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PUGET-SUR-DURANCE

84360

Département de Vaucluse

Arrondissement d'Apt

Canton de Cadenet

Communauté de Communes 

des Portes du Luberon

712 habitants

43° 45" 21' Nord

5° 16" 11' Est

 

Agenda

 

 

EXPO PHOTO CLUB DE LAURIS

Vendredi 7 avril 2017

Vernissage - 19h00

Samedi 8 et dimanche 9 avril 2017

Expo journée

Temple

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FLORALIES (Solidarité plus)

Dimanche 9 avril 2017

8h00-18h00

Extérieur / Salle des Fêtes

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MOULES FRITES (Puget Loisirs)

Samedi 22 avril 2017

Journée

Salles des fêtes

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Informations diverses

plandepuget

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Calendrier annuel des périodes

d'incinération des végétaux 

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Nouveaux horaires des déchèteries.

 

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Bienvenue sur le blog de la Mairie de PUGET-SUR-DURANCE.

Vous pourrez accèder à toutes les informations concernant la Mairie , aux compte-rendus des réunions des différents Conseils Municipaux

et à toutes les décisions prises par votre nouvelle Municipalité.

Vous pouvez poser vos questions en faisant "ajouter un commentaire" et il vous sera répondu dans les cinq jours au même endroit.

Vos commentaires sont également les bienvenus.


Bonne visite !

Ouvertures et Permanences

 

Ouvertures de la Mairie

 

 

Nathalie et Manue vous recevront les :

 

Lundi de 9h à 12h30 et de 14h à 17h30

Mardi  de 14h à 17h30

Mercredi de 9h à 12h

Jeudi de 9h à 12h30

Vendredi de 9h à 12h30 et de 14h 17h30

Samedi de 9h à 12h

 


Permanences du Maire

 
sur rendez-vous .

 

Votre nouvelle équipe

 



Maire : Alain Sage

Premier adjoint : Jean-Daniel Duval

Deuxième Adjoint  : Danielle Faidy

Troisième Adjoint  : André Capanni

 

Quatrième Adjoint : Alain Blancheton

Conseillers Municipaux :

Jean-Claude Aoustin

Suzanne Bouchet
Christine Charbonnier

Nathalie Clausells
Christelle Fernandez

Gilbert Guérin
Sylvain Meyssard
Michèle Moulinet
Cathy Prost
Jean-Marie Scano

24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 23:56

Bibliothèque Municipale de Puget

 

Coup de Projecteur N° 56

Livres empruntés au Bibliobus du 12 Mai 2011

 

ROMANS ( Suite )

 

FOENKINOS, David : « La délicatesse »

« François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m’en vais. C’est la boisson la moins conviviale qui soit. Un thé, ce n’est guère mieux. On sent qu’on va passer des dimanches après-midi à regarder la télévision Ou pire : chez les beaux- parents. Finalement, il se dit qu’un jus, ça serait bien. Oui, un jus, c’est sympathique. C’est convivial et pas trop agressif. On sent la fille douce et équilibrée. Mais quel jus ?  Mieux vaut esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l’orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye

ou la goyave, ça fait peur. Le jus d’abricot, c’est parfait. Si elle choisit ça, je l’épouse…

- Je vais prendre un jus… Un jus d’abricot, je crois, répondit Nathalie. Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité ». La délicatesse a obtenu neuf prix littéraires et été traduit dans plus de quinze langues.

Biographie de l'auteur

David Foenkinos est l'auteur de neuf romans dont Le potentiel érotique de ma femme, Nos séparations et La délicatesse. Ses romans sont traduits dans plus d'une vingtaine de pays.

 

 

GAUDE, Laurent : « Eldorado »

A Catane, le commandant Salvatore Piracci travaille à la surveillance des frontières maritimes. Gardien de la citadelle Europe depuis vingt ans, il sillonne la mer, de la Sicile à la petite île de Lampedusa, pour intercepter les bateaux chargés d’émigrés clandestins qui ont tenté la grande aventure en sacrifiant toute leur misérable fortune… en sacrifiant parfois leur vie, car il n’est pas rare que les embarcations que la frégate du commandant accoste soient devenues des tombeaux flottants, abandonnés par les équipages qui ont promis un passage sûr et se sont sauvés à la faveur de la nuit, laissant hommes, femmes et enfants livrés à la plus abominable des dérives.

Un jour, c’est justement une survivante de l’un de ces bateaux de la mort qui aborde le commandant Salvatore Piracci, et cette rencontre va bouleverser sa vie.

Touché par l’histoire qu’elle lui raconte, il se laisse peu à peu gagner par le doute, par la compassion, par l’humanité… et entreprend un grand voyage.

 

 

GAVALDA, Anna : « La consolante »

« Charles Balanda, 47 ans, architecte à Paris, apprend incidemment la mort d'une femme qu'il a connue quand il était enfant, et adolescent.

« Il déchire la lettre et la jette dans la poubelle de la cuisine. Quand il relève son pied de la pédale et que le couvercle retombe, clac, il a l’impression d’avoir refermé, à temps, une espèce de boîte de Pandore, et, puisqu’il est devant l’évier, s’asperge le visage en gémissant.

Retourne ensuite vers les autres. Vers la vie. Se sent mieux déjà. Allez... C’est fini.

C'est fini, tu comprends ?»

Le problème, c'est que non, il ne comprend pas. Et il n'y retourne pas, vers la vie. Il perd l’appétit, le sommeil, abandonne plans et projets et va essayer de comprendre pourquoi tout se fissure en lui; Et autour de lui. Commence alors un long travail de deuil au bout duquel il est obligé de se rendre à l’évidence : l’échelle de cette vie-ci est illisible et il faut tout rebâtir.»

 

JUDENNE, Roger : « Drôle de moisson »

L'exode ? Pour Lucien, pas de quoi abandonner la belle moisson qui s'annonce. A Verdun en 14, il en a vu d'autres. Et puis, maintenant, la France possède sa ligne Maginot... Pourtant, un matin, c'est la panique. Le voilà contraint de partir avec sa petite famille. Objectif : la Loire, il faut franchir la Loire...

Biographie de l'auteur

Roger Judenne est né dans une famille d'origine rurale. Son enfance se déroule au contact de la nature et des paysages de la Beauce. Devenu instituteur et secrétaire de mairie, il s'adonne à l'écriture, alternant avec bonheur romans du terroir et romans pour la jeunesse.

 

KHADRA, Yasmina : « Ce que le jour doit à la nuit »

Algérie, dans les années 1930. Les champs de blés frissonnent. Dans trois jours, les moissons, le salut. Mais une triste nuit vient consumer l'espoir. Le feu. Les cendres. Pour la première fois, le jeune Younes voit pleurer son père. Et de pleurs, la vie de Younes ne manquera pas. Confié à un oncle pharmacien, dans un village de l'Oranais, le jeune garçon s'intègre à la communauté pied-noire. Noue des amitiés indissolubles, françaises, juives : "les doigts de la fourche ",,comme on les appelle. Et le bonheur s'appelle Emilie, une "princesse" que les jeunes gens se disputent. Alors que l'Algérie coloniale vit ses derniers feux, dans un déchaînement de violences, de déchirures et de trahisons, les amitiés se disloquent, s'entrechoquent. Femme ou pays, l'homme ne peut jamais oublier un amour d'enfance...

 

LAROUI, Fouad : « La femme la plus riche du Yorkshire » - Humour -

Un jeune universitaire marocain, titulaire d une chaire d économétrie à l université de York, se retrouve plongé dans l univers étrange et mouillé de la campagne anglaise. Pour échapper à l ennui qui le guette, il décide d effectuer une étude ethnographique du peuple anglais, se servant des méthodes utilisées par les ethnologues occidentaux quand ils étudient les peuples primitifs. Partant du principe que le pub est à l Anglais ce que l arbre à palabres est aux Bambaras, il y installe ses pénates et note scrupuleusement sur un petit carnet les détails de la vie quotidienne, les meurs  et les rites de ces curieux indigènes. De cette étude va naître une rencontre avec une terrifiante et richissime vieille dame anglaise.

Entre ces deux énergumènes que tout oppose, le choc est inévitable. Et les plongera, l’un comme l’autre, dans des situations inextricables et drôles...

 

En filigrane de ce roman intelligent et enlevé, une critique acerbe et désopilante de l Angleterre, de l ethnologie, des riches, des alcooliques, des Marocains et de la météorologie... Fouad Laroui rit de tout. Heureuse tournure d esprit qui en fait un des écrivains contemporains les plus inventifs.

Biographie de l'auteur

Marocain de naissance, économiste de formation, professeur de littérature francophone à l université d Amsterdam, romancier de langue française, poète de langue néerlandaise, journaliste politique, critique littéraire, Fouad Laroui court le monde, chargé de son sac de voyage et de sa vaste culture. Aux Éditions Julliard, Fouad Laroui a fait paraître : Les Dents du topographe, De quel amour blessé, Méfiez-vous des parachutistes, Le Maboul, La Fin tragique de Philomène Tralala, Tu n as rien compris à Hassan II, et chez Robert Laffont : De l islamisme, une réfutation personnelle du totalitarisme religieux.

 

LEFEVRE, Kim : « Les eaux mortes du Mékong »

La jeune Mây, 15 ans, devine la présence de l'ennemi depuis la cave où elle se cache. De ce lieutenant français installé dans sa maison au bord du Mékong, Mây ne connaît que la voix... Prise dans le tourbillon de la guerre d'Indochine, face aux interdits que lui impose sa culture, Mây devra choisir entre son père, veuf inconsolé, et son amour pour le soldat français.

Biographie de l'auteur

Kim Lefèvre est née d'un père français et d'une mère vietnamienne. Cette double appartenance traverse tous ses ouvrages, de Métisse blanche à moi, Marina la Malinche. Les Eaux mortes du Mékong est son premier roman en Points.

 

 

NOTHOMB, Amélie : « Biographie de la faim »

L'auteur de Stupeur et tremblements (Grand Prix du roman de l'Académie française 1999) et de Métaphysique des tubes fait revivre ses souvenirs de petite enfance au Japon mais aussi à Pékin, à New York, au Bangladesh et autres lieux où l'a conduite la carrière d'un père diplomate. Au cœur du kaléidoscope : sa faim. Le mystère de la faim, la faim goinfre, joyeuse ou tragique et angoissante, quête perpétuelle d'un accomplissement inaccessible, qui explique autant l'histoire des peuples que celle des individus. Les figures du père, d'une nourrice japonaise, d'une sœur tendrement aimée se dessinent aussi dans ce récit pudique et sincère, maniant l'humour noir et la provocation.

 

ORMESSON, Jean d’ : « La création du monde »

Quatre amis passent huit jours de vacances dans une île de Méditerranée. L'un d'entre eux a apporté un manuscrit envoyé par un certain Simon Laquedem. Sa lecture provoque dans le groupe des réactions contradictoires... Un ange annonce à Simon qu'il est le nouvel Abraham, le nouveau Moïse, le nouveau Mahomet et que Dieu insiste pour lui parler. Dieu lui apparaît et lui raconte avec simplicité et clarté, parfois avec gaieté, les origines de l'univers, le big-bang, l'espace et le temps, l'eau, l'air, la lumière, la vie si tragiquement passagère des hommes, leur pensée et leur histoire, les dramaturgies du savoir, de l'ambition, de l'amour et du sexe. Entre Bible et bande dessinée, entre texte sacré et canular, cette odyssée allègre de l'esprit universel remplacera avantageusement toutes les bibliothèques imaginaires et réelles.

 

PEYRAMAURE, Michel : « Chat bleu … chat noir »

Montparnasse, 1928 : Sylvaine la provinciale découvre le Paris des Années folles. Elle survit difficilement en dansant chaque nuit dans un troquet minable. Malgré la misère, ce monde d'artistes géniaux et de cinglés magnifiques l'enchante. Elle se jure qu'elle aura un jour son propre cabaret. Elle tombe dans les bras d'un homme de presse influent et, avec la ténacité et la passion qui la caractérisent, se bat pour accomplir son rêve. Ce sera Le Chat bleu. On y croisera Foujita, Man Ray, Kiki de Montparnasse et tant d'autres... Mais le grand amour se présente à elle sous les traits d'un metteur en scène en vue qui lui fera découvrir le cinéma muet. Les années passent, Le Chat bleu est devenu Le Chat noir, un cabaret grand-guignol où Sylvaine partage la vedette avec sa fille Monika - qui est éprise d'un jeune étudiant allemand. La guerre arrive, rendant dangereux cet amour naissant. Mère et fille iront se réfugier en Corrèze, à Saint-Roch, auprès de leur fidèle amie Cécile.

 

PEYRAMAURE, Michel : « La petite danseuse de Degas »

Marie Von Goethem naît dans une famille pauvre d'origine belge. Le père est tailleur, la mère blanchisseuse. La famille s'est établie à Paris en 1861. Comme ses deux sœurs, Marie entre à l'Opéra et devient petit rat. Sa participation aux spectacles ainsi que des séances de pose auprès d'artistes fournissent un complément non négligeable aux revenus de la famille.

Elle croise Degas qui en fait le modèle d'une de ses œuvres les plus originales. Comment s'opère cette rencontre décisive ? Quelle relation s'instaure entre le peintre amoureux des corps et des formes au point de lui faire produire cette statue, œuvre magnifique parmi les plus célèbres au monde ?

Une histoire se noue, avec ses passions et ses drames. Michel Peyramaure en retrace toute la saveur, ressuscitant l'univers artistique de la deuxième moitié du XIXe siècle et les débuts de l'impressionnisme.

Biographie de l'auteur

Michel Peyramaure appartient à la fameuse école de Brive. Parmi ses nombreux succès, son roman sur Suzanne Valadon (Robert Laffont) qui marque son goût et son érudition pour le monde artistique.

 

PUJADE-RENAUD, Claude : « Les femmes du braconnier »

C'est en 1956, à Cambridge, que Sylvia Plath fait la connaissance du jeune Ted Hughes, poète prometteur, homme d'une force et d'une séduction puissantes. Très vite, les deux écrivains entament une vie conjugale où vont se mêler création, passion, voyages, enfantements. Mais l'ardente Sylvia semble peu à peu reprise par sa part nocturne, alors que le "braconnier " Ted dévore la vie et apprivoise le monde sauvage qu'il affectionne et porte en lui. Bientôt ses amours avec la poétesse Assia Wevill vont sonner le glas d'un des couples les plus séduisants de la littérature et, aux yeux de bien des commentateurs, l'histoire s'achève avec le suicide de l'infortunée Sylvia. Attentive à la rémanence des faits et des comportements, Claude Pujade-Renaud porte sur ce triangle amoureux un tout autre regard. Réinventant les voix multiples des témoins - parents et amis, médecins, proches ou simples voisins -, elle nous invite à traverser les apparences, à découvrir les déchirements si mimétiques des deux jeunes femmes, à déchiffrer la fascination réciproque et morbide qu'elles entretiennent, partageant à Londres ou à Court Green la tumultueuse existence du poète. L'ombre portée des oeuvres, mais aussi les séquelles de leur propre histoire familiale - deuils, exils, Holocauste, dont elles portent les stigmates -, donnent aux destins en miroir des "femmes du braconnier" un relief aux strates nombreuses, dont Claude Pujade-Renaud excelle à lire et révéler la géologie intime.

Biographie de l'auteur

Nouvelliste et romancière, Claude Pujade-Renaud a reçu le grand prix de la Société des gens de lettres en 2004. Elle a publié la quasi-totalité de son oeuvre chez Actes Sud. Derniers titresparus : Le Jardin forteresse (2003 ; Babel n° 646), Chers disparus (2004 ; Babel n° 757), Le Désert de la grâce (2007 ; Babel n° 959). Simultanément, Actes Sud publie un premier volume des oeuvres - romans et nouvelles - de Claude Pujade-Renaud dans la collection "Thesaurus".

 

SINOUE, Gilbert : « Erevan »

" Je voudrais voir quelle force au monde peut détruire cette race, cette petite tribu de gens sans importance dont l'histoire est terminée, dont les guerres ont été perdues, dont les structures se sont écroulées, dont la littérature n'est plus lue, la musique n'est pas écoutée, et dont les prières ne sont pas exaucées. Allez-y, détruisez l'Arménie ! Voyez si vous pouvez le faire. Envoyez-les dans le désert. Laissez-les sans pain ni eau. Brûlez leurs maisons et leurs églises. Voyez alors s'ils ne riront pas de nouveau. Car il suffirait que deux d'entre eux se rencontrent, n'importe où dans le monde, pour qu'ils créent une nouvelle Arménie. " William Saroyan.

Biographie de l'auteur

Gilbert Sinoué est à la fois écrivain et historien. Né au Caire, où il a vécu jusqu'à l'âge de 18 ans, et arrivé en France en 1968, il est l'auteur de 17 romans, essais et biographies, parmi lesquels Le Livre de Saphir, Prix des Libraires 1996, L'Enfant de Bruges, Les Silences de Dieu, Grand Prix de littérature policière

 

SOLLERS, Philippe : « Une vie divine »

D’emblée, la citation de Nietzsche, placée en exergue du livre, donne le ton, puisqu’elle met en valeur l’idée de bonheur. Car ce sont bien des promesse de vie et de bonheur que recèle ce roman qui s’élève contre le nihilisme contemporain. Contre, aussi, la littérature de l’impasse, du malheur et de la mélancolie. Car ce texte à contre-courant est aussi en rapport avec l’actualité la plus directe… Le narrateur, professeur de philosophie, s’est vu confier un projet ambitieux par une institution internationale : réfléchir à une philosophie mondiale. Libre à lui de mener ce travail comme il l’entend, à une seule contrainte près : ne pas évacuer la dimension religieuse de l’humanité. Au fil de ses recherches et de ses discussions avec les deux femmes de sa vie, Nelly l’étudiante en philosophie, cérébrale et réfléchie, et Ludivine la frivole qui ne pense qu’à la mode au point d’en faire son métier, le narrateur va découvrir qu’un seul penseur se montre assez solide pour fonder un projet de philosophie mondiale : Nietzsche. Mais un Nietzsche débarrassé des oripeaux dont on a cru bon, par la suite, d’affubler sa pensée jusqu’à la falsifier. Livre politique et roman philosophique, Une vie divine est aussi un texte grave et drôle sur la possibilité – la nécessité, même – d’être heureux.

 

 

 

 

 

STENDHAL : « La chartreuse de Parme »

À Parme, l'ombre de la chartreuse s'étend sur la cour et sur les intrigues aristocratiques des quelques happy few qui l'animent : Gina la belle duchesse, le comte Mosca, mais surtout le jeune Fabrice del Dongo, qui suscite l'amour de tous ceux qui le croisent. Comment ne pas l'aimer, ce jeune rêveur plein de grâce, qui transfigure la réalité ? Mais lui, que tout le monde aime, qui saura-t-il aimer ? C'est la question qui hante Fabrice, et Stendhal nous entraîne dans sa quête, qui le conduira de Milan à Parme, de Waterloo au lac de Côme, jusqu'à la prison de la tour Farnèse où son destin va basculer...

Roman d'apprentissage ou rêverie italienne ? Tout l'art de Stendhal tient justement à cette ambiguïté, entre un amer constat d'impuissance et une invitation à la magie poétique, entre désenchantement et ré-enchantement. Sans conteste, La Chartreuse de Parme est, avec Le Rouge et le Noir, le chef-d'oeuvre de Stendhal.

 

TEULE, Jean : « Charly 9 »

Le règne de Charles IX fut court – il meurt à 23 ans –, extravagant – on dit du roi qu’il lâchait des cerfs dans ses appartements pour le plaisir de les courser – et atrocement sanglant. Même si le projet fut sans doute de Catherine de Médicis, c’est Charles IX qui ordonna, en août 1572, le massacre de la Saint-Barthélemy. Accablé par l’horreur de ce carnage, il sombra dans une démence qui le conduisit en quelques mois à la mort. C’est cette terrifiante descente aux enfers que Jean Teulé raconte dans ce roman baroque et magnifique.

Biographie de l'auteur

Jean Teulé est l'auteur de treize romans. Parmi les plus notables, Je, François Villon a reçu le Prix du récit biographique ; Le Magasin des suicides a été traduit en dix-neuf langues. Son adaptation en film d'animation par Patrice Leconte est en cours de tournage. Darling a été adapté au cinéma par Christine Carrière, avec Marina Foïs et Guillaume Canet dans les rôles principaux ; Le Montespan, prix Maison de la presse et grand prix Palatine du roman historique, a été élu parmi les vingt meilleurs livres de l'année 2008 par le magazine Le Point. La totalité de son œuvre romanesque est publiée aux Éditions Julliard.

 

VAILL            AND, Roger : « Les mauvais coups »

Retranchés dans une maison du Jura, Milan, décorateur parisien, et sa femme Robert, jadis si libertins, si souverains, se haïssent de s'être trop aimés. Leurs excès les ont enchaïnes. Entre l'alcool et les visites d'Hélène, la jeune institutrice du village, les jours s'égouttent comme du poison. Roberte cherche à pervertir Hélène ; Hélène va aimer Milan : Milan ne veut plus aimer. Il a tué la passion en lui et veut renaître, seul et grand. Ce roman, l'auteur le voulait "cruel, horrible et plein de foi quand même dans le bonheur"...

Biographie de l'auteur

Roger Vailland (1907-1965), co-fondateur dans sa jeunesse de la revue Le Grand Jeu, avec René Daumal et Roger Gilbert-Lecomte, il devient reporter à Paris-Soir. Résistant, il découvre au cours d’une mission chez Daniel Cordier un exemplaire de Lucien Leuwen qui le bouleverse. Le voici stendhalien, et romancier. L’après-guerre le verra communiste et libertin, en tout cas anticonformiste. Il obtient le prix Goncourt en 1957 avec La Loi. Les Mauvais coups a été publié en 1948.

 

 

 

 

KHOSRO,Varasteh : « Rhapsodie persane »

Nous sommes à la fin du XIXe siècle, à Chiraz, en Iran. Parviz, un bel adolescent issu d'une riche famille, découvre l'amour avec Mariam, l'épouse du mollah. Ensemble ils s'enfuient à Ispahan, lui déguisé en femme afin de ne pas être reconnu. La supercherie durera plusieurs mois. Il finira par abandonner son déguisement et, redevenu homme, s'enfuira. S'ensuit une longue série d'aventures. De ville en ville, Parviz déclenche les passions des femmes. Les nombreux tableaux qui composent ce roman transportent le lecteur dans un monde riche de saveurs, l'entraînant dans de multiples péripéties amoureuses, en filigrane desquelles il découvre l'environnement politique et social de ce pays qui essaye de rejoindre la modernité alors que les grandes puissances manifestent à cette époque leur intérêt pour ses innombrables richesses. Clin d'oeil aux Mille et une nuits, la lecture de Rhapsodie persane nous berce dans un Orient aux multiples intrigues.

Biographie de l'auteur

On ne sait rien de l’auteur. Cet ouvrage, publié par Robert Laffont en 1951, réimprimé à plusieurs reprises, a connu un important succès et est considéré comme un roman clé pour comprendre la société iranienne de cette époque. Il est fort probable qu’il s’agisse d’un roman en partie autobiographique, et que l’auteur, à l’occasion des troubles politiques de cette époque, ait quitté l’Iran pour rejoindre la France où il résida de nombreuses années, voire y termina sa vie. Khosro Varasteh est également l’auteur de : Le vrai visage d’Omar Khayyam, publié par l’Administration générale des Beaux Arts de Téhéran en 1957.

 

VAUTRIN, Jean : « Quatre soldats français » tome 02

Des tranchées de la guerre de 1914 au Paris des années folles... 1917. Ils sont quatre rescapés de l'offensive Nivelle. Quatre soldats français dont les chemins se séparent le temps d'une permission... Montech, le viticulteur, a le bonheur d'embrasser enfin sa femme en ses terres de Gironde, Malno, le peintre, erre dans un Montmartre désenchanté et Ramier, l'ouvrier, est cajolé par une belle infirmière. À La Cigogne bleue, le plus chic bordel de la capitale, de Tincry, l'aristocrate, rencontre Guynemer et les as de l'aviation. Il se laisse aussi envoûter par la " femme au gant rouge ". S'appelle-t-elle Rosa Lumière ou Rosa Licht ? Est-elle autrichienne ou française, danseuse ou agent double, cette mystérieuse protégée de Clemenceau à laquelle aucun homme, semble-t-il, n'est en mesure de résister ? Roman-feuilleton, roman comique, roman historique, roman sentimental, roman d'aventures ou roman d'espionnage... à chaque page de cette fresque, drôle, poignante et mouvementée, la mort et l'amour se regardent dans un extraordinaire face-à-face.

Biographie de l'auteur

A l'origine photographe, puis metteur en scène et scénariste-dialoguiste, Jean Herman se consacre pendant quinze ans au cinéma. Fidèle équipier de Michel Audiard, il devient Jean Vautrin et publie au début des années 1970 dans la Série noire. Depuis, il a écrit une trentaine d'ouvrages. Sur la lancée de succès de librairie comme Billy-ze-Kick ou La Vie Ripolin, il obtient le prix Goncourt et le Goncourt des lycéens en 1989 pour Un grand pas vers le bon Dieu. Livre après livre, il explore la quadruple veine du roman historique, du roman noir, de la nouvelle et de la bande dessinée. Chez Robert Laffont, outre Adieu la vie, adieu l'amour, il a déjà publié Le Journal de Louise B. Il a reçu le Prix populiste et le prix Louis-Guilloux pour l'ensemble de son œuvre.

 

VIAN, Boris : « L’écume des jours »

Un titre léger et lumineux qui annonce une histoire d'amour drôle ou grinçante, tendre ou grave, fascinante et inoubliable, composée par un écrivain de vingt-six ans. C'est un conte de l'époque du jazz et de la science-fiction, à la fois comique et poignant, heureux et tragique, féerique et déchirant. Dans cette œuvre d'une modernité insolente, livre culte depuis plus de cinquante ans, Duke Ellington croise le dessin animé, Sartre devient une marionnette burlesque, la mort prend la forme d'un nénuphar, le cauchemar va jusqu'au bout du désespoir. Seuls deux choses demeurent éternelles et triomphantes : le bonheur ineffable de l'amour absolu et la musique des Noirs américains...

 

VINCENOT, Henri : « Les livres de la Bourgogne »

Voici réunis les grands livres qu'Henri Vincenot consacra à la Bourgogne, à la fois berceau, sépulture et terre de renaissance dans sa vie comme dans son œuvre.

On y retrouvera la Gazette, prophète et mendiant, Gilbert le sculpteur, le grand-père Tremblot, Glaude Bourguignon et tous ceux de Montfranc-le-Haut.

On s'y perdra dans les taillis et les forêts, on y verra venir la nuit, sans crainte, à la façon d'autrefois.

On y croisera des Bourguignons très divers, ceux de l'herbe et ceux du vin, ceux de la pierre et ceux du bois, beaucoup d'esprits paradoxaux et beaucoup d'insolent bon sens.

On y puisera à ses innombrables sources des leçons de vie, enracinées dans l'éternité et contées dans une langue truculente et sonore que Vincenot eut plaisir à vivifier.

 

VIOLLIER, Yves : « La route de la glace »

Dans La Flèche rouge, Pierre, un jeune communiste français, tombait fou amoureux d une très belle danseuse du Bolchoï, Maïa, à l occasion d un voyage en train joignant Saint-Pétersbourg à Moscou. Une passion commune que le début de la Seconde Guerre mondiale se chargea de réduire à néant... Treize ans plus tard, Pierre s est résigné à reconstruire sa vie et connaît un mariage heureux avec la douce Hélène. Mais quand l'occasion se présente de retourner à Moscou, il ne peut résister : il part retrouver Maïa. Là-bas, les deux amants renouent, l'espace d'une nuit, avec la force dévastatrice de leur amour. Rentré dans son village, Pierre souffre mille morts. Comment peut-il abandonner Maïa ? De quel droit ose-t-il trahir Hélène ? Lorsque, quelques années plus tard, Maïa décide de profiter du passage du Bolchoï à Paris pour fuir le régime communiste, Pierre va l'aider sans hésiter. En faisant ce choix, il sait qu'il va briser la vie d Hélène pour ce qui n'est peut-être qu'un rêve d'adolescent, mais il ignore encore les autres épreuves qui l attendent...

Biographie de l'auteur

Avec ses romans et récits publiés chez Robert Laffont, dont Les Saisons de Vendée, L Étoile du Bouvier et, récemment, Les Lilas de mer, Les S urs Robin, L Orgueil de la tribu et Elle voulait toucher le ciel, Yves Viollier a conquis un large public. Ce nouveau roman est la suite de La Flèche rouge (Robert Laffont, 2005)

 

 

 

VOLINE, Alain : « Garden-parties » Juillet 1976.

Le village de Barbizon, en bordure de la forêt de Fontainebleau, affronte la sécheresse que personne n'a vu venir. Les feux d'artifice et l'arrosage sont interdits, une mort lente guette les jardins. Au parc des Grisards, chez le docteur Brucke qui veut fêter avec faste ses quarante ans, Dem, le nouveau jardinier, succède à beaucoup d'autres. Il ne sait pas encore qu'à l'abri des haies du parc, la montée inexorable de la température va échauffer les esprits, modifier les perceptions du monde et du temps, pousser chaque être à rencontrer son destin. Dem, lui-même qui connaît les humains et sait lire les signes subtils que la nature nous envoie, se retrouve bouleversé par Nelly, l'insatisfaite femme du docteur. La sagesse propose, l'amour dispose.

Biographie de l'auteur

Alain Voline vit près de Paris, il a exercé les métiers de graphiste et de paysagiste. D'origine russe, il est le petit-fils du révolutionnaire Voline. Garden-Parties est son premier roman.

 

ZELLER, Florian : «La fascination du pire »

Un jeune écrivain est invité par l'ambassade de France au Caire pour donner une conférence. Une proposition qui prend une autre dimension à la lecture des lettres égyptiennes de Flaubert : "J'ai baisé des filles de Nubie qui avaient des colliers de piastres d'or leur descendant jusque sur les cuisses, et qui portaient sur leur ventre noir des ceintures de perles de couleur." L'Égypte d'aujourd'hui ressemble-t-elle à l'Orient de Flaubert ? La sensualité orientale se dévoile-t-elle toujours dans les bas-fonds du Caire ? Comment conjuguer islam et sexualité ? Voilà ce que va essayer de découvrir le narrateur de ce livre contemporain, où les rumeurs du monde d'aujourd'hui croisent les fantômes des voyageurs littéraires d'autrefois. L'occasion de réfléchir sur la frustration sexuelle de l'Orient comme de l'Occident... Un troisième roman aussi polémique que percutant.

Quatrième de couverture

«Ce livre est une fiction : la plupart de ce qui y est dit est faux ; le reste, par définition, ne l'est pas non plus. »

Tel est l'avertissement de ce roman aux inquiétants parfums d'Orient, où la violence du monde d'aujourd'hui croise, dans les bas-fonds du Caire, les fantômes des grands voyageurs littéraires d'autrefois.

 

CARCASI, Giulia : « Je suis en bois «  

Un gouffre d'incompréhension sépare Giulia de Mia, sa fille de dix-huit ans. Chacune triche, joue un rôle, et tait l'essentiel. La lecture du journal intime de Mia replonge sa mère dans le passé. Elle lui confie alors par lettres ce qu'elle ne lui avait jamais dit. Dans les secrets des générations passées, c'est sa propre histoire que découvre la jeune fille. Deux vécus de la féminité se font écho, tissent une narration polyphonique, bicolore comme les mots noirs sur la feuille blanche. À travers le jeu de miroirs d'un labyrinthe familial et sentimental se dessine un aveu difficile, le prix à payer pour que tombent les masques et que commence la vie.

Biographie de l'auteur

Née en 1984, Giulia Carcasi vit à Rome où elle mène des études de médecine. Je suis en bois, publié à vingt-trois ans a peine, a été d'emblée un best-seller italien. Couronné par de nombreux prix, ce roman fait l'objet d'une adaptation cinématographique.

 

DE SILVA, Diego : « Je veux tout voir »

Céleste, seize ans, lycéenne plutôt insignifiante, prostituée à ses heures, vit dans une petite ville du bord de mer auprès de sa mère, ménagère scrupuleuse qui l'entoure de son affection, et de son père, qui a perdu la mémoire. Un homme entraîne une fillette chez lui et la tue. Après avoir procédé à un mystérieux rituel, il met l'enfant dans un grand sac à dos et se dirige vers la plage pour la cacher derrière un rocher. Sur la plage se trouve précisément Céleste, qui a tout vu. Se noue alors entre la jeune fille et l'assassin - un célèbre avocat - une relation étrange et trouble, faite de silences, de gestes et de secrets. Dans un style efficace et limpide, Diego De Silva restitue, à l'instar des grands classiques, l'incompréhensibilité des choses.

Biographie de l'auteur

Diego De Silva est né à Naples en 1964. Avocat de profession, il est l'auteur de deux autres romans. Ces enfants-là, paru chez Fayard en 2004, a fait l'objet d'un long métrage diffusé en Italie.

 

RICCARELLI, Ugo : « Une douleur parfaite « 

Le jour où Annina ouvre la porte et se trouve face à Cafiero, elle cherche encore une fois au fond de son cœur le sentiment familier qu'elle a toujours associé au jeune homme. Un mélange de chagrin, d'inquiétude et de douleur. Elle plonge les yeux dans les siens, si près de lui qu'elle sent son odeur, et comprend enfin que ce chagrin s'est transformé en amour. Mais Cafiero, c'est le fils du " Maître " d'école, révolutionnaire et idéaliste. Annina, la fille du cupide Ulysse Betorelli, marchand de cochons. Dans le petit village de Colle, au cœur des collines toscanes, la vie ne sera pas qu'un rêve pour les jeunes amoureux. Le roman entrelace le destin de ces deux familles emportées par le flux de l'Histoire : la Première Guerre mondiale commence ses ravages, la grande épidémie de grippe s'abat sur le pays et le fascisme est en train de naître. Cette ample fresque familiale est un hymne aux idéaux, à l'utopie et à tous ces instants de vie qui ne sont qu'une " douleur parfaite ".

Biographie de l'auteur

Né en 1954 près de Turin dans une famille toscane, Ugo Riccarelli est l'auteur de plusieurs romans, dont Un nommé Schulz. Une douleur parfaite a reçu le prix Strega 2004. Riccarelli écrit également pour le théâtre et la presse. Il vit aujourd'hui. à Rome.

 

BAULENAS, Lluis-Anton : « Le bonheur »

Barcelone, quartier du Paral'lel, 1909. Chaque soir, dans un cabaret, Nonnita se produit devant un public friand de belles femmes. Chaque soir, Demi Gambûs, avocat détrousseur issu d'une longue lignée de voleurs, vient l'admirer. Chaque soir, après son numéro, Nonnita rentre chez elle, dans un quartier populaire de Barcelone qui doit être détruit pour faire place à la grande avenue Laietana. Victime de la violence qui s'abat sur les pierres comme sur le petit peuple, Nonnita se rend chez Demi Gambûs pour lui demander de l'aide. Mais celui-ci refuse. Désespérée, elle décide de tenter le tout pour le tout. Amour, haine, intrigues, chantages : Le Bonheur met en scène avec un plaisir jubilatoire ces petites gens balayées au nom du progrès.

Lluis-Anton Baulenas, né à Barcelone en 1958, est l'auteur de plusieurs romans, contes et pièces de théâtre. Après le succès du Fil d'argent(Flammarion, 2001), Le Bonheur Iui a valu la plus haute distinction littéraire catalane en 2002.

 

 

FUENTES, Carlos : « Le bonheur des familles « 

Les gens heureux n'ont pas d'histoire, c'est bien connu. Mais les familles heureuses ? Tout au long de ces seize récits qui sondent les différentes couches de la société mexicaine, l'exploration des relations familiales dans leur intimité la mieux gardée fait voler en éclats idées reçues et principes. Les relations qu'entretiennent les familles heureuses de ce recueil sont faites d'amour, de haine, de pardon, de vengeance, de tendresse et de candeur. Carlos Fuentes crée des personnages dont les élans, les petitesses et les vices nous interpellent autant qu'ils nous fascinent. Avec ce livre, le grand romancier mexicain nous offre une véritable " Comédie humaine ".

Biographie de l'auteur

Carlos Fuentes est né à Mexico en 1928. Fils de diplomate, il a poursuivi ses études au Chili, en Argentine et aux Etats-Unis. De 1975 à 1977, il a été ambassadeur du Mexique à Paris, où il avait longuement vécu auparavant. Tout en explorant le champ du roman, de la nouvelle, du théâtre et de l'essai littéraire, il a mené un nombre considérable d'activités culturelles dans les deux Amériques et a écrit dans la presse européenne. Le prix Roger Caillois lui a été décerné en 2003 pour l'ensemble de son oeuvre.

 

 

SOMOZA, José Carlos : « Daphné disparue « 

Encore un Somoza complètement impossible à définir. Un écrivain perd la mémoire. Il n'a que les quelques phrases écrites avant son accident pour retrouver son identité. Sont-elles réelles ou fictives? Une réflexion sur l'écriture et la fiction dans un labyrinthe de fausses pistes et de dédoublement de réalité. Qui sommes nous en tant que lecteur, en tant qu'auteur, en tant qu'être humain ?

Une quête d'identité dans un dédale de folie. Comme la réalité en fait...

Pour un public averti et littéraire.

Fabuleux!

Daphné disparue est un roman ludique et inventif qui met en lumière les arcanes de la création.

L'Auteur :

José Carlos Somoza est né à La Havane en 1959. Il est psychiatre et vit à Madrid. Il a reçu en Espagne les prix les plus prestigieux. Traduit dans une quinzaine de langues, il est publié en français chez Actes Sud : La Caverne des idées (2002 ; Babel n° 604), roman dont la traduction anglaise a obtenu le célèbre Dagger Gold Prize, Clara et la pénombre (2003 ; Babel n° 669), La Dame n° 13 (2005 ; Babel n° 793), et La Théorie des cordes (2007 ; Babel n° 911). Daphné disparue a été finaliste du Prix Nadal.

 

CASTELO BRANCO, Camilo : « Les mystères de Lisbonne »

Un homme meurt à Rio, laissant dans sa chambre un manuscrit qui commence ainsi : " J'étais un garçon de quatorze ans, et je ne savais pas qui j'étais. " Et nous voilà aussitôt plongés dans la Lisbonne du XIXe siècle. Joao est orphelin. Interne dans un collège religieux, il est élevé par l'énigmatique Père Dinis, qui lui dévoile un jour le douloureux secret de sa naissance. Dès lors, entraîné dans une quête où ce qu'on tient pour acquis se révèle incertain, où les personnages endossent des identités multiples au gré des lieux et des époques, le jeune homme n'aura de cesse de démêler l'écheveau de son histoire...

Biographie de l'auteur

Auteur d'une oeuvre prolifique, Camilo Castelo Branco (1825-1890) demeure l'un des plus grands noms de la littérature portugaise. Publiés en trois volumes en 1854, ces Mystères de Lisbonne sont considérés comme son chef-d'oeuvre. Ils n'avaient jusque-là jamais été traduits.

 

OLIVEIRA, Carlos de : « La maison sur la dune »

Il s'agit ici de l'un des chefs-d'œuvre d'Oliveira dont nous avions déjà publié deux ouvrages. Dans ce premier roman, écrit à 22 ans, nous assistons au destin tragique d'une famille de petits propriétaires terriens et de la communauté paysanne qui lui est étroitement liée. La force unique de ce roman tient au fait que tout est montré avec une sobriété exemplaire, mais jamais démontré. Ici, pas de théories économiques et sociales, pas de discours grandiloquents, même si les convictions politiques de l'auteur sont transparentes ; mais, sans angélisme, elles rejoignent des constatations évidentes et dressent le tableau profondément humain de populations accablées de désastres s'accumulant sur une terre condamnée. Le romancier a su subtilement, grâce à un sens consommé de l'ellipse, faire porter ce drame par des personnages très forts, tant du côté des notables ou des bourgeois que du côté des paysans qui revêtent une épaisseur psychologique tout à fait insolite en littérature.

Biographie de l'auteur

Né au Brésil en 1921, d'abord influencé par le courant néoréaliste, traducteur de Supervielle, Aragon, Eluard, Carlos de Oliveira a su transposer, dans ses romans et dans sa poésie, sa préoccupation sociale sur le plan plus élevé du mythe et du symbole.

 

URBANO, Tavares Rodrigues : « Violeta et la nuit » C'est un portrait de notre temps sans concession que nous offre Violeta et la nuit à travers des personnages interchangeables, qui tentent de donner un sens à leur vie, à leur mort, et prennent tour à tour la parole ou la plume pour raconter le chassé-croisé cruel ou vengeur de leurs destins, avec une sorte de cynique légèreté, de lucide désenchantement, sur fond de modernité vaine et frelatée. Brefs miracles de l'instant, de l'éphémère festif, d'un paysage, d'un parfum, d'un corps. Mais le sort peut être cruel, et le jeu tourne alors au drame, ainsi pour Valério, atteint d'un cancer, et candidat à l'euthanasie. Lisbonne en toile de fond, et le Tage, et la côte : mélange de poésie urbaine et maritime égrenant un quotidien qui, à travers le Portugal, est celui de toute l'Europe. La réflexion politique sur les grands problèmes, moraux, sexuels, sociaux, ouvre sur une rédemption qui dit la foi en l'humanité. Ce roman à travers la différence portugaise nous renvoie à notre propre image, la fascination du dépaysement nous confirme que l'universel, c'est le local moins les murs.

Biographie de l'auteur

Né en 1923 à Lisbonne, mais issu d'une famille de l'Alentejo, région qui marquera son œuvre, Urbano Tavares Rodrigues est l'auteur d'une cinquantaine de romans, essais, livres de critique et chroniques de voyage. Ses convictions politiques lui ont valu l'incarcération en 1963 et en 1968, sous le régime de Salazar, et il n'a été réintégré dans l'enseignement au Portugal qu'après le 25 avril 1974.

 

PESSOA, Fernando : « Lisbonne »

" Pour le voyageur arrivant par la mer, la ville s'élève, même de loin, comme une belle vision de rêve, se découpant nettement contre un ciel bleu vif que le soleil réchauffe de ses ors. Et les dômes, les monuments, les vieux châteaux surplombent la masse des maisons, tels les lointains hérauts de ce délicieux séjour, de cette région bénie des dieux. " Fernando Pessoa " Lisbonne, ville de l'intranquillité, après la Prague de Kafka et le Dublin de Joyce, fait son entrée dans la littérature, et son "passant intégral", Fernando Pessoa, en est l'introuvable et mélancolique fantôme. " 

 

Fernando Pessoa (1888-1935), un des grands poètes universels de ce siècle, est né, a vécu et est mort à Lisbonne. Lisbonne, sa ville, sa patrie, qu'il appelait aussi « sa maison », lieu suprême de son inspiration et théâtre omniprésent de son oeuvre, est désormais indissociable du nom de Pessoa: sa gloire est dans le nom de Lisbonne.

 

TAGORE, Rabindranath : « Chârulatâ »

Bhupati consacre sa vie au journal anglophone qu'il a fondé. Il en délaisse sa femme, la belle et jeune Chârulatâ, et confie à son cousin Amal, étudiant qu'il héberge, le soin de la distraire... A sa parution, au tout début du XXe siècle, Chârulatâ scandalise la bonne société bengalie. Aujourd'hui, on admire la critique des mœurs, la très subtile tension érotique et, plus singulièrement, les rapports ici clandestins entre séduction et littérature. Ironie et poésie donnent à cette passion inassouvie le charme fou de l'Inde éternelle. Après Quatre chapitres (2004), Chârulatâ est le deuxième roman de Tagore inédit en français publié chez Zulma.

Biographie de l'auteur

Tagore a 39 ans quand il écrit Chârulatâ. Plusieurs de ses biographes ont vu dans ce court roman le souvenir des relations que le jeune Rabindranath entretenait avec la femme d'un de ses frères aînés. Elle n'avait que sept ans de plus que son beau-frère dont elle partageait les goûts littéraires. Elle se suicida à l'âge de 25 ans, quelques mois seulement après le mariage du poète. En 1964, Satyajit Ray en a tiré un chef-d'œuvre du cinéma. On y retrouve la même émotion et la même folie d'aimer. Romancier, poète, dramaturge, musicien, acteur, peintre, Rabindranath Tagore (1861-1941) obtient le Prix Nobel de littérature en 1913.

 

AXIONOV, Vassili : « Les hauts de Moscou » - Humour -

L'action se situe dans les années 1950, un peu avant la mort de Staline, qui apparaît dans le roman. L'essentiel des péripéties a pour cadre un des sept gratte-ciel staliniens, repaire de l'élite scientifique et littéraire bien en cour, mais aussi de dangereux espions. Un poète, un scientifique, son épouse et leur fille, komsomole de choc à la cuisse légère, et un amiral... se retrouvent en étroit voisinage avec des titistes yougoslaves, et Tito en personne, venus à Moscou fomenter un horrifique complot contre le dictateur. Un roman picaresque, proche de L'Ile de Crimée, où l'auteur n'hésite pas à user du grotesque, et riche d'un sous-texte que le lecteur attentif découvrira, au détour d'un chapitre, dans une allusion à Mour (le fils de Marina Tsvetaïeva) ou ailleurs à un personnage d'Une saga moscovite. Au bout du compte, sans qu'on y ait pris vraiment garde, Axionov nous aura conduits par le bout du nez, nous faisant prendre - pour notre plus grand plaisir - des vessies pour des lanternes, mentant-vrai comme jamais, pour nous brosser le tableau d'une époque, d'un "temps déraisonnable. Ce roman, qui est aussi une fable, a connu un grand succès en Russie. Il a su y faire découvrir à des lecteurs d'aujourd'hui un pan trop souvent mythifié de leur histoire avec un humour toujours aussi décapant.

Biographie de l'auteur

Né à Kazan en 1932, Vassili Axionov vit entre Biarritz et Moscou, après un long séjour obligé aux Etats-Unis, où il enseignait la littérature russe à la suite de son bannissement d'URSS, en 1981. Après une enfance en Sibérie, où ses parents avaient été déportés, comme sa mère, Evguenia Guinsbourg, l'a raconté dans Le Ciel de la Kolyma, il entreprend des études de médecine à Leningrad. Son premier roman, Confrères, paru en 1960, lui vaut une gloire immédiate. De lui, Actes Sud a déjà publié Les Oranges du Maroc (Babel n° 573), Lumineuse césarienne (2003) et A la Voltaire (2005 et Babel n° 831).

 

BOUNINE, Ivan Alexeevitch : « L’amour de Mitia »

Mitia accompagnait Katia au théâtre, au concert, il se rendait chez elle et y demeurait jusqu'à deux heures du matin. Elle passait aussi parfois chez lui, dans son meuble de la Moltchanovka, et leurs rendez-vous s'écoulaient tout entiers dans le lourd enivrement des baisers. Cependant Mitia ne pouvait se défaire de l'idée qu'une chose terrible s'était enclenchée tout soudain, qu'un changement s'était produit, qu'une transformation s'opérait peu à peu en Katia dans son attitude envers lui.

Et une jalousie morbide, folle, va empoisonner les relations entre Mitia, étudiant à l'université de Moscou, et Katia, jeune comédienne du Théâtre d'Art. Tout devient suspect, les heures où la jeune fille se montre soudain plus passionnée, un baiser particulièrement prolongé... « Comment, où avait-elle appris à embrasser ainsi ? »

Parti pour quelques semaines à la campagne, dans la propriété familiale, Mitia va attendre une lettre qui ne vient pas, qui vient enfin, mais ce ne sera pas celle qu'il attendait.

Biographie de l'auteur

Né en 1870 en Russie centrale, Ivan Bounine publie pour la première fois à dix-sept ans un poème dans un magazine de Saint-Pétersbourg. En 1891, une de ses nouvelles paraît dans un journal littéraire : son talent de nouvelliste le fait alors découvrir au grand public. À cette époque, il correspond avec Tchekhov, Gorki et Tolstoï. Son premier recueil de poèmes est publié en 1901 ; il est plébiscité par les critiques. Ivan Bounine rafle trois fois le prix Pouchkine et, en 1909, est élu à l’Académie russe. Il est également réputé pour ses travaux de traduction. Après la révolution d’Octobre, il s’installe dans le sud du pays, puis part pour les Balkans, Paris et enfin Grasse. En 1933, il est le premier écrivain russe à obtenir le prix Nobel de littérature. Durant les dernières années de son existence, il s’emploie à dénoncer le régime soviétique, mais aussi le nazisme. Il meurt à Paris en 1953.

 

DOUROVA,Nadejda : « Cavalière du tsar »

Nadejda Andreïevna Dourova (1783-1866) se distingue dans l'histoire de la littérature pour avoir embrassé la carrière des armes avant la carrière des lettres et avoir recherché la liberté que les convenances du monde lui refusaient.

 

HAMEIRI, Israel : « Symbiose »

Daniel se décrit comme un homme franc et autoritaire. Il est colonel de réserve dans l’armée israélienne, dirige d’une main de fer une réserve naturelle en Haute Galilée et consacre sa thèse à une variété de guêpes très particulière. Il est marié avec la belle mais froide Orna, et sa relation avec Ruti, une des soldates qui travaille avec lui comme guide touristique, est destinée à satisfaire ses besoins sexuels. Une vie bien réglée en apparence. Mais au fur et à mesure du récit et du flux de la pensée de Daniel, le vernis craque, et le trouble s’installe. La disparition de Ruti réveille le souvenir de la mort d’un étudiant américain quelques temps auparavant, et l’agressivité de Daniel à l’égard de son fils, sous prétexte que ce dernier aime la musique et la danse, apparaît de plus en plus incompréhensible. Qui est réellement Daniel ? Un suspense savamment entretenu, une intrigue originale et habillement construite, mais surtout la manière dont la nature, les paysages de Haute Galilée, et bien entendu le motif des guêpes, sont utilisés par l’auteur pour créer une ambiance réellement envoûtante font de ce roman un texte tout à fait à part dans la littérature israélienne contemporaine.

 

KENAZ, Yehoshua : « Infiltration »

Ce long roman retrace le destin d’appelés du contingent israéliens aux profils déficients. Construite comme une tragédie grecque, avec unité de lieu, d’action et de temps, l’histoire se déroule pendant un été dans une base militaire d’entraînement du désert du Néguev. Le livre s’ouvre alors que le narrateur reprend conscience après s'être évanoui au cours d’un exercice. C’est à travers son regard que le lecteur découvre l’univers du roman et les personnages qui le peuplent. Plongé dans un état de semi-conscience, le narrateur se trouve d’emblée à la réalité de l’armée, au rituel de l’humiliation, aux ordres, aux exercices, aux gestes répétés indéfiniment, sous la chaleur implacable de l’été. A la description quasi-documentaire de l’entraînement sont entremêlées la réaction et l’expérience personnelle de chacune des recrues. Venus de différents univers, cultures et ethnies, ces jeunes gens réagissent tous différemment face à la machine à broyer. De la révolte à la soumission la plus totale, en passant par la peur, la honte et la nausée, le jeu social de l’armée se fait jour. A la fin du livre, l'armée a provoqué une sorte de réaction chimique: les appelés accèdent au statut mythique du soldat. La conséquence de cette transformation est mise dans la bouche de l’un d’entre eux :

« Il y a ici des gens qui seront cassés pour le restant de leur vie, qui ne vont jamais pouvoir guérir de cette blessure. »

La nécessité de se défendre puis la logique de la guerre qui engendre haine, souffrance et mort représente pour ces instructeurs, officiers et simples soldats, une marque de Caïn. Elle constitue la blessure qui unifiera l’Etat d’Israël.

 

SHAFAK, Elif : « Lait noir » - Humour -

Comment concilier la blancheur du lait et la noirceur de l'encre ? Pas facile en effet d'être à la fois mère et créatrice, et encore moins de critiquer dans un pays patriarcal, les stéréotypes liés à la maternité. Dans ce roman polyphonique, Elif Shafak fait parler les voix intérieures qui l'ont questionnée après la venue de son premier enfant. Miss Cynique Intello, miss Ego Ambition, miss Intelligence pratique, Dame Derviche, Maman Gâteau et Miss Satin Volupté sont autant de petites créatures mentales et capricieuses, qui tentent de s'imposer à l'esprit d'une trentenaire en mal de repères. A son secours, l'auteur convoque de grandes figures littéraires telles que Simone de Beauvoir, Zelda Fitzgerald, Doris Lessing… Elif Shafak conte avec humour et érudition une bataille rangée, entre plaisir et culpabilité, bonne conscience et pêché, au carrefour entre orient et occident, la bataille de la féminité.

Biographie de l'auteur

Fille de diplomate, Elif Shafak est née à Strasbourg en 1971. Elle a passé son adolescence en Espagne avant de revenir en Turquie. Après des études en " Gender and Women's Studies " et un doctorat en sciences politiques, elle a un temps enseigné aux Etats-Unis. Elle vit aujourd'hui à Istanbul. Internationalement reconnue, elle est l'auteur de dix livres, dont La Bâtarde d'Istanbul (Phébus, 2007) et Bonbon Palace (Phébus, 2008).

 

 

 

KAWAKAMI, Hiromi : « Manazuru »

Une femme, sa fille, son amant... et son mari disparu. Non pas défunt, mais mystérieusement évanoui dans la nature. Le seul indice qu'il a laissé est le mot Manazuru écrit dans son journal. Ce qui amène sa femme à se rendre régulièrement dans la station balnéaire du même nom. Comme toujours dans les romans de Kawakami, le temps se tisse lentement et le secret des coeurs se donne à lire dans les gestes, les étreintes éphémères, la délicatesse des sensations. Mais dans Manazuru plus que dans les autres, la présence d'un monde invisible imprègne le quotidien et bouleverse la géographie sentimentale des êtres. Là-bas, au bord de la mer, il y a le bruit de la pluie dans le ciel immense, l'éblouissement d'étincelles d'un incendie, l'envol de hérons blancs sur des maisons en ruine : un instant de lumière à saisir, peut-être, entre apparition et disparition, souvenir et oubli, mystère de l'absence et appel de la vie.

Biographie de l'auteur

Kawakami Hiromi est née à Tokyo en 1958. Sa nouvelle Hebi o fumu est couronnée en 1996 par le prix Akutagawa, en 1999, Kamisama obtient le prix des Deux Magots et le premier prix Pascal des jeunes auteurs de nouvelles, en 2000 Oboreru reçut le prix de Littérature féminine et c'est en 2001 que Sensei no kaban, " Les Années douces ", fut couronné par le grand prix Tanizaki. Kawakami Hiromi a su s'imposer dans le monde littéraire japonais par la tonalité très particulière de son style, à la fois simple et raffiné, dont les thèmes privilégiés sont le charme de la métamorphose, l'amour et la sexualité.

 

BIOGRAPHIES - MEMOIRES

 

ADLER, Laure : « Françoise »

Et si Françoise Giroud était encore plus grande que sa légende ? Plus riche, plus complexe, plus intéressante que l'image d'Epinal de la jeune femme talentueuse qui devint la première journaliste de son temps ?

La trajectoire, on la connaît : engagée par Hélène Lazareff à la création de Elle puis cofondatrice de L'Express, et enfin chroniqueuse au Nouvel Observateur, l'ex script-girl de Jean Renoir avait le sens des phrases assassines : la griffe sous le sourire enjôleur. Compagne et complice de Jean-Jacques Servan-Schreiber, farouche opposante à la guerre d'Algérie, amie fidèle de Mendès France et de Mitterrand, celle qui "inventa" la Nouvelle Vague et roulait en décapotable fut une grande amoureuse, aimant le plaisir autant que le devoir. Femme politique, cette fille d'immigrés turcs ne passa jamais son bac, mais devint Secrétaire d'Etat à la condition féminine sous Giscard d'Estaing. Travailleuse acharnée, élégante en diable, éprise de liberté, c'était une visionnaire, qui incarna la naissance de la femme moderne.

Mais on découvre ici que ce tempérament passionné a aussi ses zones d'ombre - expérience de la trahison, coup de folie passionnelle, tentative de suicide, mort d'un fils... Et si une phrase de sa mère, sur son lit de mort, avait déterminé sa trajectoire et son destin ?

A travers le portrait d'une femme d'exception, c’est une époque de feu que ressuscite ici Laure Adler : un temps, pas si lointain, où l'on savait encore se battre pour des idéaux.

Biographie de l'auteur

Laure Adler, journaliste, historienne et écrivain, est l'auteur d'un récit, A ce soir, adapté au cinéma, et de plusieurs biographies qui furent des succès de librairie : Marguerite Duras (Prix Fémina de l'essai, Gallimard, 1998), Dans les pas Hannah Arendt (Gallimard, 2005), L'Insoumise, Simone Weil (Actes Sud, 2008).

 

AVRIL, Nicole : « Voyage en Avril »

J'avais besoin de parler de toi, mon père, et j'ai commencé à parler d'elle, de ta mort. En avais-je le droit ? Je n'écris pas contre l'oubli, aussi longtemps que mon cerveau vivra dans un semblant d'ordre, je me souviendrai. Je n'écris pas pour transmettre une expérience originale, c'est au contraire sa banalité qui la rend à mes yeux extraordinaire. Je n'écris pas dans l'espoir de te retrouver. J'écris pour te trouver. Et peut-être pour me trouver. Je t'ai aimé, je t'ai aimé plus fort et même plus passionnément que je ne l'ai cru, cependant je ne t'ai jamais connu. Tu m'as toujours paru impénétrable. Sans doute chaque père donne-t-il à chaque enfant, à chaque fille, à chaque fille unique, le sentiment d'être une énigme ? Nicole Avril.

 

EL KENZ, Suzanne : « La maison du Neguev »

1975 : La mère de Suzanne l’emmène à Beer Sheva, dans le Néguev pour revoir la maison où elle a grandi. Elles sont palestiniennes. La maison est occupée par des juifs. Comment partager l émotion qui les étreint ?

« J avais même cru apercevoir l’esquisse d un sourire complice quand, tenant le napperon dans ses mains, ma mère regardait la sœur du juif. Comme si, dans un ultime espoir, cette histoire de napperon allait tout régler. Une femme parle de broderie à une autre femme. Elles sont du même âge, de la même génération. »

D’exil en exil, Suzanne raconte sa vie de palestinienne, une vie sans lieu, une vie éclatée, une vie non choisie.

Un récit de forces et de faiblesses, lancé comme un cri qui se répercute sur les murs ceux de la maison ceux de la honte.

Biographie de l'auteur

Suzanne El Farrah El Kenz vit à Nantes où elle est professeur de langue arabe dans un lycée. Née en 1958 à Ghazza, dix ans après la Nakba, elle a vécu dans plusieurs pays : l'Égypte, l'Arabie saoudite, l'Algérie, la Tunisie et la France. La Maison du Néguev est son premier roman inédit en France. Le Grand Prix Yambo-Ouologuem lui a été décerné en février 2010 pour son roman. La Maison du Néguev. Ce prestigieux prix littéraire, qui porte le nom de l'écrivain malien Yambo Ouologuem, lauréat du prix Renaudot en 1968, récompense une œuvre écrite en français d'un auteur du continent africain.

 

CHRISTIE, Agatha : « La romancière et l’archéologue »

« Épousez un archéologue : plus vous vieillirez, plus il vous aimera », a dit un jour Agatha Christie (1890-1976). Cette fine mouche qui riait de tout pratiquait l’autodérision avec un art consommé. Outre ses soixante-dix romans p

oliciers, il y a mieux et beaucoup plus savoureux que son autobiographie : ce sont ses aventures au Moyen-Orient qu’elle publia en 1946 pour répondre à tous ceux qui lui demandaient sans cesse comment elle avait vécu là-bas auprès de son deuxième mari.

Comment pouvait-elle imaginer, en effet, alors qu’elle voyageait pour la première fois à bord de l’Orient-Express en 1928, combien son existence allait être modifiée à jamais ? Elle laissait en Angleterre une enfance heureuse passée dans un manoir victorien du Devon, l’échec d’un premier mariage et une carrière littéraire déjà bien assise pour partir en Iraq à la découverte des champs de fouilles d’Our, invitée par les archéologues Leonard et Katherine Woolley. La romancière avait toujours été fascinée par l’Orient, à tel point qu’elle rendit de nouveau visite à ses amis l’année suivante.

Cette fois, les Woolley eurent l’excellente idée de la confier à un jeune archéologue prometteur, Max Mallowan. Ce dernier devint son cicérone, ils visitèrent ensemble la Chaldée et s’éprirent l’un de l’autre. Agatha était âgée de quarante ans, Max n’en avait que vingt-six, mais il la trouvait irrésistible d’intelligence, de charme et d’esprit, qualités qu’elle-même appréciait chez ce garçon si singulier qui n’avait jamais lu aucun de ses romans et n’était nullement impressionné par sa notoriété. Ils se marièrent avant la fin de l’année.

Commença alors une vie de voyage avec son époux. Ils travaillèrent essentiellement en Syrie et en Iraq, et Agatha l’accompagna avec joie dans ses pérégrinations. Elle continua à écrire ses propres ouvrages sur place tout en étant une assistante précieuse pour son mari. Elle prenait des photos, les développait, étiquetait les objets trouvés. (Pour dépoussiérer les plus fragiles elle utilisait une aiguille à tricoter et un pot de crème pour le visage !).

L'auteur vu par l'éditeur

La Romancière et l’archéologue regroupe cinq saisons de fouilles entre 1934 et la fin des années 1930 avec toujours pour fil directeur une solide expérience de la nature humaine et un humour inoxydable, et ce quel que soit le sujet évoqué – la constipation des ouvriers ou les sous-vêtements d’un chauffeur. Rien n’échappe à Agatha Christie, depuis les dissensions opposant les diverses ethnies jusqu’au sort des femmes musulmanes. Notons que ces voyages lui inspirèrent trois de ses plus célèbres romans : Mort sur le Nil, Le Crime de l’Orient-Express et Meurtre en Mésopotamie.

 

DUCRET, Diane : « Femmes de dictateur »

Elles s'appellent Nadia, Clara, Magda, Jiang Qing, Elena, Catherine, Mira,…Ils s'appellent Lénine,

Mussolini, Staline, Hitler, Salazar, Mao, Ceausescu, Bokassa, Milosevic. Epouses, compagnes, égéries, admiratrices, elles ont en commun d'être à la fois amoureuses et triomphantes, trompées et sacrifiées, parfois jusqu'à la mort. A leurs hommes cruels, violents et tyranniques, elles font croire qu'ils sont beaux, charmeurs, tout puissants. Car la sexualité est l'un des ressorts du pouvoir absolu, et les dictateurs ont besoin d'enrôler les femmes dans leurs entreprises de domination. Diane Ducret raconte par le menu les rencontres, les stratégies de séduction, les rapports amoureux, l'intervention de la politique, et les destinées diverses, souvent tragiques, des femmes qui ont croisé le chemin et passé par le lit des dictateurs.

Biographie de l'auteur

Ancienne élève de la Sorbonne et de l'Ecole normale supérieure, Diane Ducret est auteur de films documentaires culturels et animatrice d'émissions dédiées à l'histoire.

 

CORRESPONDANCE

 

APOLLINAIRE, Guillaume : « Lettres à Lou »

" Lyon-Vaise, 4 avril 1915. Jour de Pâques. Six heures du soir. Mon petit Lou très chéri. Je t'écris sans savoir si même je dois t'écrire et si mes lettres te font plaisir. Nous sommes en gare de Lyon-Vaise. Je t'écris sur mon sac individuel. Il paraît que nous allons non en Argonne mais à Mourmelon-le-Petit dans le groupe de 90 de la 38 ème 43 e batterie qui a été amochée. Dès que j'ai su que définitivement t'étais plus à moi, en ai eu un peu de peine, peut-être même beaucoup. Je suis fidèle comme un dogue ai-je écrit dans Alcools et tu aurais dû te douter que tout ce que je disais de te tromper n’était pas vrai. Pour le moment, je préfère mourir et ferai tout pour cela. Si pas possible, on verra. " Cette nouvelle édition est augmentée de plusieurs lettres restées longtemps inédites.

 

 

 

GUITRY, Sacha : « Correspondance de Paul Roulier-Davenel »

Cette œuvre totalement inconnue, écrite en 1909, à 25 ans, fut publiée d'abord sous forme de chroniques dans le journal comoedia... Au lecteur candide qui risquerait de donner dans le panneau, nous nous devons de dire que tout est faux dans ce livre. Oui, toutes ces lettres, les préfaces successives, la liste des ouvrages "du même auteur", les passages censurés, l'index des noms cités, et même les fautes d'orthographe, tout cela est faux... Tout, sauf le talent du véritable auteur, Sacha Guitry lui-même, son sens inné du rire, son inépuisable invention comique, son goût des femmes, son amour fou du théâtre, cette petite planète qui tourne jour et nuit autour de la nôtre, nous permet de la mieux comprendre, et la rend plus habitable

 

 

HISTOIRE

 

DUCHENE, Jacqueline : « Françoise de Grignan ou le mal d’amour »

Tout le monde connaît Mme de Sévigné. Personne ne parle de Françoise de Grignan, sa fille qui écrivit elle-même à son mari d'admirables pages d'amour. Il faut lire la célèbre correspondance pour mesurer le poids écrasant d'un amour maternel excessif et indiscret qui utilise supplications et pressions, ruse même, pour faire venir la bien-aimée à Paris, l'y garder jalousement et l'arracher à la Provence où la retiennent pourtant mari, enfants, devoirs. Françoise était la troisième femme d'un mari qui avait presque l'âge ... Lire la suite de sa mère, beaucoup d'esprit et de charme, un grand nom et des dettes immenses. Elle s'appliqua avec résolution à sa tâche harassante d'épouse du représentant du Roi dans la plus importante province de France. Son comportement avec ses deux belles-filles et les trois enfants qui lui restèrent des six qu'elle mit au monde montre son dévouement et sa tendresse maternelle, moins envahissante mais non moins passionnée que celle de Mme de Sévigné. Ces tensions, ces devoirs ou ces affections qui l'accablèrent toute sa vie avec excès, Françoise les vécut avec excès, même si elle donna par maladresse, ou voulut donner d'elle, une image froide qui la défendit de sa trop grande sensibilité. Son corps traduisit en des maux fluctuants, incessants, le trouble et les passions de son âme. Farouchement désireuse d'aimer et d'être aimée, Françoise de Grignan fut souvent trop aimée ou mal aimée, et ce mal retentit profondément en elle jusqu'à lui en faire une blessure mortelle.

 

MASSOUD, Sediqa : « Pour l’amour de Massoud »

Ce nom évoque l'homme qui a résisté dans les montagnes d'Afghanistan contre les soviétiques, puis contre les talibans. le héros assassiné par les extrémistes de l'islam, le 9 septembre 2001, deux jours avant les attentats du world trade center. Ce témoignage exceptionnel est celui de la femme que Massoud a aimée, épousée dans le plus grand secret, et avec qui il a eu six enfants. Elle a 17 ans lors de leur mariage, lui 34. Il l'appelle " pari ", " ange ". il l'a choisie parce qu'elle a grandi dans la guerre, et qu'elle saura vivre sa vie de résistance. On découvre un Massoud qui rentre parfois brisé par les combats, et qui parle la nuit durant à sa femme pour se libérer des tensions. Un homme qui rêve de voir son pays enfin en paix, et aussi un passionné de poésie et de littérature, adorant ses enfants. Dans ce cadre d'héroïsme permanent qu'est la guerre contre plus fort que soi, l'histoire d'amour de Massoud et Sediqa est bouleversante, parce qu'elle est secrète, toujours en danger, et qu'elle s'inscrit forcément dans l'histoire internationale.

Sediqa Massoud nous révèle ici la face cachée d'un grand chef de guerre, visionnaire, épris de liberté, que le monde entier respecte et dont la vie personnelle reste à ce jour un mystère.

 

HATZFELD, Jean : « La stratégie des antilopes »

Un matin brûlant de mai 2003, une file de prisonniers franchit les portes du pénitencier de Rilima, en chantant des alléluias. Ces anciens tueurs rwandais viennent d’être libérés, à la surprise de tous, notamment des rescapés qui les regardent s’installer à nouveau sur leurs parcelles, à Nyamata et sur les collines de Kibungo ou Kanzenze.

 

GREGORY, James : « Goodbye Bafana »

Le livre qui a inspiré le film de Bille August. Lorsque James Gregory, jeune gardien de prison assigné à la surveillance d'un groupe d'activistes noirs au pénitencier de Robben Island, a vu Nelson Mandela pour la première fois, il le haïssait de toutes ses fibres. Et pourtant, c'est une amitié profonde, unique, qui est née entre eux. Enfant, James avait grandi dans une ferme africaine, avec l'horizon pour limites, et un jeune Zoulou comme ami et compagnon de jeu. Mais à l'âge adulte, dressé par des années d'apprentissage à l'apartheid, il avait la haine au cœur pour ceux qui n'étaient pas de sa couleur. Goodbye Bafana raconte comment sa rencontre avec Mandela - son prisonnier devenu son ami, l'homme qui lui a appris à voir le monde autrement qu'en noir et en blanc - a changé sa vie. Il dit comment ils en sont venus à partager les mêmes peines et les mêmes drames, les mêmes bonheurs volés - et le même idéal. Il dresse de Mandela un portrait émouvant, inoubliable. Il donne à cette amitié sa dimension d'aventure personnelle et humaine aussi bien que de symbole universel.

 

 

SCIENCE FICTION

 

BANKS,Iain Menzies : « Une forme de guerre »

Horza est un Métamorphe, un des derniers survivants de cette variété de l'espèce humaine qui peut modifier sa forme à sa guise. Et il est engagé dans une croisade personnelle contre la Culture. Son combat, comme celui de Balveda, l'envoyée de la section Circonstances Spéciales de la Culture, n'est qu'une escarmouche insignifiante sur la toile de fond de la guerre qui oppose la Culture et les Idirans. Une guerre qui embrase la Galaxie. Une guerre inexpiable comme toute guerre de Religion. Une guerre où aucun compromis n'est possible, qui se soldera par la victoire d'un seul camp. Celui des Idirans, qui veulent soumettre à leur divinité tous les peuples de la Galaxie. Ou bien celui de la Culture, qui est parfaitement tolérante et qui, à ce titre, ne peut accepter aucune intolérance. lain M. Banks décrit dans Le Cycle de la Culture une immense société galactique, complexe, rusée, bigarrée, baroque et attachante, qui a déjà pris place dans les annales de l'Histoire du Futur aux côtés de Dune et d'Hypérion.

 

CRICHTON, Michael : « Next »

John Burnet, atteint d'un cancer, apprend que son médecin traitant a vendu ses cellules à un laboratoire de recherches en génétique. Le laboratoire les a brevetées... ainsi John n'est plus le propriétaire de ses propres cellules et le labo peut, quand il le désire, lui en prélever. Affolé, John disparaît. Le labo se tourne alors vers sa fille et son petit-fils, qui partagent son patrimoine génétique. Pions déshumanisés d'une bataille scientifique qui les dépasse, Alex et Jamie deviennent le gibier d'une chasse à l'homme terrifiante. Leurs alliés les plus inattendus dans ce monde où toutes les frontières de la morale et du bon sens sont transgressées sont Gérard, le perroquet qui se prend pour un homme, et Dave, le singe transformé en petit garçon. Deux de ces hybrides monstrueux dotés de raison et de sentiments qui, demain, peupleront peut-être nos villes. L'enjeu : le contrôle pharmaceutique des gènes de l'humanité et les millions de dollars qui vont avec. Les victimes : nous tous.

Nous pensions ce monde encore lointain ? Non, nous y sommes déjà ! Michael Crichton ne fait qu'anticiper de quelques années, de quelques mois, ce qui pourrait arriver. Lorsque les frontières du vivant deviennent floues et que la barrière des

Espèces est aussi facile à franchir qu'un tourniquet, cela donne Next : ce qui arrive quand la science devient science-fiction.

Bienvenue dans le monde cruel, délirant, dangereux des manipulations génétiques...

 

KLEIN, Gérard : « La loi du talion »

Lorsque deux téléphones sonnent en même temps, il n'y a pas, il n'y a jamais de coïncidence. Surtout lorsque deux voix promettent à Jérôme Bosch des avenirs très différents... Lorsqu'un éléphant vous tend une boule de papiers froissés, vous vient-il d'abord à l'esprit qu'il s'agit d'un message secret ? Lorsque les éclairs de mille soleils nucléaires ont fondu une ville, que reste-t-il sous les scories ? Sinon la vie dans un passé tout proche... Là où se pressent, sur une planète impossible, les ambassades de cinquante peuples stellaires jaloux et méfiants, quelle autre règle appliquer que La loi du talion ? Cautériser une planète, dans une zone de guerre, c'est la rendre à jamais inutilisable par l'ennemi. Mais que faire, si on s'est trompé, sinon tenter une Réhabilitation ? Etc. Voici onze nouvelles de Gérard Klein, dont une au moins a obtenu le Grand Prix de la Science-fiction Française. Devinez laquelle ? De toute façon, en les lisant, vous avez gagné.

 

BARKER, Clive : « Hellraiser »

Il avait enfin résolu le puzzle de la boîte de Lemarchand. Il se tenait sur le seuil d'un nouveau monde de sensations exacerbées. D'ici quelques instants, les Cénobites - qui ont passé l'éternité à la recherche de la sensualité ultime - seraient là. Ils allaient pouvoir lui révéler les secrets les plus sombres qui le transformeraient pour toujours. Mais avec les plaisirs les plus exquis viendront une douleur sans pareille. Afin d'échapper à ses tortionnaires, et de retourner dans son monde, il allait avoir besoin de l'aide de sa belle-sœur, Julia, la femme qui l'aimait. Mais par-dessus tout, il allait avoir besoin de sang...

Biographie de l'auteur

Clive Barker, né en 1952 à Liverpool, est l'un des plus grands artistes du domaine de l'horreur. C'est une industrie à lui tout seul avec ses livres, films, comics, tableaux et jouets fondés sur ses créations. Auteur des recueils Les Livres de sang, des romans Le Royaume des devins, Cabale, Le Voleur d'éternité ou Coldheart Canyon, et du cycle Abarat (illustré par des centaines de ses propres peintures), il a également réalisé les films Cabale Le Maître des illusions et Hellraiser, œuvre culte dont voici le récit original, inédit en français. Il a ainsi révolutionné l'horreur et, à ce titre, été immédiatement salué par Stephen King : " J'ai vu l'avenir de l'horreur, son nom est Clive Barker ".

 

ROMAN POLICIER

 

Jentz, Terri : « La nuit sauvage »

Jeunes et brillantes élèves de Yale, Terri et sa colocataire décident sur un coup de tête de tenter la traversée des États-Unis à vélo. La grande aventure commence, avec son lot d'imprévus, quand une nuit, près de la petite ville de Cline Falls, un inconnu roule sur leur tente puis tente de les achever à la hache. Cette agression sanglante et le miraculeux rétablissement des deux filles font les gros titres des journaux : le forcené, lui, n'est jamais retrouvé. Dans les années 90, devenue scénariste à New York, Terri décide de retourner à Cline Falls sur les traces de son passé. Elle y fait une découverte extraordinaire : les habitants connaissent l'identité de l'agresseur, qui vit toujours dans les parages. Parviendra-t-elle à le faire payer ? À la fois document choc et thriller haletant, La Nuit sauvage livre un fascinant portrait de psychopathe au sang froid et propose une réflexion subtile sur le traumatisme. Ce récit d'une puissance rare a été salué par de grands auteurs tels que Harlan Coben et Eve Ensler.

Biographie de l'auteur

Née en 1957, Terri Jentz est scénariste. Elle vit à Los Angeles où elle s'occupe d'associations pour les droits des femmes. La Nuit sauvage, dont l'adaptation cinématographique est en cours d'écriture, est son premier livre.

 

RECITS DE VOYAGES

 

RIEGEL, Caroline : « Du Baïkal au Bengale » tome 1 et tome 2

Soifs d'Orient est le premier des deux tomes qui retracent le périple de Caroline Riegel en Asie : vingt-deux mois du lac Baïkal jusqu'à Bangkok. Avec une assurance rieuse, elle nous entraîne dans une aventure exceptionnelle.

Biographie de l'auteur

Caroline Riegel, diplômée en France et en Allemagne, a travaillé un an aux Etats-Unis avant de suivre la construction d'un barrage dans la Montagne noire, puis un second au Gabon. Le parcours de cette passionnée de montagne et de photographie est avant tout motivé par une intarissable soif de rencontres et de partage.

 

SANAHUJAS, Simon : « Sur la piste de Tarzan »

Sur la piste de Tarzan est un récit illustré de nombreuses photographies, des étonnantes pérégrinations de deux Français partis explorer le Gabon sur les traces du légendaire héros d'Edgar Rice Burroughs.

Durant plus d'un mois, ce livre suit leurs pas dans les recoins les plus improbables d'un pays oublié des voyageurs, côtoyant les populations de gorilles du Moukalaba-Doudou et arpentant les vastes et désertes plages de l'Afrique Centrale, traversant forêt équatoriale, lagunes et rivières, avec toujours cette curieuse idée en tête : et si la légende de Tarzan se révélait finalement bien réelle?

 

ESSAI

 

TODOROV, Tzvetan : « La littérature en péril »

Une conception étriquée de la littérature, qui la coupe du monde dans lequel on vit, s'est imposée dans l'enseignement, dans la critique et même chez nombre d'écrivains. Le lecteur, lui, cherche dans les oeuvres de quoi donner sens à son existence. Et c'est lui qui a raison.

 

 

 

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Published by mairie de puget - dans Bibliothèque Municiaple
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