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PUGET-SUR-DURANCE

84360

Département de Vaucluse

Arrondissement d'Apt

Canton de Cadenet

Communauté de Communes 

des Portes du Luberon

712 habitants

43° 45" 21' Nord

5° 16" 11' Est

 

Agenda

 

 

 

 

 

VIDE GRENIER ETE ENFANT

Samedi 10 juin 2017

Journée

Salle des Fêtes

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FETE DE LA MUSIQUE

Mercredi 21 juin

Extérieur

(Infos à venir)

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LES IMPREVUS # 2

(Concerts chorales)

Samedi 8 juillet

18h00

Temple /Salle des fêtes

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FETE VOTIVE

Vendredi 21 juillet

Samedi 22 juillet

Dimanche 23 juillet

Extérieur

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Informations diverses

plandepuget

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Calendrier annuel des périodes

d'incinération des végétaux 

  14325-1-copie-1

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Nouveaux horaires des déchèteries.

 

  4146-1

 

 

 

Bienvenue sur le blog de la Mairie de PUGET-SUR-DURANCE.

Vous pourrez accèder à toutes les informations concernant la Mairie , aux compte-rendus des réunions des différents Conseils Municipaux

et à toutes les décisions prises par votre nouvelle Municipalité.

Vous pouvez poser vos questions en faisant "ajouter un commentaire" et il vous sera répondu dans les cinq jours au même endroit.

Vos commentaires sont également les bienvenus.


Bonne visite !

Ouvertures et Permanences

 

Ouvertures de la Mairie

 

 

Nathalie et Manue vous recevront les :

 

Lundi de 9h à 12h30 et de 14h à 17h30

Mardi  de 14h à 17h30

Mercredi de 9h à 12h

Jeudi de 9h à 12h30

Vendredi de 9h à 12h30 et de 14h 17h30

Samedi de 9h à 12h

 


Permanences du Maire

 
sur rendez-vous .

 

Votre nouvelle équipe

 



Maire : Alain Sage

Premier adjoint : Jean-Daniel Duval

Deuxième Adjoint  : Danielle Faidy

Troisième Adjoint  : André Capanni

 

Quatrième Adjoint : Alain Blancheton

Conseillers Municipaux :

Jean-Claude Aoustin

Suzanne Bouchet
Christine Charbonnier

Nathalie Clausells
Christelle Fernandez

Gilbert Guérin
Sylvain Meyssard
Michèle Moulinet
Cathy Prost
Jean-Marie Scano

18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 17:31

Bibliothèque Municipale de Puget sur Durance

 

49ième coup de projecteur sur les livres empruntés au Bibliobus le 6 Mai 2010

 

 

 

CLAUDEL, Philippe : Le rapport de Brodeck  - roman –

(Prix Goncourt des Lycées 2007)

Le métier de Brodeck n'est pas de raconter des histoires. Son activité consiste à établir de brèves notices sur l'état de la flore, des arbres, des saisons et du gibier, de la neige et des pluies, un travail sans importance pour son administration. Brodeck ne sait même pas si ses rapports parviennent à destination. Depuis la guerre, les courriers fonctionnent mal, il faudra beaucoup de temps pour que la situation s'améliore. On ne te demande pas un roman, c'est Rudi Gott, le maréchal-ferrant du village qui a parlé, tu diras les choses, c'est tout, comme pour un de tes rapports.

Brodeck accepte. Au moins d'essayer. Comme dans ses rapports, donc, puisqu'il ne sait pas s'exprimer autrement. Mais pour cela, prévient-il, il faut que tout le monde soit d'accord, tout le village, tous les hameaux alentour. Brodeck est consciencieux à l'extrême, il ne veut rien cacher de ce qu'il a vu, il veut retrouver la vérité qu'il ne connait pas encore. Même si elle n'est pas bonne à entendre.

À quoi cela te servirait-il Brodeck ?  s'insurge le maire du village. N'as-tu pas eu ton lot de morts à la guerre ?

Qu'est-ce qui ressemble plus à un mort qu'un autre mort, tu peux me le dire ? Tu dois consigner les événements, ne rien oublier, mais tu ne dois pas non plus ajouter de détails inutiles. Souviens-toi que tu seras lu par des gens qui occupent des postes très importants à la capitale. Oui, tu seras lu même si je sens que tu en doutes...

Brodeck a écouté la mise en garde du maire. Ne pas s'éloigner du chemin, ne pas chercher ce qui n'existe pas ou ce qui n'existe plus. Pourtant, Brodeck fera exactement le contraire.

 

COMBESCOT, Pierre : Les filles du Calvaire  - roman –

(Prix Goncourt et prix Goncourt des Lycées 1991)

Derrière le comptoir du bistrot des Trapézistes, aux Filles-du-Calvaire, trône Madame Maud, née Rachel Aboulafia, Tunisienne dont la grand-mère alimenta jadis la chronique de La Goulette. Autour d’elle, un petit monde interlope et coloré où se côtoient artistes du Cirque d’Hiver tout proche, souteneurs, prostitués des deux sexes, rabbins, danseuses, flics et commerçants. Mille et une destinées qui emplissent ce livre baroque, dans le Paris de la première moitié du siècle, ressuscité avec une poésie et une verve qui auraient enchanté Apollinaire et Carco. Une étincelante réussite, couronnée par le prix Goncourt .


CONSTANTINE, Barbara : Tom, petit Tom, tout petit Tom  - roman -

Tom a onze ans. Il vit dans un vieux mobil-home déglingué avec Joss, sa mère (plutôt jeune : elle l'a eu à treize ans et demi). Comme Joss aime beaucoup sortir tard le soir, tomber amoureuse et partir en week-end avec ses copains, Tom se retrouve souvent tout seul. Et il doit se débrouiller. Pour manger, il va dans les potagers de ses voisins, pique leurs carottes, leurs pommes de terre... Mais comme il a très peur de se faire prendre et d'être envoyé à la Ddass (c'est Joss qui lui a dit que ça pouvait arriver et qu'elle ne pourrait rien faire pour le récupérer), il fait très attention, efface soigneusement les traces de son passage, replante derrière lui, brouille les pistes. Un soir, en cherchant un nouveau jardin où faire ses courses, il tombe sur Madeleine (quatre-vingt-treize ans), couchée par terre au milieu de ses choux, en train de pleurer, toute seule, sans pouvoir se relever. Elle serait certainement morte, la pauvre vieille, si le petit Tom  n'était pas passé par là...

 

CUNEO, Anne : Le Trajet d’une rivière  - roman -

On plonge dans l'univers de l'art, à l'époque de Shakespeare et de Monteverdi, parcourant l'Europe à la suite d'un musicien. Le style est tellement vivant que lorsque sont évoquées les soirées entre amis à Amsterdam, où danse et musique s'entremèlent, on croit sentir l'odeur du pain d'épices et entendre le bruit des sabots frappant le parquet en rythme. Un voyage goûteux au coeur d'une époque où la créativité foisonne.

 

CUSSET,Catherine :  Un brillant avenir  - roman -

En 1958, malgré l'opposition de ses parents, Elena épouse Jacob, un Juif. Elle réalise son rêve : quitter la Roumanie communiste et antisémite de Ceausescu et émigrer aux Etats-Unis. Elle s'y fait appeler Helen et rompt avec son passé. Mais, vingt ans plus tard, elle se retrouve confrontée à une réalité qui lui échappe : l'indépendance de ce fils à qui elle a tout sacrifié, et qui épouse Marie, une Française. Compte-t-il partir à son tour ? Helen n'aime pas la jeune femme, qu'elle trouve égoïste et arrogante. Marie a peur de cette belle-mère dont le silence recèle une hostilité croissante. Pourtant, entre ces deux femmes que tout oppose - leur origine, leurs valeurs et leur attachement au même homme -, quelque chose grandit qui ressemble à de l'amour.

 

DE CASTRO, Eve : Ayez pitié du cœur des hommes  - roman -

(Prix des libraires 1992)

A bord du bateau qui les déporte en Guyane, Came del Prato, l'aristocrate débauché et Aimé Halloir, le naïf communard, échangent leur nom et leur destin; sept ans de bagne contre l'exil et des espérances de fortune. Mais la vie admet-elle les secondes donnes?

Viviane, qu'ils épouseront tous deux, Anna la prostituée et l'énigmatique Lézarde les accompagnent au long de cette épopée fertile en rebondissements, qui les entraîne de la Guyane à l'Amazonie, où les rêves les plus fous s'offrent à portée de désir.

 

DUGAIN, Marc : La Chambre des officiers  - roman -  (Prix des libraires 1999)

En 1914, tout sourit à Adrien, ingénieur officier. Mais, au début de la guerre, lors d'une reconnaissance sur les bords de la Meuse, un éclat d'obus le défigure. En un instant, il est devenu un monstre, une "gueule cassée".

Adrien ne connaîtra pas l'horreur des tranchées, la boue, le froid, la peur, les rats. Transféré au Val-de-Grâce, il rejoint la chambre réservée aux officiers. Une pièce sans miroir où l'on se voit dans le regard des autres. Il y restera cinq ans. Cinq ans entre parenthèses. Cinq ans pour penser à l'avenir, à l'après-guerre, à Clémence qui l'a connu avec son visage d'ange. Cinq ans à nouer des amitiés déterminantes pour le reste de son existence…

Eliart, Astrid :  Nuits de noces  - Nouvelles -

Sur la place de la mairie, on se bouscule, les mains brandissent des appareils photo pour intercepter nos sourires, à Jean-Paul et moi. Je tâche de cacher mes dents derrière mes lèvres qui restent scellées, et lève le menton bien haut, pour affiner la ligne de mon cou. Je voudrais avoir l'air d'une grande amoureuse, et m'agrippe au bras de Jean-Paul, comme si on était sur un radeau et qu'il y avait du roulis, genre " vous voyez, son amour me donne le vertige". Souriez-moi, car je n'en aurai jamais assez. Pour la mariée, le jour du mariage est souvent l'aboutissement d'un rêve de petite fille : un instant elle peut se prendre pour une princesse de conte de fées ou pour une actrice de cinéma. C'est le temps de la fête, des rires et des chansons, qui précède la nuit de noces. Dans la chambre nuptiale, loin des flashes des photographes, les couples sont confrontés à leur vérité. Les uns s'aiment sincèrement, les autres font semblant. Seule certitude : ils ont franchi le pas, reculer leur est désormais impossible... Astrid Éliard met en scène six couples, six mariages et six nuits de noces. Et six façons bien différentes de vivre cette étape décisive : des nouvelles tour à tour tendres, mélancoliques ou gentiment ironiques, comme autant de paraboles douces-amères.

 

ELLROY, James :  American tabloid  - roman policier -

Mêlant allègrement la fiction à des faits réels, James Ellroy se sert de ses quatre protagonistes pour réécrire l'histoire politique des États-Unis de 1958 à 1963, date de l'assassinat de John F. Kennedy. Il utilise des faits jusqu'alors ignorés ou cachés qui démythifient l'honorable famille Kennedy et notamment son patriarche. Dans cette fresque épique à quatre voix, il adopte sa forme stylistique préférée : phrases courtes, descriptions minimales, nombreux dialogues. Une fois capté dans cet écheveau, le lecteur ne peut s'en défaire et se trouve pris dans un tourbillon qui le laisse assommé. --Claude Mesplède

 

FOTTORINO, Eric : Baisers de cinéma  - roman -    (Prix Fémina 2007)

Voilà un très beau livre, plein de douceur et de poésie, de vérités et de douleurs. Baisers de cinéma est un livre très bien écrit : Fottorino est certes un journaliste connu, mais il apparaît aussi ici comme un bon écrivain. Pour dire l'absence, la solitude, mais aussi l'amour ou la passion dévorante, Fottorino use d'un style tout à fait agréable et juste, et réussit même à éviter les clichés alors qu'il brasse beaucoup de sujets assez convenus. Sans conteste, Baisers de cinéma est un ouvrage réussi qui mérite tout à fait son prix.

 

FOTTORINO, Eric :  Korsakov  - roman -   (Prix des Libraires 2004)

Ce livre est un chef d'oeuvre de l'art du roman. Eric Fottorino est un grand écrivain et ce roman en est la dernière preuve s'il en fallait. Korsavov est l'histoire en 3 temps d'un homme atteint d'une maladie qui le prive de sa mémoire pour mieux se réinventer un passé. Petit garçon sans père, il s'inventera une famille, devenu grand neurologue, il doit sans cesse réinventer son passé et jouer avec ses souvenirs et ses absences. Quel sujet que l'invention de sa mémoire pour un écrivain et Eric Fottorino sait jouer avec nos cordes les plus sensibles, décrivant cet abîme de l'oubli et le réconfort de son imagination. Un grand roman qui laisse un goût doux amer.

 

HAUSSER, Isabelle :  Nitchevo  - roman -   (Prix des Libraires 1993)

Nitchevo ! Qu'importe! C'est sans importance! Tant pis! disent couramment les Russes face à un malheur qui les dépasse et qui, peut-être, leur procure un immense plaisir secret. Ce petit mot, qui correspond normalement au «rien» français, renferme dans ses trois syllabes toute la puissance de résignation russe. Celle qu'il a fallu pour survivre aux trois générations dont ce roman évoque le sort, au milieu des tourmentes qui ébranlèrent leur pays, des premiers jours de la révolution de 1917 jusqu'au putsch du 19 août 1991.

Leur histoire n'est pas présentée de manière linéaire. En quatre coups de projecteur, sans ordre chronologique, se dessine la vie d'une famille russe, à l'image de celles de millions d'autres, déchirées par soixante-dix ans de peurs et d'erreurs politiques. Les trois générations de femmes du roman (Marina, Nadia et Natalia) ont, vaille que vaille, à travers ces années terribles, assuré la survie matérielle de la famille et transmis leur force morale à leur lignée. Leurs portraits et ceux des hommes qui les entourent (Sergueï, Kolia et Sacha) - plus complexes et trop souvent absents - permettent d'approcher l'âme russe confrontée au communisme triomphant puis déclinant. Leur destin éclaire la faillite intérieure d'un système qui a fait peser son étreinte sur le monde durant presque un siècle.

 

HUSTON, Nancy : Instruments des ténèbres  - roman -   (Prix des Lycées 1996)

Écoutez, tendez l'oreille. Vous entendrez une de ces variations sur le même thème (celui de la quête de soi) que Nancy Huston affectionne. La première voix serait celle, plaintive et langoureuse, d'une de ces violes galbées du XVIIIe siècle. Elle raconte l'histoire des jumeaux orphelins, Barbe et Barnabé. Le duo, vibrant d'amour l'un pour l'autre, tâche de survivre dans le Berry miséreux de cette même époque. L'autre voix serait interprétée par quelque flûte vénitienne, au son aigre et obstiné. Elle est celle de la narratrice qui, régulièrement, interrompt l'écriture de son carnet intime pour poursuivre celle de son roman, l'histoire de Barbe et de son frère. Son tempo, très contemporain, donne un ton étrange à l'ensemble. Le tout est une sonate infiniment émouvante. L'auteur y explore les fonds ténébreux de ces souvenirs "au formol" qui l'empêchent de naître.

 

KOUROUMA, Ahmadou :  Allah n’est pas obligé   - roman -   

(Prix Renaudot et Prix des Lycées 2000)

Balade sordide mais drôle au Liberia et en Sierra Leone, pays en guerre, ce roman nous fait cheminer sur la trace de Birahima, un enfant qui ne ressemble pas vraiment à notre progéniture occidentale. C'est l'un de ces jeunes déshérités qui errent dans le pays, d'un camp politique à un autre. Un "small soldier sans peur et sans reproche" comme il aime à se faire appeler. Perdu dans une guerre absurde, il ne se sépare jamais de sa kalachnikov, fidèle compagne d'infortune qui lui procure sa ration quotidienne et sa dose de hasch. Aux côtés du grigriman Yacouba, qui ne croit pas lui-même à la force de ses talismans, il rencontre les plus grand-guignolesques dictateurs et côtoie la mort.

Adoptant le point de vue à la fois naïf et cruel de l'enfant, Ahmadou Kourouma nous fait vivre de l'intérieur l'horreur des guerres qui secouent l'Afrique de l'Ouest. Son langage même est à l'image de l'absurdité du propos. Ainsi, le récit est-il ponctué d'expressions choisies du pidgin (la langue libérienne) qu'il traduit à l'aide de définitions issues d'un "inventaire des particularités" et de deux dictionnaires.

Malgré l'originalité de la narration et du style, le roman n'arrive pas à convaincre. On rit à certains passages, bien sûr, mais l'on aurait voulu être plus séduit par l'aspect tragi-comique d'Allah n'est pas obligé. Kourouma tente de faire de l'humour une arme contre la violence.

 

RAHIMI, Atiq :  Syngué Sabour : Pierre de patience   - roman -   (Prix Goncourt 2008)

Cette pierre que tu poses devant toi... devant laquelle tu te lamentes sur tous tes malheurs, toutes tes misères... à qui tu confies tout ce que tu as sur le cœur et que tu n'oses pas révéler aux autres... Tu lui parles, tu lui parles. Et la pierre t'écoute, éponge tous tes mots, tes secrets, jusqu'à ce qu'un beau jour elle éclate. Elle tombe en miettes. Et ce jour-là, tu es délivré de toutes tes souffrances, de toutes tes peines...Comment appelle-t-on cette pierre?  En Afghanistan peut-être ou ailleurs, une femme veille son mari blessé. Au fond, ils ne se connaissent pas. Les heures et les jours passent tandis que la guerre approche. Et la langue de la femme se délie, tisse le récit d'une vie d'humiliations, dans l'espoir d'une possible rédemption.

 

SALINGER, Jérôme-David :  L’attrape-cœurs   - roman -

Phénomène littéraire sans équivalent depuis les années 50, J. D. Salinger reste le plus mystérieux des écrivains contemporains, et son chef-d'oeuvre, « L'attrape-cœurs », roman de l'adolescence le plus lu du monde entier, est l'histoire d'une fugue, celle d'un garçon de la bourgeoisie new-yorkaise chassé de son collège trois jours avant Noël, qui n'ose pas rentrer chez lui et affronter ses parents. Trois jours de vagabondage et d'aventures cocasses, sordides ou émouvantes, d'incertitude et d'anxiété, à la recherche de soi-même et des autres. L'histoire éternelle d'un gosse perdu qui cherche des raisons de vivre dans un monde hostile et corrompu.

 

XENAKIS, Françoise :  Attends-moi   - roman -   (Prix des Libraires 1993)

Menue, enfantine et presque muette, Jeanne Pottier assiste en absente à son propre procès. Elle a assassiné son mari, Claude, pour tenir une promesse : il lui a jadis demandé de le tuer s'il ne l'aimait plus.

Pendant quatre jours d'audience, témoins et avocats vont raconter un amour qui ressemble à bien d'autres : serments et trahisons, fidélités et petites tromperies... L'acquittement final ne détournera pas Jeanne de donner elle-même une conclusion au drame.

Procès de la jalousie ? de la douleur ? ou tout simplement d'un amour absolu et forcément tragique... C'est une histoire éternelle qui nous est magistralement contée dans ce livre, couronné en 1993 par le Prix des Libraires.

 

ZWEIG, Stefan :  La confusion des sentiments   - roman -

À l'occasion de son soixantième anniversaire, R. de D., professeur de philologie, reçoit de la part de ses élèves et collègues un livre d'hommage, relation a priori exhaustive de l'intégralité de ses œuvres, articles et discours. Il y manque pourtant la clé de voûte de son parcours intellectuel, l'événement de sa jeunesse qu'il garde secrètement enfoui au plus profond de lui-même : la rencontre décisive d'un homme, un professeur, qui a naguère suscité en lui enthousiasme et admiration. Il entreprend alors de rédiger des "notes intimes", dans lesquelles il retrace sa vie de jeune étudiant, de ses années de libertinage à son attachement exalté pour son maître, avec lequel il noue une relation faite de souffrances et de confusion. À l'époque, il ne s'aperçut pas du glissement insensible que prirent leurs rencontres, jusqu'au jour où le vieux pédagogue lui livra un brûlant secret…

Dans cette nouvelle, parue en 1927, Stefan Zweig (Vingt-quatre heures de la vie d'une femme, Le Joueur d'échecs…) excelle à décrire la force destructrice de la passion, en butte aux contraintes de la morale. Avec la finesse de style qui le caractérise, l'auteur dit l'ambiguïté du désir et de l'amitié, la "confusion" des pulsions et des êtres, la complexité de la nature humaine. Sa capacité à révéler dans La Confusion des sentiments la réalité du tabou de l'homosexualité fut saluée notamment par Freud.

 

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Voici la liste des livres réservés et livrés. Prochainement nous vous présenterons d’autres livres empruntés au Bibliobus du 6 mai .

 

 

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Published by mairie de puget - dans Bibliothèque Municiaple
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