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PUGET-SUR-DURANCE

84360

Département de Vaucluse

Arrondissement d'Apt

Canton de Cadenet

Communauté de Communes 

des Portes du Luberon

712 habitants

43° 45" 21' Nord

5° 16" 11' Est

 

Agenda

 

 

 

 

 

VIDE GRENIER ETE ENFANT

Samedi 10 juin 2017

Journée

Salle des Fêtes

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FETE DE LA MUSIQUE

Mercredi 21 juin

Extérieur

(Infos à venir)

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LES IMPREVUS # 2

(Concerts chorales)

Samedi 8 juillet

18h00

Temple /Salle des fêtes

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FETE VOTIVE

Vendredi 21 juillet

Samedi 22 juillet

Dimanche 23 juillet

Extérieur

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Informations diverses

plandepuget

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Calendrier annuel des périodes

d'incinération des végétaux 

  14325-1-copie-1

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Nouveaux horaires des déchèteries.

 

  4146-1

 

 

 

Bienvenue sur le blog de la Mairie de PUGET-SUR-DURANCE.

Vous pourrez accèder à toutes les informations concernant la Mairie , aux compte-rendus des réunions des différents Conseils Municipaux

et à toutes les décisions prises par votre nouvelle Municipalité.

Vous pouvez poser vos questions en faisant "ajouter un commentaire" et il vous sera répondu dans les cinq jours au même endroit.

Vos commentaires sont également les bienvenus.


Bonne visite !

Ouvertures et Permanences

 

Ouvertures de la Mairie

 

 

Nathalie et Manue vous recevront les :

 

Lundi de 9h à 12h30 et de 14h à 17h30

Mardi  de 14h à 17h30

Mercredi de 9h à 12h

Jeudi de 9h à 12h30

Vendredi de 9h à 12h30 et de 14h 17h30

Samedi de 9h à 12h

 


Permanences du Maire

 
sur rendez-vous .

 

Votre nouvelle équipe

 



Maire : Alain Sage

Premier adjoint : Jean-Daniel Duval

Deuxième Adjoint  : Danielle Faidy

Troisième Adjoint  : André Capanni

 

Quatrième Adjoint : Alain Blancheton

Conseillers Municipaux :

Jean-Claude Aoustin

Suzanne Bouchet
Christine Charbonnier

Nathalie Clausells
Christelle Fernandez

Gilbert Guérin
Sylvain Meyssard
Michèle Moulinet
Cathy Prost
Jean-Marie Scano

6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 14:49

Bibliothèque Municipale de Puget

Coup de Projecteur n° 80

Prêt de la Bibliothèque Départementale

                            

  Bibliobus du 4 décembre2014

 

Romans

Littérature de langue anglaise (Etats-Unis)

Bell,Madison, Smartt : « La ballade de Jesse »

Jesse a vingt ans, d'amers souvenirs familiaux, Kurt Cobain pour héros et la musique comme unique compagne. A la suite de la défection brutale, juste avant le début d'une nouvelle tournée, du bassiste du groupe, Perry, le manager des Anything Goes, engage Jesse en catastrophe. Plus âgés que lui, les autres musiciens tiennent bientôt lieu à Jesse (le "melungeon", le métis) de famille d'adoption. Sur la route qui les mène tout au long de la côte est, au fil des concerts donnés dans les bars minables qui sont leur lot, le jeune homme fait l'expérience de la scène, des rivalités sur fond de bourbon et de bière, des chambres de motel pouilleuses, des conquêtes d'un soir, et des rencontres avec des spécimens d'humanité passablement cabossés par l'existence quels que soient leur sexe ou leur âge. Madison Smartt Bell met en scène un microcosme humain dont l'aventure collective, sur les routes d'un Deep South qui n'en a pas fini avec le racisme et le cynisme ordinaires, permet à un jeune métis au destin fracassé de se réconcilier enfin avec sa vie et le regard des autres à travers la musique.

Berg, Elizabeth : « Un amour en hiver » - Grands caractères -

Une femme en plein désarroi remet en question son couple. Un roman pudique et sensible sur les désenchantements de la vie conjugale. Même s'il lui arrive de penser que sa femme a un caractère difficile, Griffin aime toujours passionnément Ellen. Mariés depuis dix ans, ils élèvent avec bonheur Zoe, leur fille de huit ans. Mais, depuis quelque temps, Griffin a des soupçons. Ellen est distante, préoccupée. De peur de voir ses doutes se confirmer, Griffin préfère fermer les yeux. Jusqu'au jour où la nouvelle tombe : oui, Ellen a un amant ; d'ailleurs, elle aimerait que Griffin quitte la maison. Griffin est-il prêt à tourner la page ? Dix ans de mariage ne peuvent s'écrouler ainsi ! Pour reconquérir la femme qu'il n'a jamais cessé d'aimer, Griffin est prêt à tout...

Carleton, Jetta : « Les fleurs de lune »

Début du XXe siècle. Dans leur ferme du Missouri, Matthew et Callie Soames élèvent leurs quatre filles, aux personnalités différentes mais au caractère bien trempé : Jessica leur brisera le cœur en s’enfuyant dès sa dix-huitième année, Leonie tombera amoureuse de l’homme dont il ne fallait pas s’ amouracher, Mary Jo s’ arrachera au cocon familial pour aller faire carrière à New York, et le destin de Mathy, l’enfant sauvage, se conclura par la plus terrible des tragédies. Ces années durant, malgré chagrins et déceptions, les Soames parviendront, malgré tout, à préserver les liens d’amour, qui forment le ciment même de leur famille. Une magnifique chronique romanesque, toute imprégnée des odeurs de l’Amérique profonde.

Dixon,Stephen : « Coups de fil »

Le téléphone sonne. Quand il apprend la mort de Dan, Stu, anéanti, se laisse submerger par ses souvenirs. L'amour qu'il éprouve pour son frère est profond, le deuil insurmontable. De coups de fil en coups de fil, comme s'il tirait au hasard les photographies d'une vieille caisse de souvenirs, Dixon reconstitue le puzzle de la relation complexe qui unit les deux frères. Coups de fil est l'oeuvre d'un maître au sommet de son art, tissant la trame d'une famille sur plusieurs générations, par des détours à la fois intimes et infimes qui mènent à l'universel. Dans le style inimitable de Stephen Dixon, mélange de prose à la simplicité trompeuse et d'humour pince-sans-rire, ce roman est le portrait d'un amour fraternel d'une beauté rare.

Kennedy, Douglas : « Quitter le monde »

Jane n'a que treize ans lorsqu'elle annonce à ses parents qu'elle ne se mariera jamais. Une phrase d'apparence anodine aux conséquences désastreuses : son père quitte le foyer et sa mère tient Jane pour directement responsable de l'échec de son mariage. Quelques années plus tard, étudiante en lettres à Harvard, Jane entame une liaison avec son professeur. Pendant quatre ans, elle vit dans l'ombre mais heureuse avec cet homme qui la fascine. Bonheur brutalement interrompu par la mort de son amant. Jane trouve alors un poste dans une très lucrative entreprise de trading. En voulant faire parvenir de l'argent à son père qui se prétend ruiné, Jane attire l'attention du FBI qui lui révèle les véritables occupations de celui qui est en fait un escroc international. Décidée à rentrer dans le giron universitaire, elle devient professeur en Nouvelle Angleterre. Elle fait la connaissance de Theo et donne naissance à une petite Emily qui fait toute sa joie. Alors que, pour la première fois de sa vie, Jane se prend à croire au bonheur, le drame frappe à nouveau... À bout de forces, Jane est tentée de quitter le monde, avant de trouver, au hasard d'un fait divers odieux, la force de se raccrocher à la vie.

Kingsolver, Barbara : « L’arbre aux haricots »

Taylor Greer n'a pas l'intention de finir ses jours dans le Kentucky, où les filles commencent à faire des bébés avant d'apprendre leurs tables de multiplication. Le jour où elle quitte le comté de Pittman au volant de sa vieille coccinelle Volkswagen, elle est bien décidée à rouler vers l'Ouest jusqu'à ce que sa voiture rende l'âme. C'est compter sans le désert de l'Oklahoma où, sur le parking d'un bar miteux, elle hérite d'un mystérieux balluchon : une petite Indienne. On est à Tucson dans l'Arizona ; Taylor a les yeux grands ouverts, de l'énergie à revendre et une bonne dose d'humour. Dans un garage un peu spécial, elle va rencontrer à la fois la générosité et l'inacceptable, et trouver l'espoir de garder celle qui est devenue son enfant, la petite Turtle. L'Arbre aux Haricots est une histoire de rire et de peine, un magnifique début pour une nouvelle romancière contemporaine.

Matthiessen, Peter : « En liberté dans les champs du seigneur »

«La Famille Martin Quarrier est arrivée ! Priez avec ferveur pour Ses serviteurs Martin et Hazel Quarrier, priez pour votre correspondant et sa femme, Andy, qui ont pour tâche de porter Sa parole aux sauvages Niarunas, car l'entreprise s'annonce dangereuse et ardue. Nous avons besoin de toutes vos prières, car Satan rassemble ses forces et l'Opposition, toujours vigilante, tirera profit de notre premier faux pas.» En compagnie de leur fils, Martin et Hazel Quarrier partent rejoindre Leslie et Andy Huben, comme eux missionnaires protestants, pour évangéliser une des tribus les plus primitives de la jungle amazonienne, les Indiens Niarunas. Leurs efforts se heurteront à l'obscurantisme et à la duplicité des Indiens, aux entreprises de l'opposition catholique, à l'hypocrisie des autorités locales, au cynisme de deux hors-la-loi américains retenus par les circonstances à Madre de Dios, mais aussi, et surtout, à leurs propres contradictions… En liberté dans les champs du Seigneur évoque la confrontation de deux mondes, que tout oppose. Peter Matthiessen remet en question le mythe du bon sauvage et celui de la mission civilisatrice, avec ce qu'elle implique de prétention, d'orgueil et de bêtise. Il livre dans ces pages d'une rare beauté de ton et d'inspiration une fresque dense et envoûtante, à l'image de la jungle, aux frontières du document.

Meyer, Stephenie : « Les Ames vagabondes »

J'ai rarement été aussi tourmentée durant une lecture ...Ce que nous offre Stephenie Meyer dans ce roman, c'est une terrible situation sans aucune solution apparente, un tourment absolu ! Il s'agit vraiment d'une perle de science-fiction à mes yeux. L'auteur sait vraiment s'y prendre pour captiver ses lecteurs. Je n'en attendais pas moins d'elle vu ses œuvres précédentes .Pour résumer un peu l'histoire, la Terre se retrouve envahie par les Âmes, prenant possession du corps humain vivant, et y écrasant sa conscience pour la remplacer. Mais une Âme, Vagabonde, se verra mettre des bâtons dans les roues par son hôte, une conscience bien plus forte qu'elle ne le pensait et qui va résister autant qu'elle le peut .L'histoire est centrée sur les sentiments. Pas seulement ceux de Vagabonde et son hôte, Mélanie, mais ceux de tous les personnages du livre. Car cette situation va créer bien des dilemmes pour beaucoup de gens ... L'auteur a su merveilleusement retranscrire les émotions de ses personnages, avec une troublante exactitude. Bien sûr, comment écrire un bon roman sans une belle histoire d'amour ? Là encore, ça ne sera pas si simple, mais compliqué au possible ! De quoi nous rendre dingue ! Ce livre est tout simplement exceptionnel et il est certain que je le relirai avec grand plaisir ! (Commentaire d’une internaute sur Amazon)

Powers, Kevin : « Yellow birds »

Bartle, 21 ans, est soldat en Irak, à Al Tafar. Depuis l'entraînement, lui et Murphy, 18 ans, sont inséparables. Bartle a fait la promesse de le ramener vivant au pays. Une promesse vaine... Murphy mourra sous ses yeux et le hantera toute sa vie. Yellow birds nous plonge au cœur des batailles où se déroule le quotidien du régiment conduit par le sergent Sterling. On y découvre les dangers auxquels les soldats sont exposés jour après jour. Et le retour impossible à la vie civile. - Un roman américain magistral que Tom Wolfe n’a pas hésité à décrire comme étant le «  À l’Ouest rien de nouveau » du conflit irakien. Nicolas Ungemuth, Le Figaro magazine.- L’écriture éminemment poétique de Kevin Powers élève Yellow Birds bien au-delà du récit brut. Elisabeth Philippe, Les Inrockuptibles.

Puchner, Eric : « La Musique des autres »

Salué par une presse unanime aux Etats-Unis, Eric Puchner fait avec ce premier livre une entrée remarquée en littérature. Décalées, drôles ou touchantes, ses nouvelles irradient l'intelligence et la grâce, composant le portrait fragile et délicat d'une Amérique aux prises avec ses propres contradictions. Dans un monde qui divise et exclut au lieu de rassembler, comment accorder sa propre musique à celle des autres ? Multipliant les perspectives - hommes et femmes, enfants et adultes - Puchner explore avec un sens du détail et de la langue remarquable les ressorts secrets de personnages en quête d'identité dans un monde dépersonnalisé, où tout, finalement, reste à conquérir.

Wideman,John Edgar : « Damballah »

Damballah constitue le premier volet de la " trilogie de Homewood " qui a porté John Edgar Wideman au rang d'auteur américain majeur. Homewood, c'est ce quartier de Pittsburgh où s'installa, vers 1840, un couple mixte formé d'une esclave évadée et du fils de son maître. De leur union naquit une dynastie dont Wideman, dans ce cycle de récits, réinvente les destins sur plus d'un siècle,S’appropriant les lieux de son enfance pour en faire une contrée mythique. Ce bouleversant roman familial est tout à la fois un oratorio de voix, une célébration de la mémoire d'un peuple, et l'histoire d'une utopie détruite. Il est aussi, malgré tout, un hymne à l'espoir, incarné par d'inoubliables figures de femmes qui réaffirment obstinément, par-delà la douleur, la grandeur humaine face au silence des dieux. Cette épopée lyrique joue de tous les registres - du gospel au rap, de la Bible aux cadences africaines, du sacré au trivial - pour construire une langue admirablement charnelle et sensuelle qui atteint à la plus grande poésie et acquiert une résonance universelle. Ce chant de vie, ce chef-d'œuvre s'impose d'ores et déjà comme un classique de la littérature américaine.

Williamson, Penelope : « L’homme qui venait de nulle part »

Montana, 1886.Dans la vallée du pays de Miawa, au sein de la communauté des Justes, la vie suit le rythme immuable et exigeant de la nature, selon l'ordre voulu par Dieu. Une vie simple et paisible, s'il n'y avait les incessantes persécutions de leurs voisins, ces " étrangers " qui convoitent leurs terres et ne reculent devant aucune violence. Dans leur barbarie, ils sont allés jusqu'à pendre le mari de la jeune et belle Rachel. Aujourd'hui seule et brisée par le chagrin, elle lutte pour élever dignement son fils. Mais, un matin d'hiver, un homme survient qui va bouleverser son destin... Un meurtrier, un hors-la-loi issu d'un monde de violence et de haine. Et s'il était la voie du salut pour Rachel et sa communauté ?

Littérature de langue anglaise (Royaume - Uni)

Ali, Tariq : « La femme de pierre »

En cette année 1899, Nilofer revient pour la première fois depuis neuf ans dans le palais des rives de la mer de Marmara où tous les étés se retire sa famille. Elle qui avait fui l'ambiance étouffante de ce milieu d'aristocrates ottomans pour épouser un inspecteur des écoles, grec de surcroît, est heureuse de faire découvrir à son fils l'univers de son enfance. Mais le plaisir des retrouvailles est de courte durée : trois jours après que son père a raconté au jeune Ohran un pan de la légende familiale, il a une attaque d'apoplexie. Tous - enfants de ses trois épouses successives, frères et serviteurs fidèles - accourent au chevet du patriarche. Comme l'Empire en cette fin de siècle, la famille d'Iskander Pacha a perdu de sa cohésion : venus de Berlin, d'Alexandrie et même de Tokyo, ses membres se sont, souvent volontairement, éloignés les uns des autres. Leurs drames, leurs secrets, et leurs aventures, ils les confient à la Femme de Pierre, cette sculpture païenne qui a vu défiler les générations. Pour l'ancien ambassadeur Iskander Pacha, qui a vite recouvré ses facultés, un si beau rassemblement est surtout l'occasion de brasser les problèmes du temps. Il sera question des raisons du déclin de l'Empire, mais avant tout de l'avenir. Car les membres de cette assemblée hétéroclite se révèlent convaincus de la nécessité d'un changement profond : on se retrouve, dans ce lieu pourtant intemporel, au cœur d'un complot visant à renverser l'ordre ancien. Et déjà, sous la plume allègre de Tariq Ali, s'esquissent les contours de la Turquie moderne... Tel est le talent du romancier : tissant avec son aisance coutumière les fils du destin de ses personnages, il interroge, entre feinte désinvolture et incontestable pertinence, une époque clef de l'histoire du monde musulman. La Femme de Pierre est le quatrième volet de son Quintet de l'islam.

Ali, Tariq : « Le livre de Saladin »

LE LIVRE DE SALADIN. Depuis que le sultan du Caire et de Damas, Salah al-Din, a pris la décision de déloger les croisés de Jérusalem, l'érudit juif Ibn Yakoub rédige la geste de la reconquête. Dans le secret des palais, sous les tentes des campements ou dans la poussière des routes, il rend compte de l'intelligence stratégique, du courage et de la générosité de celui qui en 1187 entrera dans la Ville sainte. Mais le souhait du mémorialiste est aussi de brosser le portrait du jeune Kurde devenu monarque : il recueille ses souvenirs, les confronte aux confidences de ses proches, et notamment du vieux serviteur Chadhi, dont la version du roman de formation du sultan, entre frasques et dépucelage, est nettement plus décapante... Au fil des années, Ibn Yakoub lève le voile sur le quotidien de la cour : les érudits paillards y lutinent les jeunes scribes tandis qu'au harem les favorites du sultan filent entre elles le parfait amour, la sultane Jamila suit la troupe habillée en homme, quand elle ne se consacre pas à l'écriture de traités subversifs...Secrets licencieux, rivalités politiques, petites histoires mêlées à la grande histoire donnent chair à ces personnages dont le point de vue bouscule notre vision occidentale des événements qui ont marqué le Moyen Age : et c'est bien le propos de Tariq Ali que de confronter, dans son Quintet de l'islam, la tradition arabe à la tradition chrétienne. Après Un sultan à Palerme, évocation de la Sicile cosmopolite du XIIe siècle (Sabine Wespieser éditeur, 2006), Le Livre de Saladin éclaire des enjeux qui restent très contemporains. Il a été traduit dans de nombreuses langues, y compris l'hébreu.

TARIQ ALI est né à Lahore en 1943. Figure prépondérante de l'extrême-gauche antilibérale au Royaume-Uni, il est l'auteur d'essais politiques et historiques ainsi que de deux cycles romanesques. Editeur à Londres, il écrit également pour le théâtre, le cinéma et la télévision.

Brett, Lily : « Lola Bensky » - Prix Médicis étranger 2014 -

Londres 1967 : Lola Bensky, jeune journaliste pour le magazine australien Rock-Out, n’a que 19 ans quand elle se retrouve au cœur de la scène musicale la plus excitante du moment ! Sans diplôme mais douée, trop grosse et toujours au régime, trop sage pour les sixties, quelles questions cette drôle de fille qui ne connaît rien au rock, n’a jamais étudié le journalisme et dont le seul bagage et pas des moindres est d’être l’enfant de deux survivants d’Auschwitz, va-t-elle bien pouvoir poser à ces rock stars en devenir ? Armée de son magnétophone et tartinée de fond de teint, Lola observe, écoute, écrit. À Londres, elle parle bigoudis avec Jimi Hendrix et sexe avec Mick Jagger. À Monterey, elle échange avec Mama Cass sur leurs régimes respectifs et aborde l’amour entre filles, la drogue et l’alcool avec Janis Joplin. Un jour, elle prête même ses faux-cils à Cher... Subtiles, drôles, personnelles, les questions s’enchaînent, dévoilant des portraits inattendus de ces dieux du rock, mais révélant surtout la quête identitaire que Lola mène inconsciemment. Épouse, mère, auteure reconnue, Lola Bensky continue à s’interroger sur ce qui fait la force d’un être humain.

Follett, Ken : « Un monde sans fin »

1327. Quatre enfants sont les témoins d’une poursuite meurtrière dans les bois : un chevalier tue deux soldats au service de la reine, avant d’enfouir dans le sol une lettre mystérieuse, dont la teneur pourrait mettre en danger la couronne d’Angleterre. Ce jour lie à jamais leurs sorts... L’architecte de génie, la voleuse éprise de liberté, la femme idéaliste, le guerrier dévoré par l’ambition : mû par la foi, l’amour et la haine, le goût du pouvoir ou la soif de vengeance, chacun d’eux se bat pour accomplir sa destinée dans un monde en pleine mutation – secoué par les guerres, terrassé par les famines, et ravagé par la Peste noire. Avec Un monde sans fin, Ken Follett nous offre une nouvelle fresque historique aussi séduisante et captivante que Les Piliers de la Terre, cette superbe épopée romanesque qui avait pour cadre l’Angleterre du XIIe siècle.

Greene, Graham : « La chaise vide et autres récits inédits »

Graham Greene, qui fut étroitement lié avec son éditeur français, Robert Laffont, est l'auteur de célèbres polars et romans d'espionnage mais aussi de livres " catholiques " à dimension existentielle. Son œuvre à multiples facettes, romans policiers et d'espionnage, nouvelles, romans métaphysiques, essais, récits de voyages, a été souvent adaptée au cinéma, et des titres aussi fameux que Le Troisième homme, Un Américain bien tranquille ou encore La puissance et la gloire lui ont apporté une renommée universelle. Et voilà qu'un roman inachevé et inédit, dont François Gallix a découvert le manuscrit dans les archives de l'université d'Austin (Texas), met le feu aux études greeniennes. La Chaise vide, tel est son titre, est traduit et présenté dans ce volume, avec des nouvelles également inédites en français et des rééditions. Cette riche actualité permet de porter un nouveau regard sur une œuvre jusqu'ici trop facilement cataloguée. Grâce à une puissante technique littéraire, sens du suspense, découpage cinématographique du récit et dialogues vifs, et avec un pessimisme désespéré, Greene brosse un portrait au scalpel de l'individu moderne.

 

 

Gregory, Philippa : « Deux sœurs pour un roi »  - Grands caractères – en 2 volumes.

" Je serai sombre, française, à la mode et difficile ; vous serez douce, ouverte, anglaise et belle. Quelle paire nous formerons ! Quel homme pourra nous résister ? " Tels sont les premiers mots prononcés par Anne Boleyn à l'endroit de sa sœur Marie quand elle la rejoint, en 1522, à la cour d'Angleterre. Introduite au palais de Westminster, à l'âge de 14 ans, Marie Boleyn séduit le roi Henri VIII auquel elle donnera deux enfants. D'abord éblouie par le souverain, elle comprend qu'elle sert d'appât au milieu des complots dynastiques. Quand l'intérêt du roi pour elle s'émousse, Anne est chargée de le séduire à son tour. Désir, haine, ambitions, trahisons. Se déroulant sur quinze ans, cette fresque historique, racontée à la première personne par Marie Boleyn, dépeint les rivalités au sein de la dynastie des Tudor. Une histoire qui se terminera dans le sang. 

Jennings, Kate : « Une femme raisonnable »

Kate Jennings, écrivain irascible et cynique avouée, déclare qu'elle ne succombe pas à la sensiblerie : elle refuse de lire Les Quatre Filles du docteur March, elle ne pleure pas au cinéma et elle ne supporte ni les Américains au cœur tendre qui résident à New York, sa ville d'adoption, ni leurs caniches choyés. Dans ce récit plein d'esprit, bouleversée par la mort de son époux et par les attentats du 11 septembre, elle affronte son chagrin et se pose des questions fondamentales. Une femme raisonnable est la chronique lucide et ironique d'un voyage personnel : un déménagement éprouvant, un séjour à Bali, et un mélange improbable d'amis, de border terriers fougueux et de macaques à queue de cochon qui entrent dans sa vie et l'aident à surmonter sa peine.

Rosnay, Tatiana de : « A l’encre russe »

L’Enveloppe a valu au jeune romancier Nicolas Kolt un succès international et une notoriété dans laquelle il tend à se complaire. C’est en découvrant la véritable identité de son père et en fouillant jusqu’en Russie dans l’histoire de ses ancêtres qu’il a trouvé la trame de son premier livre. Depuis, il peine à fournir un autre best-seller à son éditrice. Trois jours dans un hôtel de luxe sur la côte toscane, en compagnie de la jolie Malvina, devraient l’aider à prendre de la distance avec ses fans. Un week-end tumultueux durant lequel sa vie va basculer…La romancière multiplie les clins d’œil sur le monde de l’édition et ses requins, sur le miroir aux alouettes d’une notoriété vertigineuse dont elle n’est pas dupe. Delphine Peras, L’Express.

Simonson, Helen : « La dernière conquête du major Pettigrew »  - Grands caractères -  2 volumes.

À Edgecombe St. Mary, en plein cœur de la campagne anglaise, une tasse de thé délicatement infusé est un rituel auquel, à l'heure dite, le major Ernest Pettigrew ne saurait déroger pas plus qu'à son sens du devoir et à son extrême courtoisie, aussi désuète que touchante, qui font de lui l'archétype même du gentleman anglais. Dans ce petit village pittoresque où les cottages le disputent aux clématites, le major a depuis trop longtemps délaissé son jardin. Désormais veuf, il a pour seule compagnie ses livres, ses chers Kipling, et quelques amis du club de golf fuyant leurs dames patronnesses. Ce n'est guère son fils, Roger, un jeune londonien ambitieux, qui pourrait le combler de tendresse. Mais, le jour ou le major apprend le décès de son frère Bertie, la présence douce et gracieuse de Mme Ali, veuve elle aussi, va réveiller son cœur engourdi. Tout devrait les séparer, elle, la petite commerçante d'origine pakistanaise, et lui, le major anglais élevé dans le plus pur esprit britannique. Pourtant leur passion pour la littérature et la douleur partagée du deuil sauront les réunir. Ils vont, dès lors, être confrontés aux préjugés mesquins des villageois, ou le racisme ordinaire sévit tout autant dans les soirées privées, sur le parcours de golf, à la chasse, sur les bancs de messe que dans les douillets intérieurs. Et les obstacles seront pour eux d'autant plus nombreux que leurs familles s'en mêlent…

« Très bien écrit, et documenté sur cette fin de l'empire colonial anglais, spirituel en diable en même temps que très touchant » (Commentaire d’un internaute sur Amazon)

 

Torday, Paul : « Partie de pêche au Yemen »

Que se passe-t-il dans la tête d'un scientifique anglais pantouflard et comblé – sa femme vient de lui offrir une brosse à dents électrique pour leurs vingt ans de mariage – quand un cheik lui demande de construire une rivière à saumons au Yémen afin qu'il s'adonne à son sport favori : la pêche. Une comédie hilarante sur les lubies des puissants de ce monde et le pouvoir de l'argent. " À cette trame, l'auteur ajoute intrigue politique, menaces terroristes et histoire d'amour : trois risques, pour Jones, de se faire gober comme une mouche. Pour le plus grand plaisir du lecteur. " Stéphane Hoffmann, Le Figaro Magazine Traduit de l'anglais par Katia Holmes.

Wodehouse, Pelham G : « Au secours, Jeeves ! »

" Il n'y a que deux sortes de lecteurs de Wodehouse, affirmait un critique anglais, ceux qui l'adorent et ceux qui ne l'ont pas lu. " Gageons que la France va redécouvrir avec enthousiasme ce monde éternel rempli de filles énergiques, d'oncles dociles, de tantes redoutables, de pairs excentriques et de baronets transis que domine la figure inoubliable de Jeeves, le butler irremplaçable, le gentleman du gentleman, à la puissance cérébrale sans limites... et aux cocktails infaillibles contre les chagrins d'amour et les gueules de bois. Pelham Grenville Wodehouse (1881-1975)

Wodehouse, Pelham G : « Jeeves, Merci ! »

Bertie a le cœur sur la main, toujours prêt à voler au secours des uns et des autres, surtout lorsque l'exige la terrifiante tante Agatha, plus tyrannique que jamais. C'est ainsi qu'il plonge avec enthousiasme dans les imbroglios les plus tortueux où il serait encore fourré sans l'intervention de son génial, majordome, l'impeccable Jeeves. Situations loufoques, personnages excentriques, dialogues pétillants et rebondissements incessants, tels sont les ingrédients que l'on retrouvera dans le troisième volume de ces désopilants vaudevilles à l'anglaise qui ont enchanté des générations de lecteurs.

Winterson, Jeanette : « Pourquoi être heureux quand on peut être normal ? »

Abandonnée à la naissance, Jeanette Winterson est recueillie par un couple de pencôtistes de Manchester. Sa mère adoptive, Mrs Winterson, ne sait pas aimer. Cette femme dépressive, violente et dévote est enfermée dans une solitude qu’elle veut étendre à sa fille. Adolescente, Jeanette s’émancipe grâce à la littérature et la sexualité, deux chemins à bannir pour sa mère. Dans cette autobiographie pleine de fantaisie et de férocité, elle raconte avec humour l’histoire de sa quête du bonheur.

Littérature de langue italienne

Agnello Homby, Simonetta : « Le secret de Torrenuova »

Au cœur de l’Italie du Sud d’aujourd’hui, tiraillée entre archaïsme et modernité, le propriétaire de la fabrique locale de pâtes artisanales qui a fait sa fortune sent son empire commencer à se déliter. À l’heure de franchir le cap de la soixantaine, Tito dresse un sombre tableau de son existence : père autoritaire dont les enfants contestent la toute-puissance, c’est également un mari volage et un piètre chef d’entreprise, incapable de s’adapter aux exigences du monde moderne. Mais l’intransigeant pater familias cache aussi un douloureux secret… Il est un enfant illégitime n’ayant jamais connu sa mère. Sa tante Rachele, octogénaire vivant en recluse dans une chambre du domaine, ne pourrait-elle pas l’aider à se réconcilier avec son passé, avec les siens et avec lui-même ?
Le Secret de Torrenova marie avec bonheur tous les ingrédients d’un grand succès populaire. Avec cette saga familiale au style fluide et à l’impeccable scénario, sur fond de nature sicilienne omniprésente et exubérante, Simonetta Agnello Hornby réussit le pari osé et risqué d’aborder non seulement le thème de la recherche des origines, mais aussi – avec une pudeur, une sensibilité et une subtilité tout à fait remarquables – le tabou de l’inceste.

Bevilacqua, Alberto : « A travers ton corps »

L’Amant de Lady Chatterley est un des romans les plus célèbres du XXe siècle. Mais on ne sait guère que les découvertes érotiques de Constance Chatterley dans les bras de son garde-chasse ont été imaginées par Lawrence lors de ses nombreux séjours en Italie et en particulier après les semaines qu’il passa au bord de la mer de Ligurie avec son épouse allemande, Frieda von Richthofen. Mieux encore : le personnage de Mellors aurait été largement inspiré à l’auteur par un superbe Italien, Angelo Ravagli, qui fut l’amant puis le troisième mari de Frieda à la mort de Lawrence.
Telle est la révélation surprenante qui constitue le point de départ du roman d’Alberto Bevilacqua, À travers ton corps. À Spotorno où séjournèrent David et Frieda, dans la villa même qu’ils y avaient louée, il retrouve l’ancien officier des bersagliers, laissé pour compte de l’histoire officielle.
Au fil des conversations, le mythe du personnage romanesque fait place à la réalité d’un homme stupéfait de son destin, avide de le comprendre et que Bevilacqua accompagne dans sa découverte, comme un metteur en scène aide l’acteur à saisir son rôle. Mais le romancier ne sort pas indemne de cette enquête qui le plonge dans une étrange osmose avec les souffrances et les tourments de son illustre prédécesseur anglais.
Croisement de deux confessions impudiques, rencontre, par-delà les années et la mort, de deux écrivains, À travers ton corps est une réflexion magistrale sur la création, l’identité et l’érotisme. 

Ecco, Umberto : « Le nom de la rose »

Après tout, un inquisiteur, c’est une sorte d’enquêteur, en plus dangereux peut-être, et lorsque Guillaume de Baskerville, accompagné de son secrétaire, arrive un jour de l’an de grâce 1327 dans une abbaye perdue entre Provence et Ligurie, c’est tout naturellement que le père abbé lui demande de découvrir comment un de ses moines s’est retrouvé disloqué au pied d’une muraille. Un moine en principe, cela ne se suicide pas, mais cela n’assassine pas non plus. Alors que s’est-il passé ? Il faut dire qu’ici on n’a pas affaire à des moines très catholiques. Le premier roman d’Umberto Eco a véritablement révolutionné le genre du policier historique, soumettant avec humour les nécessités de l’intrigue à un jeu de devinettes d’une érudition éblouissante. Prix Médicis étranger en 1982.

Rocchi, Mario : « Casa Balboa »

Amateurs de bluettes, de romances à l’eau de rose et d’historiettes convenues, passez votre chemin! Sabre au clair, dans un style proche de Bukowski et de Fante, Mario Rocchi suit le destin de M. Balboa, clown triste : il ne comprend plus ses enfants, son couple bat de l'aile, ses amis ne sont plus tout à fait les mêmes et l’Italie a changé. Fort heureusement, au milieu de ces drames à l'italienne, il reste à ce libertaire vieillissant et obsédé sexuel infatigable, l'amour passionné d'Otto... son chien. L'exubérance de Benigni, la truculence de San-Antonio et le tragi-comique de Fellini dynamitent la nostalgie et la colère de ce contempteur d’un naufrage familial et social. 
Drôle et corrosif, Casa Balboa plonge dans la culture populaire italienne, dans sa langue crue et nous offre une potion anarchiste, un bain de soleil. 
Mario Rocchi est né et vit à Lucques, en Toscane. Journaliste culturel à La Nazione, grand quotidien de Florence, il est aussi critique d’art et de cinéma.

Vitali, Andrea : « La Modiste »

Un doux matin de septembre 1948, la petite ville de Bellano, au bord du lac de Côme, est en pleine ébullition ! Pendant la nuit, des voleurs se sont introduits dans l'hôtel de ville, en l'absence du veilleur de nuit, Firmato Bicicli, parti arroser - un peu plus que de raison - son anniversaire. Devant l'édifice, la foule s'écarte sur le passage d'Anna Montani, la belle modiste, avec ses airs de Silvana Mangano et ses courbes généreuses. Carmine Accadi, le chef des carabiniers, la dévore des yeux... Et il n'est pas le seul que le désir tourmente ! Tous les hommes lui tournent autour, à la Montani, d'autant plus qu'elle est veuve d'un mari disparu a priori sur le front russe : Eugenio Pochezza, terrorisé par sa mère... Firmato Bicicli, avide de vengeance contre d'improbables cambrioleurs... Romeo Gargassa, escroc enrichi, pense-t-on, par le marché noir de la Seconde Guerre mondiale encore bien proche, et tout disposé à lui offrir la boutique de ses rêves. Avec maestria, Andrea Vitali nous invite, au coeur de l'Italie du début des années cinquante, à entrer dans une farandole de situations cocasses et de croustillants quiproquos, menée par une modiste sensuelle au sourire espiègle et aux yeux rieurs, dont on ne sait si elle est fourbe ou tout simplement ingénue...

Littérature de langue espagnole

Domingo, Soriano, Carmen : « Secrets d’alcôve »

Nous sommes en Espagne à la veille de la guerre civile. Les phalangistes luttent contre les « rouges » et essaient d’imposer leur vision d’une Espagne traditionnelle, catholique et hiérarchique, dans laquelle les femmes occupent un rang inférieur. C’est dans ce contexte que l’on retrouve Carmen Polo, Pilar Primo de Rivera et Mercedes Sanz Bachiller, épouses des trois plus influents hommes de l’époque et qui ont marqué l’Histoire : José Antonio Primo de Rivera, Onésimo Redondo et bien sûr, Francisco Franco. 
En alternant leurs pensées, Carmen Domingo nous offre un roman choral d’une grande véracité. D’une écriture précise et magistrale, elle nous replonge dans une époque capitale de l’Espagne. En évoquant le quotidien de femmes qui ont en réalité fait basculer l’Histoire, elle nous offre un point de vue d’une grande originalité en donnant une voix à celles que l’on a longtemps fait taire.

« excellent scénario, le début de la guerre d'Espagne vu du côté des épouses.. travail difficile car terrain glissant (l'habituel tous bons d'un côté et les tous méchants de l'autre comme nous sommes habitués à entendre est évité), exercice réussi » (Commentaire d’un internaute sur Amazon)

Gonzalez, Tomas : « Au commencement était la mer »

J. et Elena décident de quitter Medellín et les excès de la ville pour vivre sur une île, dans une ferme, face à la mer. Anarchiste, hippie et bohème, J. ? il n’est désigné que par cette initiale ? pense opérer là un « retour à la vraie vie ». Mais J. et Elena, aussi bien en tant qu’individus que comme couple, vont se retrouver confrontés, dans une succession de petits drames et de défaites minuscules, à une nature dure, qui les absorbent pour finir par les dévorer. 
Tomás González raconte cette dérive dans un style froid et distancié, qui laisse apparaître progressivement la violence des relations humaines et l’impossibilité de vivre selon nos désirs, nos caprices ou nos idées. Dès les premières lignes, tout a l’air normal mais on sent la tragédie possible, grâce au style épuré, aux dialogues secs et à l’ironie féroce. La tension monte dans un accelerando angoissant jusqu’au finale tragique. « Un livre qui nous éclaire de l’intérieur », comme l’a écrit l’auteur suisse Peter Stamm.

Tomás González est « le secret le mieux gardé de la littérature colombienne », selon la revue Pie de pagina.
Né en 1950 à Medellín, il a étudié la philosophie, a été barman dans une discothèque à Bogotá, travaillé trois ans à Miami dans une boutique de vélos, puis seize à New York comme traducteur. Il vit aujourd’hui à Bogotá avec sa femme. Il est l’auteur de six livres. Au commencement était la mer est son premier roman (paru en 1983 en Colombie). Traduit de l’espagnol (colombien) par Delphine Valentin

Guerra, Wendy : « Poser nue à La Havane »

Nous sommes en 1922. Anaïs Nin part à Cuba sur les traces d'un père absent et fantasmé, à la découverte de la famille paternelle. Dans son Journal, peu d'allusions à cette période. De sa plume riche en images saisissantes, Wendy Guerra imagine alors ce qu'Anaïs a pu ressentir en arrivant sur Ne et superpose ses pensées apocryphes aux confessions réelles de la jeune Anaïs Nin, restituant ainsi la voix d'une âme à la recherche de son identité: "Je veux commencer à me constituer une Cuba personnelle. Irrévocablement mienne" « Un roman troublant mêlant journal apocryphe et notes réelles d'Anaïs Nin dans les années 20 à la Havane. Abandon, inceste, opium et poésie. Louable exercice littéraire et beau plaisir de lecture. » (Marie de FNAC Rosny 2)

 

Montero, Mayra : « La Havane 1957 »

En cette année 1957, la fête tropicale bat son plein. George Raft en personne, l'une des plus grandes vedettes de Hollywood, est attendu à La Havane pour l'inauguration d'un nouveau casino, le premier d'une série de luxueux établissements de jeu associés à un ensemble d'hôtels qui devraient progressivement ouvrir leurs portes dans l'île. On compte y accueillir des touristes du monde entier et leur offrir chaque nuit, outre les sensations de la roulette et du black-jack, une revue digne du Sans Souci ou du célèbre Tropicana, les meilleurs cabarets de la ville. Mais, côté coulisses, tout n'est pas encore réglé. Voilà pourquoi, lorsqu'on découvre le cadavre d'un hippopotame abattu dans les environs du Parc Zoologique de La Havane, soudain les langues se délient et le bruit court que ce fait divers n'est pas sans rapport avec la guerre implacable que se livrent les parrains de la mafia américaine pour le contrôle des hôtels à Cuba. On dit même que le dictateur Batista y est impliqué et qu'il soutient activement l'un des clans new-yorkais. Las d'interviewer des starlettes cubaines, le journaliste Joaquín Porrata pense que le moment est venu de changer de rubrique et de journal, et il décide de mener l'enquête. Mais il faut être assez jeune et passablement naïf pour croire que l'on peut mettre son nez dans des affaires pareilles sans danger. 

Sampedro, José Luis : « Le fleuve qui nous emporte »

« Superbe livre, brut comme le soleil de l'Espagne, ou les sentiments humains sont rugueux comme la pierre et profonds comme ce fleuve qui nous emmène au gré de son lit. Et en plus l'auteur aborde sous un aspect peu banal les grands thèmes qui "font" l'Espagne (tauromachie, machisme...). » (Commentaire d’un internaute sur Fnac .com)

Littérature de langue portugaise

Tordo, Joao : « Le bon hiver »

Sexe, crimes et métaphysique à Sabaudia, sur les terres de Pasolini et Moravia, pour un thriller intense qui réunit une faune hétéroclite d'artistes décalés et de pique-assiettes internationaux chez un extravagant mécène passionné de production cinématographique et de montgolfières. Un écrivain misanthrope et hypocondriaque est à la manœuvre pour explorer les voies tortueuses de personnages déracinés, toujours attirés par l'abîme.

Littérature d’autres langues

Sorokin, Vladimir Georg : « Le Kremlin en sucre »

Un lilliputien qui joue les « fous du roi » au Kremlin rentre dans son appartement où il est servi par un robot avec lequel il joue et s’enivre dans la tristesse. Interrogatoire : grâce à une piqûre, le prisonnier se transforme en cristal et le policier menace de le briser en mille morceaux avec un tisonnier s’il ne parle pas ! Des forçats construisent dans une région désertique une partie de la fameuse Grande muraille de Russie. C’est le moment du repas. Vision digne du Goulag. Les hommes réduits en esclavage pour satisfaire la volonté du pouvoir qui leur rend visite en hélicoptère au moment du déjeuner…Dans ce nouveau livre de Sorokine les tableaux se succèdent, qui présentent chacun un des aspects de la Russie de 2028, sans liens les uns avec les autres, sauf qu’ils baignent dans une même ambiance.

Vladimir Sorokine vit à Moscou où il est né en 1955. Brillant et iconoclaste, l'auteur jongle avec tous les genres pour dénoncer les institutions russes, les ravages du pouvoir et de l'argent. Il est l'auteur, entre autres, de La Glace (éditions de l'Olivier 2005), Le Lard bleu (éditions de l'Olivier 2007), Journée d'un opritchnik (éditions de l'Olivier 2008)

 

………….Suite dans un prochain Coup de Projecteur.

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Published by mairie de puget - dans Bibliothèque Municiaple
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