un régime à bout de souffle dont les slogans éculés cachent une réalité plus profonde. De Colomb à Castro, Le Roman de Cuba nous plonge dans les méandres de cinq siècles

BERNAND, Carmen : « Les Incas, peuple du soleil »

En 1527, au sud de l'isthme de Panama, les conquistadores découvrent, éblouis, une contrée aux richesses inouïes. Persuadé d'avoir trouvé l'Eldorado, leur chef, Pizarro, convainc la Couronne espagnole de financer la conquête du Pérou. De retour en 1532, il met à profit la guerre fratricide qui déchire le pays. La mort du souverain, Atahualpa, scelle le destin de l'Empire inca. Les Espagnols entrent dans Cuzco et saccagent le temple du Soleil. Pendant deux siècles, l'ordre espagnol va régner sans partage sur les Cordillères. Usant tour à tour de la répression et de la persuasion, les colons s'acharnent à briser les rites et les croyances des Indiens. En 1780, encore, l'insurrection fomentée par Tupac Amaru est impitoyablement écrasée par le pouvoir colonial.Carmen Bernand fait revivre ce destin tourmenté et tragique du peuple du Soleil.

 

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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 16:58

Bibliothèque Municipale de Puget sur Durance

Coup de Projecteur n° 64

Prêts de la Bibliothèque Départementale 

 

 

 Bibliobus du 24 Mai 2012

 

                           

 ROMANS

 

Littérature de langue anglaise

 

FRANKLIN, Tom : « Le retour de Silas Jones »

Dans le Mississipi des années 70, tout aurait dû séparer Larry Otts, fils unique d'un couple de Blancs de la classe moyenne, et Silas Jones, élevé par une mère célibataire noire et pauvre. Pourtant, les deux adolescents deviendront amis. Jusqu'à ce qu'une tragédie bouleverse le cours de leurs existences …La question de l'identité, la relation père-fils, le poids du Sud, de sa violence, de la ségrégation, toutes ces problématiques tiennent une large place dans ce roman magnifique où, sans manichéisme ni facilités, Tom Franklin parvient à captiver et émouvoir le lecteur. « Roman aux allures de polar, avec un subtil soupçon de thriller, Le retour de Silas Jones est un magnifique ballade littéraire dans le sud américain.

L'auteur est, paraît-il, souvent comparé à Faulkner... Que cela ne rebute personne: la prose de Franklin est beaucoup plus accessible tout en restant très belle. » (Commentaire d’un lecteur sur Amazon)

HOSSEINI,Khaled : « Les Cerfs-volants de Kaboul »

Dans les années 70 à Kaboul, le petit Amir, fils d'un riche commerçant pachtoun, partage son enfance avec son serviteur Hassan, jeune chiite condamné pour ses origines à exécuter les tâches les plus viles. Liés par une indéfectible passion pour les cerfs-volants, les garçons grandissent heureux dans une cité ouverte et accueillante. Ni la différence de leur condition ni les railleries des camarades n'entament leur amitié. Jusqu'au jour où Amir commet la pire des lâchetés... Eté 2001. Réfugié depuis plusieurs années aux Etats-Unis, Amir reçoit un appel du Pakistan. " Il existe un moyen de te racheter", lui annonce la voix au bout du fil. Mais ce moyen passe par une plongée au cœur de l'Afghanistan des talibans... et de son propre passé. « J'ai absorbé ce chef d'œuvre émouvant et poignant, sur fond d'histoire et de culture afghanes, en ne négligeant jamais à chacune des pages tournées, la valeur d'être née du bon côté. Ce livre remet humblement les pendules à l'heure, on n'en sort que grandi… » (Commentaire d’une lectrice sur Amazon)

MARTIN, George R.R. : « Riverdream »

Mississippi, 1857. Quel capitaine de vapeur sensé refuserait le marché de Joshua York ? Cet armateur aux allures de dandy romantique offre des fonds illimités pour faire construire le navire le plus grand, le plus rapide et le plus somptueux que le fleuve ait jamais connu. En échange de quoi ses exigences paraissent bien raisonnables : garder la maîtrise des horaires et des destinations, et, surtout, ne jamais - à aucun prix - être dérangé dans sa cabine hermétiquement close, dont il ne sort qu'une fois la nuit tombée. Voilà enfin l'occasion qu'attendait le capitaine Marsh, vieux loup de rivière aux proportions gargantuesques, pour relancer sa compagnie en perte de vitesse. Si ce formidable vapeur lui permet de coiffer ses concurrents au poteau, peu lui importe les lubies de l'étrange armateur. Jusqu'au jour où une vague de meurtres sanglants apparaît dans le sillage du Rêve de Fèvre... « Un roman beau et fort, un suspens à devenir fou et une happy-end au bout. Sublime ! » (Commentaire d’un lecteur sur Amazon)

URQUHART, Jane : « Les Amants de pierre »

Dans les lettres enflammées qu'il envoie au roi Ludwig de Bavière, le père Gstir dépeint un Canada sauvage et fascinant, peuplé de bêtes fauves, de loups gigantesques et d'ours polaires. Il est bien décidé à impressionner ce roi fou qui l'a envoyé évangéliser ces terres hostiles. Avec l'aide de son ami Jo Becker, il réalisera son rêve : faire naître un village dans ce grand nulle part.

Biographie de l'auteur

Auteur phare de la littérature canadienne, Jane Urquhart a reçu le prix du Meilleur Livre étranger pour Niagara et, pour l'ensemble de son œuvre, le prix Marian Engel.

WHITE, Michael C. : « Le Chasseur d’âmes »

Pour Augustus Cain, le chasseur d'âmes, ramener à un riche planteur de Virginie une belle esclave métisse enfuie, c'est un moyen de gagner beaucoup d'argent, de pouvoir abandonner la peu honorable profession de chasseur de primes. Pour la fière et farouche Rosetta, rejoindre le Nord, en échappant à un maître cruel et pervers, c'est l'espoir de conquérir sa liberté. Odyssée sauvage à travers les Etats-Unis à la veille de la guerre de Sécession, déchirante histoire d'amour, Le Chasseur d'âmes explore avec une profonde humanité la rencontre de deux destins que tout oppose sur la toile de fond du drame de l'esclavage. « L'époque est une période très marquante de l'histoire et on la vit à travers toutes ces pages. Les descriptions ne sont pas lourdes, il va à l'essentiel mais de manière très subtile et élégante voire originale. On est happé par son style et on reste rêveur après certains passages...Leur épopée est prenante, on ne s'ennuie pas une seconde et on chevauche avec eux. On ne peut lâcher ce livre avant la dernière page. » (Commentaire d’une lectrice sur Amazon)

BENNETT, Alan : « La Mise à nu des époux Ransome »

Un soir, en rentrant de l'opéra, M et Mme Ransome incarnation de la bourgeoisie britannique contemporaine pétrie de convenances et de snobisme retrouvent leur appartement cambriolé, ou plutôt absolument vidé. Tout a disparu, jusqu'aux plinthes et au papier toilette. Monsieur cherche les coupables, Madame, d'abord effondrée, se rêve finalement une nouvelle vie et, pendant que le couple tente de faire face avec flegme aux événements, le fragile voile des conventions se déchire et les masques tombent. Un pastiche social très réussi qui au passage égratigne sans vergogne le couple et ses petits compromis.

Biographie de l'auteur

Alan Bennett est une star en Grande-Bretagne, où ses pièces de théâtre, ses séries télévisées et ses romans remportent un succès jamais démenti depuis plus de vingt ans. « Ce livre, c'est la quintessence de l'humour anglais : on joue avec les apparences et la retenue, les codes culturels et sociaux, on est toujours au second voire au troisième degré. » (Commentaire d’un lecteur sur Amazon)

BENNETT, Alan : « La Reine des lectrices »

Que se passerait-il outre-manche si Sa Majesté la Reine se découvrait une passion pour la lecture? Si, d'un coup, rien n'arrêtait son insatiable soif de livres, au point qu'elle en vienne. à négliger ses engagements royaux? C'est à cette drôle de fiction que nous invite Alan Bennett, le plus grinçant des comiques anglais. Henry James, les sœurs Brontë, Jean Genet et bien d'autres défilent sous l'œil implacable d'Elizabeth, cependant que le monde So British de Buckingham Palace s'inquiète. Du valet de chambre au prince Philip, tous grincent des dents tandis que la royale passion littéraire met sens dessus dessous l'implacable protocole de la maison Windsor. Un succès mondial a récompensé cette joyeuse farce qui, par-delà la drôlerie, est aussi une belle réflexion sur le pouvoir subversif de la lecture. « La quintessence de l'humour anglais, doublée d'une intéressante réflexion, tant sur la place de la lecture dans la société que sur les ressorts de la vie politique. » (Commentaire d’une lectrice sur Amazon)

DAWESAR, Abha : « L’Inde en héritage »

De sa chambre, située entre les cabinets de ses parents médecins, avec les microbes et les bactéries pour compagnons de jeu, un petit garçon ausculte son entourage. Observateur discret, il capte l'imposture ambiante, perçoit la violence qui vérole le système. Un regard acide et sans concession sur la société indienne contemporaine. Décapant.

Biographie de l'auteur

Née en 1974 en Inde, à Delhi, Abha Dawesar est diplômée de Harvard. Elle a travaillé dans la finance à New York avant de se consacrer à l'écriture. Abha Dawesar vit entre Delhi et Paris.

FURNIVALL, Kate : « Le Jade et le rubis »

1928. Chassée de sa Russie natale par les bolchéviques, la belle Valentine s'est réfugiée avec sa fille Lydia à Junchow, au nord de la Chine. Elles tentent de survivre, aristocrates mais ruinées, méprisées par toute la colonie occidentale de la ville. Très vite, la jeune Lydia devient un pickpocket hors pair. Un jour, elle dérobe un somptueux collier de rubis, s'attirant aussitôt les foudres des redoutables triades. Condamnée à mort, elle est sauvée in extremis par un mystérieux Chinois, Chang An Lo. Entre eux naît une passion irrésistible, forcément impossible : tout les sépare. D'autant que Chang An Lo a rejoint le Parti communiste et vit dans la clandestinité. Peu à peu, le piège se referme sur le couple maudit. Lydia devra alors choisir : entre son amour impossible pour un fugitif consumé par ses idéaux et la fuite en Russie pour y retrouver ses racines...

Biographie de l'auteur

Kate Furnivall est née au pays de Galles de parents danois et russes. Elle vit avec son mari et ses deux enfants, Le Jade et le Rubis est son premier roman.

GOLDBLOOM, Goldie : « Gin et les Italiens »

Gin aurait pu devenir une pianiste de talent. C'était compter sans son beau-père malfaisant qui l'a fait interner dans un hôpital psychiatrique. Aussi, quand l'étrange Mr Toad la demande en mariage, voit-elle dans sa proposition la possibilité de fuir ce lieu hostile. Elle accepte et part s'installer avec lui dans les terres reculées du bush australien. Mais rien dans son éducation bourgeoise ne l'avait préparée à cette vie étriquée et misérable. Elle doit aussi se familiariser avec son nouveau rôle de mère et d'épouse. Surtout, elle doit subir le regard inquisiteur des gens du village, intrigués par son teint d'albinos. Tout change un jour de 1944, lorsqu’arrivent Antonio et John, deux prisonniers de guerre italiens placés chez eux comme ouvriers agricoles. Le souffle qu'ils apportent, bercé par les airs d'opéra, bouleverse le fragile équilibre bâti par Gin, qui se prend à rêver de plus vastes horizons. Un rêve d'évasion partagé par Antonio, avec qui elle se lie d'une douce complicité. Au risque de s'y perdre ?

Biographie de l'auteur

Goldie Goldbloom est née en Australie. Pendant près de vingt ans, elle a enseigné au collège et au lycée et travaillé comme bibliothécaire. Elle vit aujourd'hui à Chicago avec ses huit enfants.

JHABVALA, Ruth Prawer : « Chaleur et poussière »

Dans les années soixante-dix. Une jeune journaliste arrive à Bombay, attirée par l'histoire d'Olivia, la première épouse de son grand-père. En 1923, celle-ci avait bravé toutes les conventions et ses propres peurs pour rejoindre un prince indien, nabab décadent d'une province musulmane. Cette aventure trouve une étrange résonance dans la vie de la voyageuse...Ainsi se dessinent les portraits croisés de deux femmes qu'un demi-siècle sépare, mais que semble animer une même soif de liberté. Par petite touches intimistes, la grande Ruth Prawer Jhabvala nous livre l'histoire d'une passion qui tend à se confondre avec une quête spirituelle.

 Biographie de l'auteur

Les livres de la cosmopolite Ruth Prawer Jhabvala traitent surtout de l'Inde et du " choc des civilisations ".

MASTERTON, Graham : « La Cinquième sorcière »

Los Angeles est plongée dans une vague de terreur. Une alliance de criminels s'est emparée de la ville.Tous ceux qui s'y opposent connaissent un destin épouvantable dont les causes ne sont pas humaines : accidents étranges, maladies soudaines, morts inexplicables et horribles... Dans ces conditions, nul ne tient tête aux barons du crime, qu'accompagnent quatre femmes mystérieuses, des figures fantomatiques aux pouvoirs démentiels. Seul à s'opposer au cartel maudit, le détective Dan Fisher à rendez-vous, au cœur du cauchemar, avec la cinquième sorcière !

Biographie de l'auteur

GRAHAM MASTERTON, né à Édimbourg en 1946, est l'un des auteurs d'horreur les plus renommés et populaires au monde, privilège qu'il partage avec Stephen King, James Herbert et Dean Koontz.

ROSNAY, Tatiana : « Rose »

« Ce roman est très riche en émotion, sur fond du renouveau de Paris. » « J'ai lu le livre en deux soirées pour vite m'en débarrasser, et, quitte à lire quelque chose sur la destruction du vieux Paris par Haussman, autant, je crois, lire La Curée de Zola. » (Deux avis contradictoires de deux lectrices sur Amazon !)

SANSOM, C.J. : «Les Larmes du diable »

Dans le Londres étouffant de l'été 1540, les esprits s'échauffent : la jeune Elizabeth Wentworth vient d'être reconnue coupable du meurtre de son cousin. Du fait de son étrange comportement, tous la croient habitée par le démon. Tous, sauf son oncle, et Matthew Shardlake, brillant avocat, bien décidé à découvrir la vérité. Mais c'est compter sans Thomas Cromwell et la nouvelle mission dont il charge Matthew : lui rapporter les " larmes du Diable ", le feu grégeois inventé par les alchimistes byzantins. Cromwell n'a que douze jours pour l’offrir à Henry VIII et regagner ainsi ses faveurs. Douze jours, c'est le délai qu'il accorde également à Matthew pour prouver l'innocence d'Elizabeth...

 « L'époque d'Henry VIII, roi fou et sanguinaire, avec un Cromwell en perte de vitesse, est particulièrement palpitante. La double intrigue - innocenter une pauvre jeune fille et retrouver le feu grégeois - permet de révéler les qualités policières de Shardlake, mais aussi son empathie pour le genre humain. On comprend sa passion pour Erasme. C'est sans doute son côté humaniste qui lui permet d'échapper aux corruptions et de garder son objectivité face aux querelles religieuses. » (Commentaire d’une lectrice sur Amazon)

 

Biographie de l'auteur

C.J. Sansom est né en Angleterre en 1952 et vit dans le Sussex. Passionné par la littérature et diplômé d'histoire, il quitte sa profession d'avocat en 2000 pour se consacrer pleinement à l'écriture.

XIN, Ran : « Baguettes chinoises »

 Sœurs Trois, Cinq et Six n’ont guère fait d’études, mais il y a une chose qu’on leur a apprise : leur mère est une ratée car elle n’a pas enfanté de fils, et elles-mêmes ne méritent qu’un numéro pour prénom. Les femmes, leur répète leur père, sont comme des baguettes : utilitaires et jetables. Les hommes, eux, sont les poutres solides qui soutiennent le toit d’une maison. Mais quand les trois sœurs quittent leur foyer pour chercher du travail à Nankin, leurs yeux s’ouvrent sur un monde totalement nouveau : les buildings et les livres, le trafic automobile, la liberté de mœurs et la sophistication des habitants…Trois, Cinq et Six vont faire la preuve de leur détermination et de leurs talents, et quand l’argent va arriver au village, leur père sera bien obligé de réviser sa vision du monde. C’est du cœur de la Chine que nous parle Xinran. De ces femmes qui luttent pour conquérir une place au soleil. Et d’un pays, une Chine que nous découvrons par les yeux vifs et ingénus des trois sœurs, et qui nous étonne et nous passionne car nous ne l’avions jamais vue ainsi.

« La condition de la femme en Chine à travers la vie de 3 sœurs. Un livre vivant, bien écrit et qui se dévore ! » (Commentaire d’une lectrice sur Amazon)

Biographie de l'auteur

Xinran est née en 1958 à Pékin. Elle a été journaliste et a animé une émission de radio qui l'a rendue célèbre en Chine, où elle recueillait sans tabou les confidences des femmes. Son premier livre, Chinoises, et le suivant, Funérailles célestes, sont issus de cette expérience et l'ont fait connaître dans le monde entier. Depuis 1997, Xinran vit à Londres.

 

Littérature de langue germanique

 

LINK, Charlotte : « L’Invité de la dernière heure »

Après la mort de son mari, Rebecca se réfugie dans sa maison de Provence. Accablée de chagrin, elle décide de mettre fin à ses jours lorsqu'elle reçoit la visite de Max, le meilleur ami de son époux, accompagné d'un jeune couple d'auto-stoppeurs, Marius et Inga. Rebecca finit par oublier son sinistre projet. Mais le sympathique Marius devient peu à peu irascible et agressif. Sa personnalité trouble se dévoile, et Rebecca comprend alors que le cauchemar ne fait que commencer...

« C'est très prenant et chaque morceau du puzzle trouve sa place lors du dénouement explosif. » (Commentaire d’une lectrice sur Amazon)

Biographie de l'auteur

Charlotte Link est devenue l'un des auteurs les plus populaires d'Allemagne avec Les roses de Guernesey, Le sceau du secret et Illusions mortelles.

SUTER, Martin : « Le dernier des Weynfeldt »

Adrian Weynfeldt, expert en art et dernier d'une riche lignée suisse, mène une vie de vieux garçon. Lorena, une jolie rousse, voleuse de boutiques de luxe et un brin suicidaire, vient chambouler ses principes amidonnés, tandis qu'un vieil ami l'embarque malgré lui dans une escroquerie: la vente aux enchères d'un faux tableau de Vallotton...

« Les rendez-vous littéraires avec le suisse Martin Suter sont rarement décevants. Et même si le dernier des Weynfeldt n'est pas le plus abouti de ses romans, on y trouve toujours cette écriture (faussement) nonchalante, ironique et un poil sophistiquée qui sied aux histoires particulièrement tordues qu'il crée. Sa dernière œuvre est l'occasion de découvrir les arcanes du marché de l'art, qu'il décrit avec une onctueuse jubilation et un art consommé du contrepied. Footballeur, Suter aurait été un dribbleur de première catégorie. » (Commentaire d’un lecteur sur Amazon)

Biographie de l'auteur

Martin Suter, né à Zurich en 1948, a exercé les professions de publicitaire, journaliste et scénariste. Ses romans, Small World, La Face cachée de la Lune, Un ami parfait, Lila, Lila et Le Diable de Milan sont disponibles en Points.

 

Littérature de langues scandinaves :

 

Fagerholm, Monika : « La Scène à paillettes »

Le mystère de la « fille américaine », cette jeune fille assassinée en 1969, hante encore les habitants du « Coin », un lieu perdu au milieu des marais. Plus de quarante ans après, ce drame s’est métamorphosé en véritable légende. Mais, dès lors que certains secrets sont exhumés, le trouble s’insinue dans les esprits…Et s’il existait une autre vérité ? De 1989 à 2012, un récit tendu où la fantaisie, le jeu, l’imagination côtoient la folie et, parfois, l’abîme. Bienvenue dans le monde singulier de Monika Fagerholm, qui poursuit son intense travail d’exploration littéraire en signant ici un thriller hors normes.

BJORNSTAD, Ketil : « L’Appel de la rivière »

Éprouvé par la mort de son grand amour, Anja Skoog, le jeune Aksel Vinding se met à douter de sa future carrière de pianiste. Dans le même temps, il se lance dans une relation avec Marianne Skoog, la mère d'Anja. L'Appel de la rivière est à la fois un roman sur les choix existentiels, les dilemmes moraux et un récit sur la place de l'art dans nos vies. Mais c'est surtout un magnifique roman sur la passion, le deuil et le chagrin. Avec L'Appel de la rivière, nous retrouvons le héros de La Société des Jeunes Pianistes, qui a reçu en 2008 le Prix des lecteurs du Livre de Poche.

« Une suite remarquablement aboutie de La Société des jeunes pianistes. » Nils C. Ahl, Le Monde.

 

Littérature d’autres langues

 

Kraus,Ivan : « Réunions de famille » - auteur tchèque –

« Très beau livre qui traite de sujets graves (retour des camps, exil, totalitarisme), avec une auto dérision merveilleuse, seul moyen de survivre à l'inacceptable...

Alors on sourit beaucoup, on s'attache énormément à tous les membres de cette famille généreuse, qui nous donne une belle leçon de vie et d'amour ! » (Commentaire d’un lecteur sur Amazon)

Lulcacin, Alfonz : « Au son des flûtiaux en osier » - auteur slovaque –

Alfonz Lulcacin est né le 20 juin 1950 à Juskova Vol'a en Slovaquie de l'Est. Il a débuté sa carrière d'écrivain à l'âge de seize ans par un conte publié dans le Journal de la Slovaquie de l'Est. Dans sa nouvelle Au son des Flûtiaux en osier, il évoque, avec un humour tendre voire bienveillant, la fin des années cinquante dans un village de Slovaquie orientale vu par un garçon de neuf, dix ans. À cette époque, l'arrivée de nouvelles techniques et les changements idéologiques et sociaux liés à la construction du socialisme bouleversent une campagne traditionaliste marquée par les événements de la seconde guerre mondiale.

 

 

EL-DAÏF, Rachid : « Le Musicien et le calife de Bagdad »

Originaire du Hedjaz, un jeune poète et chanteur, Ma'bad, se décide à aller chercher fortune à Bagdad. Il y arrive par malchance vers 810, au moment où la guerre civile opposant les deux fils de Haroun al-Rachid, Al-Amîn et Al-Ma'mûn, bat son plein.  Puisant son inspiration pour l'essentiel dans deux grands classiques arabes du Xe siècle, Rachid El-Daïf nous offre un beau roman historique. Le tableau qu'il dresse de Bagdad à son apogée est celui d'une ville où le brassage des populations et le métissage des cultures engendrent une étonnante liberté des mœurs.  

Biographie de l'auteur

Né au Liban en 1945, Rachid El-Daïf est professeur de langue et de littérature arabes à l'université de Beyrouth. D'abord tournée vers la poésie, son œuvre est depuis les années 1980 entièrement consacrée au roman.

SHAFAK, Elif : « Bonbon Palace »

Après La Bâtarde d'Istanbul, Elif Shafak, conteuse hors pair, s'empare des contrastes de la société turque contemporaine pour composer une inoubliable galerie de portraits.

Biographie de l'auteur

Fille de diplomate, Elif Shafak a passé son adolescence en Espagne avant de revenir en Turquie. Elle a un temps enseigné aux Etats-Unis. Elle vit aujourd'hui à Istanbul. Internationalement reconnue, elle est l'auteur de neuf livres, dont La Bâtarde d'Istanbul (Phébus, 2007).

OOKA,Shôhei : « Journal d’un prisonnier de guerre »

" Me suis-je endormi ou suis-je tombé dans une sorte d'inconscience ? Ce n'est pas clair. Je repris progressivement conscience en sentant des coups répétés dans mes côtes. Puis, à l'instant où je réalisais que cette série de coups m'était portée par des chaussures, je fus saisi fermement par le bras, et je repris complètement mes esprits. Un soldat américain me tenait le bras droit, un autre braquait sur moi le canon de son fusil. " Ainsi Ooka Shôhei, soldat japonais mourant, fut-il capturé, le 25 janvier 1945, par deux soldats américains dans l'Ile de Mindoro. Des récits et des descriptions d'une extrême précision : voilà d'abord ce que nous offre ce Journal d'un prisonnier de guerre, qui évoque l'effondrement des troupes japonaises dans la guerre des Philippines, puis la vie de Japonais détenus par les Américains dans un camp sur l'île de Leyte. Mais le témoignage d'Ooka est aussi, parmi tous ceux qui sont apparus au vingtième siècle, l'un des plus puissamment méditatifs. Il unit, aux lucides observations d'un survivant, la générosité et la profondeur de pensée d'un immense écrivain.

Biographie de l’auteur

Ooka Shôhei (1909-1988) est, parmi tous les romanciers et critiques japonais du vingtième siècle, l'un des plus célèbres. A la guerre des Philippines il a également consacré un roman, Les feux, avant d'y revenir dans nombre de ses écrits, jusqu'à son dernier roman, La bataille de Leyte.

 

SOCIOLOGIE

 

BACHARAN, Nicole – PERROT,Michelle – HERITIER,Françoise – AGACINSKI,Sylviane : « La plus belle histoire des femmes »

Etre femme ? Comment vivre en femme sur la planète des hommes ? À chaque époque sa réponse. Mais toujours le même présupposé: ce sexe-là est le faible, le " deuxième ", l'inférieur, le subordonné. Y eut-il un temps béni où une nature féminine se serait exprimée en toute liberté ? Comment nos lointaines grand-mères vivaient-elles leurs amours et leurs maternités ? Quand les hommes ont-ils voulu contrôler le ventre de leurs compagnes ? Comment, au fil des siècles, les femmes traversaient-elles l'enfance, l'adolescence, la maturité, la vieillesse ? Quel regard a-t-on porté sur elles ? Où en sommes-nous maintenant, à l'heure paradoxale des fécondations assistées et des crimes dits " d'honneur " ? Voici donc le grand roman des femmes. Dans un dialogue audacieux qui fait tomber nombre d'idées reçues, quatre femmes d'exception racontent, sans jargon ni tabous, l'histoire de la condition féminine. Ce qu'elles révèlent ici, c'est ce combat inouï contre l'ordre - moral, social et sexuel - imposé par des générations de monarques, prêtres, pères, maris, une longue marche qui est loin d'être terminée. Aujourd'hui, dans la société, la famille, le couple, l'intimité du lit, sommes-nous aussi dégagés des vieux préjugés que nous le prétendons ?

« Tour à tour amusée, étonnée, scandalisée par le sort fait à mes consœurs à travers les époques et les différentes cultures, j'ai suivi les petits et les grands progrès qui ponctuent notre histoire commune. On parcourt ce livre comme on déguste une boite de chocolats : 1 de temps en temps ou 5, 6,7 d'affilée ! Dans le métro ou devant la cheminée...A offrir à sa fille, sa sœur, sa mère et, pourquoi pas à son mari, son frère ou son père? » (Commentaire d’une lectrice sur Amazon)

Biographie des auteures

Françoise Héritier est anthropologue, professeure honoraire au Collège de France. Michelle Perrot est historienne, spécialiste de l'histoire des femmes. Sylviane Agacinski est philosophe. Nicole Bacharan est historienne et politologue.

LAGRANGE, Hugues : « Le déni des cultures »

« Ce livre très érudit est cependant parfaitement clair. Il explique comment une grande différence de valeurs culturelles, mêlée à une ambivalence des dernières vagues d'immigration à l'égard de l'occident, sont responsables de grandes souffrances et de ressentiment violent chez leurs enfants, surtout chez les garçons. Les humains et les sociétés qu'ils forment ne sont pas que quantitatifs mais qualitatifs. On aurait pu s'en douter, mais le politiquement correct l’interdisait.

 Faut-il abandonner l'idée d'assimilation si elle n'est pas voulue et la remplacer par l'inclusion comme le suggère l’auteur ? Mais à certains risques, évidents, si on a lu le livre. » (Commentaire d’un lecteur sur Amazon)

PANH, Rithy : « Le papier ne peut pas envelopper la braise »

Au centre de Phnom Penh, le Building blanc est comme un vaisseau échoué, où des dizaines de jeunes prostituées affrontent un quotidien qui ne ressemble plus à une vie. Venues de la campagne vendre à la capitale leur virginité, travaillant pour nourrir leurs familles, étourdies par la drogue, elles résistent à la perte d'identité et de repères. Et si un avenir meilleur était possible ? Dans ce livre saisissant, Rithy Panh les écoute simplement, en témoin engagé. Ces adolescentes au sourire triste tissent le fil des jours : pauvreté, honte, violence, avortements, mais aussi rêves et chants, enfants qu'on berce, espoir d'une dignité retrouvée. Ce sont des fragments de vie pour dire le désastre anonyme de près de 30 000 femmes dans le Cambodge de l'après-guerre. Rithy Panh leur donne un nom, un visage. Et la parole, enfin.

BALDIZONNE, Tiziana et Gianni : « Visages »

Photographes mais surtout voyageurs de l'espèce rare - celle qui sait prendre son temps -, Tiziana et Gianni Baldizzone, œuvrant en complicité avec Boris Cyrulnik, analyste passionné des mœurs humaines, avaient déjà conçu un étonnant ouvrage illustré consacré à la Main, lequel avait connu un extraordinaire succès en France, en Allemagne et dans le monde anglo-saxon (La Main qui parle, Phébus, 2002). Fins observateurs de l'humanité sous toutes les latitudes, ils ont capté dans leur viseur, au long de vingt années et plus de bourlingue, la magie fugitive de quelques milliers de visages - en Asie, en Europe et en Afrique surtout. Une centaine d'entre eux ont été élus pour figurer dans ces pages : ils reflètent, tous âges confondus, une gamme incroyablement variée d'émotions que l'on jurerait impossibles à saisir. Au fil de sept chapitres (" Regards ", " Solitude et Partage ", " Le miroir des sentiments ", " L'âme en paix "), le lecteur pourra découvrir tout ce que le visage humain dit et fait, montre et cache. Mais il découvrira surtout que la beauté ne loge pas toujours, tant s'en faut, à l'enseigne que l'on croit. Un beau voyage, que Boris Cyrulnik accompagne cette fois encore d'un commentaire aussi aigu qu'inattendu.

GONZALEZ  RODRIGUEZ, Sergio : « Des os dans le désert »

Le 23 janvier 1993, le corps d'une adolescente de 13 ans est découvert dans un terrain vague en périphérie de Ciudad Juàrez, à la frontière nord du Mexique. Elle a été torturée, violée puis étranglée. Entre 1993 et 2007, près de 500 femmes connaîtront le même sort. Des centaines d'autres sont toujours portées disparues. Des os dans le désert est l'histoire d'un crime contre l'humanité volontairement irrésolu, une enquête à haut risque - Sergio Gonzàlez Rodriguez échappa par miracle à son exécution programmée un soir de juin 1999 - qui transgresse les règles du journalisme pour devenir un roman sans fiction, un impitoyable réquisitoire contre l'impunité et la violence misogyne.

VALLET, Odon : « Les enfants du miracle »

Dang, Barriatoulah, Laurent, Tite, Tahina, Zaïd... Les « enfants du miracle » dont Odon Vallet retrace ici le parcours exceptionnel ne sont pas des prodiges : ils sont non seulement intelligents, mais aussi travailleurs acharnés, et surtout déterminés à tout tenter pour sortir de leur condition de défavorisés. Mais pour eux comme pour tant d'autres, malgré leurs qualités et leur volontarisme, l'ascenseur social serait resté éternellement en panne s'ils n'avaient été un jour repérés par la Fondation Vallet qu'a créée l'auteur il y a une dizaine d'années. Choisis selon des critères rigoureux destinés à contrer tous les pièges du patronage ou de l'humanitaire, ils sont devenus boursiers dans leur pays - le Vietnam, le Bénin, ou la France -, afin de bénéficier d'enseignements qui leur étaient totalement inaccessibles. Quelques dizaines se sont même retrouvées au lycée Louis-le-Grand ou sur les bancs de grandes écoles comme Polytechnique, où ils font honneur à l'éducation reçue de leur famille et à la générosité de la Fondation. Ainsi Odon Vallet, dont le père, fils d'ouvriers, gardait les chèvres à douze ans avant de faire une brillante carrière dans le monde de l'assurance, concrétise-t-il ses principes éducatifs fondés sur le primat du mérite. Spécialiste des religions, ayant enseigné en Sorbonne, à Sciences-Po, à l'ENA, il défend le service public et veut abattre les barrières de l'argent.

MERGNAC, Marie-Odile : « Les Noëls de nos régions »

Fête majeure, moment fort de l'année, la fête de la Nativité ne se traduisait pas autrefois par des réjouissances identiques dans tout le pays. Bougies, flambeaux, bûche de Noël (en bois) et messe de minuit se retrouvaient bien sûr partout. Mais les décors, les cadeaux faits aux enfants et les rites culinaires variaient profondément d'une région à l'autre. C'était par exemple la tante Arie qui distribuait des présents en Franche-Comté, le père Chalande dans les Alpes, la bûche de Noël en Bourgogne, l'Enfant Christ ou saint Nicolas en Alsace... De la couronne de l'Avent alsacienne à la veillée des neuf étoiles en Bretagne, des gâteaux lorrains en étoile au repas provençal des 7 plats et 13 desserts, l'ouvrage fait revivre et découvrir, région par région, les festivités de ce que l'on appelait autrefois "le cycle des douze jours ", de Noël à l'Epiphanie.

 

 

SCIENCES

 

TRINH, Xuan Thuan : « Le cosmos et le lotus »

Que nous dit vraiment la science sur la nature de l’univers, sur son origine et son avenir ? Par quel mystère le langage mathématique, pure création de l’esprit humain, se révèle-t-il aussi performant pour nous décrire les phénomènes physiques, de l’infiniment petit à l’infiniment grand ? S’il existe un ordre du monde, ce que nous en disent la physique quantique et la théorie de la relativité est-il compatible avec ce qu’enseigne le bouddhisme ? Et que peut-on en conclure concernant notre propre vie ? A ces questions passionnantes et à beaucoup d’autres, le célèbre astrophysicien Trinh Xuan Thuan répond ici d’une façon personnelle, en s’appuyant sur son expérience. «Comme toujours les questions scientifiques sont abordées dans un langage compréhensible de tout le monde et le spirituel loin d’être agressif est au contraire abordé de façon progressive et éveille une curiosité qui trouve petit à petit les réponses aux questions que l'on se pose. (Commentaire d’un lecteur sur Amazon)

BOUCHER, Christian : « Guide des arbres et arbustes de Méditerranée »

Ce guide a pour ambition d’aider les visiteurs et les amateurs de botanique à déterminer, grâce à des dessins réalistes et précis, les quelque 60 arbres et 190 arbustes de la région méditerranéenne. 250 ligneux sont traités sous forme de fiches où sont détaillés l’aspect général, la structure des rameaux, les feuilles, les inflorescences, les fleurs, les semences, l’écologie de la plante, la répartition géographique et les utilisations.

CIEUR-TRANQUARD, Christine : « La Pharmacie familiale au naturel »

A la fois concret et précis, cet ouvrage permet ensuite de constituer plusieurs trousses "pharmacie au naturel", qu'elles soient destinées à des activités spécifiques

(Vacances à la campagne, à la mer ou à la montagne, voyage lointain, sport) ou à certaines périodes de la vie (Grossesse, bébés et tout-petits, seniors). Enfin, l'auteur donne de nombreuses recettes, faciles à réaliser, efficaces et sans danger, pour soulager les symptômes des maux quotidiens. 

 

 

 

 

 

Et aussi 61 Romans policiers et 10 BD pour adultes .....

 

 

 

                                                                                                           (23 août 2012)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

                                      

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 20:45

 La Bibliothèque Municipale sera fermée en Juillet, le vendredi et le samedi, pour congés annuels. Les permanences reprendront en Août le vendredi de 10h à 12h, le samedi de 9h30 à 12h.

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 18:56

Bibliothèque Municipale de Puget sur Durance    Coup de projecteur n°62


     Nouvelles acquisitions 

Mai 2012                                    

ROMANS

 

Erik Orsenna : » Sur la route du papier » Petit précis de mondialisation III. 

« Un jour, je me suis dit que je ne l’avais jamais remercié. Pourtant je lui devais mes lectures. Et que serais-je, qui serais-je sans lire et surtout sans avoir lu ? Pourtant, c’est sur son dos que chaque matin, depuis près de soixante années, je tente de faire avancer pas à pas et gomme aidant mes histoires. Et que serait ma vie sans raconter ? Je n’avais que trop tardé. L’heure était venue de lui rendre hommage. D’autant qu’on le disait fragile et menacé. Alors j’ai pris la route. Sa route.

De la Chine à la forêt canadienne, en passant par la Finlande, la Suède, la Russie, l’Inde, le Japon, l’Indonésie, Samarkand, le Brésil, l’Italie, le Portugal et bien sûr la France, j’ai rendu visite aux souvenirs les plus anciens du papier. Mais je me suis aussi émerveillé devant les technologies les plus modernes, celles qui, par exemple, arrivent à greffer des virus capables de tuer les bactéries, celle qui, grâce à des impressions électroniques, permettent de renseigner sur le parcours d’un colis les chocs qu’il a reçus et si les conditions d’hygiène et de froid ont tout du long bien été respectées.

Cher papier ! Chère pâte magique de fibres végétales ! Chère antiquité en même temps que pointe de la modernité ! La planète et le papier vivent ensemble depuis si longtemps : plus de deux mille ans. Le papier est de la planète sans doute le miroir le plus fidèle et par suite le moins complaisant. »

Erik Orsenna nous promène sur tous les continents, au fil de sa réflexion et des questions qu''il se pose. Géographie, histoire, tout y passe ; il voyage pour nous, traque, observe, analyse, questionne et son propos n''est jamais ni « donneur de leçons », ni admirateur béat. Il pose les choses sur la table avec honnêteté et grand respect pour ses interlocuteurs, et aussi pour son lecteur, émaillant le texte de nombre de petites anecdotes, ainsi Victor Hugo n'utilisant que du papier azuré pour écrire Les Misérables ou le Grand Vizir de Perse qui faisait porter, lors de ses voyages, ses cent dix-sept mille livres par quatre cents chameaux.

La mondialisation a trouvé une explication. Pas très rassurante, mais touchante, facile d'accès et drôle. Est-ce que tous les bretons ont ce sens de l'humour ?  

 

Françoise Chandernagor : « Les dames de Rome »

Second volet des Enfants d'Alexandrie, Les dames de Rome, s'ouvre sur l'arrivée à Rome des trois enfants de Cléopâtre et de Marc Antoine exhibés lors du triomphe d'Octave, avant d'être confiés à Octavie, sœur aînée d'Octave et première dame de Rome, qui vit entourée d'enfants : ceux qu'elle a eu avec Antoine et ceux qu'il avait eus avec sa première épouse. Après la disparition brutale de ses frères (possiblement assassinés), Séléné va grandir au milieu de cette tribu impériale, faisant lentement sienne la culture romaine. Si on marie à peine pubères les autres filles selon des jeux d'alliances complexes, Séléné reste une paria. Octavie qui s'est attachée à la petite prisonnière, va pourtant affairer pour lui faire épouser Juba, roi de Maurétanie, de l'autre côté de la Méditerranée, bouleversant le destin de la dernière des Ptolémée.

Dans ce second tome de sa trilogie, Françoise Chandernagor nous fait partager l'enfance de Séléné, fille de Cléopâtre et de Marc-Antoine, de ses dix à ses vingt ans. La fillette évolue et essaie de donner du sens à sa vie. Ses deux frères meurent très jeunes et elle se retrouve seule au milieu de la domus d’Octavie, sœur d'Octave et vraie maîtresse de Rome. Mais, la vie est difficile pour Séléné qui n'a aucun repère dans les coutumes romaines ou leurs mœurs.

Cependant, au-delà de la vie de Séléné l'auteur nous dresse un portrait d'Octave qui devient Auguste. Parmi les lecteurs, ceux qui connaissent cette période de l'histoire romaine liront un autre portrait du premier empereur romain. Portrait intéressant et très peu flatteur. En effet, ce maître de Rome est présenté de manière cynique et peu reluisante: tous ses travers sont passés au crible et pour ma part, je me suis beaucoup amusée à lire un portrait tellement loin des biographies habituelles. Ceux qui ont "aimé" Marc-Antoine seront ravis de lire ce pied de nez irrévérencieux!

Quant à la trame même du roman, l'auteur alterne toujours passages romancés, articles sur les objets anciens et réflexions personnelles. À noter toutefois que ces dernières sont moins nombreuses que dans le premier tome, ce qui rend la lecture plus fluide. Un excellent moment de lecture et un roman de très bonne qualité.

 

Elizabeth Strout : « Olive Kitteridge »

Olive est l’épouse du pharmacien de Crosby, une petite ville côtière du Maine. Elle a un fils, Christopher, qu’elle étouffe. Et c’est aussi un professeur de mathématiques brutal et tyrannique, capable, pourtant, d’élans de bonté. Personnalité hors normes, a priori peu aimable, mais ô combien attachante, Olive traverse cette fresque polyphonique où les destins des habitants de Crosby – héros ordinaires – s’entremêlent sur une période de trente ans . Salué outre-Atlantique pour la virtuosité de sa construction et la finesse de son ton, Olive Kitteridge s’inscrit dans la lignée de romans comme Le cœur est un chasseur solitaire, de Carson McCullers, ou Les Corrections, de Jonathan Franzen.Ce livre a reçu le prix Pulitzer.

Un bijou de psychologie et de délicatesse, comme si Virginia Woolf s’était penchée sur l’épaule d’Elizabeth Strout. André Clavel, L’Express.

La construction, perturbante au début, on a l'impression de lire des nouvelles sans lien entre elles, bâtit en fait, de manière subtile, tout un univers qui nous devient vite familier. On guette l'apparition Olive et très rapidement on s'attache à cette femme et à ceux qu'elle côtoie.Elisabeth Strout nous montre avec aisance aussi bien les drames que les joies, la solitude et la vieillesse mais aussi le nouveau comportement amoureux des personnes âgées, leur manière d'affronter les surprises du cœur. Un roman généreux et tout en finesse.

 

Robert Goolrick : « Féroces »

Les Goolrick étaient des princes. Et tout le monde voulait leur ressembler. C'étaient les années 50, les femmes se faisaient des coiffures sophistiquées, elles portaient des robes de taffetas ou de soie, des gants et des chapeaux, et elles avaient de l'esprit. Les hommes préparaient des cocktails, des Gimlet, des Manhattan, des Gibson, des Singapore Ming, c'était la seule chose qu'ils prenaient au sérieux. Dans cette petite ville de Virginie, on avait vraiment de la classe, d'ailleurs on trouvait son style en lisant le New Yorker. Chez les Goolrick, il y avait trois enfants, tous brillants. Et une seule loi: on ne parle jamais à l'extérieur de ce qui se passe à la maison. À la maison, il y avait des secrets. Les Goolrick étaient féroces.

Biographie de l'auteur

Comparé à William Styron et Flannery O'Connor, Robert Goolrick a créé avec son premier roman, Féroces, un De profundis sudiste, dans lequel un fils ne survit pas tout à fait aux crimes du père, même quand il piétine sa tombe avec des chaussures anglaises.

Ce livre porte bien son titre . Ecrit en trois parties, la première expose la situation et nous fait vivre cette famille qui se veut parfaite, charmante malgré des moyens qui ne sont pas à la hauteur de ses ambitions dans les années cinquante au sud des USA. Une très bonne photographie de la société de l''époque.

Mais très vite la deuxième partie laisse apparaître des failles dans ce tableau qui se veut idyllique dans le paraître et nous livre les signes précurseurs du drame qui se noue.

La dernière partie nous montre « que ces choses là arrivent » et nous évoque une facette de cette famille où les masques tombent enfin, où l'on voit la méchanceté le sadisme avec lesquels notre auteur est traité. Il traînera ce fardeau toute sa vie .Un très grand livre ,parfois drôle, parfois dur et amer, mais à ne rater sous aucun prétexte .

 

Juliette Morillot : « Les sacrifiés »

Une mère parfaite, deux filles, un mari, un amant. Cinq vies marquées par le mensonge, la trahison, le meurtre.

États-Unis, juin 1954. Un vieil homme se fait renverser par une voiture. Refusant la thèse de l’accident, ses deux filles se penchent sur le trouble passé de leur mère, Ethel Proudlock, une Anglaise de Malaisie britannique accusée autrefois du meurtre de son amant et condamnée à mort par le sultan de Selangor, avant d’être graciée.

Cette quête de vérité vertigineuse nous emmène des coulisses de la bonne société britannique de l’Empire des Indes à la côte est des États-Unis dans les années cinquante. S’inspirant de l’« affaire Proudlock », un fait-divers qui défraya la chronique en 1911 et inspira Somerset Maugham qui écrivit alors sa célèbre nouvelle, La Lettre, l’auteur met à nu avec une modernité implacable les rouages de la passion amoureuse et de la manipulation féminine. De non-dits en révélations effroyables, les personnages vont sombrer dans la folie et le lecteur, tour à tour séduit et trompé, comprendra dans un ultime rebondissement qu’il a été lui aussi pris dans les rets vénéneux d’Ethel, une femme amoureuse sublime dans sa splendeur et sa cruauté. Époustouflant !

Biographie de l'auteur

Diplômée de Langues orientales, historienne spécialiste de la Corée, Juliette Morillot est collaboratrice pour Jeune Afrique et membre du comité éditorial de La Revue, bimestriel géopolitique internationale. Elle a vécu de nombreuses années aux États-Unis et en Asie, notamment en Corée, à Singapour et en Indonésie, et vit désormais dans la région parisienne. Elle est l’auteur de grandes fresques historiques dont Le Palais de la colline aux nuages (Plon) et Les Orchidées rouges de Shanghai (Presses de la Cité), grand succès de librairie et traduit dans une dizaine de pays. Les Sacrifiés est son premier roman à paraître aux éditions Belfond.

 

Jean-Christophe Rufin : « Le grand cœur »

Dans la chaleur d'une île grecque, un homme se cache pour échapper à ses poursuivants. Il évoque sa vie hors du commun et tente de démêler l'écheveau de son destin. Fils d'un modeste pelletier, il est devenu l'homme le plus riche de France. Il a permis à Charles VII de terminer la guerre de Cent Ans. Il a changé le regard sur l'Orient. Avec lui, l'Europe est passée du temps des croisades à celui de l'échange. Comme son palais à Bourges, château médiéval d'un côté et palais Renaissance de l'autre, c'est un être à deux faces. Aussi familier des rois et du pape que des plus humbles maisons, il a voyagé à travers tout le monde connu. Au faîte de sa gloire, il a vécu la chute, le dénuement, la torture avant de retrouver la liberté et la fortune. Parmi tous les attachements de sa vie, le plus bouleversant fut celui qui le lia à Agnès Sorel, la Dame de Beauté, première favorite royale de l'Histoire de France, disparue à vingt-huit ans. Son nom est Jacques Cœur. Il faut tout oublier de ce que l'on sait sur le Moyen Age et plonger dans la fraîcheur de ce livre. Il a la puissance d'un roman picaresque, la précision d'une biographie et le charme mélancolique des confessions.

Une biographie de Jacques Coeur, vivante palpitante et mélancolique qui nous fait redécouvrir le Moyen Age et la guerre de Cent Ans.

On dévore ce livre comme un roman policier!

 

François Garde : « Ce qu’il advint du sauvage blanc »

Au milieu du XIXe siècle, Narcisse Pelletier, un jeune matelot français, est abandonné sur une plage d Australie. Dix-sept ans plus tard, un navire anglais le retrouve par hasard : il vit nu, tatoué, sait chasser et pêcher à la manière de la tribu qui l a recueilli. Il a perdu l usage de la langue française et oublié son nom.

Que s est-il passé pendant ces dix-sept années ? C est l énigme à laquelle se heurte Octave de Vallombrun, l homme providentiel qui recueille à Sydney celui qu on surnomme désormais le « sauvage blanc ».

« J'ai trouvé ce livre passionnant, bien écrit, qui nous relate une histoire vraie.

Les personnages sont attachants et cette histoire situe trés bien l'état d'esprit de l'époque. Elle peut être le départ de réflexions sur nos vies actuelles.

Je le recommande à tous, jeunes et moins jeunes! » (Commentaire d’un lecteur sur « Amazon »)

 

Jonas Jonasson : « Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire »

Alors que tous dans la maison de retraite s’apprêtent à célébrer dignement son centième anniversaire, Allan Karlsson, qui déteste ce genre de pince-fesses, décide de fuguer. Chaussé de ses plus belles charentaises, il saute par la fenêtre de sa chambre et prend ses jambes à son cou. Débutent alors une improbable cavale à travers la Suède et un voyage décoiffant au cœur de l’histoire du XXe siècle. Car méfiez-vous des apparences ! Derrière ce frêle vieillard en pantoufles se cache un artificier de génie qui a eu la bonne idée de naître au début d’un siècle sanguinaire. Grâce à son talent pour les explosifs, et avec quelques coups de pouce du destin, Allan Karlsson, individu lambda, apolitique et inculte, s’est ainsi retrouvé mêlé à presque cent ans d’événements majeurs aux côtés des grands de ce monde, de Franco à Staline en passant par Truman et Mao…

Si vous avez aimé "Les aventures d'un Indien milliardaire", et si vous appréciez l'humour nordique façon Pasilinna, VOUS NE DEVEZ PAS PASSER À COTÉ DE CE LIVRE qui met en scène un centenaire qui s'enfuit de sa maison de vieux et qui bascule dans une folle cavale à travers la Suède aux côtés de compagnons aussi improbables qu'un vendeur de hot-dog, un vendeur de drogue ou un éléphant, et le tout avec parfois un cadavre.

Mais il y a encore bien plus, car ce petit vieux nous replonge dans son passé et par la même, dans l'Histoire du XXème siècle, puisqu'il a tour à tour rencontrer Mao, Staline, Truman, Churchill et tant d'autres, au cours d'aventures dignes de Forrest Gump.(Commentaire d’un lecteur sur « Amazon »)

Un très bon roman sur la société, sur l'âge, un héro rigolo et qui nous renvoie une image de notre "belle" société... Un livre à découvrir, ne serait-ce parce que l'idée est super originale.

 

Sofi Oksanen : « Purge »

« Un vrai chef-d’œuvre. Une merveille.

J’espère que tous les lecteurs du monde, les vrais, liront Purge. »

 Nancy Huston

 

En 1992, l’union soviétique s’effondre et la population estonienne fête le départ des Russes. Mais la vieille Aliide, elle, redoute les pillages et vit terrée dans sa maison, au fin fond des campagnes.

Ainsi, lorsqu’elle trouve Zara dans son jardin, une jeune femme qui semble en grande détresse, elle hésite à lui ouvrir sa porte. Ces deux femmes vont faire connaissance, et un lourd secret de famille va se révéler, en lien avec le passé de l’occupation soviétique et l’amour qu’Aliide a ressenti pour Hans, un résistant. La vieille dame va alors décider de protéger Zara jusqu’au bout, quel qu’en soit le prix.

Sofi Oksanen s’empare de l’Histoire pour bâtir une tragédie familiale envoûtante. Haletant comme un film d’Hitchcock, son roman pose plusieurs questions passionnantes : peut-on vivre dans un pays occupé sans se compromettre ? Quel jugement peut-on porter sur ces trahisons ou actes de collaboration une fois disparu le poids de la contrainte ?

Des questions qui ne peuvent que résonner fortement dans la tête des lecteurs français.

Purge est un livre à mettre entre toutes les mains, et surtout celles des curieux qui éprouveront un plaisir extrême à découvrir un univers inconnu, des pays et des gens aux noms étranges, et à se rendre compte qu'ils leur ressemblent fort. C'est cela qui touche le lecteur, cette distance supprimée, autant que et ce va-et-vient passionnant entre les époques, et les sentiments, universels. Les échos avec notre histoire  résonnent bien fort depuis l'Estonie. Il faut dire et redire que le texte en est merveilleusement traduit du finnois par Sébastien Cagnoli : trop souvent les traducteurs ne sont même pas mentionnés.

 

Craig Johnson : « Little bird »  - Roman Policier -

Après vingt-quatre années au bureau du shérif du comté d'Absaroka, Walt Longmire aspire à finir sa carrière en paix. Ses espoirs s'envolent quand on découvre le corps de Cody Pritchard près de la réserve cheyenne. Deux ans auparavant, Cody avait été un des quatre adolescents condamnés avec sursis pour le viol d'une jeune Indienne, un jugement qui avait avivé les tensions entre les deux communautés. Aujourd'hui, il semble que quelqu'un cherche à venger la jeune fille. Alors que se prépare un violent blizzard, Walt devra parcourir les vastes étendues du Wyoming sur la piste d'un assassin déterminé à parvenir à ses fins. Avec ce premier volet des aventures du shérif mélancolique et désabusé, Walt Longmire, Craig Johnson s'impose d'emblée parmi les plus grands.

 

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 20:19

 A partir du samedi 4 Avril la bibliothèque se met à l'heure d'été : ouverture dès 9h30 au lieu de 10h (en heure d'hiver)

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