Bibliothèque Municipale de Puget
Coup de projecteur n° 60
Prêts de la Bibliothèque Départementale
Bibliobus du 9 décembre 2011 (1ère liste)
ROMANS
AUSTER, Paul : « Dans le scriptorium »
Après l’immense succès rencontré par Brooklyn Follies, Paul Auster s’engage dans une exploration radicale du territoire métaphysique où son œuvre s’enracine
depuis son entrée en écriture et livre un roman aux confins du fantastique qui, tout en mettant en scène la relation du romancier à ses personnages, entre en résonance avec les interrogations les
plus profondes de l’Amérique contemporaine quant à ses responsabilités face à l’Histoire. Au sommet de son art et de sa notoriété, un écrivain accepte ici de se réinventer pour questionner les
labyrinthes du langage et affronter les exigences de la fiction dans son essence même.
BANKS,Russell : « De beaux lendemains »
L'existence d'une bourgade au nord de l'Etat de New York a été bouleversée par l'accident d'un bus de ramassage scolaire, dans lequel ont péri de nombreux
enfants du lieu. Les réactions de la petite communauté sont rapportées par les récits de quatre acteurs principaux. Il y a d'abord Dolorès Driscoll, la conductrice du bus scolaire accidenté,
femme solide et généreuse, choquée par cette catastrophe. Vient Billy Ansel, le père inconsolable de deux des enfants morts. Ensuite, Mitchell Stephens, un avocat new-yorkais poursuivant avec une
hargne passionnée les éventuels responsables de l'accident. Et enfin Nicole Burnell, adolescente promise à tous les succès, qui a perdu l'usage de ses jambes et découvre ses parents grâce à une
lucidité chèrement payée. Ces quatre voix font connaître les habitants du village, leur douleur, et ressassent la question lancinante - qui est responsable ? - avec cette étonnante capacité qu'a
Russell Banks de se mettre intimement dans la peau de ses personnages.
BANKS, Russell : «Le pourfendeur de
nuages »
C'est sous forme de lettre-fleuve qu'Owen Brown, le troisième fils du célèbre abolitionniste américain John Brown, répond à la demande d'informations que lui a
adressée une étudiante de Columbia University, assistante d'un illustre biographe et historien. Dans sa peinture de cette monumentale figure paternelle, dont l'idéalisme fanatique détruit tout -
et tous - sur son passage, le fils, Owen Brown, révèle ce qu'il advient de ceux qui entrent dans le champ magnétique de pareil prophète. Mêlant l'histoire et la fiction avec un incomparable
bonheur narratif, Pourfendeur de nuages n'est pas seulement un immense roman sur la question, toujours actuelle, de la race et du racisme, des rapports entre idéalisme et fanatisme. C'est aussi
une lente plongée dans une période particulièrement agitée de l'histoire américaine - celle qui précède la guerre de Sécession - et un inoubliable tableau de la vie quotidienne rurale, âpre et
austère, qui fut celle des pionniers au sein d'une nature rude et sauvage dont l'omniprésence a façonné le paysage intérieur de l'Amérique.
BANKS, Russell : « L’ange sur le toit »
Quelques nouvelles, longues et denses – petits romans, presque. L'Afrique, les Rocheuses, des banlieues anonymes : le décor change, les milieux sociaux
également. L'univers de Banks est vaste. Mais partout, le même territoire intérieur s'y déploie. Homme ou femme, jeune ou vieux, arpentent ici un no man's land, un pays du non-retour, où chacun
lance son cri muet pour appeler, de toutes ses forces, à la liberté, à la lumière. Causes perdues, espoirs trahis, et pourtant, la défaite n'est jamais sûre. Liberté ou prédestination ? Banks est
un moraliste. Le monde est un endroit glacé, mais Russell Banks s'emploie, par son affection chaleureuse, à lui offrir la possibilité d'une rédemption.
BAYARD, Louis : « La tour noire »
Paris, 1818. Les expériences révolutionnaires et napoléoniennes ont vécu. Dans un pays en pleine confusion politique, les Bourbons, en la personne de Louis
XVIII, sont de retour sur le trône. C'est dans ce contexte politique et social trouble qu'Hector Carpentier, un jeune étudiant en médecine, est soupçonné du meurtre d'un inconnu. Mais le
directeur de la Sûreté nationale, François Eugène Vidocq, doute de la culpabilité d'Hector. Personnage mystérieux, féru d'investigations scientifiques et d'espionnage, Vidocq doit mettre tous ses
talents en œuvre lorsqu'il comprend que l'affaire est liée à la disparition du Dauphin, Louis XVII, officiellement mort en 1795 à l'âge de dix ans à la prison du Temple, construite cinq siècles
plus tôt par les Templiers. Alors qu'un tueur mystérieux continue à sévir dans les rues de Paris, commence pour Vidocq, secondé d'Hector, une enquête passionnante. Avec une intrigue mêlant
politique, histoire et conspiration, et une reconstitution magistrale du Paris de l'époque, Louis Bayard nous offre, après « Un œil bleu pâle », un thriller historique de tout premier
ordre, aux rebondissements incessants, à la tension et au suspense d'une rare intensité.
BENIOFF,David : « La ville des voleurs »
Leningrad, 1941. Deux adolescents attendent leur exécution au fond d'une cellule. Mais alors que Lev et son charismatique compagnon, Kolya, s'apprêtent à
recevoir la balle qui mettra fin à leurs jours, ils se voient poser un étrange ultimatum : ils auront la vie sauve à condition de se procurer une douzaine d'oeufs pour le gâteau d'anniversaire de
la fille d'un puissant colonel soviétique. Dans une ville en proie aux pires privations, les deux compères se mettent en chasse, traversant les lignes ennemies à la recherche de l'impossible.
Tour à tour profond et drôle, excitant et terrifiant, La Ville des voleurs est un roman d'aventures saisissant, en même temps qu'un récit initiatique à la sensibilité toute contemporaine.
BERLINSKI, Mischa : « Le crime de Martiya Van der Leun
«
Qu'est-ce qui a pu pousser Martiya Van der Leun, brillante anthropologue américaine, à assassiner David Walker, un missionnaire, avant de se suicider dans la
prison thaïlandaise où elle purgeait sa peine ? Fasciné par ce fait divers, Mischa, un jeune journaliste récemment installé en Thaïlande, entreprend une véritable enquête sur le passé de la
meurtrière et de sa victime.
Elle va le mener jusque dans les montagnes du nord, chez les Dyalo, la tribu dont Martiya avait adopté les croyances.
Parmi eux, il trouvera peut-être les réponses à ses interrogations sur la foi et la science, le bien et le mal, le primitif et le civilisé.
Un premier roman exceptionnel. Au-delà de l'intérêt que l'on peut porter aux peuples premiers, à l'anthropologie et à ses grands noms - de Malinowski à
Lévi-Strauss -, on ne peut être que captivé par la puissance narrative de Mischa Berlinski, son intrigue complexe et passionnante, et ses héros hors du commun.
BROOKS, Max : « World War Z
«
La guerre des Zombies a eu lieu, et elle a failli éradiquer l'ensemble de l'humanité. L'auteur, en mission pour l'ONU - ou ce qu'il en reste - et poussé par
l'urgence de préserver les témoignages directs des survivants de ces années apocalyptiques, a voyagé dans le monde entier pour les rencontrer, des cités en ruine qui jadis abritaient des millions
d'âmes jusqu'aux coins les plus inhospitaliers de la planète. Il a recueilli les paroles d'hommes, de femmes, parfois d'enfants, ayant dû faire face à l'horreur ultime.
COOPER, Hélène : « La maison de Sugar Beach
«
1966, enfance dorée, Monrovia, Liberia. Aujourd'hui, grand reporter, Washington, Etats-Unis. Helene Cooper a grandi et vécu sa première adolescence dans le très
privilégié milieu des Congos, ces descendants des esclaves affranchis d'Amérique venus créer le Liberia au XIXe siècle en Afrique. Le 12 avril 1980, grand ciel bleu, elle se réveille dans sa
maison de 22 pièces, se prépare à sa leçon de ballet et à faire la demoiselle d'honneur l'après-midi. Mais non, c'est le coup d'Etat, sa société est renversée. Un mois plus tard elle fuit aux
Etats-Unis avec sa mère et sa soeur, laissant derrière elle Eunice, soeur adoptée et meilleure amie, d'une tout autre caste. Helene Cooper fait un magnifique récit sur le Liberia contemporain, à
partir de sa propre histoire. Avec un subtil mélange de tendresse et d'honnêteté, elle raconte comment des gens comme elle se sont rendus coupables d'effroyables injustices sans être pour autant
monstrueux. Les anecdotes sont souvent drôles, les télescopages de la grande et de la petite histoire donnent la mesure des paradoxes de chacun. Helene Cooper est enjouée, franche,
impitoyable.
Biographie de l'auteur
Journaliste au New York Times, Helene Cooper est correspondante de la Maison Blanche. Née à Monrovi au Liberia, elle vit à Washington. La Maison de Sugar Beach
est son premier livre.
EGOLF, Tristan : « Kornwolf »
Owen Brynmor ne comptait plus retourner dans la Pennsylvanie profonde de son enfance, pays provincial et rétrograde partagé entre " Habits rouges " et " Bataves
", autrement dit entre beaufs américains et amish rigoristes. Mais à peine engagé comme reporter au journal local, il décroche un scoop : le retour du Démon de Blue Bail, cette bête mystérieuse
qui jadis ravagea la région. À moins qu'il ne s'agisse d'un canular... Or, si son enquête l'amène à exhumer la légende du Kornwolf, ce loup-garou qui hanta l'Europe du dix-septième siècle, elle
croise aussi, à chaque pas, la trajectoire d'Ephraim Bontrager, un orphelin muet qui vit en marge de sa communauté religieuse. Mais où s'incarne vraiment le Mal ? Dans un monstre quelconque, ou
parmi les humains qui le pourchassent ?
EVANS, Nicholas : « La ligne de partage
«
C'est donc dans le Montana qu'aura pris fin la cavale d'Abbie Cooper. C'est là, en effet, que le corps de la jeune fille, recherchée pour meurtre et actes
d'éco-terrorisme, a été retrouvé, prisonnier des glaces d'un lac gelé. Bien que les circonstances de sa mort demeurent obscures, pour Sarah, sa mère, le responsable est tout désigné : c'est Ben,
son mari. C'est lui qui a, par ses actes impardonnables, précipité la décomposition de leur famille et la dérive incontrôlable de leur fille...
Galchen, Rivka : « Perturbations
atmosphériques »
En disparaissant, l'épouse du psychiatre Leo Liebenstein laisse derrière elle un seul indice, déconcertant : une femme qui lui ressemble en tout point, qui parle
et se comporte comme elle — ou presque comme elle — et va jusqu'à prétendre qu'elle est sa femme. Alors que tout le monde se laisse tromper par ce simulacre, Leo sait que, dans les affaires du
coeur, on ne peut se fier à ses sens. Persuadé que la vraie Rema est en vie et se cache quelque part, Leo se met en quête de son amour perdu. Perturbations atmosphériques est tout à la fois une histoire d'amour fou, une sombre comédie, un thriller psychologique et le tableau troublant d'une fissure
intérieure.
GILDINER , Catherine :
« Séduction »
C'est ainsi qu'au bout de dix ans de réclusion Kate Fitzgerald est devenue une spécialiste de Freud. Aussi accepte-t-elle le marché que lui propose son
psychiatre : enquêter sur des révélations susceptibles de remettre en cause les fondements de la psychanalyse en échange de sa mise en liberté conditionnelle. Elle sera aidée dans sa mission par
un coéquipier : Jackie Lawton, un ancien cambrioleur reconverti en détective privé. Mais une série de meurtres va entraîner ce duo haut en couleur dans une course folle, entre Toronto, Vienne et
Londres, où vit encore Anna Freud qui veille sur l'héritage de son père. Humour mordant et personnages décalés font de ce thriller intellectuel une lecture passionnante.
GREER, Andrew, Sean : « L’histoire d’un
mariage »
Holland Cook est un jeune homme d'une grande beauté, à la personnalité mystérieuse. Pearlie tombe amoureuse de lui au premier regard. Séparés par la guerre, ils
se retrouvent en 1949 à San Francisco et se marient. Pearlie pense vivre un bonheur tranquille. Quatre ans plus tard, la belle histoire vole en éclats lorsqu'elle reçoit la visite de Charles
Drumer, un homme d'affaires qui lui propose un étrange marché. Avec son intrigue flamboyante et ses décors à la Douglas Sirk, L'Histoire d'un mariage est d'abord un magnifique roman d'amour.
Portrait de l'Amérique des années 50, celle de l'affaire Rosenberg, de la guerre de Corée et de la ségrégation raciale, c'est aussi une critique de cette société minée par les peurs et les
préjugés.
HOSSEINI, Khaled : « Mille soleils
splendides »
Après l'immense succès des Cerfs-volants de Kaboul : le nouveau roman de Khaled Hosseini. Sur fond de chaos et de violence dans un Afghanistan déchiré par
cinquante ans de conflits, l'histoire bouleversante de deux femmes dont les destins s'entremêlent, un chant d'amour poignant à une terre sacrifiée et à une ville : Kaboul. Forcée d'épouser un
homme de trente ans son aîné, Mariam ne parvient pas à lui donner un fils. Après dix-huit années de soumission à cet homme brutal, elle doit endurer une nouvelle épreuve : l'arrivée sous son
propre toit de Laila, une petite voisine de quatorze ans. Enceinte, Laila met au monde une fille. D'abord rongée par la jalousie, Mariam va finir par trouver une alliée en sa rivale. Toutes deux
victimes de la violence et de la misogynie de leur mari, elles vont unir leur courage pour tenter de fuir l'Afghanistan. Mais parviendront-elles jamais à s'arracher à cette terre afghane
sacrifiée, et à leur ville, Kaboul, celle qui dissimulait autrefois derrière ses murs " mille soleils splendides » ?
Hunt, Laird : « New York numéro
2 »
Au cours d'une chaotique errance dans l'East Village de New York, au lendemain des attentats contre le World Trade Center, le très vulnérable Henry fait la
connaissance de Mr Kindt, affable et étrange vieillard, grand amateur de hareng mariné, qui lui propose de rejoindre son équipe, spécialisée dans la réalisation, sur commande, d'assassinats
fictifs. Autour de Mr Kindt gravitent quelques individus, aussi baroques que potentiellement dangereux, avec lesquels Henry s'efforce de se familiariser, entre fascination et effroi
grandissant. "New York n° 2", avec ses allures de faux roman noir, fait surgir le visage secret d'une ville meurtrie dont la refondation reste marquée au
sceau du cauchemar.
JAMES, Henry : « La maîtresse de
M.Briseux »
La France a été une référence majeure pour Henry James durant toute sa carrière. Il y fait son premier voyage hors des Etats-Unis, avec ses parents, à l'âge de
deux ans. Il y retourne à treize ans, acquérant ainsi une parfaite connaissance du français. Puis il séjourne un an à Paris, en 1875, avant de s'installer définitivement à Londres. La France,
pour lui, est le territoire des moeurs libres entre hommes et femmes, qui le séduisent tout en choquant sa nature puritaine. Sa toute première nouvelle, Une tragédie de l'erreur, est une sorte de
comédie noire, se déroulant au Havre, autour d'une femme adultère et criminelle. Même s'il s'est souvent irrité que le sujet romanesque français par excellence soit l'adultère, la position de
James à l'égard de l'" immoralité " des Français a changé au cours de sa vie, et il a fini par voir plus de dureté et même de cruauté dans la rigidité moraliste américaine.
KING, Stephen : « Misery «
Annie Wilkes est cinglée, mais Paul Sheldon, l'auteur à succès des aventures de Misery Chastain, a besoin d'elle depuis son accident de voiture. Car Annie l'a
ramassé sur le bord de la route, puis séquestré et mutilé. Une occasion inespérée pour elle de manipuler son écrivain fétiche à sa guise. Ressusciter Misery qu'il a fait mourir dans un épisode
précédent, ou être exécuté par sa geôlière : voilà à quel dilemme Paul est désormais confronté. Mais ce n'est pas tout. S'il redonne trop vite corps à son héroïne préférée, Annie sera tentée de
se débarrasser de lui dès qu'il aura achevé le manuscrit. Et s'il fait traîner l'intrigue, de rage, elle pourrait le supprimer ! Un huis clos insoutenable où l'imagination, la folie et l'absurde
cohabitent à merveille.
LAWSON, Mary : « L’autre côté du pont »
Dans le décor grandiose du Grand Nord canadien, un roman d'une rare finesse, dont la construction subtile mêle intimement deux époques. Une œuvre sobre et
sensible sur l'ambiguïté des rapports fraternels, la rivalité, l'obsession amoureuse et la confusion des sentiments. A Struan, Ontario, dans les années trente. La famille Dunn mène la vie rude
des fermiers du Nord. Les deux fils, Arthur et Jake, sont aussi différents que possible. Le premier est effacé, taciturne : tout le portrait de son père. Le plus jeune, Jake, est brillant, rusé
et choyé par sa mère. Tyrannique et insolent, il ne cesse de provoquer Arthur, qui cède, immanquablement. Jusqu'au jour où la situation dérape...
LINDHOLM, Megan : « Le dernier
magicien »
A Seattle, on l'appelle le Magicien. C'est un anonyme, un sans-abri, qui lutte contre ses démons du Vietnam. Sa magie, c'est celle des petits riens du quotidien.
Il a le Don. Il réconforte d'une parole, réchauffe le cœur de ceux qu'il rencontre. Mais son pouvoir est plus puissant qu'il ne le croit. Lui seul pourra, au péril de sa vie, sauver la ville d'un
mal insidieux, d'une magie noire comme du goudron. Mais seulement s'il le décide...
STEEL, Danielle : « Une femme libre »
En avril 1912, le Titanic fait naufrage, emportant avec lui le père et le frère d'Annabelle. Elle n'a alors que dix-huit ans. Pour oublier son chagrin, elle
travaille bénévolement dans les hôpitaux et découvre sa vocation : la médecine. En épousant son meilleur ami, la jeune fille pensait enfin renouer avec le bonheur. Mais Josiah lui a caché son
homosexualité. Trahie, Annabelle fuit New York et embarque pour la France, afin de soigner les soldats blessés sur le front de la Première Guerre mondiale. Son destin est en marche...
VITCHEK, André : « Point de non-
retour »
Karel est grand reporter pour le Weekly Globe.
Il va là où nous n'allons pas, pour être nos yeux et nos oreilles, pour informer et surtout témoigner.À la fois idéaliste et désinvolte, amateur de femmes et
assoiffé d'ivresses, il traverse les soubresauts de noire époque à la poursuite de la vérité, passant des rues de New York aux routes de Gaza, des hauteurs de Lima aux terrasses du Caire, des
villages incendiés d'Indonésie aux insurrections d'Amérique latine.En marge de son quotidien violent et déraciné s'ébauche une histoire d'amour à l'issue incertaine et se profile l'ombre d'une
catastrophe.
CONNOLLY, John : « Les portes »
Au coeur des montagnes suisses, un groupe de scientifiques travaille sur un accélérateur de particules duquel, suite à une erreur, semble s'être échappé un
mystérieux élément.Peu de temps après, Samuel, 11 ans, et son chien Boswell croisent leurs étranges nouveaux voisins du 666 Crowley Road, les Abernathy, qui semblent s'adonner à des rites
sataniques.
HARTNETT, Sonya : « Finnigan et moi »
Jeune garçon victime d'un mal inconnu, Anwell arrive au terme d'une longue agonie. Il raconte comment son enfance sordide fut bouleversée par l'apparition de
Finnigan, l'enfant des bois, son opposé, son idéal. Les deux amis ont un pacte : dès qu'il faudra mal agir, Finnigan s'en chargera. Anwell n'aura plus qu'à faire le bien. C'est alors qu'une
épidémie d'incendies ravage leur petit village australien, laissant la police locale impuissante et plongeant les habitants dans la crainte et la suspicion. Mais qui est-il, ce mystérieux
compagnon qui apparaît et disparaît comme un fantôme et dont la présence devient de plus en plus incontrôlable et malveillante ?
O’HAGAN,Andrew : « Sois près de moi »
Le père David Anderton, 57 ans, s'installe dans la petite ville ouvrière de Dalgarnock, en Ecosse, pour prendre en charge la paroisse. Arrivant d'Angleterre, il
se heurte à l'hostilité de ses concitoyens et peine à trouver sa place dans cet univers si éloigné du sien. Il se lie néanmoins avec Mark et Lisa, deux adolescents rebelles, ainsi qu'avec son
étonnante gouvernante, Mrs Poole. Mais son amitié avec le jeune homme éveille une certaine suspicion. Le père David devient alors la cible de l'hystérie collective... Dans ses moments de
solitude, il est submergé par les réminiscences de son enfance et de ses études à Oxford dans les années 1960, en plein cœur des révoltes estudiantines. Il porte un regard amer sur ses amours et
ses idéaux perdus.
0’HAGAN, Andrew : »Vie et opinions de Maf le chien et de
son amie Marylin Monroe »
Quel chien, et quelle vie...
Splendide...
Andrew 0' Hagan a pris la voix d'un chien pour écrire une étude subtile, drôle et émouvante de l'Amérique à l'aube de l'une de ses plus grandes crises.
Maf est un observateur perspicace de la modernité et du siècle américain.
Un véritable Tocqueville de notre temps. Un ouvrage empli de fines plaisanteries, d'amusante sagesse, de profonde sensibilité vis-à-vis des personnages et des
lieux.
C'est avant tout un livre qui prête une grande attention au plaisir du lecteur et c'est ce plaisir, si pur et complet, qui rend ce livre tellement
particulier.
PRIEST, Christopher : «Le prestige »
Dans l'Angleterre de la fin du Xixe siècle, où les numéros de magicien et le spiritisme attirent les foules, deux prestidigitateurs, Alfred Borden et Rupert
Angier, se rendent célèbres grâce à l'audace de leurs tours.
Cette notoriété ne les protège pas de la jalousie, et bientôt les deux hommes se lancent dans une tragique compétition, chacun mettant au point un numéro de
téléportation. Quelle folie ont-ils osé commettre pour devenir le plus grand des magiciens ? Christopher Priest est connu dans le monde entier pour son roman " Le Monde inverti ", considéré comme
un des grands classiques de la science-fiction moderne.Le Prestige, récompensé par le World Fantasy Award, est son chef-d'œuvre.
YATES, Richard : « Easter parade »
Filles d'un couple divorcé, Sarah et Emily Grimes vivent une enfance maussade, ballottée entre diverses banlieues petites-bourgeoises de New York, qui flattent
les aspirations sociales de leur mère perpétuellement déconcertée par la vie. Elles se rêveraient bien un père éditorialiste du Sun mais comprennent vite qu'il ne sera jamais qu'un " simple
préparateur de copie ". Au sortir de l'adolescence, Sarah, la préférée de leur père, la plus jolie et la plus sensible, entame une histoire d'amour avec le fils de leurs voisins, un beau parti
élevé dans une école privée anglaise. Sur une photographie datée de 1941, lors de l'Easter Parade, le couple est immortalisé dans tout l'éclat de sa jeunesse. Un avenir radieux semble s'offrir à
lui. Trop différentes pour être proches, les deux soeurs suivent chacune leur chemin, sans vraiment perdre le lien. Jusqu'à ce qu'une série d'événements tragiques n'oblige Emily à remettre leur
relation en perspective... Paru en 1976, Easter Parade raconte la chute lente de personnages qui se rêvent trop pour se demander qui ils sont vraiment. Comme l'ensemble de son oeuvre, ce roman a
marqué toute une génération d'écrivains, parmi lesquels André Dubus, Raymond Carver ou Richard Ford, et continue de fasciner nos contemporains.
MEYRINK, Gustav : « Histoires fantastiques
pragoises »
Au tout début du XXe siècle, à Prague, un banquier connu pour ses extravagances est victime d'une violente campagne de diffamation et jeté en prison. A sa
sortie, Gustav Meyrink abandonne la finance et se tourne vers la littérature : très vite, il s'impose comme l'écrivain le plus brillant de Prague. En marge de ses romans ésotériques, et notamment
du célèbre Golem, il a laissé de nombreux récits brefs, pour la plupart inédits en français, dont ce volume propose une sélection. Les êtres fictifs tel Daraschekoh, le Persan démoniaque, y
côtoient le comte Sporck, illustre Pragois, ou le peintre Alfred Kubin ; le château du Hradschin, le Pont de pierre, la Daliborka se voient peuplés de savants pervers et de créatures
monstrueuses... Meyrink réinvente la légende pour faire de Prague un seuil - entre l'Orient et l'Occident, entre l'ici-bas et l'au-delà.
ZEH, Juli : « L’ultime question «
Une fois par mois, Oskar, chercheur en physique fondamentale, vient de Genève à Fribourg pour passer la soirée dans la famille de son ami de faculté, désormais
professeur d’université. Ce soir-là, une belle soirée de juin, l’ironie et le cynisme gâchent l’ambiance. Oskar reproche à son ami d’avoir défendu en public la théorie des mondes multiples, ce
que Sebastian nie. Tout récemment, un jeune homme accusé de meurtre s’est prétendu originaire d’un monde parallèle où sa victime est toujours en vie, en pleine santé. Il aurait d’ailleurs commis
son crime dans le seul but de prouver l’existence des mondes multiples. Un grand magazine politique avait donc demandé à Sebastian d’expliquer cette théorie à ses lecteurs. Il s’était affranchi
de cette tâche sans prendre position. Pour Oskar, cette « compromission » n’est pas seulement exécrable mais dangereuse. Il défie Sebastian, et lui propose un débat dans une émission de
télévision pour aller au fond de cette question de la physique quantique : Qu’est-ce la réalité ? Est-elle unique ? Existe-t-elle en dehors de notre perception ? Maïke, la femme de Sebastian,
sent que cette soirée risque d’être la dernière du genre. Elle ignore que par la suite, ce n’est pas seulement l’amitié des deux physiciens qui se trouvera ébranlée, mais aussi sa propre petite
vie jusqu’alors si tranquille. Au fur et à mesure que l’intrigue avance, métaphysique et physique quantique se mêlent dans le déploiement de ce thriller vivement mené. De la première à la
dernière ligne : suspense, intelligence et plaisir de lecture garantis.
L'Auteur :
Née le 30 juin 1974 à Bonn, Juli Zeh a d’abord suivi des études de droit international. A ce jour, Juli Zeh compte sept ouvrages à son actif. Elle écrit
régulièrement pour les plus importants journaux de langue allemande. Son œuvre d’essayiste et de romancière a été récompensée par une dizaine de prix et distinctions.
LOO, Tessa de : « Les jumelles »
Les Jumelles, best-seller de la Néerlandaise Tessa de Loo, est une saga historique bouleversante sur l exploration du lien fraternel.
Dans les années 1990, deux sœurs jumelles que la vie a précocement séparées se retrouvent par hasard dans une station thermale. Parvenues au soir de leur
existence, les deux vieilles dames vont essayer de renforcer le fil ténu qui les relie encore. Ensemble, elles vont revisiter leur passé.
Les destins d Anna et Lotte Bamberg basculent avec la mort de leurs parents, alors qu’ elles ne sont encore que des enfants. Anna doit aussitôt partir pour la
ferme de son oncle, dans une région pauvre et conservatrice d Allemagne où elle travaille durement, tandis que Lotte, tuberculeuse, est envoyée à l étranger, en Hollande, chez de la famille
éloignée, dans un milieu beaucoup plus favorisé et ouvert sur le monde. En dépit de la distance, malgré les années qui passent, les deux sœurs continuent de penser chaque jour
l’ une à l’autre. Mais quand la Seconde Guerre mondiale éclate, l’ Histoire se charge de placer les deux jeunes Allemandes dans des camps opposés, cristallisant des rancœurs que même le temps ne
parviendra pas à apaiser...
Construit autour de flash-back qui permettent de suivre pas à pas le destin des deux héroïnes, et de la difficile confrontation des points de vue d Anna et Lotte
cinquante ans plus tard sur des questions plus que jamais d’ actualité comme le devoir de mémoire, la responsabilité collective ou le libre arbitre individuel, Les Jumelles, après avoir rencontré
un large succès à l étranger, est enfin traduit en français.
Biographie de l'auteur
Née en 1945 à Bussum (Pays-Bas), Tessa De Loo de son vrai nom Tineke Duyvené De Wit a grandi en Allemagne. Elle partage aujourd’hui sa vie entre la France, les
Pays-Bas et le Portugal. Les Jumelles a été vendu à 3,5 millions d'exemplaires aux Pays-Bas et en Allemagne, et a reçu plusieurs récompenses (The Most Popular Book of the Year Award, The Reader's
Award). Il a également été adapté au cinéma et nominé aux Oscars en 2004.
STRINDBERG, August : « Le rêve de
Torkel »
Deux îles de l'archipel de Stockholm. L'une est habitée par des pêcheurs, marins, gens aigris et miséreux : un enfer. L'autre, lieu de villégiature, abrite
hôtels, villas, port de plaisance : un paradis. Surtout pour qui n'y a jamais mis les pieds. Torkel, enfant solitaire, fils d'un pilote renvoyé pour faute professionnelle et mis au ban de la
communauté, n'a qu'un désir : traverser la baie, atteindre le " paradis ". Un jour, il y parvient. A force d'abnégation et de zèle, il s'y fait accepter : comme garçon de courses puis serveur
dans un bel hôtel. Mais son grand rêve reste d'être marin. Pour le réaliser, il est prêt à tous les sacrifices. Progressivement, l'image féerique qu'il s'est forgée commence à se fissurer : puni
pour une faute qu'il n'a pas commise, il se voit reprocher des transgressions dont il n'est pas coupable... L'idylle s'évanouit, le paradis commence à ressembler à l'enfer qu'il a laissé derrière
lui. La rencontre d'un vieil officier de marine le sauve du désespoir : il comprend grâce à lui que la vie n'est ni belle ni laide, que la seule satisfaction véritable est celle que l'individu
éprouve en se comportant avec dignité, probité et courage.
Biographie de l'auteur
August Strindberg (1849-1912) est un immense écrivain connu le plus souvent pour son œuvre dramatique. Le Rêve de Torkel (En barnsaga) donne un autre éclairage
de son génie. Ce récit inédit en français est extrait du recueil Fagervik et Skamsund paru en 1902.
BARBIER, Elisabeth : « les gens de
Mogador »
Du Second Empire à la Seconde Guerre mondiale, trois femmes, Julia, Ludivine et Dominique Vernet, se succèdent pour diriger le domaine provençal de Mogador.
Trois femmes qui, chacune à sa manière et selon son époque, luttent au nom de l'amour, de la liberté individuelle et du bonheur contre les antagonismes de la politique, les fatalités de la guerre
et les interdits de la morale. Une chronique intimiste où la langue authentique et riche, la psychologie chaleureuse, l'occitanisme fervent de l'auteur se mêlent pour créer un climat romanesque
singulier fait de parfum de vendanges, de goût de la passion et d'énergie féminine.
CAMUS, Albert : « La mort heureuse »
" Je suis certain qu'on ne peut être heureux sans argent. Voilà tout. Je n'aime ni la facilité ni le romantisme. J'aime à me rendre compte. Eh bien, j'ai
remarqué que chez certains êtres d'élite il y a une sorte de snobisme spirituel à croire que l'argent n'est pas nécessaire au bonheur. C'est bête, c'est faux, et dans une certaine mesure, c'est
lâche. "
Biographie de l'auteur
En 1938, Albert Camus abandonne son premier roman, La mort heureuse, pour commencer à rédiger L'étranger. Ce premier projet romanesque, publié à titre posthume,
est riche pourtant de descriptions lumineuses de la nature et de réflexions anticonformistes. Le héros, Mersault, recherche désespérément le bonheur, fût-ce au prix d'un crime. Son parcours est
nourri de la jeunesse difficile et ardente de Camus; ses choix et ses pensées annoncent les récits et les essais à venir.
CLAUDEL, Philippe : « La petite fille de Monsieur
Linh »
Monsieur Linh est un vieil homme. Il a quitté son village dévasté par la guerre, n’emportant avec lui qu’une petite valise contenant quelques vêtements usagés,
une photo jaunie, une poignée de terre de son pays. Dans ses bras, repose un nouveau-né. Les parents de l’enfant sont morts et Monsieur Linh a décidé de partir avec Sang Diû, sa petite fille.
Après un long voyage en bateau, ils débarquent dans une ville froide et grise, avec des centaines de réfugiés.
Philippe Claudel accompagne ses personnages avec respect et délicatesse. Il célèbre les thèmes universels de l’amitié et de la compassion. Ce
roman possède la grâce et la limpidité des grands classiques.
Biographie de l'auteur
Philippe Claudel est né en 1962. Son roman Les âmes grises (prix Renaudot 2003, Grand prix littéraire des lectrices de Elle en 2004, consacré meilleur livre de
l'année 2003 par le magazine Lire) a été traduit dans vingt-deux pays.
DEL CASTILLO, Michel : « Mamita »
Pianiste virtuose, Xavier s’installe à Redwoods, sa maison du Vermont, pour préparer l’enregistrement de l’œuvre de Chopin, intimement liée à son existence. Au
gré de ses déplacements entre New York, le studio de Boston et les paysages américains, il fait deux rencontres essentielles, Sarah et le jeune Tim, admirateur fervent. Chacune le renvoie à son
enfance dénaturée.
Par cercles concentriques de plus en plus étroits, il s’enfonce jusqu’au trou noir de la mémoire - le désamour et la trahison de son énigmatique Mamita.
DJAVANN, Chahdortt : « Je ne suis pas celle que je
suis »
Des vies différentes dans des villes différentes, et une même femme. Deux histoires entrelacées. L'une, picaresque, nous fait voyager en compagnie de l'héroïne,
qui traverse mille et une épreuves, de Téhéran au golfe Persique, de Dubaï aux rives du Bosphore. Et l'autre, intime, à Paris, se construit dans le cabinet d'un psy. Pour la première fois une
psychanalyse nous est dépeinte, séance par séance, comme un tableau impressionniste. Le rapport au père, à la mère, aux hommes, la prison, la torture, le viol, la prostitution, la solitude,
l'exil et la langue française dont il faut s'emparer pour faire le récit d'une vie, pour se réconcilier avec la vie sont les thèmes de ce livre.
DOUMENC, Philippe : « Contre-enquête sur la mort d’Emma
Bovary »
Elle s'appelle Emma Bovary et son histoire est célèbre. Amoureuse de l'amour, elle a vécu d'illusions et ruiné son ménage. Dans un geste de désespoir, elle se
tue en absorbant une forte dose d'arsenic - c'est du moins ce que prétendra Flaubert. Or c'est un fait reconnu que l'arsenic, en une seule prise, n'est presque jamais mortel... Voici ce qui s'est
réellement passé : au chevet de la jeune femme, deux médecins ont été appelés. L'un, le docteur Canivet, relève des traces discrètes de contusions ; l'autre, le professeur Larivière, témoignera
des derniers mots chuchotés par Emma : « Assassinée, pas suicidée. » Deux policiers de Rouen sont dépêchés à Yonville afin d'élucider l'affaire. Et les voilà bientôt nantis de plusieurs suspects
possibles : un mari cocufié, un prêteur sur gages, deux femmes de caractère, un cynique libertin, un pharmacien concupiscent... Dans le décor médiocre et petit-bourgeois où Emma suffoquait
d'ennui, Philippe Doumenc orchestre une contre-enquête brillante et talentueuse - un vrai et noir roman qui nous révèle enfin ce que Flaubert lui-même feignait d'ignorer....
FAZI, Mélanie : « Serpentine »
Une aire d'autoroute qui devient un refuge à la nuit tombée. Une ligne de métro où l'on fait d'étranges rencontres. Un restaurant grec dont la patronne se nomme
Circé. Une maison italienne où deux enfants croisent un esprit familier. Tels sont les décors du quotidien où prennent racine ces dix histoires. Dix étapes, et autant de façades rassurantes au
premier abord... mais qui s'ouvrent bientôt sur des zones troubles. Car les lieux les plus familiers dissimulent souvent des failles, écho de ces fêlures que l'on porte en soi. Il suffit de si
peu, parfois, pour que tout bascule
Biographie de l'auteur
Née en 1976, Mélanie Fazi est la princesse du fantastique français, acclamée par les critiques et le public. Plusieurs de ses nouvelles ont même été traduites et
publiées dans des revues anglo-saxonnes. Elle a reçu le prix Merlin en 2002 (meilleure nouvelle) et 2004 (meilleur roman), le prix Masterton en 2005 (meilleur roman) et le Grand Prix de
l'Imaginaire en 2005 (meilleure nouvelle) et en 2007 (meilleure traduction). Excusez du peu.
GERMAIN , Sylvie : « Magnus » - Prix Goncourt
des Lycéens 2005 -
Après une grave maladie qui l'a amputé de toute mémoire, Franz-Georg (cinq ans) doit tout réapprendre : qu'il est allemand, que son pays est en guerre, que son
père médecin dirige un grand établissement et que sa mère l'aime autant que sa patrie. Il a aussi Magnus, son ours en peluche à l'oreille légèrement brûlée. Né juste avant la guerre, Franz a
grandi dans le culte du héros nazi. Exilé à la fin de la guerre, livré au sentiment d'abandon, il ne peut malgré lui se défaire du passé allemand. Il mettra une grande partie de sa vie à
s'extraire de cette légende maternelle, car tout est mensonge et affabulation.
Biographie de l’auteur
Traduite dans plus d'une vingtaine de langues, étudiée à l'université, Sylvie Germain est considérée comme l'un des écrivains les plus importants de la
littérature contemporaine. La plupart de ses romans ont été couronnés par de nombreux prix dont le Prix Femina pour Jours de colère en 1989.
GLEIZE, Georges-Patrick : « Le sentier des
pastelliers »
Au XVIe siècle, entre Ariège et Lauragais, la culture du pastel, dont on tirait la couleur bleue préférée des rois, connaissait son âge d'or. La région portait
le beau nom de " pays de Cocagne ", la coque étant une boule de pastel broyée et séchée. Mais, quatre siècles plus tard, en 1912, il ne reste plus rien de ce passé glorieux. Aussi, lorsque
Charles Van Dyck, homme aussi pieux qu'industriel avisé, décide de relancer la culture de la mythique plante colorante, la vie de paysan épicurien de François Donnadieu bascule. Et, tandis que
les collines se couvrent à nouveau des fleurs d'or du pastel, l'entreprise réveille jalousies, haines et convoitises... Un beau roman, âpre et émouvant, baigné par la douceur nonchalante et
nostalgique de la " Belle Époque ".
HALBERSTADT, Michèle : « L’incroyable histoire de
Mademoiselle Paradis »
Maria-Theresia von Paradis naît à Vienne en 1759, sous d'heureux auspices. Fille unique du conseiller de l'impératrice, admirée pour sa beauté et son talent
précoce pour le piano, elle est atteinte encore enfant par une cécité brutale. A dix-sept ans, son père qui lui a déjà fait subir des traitements inopérants et douloureux la confie au célèbre
magnétiseur Mesmer (qui a découvert avant Freud le pouvoir du psychisme et de la suggestion pour guérir)... Entre eux, le courant passe aussitôt... jusqu'à lui faire recouvrer la vue et l'envie
de la reperdre, car Maria-Theresia comprend vite ce dont la cécité la protégeait : le pouvoir, le calcul, le ressentiment, l'avidité, tout ce qui empêche les hommes d'être sereins.
HAMEL, Françoise : « Madame écrit «
Madame Palatine, veuve de Monsieur frère de Louis XIV, reste à la Cour après la disparition brutale de son mari en 1701. Elle qui n'aima jamais le métier d'être
femme se voue avec passion au " métier d'écrire ". Son mariage forcé avec un homme entouré de favoris fut malheureux, mais sans rancune elle reste éblouie par le Roi, et note dans sa célèbre
correspondance les grands et petits faits de Versailles, du Palais-Royal, de Fontainebleau... Revirements de Madame de Maintenon la crotte de souris, cabale contre son fils adoré devenu le "
Régent ", scandale financier de la Banque de Law, misère des Français, sacre du jeune Louis XV pour ses douze ans... Mais aussi joie d'écrire en compagnie de dix épagneuls. Cette femme
intelligente, cultivée, affectueuse, cocasse, nous réconcilie avec la vie et donne, malgré les chagrins, une furieuse envie de continuer.
HUTIN, Patrick : « La prisonnière du
Tibet »
Du jour au lendemain, la vie de Thomas Fayette bascule. Alors qu'il vient de vivre une folle passion avec Gandhali, une jeune femme d'origine tibétaine, son
épouse et ses filles périssent brusquement dans un accident de voiture. Selon les services secrets, il ne saurait s'agir d'un pur hasard. Lorsque Thomas veut retrouver Gandhali, celle-ci a
disparu. Est-elle impliquée dans la tragique disparition de sa famille ? Fait-elle partie, en réalité, d'un réseau nationaliste tibétain visant à troubler le déroulement des Jeux olympiques et à
déstabiliser le régime de Pékin ? Thomas Fayette commence à le penser. Ivre de chagrin et de vengeance, faisant fi des dangers, Thomas s'envole pour le Tibet à la recherche de Gandhali. Il l'a
aimée, maintenant il veut la tuer. Mais c'est une autre vérité, plus tendre et plus cruelle à la fois qui l'attend... La Prisonnière du Tibet possède la force d'un suspense bouleversant et l'élan
d'un grand roman d'amour engagé.
LABORIE, Christian : « Les sarments de la
colère »
Lui est un petit paysan, elle est la petite-fille du marquis de Frontillargue. Enfants, ils s'aimaient d'amour tendre ; à vingt ans, ils s'aiment passionnément.
Mais leurs parents s'opposent à cette union... Quand Adrien part cinq longues années à l'armée, Camille est mariée de force. Toute leur vie, les deux amoureux n'auront de cesse de se retrouver
alors que le destin s'acharne sur les vignes et sur leurs familles...
LAFAYE, Claude : « Le miracle de la
tempête »
A la fois fusible et bouc-émissaire dans une ténébreuse affaire financière, Vincent Peillerec se trouve mis " au vert " dans un bourg calme et maussade. Là,
fuyant l'image d'homme traqué qui le poursuit à la une des journaux et sur l'écran de son téléviseur, il s'enfonce dans des forêts dévastées par la tempête de décembre 1999. Parmi les bûcherons
et les villageois, au milieu des arbres meurtris, il découvre l'amour, l'amitié, une humanité insoupçonnée. Bien vite, cependant, son " affaire " le rejoint. Alors qu'il travaille d'arrache-pied
à sa défense, il est arrêté et incarcéré en préventive dans le quartier des V.I.P. de la Santé. Vincent Peillerec parviendra-t-il, dans le temps qui le sépare de son procès, à finir de démonter
le sombre complot dont il est la victime ? Surtout, pensant aux arbres qui, malgré leurs blessures, rassemblent leurs forces pour renaître et s'épanouir, pour revenir à la vie, saura-t-il puiser
en lui ces forces singulières qui nous permettent parfois de sortir tête haute des épreuves les plus terribles.
LAROUI, Fouad : « Une année chez les
Français »
C est en 1970 que le ciel tombe sur la tête de Medhi. Ébloui par l intelligence de son jeune élève, son instituteur s est battu pour lui obtenir une bourse d
interne dans le prestigieux lycée Lyautey de Casablanca. Medhi a passé ses dix premières années au pied de l Atlas. Pauvre, libre, heureux, choyé par une mère imprégnée de culture ancestrale et
par un père qui rêve pour son pays d un avenir démocratique et moderne, il n’envisageait rien d autre que de continuer à jouir de l existence et de se repaître de ces livres merveilleux dont
l’abreuvait son instituteur. Du jour où l'un de ses oncles l’abandonne à l entrée du lycée Lyautey, la vie de Medhi change. Les jours passent, les situations étonnantes se succèdent. Et, au bout
de quelques semaines, au moment où il commence à s’habituer à cet univers, une nouvelle épreuve surgit. Il est l'unique interne du lycée qui ne rentre pas chez lui le week-end et le directeur,
refusant de mobiliser trois personnes pour un seul élève, le confie à une famille française...
« Nuancé, distancié mais sentimental, Fouad Laroui n est pas un donneur de leçons, il passe par l anecdote, le détail quotidien, pour parler d’intégration, de
colonialisme, d’identité. Mais Une année chez les Français est également un hymne à la littérature qui fait tomber les barrières et à la lecture qui sauve de toutes les solitudes. » Christine
Ferniot - Lire