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PUGET-SUR-DURANCE

84360

Département de Vaucluse

Arrondissement d'Apt

Canton de Cadenet

Communauté de Communes 

des Portes du Luberon

712 habitants

43° 45" 21' Nord

5° 16" 11' Est

 

Agenda

 

 

 

 

 

VIDE GRENIER ETE ENFANT

Samedi 10 juin 2017

Journée

Salle des Fêtes

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FETE DE LA MUSIQUE

Mercredi 21 juin

Extérieur

(Infos à venir)

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LES IMPREVUS # 2

(Concerts chorales)

Samedi 8 juillet

18h00

Temple /Salle des fêtes

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FETE VOTIVE

Vendredi 21 juillet

Samedi 22 juillet

Dimanche 23 juillet

Extérieur

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Informations diverses

plandepuget

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Calendrier annuel des périodes

d'incinération des végétaux 

  14325-1-copie-1

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Nouveaux horaires des déchèteries.

 

  4146-1

 

 

 

Bienvenue sur le blog de la Mairie de PUGET-SUR-DURANCE.

Vous pourrez accèder à toutes les informations concernant la Mairie , aux compte-rendus des réunions des différents Conseils Municipaux

et à toutes les décisions prises par votre nouvelle Municipalité.

Vous pouvez poser vos questions en faisant "ajouter un commentaire" et il vous sera répondu dans les cinq jours au même endroit.

Vos commentaires sont également les bienvenus.


Bonne visite !

Ouvertures et Permanences

 

Ouvertures de la Mairie

 

 

Nathalie et Manue vous recevront les :

 

Lundi de 9h à 12h30 et de 14h à 17h30

Mardi  de 14h à 17h30

Mercredi de 9h à 12h

Jeudi de 9h à 12h30

Vendredi de 9h à 12h30 et de 14h 17h30

Samedi de 9h à 12h

 


Permanences du Maire

 
sur rendez-vous .

 

Votre nouvelle équipe

 



Maire : Alain Sage

Premier adjoint : Jean-Daniel Duval

Deuxième Adjoint  : Danielle Faidy

Troisième Adjoint  : André Capanni

 

Quatrième Adjoint : Alain Blancheton

Conseillers Municipaux :

Jean-Claude Aoustin

Suzanne Bouchet
Christine Charbonnier

Nathalie Clausells
Christelle Fernandez

Gilbert Guérin
Sylvain Meyssard
Michèle Moulinet
Cathy Prost
Jean-Marie Scano

10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 13:08

La bibliothèque municipale de Puget est ouverte à toutes et à tous ,en plus du samedi matin , le lundi de 16h30 à 18h30.

 

 

Bibliothèque Municipale de Puget

 

Coup de Projecteur N° 55

Livres empruntés au Bibliobus du 12 Mai 2011

 

 

 

ROMANS

 

ALCOOT, Louisa May : « Secrets de famille »

Après avoir mis en scène dans «  Derrière le masque » une femme avide de pouvoir et sans scrupules qui parvient à ses fins grâce à un stratagème, Louisa May Alcott nous introduit ici dans une famille déchirée par des secrets inavouables. Pris dans un imbroglio de tromperies en cascade dont ils sont à la fois les instigateurs et les victimes, la narratrice et le héros louvoient entre haine, désir de vengeance, folie et suicide. Mais jouer avec la confiance d'autrui mène plus loin qu'on ne le croit. Et, contrairement aux idées reçues, l'amour n'est pas toujours salvateur : il peut parfois se transformer en piège fatal...

 

 

ANCHEE, Min : « Souveraine »

Veuve de l'empereur de Chine, Orchidée assure l'éducation de son fils, le jeune prince Tongzhi. Sa tâche n'est pas simple car elle doit louvoyer entre les manigances de la corégente, Nuharoo, l'ambition du prince Kung, les révoltes des musulmans dans les lointaines provinces et les exigences croissantes des Occidentaux. Sa mission devient d'autant plus délicate que Tongzhi meurt bientôt, victime de la débauche. Le fils adoptif et neveu d'Orchidée monte alors sur le trône sous le nom de Guangxu. Dotée d'une volonté de fer, l'impératrice est acculée à prendre parfois des décisions impitoyables, souvent mal comprises, mais toujours destinées à préserver la grandeur de l'Empire du Milieu. La vie tumultueuse et le destin tragique de Tseu-Hi, l'impératrice Orchidée, sonnent ainsi le glas d'une Chine millénaire.

Biographie de l'auteur

Née à Shanghai en 1957, Anchee Mina a commencé une carrière de comédienne avant d'émigrer aux États-Unis en 1984. Son autobiographie sous la tyrannie maoïste, L'azalée rouge, publiée chez .J'ai lu, a été un best-seller. Après La concubine, elle poursuit sa saga riche en rebondissements et fondée sur des événements authentiques.

 

 

 

 

AUEL, Jean M : « Enfants de la terre » (tome 6) «  Le pays des grottes sacrées »

La petite orpheline Cro-Magnon recueillie par une tribu Neandertal a fait bien du chemin depuis Le Clan de l'Ours des Cavernes, le premier tome de ses aventures publié il y a maintenant trente ans. Ayla vient de mettre au monde une petite fille

prénommée Jonayla, et a été peu à peu adoptée par les membres de la Neuvième Caverne, le clan de son compagnon Jondalar. A tel point que la Zelandoni, guérisseuse et chef spirituel de la Neuvième Caverne, la choisit pour lui succéder un jour. Pour parvenir à cette fonction, Ayla suit pendant plusieurs mois la grande prêtresse. Son initiation passe notamment par la visite des nombreuses grottes ornées de la région, l'occasion pour l'apprentie Zelandoni de découvrir des sites magnifiquement décorés, dont elle apprend à comprendre le sens. Cette formation, jalonnée de rites de passage, n'a rien d'une promenade de santé, et Ayla devra franchir bien des obstacles avant de devenir Zelandoni. Saura-t-elle trouver un équilibre entre ses obligations de jeune mère et d'épouse et les exigences de son apprentissage ? L'amour de Jondalar et d'Ayla résistera-t-il à tant d'épreuves ?

Biographie de l'auteur

En 1977, alors âgée de quarante ans, l'Américaine Jean Auel décide de quitter son emploi, un poste à responsabilité dans une entreprise d'électronique. En attendant d'obtenir un travail plus stimulant, cette mère de cinq enfants se met à écrire une nouvelle consacrée à une femme de la préhistoire. Ainsi naît Ayla, l'héroïne des " Enfants de la Terre ", une formidable saga préhistorique qui s'est à ce jour vendue à plus de 45 millions d'exemplaires à travers le monde.

 

AUSTER, Paul : « Seul dans le noir »

“Seul dans le noir, je tourne et retourne le monde dans ma tête tout en m’efforçant de venir à bout d’une insomnie, une de plus, une nuit blanche de plus dans le grand désert américain.” Ainsi commence le récit d’August Brill, critique littéraire à la retraite. Contraint à l’immobilité par un accident de voiture, il s’est installé dans le Vermont chez sa fille Miriam, qui ne parvient pas à guérir de la blessure que lui a infligée un divorce pourtant déjà vieux de cinq ans. Elle vient de recueillir sa propre fille, Katya, anéantie par la mort en Irak d’un jeune homme avec lequel elle avait rompu, précipitant ainsi, du moins le croit-elle, le départ de ce dernier pour Bagdad… Pour échapper aux inquiétudes du présent et au poids des souvenirs, peu glorieux, qui l’assaillent dans cette maison des âmes en peine, Brill se réfugie dans des fictions diverses dont il agrémente ses innombrables insomnies. Cette nuit-là, il met en scène un monde parallèle où le 11 Septembre n’aurait pas eu lieu et où l’Amérique ne serait pas en guerre contre l’Irak mais en proie à une impitoyable guerre civile.

 

BAKER, Nicholson : « Une boîte d’allumettes »

Prenez un rédacteur médical de quarante-quatre ans en pleine crise existentielle, placez-le tous les matins, « à l’heure où l’aube noircit la campagne », face à ses pensées et à l’âtre de sa petite maison perdue dans les frimas de l’hiver, ajoutez-y l’évocation tendrement triste de sa famille, les mille et un objets domestiques qui encombrent son esprit et son intérieur bourgeois, les souvenirs pseudo-nostalgiques de sa jeunesse sans relief, un chat, une cane domestique, et même quelques ratons-laveurs… ne reste plus alors qu’à craquer une allumette au début de chacun des trente-trois chapitres pour voir s’animer à la lueur incertaine de la flamme tout le drôle de petit monde ainsi créé par Nicholson Baker pour son anti-héros.

 

BENCHLEY, Robert : « Le supplice des week-ends »

Dans la préface qu'il a rédigée pour ce choix de textes humoristiques écrits par Robert Benchley au cours de sa féconde carrière dans les plus célèbres revues de son temps - Vanity Fair et The New Yorker -, le propre fils de l'auteur nous prévient: Il faut lire ce recueil avec précaution, tout au moins "à dose homéopathique". Membre du célèbre Round Table de l'hôtel Algonquin, qui réunissait les esprits les plus brillants de l'époque (Dorothy Parker, lames Thurber entre autres), Robert Benchley se montre ici digne de ses pairs et peut-être même leur maître à tous dans le registre du nonsense où il déploie une insolence glacée ainsi qu'un sens du coq-à-l'âne et de la logique (souvent inversée) qui ont peu d'équivalents dans la littérature universelle. Benchley, on adore ou on déteste, impossible en revanche de rester indifférent à cette sorte de philosophie de la vie qui nous prend à contre-pied. Avec modération? C'est à voir: Benchley, c'est aussi un antidote contre tous les supplices de la vie quotidienne.

 

BOYLE,Thomas Coraghessan : « Le cercle des initiés »

1956 : Le professeur Kinsey, auteur du célèbre "Rapport sur la sexualité des hommes" (1948), "et des femmes" (1953), meurt prématurément d'une crise cardiaque. Partant d'une récente biographie de Kinsey, Boyle invente le personnage de Milk, l'étudiant innocent, "coincé", encore puceau, qui sera toute sa vie l'assistant du professeur. A travers ses mémoires, le lecteur entre dans le "cercle d'initiés" avec lequel Kinsey a effectué ses recherches. Etaient-ils engagés dans une quête scientifique sérieuse, manipulés par le gourou Kinsey, ou avaient-ils viré à la débauche?

De scènes de sexe décrites avec une précision clinique en crises conjugales et en relations humaines ambiguës, cette satire de l'Amérique puritaine des années 1940 donne à réfléchir sur les compromis nécessaires à l'ordre social.

Biographie de l’auteur

Tom Coraghessan Boyle anime, depuis 1978, des ateliers d'écriture à l'Université de South Carolina. Chez Grasset, il est l'auteur de plusieurs recueils de nouvelles, ainsi que de nombreux romans dont America (1997, Prix Médicis étranger) et D'amour et d'eau fraîche (2003).

 

BUKOWSKI,Charles : « Contes et nouvelles »

" Lisons, relisons cet aveu d'Henry Chinaski, le double, voire le jumeau, de Bukowski : "Écrire n'avait jamais été un travail pour moi. Aussi loin que remontaient mes souvenirs, ça s'était toujours déroulé de la même façon : mettre la radio sur une station de musique classique, allumer une cigarette ou un cigare, ouvrir une bouteille. La machine à écrire faisait le reste. Il me suffisait d'être là. Tout ça me permettait de continuer quand la vie elle-même avait peu à m'offrir, quand elle virait au film d'horreur. Il y avait toujours la machine pour m'apaiser, me parler, me divertir, me sauver. Dans le fond, c'est pour ça que j'écris : pour sauver ma peau, pour échapper à la maison de fous, à la rue, à moi-même." Voilà qui est parler net. Chinaski-Bukowski ne ramène pas l'écriture à l'observance d'hypothétiques règles du beau. Il ne court pas après la forme, il l'incarne. Sur la table, il n'y a que sa peau. "

Biographie de l'auteur

Charles Bukowski, Hank pour ses amis, est né en 1920 à Andernach, en Allemagne. Il est mort à San Diego (Californie) le 9 mars 1994. Tour à tour postier, magasinier, employé de bureau, Bukowski, venu tard à la littérature, est aujourd'hui un écrivain reconnu dans son pays comme le successeur d'Hemingway et de Kerouac.

ELLIS, Mary Relindes : « Wiskonsin »

La famille Lucas vit dans le nord du Wisconsin, belle terre oubliée peuplée d'ouvriers européens immigrés et d'Indiens Ojibwés. John, violent et alcoolique, passe son temps dans les bars, quand il ne s'acharne pas sur sa femme et ses enfants. L'aîné, James, lassé des frasques paternelles, s'engage pour le Vietnam. Il ne reviendra pas, laissant son jeune frère Bill à ce sombre quotidien. Seuls les Morriseau veillent de loin et le soutiennent pendant le périlleux passage de l'enfance à l'âge d'homme. Mais au cœur de cette nature immuable et splendide qui panse les blessures et apaise les peurs, ce qui reste d'amour donne doucement la force de survivre

 

FAULKNER, William : « L’arbre aux souhaits »

Tout est possible un jour d'anniversaire. Ainsi la jeune Dulcie se réveille-t-elle un matin pour découvrir un petit rouquin qui lui promet monts et merveilles : un poney, un cirque, un château et, comble de la magie, un Arbre aux Souhaits ! Non seulement un arbre dont les feuilles prennent la couleur du souhait de chacun, mais un arbre qui exauce les vœux de tous, pour de vrai...

Biographie de l'auteur

William Faulkner est l'un des écrivains les plus représentatifs de la littérature américaine. Né le 25 septembre 1897 à New Albany, dans le Mississippi, il interrompt ses études au début de la Première Guerre mondiale, s'engage dans l'aviation canadienne, gagne l'Angleterre où il est affecté dans la Royal Air Force et est blessé en France dans un accident de vol. De retour aux Etats-Unis, il publie, en 1919, son premier poème, intitulé " L'Après-midi d'un faune " et exerce divers métiers avant de se consacrer à l'écriture ; il est ainsi successivement peintre en bâtiment, facteur, libraire, charpentier. Son premier recueil de vers est imprimé en 1924 ; son premier roman, Monnaie de singe, paraît en 1926. Mais c'est Le Bruit et la Fureur (1929) et surtout Sanctuaire (1931) qui le révèlent au grand public. Désormais les romans s'enchaînent : Tandis que j'agonise (1930), Lumière d'août (1932), Pylône (1935), Absalon ! Absalon ! (1936), Descends, Moïse (1942)... En 1949, il reçoit le prix Nobel de littérature. L'Arbre aux souhaits, écrit vers 1927, n'a été publié qu'en 1967, cinq ans après la mort de son auteur.

 

FAULKNER, William : « Les Snopes »

Les convulsions que subit le comté de Yoknapatawpha, Mississippi, se propagent à partir d'une horde d'intrus rusés et opportunistes, les Snopes, ces canailles de petits blancs sans foi ni loi, dont l'ascension et la multiplication mettent en péril l'identité du Sud. Une fois l'onde de choc appréciée à sa juste mesure, le vieux Sud sort de sa léthargie et relève le gant. Une guerre inavouée, pernicieuse et sauvage, sorte de pendant de la guerre de Sécession.

 

FITZGERALD, Francis Scott : « Gatsby »

Dans le Long Island des années vingt, la fête est bruyante et la boisson abondante. Surtout chez Jay Gatsby. Aventurier au passé obscur, artiste remarquable par sa capacité à se créer un personnage de toute pièce, Gatsby, figure solaire par son rayonnement, lunaire par le mystère qu'il génère, est réputé pour les soirées qu'il donne dans sa somptueuse propriété. L'opulence, de même que la superficialité des conversations et des relations humaines, semblent ne pas y avoir de limites. C'est pourquoi l'illusion ne peut être qu'éphémère.

Parmi les invités de cet hôte étrange se trouve Nick Carraway, observateur lucide qui seul parvient à déceler une certaine grandeur chez Gatsby, incarnation de multiples promesses avortées. Ce roman visuel qui se décline dans des tons d'or, de cuivre et d'azur, s'impose également comme la chronique d'une certaine époque vouée, telle la fête qui porte en elle son lendemain, à n'être magnifique que le temps d'un air de jazz.

 

GABALDON,Diana : «Une affaire privée »

Londres, 1757. Par une belle matinée de la mi-juin, John Grey émerge de son club de gentlemen, le Beefsteak, en plein désarroi. Jeune aristocrate et haut gradé de l'armée de Sa Majesté britannique, il vient d'assister à une scène on ne peut plus " shocking "... Ses efforts pour éviter un scandale susceptible de détruire sa famille sont toutefois interrompus par une affaire plus urgente encore : la Couronne le charge d'enquêter sur le meurtre brutal d'un compagnon d'armes, soupçonné de haute trahison. Contraint de mener de front les deux investigations, le major Grey se trouve emporté dans un réseau de traîtrises politiques et sentimentales qui touche toutes les strates de la société... et menace tout ce qui lui tient à cœur. Des lupanars sordides du monde de la nuit aux salons d'apparat de la noblesse en passant par les entrepôts de la puissante Compagnie des Indes orientales, lord John se lance sur la piste d'un mystérieux valet de pied et d'une non moins intrigante femme en robe de velours vert...

Biographie de l'auteur

Auteur du " Cercle de pierre ", la grande saga entamée avec Le Chardon et le Tartan, Diana Gabaldon signe avec Une affaire privée le premier volet d'une envoûtante trilogie historique, où elle révèle un don certain pour l'énigme policière à l'anglaise, sans oublier les grandes passions amoureuses.

 

GESSEN, Keith : «La fabrique des jeunes gens tristes »

A chacun sa génération perdue. Après les "jeunes gens tristes" de Scott Fitzgerald et les trentenaires survoltés de Jay McInerney, voici Mark, Sam et Keith, les anti-héros du premier roman de Keith Gessen. Mark termine une thèse sur les mencheviks et consulte des sites pornographiques. Sam rêve d'écrire le " grand roman sioniste " mais perd beaucoup de temps à vérifier sa popularité sur Google. Keith soutient la candidature d'Al Gore. Tous trois possèdent le charme propre aux jeunes gens que leurs brillantes études ont condamnés à une lucidité aussi précoce qu'inutile. Touchants, exaspérants, irrésistibles, ces trois garçons sont les protagonistes d'une nouvelle éducation érotique et sentimentale. L'on ne saurait trop remercier l'auteur d'avoir pris le parti de la légèreté contre celui, si prévisible, de la gravité. Keith Gessen n'hésite pas à bousculer les vaches sacrées de l'avant-garde officielle, en lançant au passage quelques pétards sur les grognards de la gauche intellectuelle américaine, en toute injustice. Avec ce roman en forme de comédie, il rejoint d'emblée le peloton de tête d'une jeune littérature anglo-saxonne à l'esprit mordant.

Biographie de l'auteur

Keith Gessen est né en Russie et a grandi dans le Massachusetts. Contributeur régulier du New Yorker et du New York Times, il est l'un des fondateurs de la revue littéraire n + 1, qui mélange critique littéraire, analyse politique et fiction.

 

GOWAN, Lee : « Jusqu’au bout du ciel »

Marié, père de famille, le jeune Sam McMahon dirige une agence bancaire dans une petite ville de l'Ouest canadien. Homme de goût, il apprécie les costumes italiens de marque et adore l'opéra. Sam a tout l'air d'avoir " réussi " sa vie... Jusqu'au jour où sa femme le quitte pour son propre frère, qui a repris la ferme familiale. Surgit alors l'ombre de son grand-père, dont il porte le prénom, mort tragiquement l'année de ses neuf ans... Deux voix, celles du grand-père et du petit-fils, tissent un récit doux-amer auquel se mêlent un jeune couple indien, égaré dans une tempête de neige à bord d'une voiture volée, et une Asiatique chargée des repérages sur le dernier film d'un grand cinéaste américain... Avec un style élégant, un sens de l'espace étonnant, et grâce à de formidables personnages, Lee Gowan, l'un des meilleurs jeunes écrivains canadiens, réussit un roman original et complexé, tout à la fois poignant et drôle.

 

GRAYSON, Emily : « Les amants du belvédère »

Une fois par an, l'amour est au rendez-vous. Chaque 27 mai au crépuscule, un homme et une femme se retrouvent dans le square d'une petite ville non loin de New York. Tous les ans, ils fêtent leur rencontre, après s'être juré l'un à l'autre de rester fidèles à leur passion de jeunesse. Une passion brûlante et secrète qui pourtant les sépare depuis si longtemps... Au-delà des espoirs et des illusions de l'amour fou, ce roman nous entraîne, entre Paris, Londres et Florence, dans un voyage à travers le temps et les sentiments.

 

GREER, Andrew Sean : « Histoire d’un mariage »

Pearlie pense vivre un bonheur paisible. En 1949, à San Francisco, elle a retrouvé et épousé Holland Cook, son amour d'adolescence. Holland a survécu à la guerre et refuse d'en parler. Une chose est certaine: il n'est plus le même... Le passé ressurgit le jour où un homme d'affaires, Charles Drumer, s'immisce dans la vie du couple et propose à Pearlie un étrange marché.

Biographie de l'auteur

Né en 1969 à Washington, Andrew Seau Greer commence très tôt à écrire. Il vit à San Francisco. Il est également l'auteur des Confessions de Max Tivoli, disponible en Points.

 

GRISHAM, John : « Le dernier match »

John Grisham abandonne le thriller le temps d’un court roman. Une histoire poignante d’humanité et un hommage au sport dans la veine de Million Dollar Baby.

Eddie Rake va mourir. Pendant trente ans il a été le coach de l’équipe de foot du lycée de Messina, petite ville du Sud des États-Unis. Tandis que la nouvelle de son agonie se répand, les joueurs qu’il a entraînés au cours de sa longue carrière reviennent dans la ville en prévision des funérailles. Dans le stade vide de Messina où ils ont jadis connu la gloire, Nelly, Nat, Jesse et les autres se retrouvent pour attendre ensemble la dernière heure de leur coach. Ils se souviennent alors de leurs belles années… qui furent aussi les plus dures de leur vie. Et la question soudain surgit : faut-il aimer ou haïr Eddie Rake ? Lui doivent-ils le meilleur ou le pire de leur existence ?

Neely a cru qu’il deviendrait un grand joueur professionnel ; mais une blessure au genou en première année de fac l’a renvoyé à l’obscurité dont il était sorti trop jeune. De retour à Messina pour la première fois depuis l’accident, il se demande s’il doit pardonner à Eddie Rake d’avoir instrumentalisé sa jeunesse… Autour de lui, il y a Nat, le seul homosexuel avoué de Messina, le premier à avoir compris l’humanité qui se cache sous les méthodes de tortionnaire de Rake ; Jesse, qu’on va sortir du pénitencier où il purge ses vingt ans de prison pour lui permettre d’assister aux obsèques de son coach ; ou encore Mal, qui se rappelle avoir appliqué l’enseignement d’Eddie Rake pour survivre au Vietnam. Pendant ces quelques heures passées dans le stade vide, les héritiers d’Eddie Rake seront tous transformés par ce " dernier match "…

 

Biographie de l'auteur

Né en 1955, John Grisham a commencé par exercer la profession d'avocat. Passionné d'écriture, il écrivait à ses heures perdues. Avec La Firme, parue en 1991 et vendue à des millions d'exemplaires, il rencontra son premier grand succès. Depuis, L'Affaire Pélican, le Couloir de la Mort, Le Maître du jeu, L'Associé, La Loi du plus faible, Le Testament, L'Héritage, La Transaction, Le Clandestin (tous publiés chez Robert Laffont) ont déclenché le même enthousiasme auprès d'un nombre de plus en plus impressionnant de lecteurs.

 

HA JIN : « La mare »

Dans une petite commune industrielle du nord de la Chine, peu avant la mort de Mao, Shao Bin est ajusteur à l'usine d'engrais. Sa jolie femme Meilan et lui s'entassent avec leur fille de deux ans dans une pièce unique. Il attend avec impatience la liste de ceux à qui seront alloués les nouveaux appartements du Parc des Travailleurs. Quand la liste paraît, stupeur ! son nom ne figure pas, malgré son mérite et son ancienneté. Il se plaint aux dirigeants de la commune qui l'envoient promener. Fou de rage, Bin qui est aussi calligraphe et peintre amateur de talent, envoie au journal local une caricature signée dont la légende accuse les supérieurs de favoritisme et de corruption. Mais ce n'est qu'un début : d'autres dénis de justice et abus de pouvoir des cheffaillons lui inspirent d'autres caricatures vengeresses qui surgissent dans les journaux ou sur les panneaux d'affichage de l'usine. Et le litige s'envenime, porté de plus en plus haut lieu…

Premier roman de Ha Jin superbement rythmé, cocasse , parfois truculent, La Mare est tout à la fois une fable émouvante à l'ironie brechtienne sur la morale et le pouvoir, sur des êtres simples, dignes, mais pleins de ressources face à des forces qui les oppriment, une étude subtile qui laisse aux personnages et aux situations leur ambiguïté, tandis que les évocations pointillistes de la nature aux quatre saisons lui confèrent la grâce des estampes chinoises.

L'auteur vu par l'éditeur

Né en Chine en 1956, Ha Jin a servi six ans dans l'armée populaire de libération avant de quitter sa Chine natale pour les Etats-Unis en 1985 grâce à une bourse. Fait remarquable : après des études à Brandeis University, il a choisi la langue anglaise pour écrire deux volumes de poèmes, trois recueils de nouvelles et trois romans remarqués. Le deuxième, La longue attente (Seuil, 2002), couronné par le National Book Award, le PEN/Faulkner Award, finaliste du Pulitzer Prize, fait l'objet d'une adaptation cinématographique par Peter Chan (cf Tigre et Dragon et Le roi et moi). Le Seuil publie simultanément son premier roman, La mare, et son troisième, La démence du sage. Ha Jin vit dans le Massachusetts et enseigne l'anglais à l'université de Boston.

 

JAMES, Henry : « La maîtresse de M Briseux » et sept autres nouvelles.

La France a été une référence majeure pour Henry James durant toute sa carrière. Il y fait son premier voyage hors des Etats-Unis, avec ses parents, à l'âge de deux ans. Il y retourne à treize ans, acquérant ainsi une parfaite connaissance du français. Puis il séjourne un an à Paris, en 1875, avant de s'installer définitivement à Londres. La France, pour lui, est le territoire des moeurs libres entre hommes et femmes, qui le séduisent tout en choquant sa nature puritaine. Sa toute première nouvelle, Une tragédie de l'erreur, est une sorte de comédie noire, se déroulant au Havre, autour d'une femme adultère et criminelle. Même s'il s'est souvent irrité que le sujet romanesque français par excellence soit l'adultère, la position de James à l'égard de l'" immoralité " des Français a changé au cours de sa vie, et il a fini par voir plus de dureté et même de cruauté dans la rigidité moraliste américaine.

 

LODATO, Victor : « Mathilda Savitch »

C'est l'Amérique des minutes de silence, des peurs irraisonnées, des enfants qui se déguisent en terroristes. Mathilda Savitch, adolescente en colère, déborde d'imagination sur les circonstances de la disparition d'Helene, sa soeur, écrasée par un train. Une imagination dont elle joue au quotidien, que ce soit pour torturer son chien bien-aimé ou pour attirer l'attention de ses parents aux yeux desquels elle se sent transparente. Cruellement inventive, Mathilda cherche sa place. L'auteur impose un style nerveux, mélange d'interrogations et d'affirmations péremptoires, d'innocence et de dureté, de naïveté et de perversité. Sans clichés ni complaisances.

Biographie de l'auteur

Victor Lodato, poète et dramaturge, vit entre l'Arizona et New York a reçu de nombreux prix pour ses pièces de théâtre. Mathilda Savitch, son premier roman, l'a fait remarquer par les éditeurs du monde entier.

 

MATHESON, Richard : « Journal des années de poudre »

Après plusieurs années durant lesquelles leurs routes ne se sont pas croisées, le journaliste Frank Leslie rencontre par hasard son ami Clay Halser dans un saloon. Clay est une véritable légende de l'Ouest, la presse l'a surnommé " le Prince des Pistoliers ". Il a survécu à la guerre de Sécession, a été hors la loi un temps, marshal fédéral ensuite, avant de sombrer dans le désespoir et le jeu. A peine âgé de trente ans mais usé jusqu'à la trame, Clay n'a plus rien d'un homme ; il ressemble à une créature de la nuit. Alors que Frank est sur le point de demander à son ami quels sont les événements qui l'ont vampirisé à ce point, celui-ci est assassiné, laissant derrière lui une femme qui ne le pleurera pas, une fille de trois ans et un journal - quelques cahiers qui décrivent la vie quotidienne d'un homme confronté à la violence, condamné à payer au. prix fort son entrée dans l'Histoire. Avec le Journal des années de poudre, fantastique western ou peut-être western fantastique, Richard Matheson dresse un portrait impitoyable de la conquête l'Ouest. Ici, les cow-boys sentent la poussière et le sang, et les armes à feu ne sont toujours pas d'une fiabilité à toute épreuve.

 

MOSBY, Katherine : « Sous le charme de Lillian Dawes »

"Il y a presque toujours dans la vie un moment clé, un point divisant le temps entre un avant et un après - un accident ou une histoire d'amour, un voyage ou peut-être un décès". Ainsi commence le récit que fait Gabriel, dix-sept ans, de l'été qui changea le cours de sa vie. Renvoyé du pensionnat, il s'installe à Manhattan chez son frère Spencer, qui a renoncé à la carrière diplomatique pour la bohème littéraire. Enivré par sa liberté toute neuve, Gabriel goûte aux plaisirs de la ville et croise le chemin de Lillian Dawes. Artiste ? Aventurière ? Espionne ? Cette jeune femme, indépendante et mystérieuse, est de celles qui enflamment l'imagination des hommes. Ni Spencer ni Gabriel ne sortent indemnes de cette rencontre...Servi par une prose raffinée, un roman d'apprentissage dans le New York des années 1950.

Biographie de l'auteur

Professeur à l'université de New York, Katherine Mosby collabore au New Yorker et à Vogue. Poète et romancière, elle est l'auteur de trois romans. Sous le charme de Lillian Dawes est le deuxième. Il a fait partie de la sélection 2002 du New York Tintes. Née à Cuba en 1957, elle vit aujourd'hui à New York.

 

ROTH, Philip : « Le complot contre l’Amérique »

Juin 1940 : Charles A. Lindbergh, l’aviateur héroïque adulé des Américains, est choisi par le parti républicain comme son candidat aux élections présidentielles face à Franklin D. Roosevelt. La nouvelle fait l’effet d’une bombe. Car le brillant aventurier est aussi un admirateur de l’Allemagne nazie et un antisémite notoire. Tout comme les autres familles juives de Newark, les parents du petit Philip (le narrateur, âgé de sept ans) sont atterrés. Car, déjouant tous les pronostics, Lindbergh, exploitant à fond le pacifisme américain, imposant son slogan « Lindbergh ou la guerre ! » devient en novembre 1940 président des États-Unis. Dès son arrivée à la Maison-Blanche, il s’empresse de signer un pacte de non-agression avec Hitler, puis avec le Japon. Les Juifs ne tardent pas, alors, à être considérés comme des indésirables au même titre que les Noirs, puis pire encore… Mais, entre certains membres de la communauté juive qui soutiennent la paix à tout prix prônée par Lindbergh et ceux qui osent entrer en dissidence, voire créer des « brigades internationales » anti-nazies qui partent combattre en Europe, le fossé va s’élargir jusqu’à la rupture…

Avec ce roman de politique-fiction où il procède par une accumulation de détails précis, d’autant plus convaincants qu’ils s’appuient sur des documents authentiques (comme l’hallucinant discours antisémite réellement prononcé par Lindbergh en 1941), Philip Roth dessine le portrait aussi juste que dérangeant d’une Amérique frileuse, préoccupée avant tout de sa sécurité, certes éprise de grands idéaux, de paix et de justice, mais prête à piétiner ses principes si elle le croit nécessaire. Une Amérique d’hier et aussi d’aujourd’hui, qui est peut-être, à en croire l’auteur, la véritable Amérique.

 

ROTH, Philip : « Un homme »

Un homme. Un homme parmi d'autres. Le destin du personnage de Philip Roth est retracé depuis sa première confrontation avec la mort sur les plages de son enfance jusque dans son vieil âge, quand les maux physiques l'accablent. Entre-temps, publicitaire à succès, il aura connu épreuves familiales et satisfactions professionnelles. D'un premier mariage, il a eu deux fils qui le méprisent et, d'un second, une fille qui l'adore. Il est le frère d'un homme sympathique dont la santé lui inspire de l'amertume et l'ex-mari de trois femmes qu'il a entraînées dans des mariages chaotiques. En fin de compte, c'est un homme qui est devenu ce qu'il ne voulait pas être. Ce roman puissant - le vingt-septième de Roth - prend pour territoire le corps humain. Il a pour sujet l'expérience qui nous est commune et nous terrifie tous.

 

ROTH, Philip : « La tache »

Portrait d'une Amérique à la fois profonde et proche. Voilà le dessein de Philip Roth. Un portrait brossé sans mise à quatre épingles et à travers la figure centrale d'un professeur d'université, Coleman Silk, juif et noir à la peau claire, âgé de soixante et onze ans, accusé à tort de racisme puis à qui l'on reproche d'entretenir une relation avec une femme de trente-quatre ans, illettrée et agent d'entretien. De quoi faire tache dans la bonne conscience américaine, dans les Berkshires, où "il reste des gens, des péquenots comme des universitaires, qui n'auront jamais le bon goût de renoncer à leurs vieilles valeurs pour se mettre au pas de la révolution sexuelle. Des pratiquants étriqués, des maniaques des convenances."

 

SINGER, Isaac Bashevis : « Shosha »

Varsovie, 1939. Pour la communauté juive de Pologne, le temps des dernières illusions est passé. Le drame qui se prépare va tout emporter, tout détruire. Le jeune Arele Greidinger - qui ressemble comme un frère à Isaac Bashevis Singer à vingt-cinq ans - fait comme tout le monde : il vit " comme si ". Comme si le succès était quelque chose d'important, comme si on pouvait encore tomber amoureux, comme si demain existait... Arele a publié un livre que tout le monde lit à Varsovie. Alors qu'il travaille sur une pièce, sa principale actrice, Betty, qui est américaine, lui propose de l'épouser. Mais Arele a retrouvé Shosha, une petite amie d'enfance qu'il n'avait jamais réussi à oublier. Enfantine, fragile - arriérée, disent certains - Shosha va incarner toute la pureté, la fraîcheur, l'innocence dont il rêvait sous ses allures de jeune Don Juan blasé. On retrouve dans ce roman l'univers familier d'Isaac Bashevis Singer ; peuplé de rabbis miraculeux, de sages et de fous, de savants talmudistes et de jeunes révolutionnaires, il est comme " illuminé de l'intérieur ", transfiguré par la présence de la petite Shosha.

Biographie de l'auteur

Né en 1904 en Pologne, Isaac Bashevis Singer a émigré aux Etats-Unis en 1935. Auteur d'une quinzaine de romans, de nouvelles et de nombreux ouvrages pour la jeunesse, il a reçu le prix Nobel de littérature en 1978.

 

WHARTON, Edith : « Une affaire de charme »

Un milliardaire de Wall Street se retrouve littéralement envahi par la très entreprenante famille de sa toute jeune et ô combien charmante épouse. Une femme mariée plante son amant à la gare pour rester avec son mari parce qu'elle s'est trompée de jour pour sa permanente. Jeunes intrigantes, maris trompés, de New York à Venise en passant par Paris, Edith Wharton plonge dans les profondeurs ténébreuses de ces coeurs amoureux, disséquant avec une savoureuse férocité cet univers cosmopolite et mondain. 

Biographie de l'auteur

Edith Wharton est née à New York en 1862. Auteur de nombreux livres, comme Sur les rives de l'Hudson, Les dieux arrivent ou La récompense d'une mère, elle reçoit en 1921 le prix Pulitzer pour Le temps de l'innocence. Venue s'installer en France, elle rédige son autobiographie, Les chemins parcourus, et meurt en 1937.

 

BALLARD, James Graham : « Super Cannes »

À l'aube du IIIe millénaire, la côte d'Azur est devenue la nouvelle perle high-tech du sud de la France. Sur les hauteurs de Cannes s'élève désormais Eden-Olympia – "Cité de l'intelligence" – et future Silicon Valley européenne. Aussi, de la Croisette au paquebot résidentiel de Marina-Baie des Anges, rien ne doit venir contrarier les hommes et les femmes venus y travailler, attirés par la sécurité et l'efficacité, et ne se souciant pas un seul instant de l'envers du décor. Dans ce paradis artificiel d'un nouveau genre, Paul Sinclair débarque à bord de sa Jaguar millésimée, accompagnant sa jeune femme médecin, Jane, venue pour remplacer le docteur Greenwood au poste de pédiatre d'une luxueuse clinique. Or, le docteur Greenwood vient de défrayer la chronique en assassinant sept cadres supérieurs avant de se suicider. Un geste de folie ? Sinclair, qui profite de son temps libre pour explorer le microcosme d'Eden-Olympia, finit par reconstituer le parcours mortel du docteur Greenwood et découvre sous l'apparente honorabilité la face cachée de l'extrême libéralisme.

J. G. Ballard, passé maître dans l'art d'une fiction s'insinuant dans les failles de la réalité, décrit cette fois les utopies les plus effrayantes d'un capitalisme à outrance. Il est également l'auteur, entre autres ouvrages, de Crash dont la version filmée par David Cronenberg avait suscité la controverse.

 

BRINK, André : « Dans le miroir »

Au Cap, Steve est architecte. Marié et père de deux enfants, séducteur et carriériste, il découvre un matin avec effroi que la couleur de sa peau a changé. Cet homme qui jusqu'alors se payait le luxe de ne pas être engagé politiquement, ce Blanc avide de privilèges, se retrouve soudain du mauvais côté de l'histoire sud-africaine. Au soir de cette étrange métamorphose, Steve est confronté à la violence d'un groupe armé et cagoulé... Dans le restaurant où se déroulait l'attaque dînaient également un pianiste et une soprano. Incapables d'oublier la violence de cette soirée, ils partent pour quelques jours à l'écart de la ville. Mais cette soudaine promiscuité révèle en eux une dangereuse fascination... Dans ces deux récits qui, avec La Porte bleue (Actes Sud, 2007), se répondent en composant un subtil triptyque, André Brink met en scène deux couples aux vies parallèles et qui subissent sous un éclairage différent de troublantes épreuves. Jouant en virtuose de la réalité comme du paraître, l'auteur explore de façon envoûtante leur identité. Comme si l'Afrique du Sud avait à ce niveau un pouvoir de destruction aux frontières du sortilège.

 

BROOKNER, Anita : « Une chute très lente »

Retour sur l’enfance, flash-back sur les souvenirs, précis sur les méthodes pour remplir le temps de la solitude, le livre d’Anita Brookner, outre son titre, ne présageait rien de nouveau et avait l’allure d’un plat convenu et fade. Sacrée surprise, il prouve que le roman à l’ancienne peut laisser un écho chez bien des jeunes âmes, parce qu’il sait renouveler toutes ces méthodes que sont le découpage, le rythme, le suspens. Curieusement, les héroïnes, deux sœurs anglaises proches de la retraite qui vieillissent en s’épiant, surprennent. Le regard porté sur la place du travail également. Au fil des pages, on se surprend à les apprécier sans les plaindre ni les juger, et on se laisse interroger. Cette capacité à s’embourber dans des diktats familiaux, à regarder la vie comme un film dont on ne serait ni le metteur en scène ni le scénariste, serait-ce la nôtre ? Quand faut-il renoncer au plaisir et d’ailleurs qu’est-ce que le plaisir ? Vivre seul, est-ce mourir doucement ? Voilà quelques-unes des questions pointées par cette grande dame du roman. Au-delà, cette antithèse au roman à la mode impose une langue riche, classique, balzacienne, qui doit sans doute beaucoup à une traduction, précise et sans emphase. Intuitivement, on la pressent très fine, un peu comme si l’on devinait l’empathie de la traductrice avec son sujet. Une chute très lente est un livre qui flirte avec le chic anglais, surmonté de ces petites anicroches d’excentricité dont sont capables les gens de ce pays. Un vrai ravissement.

 

CONRAD, Joseph : « Nouvelles complètes »

« Parler de Conrad, c'est parler tout naturellement de Rimbaud, la ressemblance entre les deux destins est plus que frappante - évidente », écrit Jacques Darras dans sa préface. Découvrir ou redécouvrir, dans leur ordre chronologique, ces trente nouvelles, c'est mesurer le caractère exceptionnel de ce destin qui conduit le jeune aristocrate polonais exilé par l'empire russe, après quinze années d'aventures sur toutes les mers du globe, à devenir l'un des plus grands romanciers de langue anglaise du début du XXe siècle. C'est aller des merveilleux récits maritimes encore hantés par la séduction de l'Orient jusqu'aux nouvelles où il jette sur la vision poétique et sur la société de son temps un regard d'une ironie impitoyable et d'une pénétration qui font de lui le maître du récit politique moderne. Qu'advient-il, demande Conrad, quand les Rimbaud tombent dans le commerce alors qu'ils étaient partis vers de visionnaires croisades ?

« Et je me rappelle ma jeunesse, ce sentiment qui ne reviendra plus - le sentiment que je pouvais durer éternellement, survivre à la mer, au ciel, à tous les hommes: ce sentiment dont l'attrait décevant nous porte vers des joies, vers des dangers, vers l'amour, vers l'effort illusoire - vers la mort: conviction triomphante de notre force, ardeur de vie brûlant dans une poignée de poussière, flamme au coeur, qui chaque année s'affaiblit, se refroidit, décroît et s'éteint - et s'éteint trop tôt, trop tôt - avant la vie elle-même. Et c'est encore ainsi que l'Orient m'apparaît. » - Joseph Conrad, Jeunesse, 1898

 

 

FOLLETT, Ken : « Le réseau Corneille »

Fin mai 1944, les armées alliées préparent le débarquement sur les côtes normandes. Dans le village de Sainte-Cécile, à quinze kilomètres de Reims, les Allemands ont installé un central téléphonique à l'intérieur d'un château historique. En vain, l'aviation britannique a essayé de détruire cette place stratégique. Un raid des résistants locaux organisé par Betty Clairet, major de vingt-neuf ans dans l'armée anglaise, s'est également soldé par un échec car le MI6 avait sous-estimé les effectifs de la garnison. Revenue à Londres en ayant subtilisé le laissez-passer d'une femme de ménage du central téléphonique, Betty réussit à convaincre ses supérieurs d'organiser une nouvelle tentative de sabotage en recrutant elle-même quelques femmes qui vont former un commando unique en son genre. Elles ont une semaine pour réussir leur mission mais elles ignorent qu'à Sainte-Cécile, un agent de renseignement nazi a pu obtenir des informations capitales sur la résistance en torturant un des rescapés de l'assaut manqué.

Ken Follett excelle par-dessus tout dans le thriller historique et son roman, qui se déroule durant les dix jours qui précédèrent le débarquement allié du 6 juin 1944, ne

déroge pas à la règle. Construit selon une suite de rebondissements dramatiques qui opposent en permanence les deux camps, Le Réseau Corneille met en lumière le rôle indispensable joué par la résistance, et plus particulièrement la place tenue par les femmes dans ce combat quotidien.

 

 

HUTH, Angela : « Amour et désolation »

George Elkin, jeune diplômé d'Oxford, ne gérera pas le cabinet d'avocats de son père qui vient de mourir. Depuis toujours il rêve de reprendre la ferme familiale. Il va se lancer dans cette aventure bucolique avec l'aide de deux amis d'enfance qui exploitent une proprio voisine : Prodge et sa sueur Nell. C'est au moment l'amour de Nell pour George s'épanouit qu'il reçoit visite de Lily, une copine d'université. Lily va s'installer. Rêves et désirs vont tourner à la pire confusion tant que l'Angleterre rurale affronte une crise dramatique. A la fois dramaturge habile et fine aquarelliste des âmes. Angela Huth livre, dans ce huis clos mouvementé, un roman sur la confusion des sentiments, sur fond de crise de la vache folle.

 

KELLY, Cathy : « Le meilleur de la vie »

Elles n'ont rien en commun mais seront pourtant bientôt inséparables ! Abby, star du petit écran dont le couple est un naufrage, Lizzie, divorcée qui ne pense qu'aux autres, et Erin, de retour en Irlande après neuf ans d'absence, se retrouvent régulièrement dans le salon de beauté de Sally, mère de famille hyperactive aux soirées très prisées. Dans leur nouveau QG, les quatre femmes vont apprendre à se connaître, partager leurs plus intimes secrets et prendre conscience du lien qui les unit. Et c'est au moment le plus critique, quand le malheur va frapper, qu'elles vont tester la force de leur amitié et apprécier réellement le meilleur de la vie...

 

PILCHER, Rosamunde : « La maison abandonnée »

Virginia n'a jamais oublié l'homme qu'elle avait rencontré à la fin de son adolescence, au cours de vacances en Cornouailles... Stanley avait peint la vie de couleurs magiques et promis de l'appeler avant son retour à Londres. Mais elle était repartie déçue et blessée par son silence. Dix ans plus tard, jeune veuve et mère de deux enfants, elle revient en Cornouailles et, cherchant à louer une villa, laisse ses pas la conduire jusqu'aux falaises qui lui rappellent irrésistiblement Stanley. Leurs chemins se croiseront-ils une seconde fois ? Les années de silence et de séparation ont-elles altéré leurs sentiments inavoués ?

 

ROSNAY, Tatiana de : « Rose »

Paris, sous le Second Empire. Des centaines de maisons sont rasées et des quartiers réduits en cendres. Alors que le vieux Paris s'effondre sous les ambitions du baron Haussmann, de nombreux Parisiens protestent sans parvenir à infléchir les ordres d'expropriation. Dans sa maison de la rue

Childebert, à l'ombre de l'église Saint-Germain-des-Prés, Rose Bazelet mène une vie paisible, rythmée par la lecture du Petit Journal, les visites à Alexandrine, sa locataire et amie fleuriste du rez-de-chaussée, les soins de Germaine et Mariette ses domestiques dévouées. Jusqu'au jour où elle reçoit une lettre de la préfecture, la sentence tombe : le tracé du boulevard St Germain passe par chez elle, rue Childebert. Liée par une promesse faite à son défunt mari, Armand, Rose ne peut envisager de quitter la demeure familiale. Déterminée à résister jusqu'à son dernier souffle, elle confie à Armand, son amour disparu, son combat quotidien. De lettres en lettres, elle replonge dans

son passé et dévoile peu à peu un secret qu'elle a gardé pendant plus de trente ans. Dans ce roman épistolaire, Tatiana de Rosnay nous entraîne au coeur d'un monde où les petits métiers, herboriste, relieur, chiffonnier fleurissaient, et dont il ne reste que les vestiges. Tandis qu'une page de l'Histoire se tourne, Rose devient le témoin d'une époque et raconte le traumatisme suscité par ces grands travaux d'embellissement. Entre introspection et rédemption, ces lettres rendent hommage au combat d'une femme seule contre tous. Dans cette ode à la capitale, les maisons regorgent de secrets et les murs sont imprégnés de souvenirs.

 

SAMSON, C.J. : « Un hiver à Madrid »

Harry Brett a peut-être eu tort d'accepter la mission de l'Intelligence Service. Neuf ans après sa première visite, le jeune homme retourne à Madrid dans des conditions épouvantables : la guerre d'Espagne a transformé la capitale en un champ de ruines tenu d'une main de fer par Franco. L'ancien camarade de classe qu'il doit surveiller est devenu l'ami des fascistes. Et le souvenir de Bernie, son vieil ami porté disparu pendant la guerre civile, flotte dans les rues madrilènes. L'hiver 1940 promet d'être long pour l'apprenti agent secret. A moins que la rencontre de Sofia, jeune et éblouissante républicaine, ne change tout pour Harry, englué dans cette ville de faux-semblants et de trahisons...

Biographie de l'auteur

C J Sansom est né en Angleterre en 1952 et vit dans le Sussex. Après des études de lettres et d'histoire à l'université de Birmingham, il a exercé divers métiers dont celui d'avocat. Il se consacre désormais à l'écriture et est l'auteur de plusieurs romans parus chez Belfond : Dissolution (2004), Les Larmes du Diable (2005), Sang royal (2007), Un hiver à Madrid (2008) et Prophétie (2009).

 

SHAFAK, Elif : « La bâtarde d’Istanbul »

Chez les Kazanci, Turcs d'Istanbul, les femmes sont pimentées, hypocondriaques, aiment l'amour et parlent avec les djinns, tandis que les hommes s'envolent trop tôt pour l'au-delà ou pour l'Amérique. Chez les Tchakhmakhchian, Arméniens émigrés aux Etats-Unis dans les années 1920, quel que soit le sexe auquel on appartient, on est très attaché à son identité et à ses traditions. Le divorce de Barsam et Rose, puis le remariage de celle-ci avec un Turc nommé Mustafa suscitent l'indignation générale. Quand, à l'âge de vingt et un ans, la fille de Rose et de Barsam, désireuse de comprendre d'où vient son peuple, gagne en secret Istanbul, elle est hébergée par la chaleureuse famille de son beau-père. L'amitié naissante d'Armanoush Tchakhmakhchian et de la jeune Asya Kazanci, la " bâtarde ", va faire voler en éclats les secrets les mieux gardés...

Biographie de l'auteur

Fille de diplomate, Elif Shafak est née à Strasbourg en 1971. Elle a passé son adolescence en Espagne avant de revenir en Turquie. Elle est titulaire d'un Master of Gender and Women's Studies et d'un Phd en Sciences Politiques. Elle a enseigné aux Etats-Unis (Arizona) la politique du Proche-Orient. Internationalement reconnue, Elif Shafak est l'auteur de neuf livres, dont Bonbon Palace (Phébus, 2008). Elle vit aujourd'hui à Istanbul.

 

SHARPE, Tom : « Comment échapper à sa femme et ses quadruplées …. »

Loin d'être séduit par la perspective de vacances en famille, notre ami Wilt s'invente un cours de théorie marxiste pour échapper à l'embarrassante invitation d'un oncle américain. Alors que sa femme et ses quadruplées s'envolent pour le Nouveau Monde, il décide de partir à l'aventure à

travers l'Angleterre... L'occasion rêvée de nous offrir ce condensé explosif d'humour british, burlesque et caustique à souhait ! " Attention, danger ! La fréquentation du Britannique Tom Sharpe provoque une maladie incurable, particulièrement contagieuse, l'épilepsie hilarante. Tout ça à cause de romans délicieusement foldingues : un cocktail savamment dosé de burlesque, de delirium à la Ubu et de gaudrioles à la Mack Sennett. A quoi il faut ajouter un sens

redoutable de la satire, sous la plume d'un caricaturiste fielleux qui ne cesse de tailler des croupières à la perfide Albion. " André Clavel, Le Temps

Biographie de l'auteur

Tom Sharpe, le bien nommé (sharp signifie " futé " en anglais), est né en 1928 en Angleterre. Après des études à Cambridge, il sert dans les Marines avant de s'installer en 1951 en Afrique du Sud. Travailleur social puis professeur, il dirige également un studio de photographie. Dix ans plus tard, Tom Sharpe est expulsé pour avoir écrit et représenté une pièce contre le régime de l'apartheid. De 1963 à 1972, il enseigne l'histoire au College of Art and Technology de Cambridge. Reconnu depuis Wilt 1 comme l'un des plus grands humoristes anglais contemporains, Tom Sharpe a reçu, en 1986, le Grand Prix de l'humour noir pour l'ensemble de son œuvre. Son dernier roman, Comment échapper à sa femme et ses quadruplées en épousant une théorie marxiste est la quatrième aventure de Wilt. Tom Sharpe s'est aujourd'hui installé en Catalogne, pour fuir le système de santé britannique, comme il se plait à le dire.

 

LAGERLOF, Selma : « Les liens invisibles »

Ce que sont les liens invisibles qui réunissent la vingtaine de nouvelles composant ce recueil - écrit en 1894 par Selma Lagerlöf, après son premier roman, La Saga de Gösta Berling -, ce sera finalement au lecteur de le définir. S'agit-il des présences magiques qui hantent la forêt où des paysans ont tué un ours le jour de Noël, et la lande où une jeune femme visionnaire danse jusqu'à en mourir ? S'agit-il des chaînes secrètes qui lient hommes et femmes aux anciens membres de leur famille ? On pourrait aussi penser à la communauté de destin entre la jeune fille bernée par un menteur, la femme liée à la disparition d'une ville sous les eaux et ces militantes des droits des femmes ou des pauvres... De terribles spectres passent, cachés derrière un portrait, dissimulés dans une armure ou sous l'habit d'un cocher de fiacre. La nature toujours est présente, des fleurs tranquilles d'un jardin aux vagues grises de la mer et aux grottes de montagne, refuge des renégats. Et Selma Lagerlöf, une fois encore, maîtrise à la perfection ces éléments, des plus austères aux plus luxuriants, pour dresser de changeants décors aux drames humains tissés de culpabilité et d'espoir, de remords et d'amour, tramés de fils qu'hommes et femmes négligent trop souvent mais qui déterminent leurs vies

Biographie de l'auteur

Selma Lagerlöf (1858-1940), Prix Nobel de littérature en 1909, est sans conteste l'un des plus célèbres écrivains suédois. Son œuvre est nourrie des légendes et de l'histoire de la région du Värmland, merveilleusement transposées par son imagination lyrique hors du commun. Parmi ses livres les plus fameux, on peut citer La Saga de Gösta Berling et le texte qui lui valut sa renommée internationale. Le Merveilleux Voyage de Nils Holgersson à travers la Suède, réédité par Actes Sud dans sa version intégrale en 1990. Chez Actes Sud ont aussi paru Le Livre de Noël (1994), Des trolls et des hommes (1995), Màrbacka (1997), Le Cocher (1998), Le Banni (1999) et Le Violon du fou (2001).

 

MAZETTI, Katarina : « Le mec de la tombe d’à côté »

Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari, qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire et citadine, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance, rempli de livres. Au cimetière, elle croise souvent le mec de la tombe d'à côté, dont l'apparence l'agace autant que le tape-à-l'œil de la stèle qu'il fleurit assidûment. Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s'en sort comme il peut, avec son bon sens paysan et une sacrée dose d'autodérision. Chaque fois qu'il la rencontre, il est exaspéré par sa voisine de cimetière, son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie. Un jour pourtant, un sourire éclate simultanément sur leurs lèvres et ils en restent tous deux éblouis... C'est le début d'une passion dévorante. C'est avec un romantisme ébouriffant et un humour décapant que ce roman d'amour tendre et débridé pose la très sérieuse question du choc des cultures.

Biographie de l'auteur

Née en 1944, Katarina Mazetti est journaliste à la radio suédoise. Auteur de livres pour la jeunesse et de romans pour adultes, elle a rencontré un succès phénoménal avec Le Mec de la tombe d'à côté, traduit en de nombreuses langues.

 

FOGTDAL, Peter H : « La naine du tsar »

Intelligente, érudite et impertinente, un peu sorcière aussi, Sorine Bentsdatter est experte dans la préparation d'herbes secrètes dont elle fait un usage pas toujours orthodoxe. Il faut dire que la vie n'a guère été clémente pour la naine danoise en ce XVIIIe siècle. Orpheline de mère, vendue par son père à l'âge de douze ans à un comte très croyant, toujours montrée du doigt, ridiculisée et souvent maltraitée... de quoi haïr Dieu et tout le genre humain, y compris les autres nains dont elle refuse de partager le sort. Par-dessus tout, elle tient à sa dignité et à son mauvais caractère. C'est en créant un scandale à la cour de Frédéric IV qu'elle attire l'attention de Pierre le Grand, tsar de Russie en visite à Copenhague. Elle lui est offerte en guise de présent, puis trimballée sur les routes d'Europe avant de séjourner à Saint-Pétersbourg puis en Pologne. A travers le regard sans indulgence de la narratrice, l'auteur décrit les secrets, les faiblesses, les travers de ceux qui gouvernent et de ceux qui les servent, tout en recréant la réalité d'une époque. Mais au-delà de l'intérêt historique, ceci est avant tout le témoignage, émouvant et toujours actuel, d'une personne dite " différente" qui ne trouve pas sa place dans la société de son temps.

Biographie de l'auteur

Peter H. Fogtdal est né en 1956 à Copenhague. Son parcours est aussi éclectique que son œuvre. Animateur radio, astrologue, formateur, il est l'auteur d'une dizaine de romans qui s'attachent à des périodes historiques fortes. Sont aussi traduits en français Le rêveur de Palestine et Le front chantilly. Ce dernier s'est vu attribuer le Prix littéraire des Ambassadeurs francophones du Danemark en 2005.

 

APPANAH, Natacha : « Le dernier frère »

Lorsque David lui apparaît en rêve, Raj se retrouve projeté dans son enfance : les champs de canne, un père à la violence prévisible, la tendresse maternelle, les jeux près de la rivière avec ses frères, le soleil brûlant, les pluies diluviennes. Un bonheur précaire balayé par un cyclone, et l'installation de la famille près de la prison où vivent de mystérieux réfugiés. Le 26 décembre 1940, l'Atlantic accoste à Port-Louis avec, à bord, quelque 1500 Juifs, refoulés de Palestine et déportés à l'île Maurice, alors colonie britannique. À cette époque Raj ignore tout du monde et des tragédies qui s'y déroulent. Au soir de sa vie, il est rattrapé par le souvenir de ces événements qui l'ont marqué au fer rouge. Et par la honte d'être un homme.

Biographie de l'auteur

Nathacha Appanah est née en 1973 à Mahébourg (île Maurice). Elle vit à Paris et travaille pour une ONG.

En trois romans parus chez Gallimard - Les Rochers de Poudre d'Or (2003, prix RFO 2003) ; Blue Bay Palace (2004, grand prix littéraire des océans Indien et Pacifique) ; La Noce d'Anna (2005, prix grand public du Salon du livre) - Nathacha Appanah a imposé une œuvre puissante, proche d'Arundhati Roy et de J.M. Coetzee.

 

ASSOULINE, Pierre : « Le portrait »

Et si un tableau pouvait parler ? Dire tout ce qu'il voit et tout ce qu'il entend, partout où il est accroché ? Le portrait de la baronne Betty de Rothschild, peint par Ingres en 1848, raconte un siècle et demi des fastes et des tourments de sa famille. Du 19 rue Laffitte, où se croisaient le duc d'Orléans, Rossini, Chopin, Balzac, Adolphe Tiers et Napoléon III, à l'hôtel Lambert aujourd'hui, en passant par les années sombres de l'Occupation et les généreux prêts aux musées, se dévoile l'une des plus célèbres et des plus secrètes dynasties financières d'Europe.

Biographie de l'auteur

Pierre Assouline est journaliste et écrivain. Il est l'auteur d'une vingtaine de livres, des biographies, notamment du collectionneur Moïse de Camondo et du photographe Henri Cartier-Bresson, ainsi que des romans " La cliente ", " Double vie ", " Etat limite ", " Lutetia ", " Le portrait ", " Les invités ".

 

AZZEDINE, Saphia : «

 Mon père est femme de ménage »

Avec le sens de la formule, le rythme virevoltant, la verve irrésistible qui ont fait le succès, en librairie et au théâtre, de Confidences à Allah, Saphia Azzeddine donne la parole à Paul, 14 ans. Il a une famille impossible, des amours inexistantes, sa cité est lugubre, son avenir douteux, mais il a découvert une arme pour s'en sortir : les mots, et il commence à se demander si la fatalité ne peut pas être vaincue, parfois.

 

BARBIER, Elizabeth : « Les gens de Mogador »

Du Second Empire à la Seconde Guerre mondiale, trois femmes, Julia, Ludivine et Dominique Vernet, se succèdent pour diriger le domaine provençal de Mogador. Trois femmes qui, chacune à sa manière et selon son époque, luttent au nom de l'amour, de la liberté individuelle et du bonheur contre les antagonismes de la politique, les fatalités de la guerre et les interdits de la morale. Une chronique intimiste où la langue authentique et riche, la psychologie chaleureuse, l'occitanisme fervent de l'auteur se mêlent pour créer un climat romanesque singulier fait de parfum de vendanges, de goût de la passion et d'énergie féminine.

Biographie de l'auteur

Elisabeth Barbier est née à Nîmes, le 25 avril 1911. Après des études de lettres à Paris où elle s'intéressa au théâtre et fut l'amie des Pitoëff, elle épousa un médecin et s'installa à Avignon. Elle participa à la création du Festival et fut une des proches de Jean Vilar. Elle fut membre du jury du prix Femina. Elle s'est éteinte le 19 février 1996.

 

BEN JELLOUN, Tahar : «Le dernier ami »

Le Dernier ami est peut-être le plus étrange des romans de Tahar Ben Jelloun. Sa brièveté, volontaire, induit une écriture épurée, précise et limpide à la fois. Plus étrange encore : ce texte commence dans le ton de ce qu'on pourrait appeler une littérature d'aveu, mais qui se trouvera ici subverti. En effet c'est d'un double aveu qu'il s'agit, d'un aveu "croisé" pourrait-on dire de sorte que chacun de ces aveux jette un trouble sur la véracité de l'autre. Roman cruel et dérangeant sur l'amitié, c'est aussi un livre sur la sincérité, sur l'impossible et périlleuse sincérité.

Enraciné dans la réalité marocaine des cinquante dernières années, très concret dans ses péripéties, ce roman atteint cependant à l'universel.

À travers le témoignage contradictoire de deux hommes qui furent longtemps amis, un court roman sur l'amitié et la trahison. L'histoire commence dans le Maroc des années 50 et 60, décennies marquées par la répression policière et la tentation des jeunes pour l'utopie révolutionnaire. Il s'achève dans la mélancolie tangéroise de la fin du siècle, dans une société marocaine à la fois moderne et toujours archaïque.

Avec une incroyable constance, suivi de livre en livre par un public considérable, Tahar Ben Jelloun approfondit ici les thèmes qui hantent tous ses livres : amitié, amour, plaisir, oppression, difficulté des rapports entre hommes et femmes, etc. Il les approfondit en ce sens qu'il s'approche sans cesse davantage du feu. On verra que ce roman-là brûle pour de bon…

 

BENZONI, Juliette : « Suite italienne »

Cette suite italienne se compose de tableaux où brillent les grands personnages de la Renaissance. À chaque famille correspond une cité au vaste rayonnement. Rome, bouillant comme un chaudron de sorcière sous ses papes jouisseurs, artistes et sanguinaires mais tremblant sous le fouet de César Borgia, dont le masque noir cache les ravages de la syphilis. Florence, soumise comme une femme amoureuse à la laideur puissante mais si pleine de charme de Laurent de Médicis. Ferrare et ses duchesses rebelles, Venise et sa sorcière, Milan et le dernier bal de Béatrice d'Este... Dans le même temps, la vieille terre italienne allait offrir au monde une civilisation qui servira de modèle. Avec son immense talent, Juliette Benzoni nous conte les fantastiques chroniques de ces souverains et souveraines, qui par leur beauté et leurs excès entrèrent dans l'éternité...

 

BURON, Nicole de : « Drôle de Sahara »

Hier on mourait de soif au Sahara : aveuglé, étouffé, loin des pistes par de terribles simoun. On y desséchait de chaleur le jour, on y grelottait de froid la nuit. Aujourd'hui, on rit au Sahara. Ce livre en est la preuve. L'humour d'une jeune et jolie femme, Nicole de Buron, spirituelle et moqueuse, fait retentir sur les vastes étendues désertiques, d'oasis en oasis, les échos d'une irrésistible gaieté. Guillaume le mari, nonchalant, bohème, truffé de tous les défauts masculins prétend que sa femme est insupportable. Elle, Pénélope, ronde petite femme un peu hurluberlue répond qu'il est odieux. Se supportant mal à Paris, ils ont décidé de passer leurs vacances en plein désert. Curieuse idée ! Ecrasés par une masse de bagages hétéroclites qui encombrent la voiture, ils se débattent dans les situations les plus comiques qu'ils sont seuls à ne pas trouver drôles.

Biographie de l'auteur

L'auteur Nicole de Buron est un peu comme son héroïne : elle aime rire de tout, d'elle-même, des autres, de la vie. Dans Drôle de Sahara, livre divertissant, aventureux et espiègle, elle se moque souvent des hommes pour le plaisir des lectrices. Mais pour la joie des lecteurs, elle sait aussi malicieusement se moquer d'elle-même dans les sables de ce Sahara cocasse où, avec elle, elle nous convie à passer de drôles de vacances.

 

CHAMPION, Jeanne : « Le fils du silence »

Au cours d'une visite dans un musée, vous découvrez un tableau qui vous intrigue : à qui appartient ce visage renversé éclairé par la bougie d'un jeune valet ? La lumière rendue par le peintre Georges de la Tour, la main du jeune homme, le profil du mort inconnu hanteront ce récit jusqu'au bout. Qui est cet étranger qui a choisi un dessous d'escalier pour y vivre durant dix-sept ans avant d'y rendre l'âme ? Alexis, qui hanta la chrétienté du Ve au XIXe siècle, fut le fils unique d'une riche famille romaine qui l'envoya terminer ses études chez l'empereur. A l'adolescence, son père le rappela à la maison afin de le marier. Disparu le soir de ses noces, sa famille le fit désespérément chercher. En vain. Il se réfugia en Orient, jusqu'au jour où il décida de partir sur les traces de saint Paul de Tarse. A la suite d'une tempête, il échoua sur un rivage proche de Rome où il se rendit. Après avoir demandé asile à son père - personne parmi ses intimes ne le reconnut - il vécut durant dix-sept ans sous l'escalier du palais paternel où les serviteurs le traitèrent comme un chien. Avant de mourir, il écrivit ses mémoires, accablant cette famille qui n'avait pas su reconnaître le fils tant pleuré. Pourquoi Alexis a-t-il attendu d'être mort pour révéler son identité ? Qui lui a dicté un geste aussi cruel pour ceux qu'il n'a cessé de faire souffrir ?

Biographie de l'auteur

Peintre, biographe et romancière, Jeanne Champion a publié de nombreux romans ; elle est l'auteur de Lambeaux de mémoire (Pion, 2001), et de Mémoires en exil (Fayard, 1989) où elle donne la parole aux émigrés et aux déracinés. Dans J'hallucine (Mille et une nuits, 2002), elle répond au désarroi et à la violence des adolescents du Val-Fourré. Les E ditions Fayard ont réédité sa biographie de Suzanne Valadon (prix Goncourt de la biographie) et publié Le Terrible, récit inspiré de la vie du tsar Ivan (2005).

 

CHOCAS, Viviane : « Bazar Magyar »

" Parfois, il suffit de manger pour que tout, ou presque, puisse être dit. " Pour Klara, c'est une aubaine, car Zsuzsa et Péter, ses parents, ne lui ont rien dit, rien transmis de leur histoire, restée cadenassée derrière le rideau de fer. Même leur langue maternelle, ils l'ont comme oubliée. Seule concession à leurs origines, la cuisine de Zsuzsa entre goulasch et Tokay. Klara chérit ce lien. Son alphabet intime ce sont ces voyelles paprika, ces consonnes galuska, ces accents graves au goût de noix, aigus à l'amertume du concombre. Pour le reste, elle va tout imaginer - la fuite hors de Hongrie en 1956, ses oncles et tantes, les rives du Danube. Pièce par pièce, mot par mot, elle recompose son identité, , son " bazar magyar ", jusqu'à s'approprier l'histoire familiale d'avant l'exil, jusqu'à faire le voyage. Quête des origines, guidée par les saveurs qui font surgir les souvenirs, Bazar magyar est un festin littéraire.

Biographie de l'auteur

Née en 1962, à Paris, de parents nés à Budapest, Viviane Chocas est journaliste reporter depuis vingt ans. Bazar magyar est son premier roman.

 

COURTILLE, Anne : « La chambre aux pipistrelles »

En 1840, au sein de la bonne société de Clermont-Ferrand, la jeune Hortense évolue dans le secret de son histoire familiale et s'éveille aux idées modernes. Hortense vit chez sa grand-mère, aristocrate auvergnate à Bellemaison, proche du domaine de Randan. Faisant fi des manières et des usages de son rang, la jeune fille fréquente Procule, fille et petite-fille de guérisseuses, et est révoltée par le sort misérable réservé aux métayers du domaine. L'histoire familiale de la jeune fille est riche en secrets et en drames. Hortense devient bientôt la protégée d'une amie de sa mère, Delphine Beaumont, qui gravite dans la haute société clermontoise. Là, elle fait la rencontre déterminante d'hommes et de femmes progressistes et passionnés. Parmi lesquels Anatole, dont elle tombe amoureuse... A travers ce roman où s'entremêlent intrigues familiales et amours interdites, Anne Courtillé évoque la création des premières crèches et du chemin de fer, le progrès scientifique avec le savant Lecoq, le socialisme en marche, et peint la ville de Clermont-Ferrand, qui lui est si chère.

 

DARNE, Alain : « Lété de feu »

1793 : Paris a instauré le régime de la Terreur. Mais Lyon se rebelle, emprisonne les représentants du gouvernement et fait guillotiner les plus farouches. La capitale envoie ses troupes, Lyon refuse de rendre les armes. Le conflit est inévitable... Gabriel Odérieux, un comédien lyonnais installé depuis une dizaine d'années à Paris, abandonne sa carrière pour revenir dans sa ville natale où son père, un partisan du gouvernement de la Terreur, vient d'être arrêté par les modérés. Dans les rues assiégées, il sauve la vie d'un soyeux, Laurent Sivinces, qui, pour le remercier, l'accueille dans le magnifique hôtel particulier de sa famille et le présente à sa sœur Julia et au fiancé de celle-ci, Alexis. Très vite, Gabriel tombe amoureux de la jeune fille, alors que la ville est bombardée de toutes parts et que les quartiers s'embrasent. C'est le moment pour chacun de choisir son camp et de défendre ses amours. Attaques meurtrières, bombardements et incendies, bientôt Lyon est à bout de résistance, et c'est dans d'ultimes déchirements que le destin des personnages va basculer... Un roman flamboyant.

Biographie de l'auteur

Diplômé de lettres modernes, d'histoire de l'art et d'archéologie, Alain Darne a enseigné le français au lycée. ! Il a également étudié au conservatoire d'art dramatique de Lyon et il est aujourd'hui comédien. Il a écrit plusieurs pièces de théâtre et publié deux romans historiques, Le Journal de Néron (Payot) et Akhenaton, l'hérétique (Anne Carrière).

 

DUBOIS, Pierre : « Comptines assassines »

" Il était une fois un assassin. Il était une fois une victime. Il était une fois une ville apparemment encline à favoriser leur rencontre. " Que se passerait-il si le cruel Croquemitaine ressuscitait ? Et Dracula ? Et Barbe-Bleue ? Pire encore, imaginons le Chat botté, non plus au service du marquis de Carabas, mais comme un impitoyable serial killer, obsédé par l'infirmité. Et si Blanche-Neige, " lèvres rouges comme la rose, cheveux noirs comme l'ébène, et blanche comme neige ", n'était pas l'innocente que nous présentent les frères Grimm ? Après Les contes de crimes, Pierre Dubois détourne de nouveau les contes de fées. Il nous en offre une version tour à tour drôle et terrifiante, nourrie d'un vocabulaire ensorcelant où l'extrême noirceur se combine au raffinement.

Biographie de l'auteur

Pierre Dubois est né dans les Ardennes en 1945. C’est au coeur de cette forêt légendaire que, très tôt, il aurait rencontré pour la première fois l’Esprit des lieux et foulé l’Herbe enchantée. Auteur des trois grandes encyclopédies sur les lutins, les fées et les elfes qui l’ont fait connaître dans le monde entier, il est également scénariste de bandes dessinées.

 

FISNOT, Alain : « Le maître tanneur »

Nicolas Rémy est apprenti tanneur dans la ville de Bar, en Lorraine, à la fin du XVIe siècle. La peste ayant emporté ses parents, il vit chez son oncle avec sa jeune sœur et rêve de devenir maître tanneur. Mais la maudite maladie lui enlève aussi sa cadette. Pour ne pas sombrer dans le désespoir, le jeune homme se lance à corps perdu dans la quête de la toile de Saint Irénée qui a été dérobée dans l'église paroissiale Notre-Dame de Bar.

Biographie de l'auteur

Alain Fisnot est né en 1957 à Bar-le-Duc. Très jeune, il découvre la muse de la plume et l'activité journalistique en tant que correspondant pour L'Est républicain. Il explore alors tous les domaines de l'écriture, du théâtre à la poésie, en passant par les contes pour enfants, la télévision ou l'Histoire locale. Passionné par sa région, il est l'auteur, avec l'aide de son épouse Jocelyne, de Haumont-près-Samogneux, biographie d'un village disparu, 1792, Mourir pour Verdun, du Secret d'Antonin paru en 2006 aux éditions de l'Ecir et des Grandes Affaires criminelles de la Meuse paru en 2006 aux éditions De Borée.

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Published by mairie de puget - dans Bibliothèque Municiaple
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