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PUGET-SUR-DURANCE

84360

Département de Vaucluse

Arrondissement d'Apt

Canton de Cadenet

Communauté de Communes 

des Portes du Luberon

712 habitants

43° 45" 21' Nord

5° 16" 11' Est

 

Agenda

 

 

 

 

 

VIDE GRENIER ETE ENFANT

Samedi 10 juin 2017

Journée

Salle des Fêtes

#

FETE DE LA MUSIQUE

Mercredi 21 juin

Extérieur

(Infos à venir)

#

LES IMPREVUS # 2

(Concerts chorales)

Samedi 8 juillet

18h00

Temple /Salle des fêtes

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FETE VOTIVE

Vendredi 21 juillet

Samedi 22 juillet

Dimanche 23 juillet

Extérieur

#

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Informations diverses

plandepuget

  # 

Calendrier annuel des périodes

d'incinération des végétaux 

  14325-1-copie-1

#

Nouveaux horaires des déchèteries.

 

  4146-1

 

 

 

Bienvenue sur le blog de la Mairie de PUGET-SUR-DURANCE.

Vous pourrez accèder à toutes les informations concernant la Mairie , aux compte-rendus des réunions des différents Conseils Municipaux

et à toutes les décisions prises par votre nouvelle Municipalité.

Vous pouvez poser vos questions en faisant "ajouter un commentaire" et il vous sera répondu dans les cinq jours au même endroit.

Vos commentaires sont également les bienvenus.


Bonne visite !

Ouvertures et Permanences

 

Ouvertures de la Mairie

 

 

Nathalie et Manue vous recevront les :

 

Lundi de 9h à 12h30 et de 14h à 17h30

Mardi  de 14h à 17h30

Mercredi de 9h à 12h

Jeudi de 9h à 12h30

Vendredi de 9h à 12h30 et de 14h 17h30

Samedi de 9h à 12h

 


Permanences du Maire

 
sur rendez-vous .

 

Votre nouvelle équipe

 



Maire : Alain Sage

Premier adjoint : Jean-Daniel Duval

Deuxième Adjoint  : Danielle Faidy

Troisième Adjoint  : André Capanni

 

Quatrième Adjoint : Alain Blancheton

Conseillers Municipaux :

Jean-Claude Aoustin

Suzanne Bouchet
Christine Charbonnier

Nathalie Clausells
Christelle Fernandez

Gilbert Guérin
Sylvain Meyssard
Michèle Moulinet
Cathy Prost
Jean-Marie Scano

2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 14:46

A compter du 1er novembre et jusqu'au 15 décembre 2011,le ministère de l'intérieur va lancer une grande campagne de communication citoyenne pour inciter à l'inscription sur les listes électorales.Ce sera également l'occasion de promouvoir la démarche en ligne.

Pour vous inscrire allez sur le site

 

http://www.mon.service-public.fr

 

Merci

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 14:57

Les voitures vont en général trop vite pour traverser notre commune.Nous avons demandé à la DDT de limiter la départementale 173 dans son intégralité à 70 km/heure.Les autres rues et routes sont limitées à 50km/h,comme c'est l'usage en agglomération.Les résidences étant limitées à 30 km/h.

Un nouveau sens interdit a été installé en venant du clos de la baronne et en allant vers le chemin de la baronne;en effet cette sortie se faisait en plein virage et de nombreux accidents ont été évités de justesse.Un arrété municipal a été pris conjointement.

Des lignes d'arrêt de stop ou de "laisser le passage" vont être matérialisées prochainement,ainsi que des passages piétons.

Si vous avez des suggestions ,habitants de résidences ou autres Pugétains,elles seront les bienvenues.

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 10:13

 

Bibliothèque Municipale de Puget

Coup de Projecteur N° 57

Nouvelles acquisitions

Octobre 2011

                            

ROMANS

 

CHANDERNAGOR, Françoise : « Les enfants d’Alexandrie »

Alexandrie : joyau d’un empire qu’Antoine et Cléopâtre, l’Imperator et la Reine des Rois, vont entraîner dans leur chute.

Le couple mythique avait deux jumeaux magnifiques, Hélios et Séléné (en grec Soleil et Lune), cadets de Césarion, fils de César, et ainés du fragile Ptolémée. Petits princes élevés dans la pourpre et l’encens du Quartier-Royal, « cité interdite » d’Alexandrie, ils étaient si jeunes lorsque la ville tomba…

Tous, tôt ou tard, seront massacrés par les Romains, sauf Séléné : prisonnière en terre étrangère, elle vivra pour venger ses frères et faire survivre dans le monde des vainqueurs la lignée des vaincus.

Explorant vérités et silences de l’Histoire, Françoise Chandernagor questionne un passé deux fois millénaire. Un récit singulier, haletant.

BARBERY, Muriel : « Une gourmandise »

C'est le plus grand critique culinaire du monde, le Pape de la gastronomie, le Messie des agapes somptueuses. Demain, il va mourir. Il le sait et il n'en a cure : aux portes de la mort, il est en quête d'une saveur qui lui trotte dans le cœur, une saveur d'enfance ou d'adolescence, un mets original et merveilleux dont il pressent qu'il vaut bien plus que tous ses festins de gourmet accompli. Alors il se souvient. Silencieusement, parfois frénétiquement, il vogue au gré des méandres de sa mémoire gustative, il plonge dans les cocottes de son enfance, il en arpente les plages et les potagers, entre campagne et parfums, odeurs et saveurs, fragrances, fumets, gibiers, viandes, poissons et premiers alcools... Il se souvient et il ne trouve pas. Pas encore.

DYENS, Dominique : « Intuitions »

Tout semble réussir à cette famille BCBG de Bois-Joli, petite ville des Yvelines. Nathalie et Patrice Royer affichent sérénité et prospérité : deux enfants, une jolie maison, de belles situations. Cependant, des non-dits couvent sous le vernis. Leur vie de couple est inexistante : Nathalie rêve de tromper son mari, tandis que ce dernier est déjà passé à l'acte. De plus l'avocat respectable feint d'ignorer que son épouse n'a jamais surmonté le drame qui les a frappé dix ans plus tôt. Autre indice d'un malaise sous jacent, cette mystérieuse chambre dans laquelle personne n'a le droit de pénétrer... Tout explose quand les Royer reçoivent un SMS de leur fils Grégoire, parti à New-York. Il annonce son prochain mariage avec Gala, une jeune française vivant aux Etats-Unis comme lui. La fiancée inspire immédiatement à Nathalie une très grande méfiance. Elle décide alors, guidée par son intuition, de mener une enquête sur la jeune femme. Cette réaction paranoïaque et irrationnelle va, contre toute attente, lever le voile sur de lourds secrets. Dominique Dyens esquisse le tableau d'une famille, en apparence comblée, mais en réalité au bord de l'implosion. Rythmé par une enquête haletante, ce roman, à mi-chemin entre raison et folie, nous plonge dans les secrets d'un microcosme bourgeois où tout se révèle factice. Inscrit dans la droite lignée des films de Claude Chabrol, Intuitions, autopsie d'une écriture acérée, ce milieu prêt à tout pour sauver les apparences.

PLAZENET, Laurence : « La blessure et la soif »

La Fronde bouleverse la France. La dynastie des Ming, en Chine, meurt. Deux hommes, passionnément, aiment des femmes qu'ils tremblent de perdre. L'un est français, l'autre chinois. Dans le chaos, ils cherchent la vérité et la justice. Des continents les séparent : M. de La Tour et Lu Wei ne devraient pas se rencontrer. L'amour fou. Dieu et le Vide vont avoir raison des continents entre eux. Pendant douze ans, deux hommes s'efforcent de briser l'absence qui les ronge. la privation, la ruine, les spectres du deuil. Ils leur opposent la fidélité, l'extase. Un jour, Lu Wei confie à M. de La Tour quelques sceaux qui sont tout ce qu'il a conservé de son univers. Les chemins les plus merveilleux sont des détours. Port-Royal et Louis XIV attendent encore M. de La Tour. Une femme aussi.

SIMON, Sophie : « Americans clichés »

Howard est un prodigieux chanteur d’opéra davantage reconnu par son chien que par sa femme. Debby est une midinette séduisante qui se cherche un mari parmi ses amis homosexuels. Ed et sa femme coulent des jours tranquilles jusqu’au soir où il renverse le fiancé de sa nièce…

Mais on est en Amérique, et rien n’est jamais noir, rien n’est jamais perdu. Tout commence dans les années 1950, le mythe de l’American Dream est à son apogée. Les foyers sont coquets, les banlieues paisibles et familiales, les cow-boys ont les mains calleuses mais le cœur tendre, et les actrices, forcément blond platine, sont sexy et névrosées.

D’autres nouvelles se situent de nos jours, les jeunes femmes prennent des amants tandis que leurs maris rêvent de beaux enfants blonds dans leur jolie banlieue. Les héros de ce recueil viennent des quatre coins des États-Unis. Ils ne vivent pas à la même époque, n’ont rien en commun, si ce n’est une réalité qui ne leur convient pas vraiment.

On les rencontre à un moment crucial de leur vie. Là où quelque chose, normalement, devrait changer la donne.

ERNAUX, Annie : « L’autre fille »

Un jour, tandis qu'elle joue dans la cour de l'épicerie de ses parents, la petite Annie entend sa mère raconter à une femme qu'elle a eu une autre fille, morte à six ans et « bien plus gentille que celle-là ».

Jamais Annie ne fera allusion à ce secret de famille, mais le jour où l'éditrice de la nouvelle collection « les affranchis » lui demande d'écrire « une lettre que vous n'avez jamais écrite », elle décide de s'adresser à « l'autre fille », cette soeur qu'elle n'a pas connue et dont la mort a permis sa naissance, car ses parents n'avaient pas les moyens d'élever deux enfants.

Petit texte (il ne compte que 70 pages), mais grand récit, poignant, bouleversant. L'auteur arrive à se mettre en retrait et à parler d'elle, petite fille face à ce lourd secret, comme d'une autre. Jamais elle ne montre ses émotions, sentiments, souffrances. Mais c'est pour nous les rendre encore plus forts, plus marquants.

 

 

 

DE CAROLIS, Patrick : « La dame du Palatin »

Arelate, l'antique Arles, an 38 après Jésus-Christ. Paulina, fille du riche armateur Pompeius Paulinus, est ballottée de Charybde en Scylla : Taurus, son époux, fuit en Orient avec sa maîtresse et disparaît dans un naufrage. Son fils unique meurt. Elle embarque alors pour Rome et accoste sur un rivage de l'île de Corsica à cause d'une tempête. C'est là qu'elle rencontre le philosophe stoïcien Sénèque, exilé pour raisons politiques. Après avoir intercédé pour la réhabilitation du philosophe auprès d'Agrippine, la redoutable mère du futur Néron, la jeune Gauloise devient la dame du Palatin en épousant Sénèque. Alors qu'elle commence à apercevoir le bonheur, Paulina est confrontée aux intrigues de la cour, aux complots, aux assassinats et aux frasques de l'Empereur sanguinaire. Accompagnant le philosophe sur le long chemin de la sagesse, Paulina rencontre les personnages les plus célèbres de son siècle et notamment celui qui deviendra Saint Paul, en pleine persécution des chrétiens. Face à la cruauté qui règne sur la cour, Paulina est touchée par ce qui commence à se murmurer dans tout Rome : Dieu est amour… Patrick de Carolis nous plonge dans les décors somptueux de la Rome impériale, décrivant avec brio le faste légendaire des banquets, où l'essence des parfums les plus précieux de l'Empire se mêle au soufre des conjurations.

KEEGAN, Claire : « Les trois lumières »

Voici un très beau roman rempli de grâce et de délicatesse. Cent pages que l'on ressent, que l'on vit dans une Irlande rurale que Claire Keegan décrit à merveille. Mais bien plus, elle excelle à distiller des éléments que nous découvrons en même temps que la fillette. Au début sur la pointe des pieds, en se faisant petit, on observe à travers ses yeux. Elle est surprise par ce couple Kinsella si bienveillant. Ils semblent vivre différemment que ses parents et surtout ils lui montrent de l'affection. Petit à petit, la fillette prend ses marques et se sent mise à l'aise l'aise. Des gestes, des regards tendres, autant de signes d'amour qui lui donnés. Ce bonheur d'été est parsemé de tâches d'ombres. Elle apprend et comprend le malheur arrivé au couple.

Sans en dire de trop, j'ai été happée par cette lecture. L'ambiance du départ avec les non-dits, la dureté de la vie se modifie au fil des pages. Elle devient plus gaie et débouche sur un final lumineux et émouvant !

Une écriture aux accents poétique, très sensorielle où chaque détail a son importance. Claire Keegan dévoile les sentiments de ses personnages tout en finesse et avec beaucoup de pudeur. Un enchantement.

KENNEDY, Douglas : « La poursuite du bonheur »

Dans l'Amérique de l'après-guerre minée par ses contradictions, des années noires du maccarthysme à nos jours, La Poursuite du bonheur nous plonge au coeur d'une magnifique histoire d'amour.

Manhattan, Thanksgiving 1945. Artistes, écrivains, musiciens... tout Greenwich Village se presse à la fête organisée par Eric Smythe, dandy et dramaturge engagé. Ce soir-là, sa soeur Sara, fraîchement débarquée à New York, croise le regard de Jack Malone, journaliste de l'armée américaine. Amour d'une nuit, passion d'une vie, l'histoire de Sara et Jack va bouleverser plusieurs générations.

Un demi-siècle plus tard, à l'enterrement de sa mère, Kate Malone remarque une vieille dame qui ne la quitte pas des yeux. Coups de téléphone, lettres incessantes... Commence alors un harcèlement de tous les instants. Jusqu'au jour où Kate reçoit un album de photos... La jeune femme prend peur : qui est cette inconnue? Que lui veut-elle ?

 

Douglas Kennedy nous livre ici un roman ambitieux où, à travers d'inoubliables portraits de femmes, résonnent les thèmes qui lui sont chers : la quête inlassable du bonheur, la responsabilité individuelle, la trahison.

Douglas Kennedy, quarante-six ans, est américain. Marié et père de deux enfants, il vit entre Paris et Londres. Après Cul-de-sac (Gallimard, Série noire, 1998), il a tenait un a immense succès avec L'Homme qui voulait vivre sa vie et Les Désarrois de Ned Allen (Belfond, 1998 et 2000).

KENNEDY, Douglas : « Rien ne va plus »

À Hollywood, comme chacun sait, tout va plus vite, plus haut, plus fort ! Les succès peuvent être soudains et tonitruants, les chutes foudroyantes. David Armitage, scénariste en quête de reconnaissance va en faire la redoutable expérience... Alors qu'il écrit depuis plus de dix ans des textes qui ne recueillent que l'indifférence des grands pontes de l'usine à rêves, l'impensable se produit : son dernier scénario est acheté par une chaîne branchée du câble. Sa série adaptée se révèle un fabuleux succès public et critique et David devient du jour au lendemain la coqueluche du tout-Hollywood. Adieu les vaches maigres, bonjour les paillettes ! La toute nouvelle star abandonne femme et enfant pour une productrice en vogue, troque sa vieille voiture pour une porsche et met à profit sa providentielle notoriété : les contrats pleuvent, les courtisans aussi, un Emmy award vient même récompenser la plume la plus convoitée du moment. Jusqu'au jour où tout bascule.

Traîné dans la boue par un magasine people, David voit le rêve américain se transformer en cauchemar : la descente aux enfers sera totale ! Finis les contrats mirobolants, les soirées mondaines et le projets de superproduction, le jeune prodige est relégué au rang de paria. Suite de hasards malencontreux ou orchestration diabolique ? En conteur doué et expérimenté, Douglas Kennedy ménage suspense et rebondissements, histoire de mieux vous embarquer dans un roman qui se lit d'une traite et dont on regrette de tourner la dernière page. Dans la veine satirique et féroce des Désarrois de Ned Allen et de L'Homme qui voulait vivre sa vie, il règle avec humour son compte au mythe hollywoodien, déshumanisé par la cupidité, la superficialité et le star-system. Le tout avec un art consommé de la narration et des dialogues enlevés et drôles qui font de. Rien ne va plus un vrai plaisir de lecture.

LITTELL, Robert : « L’hirondelle avant l’orage »

Littell nous transporte en quelques phrases au coeur des années 30 en Urss pour nous faire revivre la chute et la déportation du poéte Mandelstam relatées par différents témoins.Un très grand livre qui se lit comme un polar et nous bouleverse tout à la fois.

Riche en anecdotes historiques et incroyablement documenté, L'hirondelle avant l'orage est un roman intelligent où tout est maitrisé : le style, le rythme et l'histoire. On ne peut que s'émerveiller devant les connaissances et le talent de conteur de Robert Littell. Il réussit la prouesse étonnante de nous faire plonger avec délice dans les heures les plus sombres de l'union soviétique.

LE CARRE, John : « Un homme très recherché »

Excellent roman de John Le Carré qu'on a du mal à lâcher jusqu'au retournement final.

Les errements de la guerre contre le terrorisme de l'ère Bush mais situés à Hambourg d'où sont arrivés les terroristes du 11 septembre, rappelons-le. Guerre des services, retournement d'agents, zèle, violation des lois et principes démocratiques, surveillance high tech, l'homme très recherché ressemble comme deux gouttes d'eau à des internés de Guantanamo et de la prison de Bagram en Afghanistan. Comme toujours chez Le Carré, les personnages principaux sont humains et attachants, leurs petites histoires individuelles prises dans la grande Histoire.

 

POLICIERS

 

MAC CARTHY, Cormac : « Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme »

A la frontière du Texas, Moss découvre un carnage : un homme à moitié mort, d'autres déjà froids, des armes, de l'héroïne et deux millions de dollars. La tentation est trop forte. Mais on ne vole pas impunément des narco trafiquants. Moss devient l'objet d'une impitoyable chasse à l'homme. A ses trousses, un vieux shérif et un tueur psychopathe de la pire espèce...

Biographie de l'auteur

Né en 1933 dans l'Etat de Rhode Island, Cormac McCarthy, auteur de nombreux romans plusieurs fois primés, est l'un des écrivains américains les plus talentueux de sa génération.

BAYER, William : « Le rêve des chevaux brisés »

Dans une ville du Midwest, par un après-midi torride, un homme et une femme sont entrain de faire l'amour dans une chambre de motel quand, soudain, la porte s'ouvre à la volée. Une silhouette en imperméable brandit un objet long et sombre. Suit une double détonation... Les deux victimes sont Barbara Fulraine, égérie de la haute société, et son amant Tom Jessup, modeste professeur dans une école privée. Comment une grande bourgeoise à la beauté spectaculaire a-t-elle pu finir de façon aussi sordide et tragique ? Vingt-six ans après, David Weiss revient dans cette ville où il a grandi, à l'occasion d'un procès qu'il doit couvrir en tant que dessinateur judiciaire. Il va tenter de répondre à cette question qui le hante. Pour cela il se plonge dans les documents relatifs à l'affaire Fulraine, et dans les papiers de son père - qui était par ailleurs le psychanalyste de la victime. Il se souvient que le double meurtre avait profondément perturbé la vie de ses parents. Lui non plus ne sortira pas indemne de cette histoire quand il découvrira la vérité. Erotique, psychanalytique, énigmatique et noir, Le Rêve des chevaux brisés conjugue admirablement suspense et émotion. C'est le chef-d'œuvre de William Bayer à ce jour.

BAYER, William : « Pèlerin »

Pam Barret est journaliste à la télévision. Mais on ne peut pas dire que sa carrière décolle. Jusqu'au jour où elle assiste à une scène proprement stupéfiante : en plein New York, une jeune patineuse est assommée et égorgée par un oiseau géant qui disparaît aussi vite qu'il est venu. Panique, stupeur, les témoins croient avoir rêvé, mais des touristes ont filmé l'attaque. Pam comprend qu'elle a une chance de faire la " une " en rapportant ces images insensées. Un ornithologue lui confirme bientôt que le " meurtrier " est un faucon pèlerin femelle, mais un spécimen anormalement grand, et jamais ce type d'oiseau ne fondrait sans raison sur un humain, encore moins pour le tuer. De plus, comment cet animal s'est-il perdu dans Manhattan ? Peut-être n'est-il pas perdu justement, et dans ce cas, l'affaire n'est plus du ressort des ornithologues mais de la police. Palpitant, envoûtant, ce thriller nous plonge dans le monde mystérieux de la fauconnerie. Une fois encore, Bayer fait preuve d'une maîtrise éblouissante. Paru à la série noire dans une version tronquée, ce livre a été intégralement retraduit.

BEHM, Marc :« La reine de la nuit »

La reine de la nuit relate, sur un mode picaresque, la mortelle randonnée d'une jeune Allemande devenue nazie à son corps défendant, qui se retrouve, d'aventures en tribulations, membre des S.A. Puis des S.S., avant de finir pendue pour crimes contre l'humanité. L'humour particulièrement noir de l'auteur est totalement ravageur, notamment dans les chapitres où figurent tous les ténors du Reich. D'autres passages se révèlent, eux, à la limite du supportable. Quoi qu'il en soit, un fabuleux roman." (Jean-Pierre Deloux, Polar) "Un livre qui pourrait bien être en avance sur son temps et qui traite l'horreur des années de l'holocauste en thriller métaphysique, picaresque, psychologique qui, souvent, tourne au pur surréalisme." (Maxim Jakubowski)".

CONNELLY, Michael : « La défense Lincoln »

Défenseur attitré des chauffards, bikers et autres dealers, Mickey Haller est habile au prétoire mais méprisé par le barreau de Californie. Il passe sa vie dans sa Lincoln à traquer les petites affaires. Un jour, pourtant, il décroche le gros lot: un riche fils de famille fait appel à ses services. Mais l'excitation des débuts cède bientôt la place à l'inquiétude. Haller s'aperçoit que cette "aubaine" pourrait bien lui coûter la vie...

CONNELLY, Michael : « Le verdict du plomb »

L'avocat à la Lincoln est de retour. Guéri de son addiction aux antalgiques, Mickey Haller hérite de la clientèle d'un confrère mystérieusement assassiné. Il décroche ainsi l'affaire de l'année: Walter Elliot, un magnat de Hollywood, est accusé du meurtre de sa femme et de son amant. Bien que tout .l'accable, Elliot semble curieusement peu inquiet de l'issue du procès...

SYLVAIN, Dominique : « Guerre sale »

La nébuleuse Françafrique et son affairisme officieux constituent la toile de fond de l'histoire brillante proposée par Dominique Sylvain. Rétro-commissions relatives à des ventes d'armes, financement occulte de campagne électorale, étouffement des scandales politico-financiers... Ce roman d'enquête est de ces œuvres empreintes d'une noirceur et d'une tension permanentes, nourries par une intrigue dense, un tantinet complexe dont la compréhension est toutefois facilitée par un effort soigné, quasi didactique, d'explication des tenants et aboutissants de l'affaire exposée.

 Faux-semblants et chausse-trappes émaillent une histoire parfaitement maîtrisée, menée à un rythme débridé et portée par des acteurs dont les profils sonnent juste. Dominique Sylvain ne sombre pas dans l'écueil de la caricature et ne transige guère avec la véracité des faits. Le soin particulier apporté à la construction des dialogues et à la narration en général renforce le sentiment d'avoir parcouru un roman choyé par son auteur, où l'originalité et l'expression, voire la quintessence de certains sentiments (la vengeance par l'inconvenante loi du talion), avivent l'intérêt d'une lecture jamais en proie à l'ennui. Le soin particulier apporté à la construction des dialogues et à la narration en général renforce le sentiment d'avoir parcouru un roman choyé par son auteur, où l'originalité et l'expression, voire la quintessence de certains sentiments (la vengeance par l'inconvenante loi du talion), avivent l'intérêt d'une lecture jamais en proie à l'ennui.

MAC DONALD, John Dan : “ Strip tilt “

« Il tira de sa poche la montre en or de l'oncle Omar. Il se mit à la tripoter distraitement. Il la remonta puis tira sur le remontoir pour la mettre à l'heure de sa montre-bracelet. Elle possédait non seulement une aiguille des heures, une aiguille des minutes et une trotteuse, mais aussi une quatrième aiguille, immobilisée à douze heures et qui était en argent au lieu d'être en or comme les autres. Il se demanda à quoi elle servait. »

Drôle d'héritage que cette montre... Et si l'aiguille d'argent n'était autre que la porte vers la liberté totale doublée de la complète immunité ?

THEORIN, Johan : « L’heure trouble »

"L"heure trouble" de Johan Theorin, réunit toutes les qualités que l'on peut attendre d'un polar scandinave. Une écriture précise, sans tape-à-l'oeil, des personnages vrais, justes et débordant d'humanité, une tension psychologique maintenue de bout en bout.

Cette "heure trouble" dont il est question, c'est le crépuscule, le moment où, sur l'île d'Oland, en pleine mer Baltique, un petit garçon échappa à l'attention de son grand-père pour faire une mauvaise rencontre et ne jamais reparaître. Vingt ans plus tard, la mère de l'enfant tente de comprendre pour enfin faire le deuil, aidée par ce père que ronge toujours la culpabilité. Une quadra dépressive, un vieillard malade : drôle d'attelage. Le talent du jeune romancier suédois est de rendre passionnante leur enquête si maladroite, si peu professionnelle, mais si débordante d'amour.

 

DOCUMENTAIRES

 

CLIFFORD, D. Conner :« Histoire Populaire des Sciences »

Nous connaissons tous l'histoire des sciences telle que nous l'avons apprise dans les manuels scolaires : comment, grâce à son télescope, Galilée démontra que la Terre n'est pas au centre de l'univers ; comment Newton découvrit l'existence de la gravité en voyant tomber une pomme ; comment Einstein résolut les mystères de l'espace et du temps grâce à une simple équation... Le récit traditionnel de cette épopée attribue à une poignée de grands hommes aux grandes idées l'intégralité de ces découvertes. Pourtant les sciences sont depuis toujours une oeuvre collective. Ce livre raconte l'histoire des savoirs établis par les chasseurs-cueilleurs, les petits paysans, les marins, les mineurs, les forgerons, les guérisseuses et tant d'autres gens qui devaient assurer leur subsistance au contact quotidien de la nature. La médecine trouve son origine dans la découverte par les peuples préhistoriques des propriétés thérapeutiques des plantes. La chimie et la métallurgie se développent à partir des savoirs produits par les mineurs, les forgerons et les potiers de l'Antiquité. Les mathématiques doivent leur existence aux topographes, aux marchands et aux comptables. Au XIXe siècle, l'alliance du capital et de la science marque le coup d'envoi de la civilisation de la technoscience, dominée par les experts et obsédée par la puissance, l'efficacité, la rationalisation, l'accumulation et le profit. Comprendre ce basculement nous permet de saisir la nature de la tyrannie technologique qui nous aliène aujourd'hui.

Biographie de l'auteur

Après avoir exercé de nombreux métiers, Clifford D Conner devient historien, notamment des sciences. Son oeuvre maîtresse, Histoire populaire des sciences, est enfin disponible en français.

ZIZEK, Slavoj : « Tout ce que vous avez voulu savoir sur Lacan sans jamais oser le demander à Hitchcock »

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Lacan sans jamais oser le demander à Hitchcock revisite les chefs-d'oeuvre d'Hitchcock à travers les concepts de la pensée de Jacques Lacan : Vertigo, L'Homme qui en savait trop, Psychose, La Mort aux trousses... Le titre, inspiré de Woody Allen, reflète également la méthode provocatrice de ce grand livre: comprendre le cinéma via la psychanalyse, mais aussi la psychanalyse via le cinéma ! Slavoj Zizek a dirigé cet ouvrage collectif réunissant de nombreux auteurs dont notamment le grand philosophe américain Fredric Jameson.

 

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 14:00

 

COMMUNE   DE   PUGET   SUR   DURANCE

COMPTE   RENDU   SOMMAIRE   DE   LA   SEANCE  DU 

 CONSEIL   MUNICIPAL  du   08 septembre 2011

 

 

Conseillers présents : Monsieur Alain SAGE, maire, Messieurs Jean-Daniel DUVAL,  Alain BLANCHETON, André CAPANNI, Madame Nathalie CLAUSELLS, adjoints,  Mesdames Christine CHARBONNIER, Danielle  FAIDY,   Geneviève  GOUNON   et   Cathy  PROST,   Messieurs    Sylvain  MEYSSARD et Jean-Marie SCANO.

Absents excusés : Madame Michèle MOULINET, Monsieur Samuel BAYSE.

 

ORDRE  DU  JOUR  :

 

Plan Local d’Urbanisme : Débat d’orientation générale du projet d’aménagement et de développement durable (PADD)

 

Monsieur le maire rappelle les orientations générales du PADD à savoir ;

 

Orientation 1 – Affirmer le centre-village comme un véritable pôle de vie, développer des activités dans ce centre-village,  conserver un cadre de vie agréable, améliorer la circulation.

Orientation 2 Assurer un équilibre entre urbanisation et identité rurale, permettre l’accueil d’une nouvelle population, adapter l’urbanisation à la croissance démographique souhaitée,  prendre en compte les risques naturels.

Orientation 3 – Protéger et valoriser les espaces naturels, contribuer au maintien de l’agriculture, préserver les espaces naturels les plus remarquables,  valoriser les paysages et le patrimoine bâti.

L’objectif est d’accueillir environ 200 habitants supplémentaires d’ici 10 ans, soit 80 nouvelles constructions à usage de logement.

 

Le conseil municipal a largement débattu de ces orientations, chaque conseiller s’est exprimé, monsieur le maire a répondu aux questions posées.

Le conseil municipal, à l’unanimité des membres présents, approuve les orientations du PADD et confirme sa volonté de poursuivre la procédure en vue de  l’établissement du Plan Local d’Urbanisme.

 

Revitalisation du centre village : Choix et lancement de la procédure de concession d’aménagement (principe de réalisation de l’opération d’aménagement, objectifs poursuivis, missions de l’aménageur critère de choix retenus)

 

Conformément aux récentes directives du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement, le conseil municipal a décidé de la procédure à utiliser pour lancer l’opération à savoir une procédure de concession d’aménagement par le biais d’un appel public à concurrence, publications nationales et européenne.

Le règlement de consultation établi par le conseil municipal  définit le principe de la réalisation de l’opération d’aménagement par le biais d’une concession et les objectifs poursuivis, les missions de l’aménageur, ainsi que les critères de choix retenus.

Par ailleurs, le conseil municipal a désigné à l’unanimité des membres présents :

-          le maire pour être la personne habilitée à engager la discussion et signer la convention avec l’aménageur retenu,

-          la commission d’urbanisme et Monsieur Alain Blancheton, adjoint,  qui donneront leur avis préalable au choix de l’aménageur.

Le conseil municipal demande au maire de tout mettre en œuvre  pour procéder aux mesures de publicité d’appel à candidatures dans les meilleurs délais.

 

Personnel communal : Besoin occasionnel d’un agent à l’école :

 

Dans l’attente d’obtenir du conseil général de Vaucluse, l’autorisation de recruter un agent sous contrat unique d’insertion, pour 20 h hebdomadaire, financé à 70 %,  le maire expose la nécessité de recruter un agent d’entretien pour besoin occasionnel. Le conseil municipal donne son accord  à l’unanimité des membres présents et demande au maire de présenter une nouvelle demande au conseil général.

 

Intervenant musical : avenant au contrat pour la mairie de Lauris

 

Le conseil municipal a donné son accord à l’établissement d’un avenant au contrat Commune/Conseil Général de Vaucluse, actuellement de 2 h hebdomadaire pour le passer  à 5 h, les trois heures supplémentaires étant pour l’école de Lauris qui remboursera sa quote part à la commune, le conseil général de pouvant pas multiplier les contrats. Le service de transport scolaire de l’école de Puget fonctionne sur le même principe depuis des années.

   

Dressé le neuf septembre deux mille onze pour être affiché à la porte de la Mairie.

                                                                                               Le maire   

                                                                                     Alain SAGE

 

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 23:56

Bibliothèque Municipale de Puget

 

Coup de Projecteur N° 56

Livres empruntés au Bibliobus du 12 Mai 2011

 

ROMANS ( Suite )

 

FOENKINOS, David : « La délicatesse »

« François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m’en vais. C’est la boisson la moins conviviale qui soit. Un thé, ce n’est guère mieux. On sent qu’on va passer des dimanches après-midi à regarder la télévision Ou pire : chez les beaux- parents. Finalement, il se dit qu’un jus, ça serait bien. Oui, un jus, c’est sympathique. C’est convivial et pas trop agressif. On sent la fille douce et équilibrée. Mais quel jus ?  Mieux vaut esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l’orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye

ou la goyave, ça fait peur. Le jus d’abricot, c’est parfait. Si elle choisit ça, je l’épouse…

- Je vais prendre un jus… Un jus d’abricot, je crois, répondit Nathalie. Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité ». La délicatesse a obtenu neuf prix littéraires et été traduit dans plus de quinze langues.

Biographie de l'auteur

David Foenkinos est l'auteur de neuf romans dont Le potentiel érotique de ma femme, Nos séparations et La délicatesse. Ses romans sont traduits dans plus d'une vingtaine de pays.

 

 

GAUDE, Laurent : « Eldorado »

A Catane, le commandant Salvatore Piracci travaille à la surveillance des frontières maritimes. Gardien de la citadelle Europe depuis vingt ans, il sillonne la mer, de la Sicile à la petite île de Lampedusa, pour intercepter les bateaux chargés d’émigrés clandestins qui ont tenté la grande aventure en sacrifiant toute leur misérable fortune… en sacrifiant parfois leur vie, car il n’est pas rare que les embarcations que la frégate du commandant accoste soient devenues des tombeaux flottants, abandonnés par les équipages qui ont promis un passage sûr et se sont sauvés à la faveur de la nuit, laissant hommes, femmes et enfants livrés à la plus abominable des dérives.

Un jour, c’est justement une survivante de l’un de ces bateaux de la mort qui aborde le commandant Salvatore Piracci, et cette rencontre va bouleverser sa vie.

Touché par l’histoire qu’elle lui raconte, il se laisse peu à peu gagner par le doute, par la compassion, par l’humanité… et entreprend un grand voyage.

 

 

GAVALDA, Anna : « La consolante »

« Charles Balanda, 47 ans, architecte à Paris, apprend incidemment la mort d'une femme qu'il a connue quand il était enfant, et adolescent.

« Il déchire la lettre et la jette dans la poubelle de la cuisine. Quand il relève son pied de la pédale et que le couvercle retombe, clac, il a l’impression d’avoir refermé, à temps, une espèce de boîte de Pandore, et, puisqu’il est devant l’évier, s’asperge le visage en gémissant.

Retourne ensuite vers les autres. Vers la vie. Se sent mieux déjà. Allez... C’est fini.

C'est fini, tu comprends ?»

Le problème, c'est que non, il ne comprend pas. Et il n'y retourne pas, vers la vie. Il perd l’appétit, le sommeil, abandonne plans et projets et va essayer de comprendre pourquoi tout se fissure en lui; Et autour de lui. Commence alors un long travail de deuil au bout duquel il est obligé de se rendre à l’évidence : l’échelle de cette vie-ci est illisible et il faut tout rebâtir.»

 

JUDENNE, Roger : « Drôle de moisson »

L'exode ? Pour Lucien, pas de quoi abandonner la belle moisson qui s'annonce. A Verdun en 14, il en a vu d'autres. Et puis, maintenant, la France possède sa ligne Maginot... Pourtant, un matin, c'est la panique. Le voilà contraint de partir avec sa petite famille. Objectif : la Loire, il faut franchir la Loire...

Biographie de l'auteur

Roger Judenne est né dans une famille d'origine rurale. Son enfance se déroule au contact de la nature et des paysages de la Beauce. Devenu instituteur et secrétaire de mairie, il s'adonne à l'écriture, alternant avec bonheur romans du terroir et romans pour la jeunesse.

 

KHADRA, Yasmina : « Ce que le jour doit à la nuit »

Algérie, dans les années 1930. Les champs de blés frissonnent. Dans trois jours, les moissons, le salut. Mais une triste nuit vient consumer l'espoir. Le feu. Les cendres. Pour la première fois, le jeune Younes voit pleurer son père. Et de pleurs, la vie de Younes ne manquera pas. Confié à un oncle pharmacien, dans un village de l'Oranais, le jeune garçon s'intègre à la communauté pied-noire. Noue des amitiés indissolubles, françaises, juives : "les doigts de la fourche ",,comme on les appelle. Et le bonheur s'appelle Emilie, une "princesse" que les jeunes gens se disputent. Alors que l'Algérie coloniale vit ses derniers feux, dans un déchaînement de violences, de déchirures et de trahisons, les amitiés se disloquent, s'entrechoquent. Femme ou pays, l'homme ne peut jamais oublier un amour d'enfance...

 

LAROUI, Fouad : « La femme la plus riche du Yorkshire » - Humour -

Un jeune universitaire marocain, titulaire d une chaire d économétrie à l université de York, se retrouve plongé dans l univers étrange et mouillé de la campagne anglaise. Pour échapper à l ennui qui le guette, il décide d effectuer une étude ethnographique du peuple anglais, se servant des méthodes utilisées par les ethnologues occidentaux quand ils étudient les peuples primitifs. Partant du principe que le pub est à l Anglais ce que l arbre à palabres est aux Bambaras, il y installe ses pénates et note scrupuleusement sur un petit carnet les détails de la vie quotidienne, les meurs  et les rites de ces curieux indigènes. De cette étude va naître une rencontre avec une terrifiante et richissime vieille dame anglaise.

Entre ces deux énergumènes que tout oppose, le choc est inévitable. Et les plongera, l’un comme l’autre, dans des situations inextricables et drôles...

 

En filigrane de ce roman intelligent et enlevé, une critique acerbe et désopilante de l Angleterre, de l ethnologie, des riches, des alcooliques, des Marocains et de la météorologie... Fouad Laroui rit de tout. Heureuse tournure d esprit qui en fait un des écrivains contemporains les plus inventifs.

Biographie de l'auteur

Marocain de naissance, économiste de formation, professeur de littérature francophone à l université d Amsterdam, romancier de langue française, poète de langue néerlandaise, journaliste politique, critique littéraire, Fouad Laroui court le monde, chargé de son sac de voyage et de sa vaste culture. Aux Éditions Julliard, Fouad Laroui a fait paraître : Les Dents du topographe, De quel amour blessé, Méfiez-vous des parachutistes, Le Maboul, La Fin tragique de Philomène Tralala, Tu n as rien compris à Hassan II, et chez Robert Laffont : De l islamisme, une réfutation personnelle du totalitarisme religieux.

 

LEFEVRE, Kim : « Les eaux mortes du Mékong »

La jeune Mây, 15 ans, devine la présence de l'ennemi depuis la cave où elle se cache. De ce lieutenant français installé dans sa maison au bord du Mékong, Mây ne connaît que la voix... Prise dans le tourbillon de la guerre d'Indochine, face aux interdits que lui impose sa culture, Mây devra choisir entre son père, veuf inconsolé, et son amour pour le soldat français.

Biographie de l'auteur

Kim Lefèvre est née d'un père français et d'une mère vietnamienne. Cette double appartenance traverse tous ses ouvrages, de Métisse blanche à moi, Marina la Malinche. Les Eaux mortes du Mékong est son premier roman en Points.

 

 

NOTHOMB, Amélie : « Biographie de la faim »

L'auteur de Stupeur et tremblements (Grand Prix du roman de l'Académie française 1999) et de Métaphysique des tubes fait revivre ses souvenirs de petite enfance au Japon mais aussi à Pékin, à New York, au Bangladesh et autres lieux où l'a conduite la carrière d'un père diplomate. Au cœur du kaléidoscope : sa faim. Le mystère de la faim, la faim goinfre, joyeuse ou tragique et angoissante, quête perpétuelle d'un accomplissement inaccessible, qui explique autant l'histoire des peuples que celle des individus. Les figures du père, d'une nourrice japonaise, d'une sœur tendrement aimée se dessinent aussi dans ce récit pudique et sincère, maniant l'humour noir et la provocation.

 

ORMESSON, Jean d’ : « La création du monde »

Quatre amis passent huit jours de vacances dans une île de Méditerranée. L'un d'entre eux a apporté un manuscrit envoyé par un certain Simon Laquedem. Sa lecture provoque dans le groupe des réactions contradictoires... Un ange annonce à Simon qu'il est le nouvel Abraham, le nouveau Moïse, le nouveau Mahomet et que Dieu insiste pour lui parler. Dieu lui apparaît et lui raconte avec simplicité et clarté, parfois avec gaieté, les origines de l'univers, le big-bang, l'espace et le temps, l'eau, l'air, la lumière, la vie si tragiquement passagère des hommes, leur pensée et leur histoire, les dramaturgies du savoir, de l'ambition, de l'amour et du sexe. Entre Bible et bande dessinée, entre texte sacré et canular, cette odyssée allègre de l'esprit universel remplacera avantageusement toutes les bibliothèques imaginaires et réelles.

 

PEYRAMAURE, Michel : « Chat bleu … chat noir »

Montparnasse, 1928 : Sylvaine la provinciale découvre le Paris des Années folles. Elle survit difficilement en dansant chaque nuit dans un troquet minable. Malgré la misère, ce monde d'artistes géniaux et de cinglés magnifiques l'enchante. Elle se jure qu'elle aura un jour son propre cabaret. Elle tombe dans les bras d'un homme de presse influent et, avec la ténacité et la passion qui la caractérisent, se bat pour accomplir son rêve. Ce sera Le Chat bleu. On y croisera Foujita, Man Ray, Kiki de Montparnasse et tant d'autres... Mais le grand amour se présente à elle sous les traits d'un metteur en scène en vue qui lui fera découvrir le cinéma muet. Les années passent, Le Chat bleu est devenu Le Chat noir, un cabaret grand-guignol où Sylvaine partage la vedette avec sa fille Monika - qui est éprise d'un jeune étudiant allemand. La guerre arrive, rendant dangereux cet amour naissant. Mère et fille iront se réfugier en Corrèze, à Saint-Roch, auprès de leur fidèle amie Cécile.

 

PEYRAMAURE, Michel : « La petite danseuse de Degas »

Marie Von Goethem naît dans une famille pauvre d'origine belge. Le père est tailleur, la mère blanchisseuse. La famille s'est établie à Paris en 1861. Comme ses deux sœurs, Marie entre à l'Opéra et devient petit rat. Sa participation aux spectacles ainsi que des séances de pose auprès d'artistes fournissent un complément non négligeable aux revenus de la famille.

Elle croise Degas qui en fait le modèle d'une de ses œuvres les plus originales. Comment s'opère cette rencontre décisive ? Quelle relation s'instaure entre le peintre amoureux des corps et des formes au point de lui faire produire cette statue, œuvre magnifique parmi les plus célèbres au monde ?

Une histoire se noue, avec ses passions et ses drames. Michel Peyramaure en retrace toute la saveur, ressuscitant l'univers artistique de la deuxième moitié du XIXe siècle et les débuts de l'impressionnisme.

Biographie de l'auteur

Michel Peyramaure appartient à la fameuse école de Brive. Parmi ses nombreux succès, son roman sur Suzanne Valadon (Robert Laffont) qui marque son goût et son érudition pour le monde artistique.

 

PUJADE-RENAUD, Claude : « Les femmes du braconnier »

C'est en 1956, à Cambridge, que Sylvia Plath fait la connaissance du jeune Ted Hughes, poète prometteur, homme d'une force et d'une séduction puissantes. Très vite, les deux écrivains entament une vie conjugale où vont se mêler création, passion, voyages, enfantements. Mais l'ardente Sylvia semble peu à peu reprise par sa part nocturne, alors que le "braconnier " Ted dévore la vie et apprivoise le monde sauvage qu'il affectionne et porte en lui. Bientôt ses amours avec la poétesse Assia Wevill vont sonner le glas d'un des couples les plus séduisants de la littérature et, aux yeux de bien des commentateurs, l'histoire s'achève avec le suicide de l'infortunée Sylvia. Attentive à la rémanence des faits et des comportements, Claude Pujade-Renaud porte sur ce triangle amoureux un tout autre regard. Réinventant les voix multiples des témoins - parents et amis, médecins, proches ou simples voisins -, elle nous invite à traverser les apparences, à découvrir les déchirements si mimétiques des deux jeunes femmes, à déchiffrer la fascination réciproque et morbide qu'elles entretiennent, partageant à Londres ou à Court Green la tumultueuse existence du poète. L'ombre portée des oeuvres, mais aussi les séquelles de leur propre histoire familiale - deuils, exils, Holocauste, dont elles portent les stigmates -, donnent aux destins en miroir des "femmes du braconnier" un relief aux strates nombreuses, dont Claude Pujade-Renaud excelle à lire et révéler la géologie intime.

Biographie de l'auteur

Nouvelliste et romancière, Claude Pujade-Renaud a reçu le grand prix de la Société des gens de lettres en 2004. Elle a publié la quasi-totalité de son oeuvre chez Actes Sud. Derniers titresparus : Le Jardin forteresse (2003 ; Babel n° 646), Chers disparus (2004 ; Babel n° 757), Le Désert de la grâce (2007 ; Babel n° 959). Simultanément, Actes Sud publie un premier volume des oeuvres - romans et nouvelles - de Claude Pujade-Renaud dans la collection "Thesaurus".

 

SINOUE, Gilbert : « Erevan »

" Je voudrais voir quelle force au monde peut détruire cette race, cette petite tribu de gens sans importance dont l'histoire est terminée, dont les guerres ont été perdues, dont les structures se sont écroulées, dont la littérature n'est plus lue, la musique n'est pas écoutée, et dont les prières ne sont pas exaucées. Allez-y, détruisez l'Arménie ! Voyez si vous pouvez le faire. Envoyez-les dans le désert. Laissez-les sans pain ni eau. Brûlez leurs maisons et leurs églises. Voyez alors s'ils ne riront pas de nouveau. Car il suffirait que deux d'entre eux se rencontrent, n'importe où dans le monde, pour qu'ils créent une nouvelle Arménie. " William Saroyan.

Biographie de l'auteur

Gilbert Sinoué est à la fois écrivain et historien. Né au Caire, où il a vécu jusqu'à l'âge de 18 ans, et arrivé en France en 1968, il est l'auteur de 17 romans, essais et biographies, parmi lesquels Le Livre de Saphir, Prix des Libraires 1996, L'Enfant de Bruges, Les Silences de Dieu, Grand Prix de littérature policière

 

SOLLERS, Philippe : « Une vie divine »

D’emblée, la citation de Nietzsche, placée en exergue du livre, donne le ton, puisqu’elle met en valeur l’idée de bonheur. Car ce sont bien des promesse de vie et de bonheur que recèle ce roman qui s’élève contre le nihilisme contemporain. Contre, aussi, la littérature de l’impasse, du malheur et de la mélancolie. Car ce texte à contre-courant est aussi en rapport avec l’actualité la plus directe… Le narrateur, professeur de philosophie, s’est vu confier un projet ambitieux par une institution internationale : réfléchir à une philosophie mondiale. Libre à lui de mener ce travail comme il l’entend, à une seule contrainte près : ne pas évacuer la dimension religieuse de l’humanité. Au fil de ses recherches et de ses discussions avec les deux femmes de sa vie, Nelly l’étudiante en philosophie, cérébrale et réfléchie, et Ludivine la frivole qui ne pense qu’à la mode au point d’en faire son métier, le narrateur va découvrir qu’un seul penseur se montre assez solide pour fonder un projet de philosophie mondiale : Nietzsche. Mais un Nietzsche débarrassé des oripeaux dont on a cru bon, par la suite, d’affubler sa pensée jusqu’à la falsifier. Livre politique et roman philosophique, Une vie divine est aussi un texte grave et drôle sur la possibilité – la nécessité, même – d’être heureux.

 

 

 

 

 

STENDHAL : « La chartreuse de Parme »

À Parme, l'ombre de la chartreuse s'étend sur la cour et sur les intrigues aristocratiques des quelques happy few qui l'animent : Gina la belle duchesse, le comte Mosca, mais surtout le jeune Fabrice del Dongo, qui suscite l'amour de tous ceux qui le croisent. Comment ne pas l'aimer, ce jeune rêveur plein de grâce, qui transfigure la réalité ? Mais lui, que tout le monde aime, qui saura-t-il aimer ? C'est la question qui hante Fabrice, et Stendhal nous entraîne dans sa quête, qui le conduira de Milan à Parme, de Waterloo au lac de Côme, jusqu'à la prison de la tour Farnèse où son destin va basculer...

Roman d'apprentissage ou rêverie italienne ? Tout l'art de Stendhal tient justement à cette ambiguïté, entre un amer constat d'impuissance et une invitation à la magie poétique, entre désenchantement et ré-enchantement. Sans conteste, La Chartreuse de Parme est, avec Le Rouge et le Noir, le chef-d'oeuvre de Stendhal.

 

TEULE, Jean : « Charly 9 »

Le règne de Charles IX fut court – il meurt à 23 ans –, extravagant – on dit du roi qu’il lâchait des cerfs dans ses appartements pour le plaisir de les courser – et atrocement sanglant. Même si le projet fut sans doute de Catherine de Médicis, c’est Charles IX qui ordonna, en août 1572, le massacre de la Saint-Barthélemy. Accablé par l’horreur de ce carnage, il sombra dans une démence qui le conduisit en quelques mois à la mort. C’est cette terrifiante descente aux enfers que Jean Teulé raconte dans ce roman baroque et magnifique.

Biographie de l'auteur

Jean Teulé est l'auteur de treize romans. Parmi les plus notables, Je, François Villon a reçu le Prix du récit biographique ; Le Magasin des suicides a été traduit en dix-neuf langues. Son adaptation en film d'animation par Patrice Leconte est en cours de tournage. Darling a été adapté au cinéma par Christine Carrière, avec Marina Foïs et Guillaume Canet dans les rôles principaux ; Le Montespan, prix Maison de la presse et grand prix Palatine du roman historique, a été élu parmi les vingt meilleurs livres de l'année 2008 par le magazine Le Point. La totalité de son œuvre romanesque est publiée aux Éditions Julliard.

 

VAILL            AND, Roger : « Les mauvais coups »

Retranchés dans une maison du Jura, Milan, décorateur parisien, et sa femme Robert, jadis si libertins, si souverains, se haïssent de s'être trop aimés. Leurs excès les ont enchaïnes. Entre l'alcool et les visites d'Hélène, la jeune institutrice du village, les jours s'égouttent comme du poison. Roberte cherche à pervertir Hélène ; Hélène va aimer Milan : Milan ne veut plus aimer. Il a tué la passion en lui et veut renaître, seul et grand. Ce roman, l'auteur le voulait "cruel, horrible et plein de foi quand même dans le bonheur"...

Biographie de l'auteur

Roger Vailland (1907-1965), co-fondateur dans sa jeunesse de la revue Le Grand Jeu, avec René Daumal et Roger Gilbert-Lecomte, il devient reporter à Paris-Soir. Résistant, il découvre au cours d’une mission chez Daniel Cordier un exemplaire de Lucien Leuwen qui le bouleverse. Le voici stendhalien, et romancier. L’après-guerre le verra communiste et libertin, en tout cas anticonformiste. Il obtient le prix Goncourt en 1957 avec La Loi. Les Mauvais coups a été publié en 1948.

 

 

 

 

KHOSRO,Varasteh : « Rhapsodie persane »

Nous sommes à la fin du XIXe siècle, à Chiraz, en Iran. Parviz, un bel adolescent issu d'une riche famille, découvre l'amour avec Mariam, l'épouse du mollah. Ensemble ils s'enfuient à Ispahan, lui déguisé en femme afin de ne pas être reconnu. La supercherie durera plusieurs mois. Il finira par abandonner son déguisement et, redevenu homme, s'enfuira. S'ensuit une longue série d'aventures. De ville en ville, Parviz déclenche les passions des femmes. Les nombreux tableaux qui composent ce roman transportent le lecteur dans un monde riche de saveurs, l'entraînant dans de multiples péripéties amoureuses, en filigrane desquelles il découvre l'environnement politique et social de ce pays qui essaye de rejoindre la modernité alors que les grandes puissances manifestent à cette époque leur intérêt pour ses innombrables richesses. Clin d'oeil aux Mille et une nuits, la lecture de Rhapsodie persane nous berce dans un Orient aux multiples intrigues.

Biographie de l'auteur

On ne sait rien de l’auteur. Cet ouvrage, publié par Robert Laffont en 1951, réimprimé à plusieurs reprises, a connu un important succès et est considéré comme un roman clé pour comprendre la société iranienne de cette époque. Il est fort probable qu’il s’agisse d’un roman en partie autobiographique, et que l’auteur, à l’occasion des troubles politiques de cette époque, ait quitté l’Iran pour rejoindre la France où il résida de nombreuses années, voire y termina sa vie. Khosro Varasteh est également l’auteur de : Le vrai visage d’Omar Khayyam, publié par l’Administration générale des Beaux Arts de Téhéran en 1957.

 

VAUTRIN, Jean : « Quatre soldats français » tome 02

Des tranchées de la guerre de 1914 au Paris des années folles... 1917. Ils sont quatre rescapés de l'offensive Nivelle. Quatre soldats français dont les chemins se séparent le temps d'une permission... Montech, le viticulteur, a le bonheur d'embrasser enfin sa femme en ses terres de Gironde, Malno, le peintre, erre dans un Montmartre désenchanté et Ramier, l'ouvrier, est cajolé par une belle infirmière. À La Cigogne bleue, le plus chic bordel de la capitale, de Tincry, l'aristocrate, rencontre Guynemer et les as de l'aviation. Il se laisse aussi envoûter par la " femme au gant rouge ". S'appelle-t-elle Rosa Lumière ou Rosa Licht ? Est-elle autrichienne ou française, danseuse ou agent double, cette mystérieuse protégée de Clemenceau à laquelle aucun homme, semble-t-il, n'est en mesure de résister ? Roman-feuilleton, roman comique, roman historique, roman sentimental, roman d'aventures ou roman d'espionnage... à chaque page de cette fresque, drôle, poignante et mouvementée, la mort et l'amour se regardent dans un extraordinaire face-à-face.

Biographie de l'auteur

A l'origine photographe, puis metteur en scène et scénariste-dialoguiste, Jean Herman se consacre pendant quinze ans au cinéma. Fidèle équipier de Michel Audiard, il devient Jean Vautrin et publie au début des années 1970 dans la Série noire. Depuis, il a écrit une trentaine d'ouvrages. Sur la lancée de succès de librairie comme Billy-ze-Kick ou La Vie Ripolin, il obtient le prix Goncourt et le Goncourt des lycéens en 1989 pour Un grand pas vers le bon Dieu. Livre après livre, il explore la quadruple veine du roman historique, du roman noir, de la nouvelle et de la bande dessinée. Chez Robert Laffont, outre Adieu la vie, adieu l'amour, il a déjà publié Le Journal de Louise B. Il a reçu le Prix populiste et le prix Louis-Guilloux pour l'ensemble de son œuvre.

 

VIAN, Boris : « L’écume des jours »

Un titre léger et lumineux qui annonce une histoire d'amour drôle ou grinçante, tendre ou grave, fascinante et inoubliable, composée par un écrivain de vingt-six ans. C'est un conte de l'époque du jazz et de la science-fiction, à la fois comique et poignant, heureux et tragique, féerique et déchirant. Dans cette œuvre d'une modernité insolente, livre culte depuis plus de cinquante ans, Duke Ellington croise le dessin animé, Sartre devient une marionnette burlesque, la mort prend la forme d'un nénuphar, le cauchemar va jusqu'au bout du désespoir. Seuls deux choses demeurent éternelles et triomphantes : le bonheur ineffable de l'amour absolu et la musique des Noirs américains...

 

VINCENOT, Henri : « Les livres de la Bourgogne »

Voici réunis les grands livres qu'Henri Vincenot consacra à la Bourgogne, à la fois berceau, sépulture et terre de renaissance dans sa vie comme dans son œuvre.

On y retrouvera la Gazette, prophète et mendiant, Gilbert le sculpteur, le grand-père Tremblot, Glaude Bourguignon et tous ceux de Montfranc-le-Haut.

On s'y perdra dans les taillis et les forêts, on y verra venir la nuit, sans crainte, à la façon d'autrefois.

On y croisera des Bourguignons très divers, ceux de l'herbe et ceux du vin, ceux de la pierre et ceux du bois, beaucoup d'esprits paradoxaux et beaucoup d'insolent bon sens.

On y puisera à ses innombrables sources des leçons de vie, enracinées dans l'éternité et contées dans une langue truculente et sonore que Vincenot eut plaisir à vivifier.

 

VIOLLIER, Yves : « La route de la glace »

Dans La Flèche rouge, Pierre, un jeune communiste français, tombait fou amoureux d une très belle danseuse du Bolchoï, Maïa, à l occasion d un voyage en train joignant Saint-Pétersbourg à Moscou. Une passion commune que le début de la Seconde Guerre mondiale se chargea de réduire à néant... Treize ans plus tard, Pierre s est résigné à reconstruire sa vie et connaît un mariage heureux avec la douce Hélène. Mais quand l'occasion se présente de retourner à Moscou, il ne peut résister : il part retrouver Maïa. Là-bas, les deux amants renouent, l'espace d'une nuit, avec la force dévastatrice de leur amour. Rentré dans son village, Pierre souffre mille morts. Comment peut-il abandonner Maïa ? De quel droit ose-t-il trahir Hélène ? Lorsque, quelques années plus tard, Maïa décide de profiter du passage du Bolchoï à Paris pour fuir le régime communiste, Pierre va l'aider sans hésiter. En faisant ce choix, il sait qu'il va briser la vie d Hélène pour ce qui n'est peut-être qu'un rêve d'adolescent, mais il ignore encore les autres épreuves qui l attendent...

Biographie de l'auteur

Avec ses romans et récits publiés chez Robert Laffont, dont Les Saisons de Vendée, L Étoile du Bouvier et, récemment, Les Lilas de mer, Les S urs Robin, L Orgueil de la tribu et Elle voulait toucher le ciel, Yves Viollier a conquis un large public. Ce nouveau roman est la suite de La Flèche rouge (Robert Laffont, 2005)

 

 

 

VOLINE, Alain : « Garden-parties » Juillet 1976.

Le village de Barbizon, en bordure de la forêt de Fontainebleau, affronte la sécheresse que personne n'a vu venir. Les feux d'artifice et l'arrosage sont interdits, une mort lente guette les jardins. Au parc des Grisards, chez le docteur Brucke qui veut fêter avec faste ses quarante ans, Dem, le nouveau jardinier, succède à beaucoup d'autres. Il ne sait pas encore qu'à l'abri des haies du parc, la montée inexorable de la température va échauffer les esprits, modifier les perceptions du monde et du temps, pousser chaque être à rencontrer son destin. Dem, lui-même qui connaît les humains et sait lire les signes subtils que la nature nous envoie, se retrouve bouleversé par Nelly, l'insatisfaite femme du docteur. La sagesse propose, l'amour dispose.

Biographie de l'auteur

Alain Voline vit près de Paris, il a exercé les métiers de graphiste et de paysagiste. D'origine russe, il est le petit-fils du révolutionnaire Voline. Garden-Parties est son premier roman.

 

ZELLER, Florian : «La fascination du pire »

Un jeune écrivain est invité par l'ambassade de France au Caire pour donner une conférence. Une proposition qui prend une autre dimension à la lecture des lettres égyptiennes de Flaubert : "J'ai baisé des filles de Nubie qui avaient des colliers de piastres d'or leur descendant jusque sur les cuisses, et qui portaient sur leur ventre noir des ceintures de perles de couleur." L'Égypte d'aujourd'hui ressemble-t-elle à l'Orient de Flaubert ? La sensualité orientale se dévoile-t-elle toujours dans les bas-fonds du Caire ? Comment conjuguer islam et sexualité ? Voilà ce que va essayer de découvrir le narrateur de ce livre contemporain, où les rumeurs du monde d'aujourd'hui croisent les fantômes des voyageurs littéraires d'autrefois. L'occasion de réfléchir sur la frustration sexuelle de l'Orient comme de l'Occident... Un troisième roman aussi polémique que percutant.

Quatrième de couverture

«Ce livre est une fiction : la plupart de ce qui y est dit est faux ; le reste, par définition, ne l'est pas non plus. »

Tel est l'avertissement de ce roman aux inquiétants parfums d'Orient, où la violence du monde d'aujourd'hui croise, dans les bas-fonds du Caire, les fantômes des grands voyageurs littéraires d'autrefois.

 

CARCASI, Giulia : « Je suis en bois «  

Un gouffre d'incompréhension sépare Giulia de Mia, sa fille de dix-huit ans. Chacune triche, joue un rôle, et tait l'essentiel. La lecture du journal intime de Mia replonge sa mère dans le passé. Elle lui confie alors par lettres ce qu'elle ne lui avait jamais dit. Dans les secrets des générations passées, c'est sa propre histoire que découvre la jeune fille. Deux vécus de la féminité se font écho, tissent une narration polyphonique, bicolore comme les mots noirs sur la feuille blanche. À travers le jeu de miroirs d'un labyrinthe familial et sentimental se dessine un aveu difficile, le prix à payer pour que tombent les masques et que commence la vie.

Biographie de l'auteur

Née en 1984, Giulia Carcasi vit à Rome où elle mène des études de médecine. Je suis en bois, publié à vingt-trois ans a peine, a été d'emblée un best-seller italien. Couronné par de nombreux prix, ce roman fait l'objet d'une adaptation cinématographique.

 

DE SILVA, Diego : « Je veux tout voir »

Céleste, seize ans, lycéenne plutôt insignifiante, prostituée à ses heures, vit dans une petite ville du bord de mer auprès de sa mère, ménagère scrupuleuse qui l'entoure de son affection, et de son père, qui a perdu la mémoire. Un homme entraîne une fillette chez lui et la tue. Après avoir procédé à un mystérieux rituel, il met l'enfant dans un grand sac à dos et se dirige vers la plage pour la cacher derrière un rocher. Sur la plage se trouve précisément Céleste, qui a tout vu. Se noue alors entre la jeune fille et l'assassin - un célèbre avocat - une relation étrange et trouble, faite de silences, de gestes et de secrets. Dans un style efficace et limpide, Diego De Silva restitue, à l'instar des grands classiques, l'incompréhensibilité des choses.

Biographie de l'auteur

Diego De Silva est né à Naples en 1964. Avocat de profession, il est l'auteur de deux autres romans. Ces enfants-là, paru chez Fayard en 2004, a fait l'objet d'un long métrage diffusé en Italie.

 

RICCARELLI, Ugo : « Une douleur parfaite « 

Le jour où Annina ouvre la porte et se trouve face à Cafiero, elle cherche encore une fois au fond de son cœur le sentiment familier qu'elle a toujours associé au jeune homme. Un mélange de chagrin, d'inquiétude et de douleur. Elle plonge les yeux dans les siens, si près de lui qu'elle sent son odeur, et comprend enfin que ce chagrin s'est transformé en amour. Mais Cafiero, c'est le fils du " Maître " d'école, révolutionnaire et idéaliste. Annina, la fille du cupide Ulysse Betorelli, marchand de cochons. Dans le petit village de Colle, au cœur des collines toscanes, la vie ne sera pas qu'un rêve pour les jeunes amoureux. Le roman entrelace le destin de ces deux familles emportées par le flux de l'Histoire : la Première Guerre mondiale commence ses ravages, la grande épidémie de grippe s'abat sur le pays et le fascisme est en train de naître. Cette ample fresque familiale est un hymne aux idéaux, à l'utopie et à tous ces instants de vie qui ne sont qu'une " douleur parfaite ".

Biographie de l'auteur

Né en 1954 près de Turin dans une famille toscane, Ugo Riccarelli est l'auteur de plusieurs romans, dont Un nommé Schulz. Une douleur parfaite a reçu le prix Strega 2004. Riccarelli écrit également pour le théâtre et la presse. Il vit aujourd'hui. à Rome.

 

BAULENAS, Lluis-Anton : « Le bonheur »

Barcelone, quartier du Paral'lel, 1909. Chaque soir, dans un cabaret, Nonnita se produit devant un public friand de belles femmes. Chaque soir, Demi Gambûs, avocat détrousseur issu d'une longue lignée de voleurs, vient l'admirer. Chaque soir, après son numéro, Nonnita rentre chez elle, dans un quartier populaire de Barcelone qui doit être détruit pour faire place à la grande avenue Laietana. Victime de la violence qui s'abat sur les pierres comme sur le petit peuple, Nonnita se rend chez Demi Gambûs pour lui demander de l'aide. Mais celui-ci refuse. Désespérée, elle décide de tenter le tout pour le tout. Amour, haine, intrigues, chantages : Le Bonheur met en scène avec un plaisir jubilatoire ces petites gens balayées au nom du progrès.

Lluis-Anton Baulenas, né à Barcelone en 1958, est l'auteur de plusieurs romans, contes et pièces de théâtre. Après le succès du Fil d'argent(Flammarion, 2001), Le Bonheur Iui a valu la plus haute distinction littéraire catalane en 2002.

 

 

FUENTES, Carlos : « Le bonheur des familles « 

Les gens heureux n'ont pas d'histoire, c'est bien connu. Mais les familles heureuses ? Tout au long de ces seize récits qui sondent les différentes couches de la société mexicaine, l'exploration des relations familiales dans leur intimité la mieux gardée fait voler en éclats idées reçues et principes. Les relations qu'entretiennent les familles heureuses de ce recueil sont faites d'amour, de haine, de pardon, de vengeance, de tendresse et de candeur. Carlos Fuentes crée des personnages dont les élans, les petitesses et les vices nous interpellent autant qu'ils nous fascinent. Avec ce livre, le grand romancier mexicain nous offre une véritable " Comédie humaine ".

Biographie de l'auteur

Carlos Fuentes est né à Mexico en 1928. Fils de diplomate, il a poursuivi ses études au Chili, en Argentine et aux Etats-Unis. De 1975 à 1977, il a été ambassadeur du Mexique à Paris, où il avait longuement vécu auparavant. Tout en explorant le champ du roman, de la nouvelle, du théâtre et de l'essai littéraire, il a mené un nombre considérable d'activités culturelles dans les deux Amériques et a écrit dans la presse européenne. Le prix Roger Caillois lui a été décerné en 2003 pour l'ensemble de son oeuvre.

 

 

SOMOZA, José Carlos : « Daphné disparue « 

Encore un Somoza complètement impossible à définir. Un écrivain perd la mémoire. Il n'a que les quelques phrases écrites avant son accident pour retrouver son identité. Sont-elles réelles ou fictives? Une réflexion sur l'écriture et la fiction dans un labyrinthe de fausses pistes et de dédoublement de réalité. Qui sommes nous en tant que lecteur, en tant qu'auteur, en tant qu'être humain ?

Une quête d'identité dans un dédale de folie. Comme la réalité en fait...

Pour un public averti et littéraire.

Fabuleux!

Daphné disparue est un roman ludique et inventif qui met en lumière les arcanes de la création.

L'Auteur :

José Carlos Somoza est né à La Havane en 1959. Il est psychiatre et vit à Madrid. Il a reçu en Espagne les prix les plus prestigieux. Traduit dans une quinzaine de langues, il est publié en français chez Actes Sud : La Caverne des idées (2002 ; Babel n° 604), roman dont la traduction anglaise a obtenu le célèbre Dagger Gold Prize, Clara et la pénombre (2003 ; Babel n° 669), La Dame n° 13 (2005 ; Babel n° 793), et La Théorie des cordes (2007 ; Babel n° 911). Daphné disparue a été finaliste du Prix Nadal.

 

CASTELO BRANCO, Camilo : « Les mystères de Lisbonne »

Un homme meurt à Rio, laissant dans sa chambre un manuscrit qui commence ainsi : " J'étais un garçon de quatorze ans, et je ne savais pas qui j'étais. " Et nous voilà aussitôt plongés dans la Lisbonne du XIXe siècle. Joao est orphelin. Interne dans un collège religieux, il est élevé par l'énigmatique Père Dinis, qui lui dévoile un jour le douloureux secret de sa naissance. Dès lors, entraîné dans une quête où ce qu'on tient pour acquis se révèle incertain, où les personnages endossent des identités multiples au gré des lieux et des époques, le jeune homme n'aura de cesse de démêler l'écheveau de son histoire...

Biographie de l'auteur

Auteur d'une oeuvre prolifique, Camilo Castelo Branco (1825-1890) demeure l'un des plus grands noms de la littérature portugaise. Publiés en trois volumes en 1854, ces Mystères de Lisbonne sont considérés comme son chef-d'oeuvre. Ils n'avaient jusque-là jamais été traduits.

 

OLIVEIRA, Carlos de : « La maison sur la dune »

Il s'agit ici de l'un des chefs-d'œuvre d'Oliveira dont nous avions déjà publié deux ouvrages. Dans ce premier roman, écrit à 22 ans, nous assistons au destin tragique d'une famille de petits propriétaires terriens et de la communauté paysanne qui lui est étroitement liée. La force unique de ce roman tient au fait que tout est montré avec une sobriété exemplaire, mais jamais démontré. Ici, pas de théories économiques et sociales, pas de discours grandiloquents, même si les convictions politiques de l'auteur sont transparentes ; mais, sans angélisme, elles rejoignent des constatations évidentes et dressent le tableau profondément humain de populations accablées de désastres s'accumulant sur une terre condamnée. Le romancier a su subtilement, grâce à un sens consommé de l'ellipse, faire porter ce drame par des personnages très forts, tant du côté des notables ou des bourgeois que du côté des paysans qui revêtent une épaisseur psychologique tout à fait insolite en littérature.

Biographie de l'auteur

Né au Brésil en 1921, d'abord influencé par le courant néoréaliste, traducteur de Supervielle, Aragon, Eluard, Carlos de Oliveira a su transposer, dans ses romans et dans sa poésie, sa préoccupation sociale sur le plan plus élevé du mythe et du symbole.

 

URBANO, Tavares Rodrigues : « Violeta et la nuit » C'est un portrait de notre temps sans concession que nous offre Violeta et la nuit à travers des personnages interchangeables, qui tentent de donner un sens à leur vie, à leur mort, et prennent tour à tour la parole ou la plume pour raconter le chassé-croisé cruel ou vengeur de leurs destins, avec une sorte de cynique légèreté, de lucide désenchantement, sur fond de modernité vaine et frelatée. Brefs miracles de l'instant, de l'éphémère festif, d'un paysage, d'un parfum, d'un corps. Mais le sort peut être cruel, et le jeu tourne alors au drame, ainsi pour Valério, atteint d'un cancer, et candidat à l'euthanasie. Lisbonne en toile de fond, et le Tage, et la côte : mélange de poésie urbaine et maritime égrenant un quotidien qui, à travers le Portugal, est celui de toute l'Europe. La réflexion politique sur les grands problèmes, moraux, sexuels, sociaux, ouvre sur une rédemption qui dit la foi en l'humanité. Ce roman à travers la différence portugaise nous renvoie à notre propre image, la fascination du dépaysement nous confirme que l'universel, c'est le local moins les murs.

Biographie de l'auteur

Né en 1923 à Lisbonne, mais issu d'une famille de l'Alentejo, région qui marquera son œuvre, Urbano Tavares Rodrigues est l'auteur d'une cinquantaine de romans, essais, livres de critique et chroniques de voyage. Ses convictions politiques lui ont valu l'incarcération en 1963 et en 1968, sous le régime de Salazar, et il n'a été réintégré dans l'enseignement au Portugal qu'après le 25 avril 1974.

 

PESSOA, Fernando : « Lisbonne »

" Pour le voyageur arrivant par la mer, la ville s'élève, même de loin, comme une belle vision de rêve, se découpant nettement contre un ciel bleu vif que le soleil réchauffe de ses ors. Et les dômes, les monuments, les vieux châteaux surplombent la masse des maisons, tels les lointains hérauts de ce délicieux séjour, de cette région bénie des dieux. " Fernando Pessoa " Lisbonne, ville de l'intranquillité, après la Prague de Kafka et le Dublin de Joyce, fait son entrée dans la littérature, et son "passant intégral", Fernando Pessoa, en est l'introuvable et mélancolique fantôme. " 

 

Fernando Pessoa (1888-1935), un des grands poètes universels de ce siècle, est né, a vécu et est mort à Lisbonne. Lisbonne, sa ville, sa patrie, qu'il appelait aussi « sa maison », lieu suprême de son inspiration et théâtre omniprésent de son oeuvre, est désormais indissociable du nom de Pessoa: sa gloire est dans le nom de Lisbonne.

 

TAGORE, Rabindranath : « Chârulatâ »

Bhupati consacre sa vie au journal anglophone qu'il a fondé. Il en délaisse sa femme, la belle et jeune Chârulatâ, et confie à son cousin Amal, étudiant qu'il héberge, le soin de la distraire... A sa parution, au tout début du XXe siècle, Chârulatâ scandalise la bonne société bengalie. Aujourd'hui, on admire la critique des mœurs, la très subtile tension érotique et, plus singulièrement, les rapports ici clandestins entre séduction et littérature. Ironie et poésie donnent à cette passion inassouvie le charme fou de l'Inde éternelle. Après Quatre chapitres (2004), Chârulatâ est le deuxième roman de Tagore inédit en français publié chez Zulma.

Biographie de l'auteur

Tagore a 39 ans quand il écrit Chârulatâ. Plusieurs de ses biographes ont vu dans ce court roman le souvenir des relations que le jeune Rabindranath entretenait avec la femme d'un de ses frères aînés. Elle n'avait que sept ans de plus que son beau-frère dont elle partageait les goûts littéraires. Elle se suicida à l'âge de 25 ans, quelques mois seulement après le mariage du poète. En 1964, Satyajit Ray en a tiré un chef-d'œuvre du cinéma. On y retrouve la même émotion et la même folie d'aimer. Romancier, poète, dramaturge, musicien, acteur, peintre, Rabindranath Tagore (1861-1941) obtient le Prix Nobel de littérature en 1913.

 

AXIONOV, Vassili : « Les hauts de Moscou » - Humour -

L'action se situe dans les années 1950, un peu avant la mort de Staline, qui apparaît dans le roman. L'essentiel des péripéties a pour cadre un des sept gratte-ciel staliniens, repaire de l'élite scientifique et littéraire bien en cour, mais aussi de dangereux espions. Un poète, un scientifique, son épouse et leur fille, komsomole de choc à la cuisse légère, et un amiral... se retrouvent en étroit voisinage avec des titistes yougoslaves, et Tito en personne, venus à Moscou fomenter un horrifique complot contre le dictateur. Un roman picaresque, proche de L'Ile de Crimée, où l'auteur n'hésite pas à user du grotesque, et riche d'un sous-texte que le lecteur attentif découvrira, au détour d'un chapitre, dans une allusion à Mour (le fils de Marina Tsvetaïeva) ou ailleurs à un personnage d'Une saga moscovite. Au bout du compte, sans qu'on y ait pris vraiment garde, Axionov nous aura conduits par le bout du nez, nous faisant prendre - pour notre plus grand plaisir - des vessies pour des lanternes, mentant-vrai comme jamais, pour nous brosser le tableau d'une époque, d'un "temps déraisonnable. Ce roman, qui est aussi une fable, a connu un grand succès en Russie. Il a su y faire découvrir à des lecteurs d'aujourd'hui un pan trop souvent mythifié de leur histoire avec un humour toujours aussi décapant.

Biographie de l'auteur

Né à Kazan en 1932, Vassili Axionov vit entre Biarritz et Moscou, après un long séjour obligé aux Etats-Unis, où il enseignait la littérature russe à la suite de son bannissement d'URSS, en 1981. Après une enfance en Sibérie, où ses parents avaient été déportés, comme sa mère, Evguenia Guinsbourg, l'a raconté dans Le Ciel de la Kolyma, il entreprend des études de médecine à Leningrad. Son premier roman, Confrères, paru en 1960, lui vaut une gloire immédiate. De lui, Actes Sud a déjà publié Les Oranges du Maroc (Babel n° 573), Lumineuse césarienne (2003) et A la Voltaire (2005 et Babel n° 831).

 

BOUNINE, Ivan Alexeevitch : « L’amour de Mitia »

Mitia accompagnait Katia au théâtre, au concert, il se rendait chez elle et y demeurait jusqu'à deux heures du matin. Elle passait aussi parfois chez lui, dans son meuble de la Moltchanovka, et leurs rendez-vous s'écoulaient tout entiers dans le lourd enivrement des baisers. Cependant Mitia ne pouvait se défaire de l'idée qu'une chose terrible s'était enclenchée tout soudain, qu'un changement s'était produit, qu'une transformation s'opérait peu à peu en Katia dans son attitude envers lui.

Et une jalousie morbide, folle, va empoisonner les relations entre Mitia, étudiant à l'université de Moscou, et Katia, jeune comédienne du Théâtre d'Art. Tout devient suspect, les heures où la jeune fille se montre soudain plus passionnée, un baiser particulièrement prolongé... « Comment, où avait-elle appris à embrasser ainsi ? »

Parti pour quelques semaines à la campagne, dans la propriété familiale, Mitia va attendre une lettre qui ne vient pas, qui vient enfin, mais ce ne sera pas celle qu'il attendait.

Biographie de l'auteur

Né en 1870 en Russie centrale, Ivan Bounine publie pour la première fois à dix-sept ans un poème dans un magazine de Saint-Pétersbourg. En 1891, une de ses nouvelles paraît dans un journal littéraire : son talent de nouvelliste le fait alors découvrir au grand public. À cette époque, il correspond avec Tchekhov, Gorki et Tolstoï. Son premier recueil de poèmes est publié en 1901 ; il est plébiscité par les critiques. Ivan Bounine rafle trois fois le prix Pouchkine et, en 1909, est élu à l’Académie russe. Il est également réputé pour ses travaux de traduction. Après la révolution d’Octobre, il s’installe dans le sud du pays, puis part pour les Balkans, Paris et enfin Grasse. En 1933, il est le premier écrivain russe à obtenir le prix Nobel de littérature. Durant les dernières années de son existence, il s’emploie à dénoncer le régime soviétique, mais aussi le nazisme. Il meurt à Paris en 1953.

 

DOUROVA,Nadejda : « Cavalière du tsar »

Nadejda Andreïevna Dourova (1783-1866) se distingue dans l'histoire de la littérature pour avoir embrassé la carrière des armes avant la carrière des lettres et avoir recherché la liberté que les convenances du monde lui refusaient.

 

HAMEIRI, Israel : « Symbiose »

Daniel se décrit comme un homme franc et autoritaire. Il est colonel de réserve dans l’armée israélienne, dirige d’une main de fer une réserve naturelle en Haute Galilée et consacre sa thèse à une variété de guêpes très particulière. Il est marié avec la belle mais froide Orna, et sa relation avec Ruti, une des soldates qui travaille avec lui comme guide touristique, est destinée à satisfaire ses besoins sexuels. Une vie bien réglée en apparence. Mais au fur et à mesure du récit et du flux de la pensée de Daniel, le vernis craque, et le trouble s’installe. La disparition de Ruti réveille le souvenir de la mort d’un étudiant américain quelques temps auparavant, et l’agressivité de Daniel à l’égard de son fils, sous prétexte que ce dernier aime la musique et la danse, apparaît de plus en plus incompréhensible. Qui est réellement Daniel ? Un suspense savamment entretenu, une intrigue originale et habillement construite, mais surtout la manière dont la nature, les paysages de Haute Galilée, et bien entendu le motif des guêpes, sont utilisés par l’auteur pour créer une ambiance réellement envoûtante font de ce roman un texte tout à fait à part dans la littérature israélienne contemporaine.

 

KENAZ, Yehoshua : « Infiltration »

Ce long roman retrace le destin d’appelés du contingent israéliens aux profils déficients. Construite comme une tragédie grecque, avec unité de lieu, d’action et de temps, l’histoire se déroule pendant un été dans une base militaire d’entraînement du désert du Néguev. Le livre s’ouvre alors que le narrateur reprend conscience après s'être évanoui au cours d’un exercice. C’est à travers son regard que le lecteur découvre l’univers du roman et les personnages qui le peuplent. Plongé dans un état de semi-conscience, le narrateur se trouve d’emblée à la réalité de l’armée, au rituel de l’humiliation, aux ordres, aux exercices, aux gestes répétés indéfiniment, sous la chaleur implacable de l’été. A la description quasi-documentaire de l’entraînement sont entremêlées la réaction et l’expérience personnelle de chacune des recrues. Venus de différents univers, cultures et ethnies, ces jeunes gens réagissent tous différemment face à la machine à broyer. De la révolte à la soumission la plus totale, en passant par la peur, la honte et la nausée, le jeu social de l’armée se fait jour. A la fin du livre, l'armée a provoqué une sorte de réaction chimique: les appelés accèdent au statut mythique du soldat. La conséquence de cette transformation est mise dans la bouche de l’un d’entre eux :

« Il y a ici des gens qui seront cassés pour le restant de leur vie, qui ne vont jamais pouvoir guérir de cette blessure. »

La nécessité de se défendre puis la logique de la guerre qui engendre haine, souffrance et mort représente pour ces instructeurs, officiers et simples soldats, une marque de Caïn. Elle constitue la blessure qui unifiera l’Etat d’Israël.

 

SHAFAK, Elif : « Lait noir » - Humour -

Comment concilier la blancheur du lait et la noirceur de l'encre ? Pas facile en effet d'être à la fois mère et créatrice, et encore moins de critiquer dans un pays patriarcal, les stéréotypes liés à la maternité. Dans ce roman polyphonique, Elif Shafak fait parler les voix intérieures qui l'ont questionnée après la venue de son premier enfant. Miss Cynique Intello, miss Ego Ambition, miss Intelligence pratique, Dame Derviche, Maman Gâteau et Miss Satin Volupté sont autant de petites créatures mentales et capricieuses, qui tentent de s'imposer à l'esprit d'une trentenaire en mal de repères. A son secours, l'auteur convoque de grandes figures littéraires telles que Simone de Beauvoir, Zelda Fitzgerald, Doris Lessing… Elif Shafak conte avec humour et érudition une bataille rangée, entre plaisir et culpabilité, bonne conscience et pêché, au carrefour entre orient et occident, la bataille de la féminité.

Biographie de l'auteur

Fille de diplomate, Elif Shafak est née à Strasbourg en 1971. Elle a passé son adolescence en Espagne avant de revenir en Turquie. Après des études en " Gender and Women's Studies " et un doctorat en sciences politiques, elle a un temps enseigné aux Etats-Unis. Elle vit aujourd'hui à Istanbul. Internationalement reconnue, elle est l'auteur de dix livres, dont La Bâtarde d'Istanbul (Phébus, 2007) et Bonbon Palace (Phébus, 2008).

 

 

 

KAWAKAMI, Hiromi : « Manazuru »

Une femme, sa fille, son amant... et son mari disparu. Non pas défunt, mais mystérieusement évanoui dans la nature. Le seul indice qu'il a laissé est le mot Manazuru écrit dans son journal. Ce qui amène sa femme à se rendre régulièrement dans la station balnéaire du même nom. Comme toujours dans les romans de Kawakami, le temps se tisse lentement et le secret des coeurs se donne à lire dans les gestes, les étreintes éphémères, la délicatesse des sensations. Mais dans Manazuru plus que dans les autres, la présence d'un monde invisible imprègne le quotidien et bouleverse la géographie sentimentale des êtres. Là-bas, au bord de la mer, il y a le bruit de la pluie dans le ciel immense, l'éblouissement d'étincelles d'un incendie, l'envol de hérons blancs sur des maisons en ruine : un instant de lumière à saisir, peut-être, entre apparition et disparition, souvenir et oubli, mystère de l'absence et appel de la vie.

Biographie de l'auteur

Kawakami Hiromi est née à Tokyo en 1958. Sa nouvelle Hebi o fumu est couronnée en 1996 par le prix Akutagawa, en 1999, Kamisama obtient le prix des Deux Magots et le premier prix Pascal des jeunes auteurs de nouvelles, en 2000 Oboreru reçut le prix de Littérature féminine et c'est en 2001 que Sensei no kaban, " Les Années douces ", fut couronné par le grand prix Tanizaki. Kawakami Hiromi a su s'imposer dans le monde littéraire japonais par la tonalité très particulière de son style, à la fois simple et raffiné, dont les thèmes privilégiés sont le charme de la métamorphose, l'amour et la sexualité.

 

BIOGRAPHIES - MEMOIRES

 

ADLER, Laure : « Françoise »

Et si Françoise Giroud était encore plus grande que sa légende ? Plus riche, plus complexe, plus intéressante que l'image d'Epinal de la jeune femme talentueuse qui devint la première journaliste de son temps ?

La trajectoire, on la connaît : engagée par Hélène Lazareff à la création de Elle puis cofondatrice de L'Express, et enfin chroniqueuse au Nouvel Observateur, l'ex script-girl de Jean Renoir avait le sens des phrases assassines : la griffe sous le sourire enjôleur. Compagne et complice de Jean-Jacques Servan-Schreiber, farouche opposante à la guerre d'Algérie, amie fidèle de Mendès France et de Mitterrand, celle qui "inventa" la Nouvelle Vague et roulait en décapotable fut une grande amoureuse, aimant le plaisir autant que le devoir. Femme politique, cette fille d'immigrés turcs ne passa jamais son bac, mais devint Secrétaire d'Etat à la condition féminine sous Giscard d'Estaing. Travailleuse acharnée, élégante en diable, éprise de liberté, c'était une visionnaire, qui incarna la naissance de la femme moderne.

Mais on découvre ici que ce tempérament passionné a aussi ses zones d'ombre - expérience de la trahison, coup de folie passionnelle, tentative de suicide, mort d'un fils... Et si une phrase de sa mère, sur son lit de mort, avait déterminé sa trajectoire et son destin ?

A travers le portrait d'une femme d'exception, c’est une époque de feu que ressuscite ici Laure Adler : un temps, pas si lointain, où l'on savait encore se battre pour des idéaux.

Biographie de l'auteur

Laure Adler, journaliste, historienne et écrivain, est l'auteur d'un récit, A ce soir, adapté au cinéma, et de plusieurs biographies qui furent des succès de librairie : Marguerite Duras (Prix Fémina de l'essai, Gallimard, 1998), Dans les pas Hannah Arendt (Gallimard, 2005), L'Insoumise, Simone Weil (Actes Sud, 2008).

 

AVRIL, Nicole : « Voyage en Avril »

J'avais besoin de parler de toi, mon père, et j'ai commencé à parler d'elle, de ta mort. En avais-je le droit ? Je n'écris pas contre l'oubli, aussi longtemps que mon cerveau vivra dans un semblant d'ordre, je me souviendrai. Je n'écris pas pour transmettre une expérience originale, c'est au contraire sa banalité qui la rend à mes yeux extraordinaire. Je n'écris pas dans l'espoir de te retrouver. J'écris pour te trouver. Et peut-être pour me trouver. Je t'ai aimé, je t'ai aimé plus fort et même plus passionnément que je ne l'ai cru, cependant je ne t'ai jamais connu. Tu m'as toujours paru impénétrable. Sans doute chaque père donne-t-il à chaque enfant, à chaque fille, à chaque fille unique, le sentiment d'être une énigme ? Nicole Avril.

 

EL KENZ, Suzanne : « La maison du Neguev »

1975 : La mère de Suzanne l’emmène à Beer Sheva, dans le Néguev pour revoir la maison où elle a grandi. Elles sont palestiniennes. La maison est occupée par des juifs. Comment partager l émotion qui les étreint ?

« J avais même cru apercevoir l’esquisse d un sourire complice quand, tenant le napperon dans ses mains, ma mère regardait la sœur du juif. Comme si, dans un ultime espoir, cette histoire de napperon allait tout régler. Une femme parle de broderie à une autre femme. Elles sont du même âge, de la même génération. »

D’exil en exil, Suzanne raconte sa vie de palestinienne, une vie sans lieu, une vie éclatée, une vie non choisie.

Un récit de forces et de faiblesses, lancé comme un cri qui se répercute sur les murs ceux de la maison ceux de la honte.

Biographie de l'auteur

Suzanne El Farrah El Kenz vit à Nantes où elle est professeur de langue arabe dans un lycée. Née en 1958 à Ghazza, dix ans après la Nakba, elle a vécu dans plusieurs pays : l'Égypte, l'Arabie saoudite, l'Algérie, la Tunisie et la France. La Maison du Néguev est son premier roman inédit en France. Le Grand Prix Yambo-Ouologuem lui a été décerné en février 2010 pour son roman. La Maison du Néguev. Ce prestigieux prix littéraire, qui porte le nom de l'écrivain malien Yambo Ouologuem, lauréat du prix Renaudot en 1968, récompense une œuvre écrite en français d'un auteur du continent africain.

 

CHRISTIE, Agatha : « La romancière et l’archéologue »

« Épousez un archéologue : plus vous vieillirez, plus il vous aimera », a dit un jour Agatha Christie (1890-1976). Cette fine mouche qui riait de tout pratiquait l’autodérision avec un art consommé. Outre ses soixante-dix romans p

oliciers, il y a mieux et beaucoup plus savoureux que son autobiographie : ce sont ses aventures au Moyen-Orient qu’elle publia en 1946 pour répondre à tous ceux qui lui demandaient sans cesse comment elle avait vécu là-bas auprès de son deuxième mari.

Comment pouvait-elle imaginer, en effet, alors qu’elle voyageait pour la première fois à bord de l’Orient-Express en 1928, combien son existence allait être modifiée à jamais ? Elle laissait en Angleterre une enfance heureuse passée dans un manoir victorien du Devon, l’échec d’un premier mariage et une carrière littéraire déjà bien assise pour partir en Iraq à la découverte des champs de fouilles d’Our, invitée par les archéologues Leonard et Katherine Woolley. La romancière avait toujours été fascinée par l’Orient, à tel point qu’elle rendit de nouveau visite à ses amis l’année suivante.

Cette fois, les Woolley eurent l’excellente idée de la confier à un jeune archéologue prometteur, Max Mallowan. Ce dernier devint son cicérone, ils visitèrent ensemble la Chaldée et s’éprirent l’un de l’autre. Agatha était âgée de quarante ans, Max n’en avait que vingt-six, mais il la trouvait irrésistible d’intelligence, de charme et d’esprit, qualités qu’elle-même appréciait chez ce garçon si singulier qui n’avait jamais lu aucun de ses romans et n’était nullement impressionné par sa notoriété. Ils se marièrent avant la fin de l’année.

Commença alors une vie de voyage avec son époux. Ils travaillèrent essentiellement en Syrie et en Iraq, et Agatha l’accompagna avec joie dans ses pérégrinations. Elle continua à écrire ses propres ouvrages sur place tout en étant une assistante précieuse pour son mari. Elle prenait des photos, les développait, étiquetait les objets trouvés. (Pour dépoussiérer les plus fragiles elle utilisait une aiguille à tricoter et un pot de crème pour le visage !).

L'auteur vu par l'éditeur

La Romancière et l’archéologue regroupe cinq saisons de fouilles entre 1934 et la fin des années 1930 avec toujours pour fil directeur une solide expérience de la nature humaine et un humour inoxydable, et ce quel que soit le sujet évoqué – la constipation des ouvriers ou les sous-vêtements d’un chauffeur. Rien n’échappe à Agatha Christie, depuis les dissensions opposant les diverses ethnies jusqu’au sort des femmes musulmanes. Notons que ces voyages lui inspirèrent trois de ses plus célèbres romans : Mort sur le Nil, Le Crime de l’Orient-Express et Meurtre en Mésopotamie.

 

DUCRET, Diane : « Femmes de dictateur »

Elles s'appellent Nadia, Clara, Magda, Jiang Qing, Elena, Catherine, Mira,…Ils s'appellent Lénine,

Mussolini, Staline, Hitler, Salazar, Mao, Ceausescu, Bokassa, Milosevic. Epouses, compagnes, égéries, admiratrices, elles ont en commun d'être à la fois amoureuses et triomphantes, trompées et sacrifiées, parfois jusqu'à la mort. A leurs hommes cruels, violents et tyranniques, elles font croire qu'ils sont beaux, charmeurs, tout puissants. Car la sexualité est l'un des ressorts du pouvoir absolu, et les dictateurs ont besoin d'enrôler les femmes dans leurs entreprises de domination. Diane Ducret raconte par le menu les rencontres, les stratégies de séduction, les rapports amoureux, l'intervention de la politique, et les destinées diverses, souvent tragiques, des femmes qui ont croisé le chemin et passé par le lit des dictateurs.

Biographie de l'auteur

Ancienne élève de la Sorbonne et de l'Ecole normale supérieure, Diane Ducret est auteur de films documentaires culturels et animatrice d'émissions dédiées à l'histoire.

 

CORRESPONDANCE

 

APOLLINAIRE, Guillaume : « Lettres à Lou »

" Lyon-Vaise, 4 avril 1915. Jour de Pâques. Six heures du soir. Mon petit Lou très chéri. Je t'écris sans savoir si même je dois t'écrire et si mes lettres te font plaisir. Nous sommes en gare de Lyon-Vaise. Je t'écris sur mon sac individuel. Il paraît que nous allons non en Argonne mais à Mourmelon-le-Petit dans le groupe de 90 de la 38 ème 43 e batterie qui a été amochée. Dès que j'ai su que définitivement t'étais plus à moi, en ai eu un peu de peine, peut-être même beaucoup. Je suis fidèle comme un dogue ai-je écrit dans Alcools et tu aurais dû te douter que tout ce que je disais de te tromper n’était pas vrai. Pour le moment, je préfère mourir et ferai tout pour cela. Si pas possible, on verra. " Cette nouvelle édition est augmentée de plusieurs lettres restées longtemps inédites.

 

 

 

GUITRY, Sacha : « Correspondance de Paul Roulier-Davenel »

Cette œuvre totalement inconnue, écrite en 1909, à 25 ans, fut publiée d'abord sous forme de chroniques dans le journal comoedia... Au lecteur candide qui risquerait de donner dans le panneau, nous nous devons de dire que tout est faux dans ce livre. Oui, toutes ces lettres, les préfaces successives, la liste des ouvrages "du même auteur", les passages censurés, l'index des noms cités, et même les fautes d'orthographe, tout cela est faux... Tout, sauf le talent du véritable auteur, Sacha Guitry lui-même, son sens inné du rire, son inépuisable invention comique, son goût des femmes, son amour fou du théâtre, cette petite planète qui tourne jour et nuit autour de la nôtre, nous permet de la mieux comprendre, et la rend plus habitable

 

 

HISTOIRE

 

DUCHENE, Jacqueline : « Françoise de Grignan ou le mal d’amour »

Tout le monde connaît Mme de Sévigné. Personne ne parle de Françoise de Grignan, sa fille qui écrivit elle-même à son mari d'admirables pages d'amour. Il faut lire la célèbre correspondance pour mesurer le poids écrasant d'un amour maternel excessif et indiscret qui utilise supplications et pressions, ruse même, pour faire venir la bien-aimée à Paris, l'y garder jalousement et l'arracher à la Provence où la retiennent pourtant mari, enfants, devoirs. Françoise était la troisième femme d'un mari qui avait presque l'âge ... Lire la suite de sa mère, beaucoup d'esprit et de charme, un grand nom et des dettes immenses. Elle s'appliqua avec résolution à sa tâche harassante d'épouse du représentant du Roi dans la plus importante province de France. Son comportement avec ses deux belles-filles et les trois enfants qui lui restèrent des six qu'elle mit au monde montre son dévouement et sa tendresse maternelle, moins envahissante mais non moins passionnée que celle de Mme de Sévigné. Ces tensions, ces devoirs ou ces affections qui l'accablèrent toute sa vie avec excès, Françoise les vécut avec excès, même si elle donna par maladresse, ou voulut donner d'elle, une image froide qui la défendit de sa trop grande sensibilité. Son corps traduisit en des maux fluctuants, incessants, le trouble et les passions de son âme. Farouchement désireuse d'aimer et d'être aimée, Françoise de Grignan fut souvent trop aimée ou mal aimée, et ce mal retentit profondément en elle jusqu'à lui en faire une blessure mortelle.

 

MASSOUD, Sediqa : « Pour l’amour de Massoud »

Ce nom évoque l'homme qui a résisté dans les montagnes d'Afghanistan contre les soviétiques, puis contre les talibans. le héros assassiné par les extrémistes de l'islam, le 9 septembre 2001, deux jours avant les attentats du world trade center. Ce témoignage exceptionnel est celui de la femme que Massoud a aimée, épousée dans le plus grand secret, et avec qui il a eu six enfants. Elle a 17 ans lors de leur mariage, lui 34. Il l'appelle " pari ", " ange ". il l'a choisie parce qu'elle a grandi dans la guerre, et qu'elle saura vivre sa vie de résistance. On découvre un Massoud qui rentre parfois brisé par les combats, et qui parle la nuit durant à sa femme pour se libérer des tensions. Un homme qui rêve de voir son pays enfin en paix, et aussi un passionné de poésie et de littérature, adorant ses enfants. Dans ce cadre d'héroïsme permanent qu'est la guerre contre plus fort que soi, l'histoire d'amour de Massoud et Sediqa est bouleversante, parce qu'elle est secrète, toujours en danger, et qu'elle s'inscrit forcément dans l'histoire internationale.

Sediqa Massoud nous révèle ici la face cachée d'un grand chef de guerre, visionnaire, épris de liberté, que le monde entier respecte et dont la vie personnelle reste à ce jour un mystère.

 

HATZFELD, Jean : « La stratégie des antilopes »

Un matin brûlant de mai 2003, une file de prisonniers franchit les portes du pénitencier de Rilima, en chantant des alléluias. Ces anciens tueurs rwandais viennent d’être libérés, à la surprise de tous, notamment des rescapés qui les regardent s’installer à nouveau sur leurs parcelles, à Nyamata et sur les collines de Kibungo ou Kanzenze.

 

GREGORY, James : « Goodbye Bafana »

Le livre qui a inspiré le film de Bille August. Lorsque James Gregory, jeune gardien de prison assigné à la surveillance d'un groupe d'activistes noirs au pénitencier de Robben Island, a vu Nelson Mandela pour la première fois, il le haïssait de toutes ses fibres. Et pourtant, c'est une amitié profonde, unique, qui est née entre eux. Enfant, James avait grandi dans une ferme africaine, avec l'horizon pour limites, et un jeune Zoulou comme ami et compagnon de jeu. Mais à l'âge adulte, dressé par des années d'apprentissage à l'apartheid, il avait la haine au cœur pour ceux qui n'étaient pas de sa couleur. Goodbye Bafana raconte comment sa rencontre avec Mandela - son prisonnier devenu son ami, l'homme qui lui a appris à voir le monde autrement qu'en noir et en blanc - a changé sa vie. Il dit comment ils en sont venus à partager les mêmes peines et les mêmes drames, les mêmes bonheurs volés - et le même idéal. Il dresse de Mandela un portrait émouvant, inoubliable. Il donne à cette amitié sa dimension d'aventure personnelle et humaine aussi bien que de symbole universel.

 

 

SCIENCE FICTION

 

BANKS,Iain Menzies : « Une forme de guerre »

Horza est un Métamorphe, un des derniers survivants de cette variété de l'espèce humaine qui peut modifier sa forme à sa guise. Et il est engagé dans une croisade personnelle contre la Culture. Son combat, comme celui de Balveda, l'envoyée de la section Circonstances Spéciales de la Culture, n'est qu'une escarmouche insignifiante sur la toile de fond de la guerre qui oppose la Culture et les Idirans. Une guerre qui embrase la Galaxie. Une guerre inexpiable comme toute guerre de Religion. Une guerre où aucun compromis n'est possible, qui se soldera par la victoire d'un seul camp. Celui des Idirans, qui veulent soumettre à leur divinité tous les peuples de la Galaxie. Ou bien celui de la Culture, qui est parfaitement tolérante et qui, à ce titre, ne peut accepter aucune intolérance. lain M. Banks décrit dans Le Cycle de la Culture une immense société galactique, complexe, rusée, bigarrée, baroque et attachante, qui a déjà pris place dans les annales de l'Histoire du Futur aux côtés de Dune et d'Hypérion.

 

CRICHTON, Michael : « Next »

John Burnet, atteint d'un cancer, apprend que son médecin traitant a vendu ses cellules à un laboratoire de recherches en génétique. Le laboratoire les a brevetées... ainsi John n'est plus le propriétaire de ses propres cellules et le labo peut, quand il le désire, lui en prélever. Affolé, John disparaît. Le labo se tourne alors vers sa fille et son petit-fils, qui partagent son patrimoine génétique. Pions déshumanisés d'une bataille scientifique qui les dépasse, Alex et Jamie deviennent le gibier d'une chasse à l'homme terrifiante. Leurs alliés les plus inattendus dans ce monde où toutes les frontières de la morale et du bon sens sont transgressées sont Gérard, le perroquet qui se prend pour un homme, et Dave, le singe transformé en petit garçon. Deux de ces hybrides monstrueux dotés de raison et de sentiments qui, demain, peupleront peut-être nos villes. L'enjeu : le contrôle pharmaceutique des gènes de l'humanité et les millions de dollars qui vont avec. Les victimes : nous tous.

Nous pensions ce monde encore lointain ? Non, nous y sommes déjà ! Michael Crichton ne fait qu'anticiper de quelques années, de quelques mois, ce qui pourrait arriver. Lorsque les frontières du vivant deviennent floues et que la barrière des

Espèces est aussi facile à franchir qu'un tourniquet, cela donne Next : ce qui arrive quand la science devient science-fiction.

Bienvenue dans le monde cruel, délirant, dangereux des manipulations génétiques...

 

KLEIN, Gérard : « La loi du talion »

Lorsque deux téléphones sonnent en même temps, il n'y a pas, il n'y a jamais de coïncidence. Surtout lorsque deux voix promettent à Jérôme Bosch des avenirs très différents... Lorsqu'un éléphant vous tend une boule de papiers froissés, vous vient-il d'abord à l'esprit qu'il s'agit d'un message secret ? Lorsque les éclairs de mille soleils nucléaires ont fondu une ville, que reste-t-il sous les scories ? Sinon la vie dans un passé tout proche... Là où se pressent, sur une planète impossible, les ambassades de cinquante peuples stellaires jaloux et méfiants, quelle autre règle appliquer que La loi du talion ? Cautériser une planète, dans une zone de guerre, c'est la rendre à jamais inutilisable par l'ennemi. Mais que faire, si on s'est trompé, sinon tenter une Réhabilitation ? Etc. Voici onze nouvelles de Gérard Klein, dont une au moins a obtenu le Grand Prix de la Science-fiction Française. Devinez laquelle ? De toute façon, en les lisant, vous avez gagné.

 

BARKER, Clive : « Hellraiser »

Il avait enfin résolu le puzzle de la boîte de Lemarchand. Il se tenait sur le seuil d'un nouveau monde de sensations exacerbées. D'ici quelques instants, les Cénobites - qui ont passé l'éternité à la recherche de la sensualité ultime - seraient là. Ils allaient pouvoir lui révéler les secrets les plus sombres qui le transformeraient pour toujours. Mais avec les plaisirs les plus exquis viendront une douleur sans pareille. Afin d'échapper à ses tortionnaires, et de retourner dans son monde, il allait avoir besoin de l'aide de sa belle-sœur, Julia, la femme qui l'aimait. Mais par-dessus tout, il allait avoir besoin de sang...

Biographie de l'auteur

Clive Barker, né en 1952 à Liverpool, est l'un des plus grands artistes du domaine de l'horreur. C'est une industrie à lui tout seul avec ses livres, films, comics, tableaux et jouets fondés sur ses créations. Auteur des recueils Les Livres de sang, des romans Le Royaume des devins, Cabale, Le Voleur d'éternité ou Coldheart Canyon, et du cycle Abarat (illustré par des centaines de ses propres peintures), il a également réalisé les films Cabale Le Maître des illusions et Hellraiser, œuvre culte dont voici le récit original, inédit en français. Il a ainsi révolutionné l'horreur et, à ce titre, été immédiatement salué par Stephen King : " J'ai vu l'avenir de l'horreur, son nom est Clive Barker ".

 

ROMAN POLICIER

 

Jentz, Terri : « La nuit sauvage »

Jeunes et brillantes élèves de Yale, Terri et sa colocataire décident sur un coup de tête de tenter la traversée des États-Unis à vélo. La grande aventure commence, avec son lot d'imprévus, quand une nuit, près de la petite ville de Cline Falls, un inconnu roule sur leur tente puis tente de les achever à la hache. Cette agression sanglante et le miraculeux rétablissement des deux filles font les gros titres des journaux : le forcené, lui, n'est jamais retrouvé. Dans les années 90, devenue scénariste à New York, Terri décide de retourner à Cline Falls sur les traces de son passé. Elle y fait une découverte extraordinaire : les habitants connaissent l'identité de l'agresseur, qui vit toujours dans les parages. Parviendra-t-elle à le faire payer ? À la fois document choc et thriller haletant, La Nuit sauvage livre un fascinant portrait de psychopathe au sang froid et propose une réflexion subtile sur le traumatisme. Ce récit d'une puissance rare a été salué par de grands auteurs tels que Harlan Coben et Eve Ensler.

Biographie de l'auteur

Née en 1957, Terri Jentz est scénariste. Elle vit à Los Angeles où elle s'occupe d'associations pour les droits des femmes. La Nuit sauvage, dont l'adaptation cinématographique est en cours d'écriture, est son premier livre.

 

RECITS DE VOYAGES

 

RIEGEL, Caroline : « Du Baïkal au Bengale » tome 1 et tome 2

Soifs d'Orient est le premier des deux tomes qui retracent le périple de Caroline Riegel en Asie : vingt-deux mois du lac Baïkal jusqu'à Bangkok. Avec une assurance rieuse, elle nous entraîne dans une aventure exceptionnelle.

Biographie de l'auteur

Caroline Riegel, diplômée en France et en Allemagne, a travaillé un an aux Etats-Unis avant de suivre la construction d'un barrage dans la Montagne noire, puis un second au Gabon. Le parcours de cette passionnée de montagne et de photographie est avant tout motivé par une intarissable soif de rencontres et de partage.

 

SANAHUJAS, Simon : « Sur la piste de Tarzan »

Sur la piste de Tarzan est un récit illustré de nombreuses photographies, des étonnantes pérégrinations de deux Français partis explorer le Gabon sur les traces du légendaire héros d'Edgar Rice Burroughs.

Durant plus d'un mois, ce livre suit leurs pas dans les recoins les plus improbables d'un pays oublié des voyageurs, côtoyant les populations de gorilles du Moukalaba-Doudou et arpentant les vastes et désertes plages de l'Afrique Centrale, traversant forêt équatoriale, lagunes et rivières, avec toujours cette curieuse idée en tête : et si la légende de Tarzan se révélait finalement bien réelle?

 

ESSAI

 

TODOROV, Tzvetan : « La littérature en péril »

Une conception étriquée de la littérature, qui la coupe du monde dans lequel on vit, s'est imposée dans l'enseignement, dans la critique et même chez nombre d'écrivains. Le lecteur, lui, cherche dans les oeuvres de quoi donner sens à son existence. Et c'est lui qui a raison.

 

 

 

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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 14:00


FERMETURE DE LA BIBLIOTHEQUE MUNICIPALE AU PUBLIC

 

                                       
                                                                 

DU SAMEDI 2 JUILLET AU SAMEDI 30 JUILLET 2011 INCLUS

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 13:08

La bibliothèque municipale de Puget est ouverte à toutes et à tous ,en plus du samedi matin , le lundi de 16h30 à 18h30.

 

 

Bibliothèque Municipale de Puget

 

Coup de Projecteur N° 55

Livres empruntés au Bibliobus du 12 Mai 2011

 

 

 

ROMANS

 

ALCOOT, Louisa May : « Secrets de famille »

Après avoir mis en scène dans «  Derrière le masque » une femme avide de pouvoir et sans scrupules qui parvient à ses fins grâce à un stratagème, Louisa May Alcott nous introduit ici dans une famille déchirée par des secrets inavouables. Pris dans un imbroglio de tromperies en cascade dont ils sont à la fois les instigateurs et les victimes, la narratrice et le héros louvoient entre haine, désir de vengeance, folie et suicide. Mais jouer avec la confiance d'autrui mène plus loin qu'on ne le croit. Et, contrairement aux idées reçues, l'amour n'est pas toujours salvateur : il peut parfois se transformer en piège fatal...

 

 

ANCHEE, Min : « Souveraine »

Veuve de l'empereur de Chine, Orchidée assure l'éducation de son fils, le jeune prince Tongzhi. Sa tâche n'est pas simple car elle doit louvoyer entre les manigances de la corégente, Nuharoo, l'ambition du prince Kung, les révoltes des musulmans dans les lointaines provinces et les exigences croissantes des Occidentaux. Sa mission devient d'autant plus délicate que Tongzhi meurt bientôt, victime de la débauche. Le fils adoptif et neveu d'Orchidée monte alors sur le trône sous le nom de Guangxu. Dotée d'une volonté de fer, l'impératrice est acculée à prendre parfois des décisions impitoyables, souvent mal comprises, mais toujours destinées à préserver la grandeur de l'Empire du Milieu. La vie tumultueuse et le destin tragique de Tseu-Hi, l'impératrice Orchidée, sonnent ainsi le glas d'une Chine millénaire.

Biographie de l'auteur

Née à Shanghai en 1957, Anchee Mina a commencé une carrière de comédienne avant d'émigrer aux États-Unis en 1984. Son autobiographie sous la tyrannie maoïste, L'azalée rouge, publiée chez .J'ai lu, a été un best-seller. Après La concubine, elle poursuit sa saga riche en rebondissements et fondée sur des événements authentiques.

 

 

 

 

AUEL, Jean M : « Enfants de la terre » (tome 6) «  Le pays des grottes sacrées »

La petite orpheline Cro-Magnon recueillie par une tribu Neandertal a fait bien du chemin depuis Le Clan de l'Ours des Cavernes, le premier tome de ses aventures publié il y a maintenant trente ans. Ayla vient de mettre au monde une petite fille

prénommée Jonayla, et a été peu à peu adoptée par les membres de la Neuvième Caverne, le clan de son compagnon Jondalar. A tel point que la Zelandoni, guérisseuse et chef spirituel de la Neuvième Caverne, la choisit pour lui succéder un jour. Pour parvenir à cette fonction, Ayla suit pendant plusieurs mois la grande prêtresse. Son initiation passe notamment par la visite des nombreuses grottes ornées de la région, l'occasion pour l'apprentie Zelandoni de découvrir des sites magnifiquement décorés, dont elle apprend à comprendre le sens. Cette formation, jalonnée de rites de passage, n'a rien d'une promenade de santé, et Ayla devra franchir bien des obstacles avant de devenir Zelandoni. Saura-t-elle trouver un équilibre entre ses obligations de jeune mère et d'épouse et les exigences de son apprentissage ? L'amour de Jondalar et d'Ayla résistera-t-il à tant d'épreuves ?

Biographie de l'auteur

En 1977, alors âgée de quarante ans, l'Américaine Jean Auel décide de quitter son emploi, un poste à responsabilité dans une entreprise d'électronique. En attendant d'obtenir un travail plus stimulant, cette mère de cinq enfants se met à écrire une nouvelle consacrée à une femme de la préhistoire. Ainsi naît Ayla, l'héroïne des " Enfants de la Terre ", une formidable saga préhistorique qui s'est à ce jour vendue à plus de 45 millions d'exemplaires à travers le monde.

 

AUSTER, Paul : « Seul dans le noir »

“Seul dans le noir, je tourne et retourne le monde dans ma tête tout en m’efforçant de venir à bout d’une insomnie, une de plus, une nuit blanche de plus dans le grand désert américain.” Ainsi commence le récit d’August Brill, critique littéraire à la retraite. Contraint à l’immobilité par un accident de voiture, il s’est installé dans le Vermont chez sa fille Miriam, qui ne parvient pas à guérir de la blessure que lui a infligée un divorce pourtant déjà vieux de cinq ans. Elle vient de recueillir sa propre fille, Katya, anéantie par la mort en Irak d’un jeune homme avec lequel elle avait rompu, précipitant ainsi, du moins le croit-elle, le départ de ce dernier pour Bagdad… Pour échapper aux inquiétudes du présent et au poids des souvenirs, peu glorieux, qui l’assaillent dans cette maison des âmes en peine, Brill se réfugie dans des fictions diverses dont il agrémente ses innombrables insomnies. Cette nuit-là, il met en scène un monde parallèle où le 11 Septembre n’aurait pas eu lieu et où l’Amérique ne serait pas en guerre contre l’Irak mais en proie à une impitoyable guerre civile.

 

BAKER, Nicholson : « Une boîte d’allumettes »

Prenez un rédacteur médical de quarante-quatre ans en pleine crise existentielle, placez-le tous les matins, « à l’heure où l’aube noircit la campagne », face à ses pensées et à l’âtre de sa petite maison perdue dans les frimas de l’hiver, ajoutez-y l’évocation tendrement triste de sa famille, les mille et un objets domestiques qui encombrent son esprit et son intérieur bourgeois, les souvenirs pseudo-nostalgiques de sa jeunesse sans relief, un chat, une cane domestique, et même quelques ratons-laveurs… ne reste plus alors qu’à craquer une allumette au début de chacun des trente-trois chapitres pour voir s’animer à la lueur incertaine de la flamme tout le drôle de petit monde ainsi créé par Nicholson Baker pour son anti-héros.

 

BENCHLEY, Robert : « Le supplice des week-ends »

Dans la préface qu'il a rédigée pour ce choix de textes humoristiques écrits par Robert Benchley au cours de sa féconde carrière dans les plus célèbres revues de son temps - Vanity Fair et The New Yorker -, le propre fils de l'auteur nous prévient: Il faut lire ce recueil avec précaution, tout au moins "à dose homéopathique". Membre du célèbre Round Table de l'hôtel Algonquin, qui réunissait les esprits les plus brillants de l'époque (Dorothy Parker, lames Thurber entre autres), Robert Benchley se montre ici digne de ses pairs et peut-être même leur maître à tous dans le registre du nonsense où il déploie une insolence glacée ainsi qu'un sens du coq-à-l'âne et de la logique (souvent inversée) qui ont peu d'équivalents dans la littérature universelle. Benchley, on adore ou on déteste, impossible en revanche de rester indifférent à cette sorte de philosophie de la vie qui nous prend à contre-pied. Avec modération? C'est à voir: Benchley, c'est aussi un antidote contre tous les supplices de la vie quotidienne.

 

BOYLE,Thomas Coraghessan : « Le cercle des initiés »

1956 : Le professeur Kinsey, auteur du célèbre "Rapport sur la sexualité des hommes" (1948), "et des femmes" (1953), meurt prématurément d'une crise cardiaque. Partant d'une récente biographie de Kinsey, Boyle invente le personnage de Milk, l'étudiant innocent, "coincé", encore puceau, qui sera toute sa vie l'assistant du professeur. A travers ses mémoires, le lecteur entre dans le "cercle d'initiés" avec lequel Kinsey a effectué ses recherches. Etaient-ils engagés dans une quête scientifique sérieuse, manipulés par le gourou Kinsey, ou avaient-ils viré à la débauche?

De scènes de sexe décrites avec une précision clinique en crises conjugales et en relations humaines ambiguës, cette satire de l'Amérique puritaine des années 1940 donne à réfléchir sur les compromis nécessaires à l'ordre social.

Biographie de l’auteur

Tom Coraghessan Boyle anime, depuis 1978, des ateliers d'écriture à l'Université de South Carolina. Chez Grasset, il est l'auteur de plusieurs recueils de nouvelles, ainsi que de nombreux romans dont America (1997, Prix Médicis étranger) et D'amour et d'eau fraîche (2003).

 

BUKOWSKI,Charles : « Contes et nouvelles »

" Lisons, relisons cet aveu d'Henry Chinaski, le double, voire le jumeau, de Bukowski : "Écrire n'avait jamais été un travail pour moi. Aussi loin que remontaient mes souvenirs, ça s'était toujours déroulé de la même façon : mettre la radio sur une station de musique classique, allumer une cigarette ou un cigare, ouvrir une bouteille. La machine à écrire faisait le reste. Il me suffisait d'être là. Tout ça me permettait de continuer quand la vie elle-même avait peu à m'offrir, quand elle virait au film d'horreur. Il y avait toujours la machine pour m'apaiser, me parler, me divertir, me sauver. Dans le fond, c'est pour ça que j'écris : pour sauver ma peau, pour échapper à la maison de fous, à la rue, à moi-même." Voilà qui est parler net. Chinaski-Bukowski ne ramène pas l'écriture à l'observance d'hypothétiques règles du beau. Il ne court pas après la forme, il l'incarne. Sur la table, il n'y a que sa peau. "

Biographie de l'auteur

Charles Bukowski, Hank pour ses amis, est né en 1920 à Andernach, en Allemagne. Il est mort à San Diego (Californie) le 9 mars 1994. Tour à tour postier, magasinier, employé de bureau, Bukowski, venu tard à la littérature, est aujourd'hui un écrivain reconnu dans son pays comme le successeur d'Hemingway et de Kerouac.

ELLIS, Mary Relindes : « Wiskonsin »

La famille Lucas vit dans le nord du Wisconsin, belle terre oubliée peuplée d'ouvriers européens immigrés et d'Indiens Ojibwés. John, violent et alcoolique, passe son temps dans les bars, quand il ne s'acharne pas sur sa femme et ses enfants. L'aîné, James, lassé des frasques paternelles, s'engage pour le Vietnam. Il ne reviendra pas, laissant son jeune frère Bill à ce sombre quotidien. Seuls les Morriseau veillent de loin et le soutiennent pendant le périlleux passage de l'enfance à l'âge d'homme. Mais au cœur de cette nature immuable et splendide qui panse les blessures et apaise les peurs, ce qui reste d'amour donne doucement la force de survivre

 

FAULKNER, William : « L’arbre aux souhaits »

Tout est possible un jour d'anniversaire. Ainsi la jeune Dulcie se réveille-t-elle un matin pour découvrir un petit rouquin qui lui promet monts et merveilles : un poney, un cirque, un château et, comble de la magie, un Arbre aux Souhaits ! Non seulement un arbre dont les feuilles prennent la couleur du souhait de chacun, mais un arbre qui exauce les vœux de tous, pour de vrai...

Biographie de l'auteur

William Faulkner est l'un des écrivains les plus représentatifs de la littérature américaine. Né le 25 septembre 1897 à New Albany, dans le Mississippi, il interrompt ses études au début de la Première Guerre mondiale, s'engage dans l'aviation canadienne, gagne l'Angleterre où il est affecté dans la Royal Air Force et est blessé en France dans un accident de vol. De retour aux Etats-Unis, il publie, en 1919, son premier poème, intitulé " L'Après-midi d'un faune " et exerce divers métiers avant de se consacrer à l'écriture ; il est ainsi successivement peintre en bâtiment, facteur, libraire, charpentier. Son premier recueil de vers est imprimé en 1924 ; son premier roman, Monnaie de singe, paraît en 1926. Mais c'est Le Bruit et la Fureur (1929) et surtout Sanctuaire (1931) qui le révèlent au grand public. Désormais les romans s'enchaînent : Tandis que j'agonise (1930), Lumière d'août (1932), Pylône (1935), Absalon ! Absalon ! (1936), Descends, Moïse (1942)... En 1949, il reçoit le prix Nobel de littérature. L'Arbre aux souhaits, écrit vers 1927, n'a été publié qu'en 1967, cinq ans après la mort de son auteur.

 

FAULKNER, William : « Les Snopes »

Les convulsions que subit le comté de Yoknapatawpha, Mississippi, se propagent à partir d'une horde d'intrus rusés et opportunistes, les Snopes, ces canailles de petits blancs sans foi ni loi, dont l'ascension et la multiplication mettent en péril l'identité du Sud. Une fois l'onde de choc appréciée à sa juste mesure, le vieux Sud sort de sa léthargie et relève le gant. Une guerre inavouée, pernicieuse et sauvage, sorte de pendant de la guerre de Sécession.

 

FITZGERALD, Francis Scott : « Gatsby »

Dans le Long Island des années vingt, la fête est bruyante et la boisson abondante. Surtout chez Jay Gatsby. Aventurier au passé obscur, artiste remarquable par sa capacité à se créer un personnage de toute pièce, Gatsby, figure solaire par son rayonnement, lunaire par le mystère qu'il génère, est réputé pour les soirées qu'il donne dans sa somptueuse propriété. L'opulence, de même que la superficialité des conversations et des relations humaines, semblent ne pas y avoir de limites. C'est pourquoi l'illusion ne peut être qu'éphémère.

Parmi les invités de cet hôte étrange se trouve Nick Carraway, observateur lucide qui seul parvient à déceler une certaine grandeur chez Gatsby, incarnation de multiples promesses avortées. Ce roman visuel qui se décline dans des tons d'or, de cuivre et d'azur, s'impose également comme la chronique d'une certaine époque vouée, telle la fête qui porte en elle son lendemain, à n'être magnifique que le temps d'un air de jazz.

 

GABALDON,Diana : «Une affaire privée »

Londres, 1757. Par une belle matinée de la mi-juin, John Grey émerge de son club de gentlemen, le Beefsteak, en plein désarroi. Jeune aristocrate et haut gradé de l'armée de Sa Majesté britannique, il vient d'assister à une scène on ne peut plus " shocking "... Ses efforts pour éviter un scandale susceptible de détruire sa famille sont toutefois interrompus par une affaire plus urgente encore : la Couronne le charge d'enquêter sur le meurtre brutal d'un compagnon d'armes, soupçonné de haute trahison. Contraint de mener de front les deux investigations, le major Grey se trouve emporté dans un réseau de traîtrises politiques et sentimentales qui touche toutes les strates de la société... et menace tout ce qui lui tient à cœur. Des lupanars sordides du monde de la nuit aux salons d'apparat de la noblesse en passant par les entrepôts de la puissante Compagnie des Indes orientales, lord John se lance sur la piste d'un mystérieux valet de pied et d'une non moins intrigante femme en robe de velours vert...

Biographie de l'auteur

Auteur du " Cercle de pierre ", la grande saga entamée avec Le Chardon et le Tartan, Diana Gabaldon signe avec Une affaire privée le premier volet d'une envoûtante trilogie historique, où elle révèle un don certain pour l'énigme policière à l'anglaise, sans oublier les grandes passions amoureuses.

 

GESSEN, Keith : «La fabrique des jeunes gens tristes »

A chacun sa génération perdue. Après les "jeunes gens tristes" de Scott Fitzgerald et les trentenaires survoltés de Jay McInerney, voici Mark, Sam et Keith, les anti-héros du premier roman de Keith Gessen. Mark termine une thèse sur les mencheviks et consulte des sites pornographiques. Sam rêve d'écrire le " grand roman sioniste " mais perd beaucoup de temps à vérifier sa popularité sur Google. Keith soutient la candidature d'Al Gore. Tous trois possèdent le charme propre aux jeunes gens que leurs brillantes études ont condamnés à une lucidité aussi précoce qu'inutile. Touchants, exaspérants, irrésistibles, ces trois garçons sont les protagonistes d'une nouvelle éducation érotique et sentimentale. L'on ne saurait trop remercier l'auteur d'avoir pris le parti de la légèreté contre celui, si prévisible, de la gravité. Keith Gessen n'hésite pas à bousculer les vaches sacrées de l'avant-garde officielle, en lançant au passage quelques pétards sur les grognards de la gauche intellectuelle américaine, en toute injustice. Avec ce roman en forme de comédie, il rejoint d'emblée le peloton de tête d'une jeune littérature anglo-saxonne à l'esprit mordant.

Biographie de l'auteur

Keith Gessen est né en Russie et a grandi dans le Massachusetts. Contributeur régulier du New Yorker et du New York Times, il est l'un des fondateurs de la revue littéraire n + 1, qui mélange critique littéraire, analyse politique et fiction.

 

GOWAN, Lee : « Jusqu’au bout du ciel »

Marié, père de famille, le jeune Sam McMahon dirige une agence bancaire dans une petite ville de l'Ouest canadien. Homme de goût, il apprécie les costumes italiens de marque et adore l'opéra. Sam a tout l'air d'avoir " réussi " sa vie... Jusqu'au jour où sa femme le quitte pour son propre frère, qui a repris la ferme familiale. Surgit alors l'ombre de son grand-père, dont il porte le prénom, mort tragiquement l'année de ses neuf ans... Deux voix, celles du grand-père et du petit-fils, tissent un récit doux-amer auquel se mêlent un jeune couple indien, égaré dans une tempête de neige à bord d'une voiture volée, et une Asiatique chargée des repérages sur le dernier film d'un grand cinéaste américain... Avec un style élégant, un sens de l'espace étonnant, et grâce à de formidables personnages, Lee Gowan, l'un des meilleurs jeunes écrivains canadiens, réussit un roman original et complexé, tout à la fois poignant et drôle.

 

GRAYSON, Emily : « Les amants du belvédère »

Une fois par an, l'amour est au rendez-vous. Chaque 27 mai au crépuscule, un homme et une femme se retrouvent dans le square d'une petite ville non loin de New York. Tous les ans, ils fêtent leur rencontre, après s'être juré l'un à l'autre de rester fidèles à leur passion de jeunesse. Une passion brûlante et secrète qui pourtant les sépare depuis si longtemps... Au-delà des espoirs et des illusions de l'amour fou, ce roman nous entraîne, entre Paris, Londres et Florence, dans un voyage à travers le temps et les sentiments.

 

GREER, Andrew Sean : « Histoire d’un mariage »

Pearlie pense vivre un bonheur paisible. En 1949, à San Francisco, elle a retrouvé et épousé Holland Cook, son amour d'adolescence. Holland a survécu à la guerre et refuse d'en parler. Une chose est certaine: il n'est plus le même... Le passé ressurgit le jour où un homme d'affaires, Charles Drumer, s'immisce dans la vie du couple et propose à Pearlie un étrange marché.

Biographie de l'auteur

Né en 1969 à Washington, Andrew Seau Greer commence très tôt à écrire. Il vit à San Francisco. Il est également l'auteur des Confessions de Max Tivoli, disponible en Points.

 

GRISHAM, John : « Le dernier match »

John Grisham abandonne le thriller le temps d’un court roman. Une histoire poignante d’humanité et un hommage au sport dans la veine de Million Dollar Baby.

Eddie Rake va mourir. Pendant trente ans il a été le coach de l’équipe de foot du lycée de Messina, petite ville du Sud des États-Unis. Tandis que la nouvelle de son agonie se répand, les joueurs qu’il a entraînés au cours de sa longue carrière reviennent dans la ville en prévision des funérailles. Dans le stade vide de Messina où ils ont jadis connu la gloire, Nelly, Nat, Jesse et les autres se retrouvent pour attendre ensemble la dernière heure de leur coach. Ils se souviennent alors de leurs belles années… qui furent aussi les plus dures de leur vie. Et la question soudain surgit : faut-il aimer ou haïr Eddie Rake ? Lui doivent-ils le meilleur ou le pire de leur existence ?

Neely a cru qu’il deviendrait un grand joueur professionnel ; mais une blessure au genou en première année de fac l’a renvoyé à l’obscurité dont il était sorti trop jeune. De retour à Messina pour la première fois depuis l’accident, il se demande s’il doit pardonner à Eddie Rake d’avoir instrumentalisé sa jeunesse… Autour de lui, il y a Nat, le seul homosexuel avoué de Messina, le premier à avoir compris l’humanité qui se cache sous les méthodes de tortionnaire de Rake ; Jesse, qu’on va sortir du pénitencier où il purge ses vingt ans de prison pour lui permettre d’assister aux obsèques de son coach ; ou encore Mal, qui se rappelle avoir appliqué l’enseignement d’Eddie Rake pour survivre au Vietnam. Pendant ces quelques heures passées dans le stade vide, les héritiers d’Eddie Rake seront tous transformés par ce " dernier match "…

 

Biographie de l'auteur

Né en 1955, John Grisham a commencé par exercer la profession d'avocat. Passionné d'écriture, il écrivait à ses heures perdues. Avec La Firme, parue en 1991 et vendue à des millions d'exemplaires, il rencontra son premier grand succès. Depuis, L'Affaire Pélican, le Couloir de la Mort, Le Maître du jeu, L'Associé, La Loi du plus faible, Le Testament, L'Héritage, La Transaction, Le Clandestin (tous publiés chez Robert Laffont) ont déclenché le même enthousiasme auprès d'un nombre de plus en plus impressionnant de lecteurs.

 

HA JIN : « La mare »

Dans une petite commune industrielle du nord de la Chine, peu avant la mort de Mao, Shao Bin est ajusteur à l'usine d'engrais. Sa jolie femme Meilan et lui s'entassent avec leur fille de deux ans dans une pièce unique. Il attend avec impatience la liste de ceux à qui seront alloués les nouveaux appartements du Parc des Travailleurs. Quand la liste paraît, stupeur ! son nom ne figure pas, malgré son mérite et son ancienneté. Il se plaint aux dirigeants de la commune qui l'envoient promener. Fou de rage, Bin qui est aussi calligraphe et peintre amateur de talent, envoie au journal local une caricature signée dont la légende accuse les supérieurs de favoritisme et de corruption. Mais ce n'est qu'un début : d'autres dénis de justice et abus de pouvoir des cheffaillons lui inspirent d'autres caricatures vengeresses qui surgissent dans les journaux ou sur les panneaux d'affichage de l'usine. Et le litige s'envenime, porté de plus en plus haut lieu…

Premier roman de Ha Jin superbement rythmé, cocasse , parfois truculent, La Mare est tout à la fois une fable émouvante à l'ironie brechtienne sur la morale et le pouvoir, sur des êtres simples, dignes, mais pleins de ressources face à des forces qui les oppriment, une étude subtile qui laisse aux personnages et aux situations leur ambiguïté, tandis que les évocations pointillistes de la nature aux quatre saisons lui confèrent la grâce des estampes chinoises.

L'auteur vu par l'éditeur

Né en Chine en 1956, Ha Jin a servi six ans dans l'armée populaire de libération avant de quitter sa Chine natale pour les Etats-Unis en 1985 grâce à une bourse. Fait remarquable : après des études à Brandeis University, il a choisi la langue anglaise pour écrire deux volumes de poèmes, trois recueils de nouvelles et trois romans remarqués. Le deuxième, La longue attente (Seuil, 2002), couronné par le National Book Award, le PEN/Faulkner Award, finaliste du Pulitzer Prize, fait l'objet d'une adaptation cinématographique par Peter Chan (cf Tigre et Dragon et Le roi et moi). Le Seuil publie simultanément son premier roman, La mare, et son troisième, La démence du sage. Ha Jin vit dans le Massachusetts et enseigne l'anglais à l'université de Boston.

 

JAMES, Henry : « La maîtresse de M Briseux » et sept autres nouvelles.

La France a été une référence majeure pour Henry James durant toute sa carrière. Il y fait son premier voyage hors des Etats-Unis, avec ses parents, à l'âge de deux ans. Il y retourne à treize ans, acquérant ainsi une parfaite connaissance du français. Puis il séjourne un an à Paris, en 1875, avant de s'installer définitivement à Londres. La France, pour lui, est le territoire des moeurs libres entre hommes et femmes, qui le séduisent tout en choquant sa nature puritaine. Sa toute première nouvelle, Une tragédie de l'erreur, est une sorte de comédie noire, se déroulant au Havre, autour d'une femme adultère et criminelle. Même s'il s'est souvent irrité que le sujet romanesque français par excellence soit l'adultère, la position de James à l'égard de l'" immoralité " des Français a changé au cours de sa vie, et il a fini par voir plus de dureté et même de cruauté dans la rigidité moraliste américaine.

 

LODATO, Victor : « Mathilda Savitch »

C'est l'Amérique des minutes de silence, des peurs irraisonnées, des enfants qui se déguisent en terroristes. Mathilda Savitch, adolescente en colère, déborde d'imagination sur les circonstances de la disparition d'Helene, sa soeur, écrasée par un train. Une imagination dont elle joue au quotidien, que ce soit pour torturer son chien bien-aimé ou pour attirer l'attention de ses parents aux yeux desquels elle se sent transparente. Cruellement inventive, Mathilda cherche sa place. L'auteur impose un style nerveux, mélange d'interrogations et d'affirmations péremptoires, d'innocence et de dureté, de naïveté et de perversité. Sans clichés ni complaisances.

Biographie de l'auteur

Victor Lodato, poète et dramaturge, vit entre l'Arizona et New York a reçu de nombreux prix pour ses pièces de théâtre. Mathilda Savitch, son premier roman, l'a fait remarquer par les éditeurs du monde entier.

 

MATHESON, Richard : « Journal des années de poudre »

Après plusieurs années durant lesquelles leurs routes ne se sont pas croisées, le journaliste Frank Leslie rencontre par hasard son ami Clay Halser dans un saloon. Clay est une véritable légende de l'Ouest, la presse l'a surnommé " le Prince des Pistoliers ". Il a survécu à la guerre de Sécession, a été hors la loi un temps, marshal fédéral ensuite, avant de sombrer dans le désespoir et le jeu. A peine âgé de trente ans mais usé jusqu'à la trame, Clay n'a plus rien d'un homme ; il ressemble à une créature de la nuit. Alors que Frank est sur le point de demander à son ami quels sont les événements qui l'ont vampirisé à ce point, celui-ci est assassiné, laissant derrière lui une femme qui ne le pleurera pas, une fille de trois ans et un journal - quelques cahiers qui décrivent la vie quotidienne d'un homme confronté à la violence, condamné à payer au. prix fort son entrée dans l'Histoire. Avec le Journal des années de poudre, fantastique western ou peut-être western fantastique, Richard Matheson dresse un portrait impitoyable de la conquête l'Ouest. Ici, les cow-boys sentent la poussière et le sang, et les armes à feu ne sont toujours pas d'une fiabilité à toute épreuve.

 

MOSBY, Katherine : « Sous le charme de Lillian Dawes »

"Il y a presque toujours dans la vie un moment clé, un point divisant le temps entre un avant et un après - un accident ou une histoire d'amour, un voyage ou peut-être un décès". Ainsi commence le récit que fait Gabriel, dix-sept ans, de l'été qui changea le cours de sa vie. Renvoyé du pensionnat, il s'installe à Manhattan chez son frère Spencer, qui a renoncé à la carrière diplomatique pour la bohème littéraire. Enivré par sa liberté toute neuve, Gabriel goûte aux plaisirs de la ville et croise le chemin de Lillian Dawes. Artiste ? Aventurière ? Espionne ? Cette jeune femme, indépendante et mystérieuse, est de celles qui enflamment l'imagination des hommes. Ni Spencer ni Gabriel ne sortent indemnes de cette rencontre...Servi par une prose raffinée, un roman d'apprentissage dans le New York des années 1950.

Biographie de l'auteur

Professeur à l'université de New York, Katherine Mosby collabore au New Yorker et à Vogue. Poète et romancière, elle est l'auteur de trois romans. Sous le charme de Lillian Dawes est le deuxième. Il a fait partie de la sélection 2002 du New York Tintes. Née à Cuba en 1957, elle vit aujourd'hui à New York.

 

ROTH, Philip : « Le complot contre l’Amérique »

Juin 1940 : Charles A. Lindbergh, l’aviateur héroïque adulé des Américains, est choisi par le parti républicain comme son candidat aux élections présidentielles face à Franklin D. Roosevelt. La nouvelle fait l’effet d’une bombe. Car le brillant aventurier est aussi un admirateur de l’Allemagne nazie et un antisémite notoire. Tout comme les autres familles juives de Newark, les parents du petit Philip (le narrateur, âgé de sept ans) sont atterrés. Car, déjouant tous les pronostics, Lindbergh, exploitant à fond le pacifisme américain, imposant son slogan « Lindbergh ou la guerre ! » devient en novembre 1940 président des États-Unis. Dès son arrivée à la Maison-Blanche, il s’empresse de signer un pacte de non-agression avec Hitler, puis avec le Japon. Les Juifs ne tardent pas, alors, à être considérés comme des indésirables au même titre que les Noirs, puis pire encore… Mais, entre certains membres de la communauté juive qui soutiennent la paix à tout prix prônée par Lindbergh et ceux qui osent entrer en dissidence, voire créer des « brigades internationales » anti-nazies qui partent combattre en Europe, le fossé va s’élargir jusqu’à la rupture…

Avec ce roman de politique-fiction où il procède par une accumulation de détails précis, d’autant plus convaincants qu’ils s’appuient sur des documents authentiques (comme l’hallucinant discours antisémite réellement prononcé par Lindbergh en 1941), Philip Roth dessine le portrait aussi juste que dérangeant d’une Amérique frileuse, préoccupée avant tout de sa sécurité, certes éprise de grands idéaux, de paix et de justice, mais prête à piétiner ses principes si elle le croit nécessaire. Une Amérique d’hier et aussi d’aujourd’hui, qui est peut-être, à en croire l’auteur, la véritable Amérique.

 

ROTH, Philip : « Un homme »

Un homme. Un homme parmi d'autres. Le destin du personnage de Philip Roth est retracé depuis sa première confrontation avec la mort sur les plages de son enfance jusque dans son vieil âge, quand les maux physiques l'accablent. Entre-temps, publicitaire à succès, il aura connu épreuves familiales et satisfactions professionnelles. D'un premier mariage, il a eu deux fils qui le méprisent et, d'un second, une fille qui l'adore. Il est le frère d'un homme sympathique dont la santé lui inspire de l'amertume et l'ex-mari de trois femmes qu'il a entraînées dans des mariages chaotiques. En fin de compte, c'est un homme qui est devenu ce qu'il ne voulait pas être. Ce roman puissant - le vingt-septième de Roth - prend pour territoire le corps humain. Il a pour sujet l'expérience qui nous est commune et nous terrifie tous.

 

ROTH, Philip : « La tache »

Portrait d'une Amérique à la fois profonde et proche. Voilà le dessein de Philip Roth. Un portrait brossé sans mise à quatre épingles et à travers la figure centrale d'un professeur d'université, Coleman Silk, juif et noir à la peau claire, âgé de soixante et onze ans, accusé à tort de racisme puis à qui l'on reproche d'entretenir une relation avec une femme de trente-quatre ans, illettrée et agent d'entretien. De quoi faire tache dans la bonne conscience américaine, dans les Berkshires, où "il reste des gens, des péquenots comme des universitaires, qui n'auront jamais le bon goût de renoncer à leurs vieilles valeurs pour se mettre au pas de la révolution sexuelle. Des pratiquants étriqués, des maniaques des convenances."

 

SINGER, Isaac Bashevis : « Shosha »

Varsovie, 1939. Pour la communauté juive de Pologne, le temps des dernières illusions est passé. Le drame qui se prépare va tout emporter, tout détruire. Le jeune Arele Greidinger - qui ressemble comme un frère à Isaac Bashevis Singer à vingt-cinq ans - fait comme tout le monde : il vit " comme si ". Comme si le succès était quelque chose d'important, comme si on pouvait encore tomber amoureux, comme si demain existait... Arele a publié un livre que tout le monde lit à Varsovie. Alors qu'il travaille sur une pièce, sa principale actrice, Betty, qui est américaine, lui propose de l'épouser. Mais Arele a retrouvé Shosha, une petite amie d'enfance qu'il n'avait jamais réussi à oublier. Enfantine, fragile - arriérée, disent certains - Shosha va incarner toute la pureté, la fraîcheur, l'innocence dont il rêvait sous ses allures de jeune Don Juan blasé. On retrouve dans ce roman l'univers familier d'Isaac Bashevis Singer ; peuplé de rabbis miraculeux, de sages et de fous, de savants talmudistes et de jeunes révolutionnaires, il est comme " illuminé de l'intérieur ", transfiguré par la présence de la petite Shosha.

Biographie de l'auteur

Né en 1904 en Pologne, Isaac Bashevis Singer a émigré aux Etats-Unis en 1935. Auteur d'une quinzaine de romans, de nouvelles et de nombreux ouvrages pour la jeunesse, il a reçu le prix Nobel de littérature en 1978.

 

WHARTON, Edith : « Une affaire de charme »

Un milliardaire de Wall Street se retrouve littéralement envahi par la très entreprenante famille de sa toute jeune et ô combien charmante épouse. Une femme mariée plante son amant à la gare pour rester avec son mari parce qu'elle s'est trompée de jour pour sa permanente. Jeunes intrigantes, maris trompés, de New York à Venise en passant par Paris, Edith Wharton plonge dans les profondeurs ténébreuses de ces coeurs amoureux, disséquant avec une savoureuse férocité cet univers cosmopolite et mondain. 

Biographie de l'auteur

Edith Wharton est née à New York en 1862. Auteur de nombreux livres, comme Sur les rives de l'Hudson, Les dieux arrivent ou La récompense d'une mère, elle reçoit en 1921 le prix Pulitzer pour Le temps de l'innocence. Venue s'installer en France, elle rédige son autobiographie, Les chemins parcourus, et meurt en 1937.

 

BALLARD, James Graham : « Super Cannes »

À l'aube du IIIe millénaire, la côte d'Azur est devenue la nouvelle perle high-tech du sud de la France. Sur les hauteurs de Cannes s'élève désormais Eden-Olympia – "Cité de l'intelligence" – et future Silicon Valley européenne. Aussi, de la Croisette au paquebot résidentiel de Marina-Baie des Anges, rien ne doit venir contrarier les hommes et les femmes venus y travailler, attirés par la sécurité et l'efficacité, et ne se souciant pas un seul instant de l'envers du décor. Dans ce paradis artificiel d'un nouveau genre, Paul Sinclair débarque à bord de sa Jaguar millésimée, accompagnant sa jeune femme médecin, Jane, venue pour remplacer le docteur Greenwood au poste de pédiatre d'une luxueuse clinique. Or, le docteur Greenwood vient de défrayer la chronique en assassinant sept cadres supérieurs avant de se suicider. Un geste de folie ? Sinclair, qui profite de son temps libre pour explorer le microcosme d'Eden-Olympia, finit par reconstituer le parcours mortel du docteur Greenwood et découvre sous l'apparente honorabilité la face cachée de l'extrême libéralisme.

J. G. Ballard, passé maître dans l'art d'une fiction s'insinuant dans les failles de la réalité, décrit cette fois les utopies les plus effrayantes d'un capitalisme à outrance. Il est également l'auteur, entre autres ouvrages, de Crash dont la version filmée par David Cronenberg avait suscité la controverse.

 

BRINK, André : « Dans le miroir »

Au Cap, Steve est architecte. Marié et père de deux enfants, séducteur et carriériste, il découvre un matin avec effroi que la couleur de sa peau a changé. Cet homme qui jusqu'alors se payait le luxe de ne pas être engagé politiquement, ce Blanc avide de privilèges, se retrouve soudain du mauvais côté de l'histoire sud-africaine. Au soir de cette étrange métamorphose, Steve est confronté à la violence d'un groupe armé et cagoulé... Dans le restaurant où se déroulait l'attaque dînaient également un pianiste et une soprano. Incapables d'oublier la violence de cette soirée, ils partent pour quelques jours à l'écart de la ville. Mais cette soudaine promiscuité révèle en eux une dangereuse fascination... Dans ces deux récits qui, avec La Porte bleue (Actes Sud, 2007), se répondent en composant un subtil triptyque, André Brink met en scène deux couples aux vies parallèles et qui subissent sous un éclairage différent de troublantes épreuves. Jouant en virtuose de la réalité comme du paraître, l'auteur explore de façon envoûtante leur identité. Comme si l'Afrique du Sud avait à ce niveau un pouvoir de destruction aux frontières du sortilège.

 

BROOKNER, Anita : « Une chute très lente »

Retour sur l’enfance, flash-back sur les souvenirs, précis sur les méthodes pour remplir le temps de la solitude, le livre d’Anita Brookner, outre son titre, ne présageait rien de nouveau et avait l’allure d’un plat convenu et fade. Sacrée surprise, il prouve que le roman à l’ancienne peut laisser un écho chez bien des jeunes âmes, parce qu’il sait renouveler toutes ces méthodes que sont le découpage, le rythme, le suspens. Curieusement, les héroïnes, deux sœurs anglaises proches de la retraite qui vieillissent en s’épiant, surprennent. Le regard porté sur la place du travail également. Au fil des pages, on se surprend à les apprécier sans les plaindre ni les juger, et on se laisse interroger. Cette capacité à s’embourber dans des diktats familiaux, à regarder la vie comme un film dont on ne serait ni le metteur en scène ni le scénariste, serait-ce la nôtre ? Quand faut-il renoncer au plaisir et d’ailleurs qu’est-ce que le plaisir ? Vivre seul, est-ce mourir doucement ? Voilà quelques-unes des questions pointées par cette grande dame du roman. Au-delà, cette antithèse au roman à la mode impose une langue riche, classique, balzacienne, qui doit sans doute beaucoup à une traduction, précise et sans emphase. Intuitivement, on la pressent très fine, un peu comme si l’on devinait l’empathie de la traductrice avec son sujet. Une chute très lente est un livre qui flirte avec le chic anglais, surmonté de ces petites anicroches d’excentricité dont sont capables les gens de ce pays. Un vrai ravissement.

 

CONRAD, Joseph : « Nouvelles complètes »

« Parler de Conrad, c'est parler tout naturellement de Rimbaud, la ressemblance entre les deux destins est plus que frappante - évidente », écrit Jacques Darras dans sa préface. Découvrir ou redécouvrir, dans leur ordre chronologique, ces trente nouvelles, c'est mesurer le caractère exceptionnel de ce destin qui conduit le jeune aristocrate polonais exilé par l'empire russe, après quinze années d'aventures sur toutes les mers du globe, à devenir l'un des plus grands romanciers de langue anglaise du début du XXe siècle. C'est aller des merveilleux récits maritimes encore hantés par la séduction de l'Orient jusqu'aux nouvelles où il jette sur la vision poétique et sur la société de son temps un regard d'une ironie impitoyable et d'une pénétration qui font de lui le maître du récit politique moderne. Qu'advient-il, demande Conrad, quand les Rimbaud tombent dans le commerce alors qu'ils étaient partis vers de visionnaires croisades ?

« Et je me rappelle ma jeunesse, ce sentiment qui ne reviendra plus - le sentiment que je pouvais durer éternellement, survivre à la mer, au ciel, à tous les hommes: ce sentiment dont l'attrait décevant nous porte vers des joies, vers des dangers, vers l'amour, vers l'effort illusoire - vers la mort: conviction triomphante de notre force, ardeur de vie brûlant dans une poignée de poussière, flamme au coeur, qui chaque année s'affaiblit, se refroidit, décroît et s'éteint - et s'éteint trop tôt, trop tôt - avant la vie elle-même. Et c'est encore ainsi que l'Orient m'apparaît. » - Joseph Conrad, Jeunesse, 1898

 

 

FOLLETT, Ken : « Le réseau Corneille »

Fin mai 1944, les armées alliées préparent le débarquement sur les côtes normandes. Dans le village de Sainte-Cécile, à quinze kilomètres de Reims, les Allemands ont installé un central téléphonique à l'intérieur d'un château historique. En vain, l'aviation britannique a essayé de détruire cette place stratégique. Un raid des résistants locaux organisé par Betty Clairet, major de vingt-neuf ans dans l'armée anglaise, s'est également soldé par un échec car le MI6 avait sous-estimé les effectifs de la garnison. Revenue à Londres en ayant subtilisé le laissez-passer d'une femme de ménage du central téléphonique, Betty réussit à convaincre ses supérieurs d'organiser une nouvelle tentative de sabotage en recrutant elle-même quelques femmes qui vont former un commando unique en son genre. Elles ont une semaine pour réussir leur mission mais elles ignorent qu'à Sainte-Cécile, un agent de renseignement nazi a pu obtenir des informations capitales sur la résistance en torturant un des rescapés de l'assaut manqué.

Ken Follett excelle par-dessus tout dans le thriller historique et son roman, qui se déroule durant les dix jours qui précédèrent le débarquement allié du 6 juin 1944, ne

déroge pas à la règle. Construit selon une suite de rebondissements dramatiques qui opposent en permanence les deux camps, Le Réseau Corneille met en lumière le rôle indispensable joué par la résistance, et plus particulièrement la place tenue par les femmes dans ce combat quotidien.

 

 

HUTH, Angela : « Amour et désolation »

George Elkin, jeune diplômé d'Oxford, ne gérera pas le cabinet d'avocats de son père qui vient de mourir. Depuis toujours il rêve de reprendre la ferme familiale. Il va se lancer dans cette aventure bucolique avec l'aide de deux amis d'enfance qui exploitent une proprio voisine : Prodge et sa sueur Nell. C'est au moment l'amour de Nell pour George s'épanouit qu'il reçoit visite de Lily, une copine d'université. Lily va s'installer. Rêves et désirs vont tourner à la pire confusion tant que l'Angleterre rurale affronte une crise dramatique. A la fois dramaturge habile et fine aquarelliste des âmes. Angela Huth livre, dans ce huis clos mouvementé, un roman sur la confusion des sentiments, sur fond de crise de la vache folle.

 

KELLY, Cathy : « Le meilleur de la vie »

Elles n'ont rien en commun mais seront pourtant bientôt inséparables ! Abby, star du petit écran dont le couple est un naufrage, Lizzie, divorcée qui ne pense qu'aux autres, et Erin, de retour en Irlande après neuf ans d'absence, se retrouvent régulièrement dans le salon de beauté de Sally, mère de famille hyperactive aux soirées très prisées. Dans leur nouveau QG, les quatre femmes vont apprendre à se connaître, partager leurs plus intimes secrets et prendre conscience du lien qui les unit. Et c'est au moment le plus critique, quand le malheur va frapper, qu'elles vont tester la force de leur amitié et apprécier réellement le meilleur de la vie...

 

PILCHER, Rosamunde : « La maison abandonnée »

Virginia n'a jamais oublié l'homme qu'elle avait rencontré à la fin de son adolescence, au cours de vacances en Cornouailles... Stanley avait peint la vie de couleurs magiques et promis de l'appeler avant son retour à Londres. Mais elle était repartie déçue et blessée par son silence. Dix ans plus tard, jeune veuve et mère de deux enfants, elle revient en Cornouailles et, cherchant à louer une villa, laisse ses pas la conduire jusqu'aux falaises qui lui rappellent irrésistiblement Stanley. Leurs chemins se croiseront-ils une seconde fois ? Les années de silence et de séparation ont-elles altéré leurs sentiments inavoués ?

 

ROSNAY, Tatiana de : « Rose »

Paris, sous le Second Empire. Des centaines de maisons sont rasées et des quartiers réduits en cendres. Alors que le vieux Paris s'effondre sous les ambitions du baron Haussmann, de nombreux Parisiens protestent sans parvenir à infléchir les ordres d'expropriation. Dans sa maison de la rue

Childebert, à l'ombre de l'église Saint-Germain-des-Prés, Rose Bazelet mène une vie paisible, rythmée par la lecture du Petit Journal, les visites à Alexandrine, sa locataire et amie fleuriste du rez-de-chaussée, les soins de Germaine et Mariette ses domestiques dévouées. Jusqu'au jour où elle reçoit une lettre de la préfecture, la sentence tombe : le tracé du boulevard St Germain passe par chez elle, rue Childebert. Liée par une promesse faite à son défunt mari, Armand, Rose ne peut envisager de quitter la demeure familiale. Déterminée à résister jusqu'à son dernier souffle, elle confie à Armand, son amour disparu, son combat quotidien. De lettres en lettres, elle replonge dans

son passé et dévoile peu à peu un secret qu'elle a gardé pendant plus de trente ans. Dans ce roman épistolaire, Tatiana de Rosnay nous entraîne au coeur d'un monde où les petits métiers, herboriste, relieur, chiffonnier fleurissaient, et dont il ne reste que les vestiges. Tandis qu'une page de l'Histoire se tourne, Rose devient le témoin d'une époque et raconte le traumatisme suscité par ces grands travaux d'embellissement. Entre introspection et rédemption, ces lettres rendent hommage au combat d'une femme seule contre tous. Dans cette ode à la capitale, les maisons regorgent de secrets et les murs sont imprégnés de souvenirs.

 

SAMSON, C.J. : « Un hiver à Madrid »

Harry Brett a peut-être eu tort d'accepter la mission de l'Intelligence Service. Neuf ans après sa première visite, le jeune homme retourne à Madrid dans des conditions épouvantables : la guerre d'Espagne a transformé la capitale en un champ de ruines tenu d'une main de fer par Franco. L'ancien camarade de classe qu'il doit surveiller est devenu l'ami des fascistes. Et le souvenir de Bernie, son vieil ami porté disparu pendant la guerre civile, flotte dans les rues madrilènes. L'hiver 1940 promet d'être long pour l'apprenti agent secret. A moins que la rencontre de Sofia, jeune et éblouissante républicaine, ne change tout pour Harry, englué dans cette ville de faux-semblants et de trahisons...

Biographie de l'auteur

C J Sansom est né en Angleterre en 1952 et vit dans le Sussex. Après des études de lettres et d'histoire à l'université de Birmingham, il a exercé divers métiers dont celui d'avocat. Il se consacre désormais à l'écriture et est l'auteur de plusieurs romans parus chez Belfond : Dissolution (2004), Les Larmes du Diable (2005), Sang royal (2007), Un hiver à Madrid (2008) et Prophétie (2009).

 

SHAFAK, Elif : « La bâtarde d’Istanbul »

Chez les Kazanci, Turcs d'Istanbul, les femmes sont pimentées, hypocondriaques, aiment l'amour et parlent avec les djinns, tandis que les hommes s'envolent trop tôt pour l'au-delà ou pour l'Amérique. Chez les Tchakhmakhchian, Arméniens émigrés aux Etats-Unis dans les années 1920, quel que soit le sexe auquel on appartient, on est très attaché à son identité et à ses traditions. Le divorce de Barsam et Rose, puis le remariage de celle-ci avec un Turc nommé Mustafa suscitent l'indignation générale. Quand, à l'âge de vingt et un ans, la fille de Rose et de Barsam, désireuse de comprendre d'où vient son peuple, gagne en secret Istanbul, elle est hébergée par la chaleureuse famille de son beau-père. L'amitié naissante d'Armanoush Tchakhmakhchian et de la jeune Asya Kazanci, la " bâtarde ", va faire voler en éclats les secrets les mieux gardés...

Biographie de l'auteur

Fille de diplomate, Elif Shafak est née à Strasbourg en 1971. Elle a passé son adolescence en Espagne avant de revenir en Turquie. Elle est titulaire d'un Master of Gender and Women's Studies et d'un Phd en Sciences Politiques. Elle a enseigné aux Etats-Unis (Arizona) la politique du Proche-Orient. Internationalement reconnue, Elif Shafak est l'auteur de neuf livres, dont Bonbon Palace (Phébus, 2008). Elle vit aujourd'hui à Istanbul.

 

SHARPE, Tom : « Comment échapper à sa femme et ses quadruplées …. »

Loin d'être séduit par la perspective de vacances en famille, notre ami Wilt s'invente un cours de théorie marxiste pour échapper à l'embarrassante invitation d'un oncle américain. Alors que sa femme et ses quadruplées s'envolent pour le Nouveau Monde, il décide de partir à l'aventure à

travers l'Angleterre... L'occasion rêvée de nous offrir ce condensé explosif d'humour british, burlesque et caustique à souhait ! " Attention, danger ! La fréquentation du Britannique Tom Sharpe provoque une maladie incurable, particulièrement contagieuse, l'épilepsie hilarante. Tout ça à cause de romans délicieusement foldingues : un cocktail savamment dosé de burlesque, de delirium à la Ubu et de gaudrioles à la Mack Sennett. A quoi il faut ajouter un sens

redoutable de la satire, sous la plume d'un caricaturiste fielleux qui ne cesse de tailler des croupières à la perfide Albion. " André Clavel, Le Temps

Biographie de l'auteur

Tom Sharpe, le bien nommé (sharp signifie " futé " en anglais), est né en 1928 en Angleterre. Après des études à Cambridge, il sert dans les Marines avant de s'installer en 1951 en Afrique du Sud. Travailleur social puis professeur, il dirige également un studio de photographie. Dix ans plus tard, Tom Sharpe est expulsé pour avoir écrit et représenté une pièce contre le régime de l'apartheid. De 1963 à 1972, il enseigne l'histoire au College of Art and Technology de Cambridge. Reconnu depuis Wilt 1 comme l'un des plus grands humoristes anglais contemporains, Tom Sharpe a reçu, en 1986, le Grand Prix de l'humour noir pour l'ensemble de son œuvre. Son dernier roman, Comment échapper à sa femme et ses quadruplées en épousant une théorie marxiste est la quatrième aventure de Wilt. Tom Sharpe s'est aujourd'hui installé en Catalogne, pour fuir le système de santé britannique, comme il se plait à le dire.

 

LAGERLOF, Selma : « Les liens invisibles »

Ce que sont les liens invisibles qui réunissent la vingtaine de nouvelles composant ce recueil - écrit en 1894 par Selma Lagerlöf, après son premier roman, La Saga de Gösta Berling -, ce sera finalement au lecteur de le définir. S'agit-il des présences magiques qui hantent la forêt où des paysans ont tué un ours le jour de Noël, et la lande où une jeune femme visionnaire danse jusqu'à en mourir ? S'agit-il des chaînes secrètes qui lient hommes et femmes aux anciens membres de leur famille ? On pourrait aussi penser à la communauté de destin entre la jeune fille bernée par un menteur, la femme liée à la disparition d'une ville sous les eaux et ces militantes des droits des femmes ou des pauvres... De terribles spectres passent, cachés derrière un portrait, dissimulés dans une armure ou sous l'habit d'un cocher de fiacre. La nature toujours est présente, des fleurs tranquilles d'un jardin aux vagues grises de la mer et aux grottes de montagne, refuge des renégats. Et Selma Lagerlöf, une fois encore, maîtrise à la perfection ces éléments, des plus austères aux plus luxuriants, pour dresser de changeants décors aux drames humains tissés de culpabilité et d'espoir, de remords et d'amour, tramés de fils qu'hommes et femmes négligent trop souvent mais qui déterminent leurs vies

Biographie de l'auteur

Selma Lagerlöf (1858-1940), Prix Nobel de littérature en 1909, est sans conteste l'un des plus célèbres écrivains suédois. Son œuvre est nourrie des légendes et de l'histoire de la région du Värmland, merveilleusement transposées par son imagination lyrique hors du commun. Parmi ses livres les plus fameux, on peut citer La Saga de Gösta Berling et le texte qui lui valut sa renommée internationale. Le Merveilleux Voyage de Nils Holgersson à travers la Suède, réédité par Actes Sud dans sa version intégrale en 1990. Chez Actes Sud ont aussi paru Le Livre de Noël (1994), Des trolls et des hommes (1995), Màrbacka (1997), Le Cocher (1998), Le Banni (1999) et Le Violon du fou (2001).

 

MAZETTI, Katarina : « Le mec de la tombe d’à côté »

Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari, qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire et citadine, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance, rempli de livres. Au cimetière, elle croise souvent le mec de la tombe d'à côté, dont l'apparence l'agace autant que le tape-à-l'œil de la stèle qu'il fleurit assidûment. Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s'en sort comme il peut, avec son bon sens paysan et une sacrée dose d'autodérision. Chaque fois qu'il la rencontre, il est exaspéré par sa voisine de cimetière, son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie. Un jour pourtant, un sourire éclate simultanément sur leurs lèvres et ils en restent tous deux éblouis... C'est le début d'une passion dévorante. C'est avec un romantisme ébouriffant et un humour décapant que ce roman d'amour tendre et débridé pose la très sérieuse question du choc des cultures.

Biographie de l'auteur

Née en 1944, Katarina Mazetti est journaliste à la radio suédoise. Auteur de livres pour la jeunesse et de romans pour adultes, elle a rencontré un succès phénoménal avec Le Mec de la tombe d'à côté, traduit en de nombreuses langues.

 

FOGTDAL, Peter H : « La naine du tsar »

Intelligente, érudite et impertinente, un peu sorcière aussi, Sorine Bentsdatter est experte dans la préparation d'herbes secrètes dont elle fait un usage pas toujours orthodoxe. Il faut dire que la vie n'a guère été clémente pour la naine danoise en ce XVIIIe siècle. Orpheline de mère, vendue par son père à l'âge de douze ans à un comte très croyant, toujours montrée du doigt, ridiculisée et souvent maltraitée... de quoi haïr Dieu et tout le genre humain, y compris les autres nains dont elle refuse de partager le sort. Par-dessus tout, elle tient à sa dignité et à son mauvais caractère. C'est en créant un scandale à la cour de Frédéric IV qu'elle attire l'attention de Pierre le Grand, tsar de Russie en visite à Copenhague. Elle lui est offerte en guise de présent, puis trimballée sur les routes d'Europe avant de séjourner à Saint-Pétersbourg puis en Pologne. A travers le regard sans indulgence de la narratrice, l'auteur décrit les secrets, les faiblesses, les travers de ceux qui gouvernent et de ceux qui les servent, tout en recréant la réalité d'une époque. Mais au-delà de l'intérêt historique, ceci est avant tout le témoignage, émouvant et toujours actuel, d'une personne dite " différente" qui ne trouve pas sa place dans la société de son temps.

Biographie de l'auteur

Peter H. Fogtdal est né en 1956 à Copenhague. Son parcours est aussi éclectique que son œuvre. Animateur radio, astrologue, formateur, il est l'auteur d'une dizaine de romans qui s'attachent à des périodes historiques fortes. Sont aussi traduits en français Le rêveur de Palestine et Le front chantilly. Ce dernier s'est vu attribuer le Prix littéraire des Ambassadeurs francophones du Danemark en 2005.

 

APPANAH, Natacha : « Le dernier frère »

Lorsque David lui apparaît en rêve, Raj se retrouve projeté dans son enfance : les champs de canne, un père à la violence prévisible, la tendresse maternelle, les jeux près de la rivière avec ses frères, le soleil brûlant, les pluies diluviennes. Un bonheur précaire balayé par un cyclone, et l'installation de la famille près de la prison où vivent de mystérieux réfugiés. Le 26 décembre 1940, l'Atlantic accoste à Port-Louis avec, à bord, quelque 1500 Juifs, refoulés de Palestine et déportés à l'île Maurice, alors colonie britannique. À cette époque Raj ignore tout du monde et des tragédies qui s'y déroulent. Au soir de sa vie, il est rattrapé par le souvenir de ces événements qui l'ont marqué au fer rouge. Et par la honte d'être un homme.

Biographie de l'auteur

Nathacha Appanah est née en 1973 à Mahébourg (île Maurice). Elle vit à Paris et travaille pour une ONG.

En trois romans parus chez Gallimard - Les Rochers de Poudre d'Or (2003, prix RFO 2003) ; Blue Bay Palace (2004, grand prix littéraire des océans Indien et Pacifique) ; La Noce d'Anna (2005, prix grand public du Salon du livre) - Nathacha Appanah a imposé une œuvre puissante, proche d'Arundhati Roy et de J.M. Coetzee.

 

ASSOULINE, Pierre : « Le portrait »

Et si un tableau pouvait parler ? Dire tout ce qu'il voit et tout ce qu'il entend, partout où il est accroché ? Le portrait de la baronne Betty de Rothschild, peint par Ingres en 1848, raconte un siècle et demi des fastes et des tourments de sa famille. Du 19 rue Laffitte, où se croisaient le duc d'Orléans, Rossini, Chopin, Balzac, Adolphe Tiers et Napoléon III, à l'hôtel Lambert aujourd'hui, en passant par les années sombres de l'Occupation et les généreux prêts aux musées, se dévoile l'une des plus célèbres et des plus secrètes dynasties financières d'Europe.

Biographie de l'auteur

Pierre Assouline est journaliste et écrivain. Il est l'auteur d'une vingtaine de livres, des biographies, notamment du collectionneur Moïse de Camondo et du photographe Henri Cartier-Bresson, ainsi que des romans " La cliente ", " Double vie ", " Etat limite ", " Lutetia ", " Le portrait ", " Les invités ".

 

AZZEDINE, Saphia : «

 Mon père est femme de ménage »

Avec le sens de la formule, le rythme virevoltant, la verve irrésistible qui ont fait le succès, en librairie et au théâtre, de Confidences à Allah, Saphia Azzeddine donne la parole à Paul, 14 ans. Il a une famille impossible, des amours inexistantes, sa cité est lugubre, son avenir douteux, mais il a découvert une arme pour s'en sortir : les mots, et il commence à se demander si la fatalité ne peut pas être vaincue, parfois.

 

BARBIER, Elizabeth : « Les gens de Mogador »

Du Second Empire à la Seconde Guerre mondiale, trois femmes, Julia, Ludivine et Dominique Vernet, se succèdent pour diriger le domaine provençal de Mogador. Trois femmes qui, chacune à sa manière et selon son époque, luttent au nom de l'amour, de la liberté individuelle et du bonheur contre les antagonismes de la politique, les fatalités de la guerre et les interdits de la morale. Une chronique intimiste où la langue authentique et riche, la psychologie chaleureuse, l'occitanisme fervent de l'auteur se mêlent pour créer un climat romanesque singulier fait de parfum de vendanges, de goût de la passion et d'énergie féminine.

Biographie de l'auteur

Elisabeth Barbier est née à Nîmes, le 25 avril 1911. Après des études de lettres à Paris où elle s'intéressa au théâtre et fut l'amie des Pitoëff, elle épousa un médecin et s'installa à Avignon. Elle participa à la création du Festival et fut une des proches de Jean Vilar. Elle fut membre du jury du prix Femina. Elle s'est éteinte le 19 février 1996.

 

BEN JELLOUN, Tahar : «Le dernier ami »

Le Dernier ami est peut-être le plus étrange des romans de Tahar Ben Jelloun. Sa brièveté, volontaire, induit une écriture épurée, précise et limpide à la fois. Plus étrange encore : ce texte commence dans le ton de ce qu'on pourrait appeler une littérature d'aveu, mais qui se trouvera ici subverti. En effet c'est d'un double aveu qu'il s'agit, d'un aveu "croisé" pourrait-on dire de sorte que chacun de ces aveux jette un trouble sur la véracité de l'autre. Roman cruel et dérangeant sur l'amitié, c'est aussi un livre sur la sincérité, sur l'impossible et périlleuse sincérité.

Enraciné dans la réalité marocaine des cinquante dernières années, très concret dans ses péripéties, ce roman atteint cependant à l'universel.

À travers le témoignage contradictoire de deux hommes qui furent longtemps amis, un court roman sur l'amitié et la trahison. L'histoire commence dans le Maroc des années 50 et 60, décennies marquées par la répression policière et la tentation des jeunes pour l'utopie révolutionnaire. Il s'achève dans la mélancolie tangéroise de la fin du siècle, dans une société marocaine à la fois moderne et toujours archaïque.

Avec une incroyable constance, suivi de livre en livre par un public considérable, Tahar Ben Jelloun approfondit ici les thèmes qui hantent tous ses livres : amitié, amour, plaisir, oppression, difficulté des rapports entre hommes et femmes, etc. Il les approfondit en ce sens qu'il s'approche sans cesse davantage du feu. On verra que ce roman-là brûle pour de bon…

 

BENZONI, Juliette : « Suite italienne »

Cette suite italienne se compose de tableaux où brillent les grands personnages de la Renaissance. À chaque famille correspond une cité au vaste rayonnement. Rome, bouillant comme un chaudron de sorcière sous ses papes jouisseurs, artistes et sanguinaires mais tremblant sous le fouet de César Borgia, dont le masque noir cache les ravages de la syphilis. Florence, soumise comme une femme amoureuse à la laideur puissante mais si pleine de charme de Laurent de Médicis. Ferrare et ses duchesses rebelles, Venise et sa sorcière, Milan et le dernier bal de Béatrice d'Este... Dans le même temps, la vieille terre italienne allait offrir au monde une civilisation qui servira de modèle. Avec son immense talent, Juliette Benzoni nous conte les fantastiques chroniques de ces souverains et souveraines, qui par leur beauté et leurs excès entrèrent dans l'éternité...

 

BURON, Nicole de : « Drôle de Sahara »

Hier on mourait de soif au Sahara : aveuglé, étouffé, loin des pistes par de terribles simoun. On y desséchait de chaleur le jour, on y grelottait de froid la nuit. Aujourd'hui, on rit au Sahara. Ce livre en est la preuve. L'humour d'une jeune et jolie femme, Nicole de Buron, spirituelle et moqueuse, fait retentir sur les vastes étendues désertiques, d'oasis en oasis, les échos d'une irrésistible gaieté. Guillaume le mari, nonchalant, bohème, truffé de tous les défauts masculins prétend que sa femme est insupportable. Elle, Pénélope, ronde petite femme un peu hurluberlue répond qu'il est odieux. Se supportant mal à Paris, ils ont décidé de passer leurs vacances en plein désert. Curieuse idée ! Ecrasés par une masse de bagages hétéroclites qui encombrent la voiture, ils se débattent dans les situations les plus comiques qu'ils sont seuls à ne pas trouver drôles.

Biographie de l'auteur

L'auteur Nicole de Buron est un peu comme son héroïne : elle aime rire de tout, d'elle-même, des autres, de la vie. Dans Drôle de Sahara, livre divertissant, aventureux et espiègle, elle se moque souvent des hommes pour le plaisir des lectrices. Mais pour la joie des lecteurs, elle sait aussi malicieusement se moquer d'elle-même dans les sables de ce Sahara cocasse où, avec elle, elle nous convie à passer de drôles de vacances.

 

CHAMPION, Jeanne : « Le fils du silence »

Au cours d'une visite dans un musée, vous découvrez un tableau qui vous intrigue : à qui appartient ce visage renversé éclairé par la bougie d'un jeune valet ? La lumière rendue par le peintre Georges de la Tour, la main du jeune homme, le profil du mort inconnu hanteront ce récit jusqu'au bout. Qui est cet étranger qui a choisi un dessous d'escalier pour y vivre durant dix-sept ans avant d'y rendre l'âme ? Alexis, qui hanta la chrétienté du Ve au XIXe siècle, fut le fils unique d'une riche famille romaine qui l'envoya terminer ses études chez l'empereur. A l'adolescence, son père le rappela à la maison afin de le marier. Disparu le soir de ses noces, sa famille le fit désespérément chercher. En vain. Il se réfugia en Orient, jusqu'au jour où il décida de partir sur les traces de saint Paul de Tarse. A la suite d'une tempête, il échoua sur un rivage proche de Rome où il se rendit. Après avoir demandé asile à son père - personne parmi ses intimes ne le reconnut - il vécut durant dix-sept ans sous l'escalier du palais paternel où les serviteurs le traitèrent comme un chien. Avant de mourir, il écrivit ses mémoires, accablant cette famille qui n'avait pas su reconnaître le fils tant pleuré. Pourquoi Alexis a-t-il attendu d'être mort pour révéler son identité ? Qui lui a dicté un geste aussi cruel pour ceux qu'il n'a cessé de faire souffrir ?

Biographie de l'auteur

Peintre, biographe et romancière, Jeanne Champion a publié de nombreux romans ; elle est l'auteur de Lambeaux de mémoire (Pion, 2001), et de Mémoires en exil (Fayard, 1989) où elle donne la parole aux émigrés et aux déracinés. Dans J'hallucine (Mille et une nuits, 2002), elle répond au désarroi et à la violence des adolescents du Val-Fourré. Les E ditions Fayard ont réédité sa biographie de Suzanne Valadon (prix Goncourt de la biographie) et publié Le Terrible, récit inspiré de la vie du tsar Ivan (2005).

 

CHOCAS, Viviane : « Bazar Magyar »

" Parfois, il suffit de manger pour que tout, ou presque, puisse être dit. " Pour Klara, c'est une aubaine, car Zsuzsa et Péter, ses parents, ne lui ont rien dit, rien transmis de leur histoire, restée cadenassée derrière le rideau de fer. Même leur langue maternelle, ils l'ont comme oubliée. Seule concession à leurs origines, la cuisine de Zsuzsa entre goulasch et Tokay. Klara chérit ce lien. Son alphabet intime ce sont ces voyelles paprika, ces consonnes galuska, ces accents graves au goût de noix, aigus à l'amertume du concombre. Pour le reste, elle va tout imaginer - la fuite hors de Hongrie en 1956, ses oncles et tantes, les rives du Danube. Pièce par pièce, mot par mot, elle recompose son identité, , son " bazar magyar ", jusqu'à s'approprier l'histoire familiale d'avant l'exil, jusqu'à faire le voyage. Quête des origines, guidée par les saveurs qui font surgir les souvenirs, Bazar magyar est un festin littéraire.

Biographie de l'auteur

Née en 1962, à Paris, de parents nés à Budapest, Viviane Chocas est journaliste reporter depuis vingt ans. Bazar magyar est son premier roman.

 

COURTILLE, Anne : « La chambre aux pipistrelles »

En 1840, au sein de la bonne société de Clermont-Ferrand, la jeune Hortense évolue dans le secret de son histoire familiale et s'éveille aux idées modernes. Hortense vit chez sa grand-mère, aristocrate auvergnate à Bellemaison, proche du domaine de Randan. Faisant fi des manières et des usages de son rang, la jeune fille fréquente Procule, fille et petite-fille de guérisseuses, et est révoltée par le sort misérable réservé aux métayers du domaine. L'histoire familiale de la jeune fille est riche en secrets et en drames. Hortense devient bientôt la protégée d'une amie de sa mère, Delphine Beaumont, qui gravite dans la haute société clermontoise. Là, elle fait la rencontre déterminante d'hommes et de femmes progressistes et passionnés. Parmi lesquels Anatole, dont elle tombe amoureuse... A travers ce roman où s'entremêlent intrigues familiales et amours interdites, Anne Courtillé évoque la création des premières crèches et du chemin de fer, le progrès scientifique avec le savant Lecoq, le socialisme en marche, et peint la ville de Clermont-Ferrand, qui lui est si chère.

 

DARNE, Alain : « Lété de feu »

1793 : Paris a instauré le régime de la Terreur. Mais Lyon se rebelle, emprisonne les représentants du gouvernement et fait guillotiner les plus farouches. La capitale envoie ses troupes, Lyon refuse de rendre les armes. Le conflit est inévitable... Gabriel Odérieux, un comédien lyonnais installé depuis une dizaine d'années à Paris, abandonne sa carrière pour revenir dans sa ville natale où son père, un partisan du gouvernement de la Terreur, vient d'être arrêté par les modérés. Dans les rues assiégées, il sauve la vie d'un soyeux, Laurent Sivinces, qui, pour le remercier, l'accueille dans le magnifique hôtel particulier de sa famille et le présente à sa sœur Julia et au fiancé de celle-ci, Alexis. Très vite, Gabriel tombe amoureux de la jeune fille, alors que la ville est bombardée de toutes parts et que les quartiers s'embrasent. C'est le moment pour chacun de choisir son camp et de défendre ses amours. Attaques meurtrières, bombardements et incendies, bientôt Lyon est à bout de résistance, et c'est dans d'ultimes déchirements que le destin des personnages va basculer... Un roman flamboyant.

Biographie de l'auteur

Diplômé de lettres modernes, d'histoire de l'art et d'archéologie, Alain Darne a enseigné le français au lycée. ! Il a également étudié au conservatoire d'art dramatique de Lyon et il est aujourd'hui comédien. Il a écrit plusieurs pièces de théâtre et publié deux romans historiques, Le Journal de Néron (Payot) et Akhenaton, l'hérétique (Anne Carrière).

 

DUBOIS, Pierre : « Comptines assassines »

" Il était une fois un assassin. Il était une fois une victime. Il était une fois une ville apparemment encline à favoriser leur rencontre. " Que se passerait-il si le cruel Croquemitaine ressuscitait ? Et Dracula ? Et Barbe-Bleue ? Pire encore, imaginons le Chat botté, non plus au service du marquis de Carabas, mais comme un impitoyable serial killer, obsédé par l'infirmité. Et si Blanche-Neige, " lèvres rouges comme la rose, cheveux noirs comme l'ébène, et blanche comme neige ", n'était pas l'innocente que nous présentent les frères Grimm ? Après Les contes de crimes, Pierre Dubois détourne de nouveau les contes de fées. Il nous en offre une version tour à tour drôle et terrifiante, nourrie d'un vocabulaire ensorcelant où l'extrême noirceur se combine au raffinement.

Biographie de l'auteur

Pierre Dubois est né dans les Ardennes en 1945. C’est au coeur de cette forêt légendaire que, très tôt, il aurait rencontré pour la première fois l’Esprit des lieux et foulé l’Herbe enchantée. Auteur des trois grandes encyclopédies sur les lutins, les fées et les elfes qui l’ont fait connaître dans le monde entier, il est également scénariste de bandes dessinées.

 

FISNOT, Alain : « Le maître tanneur »

Nicolas Rémy est apprenti tanneur dans la ville de Bar, en Lorraine, à la fin du XVIe siècle. La peste ayant emporté ses parents, il vit chez son oncle avec sa jeune sœur et rêve de devenir maître tanneur. Mais la maudite maladie lui enlève aussi sa cadette. Pour ne pas sombrer dans le désespoir, le jeune homme se lance à corps perdu dans la quête de la toile de Saint Irénée qui a été dérobée dans l'église paroissiale Notre-Dame de Bar.

Biographie de l'auteur

Alain Fisnot est né en 1957 à Bar-le-Duc. Très jeune, il découvre la muse de la plume et l'activité journalistique en tant que correspondant pour L'Est républicain. Il explore alors tous les domaines de l'écriture, du théâtre à la poésie, en passant par les contes pour enfants, la télévision ou l'Histoire locale. Passionné par sa région, il est l'auteur, avec l'aide de son épouse Jocelyne, de Haumont-près-Samogneux, biographie d'un village disparu, 1792, Mourir pour Verdun, du Secret d'Antonin paru en 2006 aux éditions de l'Ecir et des Grandes Affaires criminelles de la Meuse paru en 2006 aux éditions De Borée.

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 15:55

COMMUNE   DE   PUGET   SUR   DURANCE

COMPTE   RENDU   SOMMAIRE   DE   LA   SEANCE  DU 

 

 CONSEIL   MUNICIPAL  du   26 mai 2011

 

Conseillers présents : Monsieur Alain SAGE, maire,

Messieurs Jean-Daniel DUVAL,  Alain BLANCHETON, André CAPANNI, Madame Nathalie CLAUSELLS, adjoints,  Mesdames Christine CHARBONNIER, Danielle  FAIDY,   Geneviève  GOUNON   et   Cathy  PROST,   

Monsieur    Sylvain  MEYSSARD.

Absents excusés : Messieurs Samuel BAYSE et Jean-Marie SCANO,

Pouvoir   de   Madame  Michèle   MOULINET   à   Monsieur  Jean-Daniel DUVAL.

 

Ordre du jour :

 

Projet de schéma départemental de coopération intercommunale de Monsieur le Préfet de Vaucluse :

 

Monsieur le maire rappelle le projet de Schéma Départemental de Coopération Intercommunale présenté par Monsieur Le Préfet de Vaucluse concernant notre Communauté de Communes " Les Portes du Luberon", qui prévoit la création d’une communauté d’agglomération qui regrouperait les EPCI & communes suivantes : la CC du Pays d’Apt, la CC du Pont Julien, la CC Provence Luberon Durance, la CC de Coustellet, la CC Pays des Sorgues et des Monts de Vaucluse (sans Châteauneuf de Gadagne), la CC des Portes du Luberon, les Communes isolées suivantes : Buoux, Joucas, Gordes et les Beaumettes, la Commune de Velleron, soit 48 Communes pour une population totale de 122 227 habitants.

 

Le conseil municipal, afin de maintenir la cohérence spatiale de notre territoire,

 

-  Décide de donner une suite défavorable au projet de Mr Le Préfet de Vaucluse, notamment par rapport aux conséquences négatives que pourraient avoir un tel regroupement tant en matière de fiscalité pour la population communautaire qu’en ce qui concerne la rupture de l’équilibre et de l’harmonie du territoire communautaire,  

 

-        N’accepte pas toute autre proposition de regroupement, notamment avec la communauté de communes « Luberon Durance », 

 

-        Demande à Messieurs Blaise DIAGNE, Président de notre communauté de communes et Fernand PEREZ, maire de Cadenet, élus pour nous représenter à la Commission Départementale de Coopération Intercommunale,   de défendre clairement cette position à la CDCI de Vaucluse et auprès de Mr Le Préfet de Vaucluse.

Voté à l’unanimité des membres présents

 

Revitalisation du centre village : cahier des charges :

 

Après examen détaillé du cahier des charges pour appel à candidature, présenté par le maire et  suite à un large débat, le conseil municipal approuve les termes du dit document  qui reprend, l’objet de la consultation, le terrain, la disponibilité des fluides et services publics, la réalisation des équipements publics, l’architecture et matériaux des constructions des permis de construire public et privés.

                                                  Voté à 9 voix pour et une abstention

 

Dressé le premier juin deux mille onze pour être affiché à la porte de la Mairie.

                          

Le maire

                                                                                                         

                                                                                         Alain SAGE

 

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 20:55

Les propriétaires fonciers sont informés qu'il sera procédé à une mise à jour des plans cadastraux sur la commune de Puget à partir du 31 mai 2011 ; cette opération est une mise en concordance du plan cadastral avec la réalité.

Le mesurage -extérieur- des bâtiments est effectué par un géomètre et un aide-géomètre du cadastre connus de la Mairie.

Pour tous renseignements téléphoner au  04 90 08 21 96 (Mairie de Puget)

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 17:13

COMMUNE   DE   PUGET   SUR   DURANCE

COMPTE   RENDU   SOMMAIRE   DE   LA   SEANCE  DU 

 

 CONSEIL   MUNICIPAL  du   14 avril 2011

 

 

Conseillers présents : Monsieur Alain SAGE, maire,

Monsieur  Alain BLANCHETON, Madame Nathalie CLAUSELLS, adjoints,  Mesdames Christine CHARBONNIER, Danielle  FAIDY,   Geneviève  GOUNON   et   Cathy  PROST,   Messieurs  Samuel  BAYSE,    Sylvain  MEYSSARD   et  

Jean-Marie SCANO.

Absents excusés : Messieurs Jean Daniel DUVAL et André CAPANNI,

Pouvoir   de   Madame  Michèle   MOULINET   à   Monsieur  le  maire.

 

Ordre du jour :

 

1 – Compte administratif 2010 Fonctionnement

Dépenses 563 271.86 

                 Recettes 593 675.60 

 

                Investissement

                 Dépenses            536 654.88 

                Recettes            404 108.24 

 

Compte tenu des reports de l’exercice précédent le résultat global de clôture de l’exercice 2010 présente un excédent de 30 993.78 € soit 30 403.74 € en fonctionnement et 590.04 € en investissement, résultats conformes aux écritures du comptable du trésor, Percepteur à Cadenet.

 

 

2 – Budget primitif 2011

Fonctionnement équilibré en dépenses et recettes à  589 350.74 

Investissement  équilibré en dépenses et recettes à  229 560.48  

Récapitulatif des programmes d’investissement (dont reports des restes à réaliser BP 2010).

 

Divers travaux de bâtiment Local rangement salle Dépenses   31 650.00

polyvalente Recettes   17 740.00   

 

Divers travaux de voirie : Résidence Les Borrys Dépenses   56 000.00     Recettes   32 760.00

 

Travaux aménagement forêt communale Dépenses     2 034.00

 

Construction groupe scolaire Dépenses   39 076.42

Construction logement communal Dépenses     1 000.00

 

Acquisition matériel de voirie Dépenses     2 000.00

 

POS modification + Schéma

directeur assainissement

  Dépenses    9 710.68

                Recettes   15 500.00

 

Revitalisation centre village Dépenses     5 000.00

Relais Information Service

Dépenses    7 315.00 

                 Recettes    4 336.00

 

Acquisitions mobiliers divers

Dépenses   23 000.00

                Recettes   18 100.00

 

Construction plateau sportif Recettes   41 412.00

 

 

 

 

Le conseil municipal a décidé de ne pas augmenter les taux des taxes directes locales pour la quatrième année  consécutive.

 

Suite à la réforme de la taxe professionnelle des entreprises, transformée à compter de 2011 en Cotisation Foncière des Entreprises, la  taxe d’habitation et la taxe foncière sur le foncier non bâti se trouvent majorées de la part départementale ; toutefois l’application de ces taux ne devrait pas changer le montant de votre taxe d’habitation sur ces deux parts communale et départementale.

 

Taxe d’habitation :

 part communale : 7.18 + part départementale : 7.75 - Total 14.93

 

Taxe foncière sur foncier bâti : 8.25

Cotisation Foncière des Entreprises 32.70

Taxe foncière sur foncier non bâti 42.04

 

   3 – Réforme de l’intercommunalité 

 

Le conseil municipal s’est prononcé sur la fusion de notre communauté de communes avec un autre Etablissement Public de Coopération Intercommunale, fusion susceptible d’être imposée par le Préfet à travers la nouvelle carte de l’intercommunalité du Vaucluse.

Monsieur le maire énonce les différentes possibilités de fusion.

Après vote, considérant l’obligation de fusionner, 8 conseillers municipaux sont favorables, un conseiller est contre et un conseiller ne se prononce pas.

Le conseil municipal demande au président de la CCPL et au maire de Cadenet qui siègent à la Commission Départementale de Coopération Intercommunale de défendre la position de nos communes sur ce projet de fusion afin de trouver une solution intéressante et adaptée aux modes de fonctionnement de notre communauté.

 

Sur proposition du maire, est ajouté à l’ordre du jour :

 

4 – Représentant de la commune à la Commission Consultative Départementale de Sécurité et d’Accessibilité

 

Le conseil municipal a renouvelé pour les trois années à avenir, les trois représentants de la commune au sein de cette commission : Monsieur le maire, Monsieur Jean Daniel DUVAL et Monsieur Jean Marie SCANO.

 

 

5 – Prise en charge par la commune des frais pharmaceutiques non remboursés par la CPAM sur les suites de l’accident de travail de notre agent de voirie Monsieur Robert BERTRAND :

 

Le conseil municipal donne son accord à la prise en charge par le budget communal des frais pharmaceutiques non remboursés, de Monsieur Robert BERTRAND, dorénavant indisponible mais toujours à la charge de la commune,  suite à son accident de travail.

 

 

A l’exception de l’objet  3 soumis au vote, les décisions ci-dessus ont été prises à l’unanimité des membres présents.

 

 

Dressé le quinze avril deux mille onze pour être affiché à la porte de la Mairie.

 

                 

Le maire

                                                                                     Alain SAGE

 

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Published by mairie de puget - dans Conseil municipal
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