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PUGET-SUR-DURANCE

84360

Département de Vaucluse

Arrondissement d'Apt

Canton de Cadenet

Communauté de Communes 

des Portes du Luberon

712 habitants

43° 45" 21' Nord

5° 16" 11' Est

 

Agenda

 

 

 

 

 

VIDE GRENIER ETE ENFANT

Samedi 10 juin 2017

Journée

Salle des Fêtes

#

FETE DE LA MUSIQUE

Mercredi 21 juin

Extérieur

(Infos à venir)

#

LES IMPREVUS # 2

(Concerts chorales)

Samedi 8 juillet

18h00

Temple /Salle des fêtes

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FETE VOTIVE

Vendredi 21 juillet

Samedi 22 juillet

Dimanche 23 juillet

Extérieur

#

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Informations diverses

plandepuget

  # 

Calendrier annuel des périodes

d'incinération des végétaux 

  14325-1-copie-1

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Nouveaux horaires des déchèteries.

 

  4146-1

 

 

 

Bienvenue sur le blog de la Mairie de PUGET-SUR-DURANCE.

Vous pourrez accèder à toutes les informations concernant la Mairie , aux compte-rendus des réunions des différents Conseils Municipaux

et à toutes les décisions prises par votre nouvelle Municipalité.

Vous pouvez poser vos questions en faisant "ajouter un commentaire" et il vous sera répondu dans les cinq jours au même endroit.

Vos commentaires sont également les bienvenus.


Bonne visite !

Ouvertures et Permanences

 

Ouvertures de la Mairie

 

 

Nathalie et Manue vous recevront les :

 

Lundi de 9h à 12h30 et de 14h à 17h30

Mardi  de 14h à 17h30

Mercredi de 9h à 12h

Jeudi de 9h à 12h30

Vendredi de 9h à 12h30 et de 14h 17h30

Samedi de 9h à 12h

 


Permanences du Maire

 
sur rendez-vous .

 

Votre nouvelle équipe

 



Maire : Alain Sage

Premier adjoint : Jean-Daniel Duval

Deuxième Adjoint  : Danielle Faidy

Troisième Adjoint  : André Capanni

 

Quatrième Adjoint : Alain Blancheton

Conseillers Municipaux :

Jean-Claude Aoustin

Suzanne Bouchet
Christine Charbonnier

Nathalie Clausells
Christelle Fernandez

Gilbert Guérin
Sylvain Meyssard
Michèle Moulinet
Cathy Prost
Jean-Marie Scano

29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 11:56

Bibliothèque Municipale de Puget

Coup de Projeteur N°94

Prêt de la Bibliothèque Départementale

 

Bibliobus du 3 Décembre 2015

 

 

Voyages  (Code Dewey 910 ….)

 

Barthelet, Philippe : « Le Voyage d'Allemagne »

Ce livre nous invite à un voyage en Allemagne aux confins de la Forêt-Noire, jusqu'au lac de Constance. Le cœur du récit est le village de Wilflingen, où réside Ernst Jünger. Les deux auteurs relatent les moments passés en sa compagnie et celle de son épouse, dans un climat de simplicité amicale, évoquant la vie quotidienne et les questions littéraires. En contrepoint, des conversations avec des tiers, écrivains pour la plupart, amis de Jünger ou fascinés par lui : Julien Gracq, Henri Thomas, Jules Roy, Stephen Spender et même François Mitterrand. Par association, apparaissent d'autres figures majeures de la littérature germanique : Novalis, Wieland, Annette von Droste-Hülshoff, Heine, Hölderlin surtout, jusqu'au poète Friedrich Georg Jünger, le frère d'Ernst, ou Heidegger. La tradition du romantisme allemand contenait pour chaque artiste le rituel du voyage.

Buffet, Charlie : « La vérité sur Robinson et Vendredi »

Le 1er février 1709, un navire de corsaires anglais mouille devant l'île déserte Juan Fernandez, perdue en plein Pacifique. L'équipage aperçoit un feu sur le rivage. Le lendemain, une chaloupe est envoyée à terre et découvre "un homme vêtu de peaux de chèvres et qui semblait plus sauvage que leurs premiers propriétaires". C'est Alexander Selkirk, marin écossais abandonné quatre ans plus tôt sur l'île, qui retrouve l'usage de sa langue pour raconter au capitaine, Woodes Rogers, comment il a survécu. Son histoire inspira, quelques années plus tard, le premier best-seller : Robinson Crusoé. Passionné par l'histoire du "vrai" Robinson, Charlie Buffet a retrouvé et traduit les récits originaux des témoins de l'époque, Woodes Rogers, William Funnell, John Welbe, Basil Ringrose et William Dampier. Il les commente afin de mieux comprendre l'incroyable expérience d'Alexander Selkirk et le mythe, si puissant qu'il absorbe également le "vrai" Vendredi, un Indien abandonné sur la même île, vingt-trois ans plus tôt.

Genté, Régis : « Voyage au pays des Abkhazes »

« Excellent ouvrage, passionnant à lire de bout en bout. Il permet de commencer à comprendre le Caucase en peu de pages. » (Commentaire d'un lecteur sur Amazon)

Hudson, William Henry : « Un Flâneur en Patagonie »

Le séjour de William Henry Hudson en Patagonie au début des années 1870 fut la grande aventure de sa vie. Ses chevauchées dans la pampa avec sa seule carabine pour survivre, ses nuits sous les étoiles, sa vie libre de gaucho, sa nostalgie quand passaient dans le ciel les oiseaux migrateurs fuyant les hivers antarctiques, ses instants d'éblouissement comme aux premiers matins du monde, tels sont les sujets de ce livre.

 

 

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Newby, Eric : « La dernière course du blé »

1938.Eric Newby, employé dans une agence de publicité, s'ennuie ferme et rêve d'aventures.Sur un coup de tête, il s'engage à bord d'un quatre-mâts finnois de belle allure, le « Moshulu ». L'extraordinaire course qui, chaque année, oppose les derniers voiliers de quelques armateurs mégalomanes pour s'en aller chercher en Australie la première récolte du blé et la ramener toutes voiles dehors à Londres par le Horn lui embrase l'imagination.Ah, jeunesse ! S'il avait su ! La vie de mousse se révèle quelque peu différente de ce qu'il avait imaginé, non sans quelque innocence. Pourtant, jamais Newby ne se départit de son humour pour le moins ravageur qui, conjugué à un sens aigu de l'émerveillement, nous vaut un récit d'une rare saveur.Notre héros n'aura guère le temps de souffler après son arrivée à Queenstown le 10 juin 1939: la guerre est bientôt là, qui va l'emporter. Fin d'une époque : jamais plus ne s'affronteront ces mastodontes de la mer. C'était la dernière "course du blé".Dès sa parution à Londres en 1956, ce livre reçut un accueil exceptionnel : « Le livre le plus drôle et le plus émouvant jamais écrit sur la vie en mer au temps de la marine à voile » («Western Mail»).

Peyssonnel, Jean-André : Voyage dans les régences de Tunis et d'Alger »

En 1724 et 1725, Jean-André Peyssonnel est le premier chrétien à parcourir l'intérieur des régences de Tunis et d'Alger, pour y mener des observations susceptibles de nourrir les sciences de son temps. Les lettres à différents correspondants, membres d'académies, dont il espère tirer la reconnaissance de sa qualité de savant, forment la relation de son voyage en " Barbarie ".

Riegel, Caroline : « Eclats de cristal en forêt gabonaise »

« Un livre remarquable sur ce pays fascinant qu'est le Gabon. Caroline Riegel semble s'inscrire dans la lignée de ces écrivains voyageurs aux yeux grand ouverts sur le monde et l'Humanité. » (Commentaire d'un lecteur sur Amazon)

Roger, Marc : « La méridienne »

Accompagné de son âne Babel, Marc Roger traverse la France, l'Espagne, la Méditerranée, enfin l'Afrique...Il marche. Il lit. Au gré de ses étapes, lecteur public, il prête sa voix aux textes et aux auteurs, en partage avec tous les publics qui désirent l'écouter. De Saint-Malo, son port d'attache, à Bamako où il est né, Marc Roger fait le chemin à l'envers et parcourt au total un peu plus de 7 000 kilomètres.

Rolin, Olivier : « Bakou, derniers jours »

« Magnifique roman au bord de la mer Caspienne. Qui aime le voyage et la littérature ne peut pas rester insensible à ce livre aussi libre de ton qu'inspiré. » (Pascal de Fnac Marseille)

Saint-André, Alix de : « En avant, route ! »

« Trois fois Alix de Saint André a fait à pied le pélerinage qui mène au tombeau de St Jacques. D'une plume gaie, humoristique, tout en mouvement, elle raconte ses craintes, ses rencontres, ses déboires, ses joies. » (Laurence de Fnac Caen)

Seigne, Aude : « Chroniques de l'Occident nomade »

« Le sujet du livre - le voyage pour le voyage - est traité à partir des expériences de la jeune fille. Or elle parle trop d'elle ( en dit peu sur les lieux visités pour, au final, nous laisser sur notre faim. » (Avis d'un lecteur sur Amazon)

Wenddlandt, Astrid : « L'Oural en plein coeur »

« Il arrive qu’on se sente chez soi ailleurs ». Pour Astrid Wendlandt, cet ailleurs c’est la Russie où elle séjourne régulièrement depuis vingt ans. Pour elle, la Sibérie est l’un des derniers endroits de la planète où l’on peut encore disparaître, vivre à des centaines de kilomètres du premier voisin et imaginer qu’il reste encore des forêts vierges de la présence de l’homme. Après avoir marché dans la toundra avec les derniers éleveurs de rennes, les Nenets, au début des années 2000, elle est partie, dix ans plus tard, à la recherche d’autres peuples en survie dans les montagnes de l’Oural, aux portes de la

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Sibérie. Au lieu d’une civilisation ancienne et oubliée, elle a trouvé un monde en devenir. Pour Astrid Wendlandt, tout a commencé en 1995 sur les flancs de l’Oural à Tcheliabinsk, et comme souvent, tout a commencé par une histoire d’amour… Tout autant un formidable voyage du sud au nord de l’Oural, riche en péripéties et rebondissements, que la découverte émouvante d’une passion pour la Russie et l’âme russe. En filigrane, l’auteur dresse d’elle-même le portrait d’une femme d’aujourd’hui, qui n’a pas froid aux yeux, une femme qui a reçu « l’Oural en plein cœur ». Franco-canadienne, Astrid Wendlandt, née en 1973, voue une véritable passion à la Russie, à la Sibérie et au Far-Est, comme son ami Sylvain Tesson.

 

Guides Touristiques

 

Desjeux, Catherine : « Mali »

Des articles qui dévoilent le Mali aujourd'hui : une culture dynamique, des marchés colorés, un éventail de peuples, une économie en croissance... Des suggestions d'itinéraires pour visiter ce qui compte : le Nord désertique, les savanes du Sud, le fascinant pays Dogon, le mythique fleuve Niger, l'effervescente Bamako... Tous les conseils et de bonnes adresses pour trouver une maison d'hôtes inoubliable et de bonnes tables, pour dénicher un guide compétent... Des repères pour comprendre l'histoire et la culture pays, d'où descendent les plus grands empires africains.

Mallen-Barret, Pascal : « Le Maroc de A à Z »

Sur un plan culturel, le Maroc revendique sa spécificité. Depuis quelques années, la carte de l'ouverture, confortée par la promesse européenne d'une intégration progressive du royaume chérifien dans le marché intérieur de l'Union, donne des ailes au Maroc. Cependant, le pays ne doit pas en oublier les inégalités sociales flagrantes et les résistances propres à entraver le rêve, toujours possible, d'un Maroc sur la voie de la modernité et de la démocratie.

Somerville, Christopher : « Grande-Bretagne »

 Vous pouvez organiser votre voyage à partir de ce panorama complet de la Grande-Bretagne, qui vous permet d'adapter votre itinéraire au temps dont vous disposez ainsi qu'à vos centres d'intérêt. Suivre les idées d'excursions à pied ou en voiture, agrémentées de cartes en couleurs et de descriptions des sites, comme une visite des bains romains de Bath, une promenade dans le Lake District, une balade à la découverte d'Old Town à Edimbourg ou des prestigieuses universités d'Oxford et de Cambridge. Partir, hors des sentiers battus, à la découverte des charmants villages des Cotswolds, des vestiges du mur d'Hadrien, près de Newcastle, ou de la côte sauvage et des îles du Pembrokeshire, à l'extrême sud-ouest du pays de Galles. Consulter les encadrés qui, à chaque début de chapitre, récapitulent les sites et activités à ne pas manquer. Admirer les innombrables photographies et cartes qui donnent à voir le meilleur de chaque site et faciliteront vos choix.

 

Histoire  (Code Dewey 940 ….)

 

Frugoni, Arsenio et Frugoni Chiara : « Une journée au Moyen-âge »

 À la différence d'un documentaire historique, le récit de cette remarquable conteuse nous invite à remonter le temps comme si nous partions en voyage. Le style souple, élégant et d’une très grande précision lexicale de Chiara Frugoni participe au plaisir de la lecture, non moins que l’analyse rigoureuse des fresques et des miniatures qui illustrent son propos. Elle ressuscite un monde disparu tout en démystifiant nombre des stéréotypes qui l'histoire officielle a imposés au fil du temps. Ancienne élève de l’École normale supérieure de Pise, Chiara Frugoni compte parmi les plus grands médiévistes italiens contemporains.

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Julaud, Jean-Joseph : « Les malchanceux de l'histoire de France »

 À travers les vingt récits historiques de ce livre, laissez-vous emporter vers les amonts de la mémoire où vous attendent de l'émotion, de l'étonnement, du révoltant, du cruel, du pittoresque, du pathétique, de l'amusant, du frisson... Tout cela dans le souple confort que procure une belle et bonne écriture ! Chanceux que vous êtes !

Laurens, Henry : « Histoires orientales »

Ce recueil réunit les articles et les études d'Henry Laurens publiés dans la revue L'Histoire où il écrit depuis vingt ans. Avec clarté, dans un style limpide, l'auteur nous livre là l'essence de ses travaux sur l'histoire de l'orientalisme, sur le concept d'empire, sur l'histoire de la Méditerranée et sur la question de la Palestine. Un ouvrage édifiant, qui rend plus intelligible cet Orient que le général de Gaulle qualifiait de "compliqué", et éclaire d'un jour nouveau des événements et des concepts majeurs liés au monde arabe, au Levant ou au bassin méditerranéen, zones où la cohabitation des religions et des idéologies a engendré, depuis des siècles, malentendus, luttes d'influence et conflits, mais aussi dialogue et espérances.

Luxemburg, Rosa : « Rosa, la vie : lettres de Rosa Luxemburg »

Rosa Luxemburg fut une des figures lumineuses du mouvement socialiste au début du siècle, une des seules à s'être opposée à la guerre de 14-18. Pour cela, elle passa presque toute la guerre dans les prisons d'Allemagne. Pendant ces années, elle écrivit quantités de lettres à ses amis; il y est peu question de politique, ce sont surtout des incitations à vivre, à rester bon " malgré tout et le reste ", à rester humain. C'était une amie comme on rêverait d'avoir, tendre, solaire, vaillante, ouverte, et si gaie malgré le cachot; à se demander qui, d'elle ou des autres, était le plus emprisonné. Moi, je n'ai jamais rien lu qui rende aussi heureux.

Milza, Pierre : « Garibaldi »

Garibaldi ! Le combattant à la chemise rouge est devenu le symbole de l’unité italienne et des guérilleros épris de liberté partout dans le monde. A peine doté d’un brevet de capitaine et engagé au côté des patriotes italiens, il doit partir se cacher en Amérique latine. Il y devient corsaire au service de la République du Rio Grande, puis chef de guerre pour l’Uruguay. Quand il revient en Europe, il est déjà une célébrité et se lance dans sa grande entreprise : l’unification de la péninsule italienne en un seul Etat. En 1848, il combat à Rome avec les républicains. Il y perd la femme de sa vie, Anita, une passionaria au grand cœur et au courage indomptable. Surtout, en 1860, il lance l’expédition des « Mille » qui retient l’attention du monde entier : il libère la Sicile et Naples. Si bien que les Etats-Unis lui proposent d’être général en chef des nordistes pendant la guerre de Sécession et que la France accepte son aide contre la Prusse en 1870. A Dijon, il remporte la seule victoire sur l’armée allemande. Il devient ainsi le « héros des Deux-Mondes », l’européen et l’américain. Infatigable, au fil de son existence, il a soutenu toutes les gauches. Un grand homme, un combattant hors pair, un politique exemplaire. Cette vie extraordinaire, Pierre Milza la retrace en dévoilant les sacrifices et les peines qui l’ont rendue possible.

Professeur émérite à Sciences Po, Pierre Milza y a enseigné pendant plus de trente ans et y a dirigé le Centre d'histoire de l'Europe du XXe siècle.

Nora, Pierre : « Les Français d'Algérie »

Cet essai a paru en mars 1961, au moment le plus dramatique et incertain de la guerre d'Algérie : au lendemain du référendum sur l'autodétermination, qui ouvrait la voie à une négociation sur l'indépendance, et à la veille de l'insurrection du «quarteron de généraux» décidé à tout pour conserver l'Algérie française.

« Retour d'Algérie, où j'avais été professeur à Oran, j'avais écrit à la hâte ce petit livre, qui analysait en historien et en citoyen engagé la responsabilité des pieds-noirs dans cet engrenage tragique.

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 Ma sévérité de jugement à l'égard d'Albert Camus et de Germaine Tillion, icônes du progressisme libéral, fit en particulier scandale. Une réaction inattendue me vint de Jacques Derrida, dont j'avais été le condisciple en khâgne et qui était resté un ami. Dans une lettre d'une cinquantaine de pages, celui-ci prenait appui sur mon livre pour se mettre à jour, pour l'unique fois de sa vie, avec son Algérie natale. Le cinquantenaire de l'indépendance était l'occasion d'en proposer une nouvelle édition. Augmentée d'une préface, de cet important inédit et d'un dossier critique, celle-ci contribuera, je l'espère, à éclairer ce moment douloureux qui reste parmi les plus importants de l'histoire contemporaine de la France. »

Sokoloff, Georges : « Le retard russe »

Vers l’an mil de notre ère, l’Europe et la Russie se trouvaient au même niveau de développement. Or, deux siècles et demi plus tard, surgissent les redoutables envahisseurs mongols. Dévastant une grande partie de l’Asie, ils ruinent également la Russie, alors centrée sur Kiev. Les options retenues ensuite par les tsars pour construire un nouvel Etat autour de Moscou -puissance militaire, tsarisme et féodalisme, « Idée russe » -étaient plus faites pour forger et défendre un empire que pour « rattraper » le retard pris entre-temps sur l’Europe.

 La Russie a gardé de ces avatars un profil économique et une culture politique qui ont souvent fait dire aux Occidentaux qu’elle n’était pas « normale ». Après le millénaire cruel qu’elle a vécu, n’est-elle pas plutôt « normalement différente » ?

 Georges Sokoloff, éminent spécialiste de l’histoire russe, est professeur émérite à l’Institut national des langues et civilisations orientales.

Walter, François : « La Suisse »

La Suisse ? Le pays des coucous, du chocolat et des banques, avec pour horizon des montagnes et des vaches. Seulement 7,7 millions d’habitants repliés frileusement dans leurs 23 cantons, bien à l’abri des grèves et des conflits sociaux… Il serait facile de continuer à égrener les clichés, car la Suisse est comme prisonnière des images qu’elle a elle-même contribué à projeter. Pour se situer une origine, la Suisse s’invente une légende: celle de Guillaume Tell résistant à la fin du XIIIe siècle à la tyrannie des seigneurs. Une victoire sur les Habsbourg à Sempach en 1386 donne un embryon de cohésion à des villes et des vallées qui ne songeaient pas encore à former un Etat. S’y agrègent par alliances successives d’autres villes, jusqu’à 13 cantons au XVIe, sans

compter les régions alliées dont la plupart deviendront aussi des cantons au début du XIXe siècle.

Même si elle fournit des mercenaires à tous les puissants d’Europe, la Suisse a besoin de protecteurs. Pendant un peu plus de trois siècles, ce sera le royaume de France. Après avoir surmonté les secousses de la Révolution et l’aventure napoléonienne, les cantons réussiront leur transformation en une république fédérale en 1848, fondée sur un système original de « démocratie directe ». Un siècle et demi plus tard, ce pays sans ressources naturelles notables est devenu une place financière internationale, une importante puissance industrialisée et le siège de grandes institutions internationales tout en conservant sa nature et ses paysages.Une approche critique de son histoire, par-delà les mythes et les clichés, met en relief l’importance de ce pays dans l’histoire de l'Europe.

 

 

 

 

 

 

 

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Biographie

 

Bona, Dominique : « Je suis fou de toi : le grand amour de Paul Valéry »

Février 1938, 11 rue de l’Assomption, Paris : devant la grille d’une maison cachée dans un jardin, un homme vieillissant s’apprête à rendre les armes. A soixante-six ans, écrivain et poète légendaire, professeur au Collège de France, père de famille et mari aimant, il est le grand personnage de la Troisième République. Pourtant, c’est un homme sans défense qui s’engage dans une bataille qu’il s’était juré de ne plus livrer : celle du cœur. Paul Valéry est amoureux, et Jeanne Voilier la plus terrible des guerrières.

Avocate, éditrice, divorcée et libre de mœurs, courtisée par les plus grands, elle a pris sa revanche sur ses origines lorsqu’elle rencontre Paul Valéry. Lui aussi a connu d’autres femmes, mais jamais il n’a laissé l’amour briser la forteresse de son esprit ou nuire à sa famille et à son écriture. Le corps sculptural de Jeanne, son sourire, son charme mystérieux auront raison de lui : la passion va le submerger. C’est l’histoire d’un amour brûlant que nous raconte Dominique Bona. Biographie d’un couple hors du commun, talentueux, tendre, cruel, traversé par la littérature et par la grande histoire…

Onfray, Michel : « La passion de la méchanceté »

« Michel Onfray dissèque Sade, faussement surnommé "le divin" marquis. Le philosophe, qui m'a surpris par sa liberté de critique, dégagée de toute nécessaire sujétion à une caste universitaire, à un parisianisme pesant (il n'appartient pas à Saint Germain des Prés), donne toute latitude à son intelligence pour critiquer ce qu'il lit. C'est bien la première chose demandée à un philosophe de penser librement, d'exercer son art critique avec cet esprit de liberté, quitte à provoquer le désaccord sur certains points.

Sade est un produit du féodalisme. Il ne jure que par la nécessite de la Nature, faisant les bons, bons, les mauvais, mauvais, chacun suivant ce que la Nature lui a donné. Sade est un totalitaire d'une Nature de laquelle tout esprit critique serait dégagé. Sade affirme sa liberté de violer, tuer, torturer, à la fois dans sa vie (cause de ses emprisonnements) mais aussi, de manière claire et révélatrice, dans ses écrits. Sade est bien l'un des inspirateurs du nazisme et des camps d'extermination. » (Avis d'un lecteur sur Amazon)

Pinguilly, Yves : « Aimé Césaire »

Nègre nègre nègre depuis le fond du ciel immémorial, c’est ce que fut Aimé Césaire dans son exigence profonde de justice, lui qui toujours resta dans les rangs serrés de ceux qui subissent la loi du plus fort. Nègre oui, et c’est dans ce mot qui fonde la vie du grand poète qu’il fut que se trouvent toutes les clefs de l’exceptionnelle densité de son œuvre. Le roman présente deux aspects d’Aimé Césaire : - Pour une part, une dimension biographique qui dira le militant anti-colonialiste inventeur de la négritude à une époque où la France hexagonale qui l’accueille dans ses grandes écoles est imprégnée de racisme anti-noir. - Pour une part, une dimension poétique. Le livre dira longuement, aussi, l’écrivain capable, comme le fut Rimbaud, de liberté, d’exubérance, et de désinvolture dans une écriture qui ne ressemble à aucune autre quand jeune homme il écrit son Cahier d’un retour au pays natal.

 Yves Pinguilly vit en Bretagne. Il est l’auteur de plus de 130 livres pour la jeunesse et a reçu de nombreuses distinctions. C’est un fin connaisseur du continent africain qu’il fréquente depuis plus de 30 ans.

 

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 18:01

Bibliothèque Municipale de Puget

Coup de Projecteur n° 84

Nouvelles Acquisitions

ROMANS

Chandernagor, Françoise : « Vie de Jude, frère de Jésus »

Ce livre est un roman, bien sûr. Non pas un roman sur Jésus (il y en a tant), ni sur « la femme de Jésus » (pure extravagance), ni sur les premiers chrétiens (c’est déjà fait) : un roman sur les frères de Jésus.

Mais les frères de Jésus appartiennent-ils au Roman ou à l’Histoire ? C’est d’abord en historienne, et parce qu’ils appartiennent à l’Histoire, que Françoise Chandernagor s’est intéressée à eux : les textes officiellement acceptés par l’Église depuis dix-sept siècles, dont les quatre Évangiles et les Épitres de Paul, de même que les écrits des premiers Pères de l’Église, nous apprennent tous, en effet, que Jésus avait quatre frères, dont nous connaissons les noms, et au moins deux sœurs. Historiens et exégètes s’accordent aujourd’hui pour dire qu’il s’agit bien de frères, et non pas de cousins comme on a voulu nous le faire croire. L’un d’eux fut même chef de l’Église de Jérusalem, en un temps où Jérusalem (et non Rome) était le centre de la chrétienté : en somme, le premier Pape. Restait à imaginer la vie de ces quatre hommes dans la Palestine du premier siècle, un pays humilié, divisé, colonisé, où, dans l’attente fervente de l’apocalypse et du Jugement dernier, les tensions politiques s’exacerbent, la rébellion s’organise, les sectes religieuses s’affrontent.

C’est Jude, le benjamin de la fratrie, qui raconte…

Rufin, Jean-Christophe : « Check-Point »

 Retour dans les années 90. La Yougoslavie n'en finit plus de se disloquer sous les coups de boutoir des nationalistes de tous bords. Sa composante multiconfessionnelle, la Bosnie, est devenue un enfer que les factions paramilitaires se partagent dans le sang. C'est dans ce contexte, qu'une ONG lyonnaise lance, à destination d'une province bosniaque reculée, un convoi chargé de vivres et de vêtements. Enfin, c'est ce que croit Maud, une jeune fille en souffrance qui pense trouver un sens à sa vie dans l'engagement, quand elle prend le volant d'un quinze tonnes en compagnie de quatre hommes aux personnalités aussi diverses que leurs motivations sont inavouables. Des convoyeurs qui ne sont pas exactement ce qu'ils disent être, et un chargement qui n'est pas ce que, presque, tout le monde croit…

La situation devient rapidement explosive. Et le constat est terrible : la violence et la haine contaminent tout, même les idéaux les plus nobles. Les combattre n'est pas sans douleur. Intrigue hyper-tendue, rythme élevé, force des personnages… comme toujours, Jean-Christophe Rufin porte ses idées avec un talent romanesque incontestable.

Ryan, Donald : « Le cœur qui tourne »

« De temps à autre surgit un écrivain qui saisit tout un pays. Donal Ryan est de cette trempe. » -- Anne Enright

Dans un petit village irlandais frappé par la crise économique, des tensions émergent et se multiplient dangereusement . Un meurtre est commis, un enfant kidnappé, et c’est une communauté tout entière qui se retrouve en état de choc.

Bobby Mahon était le contremaître d’une entreprise contrainte de fermer ses portes, et dont le patron s’est enfui avec la caisse. Chacun des autres personnages – une jeune fille inquiète des difficultés financières de ses parents, une mère célibataire, un ouvrier, une prostituée, un père tyrannique, un maçon d’origine russe… – se trouvera lié à lui d’une façon ou d’autre, et tous chercheront à raconter leur propre vérité, dressant un portrait émouvant de l’Irlande rurale d’aujourd’hui et de la condition humaine, de la fragilité des relations et des sentiments.

À la manière d’un roman choral, dont la construction ambitieuse n’est pas sans rappeler le Faulkner de « Tandis que j’agonise », Donal Ryan donne ainsi la parole à vingt et un personnages dont il fait se succéder les voix, créant un chœur puissant à travers lequel les perceptions divergentes des protagonistes face à la réalité ne déroulent au final qu’une seule et même histoire.

Un texte particulièrement inventif et émouvant dont l’extrême noirceur recèle un humour véritablement ravageur. Un premier roman comme on en rencontre rarement, original et plein d’énergie, et un jeune écrivain aussi singulier que talentueux.

Né en 1976 à Tipperary en Irlande, Donal Ryan est LA révélation des lettres irlandaises 2013. Son premier roman Le cœur qui tourne, vendu à plus de 150 000 ex. dans son pays, a été élu « Meilleur livre de l’année » en Irlande, finaliste du Man Booker Prize en Angleterre et lauréat du Guardian First Book Award.
Publié en Irlande en janvier 2014, son second roman a confirmé sa consécration auprès des journalistes et des lecteurs.

Bronnec, Thomas : « Les Initiés »

Quelques années après la chute de Lehman Brothers, alors que le monde politique voit enfin la sortie de crise à l'horizon, le Crédit parisien est sur le point de sombrer. La plus grande banque française a besoin d'un plan de sauvetage en urgence mais la ministre de l'Economie, au sommet des sondages, symbole de la gauche revenue aux affaires, entend tout faire pour que Bercy ne mette pas sur pied un plan similaire à celui de 2008 lors de la crise des Subprimes. Au milieu du champ de bataille, s'opposent pouvoirs publics et monde de la finance. Les initiés est une œuvre de fiction mais le contexte politique et économique qui sert de trame à ce thriller ne doit rien au hasard. Journaliste, Thomas Bronnec a exploré les arcanes du ministère des Finances durant plusieurs années d'enquête, qui ont fourni à ce roman un matériau brut d'une incroyable richesse. « Ce roman se déroule à Bercy, le ministère des Finances qui à mon sens est assez rarement mis en scène en littérature. Un décor intéressant, donc. Le roman raconte le bras-de-fer entre l'administration de Bercy et les politiques, et met en scène l'influence de l'inspection des finances à travers des personnages bien brossés. C'est un roman très réussi sur le monde politico-économique et les élites de notre pays. » (Avis d’une internaute sur Amazon)

Vargas, Fred : « Temps glaciaires »

GAUTHIER de FNAC Parly 2 Le commissaire Adamsberg est de retour, avec toute sa fine équipe. Une série de suicides maquillés va les emmener en Islande et pendant la révolution française, sur les traces d'un tueur aussi diabolique que méthodique. Quatre ans après son dernier roman, Fred Vargas nous livre une nouvelle aventure palpitante !

FRANCOIS de FNAC Nantes L’univers inimitable de Vargas est toujours un régal, mêlant digressions labyrinthiques, humour farfelu et personnages décalés aux failles insondables, et cette nouvelle enquête ne déçoit  pas : atypique, obsessionnelle, elle vous entraîne dans un dédale sidérant de folies humaines que l'on dévore fiévreusement !

Biographie

Klarsfeld, Serge et Beate : « Mémoires »

« Il n'est nécessaire, ni d'être juif, ni d'être allemand, pour être saisi d'un sentiment de profonde admiration pour deux êtres exceptionnels qui auraient pu ne jamais se rencontrer. Une invraisemblable étincelle passa sur un quai de métro et nous voilà saisis d'émerveillement devant leurs accomplissements: une leçon ininterrompue d'intelligences et de persévérance au service d'humanité, de dignité et de courage.
Et tout cela servi par une excellente écriture: le plaisir de la lecture en prime! » (Commentaire d’un internaute sur Amazon)

 

Histoire

Brook, Timothy : « La carte perdue de John Selden »

La Carte perdue de John Selden est une fascinante intrigue à tiroirs qui nous emporte des mers de l'Extrême-Orient jusqu'à l'Angleterre de Jacques Ier Stuart, sur les traces d'une mystérieuse carte de Chine de 1608 dont John Selden, orientaliste convaincu, fut le dernier propriétaire. Découvrant cette immense carte unique en son genre au sous-sol de la Bodleian Library d'Oxford, où elle dormait depuis plus de trois siècles, Tim Brook décide d'en percer les secrets. Et c'est ainsi qu'à partir d'une insolite rose des vents, de deux papillons du désert de Gobi, d'un ambitieux capitaine de Chine et d'un faisceau de routes commerciales, il nous entraîne dans le sillage des imposantes jonques chinoises. D'Est en Ouest - de Goa, Nagasaki, Quanzhou ou Manille à Amsterdam, Anvers ou Londres -, ces «navires du trésor» convoyaient précieuses épices, délicates porcelaines et estampes pornographiques japonaises... Un modèle de construction narrative et une plongée dans l'histoire-monde, servis par un art consommé du récit et du suspens, qui ont été salués par la presse américaine et anglaise. «La Carte perdue de John Selden est un voyage picaresque, entrelacé d'apartés qui contiennent chacun un joyau de perspicacité» (Financial Times).

 

Psychologie – Philosophie

Onfray, Michel : « Cosmos »

Cosmos est le premier volume d'une trilogie intitulée "Brève encyclopédie du monde". Il présente une philosophie de la nature. Il sera suivi de "Décadence", qui traitera de l'histoire, puis de "Sagesse", consacré à la question de l'éthique et du bonheur. » Les monothéismes ont voulu célébrer un livre qui prétendait dire la totalité du monde. Pour ce faire ils ont écarté des livres qui disaient le monde autrement qu'eux. Une immense bibliothèque s'est installée entre les hommes et le cosmos, et la nature, et le réel. Tel est le point de départ de ce livre, dans lequel Michel Onfray nous propose de renouer avec une méditation philosophique en prise directe avec le cosmos. Contempler le monde, ressaisir les intuitions fondatrices du temps, de la vie, de la nature, comprendre ses mystères et les leçons qu'elle nous livre. Tel est l'ambition de ce livre très personnel, qui renoue avec l'idéal grec et païen d'une sagesse humaine en harmonie avec le monde.

«  Grâce à une analyse objective, détaillée et bien sûr très raisonnée et rigoureuse, M Onfray nous débarrasse de nos oripeaux culturels et religieux pour nous replacer, en tant qu'espèce humaine, dans le grand cercle du vivant. » (Commentaire d’un internaute sur Amazon)

 

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 14:04

Bibliothèque Municipale de Puget

Coup de Projecteur n° 82

Prêt de la Bibliothèque départementale

Bibliobus du 4 décembre 2014

 

Suite de Littérature d’autres langues


Pistanek, Peter : « Rivers of Babylon »

Bratislava, hiver 1989-1990. Rácz, jeune paysan simple et costaud, débarque de sa province natale en vue d’amasser le petit pécule qui lui permettra d’épouser la grosse fille chaste du boucher de son village. Il se retrouve employé comme unique chauffeur d’un vieil hôtel de luxe, l’Ambassador, dont le système de chauffage repose sur d’antiques chaudières nécessitant un entretien particulier. Il se rend rapidement compte de l’immense pouvoir que lui vaut désormais le rôle de « maître du feu » : allumant et éteignant le chauffage dans l’hôtel au gré de ses humeurs, le jeune homme soumet rapidement la masse grouillante des habitants de cette nouvelle Babylone  (faune cosmopolite et bigarrée, service administratif corrompu, personnel servile, escrocs à la petite semaine, prostituées aux dents longues, touristes libidineux, ex membres du KGB reconvertis en policiers corruptibles - tous ont une motivation commune : la quête effrénée du plaisir et du pouvoir). Commence alors l’inexorable ascension du fringant antihéros Rácz qui, de despote violent, se mue bientôt en démiurge omnipotent.
Mélange de roman de mœurs satirique, fiction politique au vitriol, conte philosophique, cette œuvre crue et burlesque, au comique dévastateur, met le doigt sur le système perverti et corrompu qui a régné dans les pays satellites de l’URSS au lendemain de la chute du mur.

 

Isaka, Kotaro : « Pierrot-la-gravité »

Haru et Izumi sont deux frères très liés depuis l’enfance. Haru est issu d’un viol subi par sa mère, mais les parents n’ont jamais caché cette réalité aux enfants et la famille est restée soudée autour de ce drame. Izumi travaille pour une société de tests génétiques, tandis que Haru passe ses journées à nettoyer les tags de la ville. Quand d’étranges incendies se mettent à éclater ici et là, annoncés par de mystérieux graffitis, les deux frères décident de mener l’enquête. Les signes mis bout à bout forment un rébus dont ils s’efforcent de percer le sens.
Au-delà de l’énigme policière aux péripéties étonnantes, c’est la personnalité attachante des deux frères qui captive, ainsi que le charme des dialogues entre humour et émotion, émaillés d’interrogations sur le bien et le mal, et les questions éthiques posées par les progrès de la science.
On reconnaît dans ce roman la «marque de fabrique» d’Isaka Kôtarô : création d’un univers original, à la croisée du roman policier, du fantastique et du manga, et mise en place d’un puzzle auquel on peut être assuré que pas une pièce ne manquera lors du dénouement surprenant.

 

Murakami, Haruki : « La Ballade de l’impossible »

Au cours d'un voyage en avion, le narrateur entend une chanson des Beatles : "Norwegian Wood". Instantanément, il replonge dans le souvenir d'un amour vieux de dix-huit ans. Quand il était lycéen, son meilleur ami, Kizuki, s'est suicidé. Kizuki avait une amie, Naoko. Ils étaient amoureux. Un an après ce suicide, le narrateur retrouve Naoko. Elle est incertaine et angoissée, il l'aime ainsi. Une nuit, elle lui livre son secret, puis disparaît… Hommage aux amours enfuies, "La Ballade de l'impossible" est un magnifique roman aux résonances autobiographiques, d'une tendresse et d'une intensité érotique saisissantes.

 

Choi, Jae-Hoon : « Sept yeux de chats »

Six invités passionnés par les tueurs en série se retrouvent dans un chalet isolé et sont assassinés les uns après les autres. Tel est le point de départ de ce roman diabolique, qui se construit et se déconstruit comme un labyrinthe sans issue, menant le lecteur par le bout du nez pour son plus grand plaisir.

 

Porcel, Baltasar : « Quelques châteaux et toutes les ombres »

A Barcelone, à la veille d'un 1er Mai sur lequel planent des enjeux électoraux, deux personnages que tout oppose et qui se croisent furtivement tentent de tirer leur épingle d'un jeu difficile. Pelai, militant socialiste, flanqué d'une revêche épouse féministe et d'une enfant handicapée, déploie des trésors d'activisme et de fausse humilité pour que ses supérieurs le désignent comme candidat dans sa circonscription. Martigalà, riche promoteur immobilier, amateur d'art et d'argent, cynique et corrupteur mais depuis peu vraiment amoureux, convoite l'attribution d'un gigantesque chantier : le réaménagement du nouveau quartier Rei Conqueridor. C'est alors qu'un accident - l'effondrement d'un immeuble à la suite de l'extension du métro, réalisée par une des sociétés de Martigalà - vient bouleverser la donne. Les alliances battent de l'aile, les trahisons fissurent l'édifice et chaque parti tente de récupérer l'événement. Ressurgissent soudain, comme d'un ossuaire brutalement mis au jour, les drames politiques et familiaux qui, quelques décennies plus tôt, sur la puissance et la chute du franquisme, ont vu se déployer le miracle catalan. Echappées du passé, ou de ce que dissimulent les protagonistes, c'est bel et bien toutes les ombres qui rôdent désormais autour de quelques châteaux réels ou fantasmés, dans cette comédie humaine passionnée et vitaliste qui est aussi l'un des meilleurs romans que Barcelone ait inspirés.

 

Littérature de langue française


Bassignac, Sophie : « Dos à dos »

Fin août, une nuit du côté de Saint-Tropez. Dans la Villa des Roses, tout le monde dort lorsqu’Arnaud, visage d’ange mais cœur sombre, débarque sans prévenir chez ses parents: il est recherché par la police. Tragi-comédie du désir et des liens filiaux, ce roman effréné sonde les thèmes de la création artistique, de la culpabilité et de la part d’ombre qui nous habite tous. « Ferrés nous le sommes sans problème par ces personnages qui ne manquent pas de chair et, même si parfois l'intrigue perd parfois un peu de rythme, la vigueur et la vivacité de l'écriture emportent totalement l'adhésion. Sophie Bassignac confirme ici tout le bien que j'écrivais déjà d'elle ici. Les réflexions sur l'écriture qui jalonnent le roman sont à recueillir avec jubilation par tous les amoureux de la littérature ! » (Commentaire d’un internaute sur Amazon)

 

Benoit, Pierre : « La châtelaine du Liban »

Dans les années 20, le capitaine Lucien Domèvre est muté au 2e Bureau de Beyrouth. Habitué à la vie spartiate du désert, le jeune officier est happé par un tourbillon de mondanités. Dans les cercles très fermés de cette ville cosmopolite, il croise une troublante comtesse anglaise, Athelstane Orloff, veuve d'un diplomate russe. Elle s'identifie à une célèbre aventurière anglaise du début du XIXe siècle, Lady Stanhope, au point d'habiter, comme elle, une forteresse inaccessible dans les montagnes. Fou amoureux, Lucien sacrifiera tout à cette femme fatale: sa fiancée, sa fortune, et surtout, son honneur. Pierre Benoit, qui a traité régulièrement dans ses romans de la domination masculine, montre ici une situation inversée : une femme totalement dénuée de scrupules, avide de pouvoir, de luxe et de plaisirs, qui se joue des hommes.

 

Bester, Jean-Baptiste : « Plus près des anges »

Règlements de comptes au sommet. Hautes-Alpes, 2012. Stéphane Angevin et sa fille Agathe, tous deux guides de haute montagne, partent faire l’ascension de la Meije, l’un des sommets les plus ardus des Alpes. Leur client, Alain Fabre, est un industriel parisien en vue. Il est accompagné d’un garde du corps et de son fils, un adolescent à la dérive. Trois jeunes casse-cou de Briançon partent eux aussi à la conquête de cette cime de légende. Ils ont fait un pari fou : gagner le sommet dans l'accoutrement et avec l'équipement rudimentaire des pionniers de l'alpinisme. Une jeune femme, grimpeuse solitaire d'exception, est sur leurs talons, restant dans l'ombre. Mais pourquoi Alain Fabre, qui n'a jamais manifesté aucun intérêt particulier pour la montagne, semble-t-il si pressé d'arriver au sommet ? Et cette femme, qui prend tous les risques pour rattraper les jeunes Briançonnais, quelle  est sa quête ? Entre la Grande Crevasse et Cliffhanger, l'auteur de l'Homme de la clarée nous offre un thriller alpin à l'humour corrosif, débordant d'action et de péripéties.


Bonnelle, Bernard : « Aux belles Abyssines »

« Lu d'une seule traite...très belle histoire où l'on s'attend à tout moment voir Rimbaud attablé avec Henri de Monfreid...magie d'un orient et tristesse insondable...nous empruntons, avec lui le chemin, d'un officier à la poursuite du rêve d'absolu d'un autre et qui finit par comprendre ce que veut dire Amour » (Commentaire d’un internaute sur Amazon)

 

Carisey, Christian : « La maladie du roi »

Versailles, 1686. Le règne du Roi-Soleil vacille. Louis XIV doit mener bataille contre les puissances européennes. Il doit aussi lutter contre une fistule venue s'ajouter aux nombreuses maladies qui attaquent son corps abîmé. Alors que l'ambassadeur du Siam attend d'être reçu, le jeune chirurgien Félix de Tassy est chargé d'opérer le roi. De son intervention dépend la survie du pouvoir. Pendant ce temps, les espions rôdent à Versailles tandis que les Jésuites rêvent de convertir les populations d'Extrême-Orient. À partir de faits réels, Christian Carisey a composé un roman sur la fragilité du pouvoir. On y croise de grands noms de la cour, tels Louvois, Madame de Maintenon, le père La Chaise ou la Palatine, et l'on découvre enfin qui se cache derrière le Masque de fer.

 

Clément, Catherine : « Dix mille guitares »

• Sur le champ de bataille, le roi portugais Sébastien 1er disparait. Mort ou vif ? Nul ne le sait. On l’attend. Son rhinocéros favori, réincarnation d’un brahman indien, est alors conduit à la cour d’Espagne. L’animal vivra ensuite une incroyable destinée auprès des grands de ce monde, l’empereur d’Autriche, la reine de Suède, Arcimboldo ou encore Descartes. Vivant, mort, dépecé, transformé en coupe ciselée, il nous raconte son histoire et celle de la grande Europe. Philosophe et romancière, née en 1939, Catherine Clément a vécu douze ans à l’étranger ; quatre ans en Inde, cinq ans en Autriche, et trois ans au Sénégal. Elle est l’auteur de nombreux essais sur l’anthropologie et la psychanalyse, ainsi que d’une douzaine de romans (Le Voyage de Théo, Pour l’amour de l’Inde, La Sultane, La Valse inachevée, La Senora ).

 

Djian, Philippe : « Chéri-chéri »

Denis a la quarantaine. Le jour, il mène la vie ralentie d'écrivain sans succès et de critique fauché. Le soir, il s'habille en femme et va danser dans un cabaret. Quand ses beaux-parents viennent s'installer au-dessus de chez lui, plus question de se la couler douce. Paul, son beau-père, un mafieux notoire, pas franchement adepte du travestissement, lui a trouvé un emploi qui devrait l'endurcir. Chaque semaine, assorti d'un certain Robert, l'écrivain devra réclamer de façon musclée leurs impayés aux débiteurs de son beau-père. Contre toute attente, le job lui convient bien et Robert lui inspire le sujet d'un livre, qui pour la première fois fait un tabac en librairie... Mais voilà que quelque temps après, Paul est victime d'une tentative d'assassinat. Qui a voulu tuer Paul ? Denis, Robert, Hannah, sa fille, ou Veronica son épouse ? Tous avaient un sérieux mobile de s'en débarrasser. Un accident de voiture battra une ultime fois les cartes de ce roman dans lequel s'entrecroisent, se superposent, avant d'entrer en collision frontale, des mondes généralement étanches. Celui de l'écriture, celui de la mafia et celui de la nuit rêvée et fantasmée des drag-queens.

 

Dodane, Michel : « Retour à Champfontaine »

1968. Au cours d’une permission, Tom Powers, un jeune Américain de l’ Idaho, débarque à Champfontaine à la recherche de ses origines. Quand Marthe croise son regard, elle sait immédiatement qu’il est cet enfant qu’elle a eu avec un GI à la Libération. Pour lui éviter la honte d’être une fille-mère, le soldat avait emmené le bébé aux U.S.A. Roland, son mari, devine que ce fils tombé du ciel aidera Marthe à se remettre de la noyade de leur aîné. Tom est invité à rester à la ferme avant son retour au Vietnam. Mais sa rencontre avec Cécile bouleverse ses projets : la belle institutrice est fiancée au garde-champêtre, un rustre violent, d’une jalousie dévorante...Secrets de famille, rivalité amoureuse, vengeance et passion, les héros se débattent dans l’atmosphère oppressante des paysages sauvages de la Franche-Comté.

 

Dorgelès, Roland : « Les croix de bois »

JULIEN de FNAC Villiers-en-Bière « Loin de tout idéalisme, ce roman décrit ce que fut la Grande Guerre, son âpreté quotidienne dans la boue et dans les tranchées, sa tragédie misérable ou grandiose, le combat de tous les jours non seulement avec l'ennemi mais aussi avec la misère et la peur, le face-à-face avec la mort. »

 

Duroy, Lionel : « Le chagrin »

ANNIE de FNAC Rouen : « L'auteur relate une enfance chaotique causée par une mère dépensière et un père beau parleur qui entraine sa famille dans une vie d'errance et d'instabilité matérielle. Les disputes de ses parents et la terreur que lui inspire sa mère le laisse dans une insécurité affective permanente. Un récit captivant et courageux. »

 

Fermine, Maxence : « Noces de sel »

Isoline, la plus jolie fille d’Aigues-Mortes, et Valentin, le plus vaillant de ses raseteurs (champions des courses de taureaux camarguaises), s’aiment depuis l’enfance. Farouchement opposé à leur amour sans qu’on sache bien pourquoi, le père d’Isoline précipite sa fille dans un mariage arrangé. Le lendemain des noces, l’inconsolable Valentin défie les taureaux lâchés dans l’arène et meurt sous les yeux de celle qu’il aime. Des années plus tard, la vérité éclate : Valentin n’aura finalement été que le jouet d’un destin implacable… Fatum antique, faiblesses humaines, amours contrariées…, un conte tragique et romantique avec, pour toile de fond, la cité médiévale d’Aigues Mortes. Maxence Fermine est l’auteur de plusieurs romans à succès, Neige, L’Apiculteur (Prix del Duca et Prix Murat en 2001), Opium, Amazone (Prix Europe 1 en 2004)…, traduits dans de nombreux pays, notamment l’Italie où il est un best-seller.

 

Gardiies, André : « Les années de cendres »

Après de nombreuses années passées à l’étranger, Michel Valat achète sur adjudication une école désaffectée dans les Cévennes. Celle dont sa Mémé lui avait parlé, quand il était enfant, celle qui avait été la dernière affectation de sa mère, avant qu’elle ne décède en le mettant au monde. Aujourd’hui, dans le village déserté, il ne reste que le vieux Marius Roche à avoir connu l’institutrice. Véritable mémoire du pays, il accompagnera les premiers pas de Michel et il le guidera vers cette mère inconnue. Mais une découverte fortuite dans l’école la lui fera rencontrer plus intimement que le meilleur témoignage.

 

Gaudé, Laurent : « Les oliviers du Négus »

ANNE de FNAC Cergy : « Après Ouragan magistralement situé à la Nouvelle-Orléans, L. Gaudé cède de nouveau aux charmes de l'Italie, s'ancrant dans cette terre qui donne tant de force à ses romans. On y croise un vieil homme qui fit la campagne d'Abyssinie, un centurion romain, un soldat de 14-18 et un juge anti-mafia. »

 

Halter, Marek : « L’inconnue de Birobidjan »

Une héroïne de légende, un grand roman d'aventures, d'espionnage et d'amour dans la Russie de Staline. Juin 1950, Washington. Accusée d'assassinat et d'espionnage, Maria Apron risque la chaise électrique. Pour se défendre, elle n'a que sa beauté et ses souvenirs. Telle Schéhérazade, elle va raconter son histoire pour sauver sa tête. Maria Apron, de son vrai nom Marina Andreïeva Gousseïev, commence par une révélation fracassante : en octobre 1932, étoile montante du théâtre moscovite, elle se laisse séduire par Staline. Mais, ce soir-là, l'épouse du tyran se suicide, et Staline veut effacer tous les témoins. La vie pleine de promesses de Maria se mue en une fuite éperdue. Réfugiée au Birobidjan, le petit pays juif créé par Staline en Sibérie, Marina découvre l'incroyable vitalité du répertoire yiddish. Elle renoue avec le travail d'actrice, oublie la folie stalinienne et devient juive parmi les Juifs, alors que les nazis les massacrent partout en Occident. Puis elle tombe amoureuse. Il s'appelle Michael, il est médecin et américain. Marina croit enfin au bonheur. Mais qui peut échapper au maître du Kremlin ? Michael, accusé d'espionnage, est condamné au Goulag. Pour le tirer du camp où il doit mourir, Marina brave l'enfer sibérien. En Sibérie comme dans l'Amérique de McCarthy, Marina défie l'Histoire, avec pour seules armes l'amour d'un homme, la puissance du théâtre et la beauté d'une langue.

 

Jeury, Michel : « Les Beaux jours du Dr Nicolas »

En cette année 1886, le docteur Nicolas Martin s'apprête à prendre ses nouvelles fonctions dans un petit bourg du Limousin. Il vient de rentrer pauvre comme Job des colonies, où il a passé plus de dix ans, et a conclu une marché peu commun pour gagner sa vie : il récupérera la clientèle du vieux médecin décédé, ira loger chez sa veuve et, en échange, épousera la cadette des filles, Mlle Claudine, trentenaire avenante et fille-mère. Mais le mariage ne se fait pas ; le juge d'instruction devançant Nicolas et épousant Claudine. Nicolas se retrouve libre de conter fleurette à la belle boulangère ou à l'inquiétante châtelaine, Manon, trop jeune épouse d'un riche malotru. Bientôt, on retrouve un châtelain assassiné. Chacun soupçonne Manon, d'autant que les trois précédentes épouses du barbon sont mortes dans des conditions suspectes. Manon a-t-elle voulu sauver sa vie en tuant son mari ? Ou l'assassin serait-il Oscar, l'irascible ouvrier boulanger, ennemi juré du châtelain ? Les langues vont bon train, les pistes s'égarent... Nicolas qui, pour donner ses soins, va de ferme en ferme et recueille des informations, est victime d'une tentative d'assassinat. Décidé à faire la vérité sur toute l'affaire, il trouve une alliée imprévue : Lise, fille aînée de sa logeuse, folle ou, pour le moins, excentrique, et d'une extrême beauté. Entre les crimes et cette nouvelle compagne, Les Beaux Jours du docteur Nicolas se parent d'une tension qui n'est pas dénuée de charme.

 

Kessel, Joseph : « La passante du Sans-Souci »

L'histoire tragique d'une allemande réfugiée en France avec un jeune infirme qu'elle a pris sous son aile.Une femme tantôt attachante, touchante par sa fragilité, prête à tout pour sauver son mari, prête à se vendre, tantôt agaçante par son entêtement, son désespoir et parfois ses caprices. Il y a aussi Max, cet enfant infirme, cet enfant à l'enfance volée, touchant de maturité, d'intelligence et de pudeur. Il y a Michel, le mari prisonnier des camps et prisonnier de l'image de l'épouse qu'il croyait retrouver inchangée...Et puis il y a le spectateur de cette chute lente et inexorable dont on devine assez tristement la fin. Ce roman n'est pas très volumineux mais il est si riche de sentiments, d'émotions, de personnages si différents. Le tout est évoqué avec beaucoup de pudeur.

 

Lévy, Marc : « Toutes ces choses qu’on ne sait pas dites »

Un père, sa fille. Tout les sépare, tout les rapproche. Quelques jours avant son mariage, Julia reçoit un appel téléphonique du secrétaire particulier de son père : comme elle l'avait pressenti, Anthony Walsh, homme d'affaires brillant, mais père distant, ne pourra pas assister à la cérémonie. Mais pour une fois, Julia doit reconnaître qu'il a une excuse irréprochable : il est mort. Le lendemain de l'enterrement, Julia découvre que son père lui réserve une autre surprise. Le voyage le plus extraordinaire de sa vie... et peut-être l'occasion de se dire, enfin, toutes les choses qu'ils ne se sont pas dites.

 

Lorier, Roberto : « Pâni et le peuple sans frontières »

Cet ouvrage est un événement sociologique autant que littéraire. Pour la première fois un Tsigane se penche sur le passé de son peuple, avec le regard d'un romancier attentif à son histoire. Avec une ampleur qui projette d'embrasser tout son exode depuis son départ de l'Inde, dix siècles d'une longue marche qui l'a dispersé sur les cinq continents. Il s'agit d'aventures épiques dans l'Inde des maharadjas, autour de l'an mille, date de la première grande migration tsigane. Parce que c'est aussi l'époque de l'invasion musulmane par les troupes de Ghaznî, contre qui les intrépides rajputs, lointains ancêtres des Tsiganes, défendront chèrement leur liberté. La petite Pâni qui a connu des jours paisibles parmi les siens, dans la Tribu des Rivières, va se trouver bien malgré elle au centre de conflits destructeurs. Son paradis devenu un enfer où survivre tient du miracle lui donnera pourtant la possibilité de connaître d'autres cieux plus cléments mais pour un temps seulement...Le lecteur est véritablement transporté en Inde dans un campement de nomades et vivra en direct, aux côtés des personnages, leurs aventures. Non seulement il partagera leur quotidien mais il y participera. Comment ? On le découvre au fil des pages...Suspense, amour, émotions, tapissent des scènes grandioses. Un roman au thème apparemment très ciblé mais qui reste donc grand public : «J'ai voulu simplement faire un roman qui, je le souhaite, sera distrayant. Dans le climat actuel de rejet d'un peuple qui a tant souffert, il est bon de rappeler sa culture profonde. »

 

Révay, Thérésa : « L’autre rive du Bosphore » - Grands caractères -

Novembre 1918. Istanbul, la ville mythique, est soumise à l'occupation intraitable des Alliés, vainqueurs de la Grande Guerre. Sur les rives du Bosphore, entre Orient et Occident, des choix douloureux s'imposent. Leyla Hanım est la jeune épouse d'un secrétaire du sultan Mehmet VI. Sa belle-mère, une esclave circassienne affranchie du sérail impérial, l'oblige à respecter les coutumes ancestrales. Mais, lorsque leur demeure est réquisitionnée par un officier français et sa famille, cette vie bien ordonnée vole en éclats. De son côté, le capitaine de frégate Louis Gardelle ne résiste pas aux sulfureuses tentations de la cité cosmopolite où affluent les Russes blancs fuyant la révolution bolchevique. Pour les Turcs qui se refusent à la désintégration de leur pays, l'heure est à la résistance. Encouragée par son frère, Leyla s'engage dans la lutte malgré sa peur de l'inconnu et la position de son mari. Sa rencontre avec Hans Kästner, un archéologue de Berlin fidèle au général Mustafa Kemal, bouleverse son existence. L'Anatolie des rebelles devient alors le décor d'un amour interdit. À la lueur des révolutions et à l'aube d'un monde moderne, la Turquie nouvelle émerge des cendres ottomanes, tandis qu'une jeune femme découvre le goût parfois amer de l'indépendance et de la liberté.

 

Rufin, Jean-Christophe : « Sept histoires qui reviennent de loin »

« Un régal ! Sept histoires simples, sept situations qui peuvent arriver à n'importe qui, décrites avec des mots tout aussi simples mais qui disent l'essentiel avec brio et humilité. Analyse subtile de l'âme humaine dans ce qu'elle a de beau et de moins beau, J. C. Rufin ne m'a jamais déçue. » (Commentaire d’une internaute sur Fnac.com)

 

Salvayre, Lydie : « La déclaration »

Un premier roman d'une réelle vigueur, qui prouve que l'horreur, comme l'amour, se déclare : et que les mots ne laissent personne intact, ni qui les énonce, ni qui les reçoit.

 

Sinoué, Gilbert : « Inch’Allah »

Pour tenter d'expliquer l'enchaînement de circonstances qui a conduit aux attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, l'auteur retrace l'histoire du Proche et du Moyen-Orient depuis 1916, à travers le regard de trois familles : palestinienne, égyptienne et irakienne. La saga mêle leurs destins aux bouleversements de l'histoire.

 

Stendhal : « La duchesse de Palliano » - Livre lu –

Palerme, le 22 juillet 1838.  « Je ne suis point naturaliste, je ne sais le grec que fort médiocrement ; mon principal but, en venant voyager en Sicile, n'a pas été d'observer les phénomènes de l'Etna, ni de jeter quelque clarté, pour moi ou pour les autres, sur tout ce que les vieux auteurs grecs ont dit de la Sicile. Je cherchais d'abord le plaisir des yeux, qui est grand en ce pays singulier. Il ressemble, dit-on, à l'Afrique ; mais ce qui, pour moi, est de toute certitude, c'est qu'il ne ressemble à l'Italie que par les passions dévorantes. C'est bien des Siciliens que l'on peut dire que le mot impossible n'existe pas pour eux dès qu'ils sont enflammés par l'amour ou la haine, et la haine, en ce beau pays, ne provient jamais d'un intérêt d'argent. »

 

Szalowski, Pierre : « Mais qu’est-ce que tu fais là, tout seul ? »

La veille de Noël, Martin Ladouceur, trente-six ans, ex-légende de la Ligue nationale de hockey, champion en perte de vitesse, retourne au Québec pour rejoindre son club d'origine, les " Canadiens de Montréal ". Mais tout a changé, le héros acclamé hier est aujourd'hui devenu la risée du hockey canadien. En cause, le passé tumultueux du joueur et ses penchants pour l'alcool et le sexe. Rejeté par tous, parents et amis, Martin doit se rendre à l'évidence : il va passer le réveillon tout seul dans le grand palace vide où son entraîneur lui a réservé une chambre. Avec pour seuls compagnons d'infortune, en cette nuit de Noël, un concierge aigri, un jeune portier timide, une femme de chambre et son fils de sept ans, " Ladouce " va contre toute attente peu à peu retrouver son humanité. Pierre Szalowski dresse un portrait mordant et haut en couleur de ses personnages pour faire de ce roman une comédie bouleversante. Une tendre histoire de père, dans la veine de son premier roman : Le froid modifie la trajectoire des poissons. « Il s'agit d'un roman émouvant avec une touche d'humour. Très belle histoire d'un joueur de Hockey qui se rend compte que sa vie ne lui convient pas et va faire une rencontre inattendue. » (Commentaire d’un internaute sur Amazon)

 

Taddéi, Jean-Marc : « Les coteaux de la haine »

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, François, ayant perdu tout à la fois son emploi et ses illusions, accepte, sur les conseils d'un camarade de régiment, de partir pour le sud de la France où le travail de la vigne et du vin sollicite des bras. Grâce à la famille de cet ami, il apprend le métier, fait l'acquisition d'un petit arpent qu'il défriche, qu'il plante, et, dans l'attente d'une vendange promise, va louer ses bras chez les autres. Bientôt, François découvre que la terre, le soleil et le travail ne sont pas les seuls garants de la réussite et que certains vignerons n'hésitent pas à se livrer à de sombres trafics. Tout en s'accrochant à sa terre et à l'amour qu'il éprouve pour Marie, la fille du facteur, il s'efforce d'en savoir plus et suit à la trace le curieux manège d'un camion-citerne. Dès lors, il devient un témoin gênant et les ennuis commencent. Le chemin qui conduit à sa vigne s'effondre et le mauvais sort s'acharne contre lui. Un jour, alors qu'il rentre chez lui... Jean-Marc Taddéi nous donne ici un roman haletant où le bon soleil de la Catalogne le partage avec l'ombre de certaines caves viticoles. A lire, bien sûr, sans modération !

 

Tesson, Sylvain : « Une vie à coucher dehors » - Grands caractères – Goncourt de la nouvelle

MATHIEU de FNAC Noisy-le-Grand :« Qu'est-ce que c'est bien les nouvelles ! Voyez le livre de S. Tesson. En un seul achat, vous avez la chance de vous plonger dans une multitude d'histoires plus passionnantes les unes que les autres. Par exemple, je suis sûr que vous ne vous êtes jamais mis dans la peau d'un cochon. »

 

Troyat, Henri : « Le pas du juge »

Pour beaucoup, André Chénier demeure l'une des victimes les plus attachantes mais aussi les plus symboliques de la Terreur. Le destin de ce jeune poète mort pour avoir cru jusqu'au bout, à l'heure même où régnaient dictature et répression sanglante, à cet idéal de liberté, de conscience et d'expression, ayant guidé les premiers élans révolutionnaires, a en effet de quoi susciter la réflexion en même temps que l'émotion. Le martyre d'André Chénier, guillotiné en 1794 - deux jours avant la chute de Robespierre, qui aurait pu le sauver - pour s'être opposé par ses écrits aux excès de la Convention, se double d'un drame familial lourd de sens. Son jeune frère Marie-Joseph Chénier, qui a partagé son enthousiasme pour la philosophie des Lumières, est devenu un jacobin fanatique, membre de la Convention, et il restera indifférent au sort tragique de son aîné.

Romancier puissant et historien méticuleux, Henri Troyat a su utiliser ces matériaux hors pair pour nous donner une magistrale reconstitution d'une époque où les passions politiques déchaînées venaient souvent faire oublier toute humanité, déchirant la société, écartelant les familles et broyant les êtres.

 

Van Cauwelaert, Didier : « Le journal intime d’un arbre »

« Tristan, fruitier de 300 ans, gît à terre après un coup de vent, et révèle trois siècles d’histoire et d’Histoire. À la fois grave et légère, empreinte de poésie et d’espoir, cette aventure végétale dessine le portrait d’une humanité sur le point de perdre la sienne. » Marie Rogatien, Le Figaro magazine. AURELIE de FNAC Nice : « Et quel arbre ! Un beau poirier de 300 ans qui, en mourant, va bouleverser la vie des personnes qui gravitaient autour de lui. Ce narrateur un peu spécial va nous emmener au cœur de belles histoires d'amour, d'amitié mais aussi de l'Histoire avec un grand H. On sort de ce livre plus sensible au monde qui nous entoure. »

 

Vilaine, Laurence : « Le silence ne sera qu’un souvenir »

Le vieux Mikluš se déciderait-il à parler ? Rongé par le remords d'avoir gardé le silence, il s'en remet à un journaliste venu à l'occasion des vingt ans de la chute du Mur de Berlin, et raconte les siens, cette communauté rom installée sur une rive slovaque du Danube.Dilino est le souffre-douleur de la bande, parce qu'il est différent avec son air de gadjo. Il ignore qui est cette femme qui s'occupe parfois de lui. «La Vieille» s'appelait Chnepki et avait une voix d'ange. Elle fut brisée en plein vol un matin de 1942 et réduite au silence des années durant. Jusqu'au jour où apparut Lubko, le sculpteur de marionnettes qui jouait du violon comme un Tsigane.

 

Xenakis, Françoise : « J’aurais dû épouser Marcel » - Grands caractères -

Françoise Xenakis est née en 1930 en Sologne, la sombre Sologne des étangs, des brouillards et des jeteuses de sorts. Le temps venu, elle est allée fouiller dans ses éclats de souvenirs et raconte ces étranges femmes que l'on appelait dans son village les «veuves blanches». C'étaient, pour la plupart, d'anciennes gamines de l'Assistance publique, débarquées un beau jour d'un car bringuebalant et placées dans les fermes. Les gars, eux, devenaient charretiers, les filles vachères, et, aussi perdus les uns que les autres, ils se mettaient le plus souvent «à la colle». En 1914, les garçons furent mobilisés et il n'en revint pratiquement pas. On ne les déclara même pas morts au champ d'honneur, mais disparus. Que faire de ces jeunes femmes seules au village ? On les logea dans un minuscule lotissement bâti pour l'occasion et la République leur octroya une modeste pension. En échange de quoi, une loi non dite exigeait d'elles une chasteté absolue, l'entretien de l'église et des tombes à l'abandon. On retrouve dans ces histoires la truculence, la drôlerie, le culot de Françoise Xenakis, et son immense tendresse pour les perdants. « L'auteure utilise un ton léger mais parsemé d'une touche ironique et caustique. Les us et coutumes de la Sologne, la modernisation des années 60 symbolisée par la vente d'une magnifique table en chêne contre une cuisine en formica, les « cancans » et autres joyeusetés des commères. » (Commentaire d’un internaute sur Amazon)

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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 09:15

Bibliothèque Municipale de Puget

Coup de Projecteur N°81

Nouvelles acquisitions 

Février 2015


ROMANS

 


Bell,David : « Un lieu secret »  - Roman policier -

"Pendant des années, Janet pensait avoir vu tout ça, pensait s'en souvenir. Le jeune Noir aux cheveux crépus et aux vêtements sales qui portait son frère sur ses épaules. La tête blonde de Justin dressée haut dans le ciel, presque aussi haut que le sommet de la balançoire. Justin qui paradait comme un champion. Qui tombait dans le piège de cet homme. Avant de se faire enlever. Mais elle ne s'en souvient pas vraiment, si ?" Janet avait sept ans quand son petit frère a été enlevé et tué dans le parc municipal de Dove Point, Ohio. Vingt-cinq ans plus tard, alors que le meurtrier de Justin, Dante Rogers, clame toujours son innocence, Janet en vient à douter de la version des faits qu'elle a donnée à l'époque. Les propres doutes dont lui fait part son ami Michael, présent sur les lieux au moment du drame et revenu depuis peu en ville, ne font qu'ajouter à sa confusion. Quand une journaliste pointe les nombreuses failles de l'enquête menée un quart de siècle plus tôt, la police décide de rouvrir le dossier. Rogers ne faisait-il pas finalement un coupable idéal ? Et si ce n'est pas lui qui a tué Justin, alors qui ? Après le remarquable Fleur de cimetière, David Bell signe un polar subtil sur cette Amérique où la couleur de peau reste un élément à charge.

 

 

Boyden, Joseph : « Dans le grand cercle du monde » - Prix Littérature – Monde étranger 2014.

Ce roman a fait évènement au Canada où il a été salué par la presse comme un chef-d’œuvre et considéré comme l’un des meilleurs livres de 2013. C’est un roman époustouflant, palpitant, dont on tourne les pages sans même s’en rendre compte, et qui entraîne le lecteur dans le Canada du XVIIe siècle pour un voyage inoubliable. Un jeune jésuite français est venu avec d’autres en Nouvelle-France évangéliser les Indiens. Il n’est là que depuis un an quand ses guides l’abandonnent et le laissent à la merci des Iroquois lancés à leurs trousses. Ainsi commence pour le jeune homme une odyssée incroyable où très vite les Hurons le font prisonnier à leur tour ainsi qu’une jeune captive iroquoise à la personnalité mystérieuse. Leur ravisseur, un grand guerrier qui a perdu toute sa famille, sait qu’un grand et nouveau danger menace son peuple. Ce roman épique, qui restitue l’atmosphère des premiers contacts entre Indiens et Blancs en Amérique du Nord, est enraciné tout à la fois dans la beauté naturelle et la brutalité de la colonisation de ce continent. Les trois personnages principaux dont les voix tissent l’écheveau de cette fresque saisissante nous entraînent dans un monde où se côtoient la guerre et l’espoir, la méfiance et la concorde, la destruction et la vie, la haine et l’amour. C’est à un vrai voyage dans le temps que nous invite Joseph Boyden dans ce livre fort, inoubliable, incroyablement dépaysant et émouvant, qui réussit le tour de force d’être d’une incroyable modernité. En quelques livres, Joseph Boyden est devenu l’un des grands noms de la littérature canadienne contemporaine. Traduit en près de vingt langues, couronné par plusieurs grands prix littéraires, il a publié deux romans, Le chemin des âmes et Les saisons de la solitude, et un recueil de nouvelles, Là-haut vers le nord.

 

 

Josse,Gaelle : « Le dernier gardien d’Ellis Island »

New York, 3 novembre 1954. Dans cinq jours, le centre d'Ellis Island, passage obligé depuis 1892 pour les immigrants venus d'Europe, va fermer. John Mitchell, son directeur, officier du Bureau fédéral de l'immigration, resté seul dans ce lieu déserté, remonte le cours de sa vie en écrivant dans un journal les souvenirs qui le hantent : Liz, l'épouse aimée, et Nella, l'immigrante sarde porteuse d'un étrange passé. Un moment de vérité où il fait l'expérience de ses défaillances et se sent coupable à la suite d'événements tragiques. Même s'il sait que l'homme n'est pas maître de son destin, il tente d'en saisir le sens jusqu'au vertige. A travers ce récit résonne une histoire d'exil, de transgression, de passion amoureuse d'un homme face à ses choix les plus terribles. « Gaëlle Josse nous livre ici le récit d'un homme, récit d'une très grande force et d'une hyper sensibilité, en nous immergeant au cœur de la réalité de ces millions d'immigrants qui sont passés à Ellis Island, chassés par la misère ou les persécutions, à la poursuite de leur rêve américain. Peu à peu se dessinent des visages, des destins singuliers, uniques. John Mitchell, le dernier gardien, va se trouver confronté à la passion, à l'interdit, au remords. Au soir de sa vie, il raconte. L'auteur peint avec une rare justesse la complexité des vies, des choix, des contradictions, des passions humaines, belles et terribles. » (Commentaire d’un internaute sur Amazon)

 

 

Mankell, Henning : « Une main encombrante » - Roman policier -

« Alors qu'il prépare sa prochaine retraite, le commissaire Wallander découvre des squelettes dans le jardin d'une ferme qu'il s'apprête à acheter. Cette nouvelle enquête le mettra aux prises avec des évènements nauséabonds datant de la Seconde Guerre Mondiale et des personnages rattrapés par leur propre histoire. Dans sa postface, Henning Mankell informe le lecteur qu'"Une main encombrante" est la dernière enquête du fameux commissaire. On le regrette vivement ! D'autant que ce dernier opus est un bijou. Grâce à l'enquête elle-même, dont on suit les différentes phases avec un intérêt croissant. Grâce aussi - et surtout - au portrait très réussi que l'auteur dresse de son héros fatigué ("je voudrais me mettre en congé de moi-même, de cette pesanteur que je traîne et qui me mine"), désireux de commencer une autre vie, mais finalement incapable de franchir le cap ("il était trop tard dans sa vie pour les grandes ruptures.") Avec "Une main encombrante", Mankell clôt avec brio son "roman de l'inquiétude suédoise". Bravo. » (Commentaire d’un internaute sur Amazon)

 

 

Menegoz, Mathias : « Karpathia » - Prix Interallié 2014 -

En 1833, à la suite d'un duel, le capitaine hongrois Alexander Korvanyi quitte brutalement l'armée impériale pour épouser une jeune autrichienne, Cara von Amprecht. Avec elle il rejoint, aux confins de l'Empire, les terres de ses ancêtres. La Transylvanie de 1833 est une mosaïque complexe, peuplée de Magyars, de Saxons et de Valaques. D'un village à l'autre, on parle hongrois, allemand ou roumain ; on pratique différentes religions, on est soumis à des juridictions différentes. Le régime féodal y est toujours en vigueur et les crimes anciens sont parés de vertus nouvelles. La région est une poudrière où fermentent les injustices, les vieilles haines, les trafics clandestins, les légendes malléables et les rêves nouveaux. A leur arrivée, Alexander et Cara sont immédiatement confrontés à une série de crises allant bien au-delà de la gestion d'un vaste domaine longtemps abandonné aux intendants. Avec leurs ambitions et leur caractère, ils atteindront les frontières incertaines de la puissance et du crime. « Ici nous ne sommes pas dans le nombrilisme et l'observation réductrice du monde qui caractérise le plus souvent la littérature française contemporaine. Non il s'agit là d'une sorte d'épopée, classique avec son univers foisonnant de personnages et d'intrigues. Nous sommes dans l'actuelle Roumanie, aux confins du vaste empire des Habsbourg autour de 1830. Un jeune comte hongrois vient de la lointaine Vienne prendre possession de ses domaines avec sa toute jeune épouse. Ces ancêtres n'y avaient pas remis les pieds depuis 50 ans se contentant de toucher les dividendes à distance, en raison d'une sanglante révolte de serfs valaques autour de 1780 qui avaient mis la propriété à feu et à sang. Le couple dès son arrivée est observé de près par la population locale, les domestiques... et des faits inquiétants surgissent qui mettent à mal les nerfs de nos tourtereaux. Magnifique écriture, fluidité du discours, atmosphères parfaitement rendues à quoi s'ajoute une très bonne connaissance par l'auteur de la situation politique et géographique des lieux décrits. Superbe roman. Un des 2 ou 3 meilleurs livres de cette rentrée d'automne 2014. » (Commentaire d’un internaute sur Amazon)

 

 

Salvayre, Lydie : « Pas pleurer » - Prix Goncourt 2014 –

Deux voix entrelacées. Celle, révoltée, de Georges Bernanos, témoin direct de la guerre civile espagnole, qui dénonce la terreur exercée par les nationaux avec la bénédiction de l’Église catholique contre les « mauvais pauvres ». Son pamphlet, Les Grands Cimetières sous la lune, fera bientôt scandale. Celle, roborative, de Montse, mère de la narratrice et « mauvaise pauvre », qui, soixante-quinze ans après les événements, a tout gommé de sa mémoire, hormis les jours radieux de l’insurrection libertaire par laquelle s’ouvrit la guerre de 36 dans certaines régions d’Espagne, jours que l’adolescente qu’elle était vécut avec candeur et allégresse dans son village de haute Catalogne. Deux paroles, deux visions qui résonnent étrangement avec notre présent, comme enchantées par l’art romanesque de Lydie Salvayre, entre violence et légèreté, entre brutalité et finesse, portées par une prose tantôt impeccable, tantôt joyeusement malmenée.  « Livre d'une grande dignité, hymne à la mémoire des disparus, retraçant la marque douloureuse, cruelle, de l'Histoire dans la vie intime des gens, d'une mère. Un vaccin contre les dictatures, contre l'intolérance ... » (Commentaire d’un internaute sur Fnac)

 

 

SOCIETE    (code Dewey 300)

 

 

Al Hosseini, Waleed : « Blasphémateur ! ». Les prisons d’Allah.

A 25 ans, Waleed Al-Husseini est un homme libre, et cette liberté, il en a payé le prix. En 2010, il est le premier Palestinien d’origine musulmane incarcéré en Cisjordanie pour avoir rejeté l’Islam. Sur internet, seul espace de liberté, l’adolescent dénonçait les ressorts rétrogrades, violents et misogynes des textes coraniques et la pratique des religieux. Mais on ne quitte pas l’Islam. L’autorité palestinienne, qui se déclare pourtant laïque, en fait son ennemi public numéro un et l’arrête pour outrage à la religion. Commence alors un long et douloureux séjour dans les prisons palestiniennes, où il subit des tortures psychologiques et physiques. Il parviendra finalement à en sortir grâce à des soutiens internationaux, et trouvera asile en France.  « Témoignage poignant, Blasphémateur ! Offre le regard inédit d'un citoyen palestinien sur son propre Etat, paralysé selon lui par les conflits internes, la collusion des pouvoirs, la prégnance du religieux. C'est aussi le plaidoyer enflammé d'un homme déterminé à se battre pour la liberté de penser. Témoignage poignant, »(Frédéric de Fnac Paris – Ternes-)

 

 

Aubenas, Florence : « En France »

Depuis son arrivée au Monde comme grand reporter, Florence Aubenas continue d'explorer la "France d'en bas". Loin des beaux quartiers, elle arpente les plages du sud-est, les banlieues ou les villes du Nord, à la recherche d'un peuple de plus en plus délaissé par le monde politico-médiatique. En France réunit la majeure partie de ces reportages. Fidèle à l'esprit qui animait Le quai de Ouistreham, ce livre s'attache avant tout à capter l'humain, en restituant un certain "ton" - tantôt gouailleur, tantôt désabusé ou parfois même révolté - qui est celui des interlocuteurs de Florence Aubenas, avec qui elle a su nouer une vraie complicité. C'est alors seulement que se dévoile son vrai propos, qui est de nature essentiellement politique, au sens noble du terme. Chômeurs, parents d'élèves, jeunes filles de banlieue, électeurs de gauche ou du Front national, ils dessinent l'un des visages possibles de la France de demain.

 

 

HISTOIRE

 


Ferrand, Franck : « François Ier, roi des chimères »

Au XXIe siècle, François Ier apparaît comme le père de la Renaissance française, l’ami de Léonard de Vinci, le bâtisseur de Chambord et de Fontainebleau, le vainqueur de Marignan, l’allié de Soliman contre l’ennemi juré du royaume, Charles Quint. Mais ces traits saillants ne sont-ils pas l’arbre qui cache une forêt bien plus complexe ? Dans cet essai biographique d’un genre nouveau, Franck Ferrand dépasse l’image d’Épinal et nous dépeint ce roi sous les traits d’un personnage moins brillant qu’on ne le prétend. Car le géant débonnaire a connu des triomphes mais aussi des défaites ? Et ce jusqu’à la captivité. François Ier, héros tourmenté, subit la trahison de son cousin, adora sa sœur et détesta son héritier, frôla plusieurs fois la mort, multiplia les conquêtes amoureuses, vit mourir ses fils aimés? Un homme qui vécut entre une jeunesse de rêve et une vieillesse de cauchemar, torturé par une maladie atroce. L’historien va plus loin : et si François Ier n’avait pas été un si bon roi ? Louis XII disait de son successeur : « Ce gros garçon gâtera tout. » L’histoire, pour peu qu’on la regarde objectivement, semble lui avoir donné raison. Longtemps dominé par sa mère, manipulé par sa maîtresse, François se laissa aveugler par son amour de l’Italie et par sa haine de l’Empereur. Jouet des factions, facile à duper, le soi-disant « restaurateur des Lettres » instaura la censure et lutta contre l’imprimerie ; il finit même par allumer les bûchers d’où partiront les guerres de religion ! Sous une plume érudite et alerte, voici un portrait contrasté, doublé d’une analyse implacable.

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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 14:49

Bibliothèque Municipale de Puget

Coup de Projecteur n° 80

Prêt de la Bibliothèque Départementale

                            

  Bibliobus du 4 décembre2014

 

Romans

Littérature de langue anglaise (Etats-Unis)

Bell,Madison, Smartt : « La ballade de Jesse »

Jesse a vingt ans, d'amers souvenirs familiaux, Kurt Cobain pour héros et la musique comme unique compagne. A la suite de la défection brutale, juste avant le début d'une nouvelle tournée, du bassiste du groupe, Perry, le manager des Anything Goes, engage Jesse en catastrophe. Plus âgés que lui, les autres musiciens tiennent bientôt lieu à Jesse (le "melungeon", le métis) de famille d'adoption. Sur la route qui les mène tout au long de la côte est, au fil des concerts donnés dans les bars minables qui sont leur lot, le jeune homme fait l'expérience de la scène, des rivalités sur fond de bourbon et de bière, des chambres de motel pouilleuses, des conquêtes d'un soir, et des rencontres avec des spécimens d'humanité passablement cabossés par l'existence quels que soient leur sexe ou leur âge. Madison Smartt Bell met en scène un microcosme humain dont l'aventure collective, sur les routes d'un Deep South qui n'en a pas fini avec le racisme et le cynisme ordinaires, permet à un jeune métis au destin fracassé de se réconcilier enfin avec sa vie et le regard des autres à travers la musique.

Berg, Elizabeth : « Un amour en hiver » - Grands caractères -

Une femme en plein désarroi remet en question son couple. Un roman pudique et sensible sur les désenchantements de la vie conjugale. Même s'il lui arrive de penser que sa femme a un caractère difficile, Griffin aime toujours passionnément Ellen. Mariés depuis dix ans, ils élèvent avec bonheur Zoe, leur fille de huit ans. Mais, depuis quelque temps, Griffin a des soupçons. Ellen est distante, préoccupée. De peur de voir ses doutes se confirmer, Griffin préfère fermer les yeux. Jusqu'au jour où la nouvelle tombe : oui, Ellen a un amant ; d'ailleurs, elle aimerait que Griffin quitte la maison. Griffin est-il prêt à tourner la page ? Dix ans de mariage ne peuvent s'écrouler ainsi ! Pour reconquérir la femme qu'il n'a jamais cessé d'aimer, Griffin est prêt à tout...

Carleton, Jetta : « Les fleurs de lune »

Début du XXe siècle. Dans leur ferme du Missouri, Matthew et Callie Soames élèvent leurs quatre filles, aux personnalités différentes mais au caractère bien trempé : Jessica leur brisera le cœur en s’enfuyant dès sa dix-huitième année, Leonie tombera amoureuse de l’homme dont il ne fallait pas s’ amouracher, Mary Jo s’ arrachera au cocon familial pour aller faire carrière à New York, et le destin de Mathy, l’enfant sauvage, se conclura par la plus terrible des tragédies. Ces années durant, malgré chagrins et déceptions, les Soames parviendront, malgré tout, à préserver les liens d’amour, qui forment le ciment même de leur famille. Une magnifique chronique romanesque, toute imprégnée des odeurs de l’Amérique profonde.

Dixon,Stephen : « Coups de fil »

Le téléphone sonne. Quand il apprend la mort de Dan, Stu, anéanti, se laisse submerger par ses souvenirs. L'amour qu'il éprouve pour son frère est profond, le deuil insurmontable. De coups de fil en coups de fil, comme s'il tirait au hasard les photographies d'une vieille caisse de souvenirs, Dixon reconstitue le puzzle de la relation complexe qui unit les deux frères. Coups de fil est l'oeuvre d'un maître au sommet de son art, tissant la trame d'une famille sur plusieurs générations, par des détours à la fois intimes et infimes qui mènent à l'universel. Dans le style inimitable de Stephen Dixon, mélange de prose à la simplicité trompeuse et d'humour pince-sans-rire, ce roman est le portrait d'un amour fraternel d'une beauté rare.

Kennedy, Douglas : « Quitter le monde »

Jane n'a que treize ans lorsqu'elle annonce à ses parents qu'elle ne se mariera jamais. Une phrase d'apparence anodine aux conséquences désastreuses : son père quitte le foyer et sa mère tient Jane pour directement responsable de l'échec de son mariage. Quelques années plus tard, étudiante en lettres à Harvard, Jane entame une liaison avec son professeur. Pendant quatre ans, elle vit dans l'ombre mais heureuse avec cet homme qui la fascine. Bonheur brutalement interrompu par la mort de son amant. Jane trouve alors un poste dans une très lucrative entreprise de trading. En voulant faire parvenir de l'argent à son père qui se prétend ruiné, Jane attire l'attention du FBI qui lui révèle les véritables occupations de celui qui est en fait un escroc international. Décidée à rentrer dans le giron universitaire, elle devient professeur en Nouvelle Angleterre. Elle fait la connaissance de Theo et donne naissance à une petite Emily qui fait toute sa joie. Alors que, pour la première fois de sa vie, Jane se prend à croire au bonheur, le drame frappe à nouveau... À bout de forces, Jane est tentée de quitter le monde, avant de trouver, au hasard d'un fait divers odieux, la force de se raccrocher à la vie.

Kingsolver, Barbara : « L’arbre aux haricots »

Taylor Greer n'a pas l'intention de finir ses jours dans le Kentucky, où les filles commencent à faire des bébés avant d'apprendre leurs tables de multiplication. Le jour où elle quitte le comté de Pittman au volant de sa vieille coccinelle Volkswagen, elle est bien décidée à rouler vers l'Ouest jusqu'à ce que sa voiture rende l'âme. C'est compter sans le désert de l'Oklahoma où, sur le parking d'un bar miteux, elle hérite d'un mystérieux balluchon : une petite Indienne. On est à Tucson dans l'Arizona ; Taylor a les yeux grands ouverts, de l'énergie à revendre et une bonne dose d'humour. Dans un garage un peu spécial, elle va rencontrer à la fois la générosité et l'inacceptable, et trouver l'espoir de garder celle qui est devenue son enfant, la petite Turtle. L'Arbre aux Haricots est une histoire de rire et de peine, un magnifique début pour une nouvelle romancière contemporaine.

Matthiessen, Peter : « En liberté dans les champs du seigneur »

«La Famille Martin Quarrier est arrivée ! Priez avec ferveur pour Ses serviteurs Martin et Hazel Quarrier, priez pour votre correspondant et sa femme, Andy, qui ont pour tâche de porter Sa parole aux sauvages Niarunas, car l'entreprise s'annonce dangereuse et ardue. Nous avons besoin de toutes vos prières, car Satan rassemble ses forces et l'Opposition, toujours vigilante, tirera profit de notre premier faux pas.» En compagnie de leur fils, Martin et Hazel Quarrier partent rejoindre Leslie et Andy Huben, comme eux missionnaires protestants, pour évangéliser une des tribus les plus primitives de la jungle amazonienne, les Indiens Niarunas. Leurs efforts se heurteront à l'obscurantisme et à la duplicité des Indiens, aux entreprises de l'opposition catholique, à l'hypocrisie des autorités locales, au cynisme de deux hors-la-loi américains retenus par les circonstances à Madre de Dios, mais aussi, et surtout, à leurs propres contradictions… En liberté dans les champs du Seigneur évoque la confrontation de deux mondes, que tout oppose. Peter Matthiessen remet en question le mythe du bon sauvage et celui de la mission civilisatrice, avec ce qu'elle implique de prétention, d'orgueil et de bêtise. Il livre dans ces pages d'une rare beauté de ton et d'inspiration une fresque dense et envoûtante, à l'image de la jungle, aux frontières du document.

Meyer, Stephenie : « Les Ames vagabondes »

J'ai rarement été aussi tourmentée durant une lecture ...Ce que nous offre Stephenie Meyer dans ce roman, c'est une terrible situation sans aucune solution apparente, un tourment absolu ! Il s'agit vraiment d'une perle de science-fiction à mes yeux. L'auteur sait vraiment s'y prendre pour captiver ses lecteurs. Je n'en attendais pas moins d'elle vu ses œuvres précédentes .Pour résumer un peu l'histoire, la Terre se retrouve envahie par les Âmes, prenant possession du corps humain vivant, et y écrasant sa conscience pour la remplacer. Mais une Âme, Vagabonde, se verra mettre des bâtons dans les roues par son hôte, une conscience bien plus forte qu'elle ne le pensait et qui va résister autant qu'elle le peut .L'histoire est centrée sur les sentiments. Pas seulement ceux de Vagabonde et son hôte, Mélanie, mais ceux de tous les personnages du livre. Car cette situation va créer bien des dilemmes pour beaucoup de gens ... L'auteur a su merveilleusement retranscrire les émotions de ses personnages, avec une troublante exactitude. Bien sûr, comment écrire un bon roman sans une belle histoire d'amour ? Là encore, ça ne sera pas si simple, mais compliqué au possible ! De quoi nous rendre dingue ! Ce livre est tout simplement exceptionnel et il est certain que je le relirai avec grand plaisir ! (Commentaire d’une internaute sur Amazon)

Powers, Kevin : « Yellow birds »

Bartle, 21 ans, est soldat en Irak, à Al Tafar. Depuis l'entraînement, lui et Murphy, 18 ans, sont inséparables. Bartle a fait la promesse de le ramener vivant au pays. Une promesse vaine... Murphy mourra sous ses yeux et le hantera toute sa vie. Yellow birds nous plonge au cœur des batailles où se déroule le quotidien du régiment conduit par le sergent Sterling. On y découvre les dangers auxquels les soldats sont exposés jour après jour. Et le retour impossible à la vie civile. - Un roman américain magistral que Tom Wolfe n’a pas hésité à décrire comme étant le «  À l’Ouest rien de nouveau » du conflit irakien. Nicolas Ungemuth, Le Figaro magazine.- L’écriture éminemment poétique de Kevin Powers élève Yellow Birds bien au-delà du récit brut. Elisabeth Philippe, Les Inrockuptibles.

Puchner, Eric : « La Musique des autres »

Salué par une presse unanime aux Etats-Unis, Eric Puchner fait avec ce premier livre une entrée remarquée en littérature. Décalées, drôles ou touchantes, ses nouvelles irradient l'intelligence et la grâce, composant le portrait fragile et délicat d'une Amérique aux prises avec ses propres contradictions. Dans un monde qui divise et exclut au lieu de rassembler, comment accorder sa propre musique à celle des autres ? Multipliant les perspectives - hommes et femmes, enfants et adultes - Puchner explore avec un sens du détail et de la langue remarquable les ressorts secrets de personnages en quête d'identité dans un monde dépersonnalisé, où tout, finalement, reste à conquérir.

Wideman,John Edgar : « Damballah »

Damballah constitue le premier volet de la " trilogie de Homewood " qui a porté John Edgar Wideman au rang d'auteur américain majeur. Homewood, c'est ce quartier de Pittsburgh où s'installa, vers 1840, un couple mixte formé d'une esclave évadée et du fils de son maître. De leur union naquit une dynastie dont Wideman, dans ce cycle de récits, réinvente les destins sur plus d'un siècle,S’appropriant les lieux de son enfance pour en faire une contrée mythique. Ce bouleversant roman familial est tout à la fois un oratorio de voix, une célébration de la mémoire d'un peuple, et l'histoire d'une utopie détruite. Il est aussi, malgré tout, un hymne à l'espoir, incarné par d'inoubliables figures de femmes qui réaffirment obstinément, par-delà la douleur, la grandeur humaine face au silence des dieux. Cette épopée lyrique joue de tous les registres - du gospel au rap, de la Bible aux cadences africaines, du sacré au trivial - pour construire une langue admirablement charnelle et sensuelle qui atteint à la plus grande poésie et acquiert une résonance universelle. Ce chant de vie, ce chef-d'œuvre s'impose d'ores et déjà comme un classique de la littérature américaine.

Williamson, Penelope : « L’homme qui venait de nulle part »

Montana, 1886.Dans la vallée du pays de Miawa, au sein de la communauté des Justes, la vie suit le rythme immuable et exigeant de la nature, selon l'ordre voulu par Dieu. Une vie simple et paisible, s'il n'y avait les incessantes persécutions de leurs voisins, ces " étrangers " qui convoitent leurs terres et ne reculent devant aucune violence. Dans leur barbarie, ils sont allés jusqu'à pendre le mari de la jeune et belle Rachel. Aujourd'hui seule et brisée par le chagrin, elle lutte pour élever dignement son fils. Mais, un matin d'hiver, un homme survient qui va bouleverser son destin... Un meurtrier, un hors-la-loi issu d'un monde de violence et de haine. Et s'il était la voie du salut pour Rachel et sa communauté ?

Littérature de langue anglaise (Royaume - Uni)

Ali, Tariq : « La femme de pierre »

En cette année 1899, Nilofer revient pour la première fois depuis neuf ans dans le palais des rives de la mer de Marmara où tous les étés se retire sa famille. Elle qui avait fui l'ambiance étouffante de ce milieu d'aristocrates ottomans pour épouser un inspecteur des écoles, grec de surcroît, est heureuse de faire découvrir à son fils l'univers de son enfance. Mais le plaisir des retrouvailles est de courte durée : trois jours après que son père a raconté au jeune Ohran un pan de la légende familiale, il a une attaque d'apoplexie. Tous - enfants de ses trois épouses successives, frères et serviteurs fidèles - accourent au chevet du patriarche. Comme l'Empire en cette fin de siècle, la famille d'Iskander Pacha a perdu de sa cohésion : venus de Berlin, d'Alexandrie et même de Tokyo, ses membres se sont, souvent volontairement, éloignés les uns des autres. Leurs drames, leurs secrets, et leurs aventures, ils les confient à la Femme de Pierre, cette sculpture païenne qui a vu défiler les générations. Pour l'ancien ambassadeur Iskander Pacha, qui a vite recouvré ses facultés, un si beau rassemblement est surtout l'occasion de brasser les problèmes du temps. Il sera question des raisons du déclin de l'Empire, mais avant tout de l'avenir. Car les membres de cette assemblée hétéroclite se révèlent convaincus de la nécessité d'un changement profond : on se retrouve, dans ce lieu pourtant intemporel, au cœur d'un complot visant à renverser l'ordre ancien. Et déjà, sous la plume allègre de Tariq Ali, s'esquissent les contours de la Turquie moderne... Tel est le talent du romancier : tissant avec son aisance coutumière les fils du destin de ses personnages, il interroge, entre feinte désinvolture et incontestable pertinence, une époque clef de l'histoire du monde musulman. La Femme de Pierre est le quatrième volet de son Quintet de l'islam.

Ali, Tariq : « Le livre de Saladin »

LE LIVRE DE SALADIN. Depuis que le sultan du Caire et de Damas, Salah al-Din, a pris la décision de déloger les croisés de Jérusalem, l'érudit juif Ibn Yakoub rédige la geste de la reconquête. Dans le secret des palais, sous les tentes des campements ou dans la poussière des routes, il rend compte de l'intelligence stratégique, du courage et de la générosité de celui qui en 1187 entrera dans la Ville sainte. Mais le souhait du mémorialiste est aussi de brosser le portrait du jeune Kurde devenu monarque : il recueille ses souvenirs, les confronte aux confidences de ses proches, et notamment du vieux serviteur Chadhi, dont la version du roman de formation du sultan, entre frasques et dépucelage, est nettement plus décapante... Au fil des années, Ibn Yakoub lève le voile sur le quotidien de la cour : les érudits paillards y lutinent les jeunes scribes tandis qu'au harem les favorites du sultan filent entre elles le parfait amour, la sultane Jamila suit la troupe habillée en homme, quand elle ne se consacre pas à l'écriture de traités subversifs...Secrets licencieux, rivalités politiques, petites histoires mêlées à la grande histoire donnent chair à ces personnages dont le point de vue bouscule notre vision occidentale des événements qui ont marqué le Moyen Age : et c'est bien le propos de Tariq Ali que de confronter, dans son Quintet de l'islam, la tradition arabe à la tradition chrétienne. Après Un sultan à Palerme, évocation de la Sicile cosmopolite du XIIe siècle (Sabine Wespieser éditeur, 2006), Le Livre de Saladin éclaire des enjeux qui restent très contemporains. Il a été traduit dans de nombreuses langues, y compris l'hébreu.

TARIQ ALI est né à Lahore en 1943. Figure prépondérante de l'extrême-gauche antilibérale au Royaume-Uni, il est l'auteur d'essais politiques et historiques ainsi que de deux cycles romanesques. Editeur à Londres, il écrit également pour le théâtre, le cinéma et la télévision.

Brett, Lily : « Lola Bensky » - Prix Médicis étranger 2014 -

Londres 1967 : Lola Bensky, jeune journaliste pour le magazine australien Rock-Out, n’a que 19 ans quand elle se retrouve au cœur de la scène musicale la plus excitante du moment ! Sans diplôme mais douée, trop grosse et toujours au régime, trop sage pour les sixties, quelles questions cette drôle de fille qui ne connaît rien au rock, n’a jamais étudié le journalisme et dont le seul bagage et pas des moindres est d’être l’enfant de deux survivants d’Auschwitz, va-t-elle bien pouvoir poser à ces rock stars en devenir ? Armée de son magnétophone et tartinée de fond de teint, Lola observe, écoute, écrit. À Londres, elle parle bigoudis avec Jimi Hendrix et sexe avec Mick Jagger. À Monterey, elle échange avec Mama Cass sur leurs régimes respectifs et aborde l’amour entre filles, la drogue et l’alcool avec Janis Joplin. Un jour, elle prête même ses faux-cils à Cher... Subtiles, drôles, personnelles, les questions s’enchaînent, dévoilant des portraits inattendus de ces dieux du rock, mais révélant surtout la quête identitaire que Lola mène inconsciemment. Épouse, mère, auteure reconnue, Lola Bensky continue à s’interroger sur ce qui fait la force d’un être humain.

Follett, Ken : « Un monde sans fin »

1327. Quatre enfants sont les témoins d’une poursuite meurtrière dans les bois : un chevalier tue deux soldats au service de la reine, avant d’enfouir dans le sol une lettre mystérieuse, dont la teneur pourrait mettre en danger la couronne d’Angleterre. Ce jour lie à jamais leurs sorts... L’architecte de génie, la voleuse éprise de liberté, la femme idéaliste, le guerrier dévoré par l’ambition : mû par la foi, l’amour et la haine, le goût du pouvoir ou la soif de vengeance, chacun d’eux se bat pour accomplir sa destinée dans un monde en pleine mutation – secoué par les guerres, terrassé par les famines, et ravagé par la Peste noire. Avec Un monde sans fin, Ken Follett nous offre une nouvelle fresque historique aussi séduisante et captivante que Les Piliers de la Terre, cette superbe épopée romanesque qui avait pour cadre l’Angleterre du XIIe siècle.

Greene, Graham : « La chaise vide et autres récits inédits »

Graham Greene, qui fut étroitement lié avec son éditeur français, Robert Laffont, est l'auteur de célèbres polars et romans d'espionnage mais aussi de livres " catholiques " à dimension existentielle. Son œuvre à multiples facettes, romans policiers et d'espionnage, nouvelles, romans métaphysiques, essais, récits de voyages, a été souvent adaptée au cinéma, et des titres aussi fameux que Le Troisième homme, Un Américain bien tranquille ou encore La puissance et la gloire lui ont apporté une renommée universelle. Et voilà qu'un roman inachevé et inédit, dont François Gallix a découvert le manuscrit dans les archives de l'université d'Austin (Texas), met le feu aux études greeniennes. La Chaise vide, tel est son titre, est traduit et présenté dans ce volume, avec des nouvelles également inédites en français et des rééditions. Cette riche actualité permet de porter un nouveau regard sur une œuvre jusqu'ici trop facilement cataloguée. Grâce à une puissante technique littéraire, sens du suspense, découpage cinématographique du récit et dialogues vifs, et avec un pessimisme désespéré, Greene brosse un portrait au scalpel de l'individu moderne.

 

 

Gregory, Philippa : « Deux sœurs pour un roi »  - Grands caractères – en 2 volumes.

" Je serai sombre, française, à la mode et difficile ; vous serez douce, ouverte, anglaise et belle. Quelle paire nous formerons ! Quel homme pourra nous résister ? " Tels sont les premiers mots prononcés par Anne Boleyn à l'endroit de sa sœur Marie quand elle la rejoint, en 1522, à la cour d'Angleterre. Introduite au palais de Westminster, à l'âge de 14 ans, Marie Boleyn séduit le roi Henri VIII auquel elle donnera deux enfants. D'abord éblouie par le souverain, elle comprend qu'elle sert d'appât au milieu des complots dynastiques. Quand l'intérêt du roi pour elle s'émousse, Anne est chargée de le séduire à son tour. Désir, haine, ambitions, trahisons. Se déroulant sur quinze ans, cette fresque historique, racontée à la première personne par Marie Boleyn, dépeint les rivalités au sein de la dynastie des Tudor. Une histoire qui se terminera dans le sang. 

Jennings, Kate : « Une femme raisonnable »

Kate Jennings, écrivain irascible et cynique avouée, déclare qu'elle ne succombe pas à la sensiblerie : elle refuse de lire Les Quatre Filles du docteur March, elle ne pleure pas au cinéma et elle ne supporte ni les Américains au cœur tendre qui résident à New York, sa ville d'adoption, ni leurs caniches choyés. Dans ce récit plein d'esprit, bouleversée par la mort de son époux et par les attentats du 11 septembre, elle affronte son chagrin et se pose des questions fondamentales. Une femme raisonnable est la chronique lucide et ironique d'un voyage personnel : un déménagement éprouvant, un séjour à Bali, et un mélange improbable d'amis, de border terriers fougueux et de macaques à queue de cochon qui entrent dans sa vie et l'aident à surmonter sa peine.

Rosnay, Tatiana de : « A l’encre russe »

L’Enveloppe a valu au jeune romancier Nicolas Kolt un succès international et une notoriété dans laquelle il tend à se complaire. C’est en découvrant la véritable identité de son père et en fouillant jusqu’en Russie dans l’histoire de ses ancêtres qu’il a trouvé la trame de son premier livre. Depuis, il peine à fournir un autre best-seller à son éditrice. Trois jours dans un hôtel de luxe sur la côte toscane, en compagnie de la jolie Malvina, devraient l’aider à prendre de la distance avec ses fans. Un week-end tumultueux durant lequel sa vie va basculer…La romancière multiplie les clins d’œil sur le monde de l’édition et ses requins, sur le miroir aux alouettes d’une notoriété vertigineuse dont elle n’est pas dupe. Delphine Peras, L’Express.

Simonson, Helen : « La dernière conquête du major Pettigrew »  - Grands caractères -  2 volumes.

À Edgecombe St. Mary, en plein cœur de la campagne anglaise, une tasse de thé délicatement infusé est un rituel auquel, à l'heure dite, le major Ernest Pettigrew ne saurait déroger pas plus qu'à son sens du devoir et à son extrême courtoisie, aussi désuète que touchante, qui font de lui l'archétype même du gentleman anglais. Dans ce petit village pittoresque où les cottages le disputent aux clématites, le major a depuis trop longtemps délaissé son jardin. Désormais veuf, il a pour seule compagnie ses livres, ses chers Kipling, et quelques amis du club de golf fuyant leurs dames patronnesses. Ce n'est guère son fils, Roger, un jeune londonien ambitieux, qui pourrait le combler de tendresse. Mais, le jour ou le major apprend le décès de son frère Bertie, la présence douce et gracieuse de Mme Ali, veuve elle aussi, va réveiller son cœur engourdi. Tout devrait les séparer, elle, la petite commerçante d'origine pakistanaise, et lui, le major anglais élevé dans le plus pur esprit britannique. Pourtant leur passion pour la littérature et la douleur partagée du deuil sauront les réunir. Ils vont, dès lors, être confrontés aux préjugés mesquins des villageois, ou le racisme ordinaire sévit tout autant dans les soirées privées, sur le parcours de golf, à la chasse, sur les bancs de messe que dans les douillets intérieurs. Et les obstacles seront pour eux d'autant plus nombreux que leurs familles s'en mêlent…

« Très bien écrit, et documenté sur cette fin de l'empire colonial anglais, spirituel en diable en même temps que très touchant » (Commentaire d’un internaute sur Amazon)

 

Torday, Paul : « Partie de pêche au Yemen »

Que se passe-t-il dans la tête d'un scientifique anglais pantouflard et comblé – sa femme vient de lui offrir une brosse à dents électrique pour leurs vingt ans de mariage – quand un cheik lui demande de construire une rivière à saumons au Yémen afin qu'il s'adonne à son sport favori : la pêche. Une comédie hilarante sur les lubies des puissants de ce monde et le pouvoir de l'argent. " À cette trame, l'auteur ajoute intrigue politique, menaces terroristes et histoire d'amour : trois risques, pour Jones, de se faire gober comme une mouche. Pour le plus grand plaisir du lecteur. " Stéphane Hoffmann, Le Figaro Magazine Traduit de l'anglais par Katia Holmes.

Wodehouse, Pelham G : « Au secours, Jeeves ! »

" Il n'y a que deux sortes de lecteurs de Wodehouse, affirmait un critique anglais, ceux qui l'adorent et ceux qui ne l'ont pas lu. " Gageons que la France va redécouvrir avec enthousiasme ce monde éternel rempli de filles énergiques, d'oncles dociles, de tantes redoutables, de pairs excentriques et de baronets transis que domine la figure inoubliable de Jeeves, le butler irremplaçable, le gentleman du gentleman, à la puissance cérébrale sans limites... et aux cocktails infaillibles contre les chagrins d'amour et les gueules de bois. Pelham Grenville Wodehouse (1881-1975)

Wodehouse, Pelham G : « Jeeves, Merci ! »

Bertie a le cœur sur la main, toujours prêt à voler au secours des uns et des autres, surtout lorsque l'exige la terrifiante tante Agatha, plus tyrannique que jamais. C'est ainsi qu'il plonge avec enthousiasme dans les imbroglios les plus tortueux où il serait encore fourré sans l'intervention de son génial, majordome, l'impeccable Jeeves. Situations loufoques, personnages excentriques, dialogues pétillants et rebondissements incessants, tels sont les ingrédients que l'on retrouvera dans le troisième volume de ces désopilants vaudevilles à l'anglaise qui ont enchanté des générations de lecteurs.

Winterson, Jeanette : « Pourquoi être heureux quand on peut être normal ? »

Abandonnée à la naissance, Jeanette Winterson est recueillie par un couple de pencôtistes de Manchester. Sa mère adoptive, Mrs Winterson, ne sait pas aimer. Cette femme dépressive, violente et dévote est enfermée dans une solitude qu’elle veut étendre à sa fille. Adolescente, Jeanette s’émancipe grâce à la littérature et la sexualité, deux chemins à bannir pour sa mère. Dans cette autobiographie pleine de fantaisie et de férocité, elle raconte avec humour l’histoire de sa quête du bonheur.

Littérature de langue italienne

Agnello Homby, Simonetta : « Le secret de Torrenuova »

Au cœur de l’Italie du Sud d’aujourd’hui, tiraillée entre archaïsme et modernité, le propriétaire de la fabrique locale de pâtes artisanales qui a fait sa fortune sent son empire commencer à se déliter. À l’heure de franchir le cap de la soixantaine, Tito dresse un sombre tableau de son existence : père autoritaire dont les enfants contestent la toute-puissance, c’est également un mari volage et un piètre chef d’entreprise, incapable de s’adapter aux exigences du monde moderne. Mais l’intransigeant pater familias cache aussi un douloureux secret… Il est un enfant illégitime n’ayant jamais connu sa mère. Sa tante Rachele, octogénaire vivant en recluse dans une chambre du domaine, ne pourrait-elle pas l’aider à se réconcilier avec son passé, avec les siens et avec lui-même ?
Le Secret de Torrenova marie avec bonheur tous les ingrédients d’un grand succès populaire. Avec cette saga familiale au style fluide et à l’impeccable scénario, sur fond de nature sicilienne omniprésente et exubérante, Simonetta Agnello Hornby réussit le pari osé et risqué d’aborder non seulement le thème de la recherche des origines, mais aussi – avec une pudeur, une sensibilité et une subtilité tout à fait remarquables – le tabou de l’inceste.

Bevilacqua, Alberto : « A travers ton corps »

L’Amant de Lady Chatterley est un des romans les plus célèbres du XXe siècle. Mais on ne sait guère que les découvertes érotiques de Constance Chatterley dans les bras de son garde-chasse ont été imaginées par Lawrence lors de ses nombreux séjours en Italie et en particulier après les semaines qu’il passa au bord de la mer de Ligurie avec son épouse allemande, Frieda von Richthofen. Mieux encore : le personnage de Mellors aurait été largement inspiré à l’auteur par un superbe Italien, Angelo Ravagli, qui fut l’amant puis le troisième mari de Frieda à la mort de Lawrence.
Telle est la révélation surprenante qui constitue le point de départ du roman d’Alberto Bevilacqua, À travers ton corps. À Spotorno où séjournèrent David et Frieda, dans la villa même qu’ils y avaient louée, il retrouve l’ancien officier des bersagliers, laissé pour compte de l’histoire officielle.
Au fil des conversations, le mythe du personnage romanesque fait place à la réalité d’un homme stupéfait de son destin, avide de le comprendre et que Bevilacqua accompagne dans sa découverte, comme un metteur en scène aide l’acteur à saisir son rôle. Mais le romancier ne sort pas indemne de cette enquête qui le plonge dans une étrange osmose avec les souffrances et les tourments de son illustre prédécesseur anglais.
Croisement de deux confessions impudiques, rencontre, par-delà les années et la mort, de deux écrivains, À travers ton corps est une réflexion magistrale sur la création, l’identité et l’érotisme. 

Ecco, Umberto : « Le nom de la rose »

Après tout, un inquisiteur, c’est une sorte d’enquêteur, en plus dangereux peut-être, et lorsque Guillaume de Baskerville, accompagné de son secrétaire, arrive un jour de l’an de grâce 1327 dans une abbaye perdue entre Provence et Ligurie, c’est tout naturellement que le père abbé lui demande de découvrir comment un de ses moines s’est retrouvé disloqué au pied d’une muraille. Un moine en principe, cela ne se suicide pas, mais cela n’assassine pas non plus. Alors que s’est-il passé ? Il faut dire qu’ici on n’a pas affaire à des moines très catholiques. Le premier roman d’Umberto Eco a véritablement révolutionné le genre du policier historique, soumettant avec humour les nécessités de l’intrigue à un jeu de devinettes d’une érudition éblouissante. Prix Médicis étranger en 1982.

Rocchi, Mario : « Casa Balboa »

Amateurs de bluettes, de romances à l’eau de rose et d’historiettes convenues, passez votre chemin! Sabre au clair, dans un style proche de Bukowski et de Fante, Mario Rocchi suit le destin de M. Balboa, clown triste : il ne comprend plus ses enfants, son couple bat de l'aile, ses amis ne sont plus tout à fait les mêmes et l’Italie a changé. Fort heureusement, au milieu de ces drames à l'italienne, il reste à ce libertaire vieillissant et obsédé sexuel infatigable, l'amour passionné d'Otto... son chien. L'exubérance de Benigni, la truculence de San-Antonio et le tragi-comique de Fellini dynamitent la nostalgie et la colère de ce contempteur d’un naufrage familial et social. 
Drôle et corrosif, Casa Balboa plonge dans la culture populaire italienne, dans sa langue crue et nous offre une potion anarchiste, un bain de soleil. 
Mario Rocchi est né et vit à Lucques, en Toscane. Journaliste culturel à La Nazione, grand quotidien de Florence, il est aussi critique d’art et de cinéma.

Vitali, Andrea : « La Modiste »

Un doux matin de septembre 1948, la petite ville de Bellano, au bord du lac de Côme, est en pleine ébullition ! Pendant la nuit, des voleurs se sont introduits dans l'hôtel de ville, en l'absence du veilleur de nuit, Firmato Bicicli, parti arroser - un peu plus que de raison - son anniversaire. Devant l'édifice, la foule s'écarte sur le passage d'Anna Montani, la belle modiste, avec ses airs de Silvana Mangano et ses courbes généreuses. Carmine Accadi, le chef des carabiniers, la dévore des yeux... Et il n'est pas le seul que le désir tourmente ! Tous les hommes lui tournent autour, à la Montani, d'autant plus qu'elle est veuve d'un mari disparu a priori sur le front russe : Eugenio Pochezza, terrorisé par sa mère... Firmato Bicicli, avide de vengeance contre d'improbables cambrioleurs... Romeo Gargassa, escroc enrichi, pense-t-on, par le marché noir de la Seconde Guerre mondiale encore bien proche, et tout disposé à lui offrir la boutique de ses rêves. Avec maestria, Andrea Vitali nous invite, au coeur de l'Italie du début des années cinquante, à entrer dans une farandole de situations cocasses et de croustillants quiproquos, menée par une modiste sensuelle au sourire espiègle et aux yeux rieurs, dont on ne sait si elle est fourbe ou tout simplement ingénue...

Littérature de langue espagnole

Domingo, Soriano, Carmen : « Secrets d’alcôve »

Nous sommes en Espagne à la veille de la guerre civile. Les phalangistes luttent contre les « rouges » et essaient d’imposer leur vision d’une Espagne traditionnelle, catholique et hiérarchique, dans laquelle les femmes occupent un rang inférieur. C’est dans ce contexte que l’on retrouve Carmen Polo, Pilar Primo de Rivera et Mercedes Sanz Bachiller, épouses des trois plus influents hommes de l’époque et qui ont marqué l’Histoire : José Antonio Primo de Rivera, Onésimo Redondo et bien sûr, Francisco Franco. 
En alternant leurs pensées, Carmen Domingo nous offre un roman choral d’une grande véracité. D’une écriture précise et magistrale, elle nous replonge dans une époque capitale de l’Espagne. En évoquant le quotidien de femmes qui ont en réalité fait basculer l’Histoire, elle nous offre un point de vue d’une grande originalité en donnant une voix à celles que l’on a longtemps fait taire.

« excellent scénario, le début de la guerre d'Espagne vu du côté des épouses.. travail difficile car terrain glissant (l'habituel tous bons d'un côté et les tous méchants de l'autre comme nous sommes habitués à entendre est évité), exercice réussi » (Commentaire d’un internaute sur Amazon)

Gonzalez, Tomas : « Au commencement était la mer »

J. et Elena décident de quitter Medellín et les excès de la ville pour vivre sur une île, dans une ferme, face à la mer. Anarchiste, hippie et bohème, J. ? il n’est désigné que par cette initiale ? pense opérer là un « retour à la vraie vie ». Mais J. et Elena, aussi bien en tant qu’individus que comme couple, vont se retrouver confrontés, dans une succession de petits drames et de défaites minuscules, à une nature dure, qui les absorbent pour finir par les dévorer. 
Tomás González raconte cette dérive dans un style froid et distancié, qui laisse apparaître progressivement la violence des relations humaines et l’impossibilité de vivre selon nos désirs, nos caprices ou nos idées. Dès les premières lignes, tout a l’air normal mais on sent la tragédie possible, grâce au style épuré, aux dialogues secs et à l’ironie féroce. La tension monte dans un accelerando angoissant jusqu’au finale tragique. « Un livre qui nous éclaire de l’intérieur », comme l’a écrit l’auteur suisse Peter Stamm.

Tomás González est « le secret le mieux gardé de la littérature colombienne », selon la revue Pie de pagina.
Né en 1950 à Medellín, il a étudié la philosophie, a été barman dans une discothèque à Bogotá, travaillé trois ans à Miami dans une boutique de vélos, puis seize à New York comme traducteur. Il vit aujourd’hui à Bogotá avec sa femme. Il est l’auteur de six livres. Au commencement était la mer est son premier roman (paru en 1983 en Colombie). Traduit de l’espagnol (colombien) par Delphine Valentin

Guerra, Wendy : « Poser nue à La Havane »

Nous sommes en 1922. Anaïs Nin part à Cuba sur les traces d'un père absent et fantasmé, à la découverte de la famille paternelle. Dans son Journal, peu d'allusions à cette période. De sa plume riche en images saisissantes, Wendy Guerra imagine alors ce qu'Anaïs a pu ressentir en arrivant sur Ne et superpose ses pensées apocryphes aux confessions réelles de la jeune Anaïs Nin, restituant ainsi la voix d'une âme à la recherche de son identité: "Je veux commencer à me constituer une Cuba personnelle. Irrévocablement mienne" « Un roman troublant mêlant journal apocryphe et notes réelles d'Anaïs Nin dans les années 20 à la Havane. Abandon, inceste, opium et poésie. Louable exercice littéraire et beau plaisir de lecture. » (Marie de FNAC Rosny 2)

 

Montero, Mayra : « La Havane 1957 »

En cette année 1957, la fête tropicale bat son plein. George Raft en personne, l'une des plus grandes vedettes de Hollywood, est attendu à La Havane pour l'inauguration d'un nouveau casino, le premier d'une série de luxueux établissements de jeu associés à un ensemble d'hôtels qui devraient progressivement ouvrir leurs portes dans l'île. On compte y accueillir des touristes du monde entier et leur offrir chaque nuit, outre les sensations de la roulette et du black-jack, une revue digne du Sans Souci ou du célèbre Tropicana, les meilleurs cabarets de la ville. Mais, côté coulisses, tout n'est pas encore réglé. Voilà pourquoi, lorsqu'on découvre le cadavre d'un hippopotame abattu dans les environs du Parc Zoologique de La Havane, soudain les langues se délient et le bruit court que ce fait divers n'est pas sans rapport avec la guerre implacable que se livrent les parrains de la mafia américaine pour le contrôle des hôtels à Cuba. On dit même que le dictateur Batista y est impliqué et qu'il soutient activement l'un des clans new-yorkais. Las d'interviewer des starlettes cubaines, le journaliste Joaquín Porrata pense que le moment est venu de changer de rubrique et de journal, et il décide de mener l'enquête. Mais il faut être assez jeune et passablement naïf pour croire que l'on peut mettre son nez dans des affaires pareilles sans danger. 

Sampedro, José Luis : « Le fleuve qui nous emporte »

« Superbe livre, brut comme le soleil de l'Espagne, ou les sentiments humains sont rugueux comme la pierre et profonds comme ce fleuve qui nous emmène au gré de son lit. Et en plus l'auteur aborde sous un aspect peu banal les grands thèmes qui "font" l'Espagne (tauromachie, machisme...). » (Commentaire d’un internaute sur Fnac .com)

Littérature de langue portugaise

Tordo, Joao : « Le bon hiver »

Sexe, crimes et métaphysique à Sabaudia, sur les terres de Pasolini et Moravia, pour un thriller intense qui réunit une faune hétéroclite d'artistes décalés et de pique-assiettes internationaux chez un extravagant mécène passionné de production cinématographique et de montgolfières. Un écrivain misanthrope et hypocondriaque est à la manœuvre pour explorer les voies tortueuses de personnages déracinés, toujours attirés par l'abîme.

Littérature d’autres langues

Sorokin, Vladimir Georg : « Le Kremlin en sucre »

Un lilliputien qui joue les « fous du roi » au Kremlin rentre dans son appartement où il est servi par un robot avec lequel il joue et s’enivre dans la tristesse. Interrogatoire : grâce à une piqûre, le prisonnier se transforme en cristal et le policier menace de le briser en mille morceaux avec un tisonnier s’il ne parle pas ! Des forçats construisent dans une région désertique une partie de la fameuse Grande muraille de Russie. C’est le moment du repas. Vision digne du Goulag. Les hommes réduits en esclavage pour satisfaire la volonté du pouvoir qui leur rend visite en hélicoptère au moment du déjeuner…Dans ce nouveau livre de Sorokine les tableaux se succèdent, qui présentent chacun un des aspects de la Russie de 2028, sans liens les uns avec les autres, sauf qu’ils baignent dans une même ambiance.

Vladimir Sorokine vit à Moscou où il est né en 1955. Brillant et iconoclaste, l'auteur jongle avec tous les genres pour dénoncer les institutions russes, les ravages du pouvoir et de l'argent. Il est l'auteur, entre autres, de La Glace (éditions de l'Olivier 2005), Le Lard bleu (éditions de l'Olivier 2007), Journée d'un opritchnik (éditions de l'Olivier 2008)

 

………….Suite dans un prochain Coup de Projecteur.

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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 09:41

Bibliothèque Municipale de Puget

Coup de projecteur n° 79

Nouvelles Acquisitions

 

                                                                                           Septembre 2014 

 

 

Romans

 

Betancourt, Ingrid : « La ligne bleue »

Buenos Aires, années 70. Julia a hérité de sa grand-mère Josefina un don précieux et encombrant : parfois des scènes de l'avenir lui apparaissent, vues à travers le regard de l'autre. À charge pour elle d'interpréter sa vision. Dès l'âge de cinq ans, elle doit intervenir pour empêcher le déroulement d'événements malheureux. L'histoire de Julia va basculer lors du retour de Perón en Argentine. Sympathisants du mouvement des Montoneros, elle et son compagnon vont connaître le destin de cette jeunesse idéaliste et révolutionnaire d'Amérique latine, fascinée tout autant par la figure du Christ que par celle de Che Guevara et confrontée à la réalité de la dictature militaire. Capturés par des escadrons de la mort, ils réussiront à s'évader... On retrouve ici certains des thèmes qui traversaient  «  Même le silence a une fin », le grand récit d'Ingrid Betancourt relatant ses années de captivité dans la jungle : la privation de liberté et ses conséquences, le courage individuel et la servilité collective, l'espoir en l'avenir de l'humanité considéré comme un acte de foi.

« La trame historique donne de l'intensité au roman. L'action est écrite sous forme de chapitres alternant présent et passé de la même manière que les traumatismes physiques et psychiques viennent hanter notre présent. Comment surmonter ces séquelles fantomatiques ? A travers les personnages l'auteur raconte sans parti pris, sans jugement et avec pudeur, le choix que chacun va donner à ces émotions. Quel est son choix fasse à l'oppression ? Quelque part dans le monde un thème toujours d'actualité. » (Commentaire d’un internaute sur fnac.com).

 

Carrère, Emmanuel : « Le Royaume »

Le Royaume raconte l’histoire des débuts de la chrétienté, vers la fin du Ier siècle après Jésus Christ. Il raconte comment deux hommes, essentiellement, Paul et Luc, ont transformé une petite secte juive refermée autour de son prédicateur crucifié sous l’empereur Tibère et qu’elle affirmait être le messie, en une religion qui en trois siècles a miné l’Empire romain puis conquis le monde et concerne aujourd’hui encore le quart de l’humanité.

Cette histoire, portée par Emmanuel Carrère, devient une fresque où se recrée le monde méditerranéen d’alors, agité de soubresauts politiques et religieux intenses sous le couvercle trompeur de la pax romana. C’est une évocation tumultueuse, pleine de rebondissements et de péripéties, de personnages hauts en couleur.

Mais Le Royaume c’est aussi, habilement tissée dans la trame historique, une méditation sur ce que c’est que le christianisme, en quoi il nous interroge encore aujourd’hui, en quoi il nous concerne, croyants ou incroyants, comment l’invraisemblable renversement des valeurs qu’il propose (les premiers seront les derniers, etc.) a pu connaître ce succès puis cette postérité. Ce qu’il faut savoir aussi, c’est que cette réflexion est constamment menée dans le respect et une certaine forme d’amitié pour les acteurs de cette étonnante histoire, acteurs passés, acteurs présents, et que cela lui donne une dimension profondément humaine.

Respect, amitié qu’Emmanuel Carrère dit aussi éprouver pour celui qu’il a été, lui, il y a quelque temps. Car, comme toujours dans chacun de ses livres, depuis L’Adversaire, l’engagement de l’auteur dans ce qu’il raconte est entier. Pendant trois ans, il y a 25 ans, Emmanuel Carrère a été un chrétien fervent, catholique pratiquant, on pourrait presque dire : avec excès. Il raconte aussi, en arrière-plan de la grande Histoire, son histoire à lui, les tourments qu’il traversait alors et comment la religion fut un temps un havre, ou une fuite. Et si, aujourd’hui, il n’est plus croyant, il garde la volonté d’interroger cette croyance, d’enquêter sur ce qu’il fut, ne s’épargnant pas, ne cachant rien de qui il est, avec cette brutale franchise, cette totale absence d’autocensure qu’on lui connaît.

Il faut aussi évoquer la manière si particulière qu’a Emmanuel Carrère d’écrire cette histoire. D’abord l’abondance et la qualité de la documentation qui en font un livre où on apprend des choses, beaucoup de choses. Ensuite, cette tonalité si particulière qui, s’appuyant sur la fluidité d’une écriture certaine, passe dans un même mouvement de la familiarité à la gravité, ne se prive d’aucun ressort ni d’aucun registre. « Contrairement aux premiers avis que j'ai lus, je partage particulièrement l'histoire de l'auteur. En effet, il faut peut-être comme lui avoir été très loin dans le désir d'entrer dans l'enseignement et les pratiques de l'Eglise pour, un jour, se poser de sérieuses questions. La religion m'engage-t-elle dans des exigences fondamentales telles que le partage, la rencontre -d'abord et surtout avec ceux que je connais le moins-, leur écoute... ou est-elle un catalogue de rites, d'interdits, de dogmes répétés à l'infini? » (Commentaire d’un internaute sur fnac.com).

 

Dupont-Monod, Clara : « Le roi disait que j’étais diable »

Depuis le XIIe siècle, Aliénor d’Aquitaine a sa légende. On l’a décrite libre, sorcière, conquérante : « le roi disait que j’étais diable », selon la formule de l’évêque de Tournai… Clara Dupont-Monod reprend cette figure mythique et invente ses premières années comme reine de France, aux côtés de Louis VII. Leurs voix alternent pour dessiner le portrait poignant d’une Aliénor ambitieuse, fragile, et le roman d’un amour impossible. Des noces royales à la seconde croisade, du chant des troubadours au fracas des armes, émerge un Moyen Age lumineux, qui prépare sa mue. « Aliénor d'Aquitaine et Louis VII. Deux personnalités totalement différentes, unies pour le bien de la France. Deux voix qui se parlent sans jamais s'entendre ou se répondre. Un roman poétique sur une des plus grandes reines du Moyen-Age. »

(Aurore de Fnac Paris-Ternes)

 

Foenkinos, David : « Charlotte »

Ce roman retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans alors qu'elle était enceinte. Après une enfance à Berlin marquée par une tragédie familiale, Charlotte est exclue progressivement par les nazis de toutes les sphères de la société allemande. Elle vit une passion amoureuse fondatrice, avant de devoir tout quitter pour se réfugier en France. Exilée, elle entreprend la composition d'une œuvre picturale autobiographique d'une modernité fascinante. Se sachant en danger, elle confie ses dessins à son médecin en lui disant : «C'est toute ma vie.» Portrait saisissant d'une femme exceptionnelle, évocation d'un destin tragique, Charlotte est aussi le récit d'une quête. Celle d'un écrivain hanté par une artiste, et qui part à sa recherche. « En achetant ce livre, j'avais quelques hésitations, peur que ce roman soit trop descriptif et plat. Absolument pas. De façon claire, pudique, la vie de la peintre est narrée avec élégance, délicatesse et simplicité, (je n’écris pas ''facilité''!) On sait, dès le départ, comment cela va finir mais on continue parce que c'est beau .La fin, on la devine, mais pas comme ça; il ne me reste plus qu'une chose à faire, aller regarder ce que Charlotte a peint, dessiné, écrit. » (Avis d’une internaute sur fnac.com))

 

Gautreaux, Tim : « Nos disparus »

Sam Simoneaux, dont la famille a été massacrée quand il avait six mois, débarque en France le jour de l’Armistice. De la Première Guerre, il ne connaîtra que le déminage des champs de bataille de l’Argonne. De retour à La Nouvelle Orléans, devenu responsable d’étage aux grands magasins Krine, il ne peut empêcher l’enlèvement, quasiment sous ses yeux, de Lily Weller, 3 ans. Licencié, sommé par les parents Weller de retrouver leur enfant, il est embauché comme troisième lieutenant (maintenir l’ordre et à l’occasion jouer du piano) sur l’Ambassador, bateau à aubes qui sillonne le Mississippi. Le roman se déploie alors le long du fleuve, scandé par la musique de jazz - orchestre noir, orchestre blanc et alcool à volonté. Au gré des escales, et des bagarres, Sam cherche Lily, et met au jour un fructueux commerce d'enfants animé par quelques spécimens peu reluisants de la pègre des bayous. Mais le vrai sujet, au-delà de cette chatoyante fresque naturaliste, tourne autour des liens du sang, de l'inanité de la vengeance, et de la transmission des valeurs. Ainsi que du destin des hommes revenus de la guerre déboussolés et sans travail, une question qui traversait déjà le roman précédent de Gautreaux, Le Dernier Arbre. « Roman de la perte, roman de la culpabilité, roman de la vengeance, "Nos disparus" est avant tout une magnifique œuvre littéraire, qui transporte le lecteur dans la Louisiane des années 20. Ne passez pas à côté de ce roman, vous vous priveriez de quelques heures passionnantes... » (Karine de Fnac – Nice).

 

Läckberg, Camilla : « La faiseuse d’anges »

Pâques 1974. Sur l’île de Valö, aux abords de Fjällbacka, une famille disparaît sans laisser de traces. La table du dîner est soigneusement dressée, mais tous se sont volatilisés, à l’exception de la fillette d’un an et demi, Ebba. Sont-ils victimes d’un crime ou sont-ils tous partis de leur plein gré ? L’énigme ne sera jamais résolue. Des années plus tard, Ebba revient sur l’île et s’installe dans la maison familiale avec son mari. Les vieux secrets de la propriété ne vont pas tarder à ressurgir…

« Comme toujours, nous sommes tenus en haleine jusqu'au bout. Les personnages de fond sont toujours aussi attendrissants et l'histoire en elle-même toujours aussi palpitante. » (Avis d’un internaute sur fnac.com). « Même si les personnages de Camilla Läckberg sont toujours aussi attachants dans leur vie quotidienne, on finit par se lasser du procédé récurrent invariablement utilisé par l'auteur dans ses romans : deux histoires situées dans des temps différents et dont les liens qui les unissent se dévoilent petit à petit.SVP Camilla, variez un peu dans votre écriture ! »

(Avis d’une internaute sur fnac.com).

 

Reinhardt, Eric : « L’amour et les forêts »

À l'origine, Bénédicte Ombredanne avait voulu le rencontrer pour lui dire combien son dernier livre avait changé sa vie. Une vie sur laquelle elle fit bientôt des confidences à l'écrivain, l'entraînant dans sa détresse, lui racontant une folle journée de rébellion vécue deux ans plus tôt, en réaction au harcèlement continuel de son mari. La plus belle journée de toute son existence, mais aussi le début de sa perte.

Récit poignant d'une émancipation féminine, L'amour et les forêts est un texte fascinant, où la volonté d'être libre se dresse contre l'avilissement.

« Le portrait de Béatrice Ombredanne, femme amoureuse mais prisonnière de son enfer conjugal et de ses combats intérieurs, en quête de libération est particulièrement réussi. Construction intéressante à la fois fluide et composite: certaines scènes sont poignantes, d'autres plus légères, romantiques ou torrides. Les personnages secondaires sont bien mis en valeur. J'ai été sensible aux passages sur la valeur et la libération que peut apporter l'écriture. » (Avis d’une internaute sur Fnac) « Un roman prétentieux, d'une autosuffisance dérangeante, le style est particulièrement fatigant. A trop vouloir en faire dans la rhétorique subtile, je n'ai pas réussi à m'intéresser à cette héroïne. » (Autre avis sur fnac.com).

 

Essais

 

Compagnon, Antoine : « Un été avec Montaigne »

En 40 chapitres, Antoine Compagnon interprète Montaigne d'une façon claire, limpide, drôle. De l'engagement jusqu'au trône du monde en passant par la conversation ou l'éducation. Professeur au collège de France, ce grand spécialiste de l'autobiographie nous présente un Montaigne estival qui permet de bronzer notre âme.

« A défaut de soleil ou de plage, plongez dans ces quarante chapitres lumineux consacrés aux Essais et revenez grandis de ce voyage en sagesse dans la pensée du grand humaniste. Intemporelles, les leçons de Montaigne sont un précieux viatique pour qui cherche à mieux se connaître, à mieux gouverner sa vie. » (Sylvain de Fnac Paris-Bercy Village). « Merci à Monsieur Compagnon pour le travail de vulgarisation accompli (ce n'est pas du tout péjoratif, bien au contraire) et nous faire comprendre combien Montaigne est un homme d'aujourd'hui, ou alors, mais c'est un peu désespérant, la société française n'a pas évolué depuis Montaigne. (Avis d’un internaute sur fnac.com).

 

Collectif : « Un été avec Proust »

L’été avec Proust est l'occasion d'explorer les sept tomes de ce roman, à travers ses grandes lignes fondatrices et bien sûr ses plus belles pages, en compagnie d’un spécialiste, d’un écrivain ou philosophe.

 Antoine Compagnon aborde ainsi la conception très singulière du temps proustien, alors que Jean-Yves Tadié présente quelques personnages-clés du roman.

Jérôme Prieur et Nicolas Grimaldi traitent respectivement des mondanités et des tourments amoureux.

Julia Kristeva évoque les pouvoirs de l'imagination, Michel Erman dévoile les lieux les plus emblématiques de La Recherche, alors que Raphaël Enthoven nous montre que Proust n'est pas seulement romancier, mais aussi philosophe.

Enfin, le livre s'achève avec Adrien Goetz  sur le sujet de la création artistique et littéraire, ambition suprême du narrateur et de Proust lui-même.

« Ce livre est mon petit miracle du début d'été 2014! Envoûtement absolu à sa lecture, il donne à voir Proust comme jamais. Accessible. Intelligent. Dense. Un plaisir absolu de lecture. » (Avis d’une internaute sur fnac.com).

 

HISTOIRE

 

Leuwers, Hervé : « Robespierre »

Robespierre, c’est la Révolution, son souffle épique, et son soufre aussi. L’homme est chargé de tous les maux et couvert de tous les éloges avant même son élection au Comité de salut public, en juillet 1793. Aujourd’hui, beaucoup lui associent la Terreur et les massacres de Vendée ; d’autres soulignent son combat pour le suffrage universel, sa dénonciation de la peine de mort et de l’esclavage, sa défense d’un pays menacé, son rêve d’une république qui offre à tous une égale dignité. Comment dépasser ce paradoxe ?

Hervé Leuwers s’est lancé sur les traces de l’enfant d’Arras devenu mythe, en véritable historien, bousculant les présupposés, analysant des sources jusqu’à aujourd’hui inédites, creusant les archives pour faire jaillir le portrait d’un juriste et homme de lettres, d’un orateur hors pair, d’un politique intransigeant et désintéressé. Un homme d’état, certes, comme la France en a peu connu dans son histoire, mais aussi une personnalité complexe, dérangeante, et pourtant souvent généreuse. Cette biographie de référence invite à redécouvrir un homme d’exception qui fascine dans le monde entier.

Professeur à l’université Lille 3, Hervé Leuwers est spécialiste de la Révolution française et de la société judiciaire des XVIIe et XVIIIe siècles. Il a notamment publié Un juriste en politique : Merlin de Douai (APU, 1996), L’Invention du barreau français (Éd. de l’EHESS, 2006, prix Limantour) et La Révolution française et l’Empire (PUF, 2011).

« Cette nouvelle biographie de Robespierre se lit comme un roman: le style est clair et démonstratif. L'auteur a effectué d'importantes recherches qui lui permettent de débusquer beaucoup d'erreurs véhiculées, notamment, par les adversaires irréductibles du révolutionnaire. L'ouvrage est particulièrement intéressant sur la naissance de la conscience révolutionnaire de Robespierre, son avance idéologique par rapport à ses contemporains, la lutte pour être élu député d'Arras, tant d'épisodes souvent négligés jusqu'à présent. Après les années de jeunesse, c'est toute l'histoire de la révolution que nous suivons et revisitons à travers celle de Robespierre. Le seul épisode qui laisse sur sa faim est Thermidor: pourquoi Robespierre n'a-t-il pas surmonté cet obstacle alors qu'il avait résisté et remporté tant d'autres crises ? L'auteur explique que Robespierre n'était plus en phase avec la population parisienne. L'on aurait aimé que cet épisode essentiel qui doit faire réfléchir tout homme, d'action ou de pensée, ou des deux, soit traité de façon beaucoup plus approfondie. Mais ce n'est qu'une critique vénielle compte tenu de l'apport de l'ouvrage » (Avis de Jean LeGoff sur fnac.com).

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 10:01

Bibliothèque Municipale de Puget

Coup de Projecteur N°77

Prêt de la Bibliothèque Départementale

 

 

                                                                                               Bibliobus du 15 Mai 2014

 

 

Documentaires

 

Sociologie  (Classification Dewey 300 …)

 

Delobette, Hubert : « Les plus grands farfelus français »

L'auteur nous invite à découvrir 25 destins de Français dont l'histoire laisse pantois. Pourquoi ce notaire de Périgueux a-t-il passé sa vie à vouloir devenir le roi de Patagonie ? Par quelle folie un facteur s'est-il mis en tête de bâtir un palais, avec les cailloux ramassés dans sa tournée ? Comment ce boulanger provençal a-t-il fait fortune en jouant La Marseillaise avec la partie la plus intime de son anatomie ? Écrits avec suspense et humour, ces récits de vie sont de véritables gourmandises : on y savoure aussi les aventures de ce Président qui grimpait aux arbres de l'Élysée, de cet abbé qui fut une star mondiale de la mode féminine ou de ce berger tourangeau illettré qui calculait plus vite que nos ordinateurs actuels. Insolites, excentriques, véridiques, 25 histoires qui empêchent définitivement le lecteur de reposer son livre. Que du bonheur !

Ducret, Diane : « Femmes de dictateur » - tome 2 –

Alors que Saddam Hussein tente de protéger sa deuxième épouse Samira de la jalousie de la première dame Sajida, l'imam Khomeiny n'admet pas que sa femme Khadije s'abaisse à faire la vaisselle, et Kim Jong-il a bien du mal à dissimuler ses infidélités à la star coréenne Hye Rim. Tandis que Mira corrige les discours de Milosevic, Oussama Ben Laden attend que Najwa accouche dans leur camp retranché d'Afghanistan, et Fidel Castro tente d'éviter les assauts de l'agent de la CIA qui est aussi sa maîtresse, Marita. Pour eux tous, l'amour, la mort ou l'exil s'entremêlent. C'est que les hommes réputés autoritaires ou charismatiques ne sont pas, face aux femmes, toujours tels qu'on les imagine ou qu'ils veulent le faire croire, et leur vie privée, tournant souvent au secret d'État, recèle bien des mystères et des surprises. Pour les révéler, Diane Ducret a recueilli, par une enquête non sans risque, les témoignages des compagnes, filles, amis, conseillers, médecins, gardes du corps et même ayatollahs.

Gorius, Aurore : « les Gourous de la com’ »

Les auteurs révèlent les grands dossiers, souvent inconnus, sur lesquels les " gourous de la com' " ont manoeuvré à l'abri des regards. Et pointent du doigt les conflits d'intérêts auxquels ils font souvent face. Une enquête inquiétante sur les dérives de la démocratie rendues possibles par le rôle devenu central de ces femmes et hommes de l'ombre.

Lesnik, Renata : « Mariée au KGB »

Près de vingt ans après la fin de l'Union soviétique, il reste encore des dissidents. Condamnée à mort en 1983 pour "haute trahison d'État", Renata Lesnik en est le vivant exemple. Ses crimes ? Être passée à l'Ouest en bernant le KGB et avoir révélé dans « Ici Moscou », son premier livre, le vrai visage du régime. Avec « Mariée au KGB », en femme libre, elle nous livre enfin ses Mémoires et dévoile un pan largement méconnu de l'Histoire récente. Avec sa verve sans égale, son humour ravageur - sans idéologie ni pathos - elle évoque sa résistance au sein d'un système totalitaire et son quotidien à travers une URSS digne de Kafka.

Passionnant thriller politique, la vie de Renata - toujours sur le fil du rasoir - prend littéralement le lecteur aux tripes. Intransigeante, courageuse et authentique, elle s'est affirmée comme l'un des plus brillants experts de la Russie postsoviétique, sans jamais accepter le compromis.

Toujours traquée, cette réfugiée politique en France est devenue, aux yeux de certains, un témoin gênant. Qui a peur de la Vérité ? Qui a peur de Renata Lesnik ?

Politologue et criminologue, Renata Lesnik est réfugiée politique en France depuis 1981. Elle publie dès 1982 un livre intitulé «Ici Moscou», chez Hachette. Par la suite, elle cosigne avec Hélène Blanc, du CNRS, nombre d'ouvrages majeurs, dont leur dernier opus «Les prédateurs du Kremlin» (1917-2009), au Seuil, en 2009.

Moussa Ag Assand : « Enfants des sables »

Les auteurs nous font pénétrer dans la vie de ces petits princes des sables qui ouvrent les yeux sur une autre façon de vivre, qui luttent pour progresser tout en perpétuant les traditions. Ayant passé du temps auprès d'écoliers français, Moussa montre en quoi les enfants du désert et les élèves occidentaux sont à la fois si proches et si différents. Deux cultures de l'enfance face à face qui ont beaucoup à apprendre l'une de l'autre...

Si modeste soit-elle, cette petite École des Sables force le respect, elle est la preuve émouvante que l'éducation est une porte ouverte sur le monde de demain.

Moussa Ag Assarid est l'auteur de « Y a pas d'embouteillage dans le désert » (Presses de la Renaissance, 2006). Ibrahim Ag Assarid est le directeur de l'École des Sables - Saint-Exupéry qu'il a fondée en 2002. Titulaire d'un BTS informatique, il est aussi musicien et poète pour enfants. Promoteur de tourisme solidaire et de développement durable, il fait également partie de la nouvelle génération pour la liberté d'expression et la démocratie au Mali.

 

Sciences  (Classification Dewey 500 …)

 

Hawking, Stephen : « Y a-t-il un grand architecte dans l’univers ? »

Pourquoi et comment l'Univers a-t-il commencé ? Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Quelle est la nature de la réalité ? Comment expliquer que les lois naturelles soient aussi finement ajustées ? Et nous, pourquoi donc existons-nous ?

Longtemps réservées aux philosophes et aux théologiens, ces interrogations relèvent désormais aussi de la science. C'est ce que montrent ici avec brio et simplicité Stephen Hawking et Leonard Mlodinow, s'appuyant sur les découvertes et les théories les plus récentes, qui ébranlent nos croyances les plus anciennes.

Pour eux, inutile d'imaginer un plan, un dessein, un créateur derrière la nature. La science explique bel et bien à elle seule les mystères de l'Univers.

 

Pelt, Jean Marie : « Nature et spiritualité »

Pour Jean-Marie Pelt, les grandes traditions philosophiques, spirituelles et religieuses du monde convergent sur des points essentiels de la sensibilité moderne : nécessaire sobriété écologique afin de limiter l'épuisement des ressources naturelles, alliance de l'homme et de la nature pour maintenir les équilibres biologiques et climatiques, enfin, mise en cause du rêve prométhéen où sciences et techniques, étroitement liées au capitalisme, entraînent l'humanité dans un désir de puissance et de domination, au mépris de toute sagesse. Quelles relations les principales religions entretiennent-elles avec la nature ? Jean-Marie Pelt nous propose une nouvelle éthique, celle d'une écologie spiritualiste, seule voie porteuse d'avenir à ses yeux. Ce livre, empreint d'une grande sensibilité et souvent très émouvant, est un message d'espoir.

Walker, Matt : « Comment chatouiller un chimpanzé »

Si vous ignorez que les grands singes sont chatouilleux, que certains chevaux de course sont gauchers et que la morsure la plus redoutable est celle du diable de Tasmanie, ce livre est pour vous. En quelques centaines de paragraphes concis et puisés aux meilleures sources, il vous mettra à niveau en biologie animale. Vous apprendrez que le poisson-archer crache sur ses proies pour les faire tomber à l'eau, que le calmar colossal atteint 15 mètres de long, que l'espadon a des yeux chauffants, que les petits du tatou sont tous génétiquement identiques et que le cochon d'Inde ne joue jamais avec ses petits camarades! Un réjouissant cabinet de curiosités qui réunit les découvertes scientifiques les plus étranges sur le monde animal.

 

 

Techniques  (Classification Dewey 600 …)

Le Calvez, Sylvie : « Animer un débat : les clefs de la réussite »

Que ce soit pour des séminaires, rencontres, colloques, congrès, la clé de voûte d'un événement réussi est la qualité de son animation. Comment faire pour faire respecter les temps de parole, mettre en évidence des problématiques, éviter les impairs, faire participer le public ? Structuré en fiches agréables et faciles à lire, cet ouvrage vous aidera pas à pas dans toutes les étapes de l'animation d'un débat, depuis la préparation de l'événement en amont, jusqu'à l'animation proprement dite le jour J ; il vous livrera également tous les trucs et astuces des pros pour faire face aux imprévus. Cet ouvrage s'adresse aussi bien aux agences de communication, aux journalistes, aux formateurs qui veulent se lancer dans cette activité en plein essor, qu'aux responsables d'entreprise, aux associations, aux collectivités qui doivent absolument réussir leurs grands rendez-vous.

Lemarchand, Martine : « Gym douce en position assise »

Wild, Karen : « Que veut mon chien ? »

Ce guide simple vous permettra de construire une relation plus solide avec votre chien. Contrairement aux autres ouvrages consacrés à l'éducation canine, Que veut mon chien ? se concentre sur vos capacités en tant que maître et vous aide à acquérir 7 qualités essentielles :

1re qualité : la compréhension - 2e qualité : la communication - 3e qualité : la connaissance - 4e qualité : la motivation - 5e qualité : la stimulation - 6e qualité : la vigilance - 7e qualité : la responsabilité

En développant ces qualités, vous vivrez avec un compagnon plus agréable, plus heureux et en meilleure santé.

 

Sheldrick,Daphne : « Une histoire d’amour africaine »

Daphné Sheldrick, celle qu'on surnommera " la mère des éléphants ", voit le jour en juin 1934 dans une ferme de colons britanniques, au Kenya. Tout la prédestine à vivre au plus près de la nature, surtout son extraordinaire empathie envers les animaux. Mais rien n'annonce qu'elle se lancera à corps perdu dans la guerre contre les chasseurs d'ivoire, ni qu'elle consacrera sa vie aux bébés orphelins victimes du braconnage. Le récit de cette femme d'exception traverse le XXe siècle et rend compte des soubresauts de l'histoire : les guerres mondiales, la révolte mau-mau, l'indépendance kenyane... Il nous fait surtout partager les secrets de sa relation privilégiée avec le monde sauvage, son amour des safaris, des nuits à la belle étoile, des longs affûts dans la savane, des expéditions au cœur de la vallée du Rift, et aussi ses sentiments pour un certain David Sheldrick, pionnier de la protection de la faune africaine. En 2006, elle a été faite Dame Commander de l'Ordre de l'Empire britannique par la reine d'Angleterre. L'ouvrage, traduit en vingt et une langues, est un best-seller international.

Renard, Jean-Claude : « Les grands chefs par le menu »

Vingt et un menus, ancrés dans l'histoire de la gastronomie, et autant de portraits qui font récit. Pour rendre à cet art la littérature qu'elle mérite.

Andrieu, Emmanuelle : »Lunch box »

Les boîtes à lunch sont depuis longtemps présentes chez nos voisins étrangers. Le principe est tout simple : emporter avec soi son repas. Vous pouvez y voir un côté très ludique mais ce n’est pas pour autant dénué de sens.

Gouttry, Bruno : « J’entretiens mes boiseries »

Bruno Gouttry nous propose 10 recettes simples, naturelles, éprouvées et peu onéreuses de décapant, huiles et cires pour boiseries intérieures, vernis, lasures et laques pour boiseries intérieures ou extérieures, à faire soi-même. Pour chaque type de revêtement, il fournit les conseils de mise en œuvre, qu'il s'agisse de neuf ou de remise en état. Il propose également des sélections comparatives de produits prêts à l'emploi. Enfin, il est possible de concilier efficacité, écologie et économies.

 

 

Arts  (Classification Dewey  700 …)

 

Waresquiel, Emmanuel (de) : « Une femme en exil »

C'est une grande artiste, à la fois égérie, aventurière et passionnée, qu'Emmanuel de Waresquiel a entrepris de sortir de l'ombre. Son livre retrace la destinée romanesque d'une marginale, comme le fut à sa manière Camille Claudel. Née à Florence en 1801 et morte en exil à Florence quatre-vingt-cinq ans plus tard, en 1886. Elle appartient à la caste sulfureuse des conspiratrices, des amazones, des aventurières de l'impossible. Elle s'est battue pour une cause perdue d'avance dans le bocage vendéen, en 1832, à cheval, le pistolet à la ceinture, vêtue à la façon des hommes. Elle a été ce qu'on appelait à l'époque légitimiste, défendant la cause d'une vieille dynastie tombée une première fois le 10 août 1792, puis une seconde fois au pied des barricades de la révolution de juillet 1830. En plein XIXe siècle, elle a fait le choix difficile de l'indépendance et de l'insoumission. Sculptrice étonnamment douée, elle a transformé, dans ses ateliers de Paris puis de Florence, les idéaux de sa jeunesse en une esthétique romantique inspirée du Moyen Âge et de la Renaissance, qui lui a valu d'être remarquée et appréciée par Stendhal, Alexandre Dumas, Balzac et Théophile Gautier. On a vu en elle un Benvenuto Cellini moderne. Mais son image de pasionaria et de rebelle a nui à sa reconnaissance officielle. Aujourd'hui, comme ce fut le cas pour Camille Claudel, le temps est venu de la réhabiliter. Emmanuel de Waresquiel s'y emploie avec brio, mêlant la sensibilité de l'écrivain à la rigueur de l'historien, pour nous faire admirablement découvrir son héroïne et l'aimer à notre tour.

Debray, Régis : « Le nouveau testament à travers cent chefs-d’œuvre de la peinture »

Jésus-Christ a très tôt inspiré les artistes. Son message, sa vie terrestre si brève et si riche et, pour finir, son martyre et sa résurrection ont donné naissance à quantité de chefs-d'œuvre, dont une partie importante se trouve dans cet ouvrage.

Ce livre permet à chacun de se plonger dans les merveilles du Nouveau Testament à travers cent chefs-d'œuvre de la peinture, pour y découvrir ou redécouvrir la force et la beauté de l'un des fondements spirituels et culturels de notre civilisation.

Bennassar, Bartolomé : « Vélasquez »

Vélasquez ? À n'en pas douter un personnage hors du commun. Un gamin andalou placé en apprentissage, dont le maître fait son gendre car il en a lucidement pressenti le génie, et qui, à vingt-quatre ans, devient peintre du roi au grand dam de l'académisme dominant. Un homme qui, pendant quelque trente-cinq ans, fut le familier le plus habituel et le plus recherché du roi Philippe IV, son portraitiste attitré et celui de la famille royale, mais qui ne s'interdit aucun registre : ni la peinture de genre, ni la fable mythologique, ni le tableau d'histoire, ni le paysage, ni les images de Dieu, de la Vierge et des saints, ni le nu féminin, ni les bouffons. Un officier du palais que son roi expédia en Italie, à la chasse aux chefs-d’œuvre de l'Antiquité, puis, au soir de sa vie, jusqu'à l'île des Faisans pour y décorer le pavillon de l'acte final de la Paix des Pyrénées : un homme qui dialogua longuement avec Rubens, qui, à Rome, rencontra le Bernin et Pierre de Cortone, côtoya Nicolas Poussin et Claude Gelée tout en faisant les portraits du pape et de ses cardinaux, Un artiste dont Goya et Picasso tentent de refaire à leur manière l'œuvre majeure. Les Ménines, qui suscitent l'admiration des peintres français du XIXe siècle, dont les expositions à la fin du XXe siècle sont des événements internationaux.

Gentner, Florence : « Album d’une vie : Pierre-Auguste Renoir »

C'était un homme gai, blagueur et passionné, râleur mais d'un heureux caractère, aimant la vie et les arts, les femmes et Paris, sa famille et ses amis...

Il commença sa carrière comme peintre sur porcelaine avant d'entrer à l'atelier Gleyre et de se lier d'amitié avec Monet, Bazille et Sisley. Il partagea avec eux l'aventure de l'Impressionnisme, avant de s'en détacher pour développer sa propre manière. Après les années de misère, il connut l'aisance matérielle et la célébrité, sans jamais perdre sa simplicité. Souffrant de rhumatismes éprouvants, il se réfugia dans la chaleur des «Collettes», sa propriété du Midi, mais ne cessa jamais de peindre et de s'émerveiller malgré cette cruelle maladie.

Excellant dans les scènes de plein air, de guinguette et de fêtes populaires, il fut aussi un portraitiste sensible et subtil. Hymnes à la femme - grisette, mondaine ou employée de sa maison comme la fidèle Gabrielle - ses toiles foisonnent de couleur et de vie. Cet album, pêle-mêle d'images et de documents originaux, recrée, sous la houlette éclairée de Florence Gentner, l'univers de cet optimiste toujours modeste qui considérait la peinture comme «un métier manuel».

Ottinger, Didier : «Hopper »

En rupture avec l'académisme dominant, l'artiste a fondé un réalisme moderne, revendiquant la nécessité de s'ancrer dans une tradition américaine, émancipée de l'influence française. Après trois voyages à Paris et en Europe en 1906 - 1910 où il subit l'influence des impressionnistes, du photographe Atget... il s'installe à Greenwich Village. Il entre dans les collections du MOMA et du Whitney Museum dès 1930 et connaît sa première rétrospective au MOMA en 1933. Le catalogue révèle les différentes techniques et les diverses influences qui ont permis à Edward Hopper de conquérir graduellement son style et son iconographie, avec notamment son travail d'illustrateur, sa découverte de la gravure, de l'aquarelle.

L'ouvrage étudie enfin sa postérité et l'influence qu'il a pu jouer à son tour sur le monde de l'art, de la peinture, du cinéma et de la photographie. Peintre de l'incommunicabilité entre les êtres et de l'aliénation moderne, c'est véritablement son travail sur la lumière comme spiritualité muette qui fait de Hopper un artiste majeur.

Fauves et Expressionnistes

Vlaminck, un instinct fauve

Cook, Kathryn : « Memory of trees »

Dubost, Patrick : « Manifeste pour un théâtre moderne »

Perry-Salkow, Jacques : « Mots d’amour secrets »

Inspirés par la célèbre lettre d’amour codée de George Sand à Alfred de Musset, les auteurs ont à leur tour créé des jeux littéraires. Pour inciter les lecteurs à déchiffrer, à deux ou à plusieurs, les messages qu’ils ont dissimulés, acrostiches, ambigrammes, homophonies et autres rébus typographiques sont au rendez-vous de ce petit livre savoureux, brillant et extrêmement ludique.

 

 

Voyages  ( Classification Dewey  910 …)

0’Brien, Dan : « Rites d’automne »

Récit du sauvetage d'un des derniers faucons américains, cette chronique naturaliste est également une méditation sur la solitude, dans des décors somptueux où O'Brien a trouvé son Atlantide, tout comme son complice Jim Harrison. (Florian de Fnac Amiens)

Reza : « Chemins parallèles »

C’est l’histoire d’une parole donnée que l’on ne trahit jamais, l’histoire d’une promesse faite par un père, le grand photoreporter Reza, à son fils Delazad. Petit, ce dernier pleurait les séparations et se cachait dans les valises de son père. Attentif à la tristesse de son fils, Reza dit à l’enfant : «Quand tu auras 15 ans, nous partirons seuls, toi et moi, pour un tour du monde». En mai 2008, Delazad a 15 ans. En juillet, père et fils s’envolent donc direction Pékin, ville olympique, et décident de traverser la Chine en train jusqu’à Paris. Autrement dit, de faire leur route de la soie. À travers les textes de l’un et de l’autre et une sélection d’images rapportées de leur périple, le livre raconte l’histoire de ce voyage ; un voyage émouvant et intime comprenant de nombreux échanges entre un père et son fils.

Roger, Marc : « La méridienne Saint-Malo Bamako »

Accompagné de son âne Babel, Marc Roger traverse la France, l'Espagne, la Méditerranée, enfin l'Afrique... Il marche. Il lit.

Schultheis, Rob : « Sortilèges de l’Ouest »

Nul endroit aux États-Unis n'a autant résisté à l'avancée de la civilisation que la partie des montagnes Rocheuses qui s'étend du plateau du Colorado au Nord du Mexique. Baroudeur mélancolique, Rob Schultheis nous entraîne dans cette terra incognita entrecoupée de canyons et de terres indiennes sacrées, et nous convie à un voyage initiatique dans des régions magiques aux caprices tumultueux. Véritable conteur-né, il parcourt les paysages rares et mystérieux de l'Ouest avec le regard d'un poète à l'humour féroce.

Sortilèges de l'Ouest est l'un des plus beaux textes sur les grands espaces américains, un récit mémorable qui nous fait découvrir ces territoires familiers aux lecteurs d'Edward Abbey et où ne passe aucun touriste. Ce classique inédit en français est une ultime célébration de la "frontière" américaine et de sa démesure.

Vambéry, Armin : « Voyage d’un faux derviche en Asie centrale »

En automne 1861, Armin Vambery, linguiste et orientaliste distingué de Bratislava, quitte Constantinople pour un formidable périple. Déguisé en derviche sunnite, il rallie Trébizonde à Téhéran, où il se mêle, sous le nom de Rachid Effendi, à une caravane de pèlerins revenant de La Mecque. Puis il traverse Chiraz, Ispahan, et atteint les cités légendaires de Khiva et Samarcande. Ces contrées sont dangereuses, mais toujours son intelligence, sa sagesse et sa bonne humeur feront dévier les soupçons qui pèsent sur lui. Humour, tolérance, perspicacité : le récit de ses tribulations, paru en 1864, connut un succès retentissant.

Villemain, Tristan : « Saigon-Paris, le retour de Bucéphale »

Ils ont réussi le retour ! Cinq ans après l'exploit d'Edouard Cortès et Jean-Baptiste Flichy - Paris-Saigon en 2 CV -, Tristan Villemain et Quentin Renaud ont relevé le défi : ramener " Bucéphale " à Paris. Le témoignage savoureux d'une aventure unique. Passionné de voyages et d'aventures, Tristan, jeune Nantais de 20 ans, se lance en 2007 un défi singulier : retrouver " Bucéphale ", la 2 CV sans toit qui a permis à Edouard Cortès et Jean-Baptiste Flichy, quelques années auparavant, d'accomplir le voyage Paris-Saigon sur les pas de Guy de Larigaudie. Et la ramener à Paris, en poursuivant la route par l'autre côté du globe. Deux ans plus tard, Tristan se lance, accompagné de Quentin. D'épisodes rocambolesques en rencontres étonnantes, ils nous entraînent du continent asiatique à l'Australie, de l'Amérique du Sud aux Etats-Unis, dans un périple chaotique et insensé de 44 000 kilomètres en 2 CV, où l'humour est souvent au rendez-vous. Le témoignage cocasse et enlevé de deux jeunes routards dont l’’ antivoyage " a modifié en profondeur le regard qu'ils posaient sur le monde.

Joris, Lieve : « Les Hauts plateaux »

De Minembwe à Uvira, lieux difficiles à situer sur une carte de l’Afrique, Lieve Joris a traversé le Congo perdu de l’Est, non loin du Burundi et du Rwanda. Une marche au pays des collines vertes, là où cohabitent cultivateurs et éleveurs. Lieve Joris est allée à pied, cinq semaines durant, de village en village, dans cette région méconnue, résistante, restée à l’écart de la colonisation belge, où se côtoient des ethnies et des tendances politiques pas toujours en bonne entente. Une marcheuse, blanche, souvent la première jamais venue dans les parages, accompagnée d’un guide et de porteurs, picaresques à leur manière, dépositaires d’une valise, objet que Lieve considère comme son seul luxe, vu les conditions rudimentaires de vie de paysans, la pluie, la boue, les puces, les rats, la nourriture difficile, mais aussi les brigands possibles, les miliciens plus ou moins autonomes, les autorités pas toujours ravies de sa présence.

Des hautes collines aux abords du lac Tanganyika, Lieve Joris nous propose une variante moderne des immersions africaines des explorateurs, un résumé du Congo, sur un petit bout de carte fondamental en ce qui concerne la géopolitique de l’Est africain.

Cattelain, Anne-Marie : « Océan Indien »

Il y a les îles au ras des eaux turquoise, les villes aux noms d’explorateurs et les yeux ronds des lémuriens… Il y a la Réunion et les Comores, Maurice et Zanzibar, Rodrigues et Madagascar, les Seychelles, les Maldives… Il y a des gousses de vanille, des plages où marchent des tortues géantes et Youssama qui pêche. Il y a l’odeur du chatini de coco, une mariée parée d’or et des poissons-clowns pour amuser les plongeurs. Il y a l’océan Indien…

Cuzin, Jean-Marie : « Lure, entre chien et loup »

Randonner, peindre, écrire. Telle est l'alchimie singulière de ce livre enchanteur que proposent Jean-Marie Cuzin et Pierre Lopez. Quel auteur pouvait leur offrir meilleur univers que celui de Jean Giono pour inaugurer ce triptyque ? Quelle région pouvait se révéler plus belle terre d'inspiration que la Haute-Provence et la montagne de Lure, caressante dans ses adrets, menaçante dans ses ubacs ? Un pays entre chien et loup...

 

 

 

Histoire  (Classification Dewey 920 à 990)

 

 

Drevillon, Elizabeth : « Le secret de la roche percée »

L’héroïne de ce livre est une Indiana Jones au féminin, une paléontologue franco-brésilienne de renommée internationale : Niède Guidon. À 77 ans, elle se bat pour que l’œuvre de sa vie lui survive : le parc de la Serra da Capivara, au nord-est du Brésil, qui comprend un millier de grottes ornées abritant parmi les plus anciennes traces picturales de l’humanité.

Tout commence en 1973, quand Niède Guidon et une équipe d’archéologues découvrent dans cette région sauvage et reculée du Brésil des vestiges attestant une présence humaine. Au fil des ans, le parc révèle ses trésors et les datations se précisent, atteignant au moins 60 000 ans avant notre ère. Une révolution scientifique, car elles contredisent les thèses jusqu’alors en vogue, selon lesquelles l’Amérique a été uniquement peuplée il y a 12 000 ans par des hommes venus par le détroit de Béring. Un choc esthétique aussi, car ces peintures offrent des scènes d’une vitalité bouleversante.

Classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco en 1991, ce parc national de 130 000 hectares est aujourd’hui en proie à la convoitise des chasseurs et des propriétaires terriens voisins, qui tentent de détruire les fresques par tous les moyens. Niède Guidon, régulièrement menacée de mort, défend armes à la main ces traces uniques de nos lointains aïeux.

Elizabeth Drévillon, qui a consacré à Niède Guidon un documentaire diffusé en 2008 sur France 5, raconte le destin de cette pasionaria de la préhistoire haute en couleur et offre une plongée fascinante dans le Brésil contemporain.

Roman, Yves : « Marc Aurèle l’empereur paradoxal »

A l'âge précoce de dix ans, Marc Aurèle (121-180 après J-C), déjà héritier de l'Empire romain, consterna sa mère en lui annonçant qu'il voulait être philosophe, en porter l'habit et coucher à même le sol. Or, si l'aristocratie romaine voyait en cette tradition un idéal humain, les penseurs stoïciens avaient eux presque toujours combattu le pouvoir, parfois jusqu'à la mort.... L'auteur des Ecrits pour lui-même, sorte d'exercices spirituels, fut tout à la fois un homme de paradoxes et un extraordinaire reflet du modèle romain. Sur le plan religieux, bien que sa morale fût assez proche de celle des chrétiens, il ne les comprit jamais, et c'est sous son règne que la jeune Blandine fut jetée aux fauves dans l'amphithéâtre de Lyon. Sur le plan de la justice, il veilla toujours à prendre les décisions les plus favorables aux hommes, mais ne bouscula ni la hiérarchie sociale ni la place des esclaves. En matière militaire, enfin, cet homme de paix se mua en remarquable général en chef, commandant personnellement ses armées, pour protéger Rome et le monde romain de l'intrusion de peuples d'origine germanique ou asiatique (guerres danubiennes). En définitive, l'empereur-philosophe, qui ne fut jamais un simple théoricien, fut reconnu par ses sujets comme l'homme d'Etat romain par excellence et hissé immédiatement après sa mort au rang des dieux, même s'il avait choisi pour lui succéder un fils, Commode, qu'il savait indigne. Une biographie enlevée et brillante qui tente de sonder l'immense personnalité d'un grand Romain.

Gallo, Max : « 1944-1945, le triomphe de la liberté »

Le dernier tome de l'histoire de la 2ème guerre mondiale vue par Max Gallo. Les chapitres relatifs aux efforts déployés par de Gaulle pour que la France soit présente sur le théâtre des opérations et à l'aveuglement d'Hitler qui refuse de croire que l'Allemagne a perdu la guerre sont parmi les plus intéressants. A lire pour ne pas oublier de quelle inhumanité est capable l'homme. (Avis d’un client sur Fnac)

Hollander-Lafon, Magda : « Quatre petits bouts de pain »

Magda Hollander-Lafon avait 16 ans en 1944, année de sa déportation à Auschwitz-Birkenau. Le reste de sa famille n’en réchappera pas. Arrachées à cette expérience de la mort, ces pages sont nées d’une longue traversée tissée de renaissances. La première eu lieu lorsqu’une mourante donna quatre bouts de pain à l’adolescente en lui disant : « Tu es jeune, tu dois vivre. » D’autres moments de grâce l’aideront à survivre. Plus qu’un témoignage, c’est une méditation sur la vie que nous offre cette femme rescapée des ténèbres. Elle nous invite à la joie, une joie ravie à la désespérance, volée à l’enfer qui a failli l’engloutir. C’est aussi un vibrant appel à devenir créateur de sa vie qu’elle adresse à chacun de nous.

Cette grande dame audacieuse témoigne qu’on peut transformer ses ténèbres en joie de vivre. Astrid de Larminat, Le Figaro littéraire.

Un livre lumineux, plein de vie, d’espoir et de foi. Éliette Abécassis, Le Monde des religions.

Favier,Jean : « Le roi René »

Etonnant personnage que ce René d’Anjou, et étonnant destin. Prince des fleurs de lis puisqu’il descend de Jean le Bon, il paraît devoir jouer un rôle de premier plan sur l’échiquier européen. Des héritages le font duc d’Anjou et comte de Provence, duc de Bar, mais aussi roi de Jérusalem et de Sicile, ce qui veut dire roi de Naples. Son mariage le fait duc de Lorraine. Il se verra roi d’Aragon, voire de Hongrie. Et il est le beau-frère de Charles VII, l’oncle de Louis XI. Il se montre courageux à la guerre. C’est un chevalier. Mais la chance n’est pas pour lui. Il ne lui restera que l’Anjou et la Provence.

C’est là qu’il trouve le bonheur, entre Angers et Saumur, entre Aix et Tarascon Il se soucie de tout dans le détail, de la rédaction de la coutume comme de la qualité de son bétail, de l’entretien des forêts comme de la plantation des vignes, du décor des chambres comme de l’adduction d’eau courante. Attentif aux besoins des plus humbles, il laissera le souvenir du « bon roi René ».

Il aime la fête, la musique, les parures somptueuses. S’entourant d’artistes parmi les plus grands, il inspire les peintres et les enlumineurs comme les brodeurs et les orfèvres. Il passe commande, il achète, il offre. Poète de talent, il compose un Livre du Cœur d’Amour épris dans la tradition de l’amour courtois.

Coulet, Noël : « Les protestants entre exil et espoir »

Petitfils, Jean-Christian : « Le véritable d’Artagnan »

 Tous pour lui!  HELENE de FNAC Lille Jean-Christian Petitfils nous raconte la vraie histoire de ce gascon devenu mousquetaire, geôlier de Fouquet, gouverneur de Lille, de ses relations avec le Roi, et des dessous de la politique de l'époque. Loin de la légende de Dumas, c'est une vie passionnante que nous découvrons.

 

Breteuil, Louis Nicolas : « Lettres d’amour, mémoires de cour, 1660-1715 »

Louis Nicolas, baron de Breteuil (1648-1728) fut un homme comblé. Esprit libre et pénétrant, séduisant et séducteur, ce cadet d'une illustre lignée obtient en 1699 la charge d'introducteur des ambassadeurs et des princes étrangers qu'il conservera jusqu'en 1715. Pénétrer à Versailles avec lui, c'est entrer dans le royaume des symboles. Au travers de ses descriptions, il démonte les mécanismes du système de cour, de cette vie de perpétuelle représentation, tout en mettant en scène le roi, les princes, les princesses et les courtisans. Pas un geste, pas une attitude, pas un mot qui ne soient dictés par l'étiquette dont le roi est le grand maître et Breteuil, le grand prêtre. Cependant ces fonctions n'empêchent pas le baron de Breteuil de mener une existence passionnée: il est le héros de deux histoires d'amour immortalisées par un roman qui compte parmi les chefs-d’œuvre de la littérature du XVIIe siècle et reste un témoignage essentiel sur l'expression des sentiments amoureux à cette époque. Des textes aussi différents que ceux que nous réunissons ici (un roman, des lettres et des mémoires) expriment la complexité d'un homme du grand siècle qui ne se laisse pas enfermer dans le carcan des idées de son temps.

Maspero, François : « L’honneur de Saint-Arnaud »

Ce livre conte la très édifiante histoire d'un maréchal de France, de son vivant couvert d'honneurs. En réalité, massacres et appât effréné du lucre furent les seuls ressorts de sa vie : pour Victor Hugo, " Ce général avait les états de service d'un chacal."Achille de Saint-Arnaud construit sa carrière sur la conquête de l'Algérie. Après la prise de Constantine, il se vante : " Je me sentais un peu boucher. " Avec d'autres généraux, il applique la stratégie de la terre brûlée pour affamer les populations, et les " enfumages " pour exterminer tous les habitants de villages algériens dans des grottes. Lors du coup d'État du 2 décembre, il massacre les Parisiens au canon .Mais cette chronique n'est pas une simple biographie. C'est un pan de la face noire de l'histoire de France du XIXème siècle qui se découvre.

Martin-Fugier, Anne : « Une nymphomane vertueuse. L’assassinat de la duchesse de Choiseul-Praslin »

Le 18 août 1847, la duchesse de Choiseul-Praslin, qui porte l’un des plus grands noms de France, fut sauvagement assassinée. Le coupable était son mari, qui parvint à avaler de l’arsenic avant d’être emprisonné et mourut sans avoir reconnu son crime. L’institutrice des enfants, Mlle Deluzy, supposée maîtresse du duc, fut arrêtée comme complice.

Qui était la duchesse Fanny ? Une femme de quarante ans, mère de dix enfants, enlaidie par l’obésité mais encore amoureuse de son mari, trompée et frustrée, ou une épouse dominatrice, possessive et envahissante ? Qui était le duc Théobald ? Un père attentif à ses enfants, ou un faible poussé à bout par les exigences sexuelles de sa femme ? Qui était l’institutrice Henriette ? Une femme indépendante et cultivée, ou une aventurière ?

Ce drame effrayant et énigmatique, dont l’opinion publique s’empara à grand bruit, ébranla le trône de Louis-Philippe, qui devait s’effondrer six mois plus tard. Le récit d’Anne Martin-Fugier fait apparaître, autour des trois protagonistes, des contemporains comme la comtesse de Boigne, Valentine Delessert, Victor Hugo ou Victor Cousin, et, sous sa forme la moins reluisante, tout un pan de la Haute société de la monarchie de Juillet, contemporaine de Stendhal et de Balzac.

 « Les rares questions qui viennent à l'esprit à la découverte de ce fait divers restent sans réponse. Aucune hypothèse, aucune réflexion. » (Commentaire client-Amazon)

Gelly, Violaine : « Charlotte Delbo »

Charlotte Delbo (1913-1985) est non seulement l’un des écrivains de la littérature dite des camps les plus étudiés dans les pays anglo-saxons, où elle est considérée à l’égal de Primo Lévi, mais une femme au destin exceptionnel. Issue d’une famille modeste, elle poursuit des études de philosophie à la Sorbonne et adhère aux Jeunesses communistes, où elle rencontre Georges Dudach qu'elle épouse en 1936. En 1939, elle fait la connaissance de Louis Jouvet, devient son assistante et sa confidente. Une rencontre intellectuelle décisive, qui place le théâtre au cœur de son expression. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle s’engage dans la résistance avec son époux. Ce dernier est arrêté et fusillé. De leur dernière entrevue, Charlotte tirera, vingt ans plus tard, une pièce de théâtre. Le 17 août 1942, Charlotte Delbo est déportée dans un convoi de prisonnières politiques françaises à Auschwitz-Birkenau puis Ravenbsbrück. Libérée le 23 avril 1945, elle est rapatriée en France en mai. Après la guerre, son combat continue. Elle travaille à l’ONU et, à partir des années 1960 et la parution de la trilogie Auschwitz et après, elle ne cesse plus d’écrire : textes brefs, poèmes en prose, pièces de théâtre (sur les massacres dans la Grèce des colonels, les procès contre les autonomistes basques), construisant progressivement une œuvre discrète mais majeure qui, mêlant témoignage et littérature, accorde une place de premier ordre aux femmes.

Rayski, Benoît : « L’affiche rouge »

Ils étaient jeunes, à peine sortis de l'adolescence, beaux, courageux bien sûr, et juifs pour la plupart. Ils étaient vingt-trois et vingt-deux d'entre eux furent fusillés par les nazis le 21 février 1944 au mont Valérien, tandis que la seule femme du groupe, Olga Bancic, sera décapitée quelques mois plus tard à Stuttgart. L'affiche aux couleurs de sang, placardée sur les murs de France par la propagande allemande, montrait leurs visages torturés et les stigmatisait comme une repoussante " armée du crime ". De leur combat : héroïque, Aragon fit un poème chanté par Léo Ferré. Un ` mythe était né. Ce récit superbe évoque le monde d'où ils venaient : le 11e arrondissement de Paris, quartier populaire juif et rouge, les bals du 14-Juillet, les jeunesses communistes, le yiddish qu'ils apprenaient après l'école. Et surtout la France qu'ils aimaient tant. Immigrés certes, étrangers évidemment, mais français, très français, comme plus personne n'ose l'être aujourd'hui. En veilleur inlassable doublé d'un essayiste brillant, Benoît Rayski, dont le père dirigeait la section politique des FTP-MOI, l'organisation militaire du Parti communiste pour les étrangers, ressuscite, le temps d'un livre, ce monde englouti, bouleversant de chaleur et de générosité. Un voyage qui permet de capter un peu de la lumière qui illuminait les vingt-trois de l'Affiche rouge.

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 12:26

Bibliothèque Municipale de Puget

Coup de Projecteur n°78

Nouvelles acquisitions

 

Juillet – Août 2014

 

 

 

Aguillon, Arlette : « L’assassin est à la plage »

« Un suspense bien mené, rythmé par un humour délirant, ainsi court le talent exceptionnel de cette auteure que je ne connaissais pas et qui m’a procuré quelques heures d’un immense plaisir. Un des tous meilleurs polars que j’aie lus ces derniers temps et que je recommande chaudement. Remède infaillible contre la morosité. »

(Avis client sur Amazon)

Carletti, Luigi : « Six femmes au foot »

La foule est dense et fébrile, le bruit assourdissant, l'ambiance lourde d'attente. Le match opposant les deux clubs milanais rivaux, le Milan AC et l'Inter, est un des grands événements de la saison. Alors que, sur le terrain, les deux équipes s'échauffent, les supporters exhortent leurs idoles avec ardeur. Dans la cohue, il y a aussi des femmes. La plupart se contentent d'accompagner leur mari par devoir. D'autres sont là par passion. Mais certaines ne sont pas venues pour voir le match. Elles ont une mission à accomplir, un compte à régler, un homme à guetter, à démasquer, à tuer peut-être. Déterminées, elles attendent. Ce stade en transe est à l'image de l'Italie d'aujourd'hui. Et humour à revendre.

Gallo, Max : « La chute de l’empire romain »

Ve siècle. Galla Placidia, fille, sœur et mère d’empereur, erre dans les rues de Ravenne menacée par les hordes de Barbares. Dans la touffeur de ce mois d’août 440, elle se souvient. Elle se souvient de sa jeunesse, du temps où Rome dominait encore, où Rome était un empire. Elle se souvient des premières invasions barbares déferlant en vagues par-delà le Danube, des compromissions des dirigeants romains, de la déliquescence de la haute société.

Alors que les Barbares sont aux portes de la Ville éternelle, qu’elle est écartée du pouvoir, Galla tente de comprendre comment le plus puissant empire d’Occident et d’Orient a pu en arriver là. En se mettant dans les pas de cette héroïne douloureuse, obnubilée par la grandeur de Rome, Max Gallo s’interroge sur la décadence des peuples et le mécanisme irrémédiable qui conduit à la chute d’une civilisation.

Kahn, Michèle : « La clandestine du voyage de Bougainville »

Rochefort, le 23 décembre 1766. Déguisée en jeune homme, car il est interdit aux femmes de monter à bord d'un navire royal, Jeanne Baret embarque sur L'Etoile, l'un des deux vaisseaux de la flotte de M. de Bougainville. Lorsqu'elle a appris que son amant, Philibert Commerson, était invité à se joindre au voyage de Bougainville, elle n'a pas hésité longtemps. Et la voilà aujourd'hui bien décidée à le suivre contre vents et marées jusqu'au bout du monde. Jeanne est une jeune paysanne qui a le don de guérir le mal par les plantes, Philibert un naturaliste renommé. Leur amour fou les a déjà obligés à quitter le Morvan et à s'enfuir ensemble à Paris. Pas question pour elle de le laisser maintenant partir seul à la découverte de territoires extraordinaires, de peuples, d'animaux et de plantes inconnus ! Que de stratagèmes il lui faudra déployer pour paraître ce qu'elle a décidé d'être : le valet de M Commerson ! Elle devra tenir son rang parmi les hommes d'équipage, résister aux périls qui se multiplient sur les mers du Sud. Sa folle passion et son insatiable curiosité lui font accomplir des prodiges, et elle passe bientôt pour un homme plus fort que les autres. Mais combien de temps encore pourra-t-elle dissimuler sa féminité ? La Clandestine du voyage de Bougainville, c'est l'histoire incroyable et vraie d'une femme extraordinaire qui, par amour, décida de braver tous les interdits et de prendre tous les risques. « Une plongée dans les temps héroïques de la marine à voile. Ouvrage instructif sur les découvertes de la flore outre-Atlantique, très documenté mais d'une lecture facile et convenant à tous les publics » (Commentaire client sur Amazon)

Millar, Margaret : « Angoisses »

Tout l'art de Margaret Millar est de concevoir des intrigues qui flirtent avec la folie, la perversion, les machinations les plus tordues, ce qui leur confère une ambiance très étrange. « La Femme de sa mort » : une femme est accusée du meurtre de l'homme qu'elle fréquentait. Mais l'auteur se garde bien de l'innocenter, et explore d'autres pistes.  « Un étranger dans ma tombe » : une femme fait un rêve dans lequel elle est morte depuis quatre ans. Que cache la mystérieuse date de décès inscrite sur la tombe ? « Au violeur ! » : Une fillette disparaît. Quelle intuition a poussé un homme à la surveiller, alors qu'il la connaît à peine ? « Le Territoire des monstres »traduit par Jean-Patrick Manchette, fit grand bruit lors de sa parution en France en 1972. Considéré comme un sommet du roman de suspense psychologique, il nous plonge dans une ambiance tendue entre le racisme et la haine familiale : Californie du Sud, à la frontière mexicaine, terre de migrants et de clandestins. Un homme a disparu sans laisser de trace un an auparavant, et une action en justice est entreprise par sa jeune veuve pour qu'il soit déclaré officiellement mort. L'inconnu, au fil de l'enquête, se montre sous un jour nouveau. Ces quatre romans sont suivis de six nouvelles. Margaret Millar y montre qu'en plus de son talent à tenir le lecteur en haleine, elle n'était pas dépourvue d'humour.

Murari, Timeri : « Le cricket club des talibans »

En 2000, à Kaboul. Le gouvernement islamique impose sa férule à la population, pratiquement tout est interdit, journaux, distractions, jeux, etc. Mais voilà qu'il annonce vouloir promouvoir le cricket, pour prouver à ses opposants que l'Afghanistan peut aussi être une nation sportive. La meilleure équipe ira se perfectionner au Pakistan - ce que certains voient tout de suite comme une possibilité de s'enfuir. Mais il faut d'abord connaître les règles du cricket et s'entraîner. Bien sûr, c'est strictement interdit aux femmes. Or la jolie Rukhsana a joué autrefois en Inde... Au prix d'incroyables ruses, subterfuges et déguisements, elle va mettre sur pied une équipe composée de son frère et de leurs cousins, tous bien décidés à se libérer du joug des talibans. Y parviendront-ils et que risque-t-il d'arriver à Rukhsana l'intrépide, la rebelle ? « Titre parfait aussi attirant et surprenant que le récit! Livre lu d'une traite, vraiment, impossible de le lâcher avant la fin! Style classique, mais l'histoire! La vision derrière la burqa ou à l'intérieur des maisons Afghanes, des passages durs, mais de l'humour, de l'amour, de l'amitié, de la solidarité.... » (Commentaire client sur Amazon)

Ormesson, Jean (d’) : « Comme un chant d’espérance »

Avec l’âge, l’immortel Jean d’Ormesson se sent de plus en plus mortel, mais aussi de plus en plus enchanté et étonné par cette parenthèse miraculeuse que forme toute existence. Dans ce texte très personnel, l’académicien nous offre un discours introspectif, qui interroge sa spiritualité et ses croyances à l’aune du savoir scientifique le plus récent. Usant d’une érudition aussi solide que variée, l’ancien directeur du Figaro nous offre un livre d’une grande richesse et d’une belle profondeur. Au fil des mots, l’auteur s’enchante que tout soit possible, et surtout le plus invraisemblable.    « Comme un chant d’espérance » est un récit que Jean d’Ormesson qualifie lui-même d’inspiré, répondant à un impératif intérieur qui poursuit avec brio cette tradition littéraire très française des moralistes. Un ouvrage et une écriture allant à l’essentiel, qui magnifie aussi le livre comme objet de dialogue, de rencontre et d’introspection. « Très bel ouvrage. Une histoire de l'Univers expliquée par l'éclectique d'Ormesson vaut bien des cours de philo...Livre empreint de réflexion et de poésie sur de grands thèmes, tout ceci agrémenté d'une dose de culture à laquelle on ne dit pas non (comme toujours chez Jean d'O). Ceci dans un style clair et épuré, de courts chapitres qui valent la peine d'être médités grandement. Et surtout un regard humble, jeune et plein d'espoir de la part de cet illustre immortel. » (Commentaire client sur Fnac)

Portes, Jacques : « Itinéraire d’un cow-boy français »

Ce récit d'une aventure hors du commun nous permet de mieux comprendre, dans toute sa complexité, le phénomène du dépaysement et de l'appropriation d'une nouvelle culture - quand chacun se faisait l'artisan de son propre rêve américain – Frédéric de Fnac Paris -Ternes –

Punke, Michael : « Le revenant »

« Le Revenant est une histoire vraie qui s’est déroulée au début du 19ème siècle, en Amérique du nord. Hugh Glass, un trappeur chevronné, est attaqué par un grizzly. Les terribles blessures infligées par le plantigrade sont apparemment mortelles. Ses compagnons, qui le croient à l’agonie, l’abandonnent en pleine nature hostile, seul et sans arme. Puisant dans des ressources insoupçonnées, Glass va survivre, soigner ses plaies béantes, réapprendre à marcher et parcourir des centaines de kilomètres dans l’espoir d’assouvir sa soif de vengeance. » (Commentaire client sur Amazon)

Willocks, Tim : « Les douze enfants de Paris »

23 août 1572. De retour d’Afrique du Nord, Mattias Tannhauser, chevalier de Malte, arrive à Paris. Il doit y retrouver sa femme, la comtesse Carla de La Pénautier, qui, enceinte, est venue assister au mariage de la sœur du roi avec Henri de Navarre. À son arrivée, Mattias trouve un Paris en proie au fanatisme, à la violence et à la paranoïa. La tentative d’assassinat contre l’amiral de Coligny, chef des réformistes, a exacerbé les tensions entre catholiques et protestants. Introduit au Louvre par le cardinal de Retz, Mattias se retrouve bientôt au cœur des intrigues de la Cour et comprend très vite que le sang va couler dans les rues de Paris. Dans une capitale déchaînée, où toutes les haines se cristallisent, Carla est impliquée au même moment dans une terrible conspiration. Plongé dans un océan d’intrigues et de violences, Mattias n’aura que quelques heures pour tenter de la retrouver et la sauver d’un funeste destin. Tim Willocks est sans aucun doute l’un des plus grands conteurs de notre temps. Avec un souffle épique qui évoque Alexandre Dumas, il nous donne ici un roman inoubliable qui, se déroulant sur vingt-quatre heures, capture toute la folie d’un des plus terribles épisodes de l’histoire de France.

« Très bon livre je n'ai pas pu m'arrêter de le lire, très prenant une vision de la St. Barthélémy sûrement pas si éloigné que ça de la réalité. » (Avis client sur Amazon)

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 11:42

Bibliothèque Municipale de Puget

Coup de Projecteur n°76

Prêt de la Bibliothèque départementale

 

 

 

Bibliobus du 16 Mai 2014

 

ROMANS

 

Littérature de langue anglaise :

 

Brown, Dan : « Anges et démons »

Nouveau défi insensé pour Robert Langdon. Après Paris, le Louvre et ses mystères, le célèbre professeur d'iconologie religieuse à Harvard se retrouve cette fois-ci embarqué, malgré lui, à bord d'un futuriste jet supersonique direction la Suisse. Plus précisément Genève et le siège du CERN (Centre Européen pour la Recherche Nucléaire) où le cadavre de Leonardo Vetra, prêtre catholique doublé d'un éminent physicien, vient à peine d'être découvert. Sur le torse de la victime est gravé au fer rouge le symbole " Illuminati ", du nom d'une antique confrérie secrète persécutée par l'église catholique et officiellement disparue depuis quatre siècles. Une organisation dite satanique – dans le sens où elle s'opposait aux principes de l'Église quant à l'origine du Big Bang – et dont Galilée ou Le Bernin furent d'éminents représentants. Plus inquiétant, il semblerait que cette caste miraculeusement ressuscitée ait dérobé un conteneur d'antimatière, à ce jour la plus phénoménale source d'énergie répertoriée dans l'univers !

Dennis, Patrick : « Tante Mame »

La vie de Tante Marne, femme imprévisible et fantasque, a toujours été régie par un principe intangible : la liberté. Et c'est bien ce qu'elle compte inculquer à son neveu Patrick, qu'elle vient tout juste de recueillir. Alors, exit l'éducation conventionnelle, le jeune garçon va se voir ouvrir les portes d'un monde où passion et exubérance sont reines.

Dick, Philip Kindred : « Rapport minoritaire »

En 2054, grâce à l'agence gouvernementale Précrime, le monde est devenu plus sûr : les criminels sont arrêtés et jugés avant d'avoir commis leur forfait. Mais un jour John Anderton, un agent de Précrime, se retrouve accusé du futur meurtre d'un homme qu'il n'a même jamais rencontré. Pour prouver son innocence, il devra mettre la main sur le rapport minoritaire...

Ferraris, Zoë : « La Disparue du désert »

Un fiancé, un train de vie luxueux, une famille aimante : Nouf a tout abandonné pour s'enfuir dans les dunes du désert d'Arabie saoudite deux jours avant ses noces. Lorsque les équipes lancées à sa recherche retrouvent la jeune fille, il est déjà trop tard. On conclut à un accident, mais le frère de Nouf demande à un ami, Nayir, d'enquêter sur la mort de sa soeur. Déterminé à lever le voile sur cette affaire, cet homme d'action, plus à l'aise dans le silence des dunes qu'en présence des femmes, va trouver en Katya, médecin légiste à la beauté troublante, une alliée inattendue. Une quête de vérité qui va les mener du désert et de ses mirages au dédale de la cité de Djeddah et ébranler leurs certitudes à jamais...

« La Disparue du désert est un roman policier captivant, dont la principale originalité est lié à sa situation géographique. Dans un pays ou règnent de nombreux tabous, de multiples interdits religieux et une ségrégation des sexes quasi absolue, une enquête policière autour de l'assassinat d'une jeune fille n'a rien de simple, comme ne tardent pas à le découvrir les deux protagonistes de cette histoire. Un roman policier excellent, et peut-être le début d'une série? » (Commentaire d’un client sur Amazon)

Fielding, Joy : « Rue des mensonges »

Jamie cherche à tout prix à échapper à la banalité de sa vie. Alors quand elle rencontre Brad, elle étanche sa soif d'amour et de reconnaissance entre les bras de cet inconnu aux airs d'homme idéal. Lui aussi a des projets pour elle... Quand il lui propose de partir à la rencontre de son fils, Jamie fonce tête baissée. Un aller simple vers l'enfer.

Joy Fielding a soumis sa première nouvelle à un magazine à l'âge de huit ans. Aujourd'hui, elle est un auteur mondialement reconnu de best-sellers, et la reine du thriller psychologique. Canadienne, elle partage sa vie entre Toronto et Palm Beach. Mariée, elle a deux filles.

Hemingway, Ernest : « Fifty grand »

Les trois nouvelles présentées dans ce livre sont extraites de Men Without Women (Hommes sans femmes), recueil dans lequel Hemingway réunit en 1927 quelques-uns de ses écrits, dont certains ont déjà été publiés dans des revues

Hill, Robert : « Tout est bien qui finit »

Publicitaire chevronné installé en Oregon, Robert Hill a choisi de célébrer l'amour conjugal en milieu bourgeois. Et son premier roman est une savoureuse surprise. De l'alcôve à la cuisine en passant par le salon, il analyse et observe, avec ce qu'il faut d'humour et de gravité pour accompagner pendant vingt ans un couple à travers les aléas du mariage. Narrateur attendri par ses personnages, il leur donne la parole à tour de rôle. Il le fait avec tant d'habileté qu'on se rend à peine compte de cette alternance tandis que les profils se précisent, que les années passent, que les bonheurs s'accumulent, autant que les nuages. L'histoire de ce bonheur n'exclut pas, on le voit, les moments tendus et dramatiques, mais ce qui la rend délectable c'est l'efficacité de la prose - soutenue par une brillante traduction - et l'acuité du regard. (Jean Soublin - Le Monde du 7 décembre 2007)

Lee, Rebecca : « La ville est une marée montante »

Enfant, à Pékin où elle a grandi auprès de parents missionnaires, Justine Laxness a rencontré l'amour - Peter, vingt-huit ans, Américain lui aussi et passionnément épris d'une autre : la gouvernante chinoise de Justine. Qu'importent la différence d'âge, ou la solitude d'un amour non partagé, Justine aimera Peter à jamais, silencieusement, aveuglément, avec toute l'obstination d'une petite fille.

Quelques années après, désormais installée à New York, la jeune femme gère les finances de la fondation Aquinas, l'organisation caritative de Peter pour qui elle vibre toujours d'une passion secrète et invisible. Or voici que la ruine menace la fondation : Justine vole à la rescousse et plonge sans hésiter dans l'illégalité pour sauver Peter, qui n'en demandait pas tant...

Sous la plume vive de Rebecca Lee, le drame de Justine, la narratrice, nous emporte dans une mosaïque de paysages - des eaux du Yang-Tsé à la jungle urbaine de Manhattan - et de sensations - de l'ironie au pathétique, de la sécheresse au lyrisme.

Profondément original, La ville est une marée montante est le récit, souvent drôle et toujours poétique, d'une passion sans retour et de ses conséquences dévastatrices.

Professeur de littérature à l'Université de Caroline du Nord, Rebecca Lee signe ici son premier roman.

Levine, James A : « Le cahier bleu »

Batuk est âgée de neuf ans à peine quand son père, un paysan du Madya Pradesh, la vend à un bordel d'enfants de Common Street, à Bombay. Jetée en pâture aux désirs pervers des notables de la ville et des policiers pédophiles, la petite prostituée parvient, six années plus tard, à subtiliser un crayon à sa patronne. Et se met à couvrir les pages d'un cahier bleu auquel elle confie le quotidien épouvantable de son esclavage sexuel. Dans ce journal intimiste, désespéré, expiatoire, Batuk écrit tous les jours avec ses mots d'enfant sacrifiée. Et, dans son cahier bleu, Batuk finit par s'inventer des héros fantastiques qui viendront peut-être, un jour, la libérer... Mais, une nuit, un taxi blanc s'arrête devant sa prison...

Munro, Alice : « Trop de bonheur »

« Comme des faits divers aux personnages pleins de fragilités et d'humanité , de force et de faiblesse , heureuse de découvrir cette auteure que je ne connaissais pas et que je découvre grâce à son Nobel . » (Commentaire d’une lectrice sur Amazon)

Oates, Joyce Carol : « Le mystérieux Mr Kidder »

Originaire d’une petite ville miteuse, Katya Spivak passe l’été à faire du baby-sitting dans le quartier huppé de Bayhead Harbour, New Jersey. Elle oscille entre la naïveté de ses seize ans et le cynisme d’une gamine élevée à la dure. Quand le vieux et distingué Mr Kidder l’aborde courtoisement, elle réagit avec la méfiance polie qui convient. Pourtant, peu à peu, elle se laisse séduire par la générosité insolite du vieil homme. Mais derrière sa gentillesse, sa richesse et ses talents artistiques, qui est vraiment Mr Kidder ? Qu’attend-il de Katya ?

Née en 1938, Joyce Carol Oates, professeur de littérature à l’université, est une nouvelliste et romancière prolifique récompensée par de nombreux prix littéraires.

Richler, Mordecai « Survivre »

Mordecai Richier, comme nombre de ses personnages, a été profondément marqué par les mœurs colorées et solidaires du quartier de Montréal où il a grandi. Devenu écrivain, il a créé un quartier imaginaire, décalqué de celui de son enfance. Longtemps après les avoir quittées, Richier a continué à respirer l'air de ces rues, à s'en souvenir sous tous ses angles, à s'en remémorer tous les sons, toutes les odeurs. Puis, pendant cinquante ans, il s'est employé à les recréer dans ses livres. Roth, Philip : « Pastorale américaine »

« Ce roman aux descriptions très détaillées, formidable dissection d'une relation parent-enfant, est le testament de la génération de l'après-guerre, qui a connu une ascension sociale fulgurante dans les « trente glorieuses » et des relations si instables avec ses enfants baby boomers et soixante-huitards; tant d'illusions et tant de désillusions. Bref, une page de l'histoire des Etats-Unis et de l'occident à travers le destin d'un père, de sa fille. L’écriture est riche et captivante, l'histoire dirigée lentement mais surement par un auteur au sommet de son art.

Cette « pastorale » est tout simplement un roman énorme et explique pourquoi de nombreux américains attendent pour Philip Roth le prix Nobel... » (Commentaire d’un lecteur sur Amazon)

Shreve, Anita : « Le tumulte des vagues »

A vingt-neuf ans seulement, Sydney est divorcée de son premier mariage et veuve du second. Elle décide d'arrêter ses études et répond à la petite annonce des Edwards qui cherchent un professeur particulier pour leur fille. Le temps d'un été, elle s'installe dans leur villa au bord de l'océan. Arrivent les fils Edwards, venus pour les vacances : Ben, l'agent immobilier, et Jeff, le professeur d'université, qui est fiancé. Fascinés par la jeune femme, ils vont l'entraîner dans un bain de minuit qui détournera le cours de leurs existences..

Steinbeck, John : « Le poney rouge »

« Voilà bien longtemps que je n'avais pas lu du John Steinbeck (je garde d'excellents souvenirs des "Souris et des hommes", "des Raisins de la colère")

Encore une fois, Steinbeck nous fait vivre une belle aventure en nous relatant 3 épisodes de la vie d’un jeune garçon prénommé Jody : des descriptions de la vie américaine, des grands espaces : absolument magnifique !!!

Je le conseille à tous (plus à partir de 10 ans car certains extraits relatent des évènements pas toujours faciles à aborder, tel que la mort...qui paraît toujours injuste...) (Commentaire d’un lecteur sur Amazon)

Stockett, Kathryn : « La couleur des sentiments »

Jackson, Mississippi, 1962. Dans quelques mois, Martin Luther King marchera sur Washington pour défendre les droits civiques. Mais dans le Sud, toutes les familles blanches ont encore une bonne noire, qui a le droit de s'occuper des enfants mais pas d'utiliser les toilettes de la maison. Quand deux domestiques, aidées par une journaliste, décident de raconter leur vie au service des Blancs dans un livre, elles ne se doutent pas que la petite histoire s'apprête à rejoindre la grande, et que leur vie ne sera plus jamais la même.

Alexandra, Belinda : « le Gardénia blanc »

Anya, petite fille russe exilée en Chine, a treize ans lorsque son père meurt accidentellement. Orpheline, elle est envoyée chez un ami à Shanghai, où elle découvre le luxe et la vie facile. Mais sa rencontre avec Dimitri va une nouvelle fois faire basculer son existence. Alexandra Belinda nous livre un magnifique roman plein de souffle et d'exotisme, fortement influencé par l’histoire de sa famille.

« Un chef d'oeuvre qui nous emporte jusqu'à la dernière page, impossible à lâcher avant la fin. Les personnages sont attachants et l'intrigue bien menée, on ne voit pas passer les 600 et quelques pages! » (Avis d’une internaute sur Fnac)

Cartland, Barbara : « Impératrice d’un jour »

En portant secours à une cavalière tombée de sa monture, Gisela Musgrave ne s'attendait pas à faire la connaissance de l'impératrice Elisabeth d'Autriche, dite Sissi ! Les deux femmes sympathisent et se rendent compte qu'elles sont parentes, ce qui expliquerait leur ressemblance physique. Sissi ne tarde pas à profiter de la coïncidence. - Si vous alliez à ma place chez le vieux lord Quenby ? Il est à moitié aveugle, il ne se rendra compte de rien. Je pourrai continuer à chasser dans la région. Comment décevoir une si charmante personne ? Mais ô surprise ! Le vieux lord est mort, et c'est face à son héritier que Gisela se retrouve. Hugo Quenby est beau, cynique, arrogant... et il accueille " l'impératrice " d'une pluie de reproches !

Kelly, Erin : « L’arbre au poison »

Au cours de l’été étouffant de 1997, Karen, étudiante brillante et studieuse, rencontre Biba, fascinante orpheline qui mène une existence bohème dans un hôtel particulier délabré de Highgate, en compagnie de Rex, son frère énigmatique. Aussitôt, elle se laisse entraîner dans leur univers. Toutefois, des événements terribles se préparent, dont l’issue va se révéler fatale…

Lessing, Doris : « Filles impertinentes »

Avec Filles impertinentes Doris Lessing nous livre le récit poignant de sa genèse et de sa jeunesse. Elle s'y dévoile sous un jour nouveau et met toute sa puissance de conteuse au service d'un sujet universel: les relations mère-fille. Mordant, plein d'esprit et porté tout au long par une franchise hors du commun, Filles impertinentes est également l'autoportrait saisissant d'un des écrivains les plus libres de son époque.

O’Brien, Edna : « Saints et pécheurs »

Saints et Pécheurs est un recueil de onze nouvelles, qui toutes attestent de l'éblouissant talent d'Edna O'Brien. Qu'elle évoque, à travers la figure de Rafferty croisé dans un pub, ces Irlandais venus à Londres creuser les canalisations dans Rois de la pelle ; qu'elle explore le trouble de la sexualité chez une vieille logeuse avec Pécheurs ; qu'elle pointe, dans Georgette verte, la déception d'une petite fille venue avec sa mère rendre visite aux habitants d'un manoir avec des rêves de chaussures vernies et de dîners raffinés plein la tête ; qu'elle suive la cavale d'un activiste politique dans Fleur noire ou qu'elle entraîne son lecteur, avec Vieilles Blessures, la dernière et la plus poignante des nouvelles du recueil, sur les traces du cimetière familial, la grande dame irlandaise est en pleine possession de ses moyens narratifs pour dire les contradictions et les obsessions de ses personnages..

 

 

Littérature d’autres langues

 

Appelfeld, Aharon : « La chambre de Mariana »

« Pendant la Seconde Guerre Mondiale, dans le ghetto juif d'une petite ville d'Ukraine, la mère d'Hugo, pharmacienne généreuse et très aimée des habitants, confie son fils à Mariana, une ancienne camarade de classe qui travaille maintenant dans une maison close. Les Allemands traquent les juifs pour les envoyer dans des camps de concentration. Ceux-ci se cachent et dissimulent leurs enfants comme ils peuvent souvent en les confiant à des amis ou à des proches, ceux qu'on appellera plus tard « Les Justes ». Hugo devra donc vivre dans un réduit sans fenêtre et sans chauffage pendant que Mariana recevra ses clients. Il ne pourra accéder à la chambre que quand Mariana sera seule. Toute l'existence de l'enfant est donc suspendue aux bruits qu'il entend, aux scènes qu'il devine à travers la cloison. Dans la peur et l'angoisse, il fait la découverte des massacres en train de se perpétrer ainsi que celle des mystères du sexe tarifé. Un jour, la Wehrmacht reflue et l'Armée rouge arrive. Panique dans le bordel, il faut fuir car il est à craindre que les Russes passent par les armes les prostituées coupables d'avoir couché avec des Allemands... »

(Commentaire sur Amazon)

Appelfeld, Aharon : « Et la fureur ne s’est pas encore tue »

Bruno Brumhart a cinquante ans. L'heure des bilans. Sa vie ressemble à un long cauchemar: les ghettos, la déportation, les camps, l'errance. Et puis le temps précieux de la halte, dans un château près de Naples, avec les autres déportés. Lieu des désespoirs, des rages mais aussi de rires et d'humanité. Etre ensemble pour retrouver l'envie d'exister. Et après ? Même seul, il faudra continuer.

Bi, Fei yu : « Trois sœurs »

Ce roman truculent où la tragédie prend souvent les couleurs de la farce est un roman sur le pouvoir, ce démon de la domination des autres qui possède les hommes. Que ce soit dans le village de la Famille Wang, à la vie rythmée par les travaux des champs et bruissant des slogans de la Révolution culturelle, ou dans le Pékin des années quatre-vingt, personne ne se résigne à n'être qu'une vague de " l'océan infini du peuple ". Si Bi Feiyu se rit souvent de la pitoyable veulerie des hommes, il s'attache avec une attention quasi amoureuse, et une capacité d'identification surprenante, aux figures de trois femmes, trois sœurs qui usent de toutes leurs armes pour modifier le cours de leur destin, dans une Chine qui ne leur appartient pas. Yumi la dignité, Yuxiu la séduction, Yuyang le désir de réussite. Ce sont ces âmes fortes et passionnées, qui tentent avec détermination d'assurer leur pouvoir sur ce monde et sur leur propre corps.

Camilleri, Andrea : « Le grelot »

Vigàta, petite ville de Sicile, à l’aube du vingtième siècle. Fils de pêcheurs, Giurlà est placé à quatorze ans dans une chèvrerie de montagne. Là, il découvre un nouvel univers, aussi bien naturel qu’humain, et devient en quelques années, malgré son jeune âge, chef des chevriers. Sa solitude est garante d’une liberté inespérée, clé d'une initiation amoureuse peu banale. Grâce à Beba, Giurlà découvre toutes les facettes de l’amour et la force de la nature. Hélas, tout se complique lorsqu’Anita, la fille du maître, arrive à l’alpage pour ses vacances et que Giurlà est chargé de veiller sur elle à distance...

Camilleri nous convie ici à une promenade presque exotique dans une Sicile étonnante, en altitude, fraîche et bucolique, où il met en scène des situations déconnectées de notre vingt et unième siècle.

Chu, Lai : « Le mendiant du passé »

Hung, jeune lieutenant plein de fougue, et Suong, ravissante infirmière, tous deux Viêt Công, combattent côte à côte près de Saïgon. La jeune fille tombe sous les balles de l'ennemi, qui expose son corps sur la place du marché; Hung, bravant tous les dangers, le récupère en pleine nuit, creuse la tombe de ses mains et enterre son amour. Pourtant, vingt ans après, alors qu'il n'est plus que l'ombre de lui-même, au chômage et désespéré, il reconnaît Suong dans la talentueuse directrice du comité régional du Parti. Mais celle-ci nie farouchement - jusqu'à l'épilogue, tragique et inéluctable. Chu Lai, dans ce roman foisonnant, retrace une fresque à la fois éblouissante et poignante de ce que fut la guerre contre les Américains. À destin exceptionnel, littérature exceptionnelle : nous ne sortons pas indemnes de cette lecture.

Hwang, Sok-Yong : « Monsieur Han »

Récit saisissant de la vie d'un médecin pendant la guerre de Corée, Monsieur Han est une oeuvre charnière dans la littérature coréenne contemporaine. Séparé de sa famille, brutalement plongé dans un univers de corruption et de suspicion, Mr Han est confronté aux effets pervers de sa nouvelle situation. À travers ses tribulations, Hwang Sok-yong dresse le portrait d'un monde divisé entre Nord et Sud, en pleine tourmente idéologique, entre soumission et trahison, lucidité parfois cruelle et pur idéalisme. D'où la beauté pathétique de son personnage, Candide pris malgré lui dans l'engrenage de l'Histoire.

Kawakami, Mieko : « De toutes les nuits, les amants »

« Fuyuko est une héroïne singulière. A près de 35 ans, elle n'a jamais connu l'amour et ne semble pas décidée à vivre autrement que dans la solitude, exerçant un métier de correctrice free lance qui lui permet de se désocialiser sans états d'âme. Dire qu'elle est introvertie serait un euphémisme, elle sort à peine, ne se lie jamais, n'a pas de hobbies particuliers si ce n'est de boire plus que de raison. Elle pourrait être ennuyeuse, Fuyuko, puisqu'elle n'a rien à dire à personne, mais c'est tout le talent de la romancière japonaise que de la rapprocher progressivement de nous avec une grande finesse psychologique. (Commentaire d’un lecteur sur Amazon)

« J'ai pourtant l'habitude de la littérature japonaise, de son rythme souvent lent, de la pudeur de ses personnages qui contraste si fort avec les débordements amoureux occidentaux. Mais là, il n'est même plus question de pudeur pour moi: juste d'un vide abyssal. » (Avis d’une lectrice sur Amazon)

MaraÏ, Sandor : « Le premier amour »

Journal intime d'un homme de 54 ans, professeur de latin dans une petite ville hongroise, en 1910. Il mène une vie monotone et routinière entre ses cours, ses repas et ses soirées au club. Lors d'une cure dans une station thermale de montagne, il trompe son ennui avec ce journal, qui devient le compte-rendu d'une crise imprévisible.

Mazetti, Katarina : « Le Viking qui voulait épouser la fille de soie »

Sur une île du sud de la Suède au Xe siècle, un homme vit seul à la ferme avec ses deux fils. Le chemin de ceux-ci est tout tracé : naviguer au loin, pour guerroyer au-delà des mers à l'Ouest, ou pour faire commerce sur les voies fluviales de l'Est. De l'autre côté de la Baltique, à Kiev, vivent un marchand de soie et sa famille. Radoslav rêve de devenir soldat, sa soeur Milka est une jeune fille raffinée qui joue avec ses deux esclaves : Petite Marmite et Poisson d'Or. Mais la belle ville d'Orient est sur le point de tomber aux mains des pillards. Milka et Radoslav trouveront refuge auprès de rustres navigateurs venus du Nord. Dès lors le destin des deux familles sera à jamais mêlé.Du suspense, de l'amour, du sang, des combats, et même de la poésie - eh oui, les Vikings étaient aussi de formidables poètes !

Queiros, José Maria Eça : « Une singulière jeune fille blonde »

C'est le premier récit réaliste portugais, il faut savoir que jusqu'en 1874 c'est la prose qui s'imposait au Portugal soit le romantisme par excellence et c'est Eça de Queiros après Cuba, l'Angleterre et Paris qui nous plonge dans ce style un peu "flaubertien" ou "balzaquien".

Saramago, José : « Caïn »

« A travers l'errance de Caïn dans le temps et dans l'espace, José Saramango soulève une nouvelle interrogation sur le rôle de Dieu et sur son influence peut-être pas si bénéfique sur l'espèce humaine.Le mal sur terre est-il uniquement de la responsabilité humaine ? Dieu n'en est-il pas finalement un catalyseur?

Et ceci toujours dans le style de Saramango, sa syntaxe particulière et son humour caustique. » (Avis d’une lectrice sur Amazon)

 Lila de FNAC Paris - Bercy Village : José Saramago, prix nobel de littérature, réécrit dans son roman, tous les mythes bibliques avec Caïn comme personnage principal. Un livre drôle et sarcastique où Dieu est un véritable dictateur et Caïn un être désabusé.

Soler, Jordi : « La fête de l’ours »

Lors d'une conférence, Jordi Soler rencontre une femme étrange qui lui remet une photo et une lettre.Sur la photo, trois soldats républicains parmi lesquels Arcadi, le grand-père du narrateur, et Oriol, son frère.Dans la lettre, une incroyable révélation. Oriol, qu'Arcadi avait dû abandonner blessé en 1939, et que tout le monde croyait mort ou reconverti en pianiste quelque part en Amérique latine, Oriol aurait vécu le reste de sa vie, là, près d'Argelès-sur Mer. Bouleversé, Jordi Soler va découvrir la face cachée de celui que la légende familiale avait érigé en héros...

Jordi Soler est né en 1963 près de Veracruz, au Mexique, dans une communauté d'exilés catalans fondée par son grand-père à l'issue de la guerre civile espagnole. Il a vécu à Mexico puis en Irlande avant de s'installer à Barcelone en 2005 avec sa femme, Franco-Mexicaine, et leurs deux enfants. Il est reconnu par la critique espagnole comme l'une des figures littéraires les plus importantes de sa génération. Trois de ses livres ont été traduits en français : Les Exilés de la mémoire (Belfond, 2007), La Dernière Heure du dernier jour (Belfond, 2008) et La Fête de l'ours (Belfond, 2011).

 

Slasiuk, Andrzej : « Le corbeau blanc »

A Varsovie, après l'effondrement du régime communiste, un groupe de jeunes paumés prennent conscience de l'inanité de leur vie. La réalité qui les entoure les dégoûte et l'avenir leur semble irrémédiablement bouché. Ils sont cinq, tous d'humeur inquiète, et ils ont atteint la trentaine sans avoir encore pris leur destin en main. Las de traîner dans des bars enfumés de la capitale, ils décident sur un coup de tête d'aller tenter l'aventure dans la région enneigée des Bieszczady, légendaire Far-East montagneux qui sépare la Pologne orientale de l'Ukraine. Ils tentent ainsi de donner un sens à leur vie, mais leur expédition se transforme en fuite éperdue. Suqayr, Mahmud : « Ma cousine Condoleezza »

Capturant toujours le moment crucial où les choses prennent sens, ces nouvelles sont extraites des cinq derniers recueils de l'auteur et sont très représentatives de l'ensemble de son œuvre. Certaines, très courtes, sont aussi épurées que des poèmes en prose. Elles racontent toutes la vie de Palestiniens ordinaires, de, Jérusalem et de ses environs, qui affrontent aussi bien l'occupation israélienne que les lourdes pesanteurs sociales et culturelles avec cet esprit de dérision qui est l'une des principales caractéristiques de la littérature palestinienne. L'auteur convoque souvent des figures célèbres, telles que Brigitte Bardot, Condoleezza Rice, la chanteuse Shakira ou le footballeur Ronaldo, qui deviennent à leur insu, a travers une photo accrochée au mur, une Information à la radio ou un fantasme, les protagonistes d'histoires familiales qui se passent dans une ambiance populaire typique. Mais s'ils sont obnubilés par ces symboles de la nouvelle culture mondialisée, les personnages de Mahmoud Shukair n'aspirent qu'à vivre normalement. Ils veulent échapper au statut de victime dans lequel on les enferme et ne se prennent pas pour des héros. Exactement comme d'autres gens qui leur ressemblent, et qui vivent sous d'autres cieux.

 

 

 

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 09:22

Bibliothèque Municipale de Puget

Coup de Projecteur N°73

Prêt de la Bibliothèque Départementale

 

 

                                              Bibliobus du 28 novembre 2013

 

 

ROMANS

 

Littérature de langue française : (Suite du Projecteur n° 72)

 

ROMILLY, Jacqueline de : « Rencontre » -  Imprimé en grands caractères  -

Anne Aubier, une jeune veuve de 34 ans, croise par hasard un homme qu'elle croit reconnaître lors d''une promenade au jardin du Luxembourg : c''est Paul,l''homme qu''elle a aimé passionnément douze ans plus tôt. Les réminiscences du passé refont surface et la jeune femme met tout en oeuvre pour retrouver son "rêve".

 

ROSNY,aîné, J-H : « Les navigateurs de l'infini »

Les Navigateurs de l’infini, qui date de 1925, est sans doute son chef-d’oeuvre. Une mission d’exploration débarque sur Mars où elle découvre une race extra-terrestre, les Tripèdes, « irradiant une surnaturelle beauté ». Ils sont les derniers représentants d’une espèce très ancienne et très évoluée qui disparaît peu à peu, cédant la place à une nouvelle forme de vie, les Zoomorphes. Lors de son retour sur Terre, l’expédition ramène avec elle deux de ces êtres, un père et sa fille. Cette dernière tombe amoureuse de l’un des terriens et le mode de reproduction sur sa planète étant quasi parthénogénétique, elle donne naissance à un hybride en pensant très fort au père qu’elle souhaite pour son enfant…

 

ROZIER, Gilles :  « D'un pays sans amour »

« La lecture d'un Pays sans amour m'a transporté dans l'univers juif polonais et russe du début du siècle, univers que je n'avais jamais rencontré de cette façon. Les petites histoires se mêlent à la Grande histoire, j'ai aimé découvrir l'atmosphère, les questionnements et aspirations de cette période. Les choix personnels des uns les menant en Israël d'autres en Sibérie, le Yiddish, l'hébreu ou la langue locale, autant de choix d'identité. Bref, un roman qui dépayse et révèle une effervescence intellectuelle aujourd'hui tombée dans l'oubli. Bref, sûrement quelques longueurs mais un vrai plaisir de lecture et de découverte. » (Commentaire d'un lecteur sur Amazon).

 

 

 

 

6

RUBINSTEIN, Marianne : « Les arbres ne montent pas jusqu'au ciel »

Yael, la quarantaine, doit s'habituer à son nouveau statut de femme divorcée, à sa vie qui s'écroule. Avec des mots simples, elle nous parle de son quotidien qui change brusquement et de sa douleur. Très beau roman sur la séparation, et sur la difficulté de se reconstruire. (Colette de la Fnac Gennevilliers)

 

SABATIER, Robert : « Les trompettes guerrières » - Imprimé en grands caractères -

Avec cette émotion et cette simplicité à narrer le quotidien qu'on lui connaît, cette facilité à exprimer le désarroi et les petits bonheurs, Robert Sabatier dresse dans Les Trompettes guerrières le portrait d'un enfant du siècle, enraciné dans sa culture paysanne, grandi dans le Paris populaire, riche de cet apprentissage du combat et de la camaraderie forgé au maquis, ouvert au monde. Ce livre clôt la célèbre série romanesque des Allumettes suédoises, une oeuvre tendre et généreuse à jamais liée à son attachant héros.

 

SAGAN, Françoise : « Aimez-vous Brahms ? »

Paule se mira dans son miroir et y vit " une autre Paule passionnément préoccupée de sa beauté et passant difficilement du rang de jeune femme au rang de femme jeune ". Cette phrase d'une mélancolie soutenue, si pleine de la " petite musique " chère aux admirateurs de Françoise Sagan, donne la note de ce si célèbre roman, porté à l'écran par Anatole Litvak. Paule... décoratrice de mode délaissée par son amant, adorée par un jeune homme de quinze ans son cadet, inquiète, hésitante au seuil d'une nouvelle liaison - amour, passion, toquade ? -, tourmentée par un désir désespéré de bonheur, de jeunesse... Une femme de (presque) quarante ans dont Sagan nous livre ici le portrait tendre, ironique, lucide.

 

SAGAN, Françoise : « Les merveilleux nuages »

Josée a épousé Alan parce qu'il était beau, américain, riche, et qu'elle l'aimait. Mais aujourd'hui, dans le farniente et le désastre de leur séjour en Floride, elle découvre ses névroses, sa jalousie maladive, son alcoolisme, et le jeu pervers dans lequel il l'entraîne. Aime-t-elle cet homme trop fragile qui menace de se tuer si elle le quitte? Comment lui échapper? Comment poursuivre ce " cauchemar tendre ", mettre fin à cette histoire épuisante? Josée saisit alors le premier prétexte pour rentrer à Paris... Les êtres s'entre- dévorent. Françoise Sagan montre une femme en lutte contre le vampirisme moral et physique d'un faible. Si elle n'y prend pas garde, il sera trop tard.

 

SCHMITT, Eric-Emmanuel : « Concerto à la mémoire d'un ange » - Livre lu -

Quel rapport entre une femme qui empoisonne ses maris successifs et un président de la République amoureux ? Quel lien entre un simple marin et un escroc international qui vend des bondieuseries usinées en Chine ? Par quel miracle une image de sainte Rita, patronne des causes désespérées, devient-elle le guide mystérieux de leurs existences ? Quatre histoires liées entre elles. Quatre histoires qui traversent l'ordinaire et l'extraordinaire de toute vie. Quatre histoires qui creusent cette question : sommes-nous libres ou subissons-nous un destin ? Pouvons-nous changer ?

Un recueil de nouvelles déroutantes et touchantes où les destins basculent pour le meilleur ou pour le pire. Humour, souvent noir, accompagné d’une naïveté apparente, le tout au service d’une réflexion originale. Blaise de Chabalier, Le Figaro littéraire.

 

SCHNECK, Colombe : « La réparation »

C'est l'histoire d'une petite fille, Salomé, disparue en 1943 à Auschwitz. L'histoire aussi d'une jeune femme qui, soixante ans plus tard, donne le même prénom à sa fille. L'histoire surtout de la puissance de la vie face à la disparition, de la joie et de l'élégance face à la

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barbarie. Dans La réparation, Colombe Schneck remonte le fil d'un passé familial pour

constituer ce qui est, finalement, la seule vraie réparation : un héritage.

 

SCHMITT, Eric-Emmanuel : « La rêveuse d'Ostende » - Imprimé en grands caractères -

5 nouvelles regroupées sur le thème de ce que l'imagination, le fantasme peut nous faire faire; sur comment nos croyances, même infondées peuvent influencer nos actes, notre vie. J'ai aimé parcourir ces petites histoires pleines de charmes et de poésies. La première nouvelle, la rêveuse d'Ostende nous donne des envies de côtes belges, la seconde, un crime parfait nous donne envie de redécouvrir notre conjoint, la troisième la guérison, nous donne envie de nous regarder dans un miroir et d'enfin nous apprécier... Bref, ce livre nous touche personnellement car il parle dans un cadre toujours romanesque de notre quotidien. (Commentaire d'une lectrice sur Amazon)

 

SEBBAR, Leïla : « Shérazade »

Le retour de Shérazade. On est au début des années 80 en France, à Paris. La fugueuse Shérazade vit comme dans un conte. Un conte contemporain. Lyrique, joyeux, parfois violent. Elle traverse les épreuves avec la grâce et la légèreté d'une jeunesse insoumise, toujours à la frontière. Shérazade rencontre Pierrot le révolutionnaire, amoureux d'elle. Basile, le " dandy tropical ". Zouzou et France, folles de la mode. Krim, le musicien, fou de moto. Driss, le toxico. Eddy, fou de Djamila et Julien, le fou de Shérazade. Shérazade à Julien : "Je ne suis pas une odalisque ".

 

STENDHAL : « Les chroniques italiennes » - Livre lu -

Quand il était consul à Civitavecchia, non loin de Rome, Stendhal s'occupa à lire des comptes-rendus judiciaires remontant au XVIe siècle italien. Il en tira ces chroniques, ensemble de cinq récits dont les points communs sont l'Italie et les passions, à une époque où on tuait pour un regard de travers, empoisonnait les infidèles et enlevait les femmes qu'on aime. D'une écriture sobre et toute de retenue, neutre comme le Code civil, Stendhal nous montre dans ces chroniques, faits divers plein de rebondissements dramatiques.

 

TENENBAUM, Gérald : « L'affinité des traces »  - Imprimé en grands caractères -

Dans ce grand roman d'aventure tel que l'on n'en voit plus souvent, l'auteur nous fait voyager de la France des années 1960, hésitant encore entre modernité et paternalisme, jusqu'aux confins du Sahara, sur les terres immémoriales des touaregs, peuple mythique à la peau indigo et la parole voilée. Le fil conducteur est, une fois de plus, une femme. Edith, enfant terrible d'un siècle qui ne lui réserve que tragédie et médiocrité, décide, dans un élan vital irrépressible, de fuir la voie qui lui est tracée pour plonger dans l'inconnu. Sa soif de liberté l'entraîne ainsi dans le sud algérien alors que la France y procède à ses premiers pas dans le monde de l'atome. C'est dans ce pays du "bout-du-monde" qu' Edith, fille de l'errance, va découvrir un peuple, voyageur lui aussi, prêt à l'accueillir et à lui donner les moyens de "se choisir femme", femme targuie, maîtresse de sa tente, et donc de son destin.

 

TESSON, Sylvain : « Une vie à coucher dehors »

«En Sibérie, dans les glens écossais, les criques de l'Égée ou les montagnes de Géorgie, les héros de ces quinze nouvelles ne devraient jamais oublier que les lois du destin et les forces de la nature sont plus puissantes que les désirs et les espérances. Rien ne sert à l'homme de trop s'agiter dans la toile de l'existence, car la vie, même quand elle ne commence pas très bien, finit toujours mal. Et puis une mauvaise chute vaut mieux qu'une fin insignifiante.» Sylvain Tesson.

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VIGAN, Delphine de : Les heures souterraines »

Une très bonne surprise. Ce roman raconte deux histoires en parallèle. Un homme -médecin urgentiste- qui vient de se séparer de son amie car il pense qu'elle ne l'aimait pas et une femme qui travaille dans une entreprise et qui va faire l'objet d'une mise au placard pour avoir déplu à son supérieur hiérarchique. On suit pas à pas ces deux personnages, on vit avec eux leurs sentiments, leurs émotions.... l'univers parfois cruel de l'entreprise bref on suit l'intimité des personnages. Un roman de vie bien écrit qui tient en haleine. (Commentaire d'un lecteur sur Amazon)

 

ZEVACO, Michel : « Buridan »

Une intrigue savante, une vivacité d'action inconnue de nos jours... Jamais ZEVACO ne fut aussi moderne qu'aujourd'hui. L'égal de DUMAS!!

 

Littérature de langue anglaise

 

ADAMSON, Gil : « La veuve »

Canada, 1903. Mary Bolton, l9 ans, vient de tuer son mari. Poursuivie par ses beaux-frères, des jumeaux géants et roux assoiffés de vengeance, la jeune veuve s'enfuit. En chemin, elle rencontre une série de personnages hauts en couleur auxquels elle s'attache un temps avant de toujours reprendre la route. Gil Adamson bâtit un grand récit picaresque, à la fois captivant et émouvant, celui de la plongée volontaire d'une jeune femme dans les espaces du Grand Nord américain.

Sélection Prix Femina étranger 2009 « La veuve est tout simplement un roman superbe et l'on sent dans la finesse de son écriture que Gil Adamson a tout le potentiel pour devenir un grand écrivain. La trame des grands paysages de l'Ouest américain est transposée avec une lumière étonnamment fraîche. La veuve est également fort en suspense, au point que l'on est souvent dans un état proche du malaise physique, une condition que seuls les romans de grande qualité permettent. » (Jim Harrison)

 

AGEE, James : « Une mort dans la famille »

Une Mort dans la famille constitue un face-à-face soudain et inattendu avec la mort qui dévoile chacun aux autres et provoque la confrontation de réactions opposées, entre croyants fatalistes noyant leur peine dans la confiance en la décision divine et agnostiques révoltés en lutte contre l’absurdité et l’incohérence du sort.

 

BASS, Rick : « La vie des pierres »

Écologiste ardent aussi bien dans ses textes de fiction que dans ses essais polémiques, Rick Bass nous offre un recueil de dix textes d'une veine délicate et puissante. De la nouvelle qui donne son titre à l'ensemble à celle qui retrouve le souvenir du raz-de-marée annuel dans le golfe du Mexique, sans oublier les pages dédiées aux inquiétants glissements de terrain dans les marnes, au premier cerf abattu par une jeune femme hantée par ses souvenirs d'enfance, ou encore à une rivière à la fois magique et polluée , la Nature américaine, menacée et rebelle, est partout. Sans jamais se départir d'un certain humour et d'une conscience de la beauté.

 

CRICHTON, Michael : « Etat d'urgence »

À San Francisco, le milliardaire George Morton s’écrase du haut d’une falaise à bord de sa Ferrari quelques minutes seulement après avoir annoncé qu’il retirait son soutien à un mouvement écologiste international… Avant de disparaître, George avait laissé un message énigmatique.

 

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Peter, son avocat, et Sarah, son assistante, le décryptent… et se trouvent emportés dans une course-poursuite qui va les précipiter des glaces de l’Antarctique aux forêts vierges de Mélanésie. 

 

DELILLO, Don : « L'homme qui tombe »

Affrontant, avec les seules armes de son art, un monde en morceaux dont la représentation s'est perdue avec les attentats du 11 Septembre, Don DeLillo donne à voir les ressorts brisés de la belle machine humaine - psychisme, langage et corps impuissant confondus. Voyage au coeur de notre histoire commune, exploration magistrale des effets et des causes d'une catastrophe, ce roman fraye le chemin d'une catharsis qui autorise à regarder en face le Mal dans tous ses inévitables et fulgurants avènements.

« Keith Neudecker est un survivant, extrait de la tour nord, le visage en sang. Tel un zombie, il se traîne chez son ex-femme dans une quête de reconstruction.
Alors que le pays est KO et découvre sa vulnérabilité; les personnages du roman affichent leurs failles. »  (Commentaire d'un lecteur sur Amazon)

 

ERDRICH, Louise : « Dans le silence du vent »

« L'été des treize ans de Joe est marqué par le viol de sa mère. Cet adolescent va brutalement faire l'expérience de la notion de justice car l'imbroglio des lois s'exerçant sur le territoire indien et le silence obstiné de sa mère ne facilitent guère l'identification du violeur et son jugement. Joe va donc devoir mener l'enquête de son côté et basculer irrémédiablement dans le monde des adultes.
Louise Erdrich dans ce nouveau roman décrit avec une acuité sans pareille la prostration de la victime et la difficulté à faire émerger la vérité. Une situation hélas représentative car,selon un rapport publié par Amnesty international en 2009, une femme amérindienne sur trois sera violée au cours de sa vie et que, vu le "Labyrinthe de l'injustice", peu des violeurs seront poursuivis. Mais la romancière n'en fait pas pour autant un livre lourdement pédagogique. L'intensité dramatique est prenante et le style parfaitement maîtrisé. » (Commentaire d'un lecteur sur Amazon)

 

HARUF, Kent « Colorado blues »

Charmeur, beau parleur, Jack Burdette a toujours trompé son monde. Malgré ses frasques d'adolescent, la ville de Holt lui a confié sans hésiter la plus importante de ses entreprises : la coopérative agricole. Jack s'empresse de détourner l'argent et disparaît subitement, abandonnant sa femme, Jessie enceinte, et ses deux enfants. La vengeance des habitants s'abat alors sur Jessie. Jusqu'au drame. Huit ans plus tard, l'enfant terrible revient au pays. Il a tout perdu et il est bien décidé à regagner le cœur de sa femme... Une histoire simple, des sentiments forts... Kent Haruf explore avec sobriété et pudeur toutes les passions humaines. Sa langue, tout en délicatesse, en émotions retenues, en élégance, est la marque d'un rare talent d'écrivain.

 

KALOTAY, Daphné : « Un papillon sous la neige »

Lorsqu'elle décide de mettre en vente son incroyable collection de bijoux, Nina Revskaïa, ancienne étoile du Bolchoï surnommée « Papillon », est persuadée qu'elle a tiré un trait sur son passé. Et pourtant, la danseuse se retrouve assaillie par des souvenirs de sa terre natale et des événements qui ont changé le cours de sa vie, un demi-siècle auparavant. La magie du ballet, sa rencontre avec le poète Viktor Elsin, qui deviendra son mari, mais aussi la dureté du régime stalinien dont elle fut une des victimes, avant de fuir et de venir finir sa vie à Boston. Nina n'a jamais partagé les terribles secrets de cette époque, mais deux personnes vont tout faire pour les découvrir :

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Drew Brooks, la jeune femme qui s'occupe de la vente des bijoux, et Grigori Solodin, un professeur de russe persuadé que Nina détient la clé de son propre passé. Ensemble, ils vont lever le voile sur ce mystère et trouver des réponses qui bouleverseront pour toujours leur existence.

 

LITTELL, Robert : « L'hirondelle avant l'orage »

Riche en anecdotes historiques et incroyablement documenté, L'hirondelle avant l'orage est un roman intelligent où tout est maîtrisé : le style, le rythme et l'histoire. On ne peut que s'émerveiller devant les connaissances et le talent de conteur de Robert Littell. Il réussit la prouesse étonnante de nous faire plonger avec délice dans les heures les plus sombres de l'union soviétique.

 

LITTELL, Robert : « Philby »

Dans l'Europe des années trente débute la plus intrigante carrière de l'histoire de l'espionnage : celle de Philby. Ce jeune Anglais, recruté par les services de renseignements russes, part couvrir la guerre d'Espagne en tant que journaliste pour le Times. Mais de quel côté est-il vraiment ? Est-il passé dans le camp du KGB ? Est-il en réalité toujours resté fidèle à la CIA ? A moins qu'il n'ait rejoint le camp de Franco, comme tout porte à le croire ?

«Les amateurs trouveront leur bonheur dans celui-ci. L'histoire est une magnifique construction intellectuelle. Le roman est rythmé par les témoignages des personnages ayant rencontré Philby. Idée brillante : c'est bien leur subjectivité qui doit les conduire à se décider pour quel camp joue « l'Anglais », et le lecteur n'aura que cette base pour se faire son idée. Servi par un style impeccable et plein d'humour, le lecteur se plonge dans les méandres et le début de l'espionnage « moderne ». Avoir positionné l'action au début de la deuxième guerre mondiale, de manière très documentée, nous change de l'éternelle guerre froide. » (Commentaire lecteur sur Amazon)

 

MACDOWELL, Heather : « Un baiser, l'addition » - Imprimé en grands caractères -

Il y a six mois encore, quand Erin entrait dans un restaurant, c'était pour y dîner. Aujourd'hui : c'est pour y pointer. Sa boîte a coulé, adieu son poste au marketing ! Et si vous croyez qu'à New York, rien n'est plus épuisant que la vie de bureau, c'est que vous n'avez jamais plié une serviette de votre vie. Ni jonglé avec vingt tables de grincheux pointilleux. Ni bravé la colère d'un ténor des fourneaux, adepte de l'humiliation aux petits oignons. Entre coup de feu et coup de pompe, l'apprentie serveuse n'a que quelques jours pour maîtriser toutes les subtilités du service d'un restaurant étoilé...

« Petit roman sympathique qui nous plonge dans le quotidien d'Erin, qui après son licenciement se retrouve obligée d'accepter un emploi de serveuse dans un restaurant chic. Il lui sera alors difficile de s'intégrer dans un monde qui n'est pas le sien, le tout étant pimenté par des rebondissements dans sa vie amoureuse. » (Commentaire client sur Amazon)

 

MAYNARD, Joyce : « Les filles de l'ouragan » - Imprimé en grands caractères -

Elles sont nées le même jour, dans le même hôpital, dans des familles on ne peut plus différentes. Ruth est une artiste, une romantique, avec une vie imaginative riche et passionnée. Dana est une scientifique, une réaliste, qui ne croit que ce qu'elle voit, entend ou touche. Et pourtant ces deux femmes si dissemblables se battent de la même manière pour exister dans un monde auquel elles ne se sentent pas vraiment appartenir. Situé dans le New Hampshire rural et raconté alternativement par Ruth et Dana, Les Filles de l'ouragan suit les itinéraires personnels de deux 'soeurs de naissance ', des années 1950 à aujourd'hui.

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Avec la virtuosité qu'on lui connaît, Joyce Maynard raconte les voies étranges où s'entrecroisent les vies de ces deux femmes, de l'enfance et l'adolescence à l'âge adulte - les premières amours, la découverte du sexe, le mariage et la maternité, la mort des parents, le divorce, la perte d'un foyer et celle d'un être aimé - et jusqu'au moment inéluctable où un secret longtemps enfoui se révèle et bouleverse leur existence.

 

POWELL,Dawn : « Une époque exquise »

Amanda Keeler, ravissante jeune femme de l'Ohio, est devenue une figure new-yorkaise grâce à son mariage avec le magnat de la presse Julian Evans. C'est avec empressement que Vicky Evans, encore sous le coup d'un échec sentimental, accepte l'invitation de son ancienne camarade de classe, et vient tenter sa chance à New York. Comment la candide petite provinciale pourrait-elle imaginer que son amie d'enfance va l'utiliser pour cacher sa double vie à son influent mari ? Et que tous les amis d'Amanda vont, tour à tour, se servir d'elle ?

 

SLOUKA, Mark : « Le monde visible »

Enfant, dans les années 1950 à New York, le narrateur observait, intrigué, ses parents et leurs amis, tous expatriés tchécoslovaques, et sans bien les comprendre, il devinait à travers leurs voix un mystérieux passé européen. Plus tard, bien plus tard, l'enfant grandi et devenu écrivain remontera le cours de ses origines pour trouver la clé de ces mystères. Il la trouvera à Prague, au croisement de la petite et de la grande histoire. Prague, 1942. Des parachutistes atterrissent en secret en lisière de la ville. Leur mission : assassiner Reinhardt Heydrich, héritier putatif du Führer et architecte de la Solution finale. Ils y parviendront, mais les représailles nazies seront sanglantes : 10.000 Tchèques exécutés ou déportés sommairement en quelques jours. C'est dans ces circonstances tragiques que la mère du narrateur, Ivana, fait la rencontre de Tomas Bem, l'un des assassins de Heydrich. La mort aux trousses, ils vivront une passion amoureuse extraordinaire, dont rien, ni le temps ni les détours à venir de la vie, ne pourra jamais chasser les fantômes, ressuscités sous la plume du romancier…

 

THOREAU, Henry David : « Je suis simplement ce que je suis »

« Je me dis souvent : consacre-toi davantage à cette tâche si tu sais qu’elle est bonne. Ce n’est pas sans raison que tu es satisfait ou mécontent de toi. Ne possèdes-tu pas une faculté de penser des plus précieuses ? S’il y a une expérience que tu souhaites tenter, alors vas-y. Ne nourris pas de doutes s’ils ne te sont agréables. Rappelle-toi qu’il ne faut jamais manger sans avoir faim. […] Ne t’attends pas à trouver les choses telles que tu crois qu’elles sont. Fais ce que personne d’autre que toi ne peut faire ; abstiens-toi de tout le reste. » Prônant une vie en harmonie avec la nature, à l’écart de la société, défenseur du droit à la liberté, opposant à l’esclavagisme, résistant non violent et chantre de la désobéissance civile, Henry David Thoreau fut un précurseur de bien des mouvements d’idées actuels. Tous les thèmes qui lui sont chers sont condensés dans ces lettres, qu’il adressa à son ami Harrison Blake entre 1848 et 1861, et qui constituent un véritable manifeste de sa pensée.

 

SENNA, Danzy : « Où as-tu passé la nuit ? »

1968. Une jeune fille blanche, issue d'une dynastie bostonienne prestigieuse dont l'histoire remonte à la fondation des Etats-Unis d'Amérique, et un jeune étudiant noir, élevé dans la misère et qui ne peut, quant à lui, se targuer d'aucun arbre généalogique, font le choix de s'unir par les liens du mariage. De la couleur de leur peau à leurs origines sociales, tout oppose ces deux jeunes gens aussi brillants et charismatiques l'un que l'autre : prometteuse incarnation de l'espoir d'un changement pour toute une génération, le couple

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vole néanmoins en éclats quelques années après, laissant derrière lui trois enfants brisés. Longtemps plus tard, l'aînée, Danzy, devenue écrivain, et épouse et mère à son tour, s'assigne pour mission de décrypter les raisons du naufrage.

 

Littérature de langue néerlandaise :

 

Koch, Herman : « Villa avec piscine »  - Imprimé en grands caractères -

Dans une banlieue chic d’Amsterdam, de nos jours. Marié et père de deux filles, le docteur Marc Schlosser, généraliste, est apprécié de sa clientèle pour ses qualités d’écoute et ses diagnostics éclairés. En réalité, Marc est capable d’établir un diagnostic dans les 30 premières secondes mais met un point d’honneur à accorder 20 mn à chaque patient, essentiellement pour le rassurer, lui dresser une ordonnance bien remplie et éviter à tout prix de l’envoyer chez un spécialiste. De ses patients, Marc se contrefout. Tout comme il est peu inquiet quand il apprend sa convocation devant le Conseil de l’ordre pour une erreur médicale : tous les membres se connaissent, que risque-t-il ? Un rappel à l’ordre, au pire une courte suspension ? Mais les choses se corsent lorsque la veuve du patient, un acteur célèbre, l’accuse publiquement de meurtre. Pour elle, c’est sûr, la mort de Ralph, son mari, est suspecte. Car Ralph est tombé malade juste après des vacances communes, dans une villa louée par le couple star. Qui dit vrai ? Marc a-t-il raté un symptôme ? Ou pire, a-t-il « aidé » la maladie de Ralph ? Que s’est-il passé cet été, dans cette villa avec piscine ?

 

MEER, Vonne van der : « Le bateau du soir »  - Imprimé en grands caractères -

Une petite villa de location sur l'île de Vlieland, quelque part sur la côte frisonne. Le temps d'un été, des vacanciers se succèdent à Duinroos, la maison des dunes. Familles à la dérive, couples en crise, chacun y trouve refuge pour se découvrir ou accepter l'inéluctable.

 

Littérature de langue espagnole

 

ALLENDE , Isabel : « La forêt des pygmées »

Alexander et Nadia, deux adolescents, accompagnent Kate, journaliste au National Geographic, dans ses expéditions. Ce qui aurait dû être un reportage paisible sur les safaris à dos d’éléphant en Afrique prend une tout autre tournure quand leur avion fait un atterrissage forcé près d’un village bantou dirigé par un prétendu sorcier... Celui-ci sème la terreur chez les villageois et dans le peuple pygmée des forêts alentour, qu’il a réduit en esclavage. Kate prisonnière, Nadia et Alexander s’enfoncent dans la forêt et rejoignent les Pygmées, partis à la chasse à l’éléphant, pour les convaincre de se rebeller...

 

ALLENDE, Isabel : « Le royaume du dragon d'or »

La grande statue du Dragon d’or est à l’abri dans un petit royaume mystérieux, encastré dans les montagnes de l’Himalaya. Selon la légende, cette œuvre d’art ne vaut pas tant par les pierres précieuses qui la recouvrent que parce qu’elle prédit l’avenir et protège le pays. Au cœur de Manhattan, un millionnaire sans scrupules veut s’en emparer pour dominer le monde…Au palais, d’étranges événements se produisent et le roi pressent que le Dragon d’or est en danger.
C’est ce qu’ignorent l’intrépide journaliste Kate Cold, son petit-fils Alexander et son amie Nadia, qui viennent d’être conviés à découvrir les beautés et les secrets du Royaume interdit.

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Published by mairie de puget - dans Bibliothèque Municiaple
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