Bibliothèque Municipale de Puget
Coup de projecteur n° 61
Prêts de la Bibliothèque départementale
Bibliobus du 9 décembre 2011 (2ième liste)
ROMANS
LAVARENNE, Michelle : « Le rossignol des
Tuilières »
Une saga familiale captivante sur trois générations Le Rossignol des Tuilières, c est Marguerite, qui charme ses collègues de l atelier avec son filet de voix
limpide. Ouvrière dans une fabrique de porcelaine, elle est aussi une mère très occupée avec pas moins de cinq enfants à élever. Hélas ! elle ne survit pas à l arrivée du sixième. C est donc sa
fille aînée, Louise, malgré son jeune âge, qui va prendre en main la destinée de la fratrie.
Biographie de l'auteur
Après des études aux Beaux-Arts à Paris, Michelle Lavarenne s adonne à l écriture avec passion. Avec sa plume ravissante, elle ressuscite quelques personnages
émouvants, quelques scènes, quelques anecdotes vécues. Une invitation à découvrir l histoire d une famille simple et attachante. Elle est l auteur de La Belle Vie d Anna.
LE NABOUR, Eric : « Retour à Tinténiac »
En 1905, un inconnu, Adam Guillemot, accompagné d’une petite fille muette s’établit dans le manoir de Tinténiac, non loin d’Auray dans le Morbihan. Il ne reçoit
personne à l’exception de l’institutrice du village à laquelle il confie l’éducation de l’enfant.
En investissant dans la pêche et les conserveries de sardines avec le souci d’améliorer le quotidien des Penn-sardin, les ouvrières sardinières, Guillemot
s’attaque aux intérêts du baron de Saint-Victor, un riche et puissant notable, qui use de tous les moyens pour l’abattre. Mais les manœuvres du sinistre baron échouent et sa haine redouble au
point de réveiller les fantômes du passé. Qui est cet étranger, d’où provient son immense fortune ? Saint Victor se persuade qu’une des clefs du mystère pourrait être entre les
mains de la fille de Guillemot, Natacha. Celle-ci devient un enjeu crucial dans le combat sans merci que se livrent les deux hommes.
MARNY, Dominique : « La conquérante »
Fuyant sa Touraine natale, Judith Fontange se lance dans le Paris des Années folles, des amitiés stimulantes et des amours tumultueuses. Engagée par un modeste
bijoutier, elle se découvre alors une passion pour ce métier. Judith possède tous les atouts pour réussir : beauté, fougue, ambition, talent... Il lui faudra néanmoins se battre pour s'imposer
dans le cénacle essentiellement masculin des grands joailliers et accéder à la prestigieuse rue de la Paix. A travers les engagements et les choix d'une jeune créatrice s'égrènent les rites, les
secrets et le savoir-faire d'un univers fascinant, celui des pierres précieuses. Les romans de Dominique Marny (Darjeeling, Les Nuits du Caire, Mes nuits ne sont pas les vôtres et Il nous reste
si peu de temps) témoignent de sa passion pour l'art, les voyages et l'histoire.
MARCHIKA, Colin : « Les poubelles du
Walhalla »
N'attendez plus et entrez dans l'univers fascinant de Colin Marchika, auteur exceptionnel qui nous livre ici un recueil de nouvelles merveilleux. Si vous aimez
la Fantasy, mais que pour vous elle se doit d'être originale et innovante alors ce livre est ce que vous cherchiez.
Décalé, intelligent, riche et varié dans les thèmes abordés, ce livre est une sorte d'OVNI dans le paysage de la Fantasy francophone. Laissez-vous emporter, vous
ne regretterez pas le voyage...(Commentaire de « Fred Caillou « sur le site d’Amazon)
NEMIROVSKY, Irène : « Suite Française »
Ecrit dans le feu de l'Histoire, Suite française dépeint presque en direct l'exode de juin 1940, qui brassa dans un désordre tragique des familles françaises de
toute sorte, des plus huppées aux plus modestes. Avec bonheur, Irène Némirovsky traque les innombrables petites lâchetés et les fragiles élans de solidarité d'une population en déroute. Cocottes
larguées par leur amant, grands bourgeois dégoûtés par la populace, blessés abandonnés dans des fermes engorgent les routes de France bombardées au hasard... Peu à peu l'ennemi prend possession
d'un pays inerte et apeuré. Comme tant d'autres, le village de Bussy est alors contraint d'accueillir des troupes allemandes. Exacerbées par la présence de l'occupant, les tensions sociales et
les frustrations des habitants se réveillent... Roman bouleversant, intimiste, implacable, dévoilant avec une extraordinaire lucidité l'âme de chaque Français pendant l'Occupation, enrichi de
notes et de la correspondance d'Irène Némirovsky, Suite française ressuscite d'une plume brillante et intuitive un pan à vif de notre mémoire. Prix
Renaudot 2004.
NOTHOMB, Amélie : « Une forme de vie »
L'un de mes livres préféré d'A.Nothomb.
L'histoire d'un Gi de l'armée américaine, et de son auteure préféré qui repond aux lettres de ses lecteurs..Notre héros Melvin Mapple ne va pas s'en
priver...
L'histoire est bien sûre plus alambiquée que ça, on connait notre Amélie.
Le final est très réussi, je vous laisse le découvrir tout comme ce roman que je recommande. (Commentaire de « Patroche » sur Amazon)
ORSENNA, Erik : « La chanson de Charles
Quint »
En 1539, pendant un instant, Charles Quint se déchargea des affaires du monde en se réfugiant dans la solitude d'un monastère afin de pouvoir pleurer tout son
soûl : il venait de perdre sa si belle et jeune épouse lusitanienne. Pour un monarque qui s'enorgueillissait de ne jamais voir le soleil se coucher sur ses états, l'astre, en tout cas,
n'irradiera jamais plus son coeur. Cette anecdote historique, non relatée textuellement, est le sens du titre si joliment choisi par Eric Orsenna pour nous faire partager l'origine de son propre
et terrible accablement. Un court moment de délicate émotion où des sentiments vrais émeuvent profondément, où la folie tient du devoir de survivre, et où l'humour n'est plus que la politesse du
désespoir (Commentaire de « Durden » sur Amazon).
ORSENNA, Erik ; « La révolte des
accents »
Après La grammaire est une chanson douce et Les Chevaliers du Subjonctif, Erik Orsenna repart explorer les territoires mystérieux de la langue française.
PANCOL, Katherine : « Les écureuils de Central Park sont
tristes le lundi »
Les deux livres précédents étaient géniaux - quelle déception ce dernier livre -
On reprend tous les personnages, on leur fait vivre quelques petites histoires -
On attend quelque chose qui ne vient pas......décevant. (Commentaire de « Anny » sur Amazon)
PERRIGNON, Judith : « C’était mon
frère …»
Magnifique récit sur l'amour des 2 frères van Gogh, triste aussi car malheureusement leur vie a été de courte durée. Le 1er désespoir pour Vincent qui voit son
frère s'éloigner, et le 2ème un peu plus tard pour Théo qui ne se remet pas de cette disparition et qui sombre jusqu'à la mort. (Commentaire de « Philsery » sur Amazon)
PEYSSONNERIE, Paul : « Le clos des
bruyères »
Trente années durant, Céline et Jean-Charles ont tout partagé, surtout les épreuves, à commencer par la maladie et le chômage. Aussi lorsqu'ils découvrent sur
les hauteurs de Peyreblanque une belle et vieille ferme à l'abandon, ils entrevoient aussitôt l'occasion de tourner la page et d'assouvir un vieux rêve : ouvrir un gîte rural qu'ils appelleront
Le Clos des Bruyères. Mais l'ennui rôde. Après quelques saisons paysannes, Jean-Charles se sent des fourmis dans les doigts et les jambes. Jusqu'à ce jour où l'occasion lui est offerte de renouer
avec sa passion. On se rappelle soudain qu'il a été un saxophoniste réputé et on l'invite à participer à une tournée en Amérique. Une tournée qui n'en finit plus, s'égare du côté de l'Argentine,
et résonne en lui comme le tempo de la jeunesse. Pendant ce temps, Céline, restée au Clos des Bruyères, se languit. Elle pressent que Jean-Charles ne reviendra peut-être plus, qu'elle va devoir
apprendre à son tour à vivre autrement. Noël arrive. Elle se prépare à passer la soirée, seule auprès du feu, avec sa chienne. Mais ce soir-là, un inconnu frappe à sa porte... Après Lu Fille des
neiges, La Bergère du Larzac et Les Noces interdites (éditions Lucien Souny), Paul Peyssonnerie dénoue ici, fil après fil, une intrigue passionnelle riche en rebondissements. Et jusqu'au bout il
nous tient en haleine : le Clos des Bruyères ne va-t-il pas se métamorphoser en nid de guêpes ?
PEYRAMAURE, Michel : « Les roses noires de St
Domingue »
1791. Julien Delacour arrive à Saint-Domingue pour y recenser et collecter les richesses de la flore et de la faune. Mais, partout, ce ne sont qu'attaques
d'esclaves en révolte contre les brutalités de leurs propriétaires, incendies de plantations et massacres... Alors que Saint-Domingue, devenue Haïti, sombre dans l'anarchie, le naturaliste se
retrouve dans une sorte d'exil sur Port-Espérance. Là, en présence de sa compagne, Ana, descendante d'une reine indienne du temps de Colomb, il va faire, au fil des jours, le récit de ses
passionnants travaux, de ses amours, et de l'histoire d'un pays...
PLUCHARD, Mireille : « Le petit bâtard »
Clarisse Chardenon, véritable petite mère pour toute sa famille, est envoyée faire la saison des vers à soie en Cévennes huguenotes. Malgré les mises en garde de
son père contre « ces gens », elle se plaît au domaine Blanchon-Troupet. Elle rencontre Jean, le benjamin de la maison. Une idylle naît, le temps de la saison d élévage des vers à soie. Clarisse
rentre chez elle mais elle n est plus tout à fait la même. La nuit de la Saint-Jean, elle est devenue une femme dans les bras de son amoureux. Elle cache son secret à sa famille, mais bientôt
elle a confirmation de ses craintes : elle est enceinte... Le père Chardenon, furieux, a décidé d abandonner l enfant à l orphelinat, la seule place selon lui pour un bâtard. C est sans compter
sur l immense amour de la mère pour son enfant...
Biographie de l'auteur
Mireille Pluchard vit à Saint-Christol, village près d'Alès, capitale du Piémont cévenol. Après avoir passé de longues années à fouiller archives, mairies et
minutes notariales pour des recherches généalogiques, elle est tombée dans l'écriture tout naturellement, comme une suite logique à ses patientes recherches. Est née alors une trilogie La Saga
des Teissier, narrant la vie de sept générations de ses ancêtres. Passionnée d'Histoire et d'histoires, celles des gens dont elle s'applique à brosser les portraits, la Cévenole qu'elle est aime
entraîner le lecteur à travers les paysages austères et envoûtants qui ont trempé le caractère des hommes et des femmes de ce terroir.
RASPAIL, Jean : «Le camp des saints »
Ecrite il y a presque 40 ans, cette histoire ne se voulait pas prophétique mais comme une possibilité évidente et prévisible des flux de population motivées par
une vie meilleur. Un exode accompagné aussi de motivations extérieures politiques et religieuses.
ROGER, Marie-Sabine : « La tête en
friche »
J'ai été attiré par ce livre comparé de nombreuses fois à "l'élégance du hérisson" de Muriel Barbery. Effectivement, il s'en rapproche et se lit même plus
facilement.
A la lecture de cette histoire, on réalise l'impact que certaines rencontres peuvent avoir sur une vie, ainsi la rencontre de Germain et Margueritte va ouvrir de
nouveaux horizons au héros. C'est un beau roman d'amitié!! Positif, gai, réaliste. (Commentaire de « Sateva » sur Amazon)
ROLLET, Sophie : « La colline aus
bruyères »
Ebranlée par une rupture sentimentale et un licenciement, Alice, jeune trentenaire, décide de redonner du sens à sa vie en partant en Ardèche faire revivre la
ferme de son aïeule. Mais à peine s'est-elle installée qu'un rôdeur entre tout à la fois dans sa maison et dans son existence. Un garçon aussi inquiétant qu'attachant, qui va, qui vient, butinant
ici et là, comme ces abeilles que la jeune femme a choisi d'apprivoiser sur cette colline odorante, peuplée de bruyères, de thym et d'oliviers. Alice est partagée. Bien trop rebelle pour
construire sa vie autour d'un homme, elle souffre. Et cela d'autant plus qu'un halo de mystère entoure les absences, de plus en plus inquiétantes, de son compagnon. Hugo s'éloigne, revient,
disparaît à nouveau. Et puis un jour... Dans ce premier roman écrit avec autant de fraîcheur que de maîtrise, Sophie Rollet dresse bien plus que le portrait d'une jeune femme d'aujourd'hui,
soucieuse de son indépendance et de sa liberté, en proie au désir et aux blessures de l'amour. Elle nous invite à partager, avec son héroïne, la beauté des paysages de l'Ardèche méridionale et
une complicité de chaque instant avec la vraie nature.
ROMAIN-RINGUIER, Jean-Paul : « Les terres de
Marguerite »
Porteur d'un courrier écrit par un camarade de tranchée, Mathieu Lecerf frappe à la porte de la Fonterie, un domaine agricole sur les hauteurs de Béron.
Marguerite vit là, avec son vieux père, et tente de résister aux assauts des Bournaud, des voisins envieux qui rêvent de mettre la main sur ses terres. Invité à rester quelques jours, Mathieu,
qui n'est pas insensible au charme de Marguerite, s'active de tous côtés pour redonner vie à la Fonterie. Mais les Bournaud ne l'entendent pas de cette oreille et, pour s'en débarrasser,
l'accusent d'un crime qu'il n'a pas commis. Contraint de se cacher pour échapper au bagne, Mathieu jure alors de faire éclater la vérité et de prouver son innocence. Parviendra-t-il cependant à
déjouer les pièges du destin et à rassembler les preuves de l'effroyable machination ? Et pourra-t-il enfin vivre auprès de Marguerite son grand amour ? Jean-Paul Romain-Ringuier, dont voici le
premier roman, nous tient en haleine au fil des pages. Fin connaisseur des mentalités villageoises, il montre les intrigues que la convoitise engendre et le peu de cas que l'on fait alors de la
vie d'un homme, et fait aussi valoir que le sort se charge parfois de rendre justice...
WEBER, Olivier : « Le Barbaresque »
Alger, 1575 ; Miguel de Cervantès, à vingt-huit ans, est l'otage des Barbaresques qui l'ont capturé en Méditerranée. Dans cette prison à ciel ouvert, il fait la
connaissance de Zorha, dont il tombe éperdument amoureux. Fille du puissant Hadji Mourad envoyé par le Sultan pour rétablir l'ordre au royaume des pirates, elle initie le futur auteur de Don
Quichotte à l'imagination, la prière et la découverte de lui-même. Sa liberté, il l'obtiendra en œuvrant à l'entente entre chrétiens et mahométans, au-delà de l'hostilité que se vouent les deux
mondes. Mais c'est sans compter sur la ténacité des Barbaresques et les intrigues du sérail. Voyage dans les marges du Siècle d'or et de la chrétienté, cette épopée baroque nous restitue le
mystère Cervantès.
PAMIES, Sergi : « Le dernier livre de Sergi
Pamies »
Ce dernier livre de Sergi Pàmies, qui heureusement ne sera pas l'ultime, propose avec une élégante concision des histoires insolites qui, nous le sentons,
pourraient bien nous arriver. On écoute un chanteur, le lendemain la radio annonce qu'il est mort, la première fois c'est un hasard, mais la seconde... et la troisième ? Le personnage favori de
Pàmies est notre exact contemporain, confiant dans les objets mais prudent avec son prochain. Peu héroïque, il est pris de panique à l'idée qu'il pourrait échapper à la norme. Au point qu'un
simple slogan publicitaire comme "Nous avons tous un prix" le plonge dans une angoisse quasi métaphysique. Pàmies aime commencer ses nouvelles par ce genre de formule creuse, par une phrase
d'apparence anodine qui endort la méfiance du lecteur, pour mieux lui faire partager sa vision drôle, cruelle mais jamais sombre du monde. Avec lui, l'intelligence est une fête.
Biographie de l'auteur
Sergi Pàmies, né à Paris en 1960 de parents réfugiés politiques, a choisi d'écrire son œuvre littéraire en catalan. Il vit à Barcelone. Ses livres sont traduits
en plusieurs langues. Jacqueline Chambon a déjà publié : Aux confins du fricandeau, Infection, L'Instinct, La Première Pierre, Sentimental et Le Grand Roman de Barcelone.
CAMILLERI, Andrea : « Le ciel volé »
Pierre-Auguste Renoir a-t-il bien séjourné en 1882 dans la ville sicilienne de Girgenti (aujourd'hui Agrigente), comme l'affirme son fils Jean dans la biographie
qu'il lui a consacrée ? Si oui, pourquoi n existe-t-il aucune trace de ce voyage dans les toiles du maître de l'impressionnisme ? À travers l'échange épistolaire qu'entretient le vieux notaire
Michele Riotta avec la belle et mystérieuse Alma Corradi, Andrea Camilleri propose un scénario pétillant, comme à son habitude, où se mêlent passion amoureuse et enquête policière.
CAMMELLI, Stefano : « Thé vert »
Un homme, puis sa femme vingt ans après, entreprennent un voyage d'enquête en Extrême-Orient pour tenter de démêler un secret historique qui pourrait bien n'être
rien d'autre que le secret qui gouverne leur propre vie... Chine, Japon, Corée ont joué entre eux au cours du XXe siècle à des jeux cruels, après avoir partagé quelques-unes des plus hautes
valeurs de l'esprit. Quelques visiteurs occidentaux, mêlés à ces épisodes sanglants, ont aussi reçu là-bas, souvent dans le sillage d'amours interdites, la lumière d'une très vieille sagesse.
Difficile en tout cas de démêler, dans l'histoire de chacun, la part de la clarté et celle de l'ombre... Le roman qui se cache derrière cette double investigation n'a pas grand-chose à voir, l'on
s'en doute, avec un roman policier ; même si la construction en miroir du récit ne laisse pas d'ouvrir, sous les pas du lecteur, quelques pièges de l'espèce la moins attendue.
Biographie de l'auteur
Stefano Cammelli, musicologue italien dont c'est ici le premier roman, a été salué dans son pays par une critique sensible à l'exigence et à l'originalité hors
modes de son propos.
ALMEIDA, Eugenia : « La pièce du fond »
Dans la petite ville tout est immuable, chacun connaît sa place et a ses convictions. Le jour où ce vieil homme s'est assis sur la place et n'en a plus bougé, la
police a jugé qu'il troublait l'ordre public. En effet son silence incitait les autres à lui confier leurs problèmes, et la jeune serveuse du bar lui apportait à manger. A la clinique
psychiatrique aussi, l'ordre règne sous le contrôle des harpies de l'accueil qui n'adressent la parole à personne et l'autorité du médecin-chef, imbu de sa science depuis que vingt ans auparavant
il avait brillamment soigné cette gamine agitée. Puis une nouvelle psychiatre est nommée, elle est différente: elle s'exprime avec sincérité et l'ordre ancien en est ébranlé. Ces deux intrus, par
leur seule présence, changent réellement tous les rapports entre les habitants de la ville. La description des différents personnages corsetés dans leurs certitudes et leur aveuglement est
remarquable de justesse, la subtilité de l'écriture va au fond des rapports entre les protagonistes. Encore une fois l'auteur de L'Autobus écrit, d'une plume limpide, un roman
bouleversant.
Biographie de l'auteur
Eugenia Almeida est née en 1972 à Córdoba, en Argentine, où elle enseigne la littérature et la communication. Elle écrit de la poésie. L'Autobus, son premier
roman, a été traduit en Espagne, en Italie, en Grèce et au Portugal.
CHAVIANO, Daina : « L’île des amours
éternelles »
E n 1861, sur la côte ouest de l'Afrique, une jeune fille est arrachée à son foyer pour être emportée par un monde inconnu... En 1882, dans un village de
l'Espagne profonde, un terrible sortilège poursuit Juanca et toutes les femmes de sa famille... En 1919., un couple de jeunes mariés, chassé de Canton par les Japonais et la guerre, vit une série
d'événements surprenants... Les destins de leurs descendants se noueront à Cuba... En 1998, à Miami, pour fuir une vie de solitude et d'ennui, Cecilia, jeune journaliste cubaine exilée, se
réfugie, nuit après nuit, dans un bar musical où attend Amalia, une vieille et mystérieuse femme, exilée elle aussi : " J'aimerais savoir qui vous attendez, chaque soir. Vous m'avez parlé d'une
Espagnole qui voit des lutins, d'une famille chinoise réchappée d'un massacre, d'une fille d'esclave finissant dans une maison close... Je crois que dans tout ça, vous avez négligé votre propre
histoire. "
" - Loin de là, affirma doucement Amalia, loin de là. Le lien, il vient maintenant... "
Biographie de l'auteur
Daina Chaviano est née à La Havane mais vit aux États-Unis depuis 1991. L'île des amours éternelles est son premier livre à paraître en français et, à ce jour,
le roman cubain le plus traduit au monde.
MARTINEZ de PIZON, Ignacio : « Dents de
lait »
1937. Raffaele l'Italien s'exile en Espagne. La guerre civile fera de lui un fasciste décoré. Et Isabelita l'Espagnole fera renaître en lui l'amour. Deux
générations, deux épouses et deux familles plus tard, Raffaele vit en vieillard solitaire. Qu'a-t-il fait pour être aussi détesté par ses propres enfants ? Quels sont les désaccords et les
disputes qui ont chamboulé la vie paisible de ses trois fils ? Et quel est ce secret qu'il porte tel un lourd fardeau ? Année par année, photo par photo, voici le portrait d'une famille
singulière, qui se dispute, qui se déchire et, parfois, se réconcilie. Un roman tendre et divertissant, rempli de ces petits moments mémorables et émouvants qui composent l'histoire d'une
famille, l'histoire de l'Espagne du XXe siècle.
MATEO-SAGASTA, Alfonso : « Voleurs
d’encre »
Dans le Madrid du Siècle d'Or, Isidoro Montemayor supervise un tripot où viennent s'encanailler de nobles dames esseulées. L'établissement appartient à son
maître, don Francisco Robles, qui est par ailleurs éditeur et emploie aussi Isidoro comme rédacteur-correcteur. Robles ne décolère pas. Il a publié le Don Quichotte et attend avec impatience que
l'auteur lui livre la suite ; or il apprend qu'un certain Alonso Fernàndez de Avellaneda vient de sortir une seconde partie du chef-d'œuvre ce qui met en péril la parution de l'ouvrage auquel
travaille Cervantes. De plus, cette suite du Quichotte apparaît comme un livre à clés, diffamatoire envers plusieurs personnalités, dont Cervantes lui-même. Robles veut donc apprendre qui se
cache derrière l'audacieux pasticheur, et envoie Isidoro à la recherche d'Avellaneda. Une enquête picaresque au cœur de grandes œuvres littéraires, dont les pages peuvent receler de brûlants
secrets.
POSADAS, Carmen de : « Le bon
serviteur »
Ro et Kar, deux productrices de télévision, décident de lancer une série d'émissions sur le mode de la caméra cachée. Première victime de ce canular : Inés
Ruano, photographe célèbre chez qui viennent sonner deux hommes en noir pour lui faire savoir qu'elle ne doit ses derniers succès qu'au diable à qui elle aurait vendu secrètement son âme. L'un
est Martin Obes, un top-modèle beau comme un dieu, ou comme le diable, l'autre Gregorio Paniagua, un érudit aux allures de Méphistophélès toujours flanqué d'un chat. Et tandis que le premier
envoûte Inés, le second semble ourdir un plan où la télévision n'a pas grand-chose à voir. À moins que derrière tous ces personnages ne s'en cache un autre, une rivale qui tire les ficelles d'un
jeu amoureux où niche un terrible secret. Après Petites Infamies et Cinq mouches bleues, la nouvelle comédie de Carmen Posadas est un mélange parfait entre Pedro Almodovar et Agatha
Christie.
SKARMETA, Antonio : « Un père lointain »
Jacques est instituteur dans l'école du petit village de Contulmo, au Chili et traducteur pour le journal local. Il a hérité de cette passion pour la langue
française de son père, Pierre, qui, un an plus tôt et du jour au lendemain, est parti retrouver son pays d'origine, la France.
Jacques et sa mère s'interrogent sur le départ de Pierre et attendent inéxorablement des nouvelles. Qui n'arrivent jamais. Même l'attirance que Jacques éprouve
pour les sœurs d'un de ses élèves ne suffit pas à lui faire oublier son père...
Un texte sensible, qui recrée à merveille l'atmosphère confinée d'un pueblito perdu et de ses habitants, pris entre les conventions et les commérages.
TORO, Suso de : « Le treizième coup de
minuit »
Cet authentique thriller est aussi une enquête sur la mémoire de Saint-Jacques de Compostelle qui, depuis le plus haut Moyen Age, est un haut lieu de la
chrétienté. La magnificence de sa cathédrale ne doit pas faire oublier qu'elle est d'abord un tombeau, celui de son saint patron. Mais quel est cet esprit maléfique qui cherche à glisser de
curieux ossements au milieu des reliques offertes à la vénération des fidèles ? Nous découvrons que le combat de la religion contre les hérésies est toujours d'actualité et qu'à la frontière
brumeuse qui sépare la réalité et l'imagination populaire les forces du mal se dévoilent furtivement dans un labyrinthe de miroirs.
BUNIN, Ivan : « L’amour de Mitia »
" Mitia accompagnait Katia au théâtre, au concert, il se rendait chez elle et y demeurait jusqu'à deux heures du matin. Elle passait aussi parfois chez lui, dans
son meublé de la Moltchanovka, et leurs rendez-vous s'écoulaient tout entiers dans le lourd enivrement des baisers. Cependant Mifa ne pouvait se défaire de l'idée qu'une chose terrible s'était
enclenchée tout soudain, qu'un changement s'était produit, qu'une transformation s'opérait peu à peu en Katia, dans son attitude envers lui. " Et une jalousie morbide, folle, va empoisonner les
relations entre Mitia, étudiant à l'université de Moscou, et Katia, jeune comédienne du Théâtre d'Art. Tout devient suspect, et les prétextes les plus futiles alimentent son désespoir, à tel
point qu'il quitte Moscou pour la propriété familiale à la campagne où il espère chaque jour une lettre de sa bien-aimée. Peintre de la passion et des âmes mortes, Ivan Bounine traite de l'amour
malheureux et son éternel pendant, la jalousie. Dans un style limpide et délicat, il analyse une descente aux enfers avec, en contrepoint, l'évocation délicate des beautés de la nature.
CEHOV, Anton, Pavlovic : « Contes
humoristiques »
TOPOL,Jachym : « Zone cirque »
Dans la Tchécoslovaquie d'après-guerre, un orphelinat religieux est repris en main par un groupe de soldats. Les garçons reçoivent trois sous d'instruction
militaire avant d'être confrontés à l'invasion du pays par les troupes du pacte de Varsovie. Alors que la population organise la résistance, le jeune héros, Ilia, se retrouve enrôlé par une
division de tankistes soviétiques dont la véritable mission, longtemps tenue secrète, consiste à rassembler les cirques ambulants pour transformer la région en un grand parc d'attractions
socialiste..
AVERA,Omri Teg’Amlak : « AsteraÏ »
Petgu, enfant des montagnes du Gondar, vit dans son village natal en harmonie avec la nature, ses chèvres et les siens, les Beita Israël, tribu juive perdue
d'Ethiopie, descendante de la reine de Saba. Nourri des récits initiatiques de sa grand-mère, le petit berger apprend à apprivoiser les démons, à pénétrer le monde caché, et se découvre une
relation intime unique avec Asteraï, l'oiseau magique qui protège et guide sa communauté. Un lien précieux qui s'avère vital quand la tribu décide de se mettre en route à travers le désert pour
"rentrer" à Jérusalem, terre promise et espérée depuis des millénaires. Car, des camps de réfugiés du Soudan à l'arrivée en Israël, commence alors une épopée brutale qui va broyer la sérénité et
la candeur de Petgu. Pour survivre, il lui faudra puiser force et foi dans sa culture ancestrale. Entre roman d'apprentissage et conte initiatique africain, Omri Teg'Amlak Avera signe un roman
fier, limpide et bouleversant, sur la perte de l'innocence et l'accession aux fracas du monde contemporain, sur l'importance de se connaître pour rester soi-même et triompher de l'adversité.
Fidèle au trajet accompli par les Juifs d'Ethiopie, témoignant d'une réalité peu ou pas explorée par la littérature israélienne, Asteraï est la première fiction écrite en hébreu par un jeune
auteur éthiopien.
Biographie de l'auteur
Omri Teg'Amlak Avera est né dans la région de Gondar en Ethiopie, dans les années 1970. Parti à pied avec sa famille pour "monter" à Jérusalem en traversant le
désert en 1983, il finit par arriver en Israël en 1984, au cours de l'opération "Moïse". Il vit désormais à Haïfa. Asteraï est son premier roman.
OZ,Amos : « Soudain dans la forêt
profonde »
Un village au bout du monde, triste et gris, encerclé par des forêts épaisses et sombres. Un village maudit : toutes les bêtes, tous les oiseaux et même les
poissons de la rivière l'ont déserté. Depuis, ses habitants se barricadent chez eux dès la nuit tombée, terrorisés par la créature mystérieuse nommée Nehi, et interdisent aux enfants de pénétrer
dans la forêt. Mais surtout, ils gardent le silence. Personne ne veut se souvenir des animaux ni évoquer la vie d'avant. Seule Emanuela, l'institutrice du village, tente d'enseigner aux élèves à
quoi ressemblaient ces animaux disparus. Deux enfants de sa classe, Matti et Maya, décident alors d'élucider le mystère et s'aventurent dans la forêt en dépit de l'interdit... Soudain dans la
forêt profonde est un conte pour enfants et adultes. Au carrefour de la tradition biblique, du folklore yiddish et du conte européen, il nous offre une magnifique parabole sur la
tolérance.
JIANG, Rong : « Le totem du loup »
Le Totem du Loup, c'est le récit d'une initiation, celle de Chen Zhen, jeune étudiant chinois qui doit apprendre, au contact des tribus mongoles, comment
survivre... Les hordes de loups règnent encore sur la steppe. Les cavaliers nomades, héritiers de Gengis Khan, craignent et vénèrent cet animal qu'ils ont choisi pour emblème. La rencontre avec
cette culture va bouleverser le jeune Chinois
Situé à l époque de la révolution culturelle chinoise, ce livre ne fait pas la part belle au "progrès vu par la Chine" et nous porte forcément à nous interroger
sur les conséquences de nos actes pour les générations futures.
Sujet oh combien d’actualité !
Ce roman est aussi une belle histoire d amour entre un jeune homme et un louveteau, l’histoire d une fascination pour cet animal sauvage élevé au rang de
divinité par les Mongols et pierre angulaire de tout l’équilibre de la steppe. Il pointe aussi les excès de l'administration chinoise responsable de la mort de la steppe et d'un mode de
vie.
Pourtant Chen Zhen parle de ce que Khrouchtchev a fait au Kazakhstan. En cassant le mode de vie nomade au profit d'un développement agraire et industriel, il a
fait de la steppe un désert. Mais les erreurs du voisin Russe sont reproduites par les Chinois en Mongolie.
En cela, c'est un livre emprunt de nostalgie, qui nous parle de la folie destructrice des hommes.
« J'avais acheté ce livre en tant que fervente défenseuse du loup. J'ai été quelque peu refroidie... Massacres de loups sur massacres, avec des scènes d'une
très grande violence qui même parfois serre la gorge (exemple quand les louveteaux sont tués jetés en l'air). » (Commentaire de « Favennec » sur Amazon)
IKEZAWA, Natsuki : « La femme qui dort »
Les histoires d'Ikezawa Natsuki nous entraînent, du Brésil à l'île d'Okinawa, dans des voyages amoureux, tour à tour réalistes et oniriques. Elles nous emportent
dans des contrées, à mi-chemin du réel et du songe, où des forces anciennes sont encore à l'oeuvre et influent sur les vivants. Elles nous parlent de la mystérieuse sémantique des rêves, de la
fraîcheur vivace des sentiments surgie intacte de l'épaisseur du temps. Dans les aventures que traversent ses personnages se révèle le lien qui nous lie au passé et aux secrets les plus
lointains. Mine de rien, le quotidien s'enchante alors d'une magie inattendue, d'une beauté puisant aux sources de la vie. Le regard que porte Ikezawa sur ses frères humains est à la fois
espiègle et rempli de bonté. Son univers nous est très proche, et pourtant, il y suffit parfois d'une parole pour que la face du monde s'en trouve changée.
Biographie de l'auteur
Né en 1945 à Hokkaido, poète, romancier et également traducteur de l'américain et du grec, Ikezawa Natsuki a beaucoup voyagé, vécu en Grèce, à Okinawa et en
France, avant de retourner en 2009 sur son île natale. La faculté d'émerveillement, les situations en marge ou en retrait du reste du monde, l'intérêt pour ce qui unit toutes les formes de vie,
caractérisent les différentes facettes de son œuvre.
MORI, Ogai : « Vengeance sur la plaine du temple
Goji-in »
"Aussitôt Riyo recula d'un pas et, de son sabre court dont elle serrait fermement la poignée, elle frappa instantanément Torazô. La lame s'enfonça du sommet de
l'épaule droite jusqu'à la poitrine. Torazô chancela. Riyo le frappa une deuxième, puis une troisième fois. Torazô s'écroula". Riyo, la fille qui venge son père à la place de son frère ;
O-Sayo-san, toute jeune, mais qui choisit elle-même son époux ; Run, la vieille femme qui attend patiemment plus de trente ans le retour de son mari exilé ; Ichi, la gamine qui va défier les
autorités pour sauver son père condamné à mort, sans oublier Yu Xuanji, la poétesse des Tang qui essaie de mener librement une vie d'artiste et de femme : ces cinq récits historiques de Mori
Ôgai, composés entre 1913 et 1915, constituent autant de portraits de « nouvelles femmes » du Japon d'Edo et de la Chine ancienne.
Biographie de l'auteur
Mori Ôgai (1862-1922), l'auteur de La Danseuse, Vita sexualis et L'Intendant Sanshô, est un des grands rénovateurs de la littérature japonaise moderne. Récits
traduits et présentés par Emmanuel Lozerand, chercheur au Centre d'études japonaises, professeur de langue et littérature japonaises à l'Inalco.
HISTOIRE
FEUER, Didier : « Dictionnaire des souverains de
France »
HAMON, Philippe : « Les Renaissances »
L’auteur présente surtout une analyse sur les évolutions démographiques, militaires, sociales, religieuses, mentales, culturelles et la construction de l'Etat et
de l'idéologie royales durant la période considérée.
La dialectique du changement (emblématique des représentations sur la période) et des continuités s impose d une façon particulièrement nette : elle suppose d
évaluer avec justesse l ampleur des mutations. Elle nourrit le débat, déjà ancien, sur
la « modernité » de la Renaissance ; s agit-il vraiment de l enfantement d un monde nouveau ? N’est-elle pas plutôt le point d’aboutissement d un certain rapport
au monde, issu des derniers siècles médiévaux ?
BORDONOVE, Georges : « Charles VII »
Pendant presque mille quatre cents ans, des rois se sont succédé de manière quasiment ininterrompue sur le trône de France. Ils étaient issus de trois célèbres
dynasties, les Mérovingiens, les Carolingiens et les Capétiens. A travers l'épopée tumultueuse de leurs vies et de leurs règnes, où se révèlent des personnalités diverses et parfois
controversées, renaissent avec un grand éclat les heures les plus prestigieuses et les plus exaltantes de notre Histoire. Charles VII, 1422-1461 - Ecarté illégalement de la succession au trône
par le traité de Troyes en 1420, Charles VII, renié par sa mère, Isabeau de Bavière, et fils d'un roi fou, Charles VI, contesté par la moitié de la France, raillé par ses adversaires, parvient à
chasser les Anglais de son royaume et à terminer la guerre de Cent Ans. Il rabat l'orgueil des féodaux, réforme l'armée, la justice, les finances et l'administration, en dépit des complots et des
trahisons. Des noms prestigieux traversent son règne digne de Shakespeare : Jeanne d'Arc, Dunois, Jacques Cœur, Agnès Sorel. De son royaume, il fait un Etat et, de son peuple déchiré par la
querelle des Armagnacs et des Bourguignons, une nation, Tout cela eût-il été possible sans la fascinante épopée de Jeanne d’Arc ?
LE FUR, Didier : « Charles VIII »
Couronné à l'âge de 13 ans en 1484, accueilli par la population comme un espoir après le règne tyrannique de son père Louis XI, Charles VIII fut d'abord un
prince-enfant, enjeu d'un pouvoir qu'il n'exerçait pas et que se disputaient les diverses factions en œuvre autour de lui : le parti des princes mené par Louis d'Orléans, et le parti Beaujeu, qui
finira par l'emporter. L'arrestation du duc d'Orléans en juillet 1488, la mort de François II duc de Bretagne en septembre de la même année et la fin de la guerre de succession en Bretagne en
1491 conclurent cette période au bénéfice du jeune roi. Dés lors, le pouvoir est entre ses mains. En épousant Anne de Bretagne, fille de François II, il rétablit la paix dans le pays et fit de la
France le plus riche et le plus puissant royaume de la chrétienté. A 24 ans, reprenant à son compte un projet offert à Louis XI et inabouti, il entreprend la conquête du royaume de Naples. Ses
premiers succès sont éclatants, mais brutalement interrompus par sa mort prématurée, à 27 ans, en 1498. Didier Le Fur porte un regard nouveau et original sur ce roi au destin fulgurant, et sur
son règne d'une particulière richesse, fondateur d'une ère de prestige pour la France, qu'on appellera Renaissance.
DUCHËNE, Jacqueline : « Françoise de Grignan ou le mal
d’amour »
Ici, l'auteur dresse le portrait de Françoise de Grignan, la mal aimée. Non par sa mère qui l'adora, trop sans doute pour son bien, mais par l'Histoire qui n'a
pourtant à lui reprocher qu'un chose : d'avoir été la fille de sa mère. Françoise est en effet la fille de Madame de Sévigné. "Plus jolie fille de France" - elle a failli être la maîtresse de
Louis XIV - elle est pourtant éclipsée par la personnalité piquante, écrasante aussi, de sa mère. Elle ne sait pas lui dire qu'elle l'aime aussi et ce n'est qu'avec la distance, lorsqu'elle part
vivre en Provence, qu'elle se révèle. Un peu. Car malheureusement, nous ne possédons que la moitié de la correspondance entre les deux femmes, les fameuses lettres de Madame de Sévigné, jamais
les réponses de Françoise...
Jacqueline Duchêne a de toute évidence beaucoup de tendresse pour cette mal-aimée.Et elle nous la rend attachante malgré des digressions psychanalytiques un peu
dépassées. Nul besoin d'aller mêler Freud à l'histoire d'amour de Françoise avec sa mère ou avec son mari.
PASTEUR, Claude : « La Princesse
Palatine »
La princesse Palatine demeure l'un des personnages les plus étonnants du Xviie siècle. Princesse européenne par l'étendue de ses relations, elle incarne la
flamboyance et le baroque de son siècle, sa truculence et sa bonhomie, sa culture et son usage du franc-parler.
Sa formation allemande, fondée sur un caractère bien trempé, lui a dicté, à la cour de France, un comportement empreint d'une grande dignité.
Sa position était difficile : son mari, le duc d'Orléans, était un jouisseur que sa passion pour les mignons et les rubans occupait à plein temps.
Elle réussit cependant à s'y accoutumer et, devenue mère de plusieurs enfants, à mener une vie familiale pleine de bonté et de générosité.
Tandis qu'elle vouait un véritable culte au monarque, elle entretenait une haine farouche à l'égard de son épouse secrète, l'habile madame de Maintenon.
Avec sa verve habituelle, Christian Bouyer nous raconte le destin exceptionnel de cette femme haute en couleur et toujours imprévisible.
GAILLE-NIKODIMOV, Marie : « Machiavel »
Marie Gaille-Nikodimov resitue Niccolb Machiavelli en son temps et en ses lieux, Florence et sa campagne, la Toscane et l'Italie, l'Allemagne et la France où il
séjourna. On suivra les traces des mauvais chevaux qu'il monta pour accomplir ses missions au service de Florence, on revivra son arrestation par les Médicis en 1513 et la torture à laquelle il
fut soumis, on éprouvera la frustration qu'il dut ressentir après avoir été écarté des affaires de la cité, on fera face à l'âpre réalité politique et militaire des années 1490-1530 et l'on verra
comment sont nées, au contact de celle-ci, une pensée et une écriture politiques parmi les plus fascinantes qui soient.
TROYAT, Henri : « De Boris Godounov à Michel
Romanov »
Homme de sagesse, descendant d'une famille noble d'origine tartare, Boris Godounov (1551-1605) s'impose à la tête de l'État russe et, au terme d'une longue
régence auprès de l'insipide souverain Fédor, se fait élire tsar par les états généraux en 1598. Dans un pays encore marqué par la démesure d'Ivan le Terrible, cet esprit politique et fin
stratège, ancien proche du tyran, ne recule devant rien pour garder le pouvoir. Cependant, il rend aussi de grands services à son peuple ; conscient de la réputation de grossièreté dont son pays
souffre en Europe et du profit qu'il pourrait tirer des étrangers, il introduit à sa cour les meurs de l'Occident. Mais, victime du goût des Russes pour la légende, ce souverain sans héritier se
retrouve brutalement aux prises avec un gigantesque mensonge qui le voue à l'opprobre. le règne de Boris Godounov et le récit haletant qu'en donne Henri Troyat dans cette biographie posthume,
portrait inédit de sa Galerie des Tsars, sont l'expression même du " danger d'une calomnie méthodique, habillée en miracle, sur les entreprises d'un homme de bonne volonté ".
BARBE, Dominique : « Irène de Byzance »
Irène de Byzance (752-803) est une énigme : sanguinaire ou pieuse ? tyran ou sainte ? En tout cas, l'" empereur de Byzance " fut un personnage hors du commun. En
797, elle détrône son fils Constantin VI et lui fait crever les yeux, ce qui n'empêchera pas l'Eglise orientale de la reconnaître pour sainte. Pieuse et orthodoxe, sanguinaire et cruelle,
canonisée par les uns, maudite par les autres, Irène est une souveraine qui ne fait pas l'unanimité chez les historiens. Son principal tort semble bien d'être une femme à une place que seul un
homme peut occuper : le trône des Césars. Et pourtant, après s'être fait reconnaître " empereur " et non " impératrice ", elle régna plus de vingt ans sur l'Empire byzantin qui, héritier de Rome,
est alors à l'aube d'un second apogée. Rêvant de réunir les empires d'Orient et d'Occident, elle imagina même d'offrir sa main à Charlemagne. Dominique Barbe, avec une rare qualité d'écriture,
tente de comprendre et d'expliquer les contradictions de ce personnage mystérieux, tout en analysant une époque où la créativité et le dynamisme de la société permettaient d'échapper au lourd
modèle antique.
Biographie de l'auteur
Dominique Barbe, agrégé et docteur en histoire, spécialiste de l'histoire du christianisme à l'époque du bas Empire romain et du haut Moyen Age, s'intéresse à la
sainteté et à la place de l'image en Occident comme en Orient durant ces périodes.
HATZEFELD, Jean : « La stratégie des
antilopes »
Jean Hatzfeld nous livre des témoignages dans un texte peint comme un reportage. L'auteur se fait le porte-voix du peuple rwandais au travers d'interviews
souvent poignants, instantanés d'après génocide sur le pourquoi et le comment l'on vit après, sur l'incompréhension et le pardon. Il nous décrit une société faite de clans qui tentent à nouveau
de vivre ensemble dans une dualité où s'affrontent le besoin de crier l'indicible et l'oubli. Dérangeant, instructif, à mille lieux de notre quotidien. L'histoire en somme de l'humanité dans
toute sa tragédie. (Commentaire de « bilip » sur Amazon)
Marshall, Joseph : « Crazy Horse »
Avec Sitting Bull et Geronimo, Crazy Horse est l'une des figures les plus charismatiques de la résistance indienne aux États-Unis. Sa personnalité, son étonnante
victoire sur le général Custer à Little Big Horn, sa mort tragique et prématurée en 1877 ont fait de lui un véritable héros qui, aujourd'hui encore, fait figure de symbole pour les Indiens
d'Amérique.
" Les coutumes qu'il a pratiquées, les traditions qu'il a suivies, les valeurs qu'il a incarnées sont encore viables aujourd'hui parce qu'il a fait son possible
pour les conserver. Il les a défendues en vivant en accord avec elles et en se battant pour elles. Pour toutes ces raisons, Crazy Horse sera toujours mon héros ", dit l'écrivain et historien
lakota Joseph Marshall. Jamais encore l'un des siens n'avait entrepris de raconter le destin exceptionnel du chef sioux. Dans ce livre émouvant, fruit d'années de rencontres et de recherches,
l'auteur du Cercle de la vie brosse un portrait " intime " de Crazy Horse et nous invite à découvrir de l'intérieur la passionnante culture des Indiens des Plaines.
PHILBRICK, Nathaniel : « Le Mayflower »
Automne 1620. Les cent deux passagers du Mayflower débarquent sur les côtes américaines. Affamés, craintifs, mais forts de leur foi, ils entrent en contact avec
les tribus indiennes, elles-mêmes fragilisées par les maladies et les conflits. Que s'est-il vraiment passé ? L'histoire américaine, qui narre cette aventure comme une conquête âpre et glorieuse,
a été en partie transfigurée par la légende. Nathaniel Philbrick revisite magistralement cette épopée grâce à de nombreux documents, portraits, journaux, des épisodes et des points de vue mal
connus voire totalement méconnus. Il insiste en particulier sur les raisons pour lesquelles, après cinquante ans de cohabitation pacifique, l'une des guerres les plus sanglantes jamais menées sur
le sol américain va opposer les Pères pèlerins à toutes les tribus de la région. Le destin de la colonie de la Nouvelle-Angleterre prendra alors une autre tournure, plus complexe, troublante et
foisonnante.
PROENZA, Anne : « Les évadés de
Santiago »
A l'aube du 30 janvier 1990, une incroyable nouvelle court les ondes et les rues de Santiago du Chili : dans la nuit, quarante-neuf prisonniers politiques se
sont évadés de la prison centrale, au nez et à la barbe de la police de Pinochet, sans violence, sans coup de feu, s'extrayant tour à tour de l'étroit boyau qu'ils ont mis un an et demi à
creuser. Vingt ans plus tard, les hommes, toujours en exil, racontent enfin la grande évasion à leurs amis Anne Proenza et Teo Saavedra : les plans prévus et abandonnés, l'organisation minutieuse
du travail et de l'équipe, les affrontements politiques, la patience, l'ingéniosité, l'abnégation des uns, la ruse des autres, les amis du dehors, et, surtout, le secret à garder... Au suspense
de la conspiration s'ajoute celui de l'enquête menée par le juge chargé de l'affaire par le gouvernement Pinochet. Reconstituant pas à pas le déroulement de l'évasion, en contrepoint du récit des
évadés, il en vient à questionner ses propres convictions et certitudes quant au régime qu'il est censé servir. Cet épisode remarquable de la longue résistance à la dictature du général Pinochet
est aussi un récit d'évasion digne des meilleurs romans d'aventure ou des plus grands films.
Et aussi …..
46 romans policiers
39 BD pour adultes
250 livres (BD, albums, romans) destinés à la section Jeunesse.